Donner et recevoir, des gestes pleins de sens

Durant le temps des Fêtes, nous donnons et recevons de nombreux cadeaux. Ces échanges de cadeaux témoignent de notre profond besoin humain d’aimer et d’être aimé. Mais comme nos vies filent à vive allure, il est facile de se laisser prendre au jeu de la consommation à outrance. Bien que nous cherchions à nous connecter à l’essentiel, nous finissons par acheter des objets souvent insignifiants que nous donnons avec maladresse. Alors comment retrouver le sens profond de donner et de recevoir?

La plupart d’entre nous sommes devenus des spécialistes dans l’art de donner. Arrêtons-nous un instant pour nous demander : comment est-ce que je donne et depuis quel espace à l’intérieur de moi? Lorsque c’est l’égo qui donne, il fait de son mieux, mais dans le but inconscient de se plaire à lui-même. Il ne peut faire autrement, le pauvre, que de se complaire dans l’image qu’il se fait de l’autre. L’objet donné reflétera alors cette projection et aura peu de chance d’être bien reçu.

Si nous prenions le temps de retrouver une profonde connexion à soi, elle nous mènera vers l’autre. C’est dans l’espace tendre de notre cœur que nous commençons à percevoir l’autre tel qu’il est. De là viendront l’intuition et l’inspiration pour le petit-quelque-chose qui fera énormément plaisir. Il est vrai que les objets peuvent être de vrais messagers d’amour. Les enfants le savent… jusqu’à ce que la société de consommation le leur fasse oublier. Lorsque de surcroît, l’objet est fabri­qué de nos mains, il contient nos deux biens les plus précieux : notre temps et notre attention. C’est ainsi qu’il se remplit d’amour. Ou alors, nous pouvons donner un objet sentimental qui nous appartient et observer ce qui se passe dans l’invisible lors de ce partage d’une part intime de notre être.

Pour plusieurs, recevoir s’avère un acte plus difficile que donner. Or, il importe tout autant pour rétablir l’équilibre de la fonction affective. Notre éducation nous conditionne plus à agir qu’à recevoir, au yang qu’au yin. Souvent, nous sommes même mal à l’aise de recevoir, n’est-ce pas? Il en est ainsi parce que nous portons dans notre inconscient collectif un sentiment commun d’insuffisance. Comme si nous ne le méritions pas. Pourtant, nous sommes tous et chacun infiniment digne d’aimer et d’être aimé. Il nous suffit de retrouver ce doux geste d’ouvrir les bras pour accueillir les innombrables présents du moment.

Quand un enfant nous donne un dessin, c’est simple, tout notre être s’ouvre spontanément. Nous sommes touchés par la pureté de la délicate intention du geste. C’est un moment de grâce dans l’ordinaire du quotidien. C’est en passant par le cœur que donner et recevoir deviennent des gestes plein de sens et remplis d’amour. Donner et rece­voir à partir du cœur, c’est entrer ins­tantanément dans le mouvement de la vie. Et on en vient à ne plus savoir qui donne et qui reçoit, n’est-ce pas merveilleux? Il s’agit d’une seule et même danse. Alors ne doutons plus un seul instant de notre dignité à recevoir et à donner de l’amour, car ce mouvement aimable et aimant est notre nature profonde.

Rappelons-nous que sur le chemin du retour à l’essentiel, le plus grand des présents est notre présence. C’est si simple et si peu dispen­dieux que nous en oublions la valeur. Le don de notre présence pleine et inconditionnelle participe à la grande danse de la vie qui ne demande qu’à être célébrée. Lorsque nous osons notre présence unique et lumineuse, nous sommes un présent inestimable offert au monde entier. Il y a de quoi s’emballer, non?

Oser l’aventure du cœur

En cet instant magique de la vie, dans le ventre d’une femme, un second cœur se met à battre. Une nouvelle vie commence, et tout l’organisme dépend dorénavant de la fidélité sans faille des battements de ce cœur. Ce formidable muscle qu’est le cœur pompe deux gallons de sang à la minute et bat 100 000 fois par jour. Le cœur rythme la vie; cela, nous le savons. Mais serions-nous en train d’oublier que le cœur possède une autre clé essentielle? Celle de notre capacité de vivre heureux.

