Amadouez le stress

Le stress est une réaction physiologique qui permet au corps de s’adapter en situation menaçante. Pour Hans Selye, qui a consacré sa vie à la recherche sur le stress, cette réaction est unique, ou non spécifique, et vise l’adaptation à un problème, sans tenir compte de ce que peut être ce problème.

Les agents stressants (ou chocs), eux, sont très variés; ils vont des changements climatiques aux produits chimiques, en passant par les agressions physiques et les émotions. Notons que le pouvoir de l’agent stressant dépend parfois de l’interprétation que l’on en fait. Les défis considérés contrôlables ne sont pas nuisibles et s’avèrent même stimulants. Pa contre, une situation dans laquelle on se sent pris au piège peut causer un stress chronique qui mettra la santé en péril. Voici comment.

Lorsqu’un agent stressant affecte l’organisme, le cerveau l’analyse et produit une réponse qui sera transmise à l’hypothalamus. Cet organe, qui relie le cerveau au système glandulaire, met en branle le jeu hormonal, qui lui mettra le corps en alerte afin de répondre adéquatement à la sollicitation. Plusieurs changements physiologiques permettent alors à l’organisme de fuir ou de combattre le danger : accélération du rythme cardiaque, transpiration, dilatation des conduits bronchiques, réduction de la production d’urine, ralentissement des systèmes sexuel et digestif et augmentation du taux de sucre sanguin. Une fois l’organisme hors de danger, les taux hormonaux se rétablissent et tout rentre dans l’ordre. Vie et mort d’un stress aigu…

Par contre, si le choc se prolonge, se répète ou est trop intense, le stress chronique s’installe. Ce type de stress, entretenu par des chocs que l’individu ne peut ni fuir ni combattre, entraîne un déséquilibre glandulaire et des réactions adaptatives inadéquates. S’ensuivront la destruction de la résistance, puis la maladie.

Les premiers signes du stress
Lorsqu’insidieusement le stress commence à faire ses ravages, le corps envoie ses premiers signaux de détresse. Prenons le temps de l’écouter…

  • Diminution de la résistance à l’infection : vulnérabilité aux rhumes, grippes et autres infections;
  • Forte sécrétion d’hormones thyroïdiennes et stimulation du système nerveux sympathique : nervosité, tristesse, fatigue, dépression, insomnie et anxiété qui à leur tour peuvent causer de l’hypertension occasionnelle;
  • Réduction de la sécrétion d’endorphines : plus grande sensibilité à la douleur;
  • Réduction des hormones sexuelles : baisse de libido;
  • Désordres endocriniens : hypo et hyperglycémie;
  • Diminution de la mémoire, de la concentration et perte de motivation;
  • Contraction des organes digestifs : nausées, crampes d’estomac et diarrhée;
  • Mauvaise assimilation des nutriments : chute des cheveux.

La maladie s’installe…
Si les premiers signaux d’alarme n’ont pas été perçus comme tels, les problèmes chroniques s’installent faisant état du pouvoir destructeur du stress.

  • Réduction des réponses immunitaires : maladies auto-immunes, allergies et développement de cellules anormales (cancer);
  • Besoin chronique d’insuline : diabète;
  • Irritation chronique du système digestif : ulcères;
  • Taux de cholestérol systématiquement élevé : durcissement des artères et crises cardiaques;
  • Hypertension chronique et épaississement du sang : troubles cardio-vasculaires;
  • Forte sécrétion d’hormones pro-inflammatoires aux dépends des hormones anti-inflammatoires : arthrite rhumatoïde, asthme, colite ulcéreuse…

Quelques moyens simples et naturels pour affronter le stress

  • Consommer des aliments complets, non raffinés, exempts d’excitants et d’additifs. Les farines et céréales de grains entiers regorgent de vitamines B, essentielles à l’équilibre nerveux. Les huiles de première pression à froid améliorent la qualité des cellules nerveuses.
  • Prendre ses repas à heures régulières afin d’éviter les chutes de sucre sanguin. Un taux de sucre stable est indispensable à l’équilibre nerveux, le glucose étant, avec l’oxygène, le principal aliment des cellules nerveuses.
  • En période de stress, la prise de suppléments peut s’avérer essentielle. Un complexe de vitamines B ainsi que le magnésium permettent au système nerveux de mieux faire face au stress.
  • Les plantes adaptogènes, telles que l’astragale, les ginsengs, le suma, l’ashwaganda et le Rhodiola permettent une meilleure adaptation de l’organisme au stress. Elles aiguisent nos ressources physiques sans provoquer d’excitation, de nervosité excessive ou d’anxiété.
  • Avoir des heures de sommeil suffisantes (sept à huit) et régulières contribue à une meilleure résistance aux chocs. Le système glandulaire est conditionné par le rythme lumière/obscurité.
  • S’adonner régulièrement à une activité physique favorise l’élimination des hormones de stress et augmente l’oxygénation au cerveau.
  • Pratiquer la relaxation et la méditation contribue à l’appréciation du moment présent, ce qui réduit les sources de stress générées par notre tortionnaire intérieur, communément appelé mental…

Pour retrouver son pouvoir

La notion de miroir n’a plus besoin de présentation. Nous comprenons de mieux en mieux à quel point tout ce qui nous fait réagir a une résonance en nous-mêmes. Nous devenons de plus en plus habiles à détecter nos réactions de victime.

Chaque fois que nous tombons dans le panneau de croire que la vie ne nous donne pas assez, que nous attribuons notre malheur à quelque chose d’extérieur à nous, nous perdons une bonne partie de notre vitalité et nous ressentons une grande impuissance. Nous nous souvenons alors que nous avons laissé à quelqu’un d’autre notre pouvoir de créer. Ce pouvoir nous a été donné pour que nous puissions nous fabriquer une vie selon nos besoins et nos désirs.

