Le moment parfait

Avez-vous déjà planifié votre année 2017? Une année charnière ou une répétition du connu?

Pour ma part, à chaque début d’année, je me fixe des objectifs, et ce, depuis plus de 40 ans! J’ai même conservé une copie d’une quinzaine d’années dans un cartable. Très agréable à consulter avec du recul. Je suis une passionnée, direz-vous. Eh oui! Selon moi, la vie est trop courte pour être ennuyante.

Programmer l’essence
Voici une nouvelle méthode. Elle s’avère des plus efficaces parce qu’elle programme l’essence (le fond) de ce que vous souhaitez et non les détails (la forme). Si vous n’aviez qu’une seule méthode à utiliser, elle, je crois, la plus simple et la plus efficace.

D’abord, dressez une liste des carac­téristiques recherchées de votre objectif, (je l’appelle la liste d’épicerie). Cette liste constitue un cadre de référence qui définit la forme ou l’apparence sous laquelle vous entrevoyez votre objectif. Mettez délibérément la liste de côté et oubliez-là! Oui, c’est bien ce que j’ai écrit, oubliez-la.

Puis, précisez l’essence de ce que vous cherchez en quelques mots clés (je donnerai un exemple plus loin). L’essence faisant référence à la nature profonde de votre désir, ce qui est primordial même si, dans votre liste précédente, les caractéristiques n’étaient pas toutes présentes.

Ensuite, programmez mentalement l’essence (et non la liste) de votre objectif. Vous pouvez affirmer vos mots-clés à voix haute. Puis, trouvez un symbole (un objet, une photo) en guise de rappel, que vous conserverez à la vue. Il agira sur votre inconscient.

Voici un exemple : Vous êtes à la recherche d’un ou d’une partenaire?

Esquissez un portrait de votre partenaire idéal(e). Énumérez toutes les qualités qui vous semblent importantes et les intérêts que vous aimeriez partager : costaud, bonne écoute, aime les concerts, le ski, etc. Ensuite, mettez cette liste de côté et n’y revenez plus.

L’étape la plus importante consiste à préciser le type de relation que vous souhaitez vivre sans tenir compte des qualités énumérées précédemment. Choisissez cinq mots-clés.

Pour ma part, j’avais programmé les mots clés harmonie, communication, plaisir, tendresse et passion. Neuf mois après le début de ma programmation, j’ai rencontré mon nouveau conjoint. C’était en 1993. Et notre relation dure encore!

Vous pouvez vous exercer avec tous vos objectifs.

Pourquoi programmer l’essence et NON la liste?
En programmant l’essence au moyen des mots-clés, vous activez une force à dimensions multiples, vous donnez de l’ampleur à la loi de cause à effet et vous construisez les équivalences mentales de ce que vous voulez obtenir.

Chaque mot-clé représente une image et des émotions qui vous sont propres, et produit une image multidimensionnelle comme un hologramme qui attirera l’équivalent mental de l’image projetée et sentie.

En programmant la liste d’épicerie détaillée, vous faites des choix qui vous restreignent. Vous prenez surtout le risque d’obtenir exactement les caractéristiques de votre liste d’épicerie au détriment de l’essence de votre désir.

Voici l’exemple de Valérie qui s’est arrêtée à la liste des caractéristi­ques. Elle s’est effectivement attiré Charles, un beau gars qui remplissait la presque totalité des caracté­ristiques recherchées. Toutefois, après quelques mois, il s’est montré contrôlant et très désobligeant à son égard. Leur relation s’est terminé dans les pleurs et les grincements de dents. Elle ne correspondait pas au type de relation qu’elle aurait souhaitée au fond d’elle-même, mais elle en avait programmé la forme et non le fond.

Programmez l’essence et laissez agir l’énergie comme un aimant.

Percevoir le TDAH de manière positive

La perception est une fonction fascinante de l’esprit. Mais la perception que nous avons du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est souvent peu reluisante.

