Choisir une thérapie

Il existe de plus en plus de différentes approches thérapeutiques.  Les plus connues s’en tiennent à l’échange verbal, d’autres favorisent un travail corporel, certaines font appel à l’art et d’autres encore mettent l’accent sur le plan énergétique.  Laquelle des approches est la plus efficace?

Plusieurs individus œuvrant dans ce domaine se sont penchés sur le sujet.  Ils en sont venus à la conclusion suivante.  Pour qu’une thérapie donne des résultats, cela dépend de trois facteurs : le degré de motivation de la personne qui consulte, ses capacités (c’est-à-dire sa capacité à ressentir) et la qualité de la présence ainsi que l’efficacité du psychothérapeute.

Le niveau de motivation varie d’un individu à l’autre.  En effet, il est très facile de trouver un prétexte pour arrêter la thérapie.  Pour ce qui est des capacités du client, cela se développe avec le temps et au fur et à mesure que les résistances s’atténuent.  Quant à la présence et l’efficacité du thérapeute, cela dépend du travail qu’il a fait sur lui-même.

Aux trois critères ci-haut mentionnés, j’ajouterais l’efficacité de l’approche.  Je ne crois pas qu’une approche en particulier puisse convenir à tout le monde et je ne présume pas non plus qu’il y a une forme de thérapie qui soit LA meilleure.  Par contre, je suis persuadé que, parmi toute la panoplie d’approches psychothérapeutiques, il en existe de plus efficaces que d’autres.

Il y a deux autres éléments à considérer.  Le premier est le choix de travailler avec un homme ou une femme.  Je suis persuadé que pour aller le plus loin possible en thérapie (à part les critères déjà mentionnés), il est bon de faire un bout de chemin avec un homme et un autre bout avec une femme.  Pour ce qui est de l’autre élément, il concerne l’option de consulter seul ou en groupe.  Encore là, je recommande de travailler en individuel et en groupe.

Il n’existe aucune pilule miracle.  Pour obtenir des résultats en profondeur et qui dureront, la personne doit faire preuve de persévérance et de courage.  En effet, il n’est pas facile de contacter des blessures.  Et tout ce processus demande du temps.

Il n’est pas suffisant de parler et de pleurer sur les événements du passé.  Et quand je parle du passé, je ne fais pas allusion aux quelques années précédentes.  Le passé inclut non seulement la petite enfance, mais aussi la naissance et la vie intra-utérine.  Ces événements du passé, il faut les revivre et les ressentir dans toute leur intensité et globalité.

Pourquoi revivre des événements douloureux?  Tout simplement parce qu’ils n’ont pas été pleinement vécus et totalement exprimés.  Aussi, il ne suffit pas de contacter des blessures archaïques et d’en expulser la tristesse, la colère ou la rage qui s’y attache.  Il faut également exprimer le besoin, resté muet derrière ces événements qui n’a pas été comblé.

Il est primordial d’être bien accompagné.  De nos jours, n’importe qui peut s’improviser psychothérapeute.  Assurez-vous que cette personne a suivi une formation sérieuse et, surtout, qu’elle a elle-même contacté et évacué sa propre souffrance.  Aussi, non négligeable, elle comptera dans son « sac » plus d’un outil, c’est-à-dire plus d’une approche, qu’elle n’aura pas uniquement apprise dans des livres, mais également expérimentée sur elle-même.  Et non la moindre, elle sera équipée d’une grande sensibilité et remplie d’empathie.

Bon cheminement…

Un travail en profondeur

La preuve n’est plus à faire à propos des répercussions de notre enfance sur notre vie d’adulte, sans oublier ce que nous avons ressenti à la naissance, durant notre vie intra-utérine, de même que l’influence héritée de nos ancêtres.