Nous reprenons tout le pouvoir de créer notre vie selon nos besoins dès que nous acceptons que nous en sommes l’artisan, dans les moindres détails. Nous ne sommes jamais victimes des circonstances extérieures; c’est notre esprit rationnel qui nous maintient dans cette illusion.

Victime = impuissance

Responsable = pouvoir

Les miroirs au cadre doré
Bien que le miroir aux reflets sombres soit un outil indispensable à notre croissance, l’équilibre serait impossible à atteindre sans sa contrepartie positive.

L’ego est pour ainsi dire une usine à fabriquer des résistances et il est intéressant de constater que nous résistons au bonheur autant qu’au malheur, à la beauté comme à la laideur. Il n’y a qu’à observer l’inconfort dans lequel nous plonge un compliment ou un geste de reconnaissance.

Mais que se passerait-il si nous admettions toute la beauté et la grandeur que nous portons? Qu’attendons-nous en effet pour commencer à nourrir les plus belles parties de nous? Si nous attendons que cela vienne des autres, sachons qu’ils font déjà leur part. Comment? Par les reflets positifs qu’ils nous renvoient chaque jour, la plupart du temps sans même s’en rendre compte. À l’instar du miroir négatif, le reflet flatteur se laisse entrevoir uniquement lorsqu’on est prêt à le regarder en face. Le miroir aura beau répéter des dizaines de fois « tu es belle », ce sera peine perdue si l’on n’est pas ouverte à y croire.

Lorsqu’on regarde une personne et qu’on ressent de l’admiration pour ce qu’elle fait, ce qu’elle dégage ou pour son apparence physique, on a devant soi un miroir positif, c’est-à-dire un reflet d’une partie de soi.

Dans bien des cas, comme pour le reflet négatif, on n’est pas conscient de posséder la caractéristique que l’on admire chez l’autre. Il se peut que l’on manifeste une qualité d’une manière très différente, ce qui peut avoir pour effet de dissimuler le reflet.

Nous admirons aussi parfois quelqu’un pour une caractéristique que nous croyons être à l’opposé de ce que nous sommes. L’âme est alors en résonance avec un de ses potentiels. C’est comme si elle nous poussait du coude en nous disant : « Regarde comme tu seras épanoui lorsque tu vas te reconnaître! ».

Nous pouvons apprendre beaucoup sur nos qualités et nos talents cachés en portant attention à la beauté que nous observons chez les autres.

Une façon très simple de jouer au miroir positif est de dresser la liste de toutes les personnes que l’on a admirées (autant au passé qu’au présent) en notant les raisons pour lesquelles on les admire.

Puis on dresse une seconde liste décrivant les qualités que l’on se reconnaît.

On compare ensuite le contenu des deux listes pour identifier celles dont on a déjà pris conscience et celles qui sont à développer.

Les personnes avec qui la relation est agréable et facile nous renvoient des aspects de nous-mêmes auxquels nous ne résistons pas. C’est pourquoi nous nous sentons tellement en harmonie. Ces relations sont de véritables cadeaux de la vie et nous pouvons en accroître le bénéfice en reconnaissant consciemment que nous portons en nous leurs plus belles qualités.

Trois façons de développer le reflet positif
Lorsqu’on devient conscient qu’un aspect de soi est à peaufiner, la façon la plus accessible est de regarder vivre les gens autour de soi qui manifestent (souvent sans le savoir) les qualités et attitudes que l’on souhaite acquérir. L’enfant en nous, toujours vivant, a conservé sa faculté d’apprendre par imitation. Ainsi, quand nous observons nos proches sous l’angle de leurs plus belles qualités, nous aiguisons notre regard du côté des reflets positifs, ce qui développe en nous la capacité de reconnaître nos propres qualités.

Une seconde option est d’identifier chez soi une attitude à transformer et de pratiquer délibérément l’attitude contraire. Peu à peu la nouvelle programmation s’enracine et on peut en venir à modifier des réflexes négatifs bien ancrés.

Une personne qui ne s’attarderait qu’aux attitudes positives de son entourage ne recevrait en retour que le meilleur des gens à qui elle s’adresse. On récolte toujours ce que l’on a semé.

Une troisième possibilité consiste à identifier ses propres qualités et attitudes positives. Par exemple, dresser une liste des qualités que l’on se reconnaît, même si on ne les manifeste pas à 100 %. Puis on ajoute à cette liste les qualités que nos proches nous reconnaissent. On s’engage ensuite à lire ou même à dire à haute voix ces qualités, au moins une fois par jour pour une période donnée.

Les témoignages confirment que le miroir positif ne tarde pas à distribuer ses reflets et les compliments arrivent de l’extérieur, souvent de la part des mêmes personnes qui n’en faisaient pas auparavant. Le principe est simple :

Le monde extérieur nous renvoie l’image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne pouvons attendre des autres qu’ils nous apprécient tant que nous sommes incapables de nous estimer.

D’ailleurs notre logique inconsciente est incapable de gober qu’une personne puisse nous trouver extraordinaire alors que l’on se trouve moche et quelconque en se regardant dans le miroir…

Cultivons consciemment nos aspects positifs afin qu’ils acquièrent de la vigueur.

