Les aromates, du jardin à la cuisine

Les aromates et les épices sont utilisés en cuisine depuis au moins 5 000 ans! Ils sont mentionnés dans les textes chinois et dans les papyrus égyptiens depuis le troisième millénaire avant notre ère. Les épices originaires des pays orientaux sont arrivées au début du Xe siècle en Europe et ont rapidement donné lieu à un commerce florissant. Ces commerces ont donné leurs noms aux épiceries.

Valeurs nutritives
Les fines herbes sont plutôt riches en fibres. Les épices sont plus riches en matières grasses que les herbes. Les fines herbes sont particulièrement riches en minéraux, dont le fer que l’on retrouve plus particulièrement dans le persil. Ces plantes odorantes dont la poudre de Chili, la ciboulette, le cerfeuil, le curcuma, l’oseille, le paprika et les zestes d’agrumes contiennent passablement de nutriments, surtout les vitamines A, C et E. Pour la plupart des fines herbes, une cuisson trop prolongée est néfaste ainsi qu’une trop forte ébullition à découvert. Mieux vaut les rajouter en fin de cuisson. Tandis que les épices préfèrent être sautées à l’huile en début de cuisson.

Agents de conservation
Les aromates et épices sont des conservateurs naturels d’aliments. Cette propriété leur vient de leur remarquable pouvoir antioxydant.

Donc, ils empêchent le rancissement et la perte de vitamines causés par l’oxygène. Le clou de girofle, le curcuma, le poivre, le gingembre, la noix de muscade, le romarin et la sauge sont parmi les antioxydants les plus efficaces. L’action antioxydante des épices est accrue lorsqu’elles sont mélangées à l’huile chaude, ce qui justifie dans la cuisine exotique l’habitude de faire revenir les épices dans l’huile.

Antiseptiques
Elles ont la propriété d’empêcher le développement des bactéries pathogènes. L’ail est reconnu depuis la plus haute antiquité pour ses propriétés antiseptiques, notamment contre les staphylocoques et les salmonelles. La cannelle est reconnue pour empêcher le développement des moisissures, par exemple dans la compote de pommes. Le clou de girofle, la moutarde et la marjolaine ont un effet inhibiteur sur certaines bactéries, elles ont tout probablement un effet bénéfique sur la flore intestinale, en favorisant les bactéries lactiques au détriment des bactéries néfastes de l’intestin.

Stimulants de la digestion
La production de salive et l’activité de l’amylase sont considérablement stimulées par les épices. Dans certains cas, l’amylase peut être multiplié par 20 fois sa production. Et l’on sait que la première digestion s’effectue dans la bouche afin de débuter la digestion de l’amidon en sucres simples. Cette stimulation de l’amylase est surtout produite en l’occurrence du gingembre, du cari, de la moutarde et du piment. Les épices sont généralement déconseillées en cas d’ulcères d’estomac. Mais nous avons découvert que plusieurs épices stimulent la sécrétion de mucus par la muqueuse intestinale et ce mucus a probablement un effet protecteur contre les agents pouvant irriter les parois stomacales.

Dans les climats chauds, la population consomme une quantité modérée d’épices fortes (chili, cayenne…), afin de stimuler les fonctions digestives, ayant un effet bénéfique sur la digestion. Car les propriétés antiseptiques auraient un effet inhibiteur sur la prolifération des bactéries nocives des aliments dans les pays chauds. Cela ralentirait l’altération des aliments, et ainsi prolongerait la durée des aliments n’ayant aucune réfrigération. Dans les climats froids, comme au Québec, leur usage demeure plutôt exceptionnel, quelques fois par semaine en hiver. Nous recommandons de les consommer plus régulièrement en été.

Fines herbes ou aromates
Les fines herbes sont constituées habituellement de feuilles (persil, cerfeuil, estragon, origan…) ou de graines (céleri, carvi, fenouil, aneth, fenugrec) ou de fleurs (bourrache, capucine, lys d’un jour, passerose, pensée, violette…). L’on retrouve deux familles dont les labiées ou labiacées qui doivent leur nom à la forme de lèvres qu’adoptent les pétales en se réunissant pour former deux lobes. L’on retrouve dans cette famille l’origan, la sauge, le romarin, la menthe, la marjolaine, la mélisse et la sarriette. Il existe une seconde famille, les ombellifères qui ont des fleurs en ombelles dont l’aneth, le fenouil, le persil, la coriandre, le carvi, l’anis et le cumin.