En effet, les découvertes montrent que le cœur est un organe extrêmement intelligent et sensible, capable d’interagir de façon continue avec son environnement. Contrairement à la croyance populaire, les battements du cœur sont en fait totalement imprévisibles, instables et irréguliers. En réponse aux constants stimuli provenant tant de l’intérieur que de l’extérieur de l’organisme, le rythme cardiaque peut varier entre 40 et 180 battements à la minute et changer en l’espace d’un millième de seconde. Le cœur est vivant au sens pur du terme, c’est à dire qu’il est en perpétuel déséquilibre et que son rythme fluctue sans cesse, réagissant ainsi à une multitude de stimuli. Une pure merveille! Tant d’intelligence le rend assurément digne de porter le nouveau titre de cerveau!

Pourtant, ce n’est pas la place que nous lui accordons à l’heure actu­elle dans nos façons de faire et de vivre en société. C’est plutôt le néocortex que l’on privilégie dans nos écoles, nos institutions et nos régimes politiques. Qu’est-il arrivé à notre cœur humain? Qu’avons-nous perdu en nous civilisant? Quel est le sens de cette existence dont la route commence par le miracle d’un battement de cœur? Vient un jour où l’on ne peut plus résister à l’appel du cœur. On se met alors à le suivre, à l’écouter, car lui seul connaît le chemin de l’abandon au mystère de la vie. Nous connaissons tous cette expérience du bonheur tout simple que procure notre relation au monde lorsque celle-ci part du cœur.

Il est vrai qu’ouvrir son cœur, c’est prendre un risque. Mais on a plus à perdre en le maintenant fermé qu’en osant l’ouvrir, car la contraction du cœur nous ferme à la vie et empêche son mouvement. Pour l’ouvrir, il faut reconnaître et accueillir cette fermeture. Dès cet instant, l’intérieur se détend tout doucement. Le cœur peut alors commencer à se dévoiler lentement et à oser sa vulnérabilité. Parfois, il suffit de simplement prendre conscience de nos mécanismes de défense pour que tombent les barrières qui ont jadis servi à nous protéger, mais qui nous coupent maintenant de la danse de la vie.

Lorsque, dans l’intimité, nous osons tenir tendrement nos peurs dans la douceur de notre cœur, celles-ci trouvent aisément la libération. Ouvrir son cœur, c’est aussi la route du pardon à soi. C’est faire le choix audacieux de l’amour à chaque instant.

La vie s’anime dans un cœur ouvert. On peut bien sûr éprouver du chagrin, mais pas le genre de douleur que cause la résistance. Un cœur ouvert permet de vivre en intimité avec la vie et aime tout ce qui existe. Le regard du cœur fait des miracles partout, car il permet de retrouver la connexion à soi, à l’autre et au monde. Il nous ramène ainsi à la maison, dans la profondeur de notre vraie nature d’Être d’amour et de joie. Quand le cœur s’ouvre, s’ouvrent aussi des ailes de liberté insoupçonnée. C’est grâce à la cons­cience dans notre cœur que nous retrouvons notre pleine humanité. Écoutons, dans le silence de notre poitrine, les battements de notre cœur qui réclame une grande révolution de la tendresse.

L’art de la prière

« Le résultat de la prière est la vie, car elle irrigue le cœur et la terre. » Saint François d’Assise

Avez-vous déjà prié? On se sou­vient peut-être de s’être agenouillé au bord du lit, nos mains d’enfant jointes près du cœur. Ou alors, dans un moment de désespoir, on a fermé les yeux et imploré l’aide de Dieu. J’ai personnellement redécouvert la prière, celle-là même qui insuffle tant de transformations dans mon quotidien que j’ai eu envie de vous faire partager mon enthousiasme.

Depuis l’aube des temps, l’être humain prie. Parfois spontanément, parfois par dévotion. Les religieuses, les prêtres et les moines font de la prière une offrande pour le plus grand bien de tous. La prière en tant qu’art nous invite à entrer dans cette expérience humaine très ancienne et remplie de mystère. Elle porte un savoir de plus de 5 000 ans dont les secrets sont encore cachés aujourd’hui. La mémoire vive de l’art de la prière vibre pourtant encore entre les murs des cloîtres, des égli­ses et des monastères tibétains. Il semble cependant que notre société dite civilisée ne s’y intéresse presque plus. C’est dommage parce que nous sommes en train de perdre les clés de cet art pouvant contribuer au bonheur de vivre. Il n’est pas étonnant qu’en dirigeant notre attention sur l’apparence plutôt que sur l’essence, nous ne trouvons plus de sens aux mots ni aux gestes liés à l’acte de prier.