Notre réalité extérieure ne sera toujours qu’une illusion si elle n’est pas le reflet fidèle de notre univers intérieur…

Être soi au travail, une question d’intégrité

La vie professionnelle nous offre une place dans la société tout en nous forçant à nous positionner en permanence face aux autres (collègues, patrons, partenaires, etc.) et face à nous-mêmes. Sommes-nous à la bonne place? Où mettre la limite dans les compromis à faire au quotidien? Est-ce que nos tâches correspondent à nos compétences? Notre milieu professionnel est-il vraiment porteur, nous permet-il de développer notre plein potentiel?

Nous ne faisons pas toujours cet exercice de positionnement de façon consciente. Souvent, c’est la conformité à l’air du temps, à certaines règles non écrites qui l’emporte et peut, dans certains cas extrêmes, emporter notre équilibre, voire notre santé. La logique qui prévaut aujourd’hui dans nos sociétés occidentales est celle de la rentabilité, de la performance, de la reddition de comptes. L’équilibre travail-famille, l’expression de sa mission de vie, de sa créativité, de ses intérêts ne correspondent guère à la réalité. On en parle plus qu’on ne les met en pratique. Quelle est donc la part du choix des individus dans leur travail? Les beaux thèmes évoqués ci-dessus sont souvent contrebalancés par d’autres qui, eux, traduisent un vrai malaise : stress, absentéisme, présentéisme, épuisement voire carbonisation professionnelle (le fameux « burn out »)…

Voilà pourquoi je m’interroge en osant faire une analogie avec des situations décriées à d’autres époques. En effet, sommes-nous si loin de ce que Karl Marx appelait l’aliénation du travail? Bien sûr, le contexte du début de l’ère d’industrialisation différait de celui qu’on vit présentement… Les industriels utilisaient davantage la force physique de la main-d’œuvre. Cette dernière incluait même les enfants, était peu éduquée, s’épuisait, n’avait que peu de recours face au patronat. Les gens travaillaient comme des bêtes et gagnaient une misère à la sueur de leur front. C’était Zola. Ces situations ont déclenché des mouvements ouvriers, de véritables luttes sociales qui ont débouché sur une série de droits (temps de travail et de vacances réglementés, salaire minimum, sécurité, etc.) que nous considérons comme « acquis » aujourd’hui. Si les conditions diffèrent pour la moyenne des occidentaux, il me semble que l’autonomie des individus n’est pas plus garantie qu’à l’époque. Il existe des formes plus insidieuses d’aliénation (mentale, morale) qui n’en sont pas moins réelles. Sous une forme plus ou moins déguisée, c’est le modèle de l’entreprise qui règne en maître aujourd’hui. Nous vivons donc à l’ère d’un jargon creux, celui des séances de « coaching, team-building, e-learning » dans le cadre de « plans, stratégies, orientations » pour offrir des services « personnalisés » qui ont pour but de remettre un tant soit peu d’humain dans le déshumanisé total… L’auteur Corine Maier, dans son pamphlet « Bonjour paresse », décrit bien l’idéologie de la culture d’entreprise et son emprise pernicieuse sur les masses salariées.

Il est difficile de contester cette logique. Chacun fait donc des compromis en trouvant des solutions individuelles pour s’épanouir malgré le manque d’intérêt ressenti face à son travail ou pour contrer le trop-plein de stress qu’il y vit… Yoga, entraînements variés sur machines diverses, séjours dans des spas, jardinage, patin, marche nordique, et j’en passe. Sans nier l’intérêt de ces activités, sont-elles autre chose qu’un dérivatif, qu’un pansement sur une jambe de bois, une goutte d’eau dans l’océan? Ces gestes isolés ne sont-ils pas dérisoires face à l’idéologie capitaliste, la logique implacable du « toujours plus, toujours plus vite »? Qu’en est-il du lien social, du projet de société dans laquelle on vit? Passés aux oubliettes, ces projets passent pour aussi ringards que le syndicalisme ou le féminisme…

À mon sens, s’il est une solution individuelle, elle doit comporter un aspect réflexif et une dimension éthique. Cette solution est une nouvelle forme de lutte, de combat. C’est celui de l’intégrité. Par intégrité, j’entends l’effort conscient de rester soi, de se respecter dans ses valeurs, dans ses forces et ses limites. C’est tout un programme. Sans l’intégrité, soumis à l’idéologie dominante et la pression du groupe, l’individu se perd, se soumet ou abuse de son pouvoir. Il perd ce qu’il y a de plus précieux en l’humain. Sans l’intégrité, l’influence devient manipulation, la recherche compulsive de valorisation, un manque de dignité. Être intègre, c’est donc être fidèle à soi-même, être libre, rendre service sans être servile. C’est un défi quotidien. L’œuvre d’une vie.

Rêver en couleurs

Cela fait plus de 20 ans qu’on me consulte pour en apprendre un peu plus sur l’origine des rêves, leurs significations et ce qu’ils peuvent bien faire dans nos vies. Dernièrement, j’entends souvent la même question : « Comment se fait-il que je rêve en couleurs alors que ça se produisait rarement avant? ». Eh bien, dites-vous que vous n’êtes pas la seule personne à rêver en couleurs, ou plutôt, à porter une attention particulière aux couleurs qui se manifestent dans vos rêves.

Naturellement, il y a plusieurs raisons qui expliquent ce phénomène qui n’est toutefois pas nouveau. La mythologie grecque y faisait allusion il y a de cela des milliers d’années. Certains peuples autochtones d’Australie et d’Amérique portent également une attention particulière aux couleurs qui peuplent leurs rêves. Bien que les êtres humains rêvent en couleurs depuis toujours, on constate effectivement qu’au cours des dernières années, les couleurs sont plus vives, plus brillantes, plus frappantes, au point où l’on se questionne sur leurs significations.

