Le camp de formation en agriculture urbaine à la Ferme Moore s’enracine

Cet été, des adolescents ont pu exercer leur pouce vert grâce à leur participation au Camp de formation en agriculture urbaine au magnifique domaine de la Ferme Moore. Pendant trois semaines, ces jeunes ont semé, désherbé, cueilli et dégusté les délicieux légumes qu’ils ont aidé à faire pousser. Pour plusieurs, il s’agissait d’une première expérience de jardinage, mais certainement pas de la dernière!

Le projet a été développé par l’organisme sans but lucratif Enviro Éduc-Action, dont le mandat est d’offrir à la population de Gatineau une occasion d’apprendre concrètement sur l’environnement dans une perspective de développement durable. L’organisme possède une dizaine d’années d’expérience en éducation expérientielle en environnement, mais le camp était sa première incursion dans le monde de l’agriculture. Or, la dyna­misation de la Ferme Moore en 2015 a fourni une occasion exceptionnelle qui a permis à ce projet sans égal à Gatineau de voir le jour.

Les jeunes participants, âgés de 12 à 16 ans, ont pu profiter au maximum de tous les avantages d’être en ville tout en passant la majeure partie de leur temps à la ferme. Des sorties à la plage du parc Moussette et des ateliers sur l’histoire de l’Outaouais ont permis de mieux situer la ferme dans son contexte urbain. L’exploration du Marché de l’Outaouais, des cours d’agronomie ainsi que le travail aux champs ont inculqué une connaissance fine de l’agriculture. De plus, grâce à un partenariat avec les Potagers à partager des quartiers Wright et Saint-Jean-Bosco, les jeunes ont pu mettre en application leurs connaissances en matière d’agriculture urbaine; ils ont notamment contribué à faire fleurir leur­ communauté en faisant profiter les résidents de leur savoir-faire en jardinage.

Ce sont surtout les amitiés tissées au fil des jours passés ensemble lors de ce camp de trois semaines qui ont marqué les participants. Il n’était pas rare qu’ils restent ensemble au domaine de la Ferme Moore une fois terminées les activités de la journée pour profiter des merveil­les de la nature. Comme quoi il est encore possible, en cette ère d’Internet et de gadgets électroniques, de jouer dehors avec ses amis.

Au final, non seulement ces jeunes ont pu découvrir le monde de l’agriculture urbaine, mais ils sont devenus des jeunes citoyens écoresponsables. Avec l’expérience qu’ils ont acquise pendant l’été, ils pourront proposer des solutions pour répondre aux défis d’aujourd’hui.

Enviro Éduc-Action souhaite renouveler l’expérience à l’été 2017 et est ouvert à tout type de partenariat permettant de bonifier l’expérience pour un maximum de jeunes. Enviro Éduc-Action tient d’ailleurs à remercier le Club optimiste de Hull qui s’est associé au projet en offrant des bourses d’inscription qui ont permis à six jeunes de participer gratuitement au camp de cet été. 

Tout droit devant…

Un message commun ressort de mes lectures récentes : nous vivons une époque de grands changements climatiques, planétaires et sociaux. Certains auteurs portent un regard plutôt pessimiste sur l’avenir, tandis que d’autres décrivent notre époque comme étant une période de grande transition et de grands changements comportant des défis importants pour l’humanité. Jeremy Rifkin, connu en tant qu’auteur et que penseur de la société parmi les plus stimulants de notre temps, conclut que l’être humain est désormais condamné à remodeler sa conscience à un état proche de l’empathie universelle qui témoignera de l’aptitude de notre espèce à survivre et à prospérer. Son livre « Une nouvelle conscience pour un monde en crise vers une civili­sation de l’empathie » se veut surtout une étude approfondie de l’histoire de l’humanité dans une perspective sociale et altruiste. Bien que l’étendue de son analyse scientifique crédibilise de beaucoup son constat, des auteurs comme Jacques Attali, Stephen Guilbault et Tzeporah Berman s’accordent pour dire que des changements et des défis huma­nitaires importants sont devant nous en tant qu’individus et société.

Nous sommes tous conscients à degrés divers de ces messages qui sont partout. Et c’est une bonne chose si nous voulons intervenir et reconnaître que nous pouvons contribuer aux solutions qui s’offrent, ne serait-ce qu’en modifiant certaines de nos habitudes de consommation alimentaire ou énergétique et, bien sûr, nos rapports avec les autres.

Je reste très optimiste et confiant qu’une société plus coopérative et collaborative est en train de prendre forme, et qu’elle est même en plein essor partout dans le monde en ce moment. En ce qui concerne l’environnement et de l’habitat, des organismes reconnus, tels que Green Peace, Équiterre, la Fondation David Suzuki et plusieurs autres, qui sont axés sur la protection des valeurs d’entraide et de protection de la qualité de notre climat et de notre environnement sont davantage à l’avant-plan. De plus, en regardant tout ce qui circule sur le Web et dans les médias sociaux, on constate que plusieurs nouvelles initiatives internationales et locales se créent et prennent forme tous les jours.

Dans une perspective plus locale, on constate que des organismes comme le Creddo, Enviro Éduc-Action, Vivre en Ville, Vision Centre-Ville, le mouvement « Protégeons le quartier du musée », le MSRO et l’association des marchands du centre-ville de Hull, pour n’en nommer que quelques-uns, mettent de l’avant des propositions pour une plus grande qualité de vie écologique dans notre région. Tout récemment, une campagne achat local a été lancée en Outaouais pour appuyer nos entreprises et l’achat local.

Étant aussi personnellement impli­qué dans l’édition de magazines d’architecture et de construction éco-responsable depuis 2006, je constate la multiplication d’actions concrètes en faveur de la rénovation et de la construction écologiques. Et que dire de la merveilleuse initiative du projet Zibi, ici, en Outaouais, projet mobilisateur qui établit ses bases de développement communautaire au centre-ville en se fondant sur des principes parmi les plus intégratifs et éco-responsables sur la planète! L’affiliation Zibi aux principes de One Planet Community assurera l’intégrité de cette vision de qualité communautaire tout au long du développement.

Peut-être bien qu’un monde plus empathique est en train de se manifester concrètement, pour le mieux, comme le décrivait Jeremy Rifkin dans son étude sur notre évolution…

La qualité de notre environnement et l’écologie de la planète sont au cœur de la santé globale, et ces enjeux importants font partie de la mission­ première de Cheminement, qui repose­ sur l’équilibre et l’intégration des cinq facettes des sphères d’acti­vités humaines que vous découvrirez dans chaque édition. Ce sont les « 5 magazines dans 1 au cœur de votre mieux-être » auxquels fait allusion le nouveau logo de Cheminement!

Je demeure fermement engagé à continuer de rassembler et de diffuser l’information concernant toute initiative qui contribuera au mieux-être et qui mettra en valeur l’expression la plus noble de l’être humain, mission de Cheminement depuis sa création en 1997.

Je vous invite à me faire connaître vos idées et vos projets évolutifs pour que je puisse en faire part à nos lecteurs.

En conclusion, bienvenue à cette édition printanière qui est bien remplie de belles collaborations!