Les semis
Les semis sont cultivés dans des caissettes. Le terreau de germination est composé de 30 % de compost mûr, 60 % de vermiculite et de 10 % de sable horticole. Pour le repiquage, vous utiliserez un terreau de croissance composé de 50 % de compost mûr, 40 % de vermiculite et de 10 % de sable horticole. Avec ces terreaux, vous n’aurez pas à fertiliser. Les semences sont recouvertes de trois fois leur épaisseur de terreau. On recouvre les caissettes de papier journal ou de couvercles de plastique pour le temps de germination qui peut aller de 5 jours pour le basilic jusqu’à trois semaines pour le persil.

Annuelles, bisannuelles et vivaces
Les plantes annuelles se cultivent généralement en plein soleil entre les rangs de légumes (tomates et basilic). La camomille et la bourrache se ressèment par elles-mêmes, car leurs milliers de semences sont déversées sur la terre afin de refleurir l’année suivante. Il est recommandé d’acheter des semences biologiques, non traitées et non hybrides. Les semis pourront être partis à partir du mois de mars au mois de mai. Vous pourrez acheter vos semis au marché biologique ou dans des serres biologiques et les planter après les derniers gels. Attention au basilic, le plus fragile au gel parmi les fines herbes. Les plantes bisannuelles peuvent aussi se cultiver en plein jardin, car dans leur seconde année, elles produisent plus de graines que de feuilles. Vous retrouverez votre persil fort agréable lorsque l’hiver aura recouvert la terre de son manteau blanc, vous pourrez toujours cueillir votre persil frais et froid et ce sera la première herbe à être consommée au printemps. Les plantes vivaces se sentiront mieux servies si on les sème dans un endroit semi-ombragé, parmi leurs proches, les pierres et les fleurs.

Prenez en soin et désherbez-les afin qu’elles puissent respirer et embaumer votre jardin. Ces semis peuvent être semés au mois de février.

Dans la cuisine
Afin de mieux profiter des herbes fraîches, les couper finement, car plus la surface exposée à l’air est grande, plus la saveur, l’arôme sera stimulé. L’outil idéal est le ciseau ou le hachoir à deux lames en forme de berceau. Les fines herbes séchées auront meilleur goût si vous les écrasez dans vos mains avant de les utiliser. Les ajouter en fin de cuisson afin de sauvegarder leurs propriétés. Les épices pourront être chauffées à l’huile au début de la cuisson.

Récolte et déshydratation
La récolte se fait toujours le matin après que la rosée est sèche. L’utilisation des plantes fraîches en salade ou en tisane est totalement différente du monde des herbes séchées. Découvrez le basilic, la bourrache et le thym frais, quel délice gastronomique!! La déshydratation se fait simplement en suspendant les bouquets de fines herbes « tête en bas » dans un endroit aéré et sombre. Vous pouvez sécher vos herbes dans des séchoirs électriques ou au four à 100oF.

Changement de saison, êtes-vous prêts?

Il y a des choses irrémédiables dans la vie telles que l’hiver. On ne peut pas faire semblant qu’il ne fait pas froid, que la chaussée n’est pas glissante, qu’il n’y a pas de banc de neige devant l’entrée et j’en passe… Toutefois, nous avons appris à nous protéger, à affronter ces intempéries et à garder le sourire… car nous sommes prêts. En effet, les fenêtres sont calfeutrées, nous avons fait une bonne provision de bois, les pneus d’auto sont sécuritaires, nos vêtements sont chauds, et je dirais même plus, que nous narguons l’hiver car nous déployons les efforts nécessaires en investissant dans toutes sortes d’équipements pour s’amuser dehors malgré tout, et ce en tout confort.

Mais qu’en est-il de vous? Malgré que notre corps a une grande capacité d’adaptation, le supportons-nous ou en abusons-nous? Voici quelques recommandations de mises au point :

De la même façon qu’on change l’huile dans l’auto ou qu’on ramone la cheminée, il est avantageux de faire une cure de désintoxication qui servira d’abord à soulager un foie engorgé de tous nos excès (table, boisson, colère…), à supporter les reins qui font un travail merveilleux de filtration et à libérer les intestins pour permettre une meilleure assimilation des éléments nutritifs.