Il est, par conséquent, difficile de prêter attention à ce qu’il y a d’éclatant quand le côté obscur est mis de l’avant.

Ce qui est toutefois extraordinaire est qu’il nous est possible de modifier cette façon de voir la chose.

Beaucoup de gens ignorent le facteur multiplicateur qui accompagne le TDAH, c’est-à-dire que ceux qui le vivent : sont passés maîtres dans l’art de ruminer; portent par défaut leur attention sur leur difficulté à accom­plir quelque chose; ont besoin qu’on leur rappelle ce dans quoi ils sont doués pour que l’information s’imprègne.

Heureusement, il est possible de changer ce facteur multiplicateur en un scénario plus léger et plus agréable.

Tout comme le comédien répète quotidiennement son texte pour le mémoriser et s’en imprégner, la personne qui vit le TDAH doit miser sur ses forces en s’exerçant.

Et comme les aspects moins relui­sants du TDAH varient énormément selon les situations, les événements ou les circonstances, ils se manifestent de façon semblable, mais différente pour chacun.

Les avantages à changer sa perception sont nombreux, moins d’anxiété; moins de stress et une meilleure estime de soi, entre autres.

Une perception axée sur les forces plutôt que sur les faiblesses permet également de créer une nouvelle vision de soi-même.

Plus facile à dire qu’à faire? Peut-être bien, mais nous en avons tous la capacité.

La première chose à mettre en pratique est d’observer les mots, les phrases et les expressions utilisées pour parler du TDAH, ainsi que les pensées connexes.

Vous connaissez ce fameux discours qui joue en boucle dans notre tête :

• Je n’ai pas de mémoire;
• Je ne m’en rappelle pas;
• Je ne m’en souviens pas;
• J’ai oublié ou j’ai encore oublié;
• J’oublie toujours;
Avant que j’oublie;
• J’ai de la difficulté à me concentrer;
• J’ai perdu ma concentration;
• Je procrastine toujours;
Je n’arrive pas à être à l’heure à mes rendez-vous;
• Je ne suis pas bon;
• J’ai toujours eu de la difficulté à commencer ou à terminer une tâche.

La deuxième chose est de trouver l’équivalent positif, comme rem­placer avant que j’oublie par pendant que j’y pense. Ou encore je n’arrive pas à l’heure à mes rendez-vous par je fais des efforts pour arriver à l’heure.

La troisième chose est de trouver quelque chose de positif sur laquelle diriger son attention dès que le discours négatif se manifeste. Ce peut être une citation motivante, quelque chose qui vous rappelle une réussite dont vous êtes fiers ou tout simplement un compliment qu’on vous a fait.

Finalement, en prenant le temps de répondre aux questions qui suivent, vous serez en mesure de créer une liste d’éléments à laquelle vous référer au besoin :

• En quoi suis-je bon?

• Qu’est-ce que je parviens à faire qui me vient presque naturellement?

• Lorsque mes proches me disent que j’ai du talent dans quelque chose, de quel talent s’agit-il?

Tout est une question de perception, et notre façon de penser et de réagir aux événements et aux épreuves influencent grandement notre perception.

Percevoir le TDAH de manière positive est une pratique et un défi de tous les jours.

Choisirez-vous d’accorder plus d’importance au côté éclatant ou au côté obscur? Auquel accorderez-vous plus d’importance?

L’approche socio-dynamique d’intégration par l’art (SDIA)

Quand l’art vient en aide aux personnes autistes
Vous connaissez l’approche socio-dynamique d’intégration par l’art­ (SDIA)? Il s’agit d’un mode d’intervention auprès des personnes autistes sur les plans de la communication, des interactions sociales ainsi que des activités et intérêts.

