Au fond, tout est là pour nous; ce n’est qu’une question de choix!

Commençons par la base. Dans quel état d’esprit serions-nous si nous apprenions à vivre nos vies dans une attitude d’ouverture et toujours accompagnés d’un sentiment de pleine reconnaissance et de gratitude pour l’incroyable beauté qui nous entoure? Sûrement que ce regard nous aiderait à nous réjouir de toutes les petites et les grandes joies de la vie que nous vivrions au quotidien. N’est-ce pas là le fondement d’une perception souhaitable que nous pourrions nourrir régulièrement en nous-mêmes… ne serait-ce qu’un tout petit peu chaque jour? Et comme le dit si bien l’auteur Christophe André dans son livre « Méditer jour après jour », cet effort à porter notre attention consciente en nous-mêmes est aussi valable à développer que de faire de l’exercice physique et de bien veiller à une saine alimentation. En entretenant ainsi notre jardin intérieur, nous développerons toujours plus de rapport intime avec nous-mêmes tout en nourrissant la profondeur de notre paix intérieure. Cette notion d’intériorité et de chemin intérieur n’est-elle pas aussi, en réalité, la seule route à suivre qui nous est indiquée pour nous guérir véritablement de nos différentes blessures tout en nous abreuvant à cette source infinie qui nous transporte vers de nouvelles aspirations pour ainsi vivre pleinement et plus consciemment notre espace-temps sur cette planète? Et c’est un fait reconnu que cette attention portée à notre intériorité est aussi un aspect important pour notre santé globale.

En parallèle avec cette réalité de notre intériorité, je suis en train de lire un tout nouveau livre que nous venons de recevoir à nos bureaux. Ce livre nous fait entrer dans une ère nouvelle concernant la santé. Il a été écrit par le célèbre auteur canadien Ron Garner et publié par la maison d’éditions Ariane. Le titre, « Révolution pour un monde sans maladie », est un titre audacieux qui porte à réfléchir. Il m’apparaît toutefois en lien direct avec l’actualité du moment face à notre cheminement collectif vers une santé optimale. Bien que ce livre puisse paraître un peu fantaisiste et utopique, la réalité des recherches sur la santé confirment que ces possibilités sont nettement devant nous et à notre portée en tant qu’êtres humains. Nous n’avons qu’à choisir ces chemins qui mèneront vers la pleine appropriation de notre santé globale. Bien que ce soit une route qui nécessite des engagements et des efforts de changement et de discipline personnels continus, surtout face à nos choix alimentaires, ce n’est pas dans les hôpitaux qu’on trouve des guides sur la façon de créer un monde sans maladie. C’est donc à nous de faire les bons choix, si nous voulons naviguer vers l’atteinte de cet objectif!

Plus que jamais dans l’histoire humaine connue, nous sommes les quelques générations qui bénéficient du plus de libertés et de choix face à ces libertés. Nous n’avons qu’à prendre un peu de recul pour observer le monde de possibilités qui s’offrent à nous. Et ici, je parle bien sûr surtout de tout ce qui touche de près les domaines du mieux-être et de la santé globale. Toutes les réponses sont là pour nous aider à choisir les parcours qui nous mènerons vers un mieux-être optimal. C’est réellement à nous de jouer!

De plus, vous découvrirez dans cette édition une grande richesse de pistes et de réflexions aidantes qui sont fournies par tous nos auteurs et qui, j’en suis persuadé, sauront contribuer à votre mieux-être, dans l’espoir que nous soyons sans cesse plus nombreux à emprunter cons­ciemment ce chemin composé de choix sains pour notre bien-être commun!

En vous souhaitant à tous plusieurs petites et grandes joies tout au long des prochains mois d’été!

Les bienfaits d’un espace sacré

En spiritualité, tout commence par une panne (Richard Bergeron, Renaître à la spiritualité). Et il arrive que la panne se présente tout simplement sous une forme banale: « Je suis fatigué ». Il s’agit souvent plus que d’une fatigue physique causée par la dépense d’énergie quotidienne. Ce signal de fatigue indique une fatigue morale ou spirituelle qui peut se manifester à tout âge, à la suite des déceptions découlant des chemins parcourus.

Cette situation est une invitation à cesser de courir à longueur de journée, même durant nos journées de congé, pour emprunter de nouveaux chemins et ne pas oublier d’apprivoiser les espaces qui mènent à l’intériorité.

Il existe en chacun de nous un « espace sacré » à découvrir. Beaucoup craignent de s’avancer dans ce genre d’aventure comme s’il s’agissait de s’exposer à de vastes espaces où l’on risque de se perdre. On se met alors à chercher des guides extérieurs pour nous rassurer.

Il suffirait peut-être de commencer par apprivoiser le silence extérieur. S’arrêter, seul, dans la nature, à goûter le temps, à écouter la musique, à contempler la lumière ou les étoiles. Découvrir ou se créer des îlots de silence.

Tenter de faire un peu de silence intérieur par diverses formes de méditation ou de temps d’arrêt dans un lieu de calme choisi et apprécié. Fréquenter des ermitages ou des centres de retraite, pratiquer la marche silencieuse.

Offrir à l’âme agitée cette dose de calme quotidien qui nourrit non seulement le psychique, mais tous les niveaux de conscience, depuis les plus superficiels jusqu’aux plus comblants. Le silence parle fort; le silence me révèle le mystère que je suis, il est miroir et me reflète les secrets cachés, les désirs enfouis, les richesses inexploitées.

Dans un de ses sermons, saint Bernard affirmait que l’âme cesse d’être solitaire quand elle devient « sanctuaire ». Cela signifie que toute personne qui cultive l’ouverture intérieure peut aussi devenir un « espace sacré ».

Tout vivant conscient reçoit plus facilement les cadeaux de la vie lorsque tous les volets de sa maison sont ouverts pour laisser entrer toute forme de lumière.

De tous temps, les êtres spirituels, prophètes ou mystiques, ont désigné les chemins du sacré ; à tous les âges, ils ont cherché divers points de contact avec ce que nous appelons la Transcendance. On a attribué le nom de sacré à ce qui nous fait ressentir sa présence, nous induit à la contempler et à s’en émerveiller. L’actuelle désaffection pour le religieux institué n’implique pas la disparition des expériences de la transcendance. Elle les rend seulement plus difficiles à identifier.

Le témoignage de la vie de Jésus, comme celui de nombreux croyants provenant de toutes les cultures, pose la personne humaine comme réalité prioritaire, précieuse et inaltérable, sacrée. Toute sa pratique en témoigne : ses actes de guérison, ses attitudes d’accueil et ses enseignements éthiques privilégient toujours la personne et sa capacité de relation à Dieu.

Un témoin de chez nous, de réputation internationale, Jean Vanier, nous rappelle cette vérité dans le titre d’un de ses livres : Toute personne est une histoire sacrée.

Une urgence pour notre temps : reconnaître l’espace sacré que je suis, reconnaître l’espace sacré qu’est chaque personne humaine, même si elle est handicapée, migrante, d’une autre culture. La situation internationale de repli sur soi, de sécurité à tout prix, profiterait avantageusement d’une injection d’humanité en provenance des « sanctuaires » que nous sommes.