Tonifier notre système immunitaire et cela se fait de plusieurs façons :

  • Les bons choix alimentaires et les suppléments. En ce début de saison froide, la glande thyroïde joue un grand rôle dans notre corps, car elle fait office de thermostat. C’est elle qui règle notre métabolisme et elle est très sensible au moindre changement de température, donc nous avons intérêt à lui fournir les matériaux dont elle a besoin dont :
    des vitamines et des minéraux;
    les aliments qui contiennent de l’iode. C’est un bon temps pour découvrir les différents plats à base d’algues marines (il y a d’ailleurs de plus en plus de restaurants et de marché d’alimentation qui en propose), ou de s’offrir un enveloppement aux algues dans un centre de détente (excellente suggestion de cadeau pur Noël) ou simplement prendre des suppléments d’algues marines.
  • L’avoine et ses bienfaits. Le fameux gruau, préférable aux céréales froides, est le déjeuner le plus bénéfique pour supporter la glande thyroïde (c’est comme faire tourner le moteur de l’auto avant de partir). Cela nous rassasie et nous empêche de grignoter tout l’avant-midi, donc contribue au contrôle du poids et apporte un sentiment de satiété, notre corps n’étant plus en situation de stress (au secours, j’ai faim!). Il devient plus calme, collaborateur et performant… intéressant.
  • Les épices et les fines herbes sont aussi des nutriments très stratégiques pour notre santé. Le thym, l’origan, le piment de cayenne, la sauge ou le gingembre et j’en passe, rehaussent la saveur des plats tous ayant des vertus bénéfiques pour le système immunitaire.
  • Bien sûr, il y a tout l’arsenal de défense spécialisé important à connaître : vitamine C, capsule de yogourt, échinacée, hydraste du Canada, formule d’huile essentielle, eucalyptus, sapin, molène, lobélie. N’hésitez pas à recevoir des conseils professionnels appropriés à votre situation afin de nous assurer du succès dans votre démarche de santé.
  • Soyez à l’affût de vos pensées et émotions qui jouent un rôle primordial. On ne laisse pas entrer n’importe qui dans nos maisons, on s’informe des amis que nos enfants fréquentent. De la même façon, nous devons être vigilants pour ce qui entre dans notre esprit (les commentaires négatifs, les critiques, les messages de peurs qui nous font croire que nous sommes impuissants) ou ce qui sort de notre bouche, car nos oreilles entendent ce que l’on dit, eh oui.
  • Développez un sentiment de sécurité intérieure, une certitude authentique que nous sommes protégés, qu’il y a un sens à notre vie. Nous avons tous lu, entendu ou mieux encore, nous connaissons des gens qui, à la fin de leur vie ont témoigné de l’existence de Dieu et sont partis en paix ou ont été transformés dans des moments in extremis de leur vie. Pourquoi attendre, nous pouvons dès maintenant développer une relation intime de confiance, qui nous fortifie et nous protège.

Garde mon âme et délivre-moi! Que je ne sois pas confus ni déçu, car je cherche auprès de toi mon refuse. Psaume 25 : 20

Le cadeau de ma mère

Le travail que l’on fait sur soi, pour essayer de comprendre ce que l’on vit et guérir nos blessures intérieures, finit toujours par porter ses fruits. J’en reçus la preuve au moment du décès de ma mère. Au cours des deux derniers mois de sa vie, j’ai vécu auprès d’elle des moments d’une infinie douceur qui effacèrent les quarante années de conflits que nous avions vécues.

Très jeune, je voyais ma mère comme une personne austère et contrôlante, qui exigeait que je lui obéisse et qui ne m’écoutait jamais. Je ne me souviens pas qu’elle m’ait serré dans ses bras ou qu’elle m’ait dit qu’elle m’aimait. Ce manque de communication me poussa à être incapable de lui parler de mes sentiments réels, j’étais en conflit permanent avec elle.

À vingt-sept ans, mon corps se rebella à son tour, face à toutes ces émotions refoulées. J’entrepris alors une recherche personnelle pour comprendre l’origine de cette maladie.

Pendant des années, mon cheminement évolutif se poursuivit à l’intérieur de plusieurs formations et consultations, dont la psychothérapie et la métamédecine. Je découvrais des pistes intéressantes pouvant expliquer mon conflit face à ma mère, pistes qui remontaient à l’événement le plus traumatisant de ma vie : ma naissance. Mais lorsque je questionnais maman, je n’obtenais jamais de réponses corroborant mes découvertes.

Ma mère me consultait de temps à autre, en tant que chiropraticien. Comme elle ne se sentait pas bien depuis plusieurs mois, mon père me demanda de la voir à mon bureau. En posant mes mains sur elle, je perçus que son corps était très mal en point et lui conseillai de se rendre de toute urgence à l’hôpital pour des examens.

On lui fit une chirurgie abdominale exploratrice le jour même pour découvrir qu’il était trop tard pour intervenir. Le cancer avait rongé ses intestins et s’était propagé aux autres organes. Elle refusa la chimiothérapie et choisit de mourir à la maison, entourée des siens.

Nous étions en état de choc, mon père, mon frère, mes sœurs. Voyant à quel point la famille était ébranlée, je proposai de nous réunir et de partager nos sentiments, afin de nous épauler mutuellement à travers cette épreuve. Tout en nous relayant au chevet de maman, nous avons donc pris le temps de nous asseoir régulièrement ensemble pour échanger sur ce que nous vivions individuellement.