En lisant ceci, on peut possiblement se sentir découragé et se demander par où commencer.  Et même, se poser la question suivante : pouvons-nous vraiment nous en sortir?  D’abord, je crois qu’il est important de se rappeler que la perfection n’est pas de ce monde.  Ensuite, qu’il n’est pas nécessaire de tout guérir.  Et finalement, qu’à trop vouloir chercher, on risque de se perdre.  On peut tout de même envisager un certain travail sur soi.  Un des moyens est la psychothérapie.  Parmi ceux et celles qui ont déjà exploré le monde de la thérapie, certains diront qu’ils en ont retiré des bienfaits, et d’autres affirmeront que cela ne leur a pratiquement rien procuré.  Plusieurs facteurs sont à considérer si la thérapie n’a pas donné lieu à des améliorations dans la vie de la personne.  Évidemment, il y a la qualité du thérapeute, l’efficacité de l’approche, mais aussi le degré de motivation et d’engagement de celui ou celle qui consulte.  Ce dernier point n’est pas à négliger.  Se promener d’un thérapeute à l’autre, ou explorer quelques séances ici et là de différentes approches ne favorise pas nécessairement un travail en profondeur.

Les manuels ou les conseils d’un thérapeute qui nous expliquent « comment faire » peuvent nous aider à changer ce que nous faisons ou comment nous le faisons, mais pas ce que nous sommes.  Agir sur les comportements peut occasionner des résultats, mais habituellement, ils sont de courte durée.  Quant aux approches qui mettent l’accent principalement sur la compréhension intellectuelle, elles ne sont pas curatives parce qu’elles permettent rarement l’accès aux expériences et sentiments douloureux de notre vie.

Il en est de même pour une thérapie uniquement verbale – sans aucun accent mis sur les sensations et les sentiments – elle nous promène trop souvent dans un labyrinthe dont on a du mal à trouver l’issue.  Somme toute, c’est comme si plusieurs des approches thérapeutiques sont de nature plutôt palliative.  Ce qui expliquerait, en partie, pourquoi certaines personnes affirment n’avoir rien ou presque rien retiré de leur expérience en thérapie.  Si on compare l’individu à une plante, et que l’on souhaite obtenir de bons résultats, mieux vaut s’occuper des racines (travailler en profondeur), qu’arroser les feuilles (travailler en surface).

Avant de s’engager dans un processus thérapeutique en profondeur – qui est contraire à une thérapie à tonalité rééducative -, il est primordial de savoir que ce n’est pas une excursion touristique vers les souvenirs de son enfance.  Il faut être prêt à faire face à ses vérités cachées.  Nous ne pouvons pénétrer dans notre monde intérieur sans y rencontrer les blessures et la souffrance refoulées.  Et ce voyage, personne d’autre que soi ne peut le faire.

Lorsque nus commençons une thérapie, nous sommes souvent retranchés à l’intérieur d’une forteresse.  Inconsciemment, au fil des années, nous avons appris à ériger une structure d’attitudes, de comportements et de compensations.  Petit à petit, tout un système de défense s’est mis en place, laissant peu d’espace à toute spontanéité, souplesse, ouverture et joie de vivre.

La thérapie est un voyage d’autodécouverte et un processus de réconciliation avec soi-même.  La thérapie ne peut effacer le passé.  Elle va plutôt traiter le passé en fonction de ses effets sur le présent.  Elle vise à mettre à jour notre inconscient et à nous permettre de prendre conscience de notre façon d’être en relation avec les autres.  L’espace que fournit la thérapie est un lieu où l’on peut briser le silence, désamorcer ses mécanismes de défense et apprivoiser son monde intérieur.  Elle nous fournit l’opportunité de s’interroger sur soi – ce qui nous construit -, alors qu’accuser l’autre nous détruit.  La thérapie peut également nous aider à passer d’un mode émotionnel plus mature.  Autrement dit, être en mesure d’exprimer librement ses besoins, ses sentiments et ses émotions, plutôt que de les réprimer ou de les extérioriser d’une manière tordue ou bien explosive.  Un travail thérapeutique en profondeur réussi généralement à faire de nous des individus plus conscients, authentiques et transparents.