La planète terre et ses habitants étant en perpétuel mouvement et en constante évolution, cela a forcément un effet sur notre vie de tous les jours, mais aussi une influence sur le contenu de nos rêves, ou disons, sur la chimie du cerveau. Les vibrations de notre mère terre se trouvant plus élevées, son champ électromagnétique étant changeant, sa position dans le système astrologique (ère du verseau), ce ne sont là que quelques-unes des raisons qui font en sorte que nous devenons plus sensibles, plus ouverts aux messages et aux couleurs de nos rêves.

Toutefois, ce sur quoi il faut tourner notre attention est la présence, la manifestation de nos guides qui, eux aussi et à leur manière, ont quelque chose à nous dire. Selon cette approche, les couleurs et les sons qui peuplent nos rêves sont directement reliés aux 7 chakras du corps humain, et par le fait même aux organes qui s’y rattachent. On se doit alors de se questionner sur ce qui se vit à l’intérieur de notre corps.

Faisons une visite rapide des chakras. Rêver du rouge : 1er chakra. L’énergie du réveil, les reins. Rêver de l’orange : 2e chakra. Le système reproducteur, l’énergie sexuelle, la créativité. Rêver du jaune : 3e chakra. Le plexus solaire, là où se logent la colère, la volonté, l’ambition et qui correspond au système digestif, soit l’estomac, le pancréas, le foie, etc. Rêver de vert : 4e chakra. Le chakra du cœur, là où logent les sentiments de l’amour et de l’harmonie. Il correspond au cœur, au système sanguin et au système immunitaire. On dit que c’est dans le chakra du cœur que réside l’âme. Rêver de bleu : 5e chakra, celui de la gorge. C’est le centre de la communication, la voix, la glande thyroïde où s’expriment les frustrations au niveau de la communication et le jugement qu’on porte sur les autres. Rêver de l’indigo : 6e chakra. Le troisième œil. Le centre de l’imagination par lequel on prend conscience de notre spiritualité. Il correspond, entre autres, à la glande pituitaire (hypophyse). C’est d’ailleurs en méditant sur ce 6e chakra qu’on arrive à se débarrasser de ses cauchemars. Rêver du violet : 7e chakra, celui de la couronne où se produit l’équilibre du physique et du spirituel. Il correspond entre autres à la glande pinéale.

Remarquez que ce ne sont là que quelques informations de base sur les multiples significations des couleurs dans les rêves. Ce qu’il faut retenir de leur présence est le message que vous envoient vos guides, à savoir, d’apporter une attention particulière à telle partie du corps, à tel organe, etc. Il existe de nombreux volumes et vidéocassettes sur le sujet. Les consulter peut vous aider à ouvrir les yeux sur votre santé, ou à tout le moins, vous donner un indice que quelque chose se prépare.

Les baleines et les dauphins – Le temps nous est compté

Il y a longtemps que nous entendons parler du rôle important que jouent les baleines et les dauphins. Certains affirment que les dauphins possèdent une intelligence phénoménale et ont développé des moyens de communication bien au-delà de notre compréhension. Pour les autochtones, ce sont des animaux magiques au grand pouvoir.

Dans la lignée des bonnes résolutions à prendre, un message important me semble devoir être transmis à large échelle. Le temps nous est compté, et ce sont les décisions que nous prenons maintenant qui seront souvent notre boussole pour demain.

Saviez-vous que les dauphins et les baleines font un travail aussi magnifique qu’important pour notre belle planète? Ils sont les garants de l’équilibre géomagnétique de celle-ci, de concert avec quelques maîtres, incarnés ou non.

Saviez-vous qu’ils ont prévu de bientôt quitter le plan terrestre? Leur travail semble effectivement toucher à sa fin, car nous sommes désormais prêts à prendre la relève.

C’est une des raisons pour laquelle certains d’entre nous sommes aujourd’hui sur terre.

La plupart de ceux-ci, volontaires ou désignés d’office de par leur lieu d’origine stellaire, se sentiront de temps à autre appelés à se retirer pour méditer. Ce sera certainement dans un endroit en particulier et dans une direction précise, suite à un appel que nous apprendrons à déchiffrer assez rapidement, et auquel il sera primordial de répondre. Lorsque ce sera le cas, soyez conscients que vous reprenez le flambeau d’un collègue qui va se reposer après avoir travaillé sur un point de méridien précis du treillis magnétique de la terre, et que vous œuvrez pour aider à maintenir l’équilibre de la planète.

Ce seront peut-être des méditations très courtes, mais je sens qu’elles sembleront parfois fort longues à ceux qui nous entourent, pouvant aller jusqu’à trois jours ans repos ni nourriture. Notre entourage en sera plus affecté que nous, si nous n’avons pas mis en place un endroit calme et retiré pour l’occasion.

Pour le moment, les baleines et les dauphins ont surtout besoin de l’assurance de notre bonne volonté à cet égard. Elles aimeraient savoir que nous choisissons d’assumer ce travail avec confiance, constance et force, et qu’elles peuvent se retirer rassurées et heureuses.

Pensez-y, préparez-vous et répondez à l’appel!

Le jardin intérieur

Nous vivons dans une société encore axée sur la production comme étant une garantie de richesse individuelle et collective. Ce modèle est promu par notre société capitaliste et par la plupart des pays de cette planète. L’accumulation de biens est une mesure de succès Le marketing s’ingénue à diversifier les produits pour que nous puissions continuer à consommer. Ce modèle est basé sur une utilisation de ressources souvent non renouvelables, et implique aussi des effets secondaires qui affectent le mieux-être des personnes et de leur environnement, la pollution étant un exemple connu de tous.