Petit à petit, en parlant ouvertement de la mort, nous sommes arrivés à l’apprivoiser, à libérer nos émotions douloureuses et à diminuer notre sentiment de perte. Ces échanges contribuèrent aussi à resserrer les liens entre nous, à créer un véritable clan familial.

Pour ma part, ces deux mois passés au chevet de maman m’ont permis d’amorcer, pour la première fois de ma vie, un dialogue très intime avec elle. Elle me révéla enfin la vérité au sujet de ma naissance. Elle me raconta que je m’étais présenté plus vite que prévu et que le médecin n’était pas encore à l’hôpital. Voyant cela, les infirmières paniquèrent et lui refermèrent les jambes en lui demandant de me retenir jusqu’à ce que le médecin soit sur place. Maman m’a donc retenu la tête coincée dans son vagin pendant une vingtaine de minutes, avant de sombrer dans l’inconscience à l’arrivée du médecin.

Mon cerveau de nouveau-né a interprété ces événements à sa façon : maman me retient parce qu’elle a honte de moi. J’ai donc eu une peur viscérale. Maman me confirma ce jour-là que je ne m’étais pas trompé. Cela me rassura en me prouvant que j’avais suivi le bon chemin et que toutes ces années de recherche intérieure et de thérapies diverses n’avaient pas été inutiles.

La veille de sa mort, j’étais au chevet de maman. Elle reposait sur le côté, me tournant le dos, tandis que j’étais assis près de son lit. Le moment me semblait propice pour lui ouvrir mon cœur, et boucler la boucle avec elle avant qu’il soit trop tard. Je lui dressai le bilan de notre vie passée ensemble, prenant le temps de lui expliquer tout ce qu’elle m’avait offert. Je lui mentionnai les parties d’elle que j’avais aimées et celles que j’avais détestées sur le moment, mais que je percevais différemment aujourd’hui.

Par exemple, en jouant le rôle d’une mère contrôlante, elle m’avait incité à devenir autonome. Son manque de tendresse à mon égard m’avait forcé à aller vers les autres. Son attitude rigide et ses non-dits m’avaient stimulé à développer la communication avec les gens, et ainsi de suite. Je lui étais infiniment reconnaissant, car je réalisais que sans elle, je ne serais pas devenu l’homme que je suis aujourd’hui.

Je lui partageais mes sentiments, sans aucune attente, mais elle m’offrit en retour un cadeau inestimable. Dans un ultime effort, elle tourna la tête vers moi et prononça pour la première fois, ces mots merveilleux que je croyais ne jamais entendre de sa bouche : « Yves, je t’aime! ». Pleurant de gratitude, je la pris alors dans mes bras et la remerciai sincèrement.

Je la bordai tendrement ce soir-là et le lendemain matin, je sus en la voyant, qu’elle ne passerait pas la journée. J’en avisai mon père. Constatant qu’elle respirait difficilement, je la pris dans mes bras et lui soufflai doucement à l’oreille : « Maman, il est temps de partir. ». Elle cessa de respirer à l’instant même. Tout était désormais accompli entre elle et moi. Malgré mon chagrin, je me sentais paisible intérieurement. Je ressentais une immense gratitude face à ma mère qui m’avait offert le privilège de mourir dans mes bras. Je la gardai tout contre moi un moment, la remerciant encore une fois pour tout ce qu’elle m’avait apporté dans cette vie, puis je cédai la place à mon père afin qu’il puisse lui faire ses adieux à son tour.

Les derniers instants de ma mère ainsi que son décès furent la partie la plus apaisante de ma relation avec elle. Quarante années d’incompréhension fit place à une ouverture du cœur incroyable. Cela a permis de rééquilibrer le mouvement naturel mère-enfant, faussé dès le départ par une perception basé sur la survie. Cette expérience fut très enrichissante dans ma vie. Je suis conscient que ce moment de grâce, vécu avec ma mère dans les derniers instants de sa vie, n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe du travail intérieur que j’ai effectué pendant des années.

L’intestin perméable. L’intestin comme une passoire?

Que faire avec un intestin perméable?

Saviez-vous que la plupart de nos problèmes de santé commencent dans notre intestin? L’intestin perméable est une condition en progression constante au sein de la population; elle touche des milliards de personnes dans le monde. En plus des problèmes digestifs, plusieurs conditions de santé y seraient associées comme les allergies saisonnières, les migraines, la fatigue, les problèmes de thyroïde, les douleurs articulaires et les maladies auto-immunes.