Dans un travail en profondeur – qui demande considérablement d’investigation de la part de la personne qui consulte – il ne s’agit pas d’analyser pour trouver des causes explicatives ou des responsables, mais bien de dénouer les éléments qui nous empêchent d’exister selon ce que nous sommes.  Accuser son père ou sa mère de ne pas nous avoir aimés autant que nous en sentions le besoin ne mène nulle part.  En revanche, on peut explorer en nous ce que cela a fait à notre cœur d’enfant.  De même, explorer l’origine de nos difficultés en cherchant à comprendre pourquoi n’est pas suffisant.  Mieux vaut sentir comment ces blessures du passé, accompagnées de leurs influences nuisibles, se manifestent, à notre insu, dans notre vie actuelle.  Et pour ce faire, il ne s’agit pas de dissoudre quelque chose qui s’est produit durant notre enfance, mais de dissoudre quelque chose qui se reproduit depuis l’enfance.

Pour tout travail thérapeutique en profondeur, un climat de confiance et de sécurité se doit d’être présent.  En effet, explorer notre monde souterrain peut nous conduire dans les ténèbres de nos plus lointains souvenirs et nous faire faire l’expérience de l’atroce terreur de la mort.  Cette impression que l’on va mourir est ressentie par l’enfant en nous qui, lorsque jeune, a dû refouler sa souffrance parce qu’elle était trop grande par rapport à ses forces d’alors.  Ressentir à nouveau cette souffrance lui rappelle qu’elle peut l’envahir totalement; c’est ce qui lui donne l’impression qu’il va mourir ou s’éclater en mille morceaux.  Mais l’adulte d’aujourd’hui – qui accompagne en thérapie le petit enfant en lui blessé – accompagné à son tour par un thérapeute en qui il a confiance, peut avoir accès à cette souffrance de jadis.  Si le rythme de la personne est respecté, rien n’émergera à la conscience avant que la personne ait les forces pour y faire face.  Respecter le rythme de la personne équivaut à travailler en douceur.  Mieux vaut séduire les mécanismes de défense que de les défoncer.  Ainsi, la personne se sent de plus en plus confiante, sécurisée et prête à lâcher, une à une, ses résistances.  De surcroît, à mesure que le travail se poursuit, la personne apprend de plus en plus à se confier et non à commenter sur ce qui l’habite.

Entreprendre un travail en profondeur est habituellement un travail à long terme.  L’évacuation de sa souffrance, restée longtemps muette, fait partie du processus, mais cela ne saurait suffire.  L’analyse de son vécu, avec son influence dans le quotidien, est également une composante essentielle du processus.

En somme, un travail en profondeur, s’il est bien réussi, produira chez la personne un état de mieux-être avec des répercussions bénéfiques, intégrées et durables dans tous les aspects de sa vie.  Cependant, n’oublions pas qu’un état de mieux-être n’est pas un but à atteindre, mais bien un état à bâtir et à habiter un peu plus chaque jour.

Guérir autrement

Depuis quelques années, la passion de la psychothérapie s’est emparée de moi.  Récemment, je découvrais le théâtre authentique, développé par Sarah Serievic.  Selon elle, les maladies ont souvent comme origine la dégradation de la joie.  Le théâtre authentique (un dérivé de l’art-thérapie) est une approche originale et même plaisante pour guérir les blessures subies durant l’enfance et, par conséquent, nous aider à retrouver notre joie intérieure.  Après avoir lu son livre Passage à l’acte de vie, j’ai eu l’irrésistible désir de lui téléphoner (en France).  Voici un extrait de mon entrevue avec elle.

Le théâtre thérapeutique de Sarah Serievic

Jouer la comédie peut-il être thérapeutique?  Oui, répond Sarah Serievic, comédienne et thérapeute, en prenant conscience que tous les personnages, tous les sentiments universels sont en nous.  Découverte d’un travail initiatique.

GP : Comment êtes-vous venue au théâtre puis au théâtre thérapeutique que vous appelez théâtre authentique?