On peut alors se demander ce que font ceux qui prient à longueur de journée puisqu’on ne voit pas la prière, puisqu’elle fait partie de l’invisible. Tout le cérémonial ne sert qu’à évoquer, dans l’intimité de l’être, un mouvement authentique de l’âme vers Dieu. La prière n’est pas une demande qui provient d’une sensation de manque, accordée ou refusée par un dieu extérieur. Elle est plutôt un mode de communication privilégiée qui nous lie au divin en nous. Une ligne directe sans frais d’interurbains! Prier, c’est reconnaître notre aptitude à communiquer avec Cela — force cosmique, Esprit, Champ de cohérence universelle, Présence, Vie ou simplement… Dieu.

Alors, comment prier? D’abord, il importe de détourner notre attention de ce qui nous manque, de ce qui nous fait souffrir. Déjà, cela étonne, n’est-ce pas? Ensuite, l’invitation consiste à nous détendre afin d’ouvrir un espace pur de réceptivité. Et finalement, dans un grand acte de foi, nous invoquons l’émotion que nous ressentirions si notre prière était déjà exaucée. La pierre angulaire de la prière est donc de ressentir dans notre âme ce mouvement naissant selon lequel nous sommes déjà ce que nous désirons être. Le miracle s’opère alors au plus profond de l’être. Prier nous transforme et transforme notre relation au monde. C’est notre état émotionnel qui détermine ce que nous allons créer dans notre existence.

Le cœur de notre vraie nature entend et répond à son propre langage, celui de l’amour. En comprenant la prière comme une qualité de sentiment qui s’imprègne dans notre cœur, nous accédons à notre pouvoir divin. Nous pouvons prier pour enrichir notre vie et nos relations de ce que nous souhaitons le plus : la tendresse, la compassion, la gratitude, la présence, la compréhension, la bienveillance, etc.

Serait-il possible que notre grande famille humaine ait besoin de récu­pérer l’art oublié de la prière? La prière pourrait-elle susciter davantage de tendresse et d’affectivité dans les liens qui nous unissent?

Éveiller nos sens à la beauté de l’été

La voici enfin, cette splendide saison de soleil qui nous réchauffe le cœur! Depuis le temps qu’on en rêve! La voilà arrivée dans ses robes toutes aussi séduisantes les unes que les autres : robe aux mille couleurs de fleurs et robe brillante de lumière; tenue de soirée, douce et parfumée…

Dans nos quotidiens, courant sans arrêt, nous avons tendance à courir aussi après nos vacances, croyant que l’intensité se trouve toujours ailleurs… comme dans les manèges vertigineux! Or, l’intensité nous attend tranquillement dans notre capacité d’être simplement présents à l’instant. Cela, nous le savions naturellement lorsque nous étions enfants. Lorsque nous étions petits, l’été semblait durer une éternité. Vous vous en souvenez? Mainte­nant que nous sommes adultes, nous ne connaissons que trop son caractère éphémère. On peut avoir l’impression que l’été passe si vite que l’on en vient à ne plus savoir comment profiter de sa luxuriante et fugace beauté…

Et si on ralentissait un peu? Si on sortait du temps des horloges pour se baigner dans l’éternité, celle des vacances de notre jeunesse? Car saviez-vous qu’une deuxième enfance nous attend au seuil de la maturité? Une enfance qui rappelle certes la première, mais à laquelle s’ajoute une conscience qui sait apprécier et savourer pleinement les délices de l’existence. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour goûter à l’ici et maintenant, bien au contraire! Il suffit d’offrir à la vie ce que nous avons de bien précieux : notre temps et notre attention. Il suffit de se laisser ravir le cœur par la joie des oiseaux chanteurs, de se laisser émouvoir par la caresse de la brise sur notre peau nue, de se laisser envoûter par les nuances mouvantes des coloris du soleil couchant, de se laisser enivrer par le mélange exquis des parfums des fleurs du jardin, de se laisser séduire complètement par la saveur d’un petit fruit bien mûr… La « belle » saison, comme on l’appelle, offre à nos sens une véritable symphonie de plaisirs! Nous n’avons qu’à les cueillir… qu’à nous laisser érotiser par cette magnifique danse de l’été! Et alors, ne soyons pas surpris quand des choses toutes simples de notre quotidien nous enchantent et se remplissent de sens.