L’intestin constitue la plus grande barrière de défense entre le corps et le monde extérieur. Il joue un rôle important dans l’absorption des nutriments, et il doit également évacuer les virus, bactéries, parasites et toxines à l’extérieur. Lorsque l’intégrité de la barrière intestinale est compromise, de petits trous se forment dans l’intestin, et son contenu peut alors se retrouver dans la circulation sanguine ou le système lymphatique. Ce qui passe par ces petits trous n’est pas nécessairement de la nourriture, mais des pathogènes, des protéines mal digérées, de bonnes bactéries ou des déchets toxiques qui devraient normalement être excrétés. Voilà la raison pour laquelle on dit que l’intestin est « perméable ». 

Quels sont les symptômes d’un intestin perméable?

Même si certaines personnes ne ressentent pas ou peu de symptômes digestifs, les principaux symptômes de l’intestin perméable sont les intolérances alimentaires. Dans pareil cas, des particules d’aliments moins bien digérées réussissent à passer la barrière intestinale causant ainsi une réaction du système immunitaire. Si cette situation n’est pas réglée, elle pourra dégénérer et causer plusieurs problèmes de santé, notamment l’arthrite, l’eczéma ou les migraines.

Cinq étapes pour rétablir la santé de l’intestin (dans cet ordre)

Retirer : les aliments irritants, les pathogènes et autres facteurs qui endommagent l’intestin (stress, manque de sommeil, anti-inflam­matoires, antibiotiques).

Remplacer : ce qui manque pour supporter la digestion comme des enzymes digestives, du cidre de pommes ou des plantes amères.

Inoculer à nouveau : pour refaire la flore intestinale avec des aliments riches en probiotiques comme la choucroute, le kimchi, le kéfir ou le yogourt de coco.

Rééquilibrer : votre style de vie (gestion du stress, activité physique), limiter l’exposition aux toxines.

Réparer : avec des suppléments appropriés et certains aliments comme le bouillon d’os.

Voici le texte des encadrés :

conseil pratique

Pour aider l’intestin, on peut apporter certains changements à l’alimentation, par exemple, augmenter la consommation de légumes à au moins six tasses par jour. Pourquoi cette quantité? Parce que les légumes contiennent des fibres qui nourrissent les bonnes bactéries et fournissent les micronutriments nécessaires à la santé intestinale. L’ajout de bons gras (huile d’olive, poissons et noix) aident à réduire l’inflammation. 

ce qui m’inspire

La médecine fonctionnelle vous connaissez? Il s’agit d’une approche complémentaire individualisée qui s’intéresse aux causes des problèmes de santé et pas uniquement aux symptômes. Elle est basée sur la science et encourage le partenariat entre la personne et le thérapeute pour promouvoir un état de santé optimal.

saviez-vous que

Certains aliments sont susceptibles de fragiliser l’intestin et de le rendre
perméable? Il s’agit du gluten, des produits laitiers, du maïs, des huiles végétales raffinées, du sucre et des organismes génétiquement modifiés. Ces aliments sont inflammatoires et peuvent nuire au rétablissement de la fonction intestinale. 

Il l’a dit…« Le médecin du futur, c’est le patient. » – Sachin Patel, spécialiste de la médecine fonctionnelle

Pour en connaître davantage Pour en connaître davantage sur la santé intestinale et le rôle que joue l’alimentation, je vous invite à lire Digestive Health with Real Foods d’Aglaée Jacob, diététiste-nutritionniste, M.Sc.  

Auto-immunité : quand le corps s’en prend à lui-même

Notre système immunitaire travaille sans relâche toute notre vie pour nous défendre contre les agresseurs qui pourraient nuire à notre santé. Que se passe-t-il lorsqu’il décide de s’attaquer à nous-même? C’est précisément ce qui arrive dans le développement des maladies auto-immunes. Notre système immunitaire détruit nos propres tissus comme ceux de l’intestin pour la maladie cœliaque ou ceux des articulations dans les cas d’arthrite. 

L’incidence des maladies auto-immunes a considérablement augmenté au cours des 30 dernières années affectant plus de 23 millions d’Américains. Comment est-ce possible? Même si notre génétique pourrait être à l’origine du tiers des risques de développer une maladie auto-immune, les deux tiers restants­ seraient attribuables à notre environnement, à notre alimentation et à notre mode de vie. Cela signifie que nos choix alimentaires et notre mode de vie influencent le déve­loppement de ce type de maladies. Ainsi, selon nos choix alimentaires et nos choix de vie, nous avons le pouvoir d’inverser la réponse de notre système immunitaire,

Le lien avec l’intestin
Saviez-vous que plus de 70 % de notre système immunitaire se retrouve dans notre intestin? Les aliments fournissent les nutriments nécessaires au système immunitaire afin qu’il puisse être efficace. Cependant, ces mêmes aliments, notamment le sucre et les aliments ultra-transformés, peuvent aussi être une source d’inflammation. Quant au gluten et aux produits laitiers, ils peuvent rendre l’intestin perméable, c’est-à-dire que l’intestin fuit comme s’il avait des trous. Lorsque l’intestin est fragilisé, il laisse passer des indésirables dans le sang, met le système immunitaire sur ses gardes et contribue au développement des maladies auto-immunes.