SS : Très tôt dans mon enfance, j’ai eu à vivre des expériences difficiles liées à la violence et à la négation de ma personnalité.  Un jour, je me suis réveillée avec une paralysie faciale.  J’étais monstrueuse, la bouche de travers, l’œil droit nettement plus haut que l’autre, la joue complètement remontée vers le haut.  Ce visage-là était l’expression de tout ce que je n’avais pas exprimé qui s’était imprégné en moi, l’expression de ma propre violence refoulée que j’avais retournée contre moi-même.  Alors que j’avais été jugée irrécupérable par la médecine, la rage de vivre s’est imposée à moi et avec elle une force très puissante qui m’a poussée vers un premier défi : guérir, puis vers un second défi : être reconnue dans le désir que je portais depuis toujours en moi : parler les mots que je n’avais pas pu dire, et monter sur une scène pour être entendue.  Guérie physiquement, je me suis présentée au concours du Conservatoire de Paris, un peu en dilettante, sans vraiment y croire moi-même… j’ai été reçue première sur 800 candidats, et le soir même j’étais engagée pour jouer dans un théâtre parisien.

GP : Le théâtre vous a certes permis de vous ouvrir, mais comment vous a-t-il aidé à mieux vous connaître?

SS : Je parlais les mots des auteurs que j’interprétais, mais toujours pas les miens.  Finalement, plus j’étais sous la lumière des projecteurs, plus j’étais dans l’ombre de moi-même.  Je faisais du théâtre depuis dix ans et j’endossais de fausses identités derrière un vide, car toutes les émotions essentielles de ma vie étaient toujours consciencieusement refoulées.  Il m’a fallu dix ans d’analyse jungienne et de travail corporel pour ramener à la conscience ce qui m’empêchait d’exister : j’étais cachée derrière les personnages que j’incarnais.  La profession d’acteur est périlleuse pour ceux dont la structure personnelle est fragile.  Ce travail jungien a été très important et j’ai senti naître la lumière qui était en moi.  Non plus celle des projecteurs, mais bien la mienne!  Puis, j’ai rencontré et travaillé pendant quatre ans avec le professeur Anne Ancelin Schutzenberger sur le psychodrame.  J’ai appris à me mettre en scène moi-même et à travailler mes émotions par la parole, associées au mouvement du corps.  La boucle se bouclait avec un sens profond : j’allais à mon tour retourner le projecteur sur les autres pour leur renvoyer l’image de leur profondeur.  J’avais trouvé le sens de la vocation qui m’anime aujourd’hui.

GP : Vous avez arrêté le théâtre et vous êtes alors devenue thérapeute.

SS : Je n’ai pas arrêté le théâtre, je l’ai prolongé en commuant mon parcours de vie : on m’a un jour proposé de travailler avec des enfants; je les aidais à enlever les masques et les faux-semblants.  Puis, le père d’un de ces enfants m’a demandé de penser au même travail avec… des conseillers financiers!  J’avais très peur, mais ce nouveau défi m’a vraiment motivée : j’ai accepté ce pari un peu fou.   Voilà plusieurs années que cela dure.

GP : Quel est précisément ce travail que vous proposez, surtout en entreprise ou en groupe et moins fréquemment avec des particuliers?

SS : Par l’éducation, notre milieu social ou à l’école, on nous impose très tôt des masques : dire bonjour à la dame, sourire à ceux qui nous déplaisent, cacher nos souffrances ou nos blessures, ne pas rire trop fort pour ne pas déranger, sourire pour la photo… mourir à notre dynamique intérieure.

Je propose de vivre le contraire.

Plus de masque, de costume, de rôle, et une parole libre dans un espace de liberté.  J’amène à retrouver l’enfant intérieur que nous portons tous en nous et qui, par jeu, dialogue avec papa, maman, l’autorité… pour lui dire tout ce qu’il a sur le cœur.  Quand une petite fille parle à sa poupée et dit : ça, c’est maman, elle vit un acte symbolique qui lui permet ensuite de passer à autre chose.  Ainsi, quand maman sera devant elle, la petite fille pourra dire son sentiment clairement, sans défouler ni refouler.  Mes stages proposent de retrouver l’état d’enfant, l’élan authentique, par la mise en scène de situations de frustration.  Ainsi, on peut démonter l’image, puis la reconstruire et la réinventer avec d’autres comportements, d’autres mots, d’autres gestes…ou, pourquoi pas, les mêmes, mais dans un ordre différent.  Il n’y a pas de lieu dans la vie qui propose cette démarche.