Tour d’horizon d’une approche élaborée par Mohamed Ghoul, intervenant psychosocial et résident de Rouyn-Noranda
Monsieur Ghoul a imaginé une approche qui repose sur les bases suivantes : promouvoir le développement de la créativité et les talents artistiques des personnes ayant des limitations et des besoins particuliers, tels que l’autisme. Et promouvoir l’intégration de ces artistes à la collectivité artistique québécoise en plus de reconnaître à sa juste valeur leur apport à la vie culturelle.

« Le développement des habiletés sociales, l’intégration de processus de résolution de conflits et les aider à découvrir leur réseau d’aide fait aussi partie de l’intervention, explique M. Ghoul. Il est aussi question d’aider l’individu à développer une meilleure estime de soi et à reconnaître son unicité. »

Il ajoute que l’estime de soi est défi­nie comme étant l’évaluation positive de soi-même. Celle-ci est basée sur la conscience de sa propre valeur et de son statut d’acteur social.

« De plus, c’est une chose d’avoir des qualités, des habiletés, des aptitudes et un savoir-faire, mais il s’agit avant tout de les connaître et d’en avoir conscience. » Il note que l’approche aide tout autant à gérer des situations de crise, de stress et d’anxiété qu’à faire diminuer les symptômes des troubles anxieux.

Objectifs spécifiques
Concrètement, la méthode SDIA permet d’aller encore plus loin :

• Intégrer les participants dans un milieu normalisant, tout en favorisant le développement à l’intérieur de ce milieu;
• Favoriser le développement au niveau de la communication, de la socialisation et de l’intégration, et ce, par un médium artistique qui joue le rôle d’outil de lien et de développement dans un contexte d’activités socioculturelles;
• Développer un sentiment d’appartenance en offrant un moyen alternatif de s’intégrer dans sa communauté;
• Développer de manière considé­rable l’estime de soi et la confiance­ en soi, et ce, par la réalisation d’œuvres artistiques créées par les participants;
• Donner à la clientèle cible une identité sociale au sein de sa communauté (musicien, créateur artistique, groupe de musique).

Former des intervenants
L’approche SDIA fournit aux intervenants l’opportunité de prendre des risques. Cette approche est basée sur la capacité de tout être humain à créer avec la possibilité d’observer, de comprendre, d’étudier et d’apprendre.

« Il est ici question que l’intervenant se considère comme un élément faisant partie d’un tout qui l’en­toure, avance M. Ghoul. Tous les individus sont influencés, et surtout influençables, selon les modes de com­munication et les sens qui sont en alerte. »

L’approche SDIA repose sur le concept de l’intégration personnelle et sociale dans une perspective socio-dynamique de l’intervention. L’intégration personnelle et sociale de tout individu à sa communauté est essentielle à son développement selon sa propre évolution.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec considère que l’intégration sociale est une priorité pour les personnes présentant des incapacités ou des déficits. L’intégration sociale est une opération par laquelle un individu ou un groupe d’individus s’incorpore à une collectivité, à un milieu.

De plus, le Ministère a bonifié sa politique de soutien De l’intégration sociale à la participation sociale (2001) en spécifiant que la participation sociale implique un échange réciproque entre l’individu et la collectivité; elle met en cause, d’une part, la responsabilité collective de permettre à tous de participer activement à la vie en société et, d’autre part, la responsabilité individuelle d’agir en citoyen responsable.

Enfin, une approche comme la SDIA mérite d’être connue davantage. Qu’une personne autiste soit au cœur d’une telle démarche artistique nous permet d’apprécier la beauté de l’esprit autistique.

Pour en savoir plus
Visionnez les résultats d’une recherche sur cette approche menée par le professeur André Gagnon, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Le film l’Autiste au Tambour d’Yves Langlois : une odyssée improbable de quatre artistes autistes Québécois en tournée à Paris. Visionnez le film sur le site web ICI.tou.tv http://ici.tou.tv/l-autiste-au-tambour

Des ateliers sont donnés à Montréal, Rouyn-Noranda, Sainte-Thérèse et Gatineau. Pour de plus amples renseignements, écrivez à l’adresse mohamedghoul@hotmail.com