Heureusement, le retrait des aliments inflammatoires de l’alimentation et l’ajout de vrais aliments soutiennent notre santé et aident à réduire l’inflammation ce qui contribue à inverser l’auto-immunité. Une alimentation riche en nutriments, comme l’alimentation paléolithique, nourrit notre corps et l’aide à rétablir le système immunitaire. Cette alimentation aide aussi à rétablir la santé de l’intestin et à régulariser le système hormonal.

En résumé, afin de soutenir le corps pour calmer un système immunitaire en feu, il faut :

  1. Rétablir la santé de la barrière intestinale (pour aider la digestion, éliminer les intolérances alimentaires);
  2. Contrôler le taux de sucre pour limiter l’inflammation;
  3. Réduire le stress physique et émotionnel.

Quand ma tête a mal au ventre : le lien intestin-cerveau

Depuis quelques années, la per­ception de notre système digestif a changé. Nous savons mainte­nant que notre intestin ne sert pas seulement à digérer des aliments. Cet organe contient des millions de neurones communiquant constamment avec notre cerveau. La santé de notre cerveau commence dans notre intestin, au point où on le surnomme notre second cerveau.

Le lien entre l’intestin et le cerveau est bien réel. Avez-vous déjà eu l’estomac à l’envers en périodes stressantes? Des papillons dans le ventre? Le système digestif est sensible à nos émotions : colère, peur et anxiété peuvent occasionner des problèmes digestifs. Mais le stress est plus qu’une émotion. Manger une alimentation pauvre en nutriments, manger sur le pouce ou encore manger des aliments qui ne nous font pas, c’est aussi stressant pour l’organisme. C’est la raison pour laquelle certains changements d’habitudes de vie et alimentaires peuvent avoir une grande influence sur la digestion et ainsi réduire des symptômes liés au stress comme l’anxiété.

Les aliments affectent directement notre cerveau
Quand on parle du cerveau, les aliments sont nos meilleurs alliés. Toutes nos cellules, hormones et neurotransmetteurs sont faits à partir de ce que l’on mange, en plus d’affecter notre flore intestinale (microbiome). Par exemple, les gras sont les blocs de construction de notre cerveau et contribuent à la production d’hormones, tandis que les protéines aident à la formation des muscles. Ainsi, une alimentation qui nous nourrit, riche en vitamines, en bons gras et en protéines de qualité est souvent l’une des meilleures stratégies lorsque notre humeur a besoin d’un coup de pouce.

Voici les aliments qui seraient les plus susceptibles d’affecter notre humeur en causant de l’inflammation, en modifiant nos hormones et en perturbant notre microbiome : le gluten, les produits laitiers, les organismes génétiquement modifiés, les sucres, les édulcorants et les huiles végétales transformées (soya, canola, maïs) qui sont de plus en plus souvent génétiquement modifiées.

Mais alors qu’est-ce que vous pouvez manger?
Privilégiez les vrais aliments : fruits, légumes, bons gras (huiles d’olive, avocat, noix, poisson), les protéines de qualité (œufs, viandes de pâturage, poissons, volailles). Des aliments anti-inflammatoires qui vous nourrissent nourrissent votre microbiome et redonnent à votre corps ce dont il a besoin. Alors, prêts à vous nourrir pour retrouver le sourire?

Adaptogènes : soutien immunitaire pour commencer l’année scolaire en santé

Déjà la rentrée scolaire! C’est la saison de l’abondance dans les champs, les marchés fermiers sont remplis de fruits et de légumes, dame nature commence à mettre ses habits automnaux, ce qui signale aussi le retour du temps froid, des journées qui commencent à se faire plus courtes, des journées plus surchargées et stressantes. Un beau cocktail pour affaiblir nos batteries et notre système immunitaire, ce qui fait qu’on se sent à plat et qu’on attrape tout ce qui passe : les grippes, rhumes et gastros qui recommencent à surgir. L’arrivée de l’automne est donc un très bon moment pour introduire des adaptogènes dans notre menu.