Cette distanciation permet à chacun de devenir l’avocat de lui-même, de prendre conscience de ses propres réponses, celles qu’il porte en lui, pour sa propre évolution.  Avec une situation bloquée, on peut aller jusqu’à la caricature, faire ressortir un détail qui entrave la communication, puis on peut l’extrapoler jusqu’au rire.  Dans ce cadre-là, la démesure est thérapeutique.

GP : Le théâtre authentique n’est-il pas un peu trop intellectuel?

SS : Non, durant une séance, nous nous adressons à la totalité de ce qui compose l’humain.  L’énergie remuée et dynamisée descend dans la conscience corporelle, le mouvement s’incarne dans toute la personne pour aller vers une fonction de réparation unificatrice.  On ne change pas le passé, mais on peut changer l’incidence qu’il a sur le présent, en passant par la répétition symbolique.  Au cours du processus de ce jeu, apparaît un sens sur ce qui semblait ne pas en avoir : « trouver une réponse nouvelle à une situation ancienne », résumait Moréno, l’instigateur du psychodrame.  De ce point de vue, le théâtre thérapeutique et encore plus le théâtre authentique est la forme suprême de théâtre, c’est un art tout autant qu’une science.  Par cette reconversion du passé, on donne du sens au présent qui, alors, devient sacré.  Pour moi, seul le présent est sacré.  Dans ce domaine, nous sommes tous les apprentis sur un chemin initiatique.  Personne n’est achevé, nous sommes tous perfectibles : j’y vois là la plus haute expression de la liberté humaine.

Sommes-nous en contrôle de notre destin?

Je vous propose, dans cet article, un petit moment de réflexion sur le contrôle que nous semblons exercer sur notre destin.  Est-ce que nous contrôlons vraiment notre destin?  Pour la plupart d’entre nous, à première vue, la réponse est évidemment oui.  Mais « si on prend le temps de s’arrêter et d’examiner sa vie, de la façon la plus objective possible, on constate que bon nombre d’événements qui sont survenus, sinon la majorité, l’ont été à un moment inopiné, se sont révélés inévitables et échappaient entièrement à notre contrôle.  La plupart du temps, on avait prévu que les choses se passeraient autrement.  Et cela s’applique autant aux événements que nous n’avions pas vraiment souhaités qu’à ceux que nous avions désirés.  Alors qu’en est-il des quelques événements que nous croyons avoir provoqués?  Se pourrait-il que le contrôle soit une illusion? ».

Nous discutons ici de la question du libre arbitre.  Un sujet sur lequel plusieurs se sont penchés.  L’auteur Christian Boiron affirme… « si on agit d’une certaine façon dans un contexte donné, c’est qu’un certain nombre de paramètres, personnels ou extérieurs, nous sont amenés à cette action-là.  Comment pouvons-nous être responsables de ces paramètres? ».  Par paramètres personnels, il faut entendre notre état intérieur du moment, nos gènes, notre éducation et notre conditionnement.  Quant aux paramètres extérieurs, ils indiquent ce que nous voyons, entendons, touchons, sentons et goûtons.  De toute évidence, nous n’avons pas choisi nos gènes et notre éducation.  De même, nous ne contrôlons pas ce que nous allons voir, entendre, etc. durant la journée.  C’est ce qu’entend M, Boiron par l’expression : ne pas être responsables de ces paramètres.

Comme nous venons de le voir, notre réaction, c’est-à-dire notre façon de penser ou de réagir face à ce que nous voyons, entendons, etc., est donc tributaire de notre état actuel et de notre conditionnement.  En effet, deux personnes placées devant la même situation ne répondront pas de la même façon.  Chacun réagira selon sa disposition intérieure du moment et selon son conditionnement.  Si nous ne sommes pas responsables de notre conditionnement et que nous ne choisissons pas ce que nous allons voir, entendre, etc., au cours d’une journée, comment pouvons-nous prétendre que nous contrôlons notre réaction qui, en soi, crée notre destin.

Se pourrait-il que tous les événements ne font que servir l’intérêt d’un « Grand plan »?  Que ce dernier transcende notre perception limitée?  Et que finalement, nous serions tous des personnages « vécus » auxquels des gènes et un conditionnement spécifique auraient été assigné afin que puissent se dérouler tous les événements de ce Grand plan?