Nous continuons à voir des espèces animales et végétales disparaître, le climat se réchauffer (ou se modifier selon certains), mais comme citoyen et comme gouvernement, il nous est difficile de changer de cap pour diverses raisons. La psycho-écologie parle d’une brisure entre nous et l’environnement qui nous a en quelque sorte désensibilisés ou « dénaturalisés ». Nous sommes devenus un peu à l’image de nos produits transformés et aseptisés. Beaucoup d’entre nous ont perdu ce sens de connexion ou cette identité avec la nature qui nous permettrait de sentir le danger vers lequel nous dérivons. Nous concevons la nature comme étant extérieure à nous, et que sur elle nous avons tout pouvoir selon notre gré. Nous pensons saisir l’impact direct et indirect de toutes nos décisions touchant notre environnement.

Mais en fait nous sommes tous en quelque sorte égaux dans notre droit de vivre. Nous avons tant en commun. Notre langue commune est l’énergie qui nous habite et nous relie. Nous sommes apparemment distincts, mais en fait nous sommes interreliés. Nous sommes faits de molécules unies avec un certain niveau d’énergie. L’énergie circule dans le temps, la matière et l’espace. Un peu comme de sondes qui voyagent, cette énergie transporte informations ou images dans tout ce qui vit. En fait, à chaque instant, nous sommes en communication avec tout ce qui vit par des milliards de transmetteurs, d’antennes, racines, troncs, plumes en vol, parfums de vie, bruissements furtifs. Savons-nous écouter et communiquer ave ce monde que nous avons asservi?

Cette vision nous permet d’approcher différemment le monde dans lequel nous vivons. En retrouvant cette connexion avec la nature, nous pouvons contribuer à sa survie et à la nôtre. Nous pouvons, à notre façon, accueillir la nature, nous ouvrir à elle pour retrouver notre identité d’être vivant au sein de tout ce qui vit. La nature est généreuse et résiliente. Elle contribue non seulement à conserver plus propre l’air que nous respirons, une terre pour marcher et pour nous nourrir, mais elle nous donne également un bien-être, une énergie, un lien avec l’univers. Nous pouvons aussi voir la nature comme un mentor. L’observer et l’écouter nous apprend beaucoup sur notre environnement et notre comportement comme être humain « loca-terre ».

Si chaque personne pouvait à sa façon recréer ce lien avec la nature, nous pourrions améliorer notre monde. Mais comment faire? Où commencer? Une porte d’entrée accessible à tous pour retrouver cette complicité est… un petit coin de jardin, un balcon, un toit de verdure. Ces espaces privilégiés sont un microcosme de la nature et nous offrent une possibilité d’entrer en communication avec la nature, de la recevoir, de la respecter, de vivre en harmonie avec elle. Ce qui y pousse n’est pas seulement un élément architectural, mais devient un élément identitaire, une source de vie, d’énergie et d’équilibre, ce lien avec l’univers, le tout. Développer une relation identitaire et établir un dialogue avec notre environnement demande que nous nous définissions d’abord comme individu ou communauté. En effet, comment interagir avec notre environnement si nous ne savons pas ce qui nous anime?

Regardons nos villes bétonnées et dénichons ces coins oubliés pour leur redonner vie! Cherchons des occasions de reprendre contact avec la nature en lui donnant place. Dans ces espaces que nous pourrions créer, nous réapprendrions à être en relation avec la nature. En créant et en donnant vie, nous nous redéfinissons et transformons tout en invitant l’énergie à vibrer dans nos milieux de vie et en nourrissant nos âmes et nos émotions.

Nous devons créer dans nos villes des lieux précieux pour dialoguer avec la nature. Des lieux qui seraient un peu comme un autel offert à la nature, qui nous parlent de la vie et de notre raison d’être, où peut s’opérer un dialogue dynamique, unique à chaque individu, différent à chaque instant.

Un jardin, un parc, un petit coin de bien-être vert sont des lieux de transformation où l’homme et la nature évoluent dans le temps. La créativité est au cœur de leur transformation, de leur dialogue. Ces lieux deviennent un reflet de cet échange par la composition de ce qui y vit, l’art (d’être) qui l’habite, les fusions spontanées de couleurs et de branches en mouvement, les souffles mélangés qui rythment la vie.

Ces lieux nous suivent dans notre vie, nous attendent, nous écoutent, nous consolent, nous accompagnent, nous détendent, nous mettent en communication avec une autre dimension qui nous entoure au quotidien. Nous ne sommes plus seuls.

Qu’attendons-nous pour renouer avec la nature? Qu’attendons-nous pour redéfinir au sein d’un environnement d’infinies connexions où tout ce qui vit est accueilli? C’et un changement profond, transformateur autant pour nous que pour notre environnement, dont les générations futures se souviendront. Il est encore temps…

L’énergie des couleurs

Avez-vous déjà réalisé l’effet du vêtement que vous portez sur votre niveau d’énergie? Sûrement! Ou alors, vous en avez été inconscient. Il s’agit d’un phénomène tout à fait naturel puisque l’expression de soi passe nécessairement par ce que l’on a sur le dos.

Comment une couleur, un tissu, une coupe spécifique peut-elle nous énergiser? Simplement en suivant la nature de notre corps. Commençons d’abord par nos couleurs naturelles. Elles sont déterminées par le teint de notre peau, qui lui dépend de l’équilibre entre nos composantes pigmentaires qui sont : l’hémoglobine (qui confère un teint plus bleuté), la carotine (qui donne un teint plus jaunâtre) et la mélanine (qui fonce plus ou moins le teint). Notre teint peut alors être mis en valeur, soutenu, renforcé par des couleurs ayant la même luminosité ou la même intensité que notre peau.