Offrir des moments de pleine pré­sence à nos perceptions sensorielles nous permet de nous ouvrir au sacré de la vie. Nos sens sont en fait la voie royale par laquelle la qualité divine de la vie qui nous habite et qui nous entoure se reconnaît et se célèbre à l’infini. Ce retour à la sensibilité de nos sens permet à l’existence de se dévoiler dans toute sa poétique beauté. Ne sommes-nous pas ce grand organe sensoriel merveilleusement assemblé pour jouir de la vie? Et l’été nous offre la plus grandiose des fêtes pour nos sens! Voir, entendre, goûter, sentir et ressentir la vie par le cœur permet de nous émerveiller de sa splendeur. Lorsque nous prenons le temps de vivre et de sentir, nos sens nous ouvrent leurs portes sur la beauté du monde. Ils enrichissent miraculeusement l’expérience de vivre. Et soudain, nous sommes dans une telle intimité avec l’ici et maintenant que nous arrivons au paradis, le paradis sur terre! En succombant au ravissement de nos sens, comme il devient facile de tomber éperdument amoureux de l’été! L’éveil de nos sens cache dans son mystère une histoire d’amour sans fin avec la vie!

Est-ce que l’être humain a besoin de câlins?

Dans nos rues, il y a de plus en plus de personnes qui offrent des câlins à qui le veut bien. Ceux-là sont gratuits, mais en France, on peut maintenant payer un spécialiste pour se faire câliner. Imaginez-vous cela : on s’allonge tout habillé avec la professionnelle dans une position que l’on a choisie pour une durée déterminée, et une caméra vidéo nous filme pour notre sécurité. C’est quand même un phénomène étonnant! Nous comprenons alors que notre société dite civilisée souffre probablement d’un grand manque affectif.

Avec la possibilité de se faire d’innombrables « amis » sur Facebook et autres médias sociaux, on se donne l’illusion d’avoir des relations. Pendant que nos échanges réels se raréfient, nous perdons peu à peu les clés du lien humain. Ajoutons à ce fait que la vie va de plus en plus vite et que grandit le nombre de person­nes qui vivent seules. La question se pose alors : nous, les humains, avons-nous un réel besoin d’être tenus dans les bras de l’autre, d’être touchés et même caressés?

Bien sûr que oui! Toutes les recherches sur le sujet le prouvent : une personne qui n’est pas touchée commence à dépérir. Nous avons un besoin essentiel et vital de contact physique, comme tous les mammifères d’ailleurs! Faut-il s’en étonner? Comme les chats, nous aimons être flattés avec affection; comme les chiens, nous aimons nous lover les uns contre les autres. De célèbres expériences sur des bébés singes ont démontré que les petits préfèrent une maman douce et câline à une maman de fer et nourricière. Le bébé humain a besoin lui aussi de chaleureuses caresses. Dans son livre La peau et le toucher, Ashley Montagu explique que nos nouveau-nés naissent à ce point inachevés et vulnérables qu’ils bénéficieraient, selon lui, d’une deuxième période de gestation à l’extérieur de l’utérus pendant toute leur première année de vie. Il croit que nos bébés seraient en fait bien servis par une poche douce et chaude comme celle où grandit un petit kangourou. Cette réflexion nous rappelle la vulnérabilité du nouveau-né et la grande sensibi­lité de la peau à son environnement. Saviez-vous que la peau, cet abri de l’intime unité de l’être nous séparant du monde et nous y reliant tout à la fois porte dans l’étendue de ses pores des secrets inestimables? Dans un diamètre équivalent à celui d’une pièce de 25 cents, on compte 3 millions de cellules et quelques 640 000 récepteurs sensoriels! La peau expose ainsi au monde tout notre système nerveux.