Cette théorie suggère donc l’existence du fatalisme.  Mais attention, nous nous référons ici à la première définition du mot fatalisme dans le petit Robert, c’est-à-dire que tous les événements sont fixés à l’avance par le destin, et non pas à la deuxième qui, elle, réfère plutôt à une attitude de résignation.

Une mauvaise interprétation de cette théorie peut nous amener à penser qu’il n’y a plus rien à faire.  Mais au contraire, justement, si tout est déjà décidé, il y a inévitablement plein d’événements à venir, soit des actions et des décisions à prendre en quantité, et non de l’inactivité.  Ainsi, nous continuons à prendre des décisions, à agir, mais sans nécessairement avoir un contrôle sur le résultat.

L’ouverture et la véritable compréhension et non la résignation à cette théorie peut entraîner une plus grande acceptation de tous les événements et nous enlever un énorme fardeau inutile.

En terminant, n’oublions pas que cette théorie n’est que conceptuelle.  Et tout concept, parce qu’il est sujet à interprétation, est quelque chose que certains acceptent et que d’autres refusent.  Mais je me demande si nous avons vraiment le choix d’accepter ou non cette théorie…?

Quête spirituelle ou psychothérapie?

Commençons d’abord par définir ce qu’est une quête spirituelle.  Bien que chacun ait sa propre définition, pour la plupart elle équivaut à chercher quelque chose d’abstrait.  Je m’explique.  Si on questionne des personnes qui font une telle démarche, on obtient habituellement comme réponse : je cherche Dieu, l’illumination, l’éveil, le Nirvana, la conscience cosmique, la réalisation du soi, etc.  Or, ces réponses ne sont que des mots, des concepts, et n’évoquent rien de vraiment concret.

Maintenant, si on demande aux personnes ce qu’elles attendent d’une psychothérapie, la plupart affirmeront qu’elles veulent se sentir bien dans leur peau, mieux se connaître, vivre des relations plus saines, moins souffrir, etc.  En d’autres mots, elles aspirent à faire l’expérience de plus de bonheur et de paix dans leur vie.

La psychothérapie semble donc être une démarche plus concrète qu’une quête spirituelle.  Après tout, se sentir mieux dans sa peau – tête, corps et cœur -, plus heureux et plus en paix, n’est-ce pas ce que tout le monde recherche vraiment?

Permettez-moi de partager avec vous en quelques mots mon cheminement.  Pendant longtemps, j’ai mené une quête spirituelle, mais en ne sachant pas réellement ce que je cherchais.  Je lisais beaucoup sur le sujet, je rencontrais des sages, je pratiquais la méditation et le yoga, ce qui en soi n’a pas été néfaste.  En fait, ces rencontres et ces lectures m’ont quand même bien servi.  Il m’arrive encore de m’asseoir en méditation, mais ce n’est plus pour les mêmes raisons.  Lorsque par curiosité, j’ai entrepris une psychothérapie, j’ai mis au jour des vérités cachées qui m’habitaient.  J’ai touché des blessures au tréfonds de mon être dont jamais je n’aurais soupçonné l’existence.  Plus j’avançais dans ma démarche psychothérapeutique, plus je découvrais à quel point j’avais appris à survivre.  J’étais devenu un survivant.

Depuis, je n’ai à vrai dire jamais cessé ma quête spirituelle, mais je dois avouer qu’elle est devenue plus concrète, plus globale.  J’apprends de plus en plus à vivre et non à survivre.

J’ai voulu vous parler brièvement de mon histoire, car j’ai connu et je connais encore trop de gens qui croient suivre une quête spirituelle, alors que ce qu’ils font – dans la plupart des cas, mais pas tous – n’est rien d’autre que de fuir.  Ils ne recherchent rien de concret.  En suivant l’enseignement de leurs gourous ou maîtres, ils ont l’impression de pratiquer une quête spirituelle, alors qu’en réalité ils ne savent pas exactement ce qu’ils recherchent.  Souvent, certains espèrent – inconsciemment – retrouver l’amour et la reconnaissance qui leur ont tant manqué dans leur enfance.  Pour d’autres, c’est de combler un vide dont ils ne sont également pas conscients.  Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les gourous ou maîtres authentiques.  Plusieurs d’entre eux sont des êtres hors du commun et d’une aide indéniable.  Toutefois, suivre les enseignements d’un maître ne fera pas nécessairement diminuer une névrose, à moins que ce dernier suggère ou préconise un travail d’ordre psychothérapeutique.