Les couleurs possèdent aussi une fréquence, que nous percevons à l’œil nu : le spectre visible. La lumière voyage par longueur d’ondes qui correspondent à différents couleurs : notre teint possède donc sa propre fréquence qui, lorsque « harmonisée » avec les couleurs que nous portons, projette une onde sans distorsion, donc agréable à l’œil, sans stress. Nous sommes alors « sur la même longueur d’ondes » lorsque nous portons les couleurs faisant partie de nous-mêmes. C’est pourquoi certaines couleurs peuvent nous écraser, nous donner l’air malade tandis que d’autres nous rehaussent et nous procurent un bien-être total. Remarquez bien la pétillance de vos yeux, la texture plus lisse de votre peau, la blancheur de vos dents… tout est mis en œuvre pour faire ressortir la beauté et l’énergie de votre corps. Il est si simple de s’envelopper de la bonne fréquence. Alors… à vos couleurs, mesdames et messieurs!

Vivre et laisser vivre

Est-ce que les marques déterminent votre valeur?
Trop souvent, on se laisse influencer. On laisse nos parents, nos collègues, la télévision, les magazines nous dicter comment nous devrions être et penser. Comment nous devrions vivre et s’habiller. Ce que nous devrions conduire et habiter. Une grande maison sur la Rive-Sud et un chalet dans le Nord, c’est bien. Mais encore faut-il avoir le goût d’y être. Que ça raisonne avec qui nous sommes. Et surtout, bien évaluer le ou les revenus à générer, simplement pour payer les intérêts du banquier.

En réalité, trop peu d’entre nous nous arrêtons pour nous demander ce qui nous rend vraiment heureux dans la vie. À quel moment, dans quelles circonstances et entouré de qui, sommes-nous à notre mieux. Je fais souvent remarquer aux amis qui se joignent à ma femme et moi pour souper, chez nous ou ailleurs, que même milliardaire, on ne pourrait apprécier plus la soirée que nous passons ensemble.

Ne vous trompez pas sur moi, je ne parle pas ici de simplicité volontaire, mais bien de priorités et de la découverte de qui on est.

Qui êtes-vous? Êtes-vous vraiment du type à apprécier une bouteille de vin à 1 000 $? Ou êtes-vous tout aussi heureux avec une bouteille de vin à 20 $ que vous découvrez avec votre douce moitié? Croyez-vous vraiment que votre voisin au feu rouge est 3 fois plus confortable que vous dans sa voiture de luxe? Parce que c’est probablement par 3 que vous devriez multiplier le prix de sa voiture en rapport à la vôtre…

Qu’y-a-t-il dans une marque soit dit en passant? Le besoin de dire au monde entier « regardez! J’ai réussi! ». Alors qu’en réalité, la marque du véhicule que quelqu’un conduit n’a rien à voir avec le fait qu’il ait réussi ou non. Eugène Tassé, un développeur immobilier de l’Outaouais, qui est plusieurs fois millionnaire m’a dit un jour : « Yannick, ça te fait quoi à toi que je conduise une Cadillac ou une Mercedes? ». J’ai répondu « Rien ». « Voilà! » a-t-il dit. « Alors que je conduise une Mercedes ou une Honda, ça ne change rien à ta vie! Donc, je conduis une voiture pour moi. Et je serais idiot n’est-ce pas, de m’endetter pour un tas de ferrailles non? »

Pensez-y! Est-ce que vous allez laisser une marque de voiture ou de vêtement, ou même un quartier, déterminer qui vous êtes ou ce que vous valez? Eh bien trop souvent, oui! Et si c’était la réalité, nous ne valons pas grand-chose en réalité. Puisque tout est emprunté!

Soyez plutôt fier de qui vous êtes et de ce que vous faites. Faites le bien, avec passion. Et portez attention à ce que vous dépenser. L’argent est relativement facile à gagner. C’est de ne pas le dépenser qui cause problème. Demandez-vous simplement, lorsque vous vous apprêtez à dépenser votre argent au restaurant ou sur des gadgets plus ou moins essentiels… « En ai-je vraiment besoin? » Et, « Est-ce que je veux cette chose vraiment ou plutôt pour le sentiment que je crois qu’elle m’apportera? »

Relisez bien cette phrase. Voulez-vous vraiment le chalet à 4 chambres? Ou voulez-vous le chalet parce que vous croyez qu’il vous apportera une sensation que seul un chalet avec 4 chambres vous apportera… Alors que vous êtes 2 et sans enfants! Voulez-vous vraiment une Porsche? Ou plutôt « ressentir » ce que vous « espérez » ressentir quand vous serez au volant? C’est à dire « important », privilégié, et quoi d’autre? Épargnez-vous des milliers de dollars en développant le réflexe de vous sentir important parce que vous avez de bonnes valeurs et contribuez à votre entourage et la société. « Soyez avant de faire et faites avant d’avoir » a dit Zig Ziglar.

Posez-vous la question : « Pourquoi est-ce que je veux ce que je veux?». Si vous avez des raisons qui vous suffisent et qui justifient la dépense, alors plongez! Tout en gardant l’équilibre, dans tout. Sinon, retenez-vous. Rappelez-vous que vous n’avez rien à gagner à impressionner la galerie. Vivez pour vous. Et laissez les autres… payer le banquier.