Les plantes adaptogènes accroissent la capacité de notre corps à s’adapter au stress physique ou psychologique en harmonisant, entre autres, la sécrétion des corticostéroïdes au niveau des glandes surrénales. Elles ont aussi des propriétés immuno-modulatrices et anti-inflammatoires, elles normalisent le métabolisme du sucre dans le sang, elles améliorent l’énergie, l’endurance, le tonus musculaire et la force, elles augmentent la capacité des cellules d’accéder à plus d’énergie et de se débarrasser de leurs déchets et elles aident le corps à utiliser l’oxygène de façon plus efficace.

Trop beau pour être vrai, n’est-ce pas? Quelles sont donc ces fameuses plantes que nous voudrons tous consommer régulièrement en période de stress? Voici une courte liste de celles que je considère comme les plus puissantes, mais qui poussent ou peuvent être cultivées dans notre climat nordique.

1. Ginseng (Panax quinquefolius) : assurément le plus connu, il est considéré comme le plus puissant pour affûter l’esprit et renforcer le corps, pour réduire la fatigue mentale, pour soutenir les fonctions cognitives, pour améliorer la capacité physique et la performance et pour augmenter la vitalité.

2. Maral (Leuzea carthamoides) : beaucoup moins connu que le ginseng mais tout aussi efficace, un trésor à découvrir!

3. Champignons médicinaux (chaga, reishi, tramètes, matage, etc.) : ils sont de puissants antioxydants et anti-inflammatoires, toniques du système immunitaire, antibactériens, antiviraux, entre autres choses.

4. Rhodiola (Rhodiola rosea) : adaptateur puissant, il réduit la production de cortisol, atténue la fatigue mentale et physique, protège le cœur et le foie, augmente l’utilisation de l’oxygène, améliore la mémoire et peut même accroître la longévité.

5. Basilic sacré (Ocimum sanctum) : aussi appelé tulsi, le basilic sacré est considéré en Inde comme un « élixir de vie (anti-âge) »; il est adaptogène, antidépresseur, antioxydant, antimicrobien et anti-inflammatoire. Pour le stress, la fatigue chronique, la dépression, TDA, TDAH, troubles de mémoire, problèmes d’estomac ou de glycémie.

Fatigués des allergies? Et si la solution se trouvait dans votre assiette?

L’été signifie pour plusieurs le temps des allergies et la recherche de LA solution pour les éliminer. Que se passe-t-il exactement quand on fait une réaction allergique? Lorsque le corps est exposé à un allergène, il réagit en produisant de l’histamine qui cause de l’œdème, la production de mucus, etc. Saviez-vous que le risque de souffrir d’allergies saisonnières augmente si vous avez de l’asthme, vivez trop de stress ou avez des sensibilités alimentaires? Ces conditions, et bien d’autres, affectent le système immunitaire. Un système immunitaire en santé est donc la clé pour mieux faire face aux allergies saisonnières.

Le lien entre les allergies saisonnières et l’intestin
Les symptômes d’allergies saisonnières, comme la congestion, sont causés par une réaction du système immunitaire en réponse à une substance dans l’environnement, comme le pollen. Pourquoi réagit-il ainsi à l’environnement? Principalement en raison de l’inflammation chronique. Saviez-vous qu’environ 80 % de votre système immunitaire se situe dans votre intestin? Si vous mangez constamment des aliments auxquels vous êtes sensibles, votre système digestif est constamment occupé à les gérer. Quand le pollen arrive, votre système digestif est déjà en état inflammatoire et n’est tout simplement pas en mesure de tout gérer, ce qui provoque une réponse du système immunitaire. C’est la raison pour laquelle il faut réduire cette inflammation de l’intestin afin de réduire les allergies saisonnières et de permettre au système immunitaire de retrouver son équilibre.

Ces aliments qui aident
Votre assiette peut vous aider à mieux contrôler vos allergies et à réduire l’inflammation. Certains aliments aident au transit intestinal, favorisent une meilleure digestion et soutiennent le système immunitaire. Utilisez-les abondamment. Il s’agit des :

• épices, bouillon d’os, miel local, aliments riches en probiotiques, ananas, cidre de pomme, légumes, poisson.

Attention à certains aliments
En période d’allergies, on cherche à réduire l’inflammation que certains aliments peuvent causer. En évitant de les consommer, on contribue à réduire l’inflammation et on permet au corps de gérer les allergènes, dont les :

• produits laitiers, soya, blé et additifs.

J’espère que ces conseils vous aideront à passer un bel été.

Réactions allergiques et histamine

Éruption cutanée, urticaire, démangeaison, enflure, yeux larmoyants, nez qui coule, mal de tête, difficulté à respirer, essoufflement sont quelques signes de réaction allergique que plusieurs d’entre nous connaissons bien! L’histamine, responsable de la réponse inflammatoire du corps, est une substance chimique libérée par le système immunitaire pour empêcher les dangereux envahisseurs que sont, par exemple, les virus et les bactéries, d’entrer dans notre corps.