Que se passe-t-il donc lors d’une étreinte? À prime abord, tout a l’air assez tranquille… mais ce qui se passe tient du miracle. Dès que deux personnes entrent en contact avec affection, tout un système d’adapta­tion se met en branle. Les cœurs vibrent dans une danse mystérieuse. Les personnes sont célébrées dans leur identité. Et lorsque le contact persiste pendant une trentaine de secondes, débute la sécrétion d’ocytocine, cette merveilleuse hormone surnommée l’hormone du bonheur. Comment alors faire la guerre à celui que l’on a tenu contre son cœur?

Maintenant, voici la bonne nouvelle : il n’est jamais trop tard pour créer dans son quotidien des espaces de tendresse et de soin. Notre société se trouve dans l’urgence d’une rééducation affective. L’art du toucher attend notre retour pour nous transporter dans ce merveilleux tissu de vie qu’est la peau et nous redonner notre pleine humanité. Il est là, disponible, juste au bout de nos doigts, tout au creux de nos mains de cœur. Embras­ser quelqu’un, c’est comme lui dire en silence : merci d’exister!

Quel cadeau!

La Biodanza, pour être pleinement soi et vivant

« Je me suis intéressé à créer un système pour stimuler la joie de vivre, pour améliorer l’intégration entre l’esprit et le corps et pour renforcer le lien entre les personnes », Rolando Toro Araneda, créateur de la Biodanza.

Quand j’ai entendu ce nouveau mot, quelque chose en moi a vibré avec intensité, tel un urgent appel à vivre pleinement.

Des mois s’écoulent avant qu’enfin je participe à une soirée de cette mystérieuse Biodanza. J’ai immédia­tement la sensation de me retrouver chez moi, le genre de chez-moi que je cherche depuis longtemps. J’y suis accueillie avec une affection sincère par des gens que je ne connais pas. Il y a dans l’air un profond sentiment d’humanité ; chacun peut être simplement lui-même, en toute liberté. Puis, on se met à danser! Les musiques sont tellement belles que les participants ne peuvent pas s’empêcher de sourire face à une telle joie de vivre! J’ai l’impression de renaître…

Qu’est-ce que la Biodanza?
Son nom vient de Bios qui signifie vie, et de danza, qui signifie mouvement plein de sens. L’union de ces deux mots forme un mot au sens poétique de « danse de la vie ». aux autres approches de développement humain, la Biodanza ne s’intéresse pas à nos problèmes, à nos blessures ni à nos maladies. Au contraire, ce système révolutionnaire vient stimuler la partie saine et lumi­neuse de notre être et nous brancher intensément sur cette pulsion de vie qui nous est naturelle. Il améliore la santé et revitalise la joie de vivre, tout en réduisant stress et anxiété. La Biodanza nous permet de devenir pleinement ce que nous sommes tout en nous reliant de plus en plus intimement à la vie en enrichissant la qualité de nos relations et en nous montrant le chemin de la connexion à soi et à l’autre.

Rolando Toro Araneda a créé un système précis, une véritable pédagogie de l’art de vivre, fondé sur la vivencia. Ce concept et outil fondamental de la Biodanza désigne un état particulier de présence à soi, une sensation intense et émouvante d’être vivant dans l’instant. Au gré des vivencias, une alchimie s’opère, nous permettant de dissoudre nos conditionnements et de laisser de côté nos inhibitions mentales. Nous pouvons alors toucher au sacré de la vie.

Une séance de Biodanza est une joyeuse célébration de la vie! Elle se déroule comme un voyage au cœur de soi dans la sécurité d’un groupe, en suivant le fil d’une thématique. Le mental se tait avec révérence devant le plaisir de notre corps, lequel retrouve son mouvement naturel. Le professeur-facilitateur propose des dynamiques de mouvement sur musique que chacun réalise suivant son ressenti.

Par la danse, la musique et les situa­tions de rencontre dans le groupe, la Biodanza permet de stimuler cinq grandes potentialités humaines : vitalité, affectivité, créativité, sexualité et transcendance.

Grâce à ses effets psychologiques, bio­logiques et physiologiques, la Biodanza est reconnue pour avoir un effet puissant sur la santé, le bien-être et la communication.

Pratiquer la Biodanza, c’est prendre la chance de tomber amoureux de la vie! Venez vivre cette expérience accessible à tous! Nul besoin de savoir danser!

Au début des années 1960, le psychologue et anthropologue chilien Rolando Toro Araneda (1924-2010) travaillait dans un hôpital universitaire lorsqu’il a la formidable intuition de faire danser les patients souffrant de troubles psychiatriques. Il était loin de se douter que de cette simple expérience naîtrait la Biodanza, une pratique qui allait se répandre de par le monde et rendre les gens plus heureux de vivre.