La nutrition et l’intelligence du corps

Le corps humain est un univers d’une grande beauté. Toutes les formes de nourritures qu’elles soient spirituelles, mentales, émotionnelles ou physiques participent à créer l’être humain que nous sommes. Avons-nous déjà réalisé que tout ce que nous mangeons, buvons, respirons devient notre matière première pour construire et régénérer chaque système, tissu, organe et cellule de notre corps? On comprend mieux l’expression « Je suis ce que je mange ». La nutrition est un processus alchimique qui nous permet d’être en équilibre pour ainsi déployer tout notre potentiel en tant qu’être humain.

Lorsque l’on naît, il existe en nous ce qu’on pourrait nommer une intelligence en rapport avec la nourriture. Dans son livre intitulé « Intelligence corporelle », l’auteur Edward Abramson mentionne à cet effet que le nourrisson est tout à fait capable de décider lui-même de la quantité de nourriture dont il a besoin. À cette période de la vie, le bébé est en contact très intime avec ses signaux de faim et de satiété. Lorsque nous grandissons en taille, nous perdons une forme de sagesse cellulaire. En effet, plusieurs influences externes (publicité, éducation, mode de vie, etc.) vont créer des programmations qui non seulement viennent influencer notre façon de se nourrir, mais voiler cette intelligence du corps. Il s’agit de redonner au corps le poste de commande car c’est dans la conscience du corps, à travers l’écoute des sensations corporelles, que nous pourrons reconnaître ce qui est juste en terme de nutrition.

La conscience du corps

Le geste quotidien de se nourrir est malheureusement trop souvent banalisé. Pourquoi ne pas lui donner l’importance qui lui revient et reprendre contact avec l’intelligence de notre corps? Comme les aliments vont bientôt entrer dans l’espace le plus intime de nous-mêmes, nos cellules, quoi de plus naturel que d’utiliser l’espace des repas comme moment privilégié pour entrer en relation avec cette nourriture et nos sensations corporelles. Pour retrouver l’intelligence du corps, il faut d’abord l’habiter pour mieux reconnaître ses messages. Sommes-nous présents à notre corps lorsque nous mangeons? Sommes-nous conscients des signaux qu’il nous envoie?

La soif

L’eau est notre première nourriture physique. À chaque jour, nous perdons environ deux litres d’eau (plus d’un litre d’eau par les urines et presque autant par la sueur, les selles et la respiration). Toutes ces pertes quotidiennes doivent donc être remplacées afin de maintenir l’équilibre de tous les processus vitaux de notre corps. Il ne faut pas attendre le signal de la soif pour boire car à ce moment le corps nous transmet qu’il est déjà en déshydratation. En buvant plus souvent entre les repas, il est intéressant d’observer comment la soif pouvait parfois être confondue avec des fausses faims.

La faim

La sensation de faim est une réponse à une demande énergétique et biologique du corps (sensation de creux, d’inconfort ou de vide ressentie au niveau de l’estomac). Lorsque nous répondons à cette faim en mangeant, nous éprouvons une satisfaction et un bien-être au niveau corporel. Il est donc important d’apprendre à reconnaître les sensations corporelles de la faim afin d’éviter les situations d’urgence où pour combler une faim intense, une grande quantité d’aliments serait engloutie rapidement créant ainsi une surcharge pour le système digestif.

La satiété

La satiété est beaucoup plus subtile que la faim. Elle est ressentie lorsque l’on est rassasié après avoir mangé. Elle n’est pas associée à une évaluation mentale de ce qu’il faut manger ou encore moins à la sensation de distension gastrique ressentie lorsque l’on a trop mangé. Cela prend environ 15 à 20 minutes au cerveau pour qu’il puisse capter les messages envoyés par le corps l’informant qu’il a assez de nourriture. Il est plus facile de détecter le seuil de satiété lorsque l’on mange lentement en faisant des pauses tout au long du repas. Si nous sommes vraiment attentifs, nous pourrions même reconnaître le moment où les aliments nous procurent moins de satisfaction en bouche. Cette sensation nous informe que la satiété approche. Plusieurs déséquilibres pourraient être évités si on développait une plus grande complicité avec nos signaux de satiété.

La bouche : un véritable four alchimique

La mastication permet de bien broyer les aliments (l’estomac n’a pas de dents!!!…) pour les mélanger à la salive qui contient nos premières enzymes digestives. Plus les aliments sont mastiqués longuement, meilleure sera la digestion et l’assimilation des nutriments. C’est par les milliers de papilles gustatives que sont captées les propriétés plus subtiles des aliments telles que le goût. Il y a donc déjà dans la bouche une forme d’assimilation. En ralentissant le rythme des repas, on est plus disponible à savourer davantage les aliments intensifiant ainsi le plaisir de manger. En adoptant cette habitude, nous pourrions peut-être constater qu’il est possible de nous satisfaire d’une moins grande quantité de nourriture…

Les sensations des aliments

Nos sens sont des portes d’entrée qui nous mettent en relation avec notre corps et les aliments. Ils nous permettent de vivre des expériences et d’enregistrer des informations qui vont bien au-delà des données mémorisées par notre mental. En créant un environnement de calme et de détente lors des repas, il est plus facile d’être disponible pour accueillir les sensations que procurent les aliments. Nous pourrions choisir la nourriture la plus saine qui soit, mais si nous ne sommes présents ni aux aliments ni à notre corps, n’y aurait-il pas un écart qui pourrait diminuer les bienfaits que cette nourriture nous apporte?

La vue

Bien souvent le premier contact avec l’aliment s’établit par le regard. On mange des yeux un plat qui est préparé avec soin. La façon dont les aliments sont présentés stimule l’appétit. Nourrissons-nous des formes et de la couleur des aliments. En développant la sensibilité à la beauté de ces nuances, nous serons à même de constater que le règne végétal offre naturellement les plus belles couleurs. Recherchons les teintes qui nous stimulent et nous réjouissent.