Une réaction allergique est simplement une hypersensibilité du système immunitaire qui méprend des substances inoffensives telles que pollen, poussière, aliments, moisissures et acariens, pour des corps étrangers dangereux et qui, par conséquent, stimule la production d’histamine pour les éliminer. Un stress sur le corps, tel que l’absorption de produits chimiques, notamment des pesticides (dont le glyphosate qui se trouve principalement dans des grains non biologiques : riz, blé, soya, maïs, etc.), des aliments modifiés génétiquement (OGM) ou des médicaments, ainsi que l’épuisement mental ou physique peuvent aussi provoquer l’augmentation du taux d’histamine.

Les plantes nous offrent une belle panoplie de solutions, en commençant par les plantes adaptogènes, c’est-à-dire qui aident le corps à s’adapter aux divers stress et, surtout, qui modulent le système immunitaire. Viennent ensuite les plantes altératives et riches en chlorophylle qui vont permettre au corps de mieux éliminer les déchets, contribuant ainsi à un meilleur fonctionnement de nos organes. Et, bien sûr, nos antihistaminiques/anti-inflammatoires pour faire baisser le taux d’histamine et réduire l’inflammation.

Ortie – Riche en flavonoïdes, dont la quercétine, en minéraux, en chlorophylle et en enzymes. Elle est antihistaminique, adaptogène, nutritive, alcalinisante, anti-inflammatoire et altérative. Prise sous forme de teinture mère, elle est très efficace contre les allergies, mais on peut aussi en faire une tisane ou même la consommer fraîche dans nos plats.

Lierre terrestre – Riche en flavonoïdes, en huiles essentielles, en acide rosmarinique, en chlorophylle, en vitamine C et en antioxydants. Il est antihistaminique, anti-inflammatoire, tonique des muqueuses, expectorant/décongestionnant et altératif.

Champignons médicinaux (chaga, reishi, tramètes, etc.) – Riches en vitamines B, en flavonoïdes, en phénols, en minéraux et en enzymes. Ils sont adaptogènes, anti-inflammatoires et de puissants antioxydants.

Aunée – Riche en inuline et en huiles essentielles. Elle agit comme tonique respiratoire et aide à réparer les intestins.

Thym – Riche en flavonoïdes et en huiles essentielles. Il est antihistaminique.

Sureau – Riche en flavonoïdes. Il est anti-inflammatoire, immunomodulant, expectorant et altératif.

Comment garder son côlon en santé?

Consommer de l’alcool en modération. Plus d’une consommation par jour pour les femmes et deux pour les hommes peuvent augmenter le risque de développer le cancer du côlon. Cela est particulièrement vrai si l’individu a un parent proche (parent, enfant, frère, sœur) qui a le cancer.

Des anti-inflammatoires naturels peuvent aider à réduire les polypes chez certaines personnes dont les membres de la famille ont tendance à en développer.

Le contrôle du poids et l’exercice régulier peuvent réduire le risque de développer le cancer colorectal. L’exercice, y compris la marche légère, stimule le mouvement de l’intestin, ce qui fait diminuer le temps d’exposition aux substances nocives (carcinogènes) pouvant causer le cancer. L’American Cancer Society recommande de faire, si possible, au moins 30 minutes d’activité physique cinq jours ou plus par semaine.

Les personnes qui consomment des aliments riches en gras sont plus à risque de développer un cancer colorectal. Il est important de limiter la consommation de gras saturés de source animale tels que la viande rouge. Le lait, le froma­ge, la crème glacée et les huiles de palme sont d’autres aliments contenant des gras saturés. Limitez votre consommation totale de gras à environ 30 % des calories quotidiennes, dont tout au plus 10 % provenant de gras saturés.

Les fruits, les légumes et les grains entiers contiennent des vitamines, des minéraux, des fibres et des antioxydants qui peuvent aider à se prémunir contre le développement du cancer. Mangez cinq portions ou plus de fruits et de légumes frais (plus de légumes que de fruits) tous les jours. Une variété de légumes devraient faire partie de votre alimentation : le chou frisé (kale), le persil, les épinards, l’ail, le cresson, la laitue vert foncé, les poivrons et les courges.

Le tabagisme peut augmenter le risque de cancer colorectal et d’autres types de cancer.

Le calcium, le magnésium, la pyridoxine (vitamine B6) et l’acide folique peuvent aider à réduire le risque de cancer colorectal.

Bonne santé!
afs-naturopathie