Les accords toltèques : devenir l’artiste de sa vie

Les quatre accords toltèques

Que votre parole soit impeccable
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire sur autrui.

Ne réagissez à rien de façon personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

Ne faites aucune supposition
Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames. À lui seul cet accord peut transformer votre vie.

Faites toujours de votre mieux
Votre « mieux » change d’instant en instant.Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Joyau du développement personnel et best-seller planétaire, Les quatre accords toltèques a été vendu à quatre millions d’exemplaires et traduit en quinze langues. En 1997, le chaman mexicain Miguel Ruiz signe une centaine de pages qui révèlent au monde un savoir gardé secret pendant des siècles. La sagesse ancestrale d’un­ peuple de nomades ayant vécu au premier millénaire de notre ère a traversé le temps pour nous offrir des clés essentielles donnant accès au bonheur, à la liberté et à l’amour. On appelait ces sages les toltèques, mot qui signifie artistes, car ils étaient renommés pour la beauté de leur art et de leur architecture.

Miguel Ruiz explique d’abord que notre vie est façonnée par une multi­tude d’accords ou d’ententes que nous avons inconsciemment adoptés de par notre éducation, notre culture et notre religion. Ceux-ci ont construit autour de nous, peu à peu et à notre insu, des murs de croyances, de pensées et d’interprétations qui nous emprisonnent et vont à l’encontre de ce que nous sommes.

Afin de vivre heureux et en paix chaque jour, la voie toltèque propose d’intégrer quatre nouveaux accords qui vont s’infiltrer et semer le doute dans cette construction erronée de la réalité que nous avons érigée. Ces accords sont des pactes, des engagements personnels qu’on tente de respecter, tel un code de vie. Leur grande simplicité n’a d’égal que leur grand pouvoir de transformation.

Ces nouveaux accords nous libè­rent des croyances limitatives qui défor­ment­ notre perception de la réalité­ et nous maintiennent dans l’insatisfaction et la souffrance. Tout se passe comme si nous avions fait nôtre une image fausse de nous-mêmes­ et du monde; comme si on avait installé en nous et malgré nous un logiciel qui dicte nos réactions, des moindres détails de notre vie jusqu’aux événements les plus marquants.­ En effet, nos conditionnements reçus par le biais de la culture et de l’éducation ainsi que nos projections personnelles nous voilent la simplicité de la réalité.

Vient un jour le temps de passer à la déprogrammation! Ouf! Enfin! En portant une attention vigilante à la pratique de ces accords, on sent se tracer en soi le chemin vers l’intégrité et l’authenticité, deux ingrédients garants de ce bonheur, de cet amour et de cette liberté qui nous sont innés. N’est-ce pas là une bonne nouvelle? En effet, ces derniers appartiennent d’emblée à notre vraie nature. Ainsi, la maîtrise des accords toltèques nous conduit de façon efficace à la déconstruction de tout ce que nous ne sommes pas pour enfin révéler la beauté unique de notre être. L’estime de soi naît de la sensation d’être authen­tiques et de la cohérence entre notre ressenti, nos discours et nos actions.

Nous pouvons avoir confiance en ce processus qui a le potentiel d’améliorer grandement la qualité de notre vie et de nos relations. Bien qu’il m’ait fallu plusieurs années de pratique avant que les accords toltèques s’intègrent profondément dans ma façon de vivre, je me rappelle ma joie à la suite de la lecture du livre; je tenais les clés du bonheur dans la paume de ma main! Les accords toltèques invitent chacun d’entre nous à devenir l’artiste créateur et le digne interprète de ce cadeau inestimable qu’est la vie.

NOTE : Le cinquième accord : « soyez sceptique et apprenez à écouter » a été révélé plus tard et est le sujet d’un deuxième livre. Il nous invite à être attentifs au véritable message qui se trouve derrière les mots. Il utilise­ le pouvoir du doute pour éclairer la vérité. Ceci est vrai autant pour les paroles qu’on entend des autres que celles qu’on entend à l’intérieur de soi.

« Si vous respectez ces 4 accords, votre vie sera magnifique!  » Don Miguel Ruiz