À vous donc de choisir.  La quête spirituelle et la psychothérapie sont d’un ordre différent, mais pas nécessairement incompatible.  Au contraire.  La psychothérapie peut venir en aide à une quête spirituelle authentique, laquelle deviendra plus pratique, concrète et complète.

L’origine de la maladie

La médecine nouvelle germanique (MNG) est à la source d’un nouveau courant dans le domaine de la santé qui explique l’origine de la maladie.  Elle a été élaborée par un médecin allemand du nom de Ryke Geerd Hamer.

Le tout a débuté lorsque le Dr Hamer fut atteint d’un cancer des testicules quelques mois après la mort de son fils, survenue en décembre 1978.  C’est alors qu’il commença à se questionner s’il n’y avait pas un lien entre son cancer et la mort de son fils.  En 1981, la première loi biologique de la médecine nouvelle germanique – la loi d’airain du cancer – voyait le jour.  Au fil des années, il continua ses recherches pour en arriver à établir cinq lois biologiques.  À ce jour, les recherches de ce médecin allemand s’élèvent à plus de 40 000 cas.

La médecine nouvelle germanique est une découverte sans précédent dans l’histoire de l’humanité.  Elle révolutionne toute la médecine actuelle.  Vérifiée au départ par rapport à l’origine du cancer, la MNG s’applique maintenant à presque toutes les maladies, physiques et mentales.  Basée sur cinq lois naturelles et biologiques, cette nouvelle médecine est vérifiable scientifiquement.  D’une rigueur absolue, personne n’a encore réussi à réfuter son exactitude ou à y trouver des irrégularités.

La médecine nouvelle germanique offre une perspective complètement révolutionnaire sur ce que nous appelons communément la « maladie ».  Selon le Dr Hamer, la « maladie » est un programme biologique spécial de survie conçu par la nature au cours de l’évolution.  Ce programme biologique d’urgence, déclenché par le cerveau, surgit chez la personne à la suite d’un événement inattendu, dramatique, vécu dans l’isolement et ressenti comme un choc psychique intense.  Ce choc touche simultanément la psyché, le cerveau et la biologie.

La psyché éprouve de façon brutale l’événement inopiné.  Dans le cerveau, une lésion apparaît à un endroit spécifique, visible sur un scan cérébral sous la forme de cercles concentriques.  Dans la biologie, un programme d’urgence (mentionné plus haut), plein de sens, est mis en place.  La partie de la biologie qui est atteinte correspond exactement à l’endroit du cerveau où est la lésion.  En effet, avec ses nombreuses recherches, le Dr Hamer a réussi è établir une cartographie précise du cerveau dans laquelle il y trace différents relais, chacun étant relié à une composante du corps en particulier.  La région du cerveau qui est touchée et l’endroit dans le corps qui est atteint dépendent du ressenti de la personne vis-à-vis de l’événement.

Connaître et comprendre la médecine nouvelle germanique est non seulement d’une aide indéniable pour retrouver la santé, mais elle est également fort utile à connaître avant d’être aux prises avec la maladie.  En effet, si nous avons bien saisi le sens des cinq lois biologiques de la médecine nouvelle germanique, nous sommes en mesure de comprendre le processus de la maladie.  Concrètement, cela permet de savoir ce qui a déclenché la maladie, ce qu’il reste à faire pour résoudre la teneur conflictuelle de l’événement derrière la maladie – si cela n’a pas encore été fait – et de connaître les symptômes qui s’ensuivront jusqu’à la guérison complète.  La « peur » de la maladie se voit remplacée par la « compréhension » de la maladie.

En terminant, comme le disait C. G. Jung : « La maladie est l’effort que fait la nature pour nous guérir. »  Ou encore, une autre pensée, celle-ci de Voltaire : « L’art de la médecine est de distraire le malade pendant que la nature guérit. »