Le goût et l’odorat

Une grande proportion des saveurs vient des parfums volatils des aliments qui sont captés dans la bouche à l’arrière de la région nasale. Pour augmenter la satisfaction, prenons le temps de respirer en mangeant pour mieux capter le goût des aliments et la subtilité de leurs parfums. Chaque bouchée mérite toute notre attention puisqu’elle contribue à devenir…nous!

Le plaisir des sens et le bien-être du corps

Manger sainement est l’équilibre et l’harmonie entre le plaisir des sens et le bien-être du corps. Pour retrouver l’autonomie alimentaire, il s’agit d’être à l’écoute des sensations corporelles afin de mieux reconnaître ce qui est juste pour nous, en quantité et en qualité. Que notre corps, tel un temple sacré, puisse nous guider vers la nourriture la plus juste afin que nous manifestions la santé optimale à chaque jour de notre vie. Comme le dit si bien un proverbe chinois : « Prends soin de ton corps si tu veux que ton âme aie envie de l’habiter »…

Mal dans son corps, bien dans sa tête?

La détérioration qui s’est produite au niveau de notre alimentation n’affecte pas seulement notre santé physique, mais aussi notre santé psychologique. Si l’on regarde de plus près la subtile chimie du cerveau, on réalise bien vite que les neurotransmetteurs sont de plus en plus perturbés. « Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur? », me direz-vous.

Un neurotransmetteur est un médiateur chimique qui assure la transmission d’information aussi bien au niveau du cerveau que dans le corps en entier. Les plus connus sont la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. C’est précisément sur la sérotonine qu’agissent les antidépresseurs utilisés couramment comme le Prozac, le Paxil, l’Effexor, etc.

Rôle de la sérotonine :
■ Régulation de l’humeur
■ Contrôle de la satiété
■ Contrôle de l’irritabilité
■ Contrôle de l’impatience
■ Contrôle de la vulnérabilité au stress.

L’alimentation raffinée, la présence de pesticides dans les aliments et le fastfood affectent-ils la qualité du travail effectué par les neurotransmetteurs dans le cerveau? La science ne peut pas encore répondre de façon précise à cette question. Lorsque les neurotransmetteurs ne sont plus aptes à livrer leurs messages adéquatement – ou pire encore, s’ils transmettent des informations inexactes – il peut en résulter de nombreux dysfonctionnements. Par exemple, en consultation, je rencontre de plus en plus de gens qui sont « sympathicotoniques », c’est-à-dire des gens qui sont en perpétuel mouvement, dormant peu et étant toujours en état de tension ou de stress. Il en résulte de l’hypertension, une prédisposition aux maladies cardiovasculaires, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Ces personnes ont un taux d’hormone du stress élevé dans le sang (cortisol plasmatique).

Un cercle vicieux s’installe peu à peu : les neurotransmetteurs ne fonctionnant plus normalement, la personne a de plus en plus de difficulté à prendre des décisions, elle mange moins bien et elle peut même en venir à une perte du sens de sa vie… Arrive un temps où il se produit un « court-circuit » dans le cerveau et tout saute! C’est l’épuisement, souvent appelé « burnout », un état qui flirte dangereusement avec la dépression.

Pour ma part, j’ai toujours cru qu’il existait un lien entre le dérèglement des neurotransmetteurs et le sens de la vie. Si notre « computer central » est décentré et que nos systèmes nerveux et hormonal sont déséquilibrés, il y a de fortes chances pour que nous soyons décentrés physiquement et que nous perdions le contrôle de notre existence. Et si nous mangeons de plus en plus mal, la chimie du cerveau ne peut faire autrement que de réagir devant la détérioration de la qualité des aliments.

Reprendre le volant de notre existence
Si nous reprenons le concept de santé globale – qui veut que la santé soit la résultante de plusieurs facteurs – nous devons développer le réflexe de compenser la diminution de la qualité des aliments en posant des gestes concrets dans les autres domaines de notre existence.

Prenons l’exemple d’une personne qui se sent totalement décentrée après avoir vécu une période de stress intense et durant laquelle elle a consommé du fastfood. Comment pourrait-elle retrouver son équilibre en portant une attention plus particulière aux six facettes du concept de santé globale? Voici ce que je lui conseillerais :

Alimentation : devenir consciente du déséquilibre et amorcer la correction en privilégiant une alimentation vivante.
Mouvement : marcher quotidiennement 30 minutes en pleine nature et en profiter pour respirer consciemment et contacter le moment présent.
Stress : identifier les stresseurs de sa vie et apporter des modifications là où cela est possible pour les diminuer.
Spiritualité : ajouter la méditation et le silence à son hygiène de vie ou pratiquer régulièrement l’exercice 6-3-6.

Cette petite progression de conscience pourrait la remettre sur son chemin de vie.

Exercice pour induire un état de relaxation : La respiration 6-3-6

■ S’asseoir.
■ La tête doit être bien centrée.
■ Faire le calme.
■ Inspirer en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Maintenir et compter 1-2-3.
■ Expirer lentement en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Répéter trois fois.

En apprenant ainsi à jouer avec les différentes composantes de notre vie, nous réalisons peu à peu que lorsque viennent des périodes plus difficiles, nous réussissons à les traverser avec plus de facilité. Il faut toujours mettre les six indicateurs de la santé en interaction et en complémentarité les uns avec les autres.

C’est ce que j’appelle guérir sa vie!