Tout le monde peut chanter s’il en ressent l’appel!

Je vous entends déjà me répondre que non. Vous aimeriez bien chanter, mais vous préférez vous taire pour éviter de faire souffrir vos congénères en leur écorchant les oreilles. Et même si vous aimez votre voix, vous risquez de vous diminuer par crainte de paraître prétentieux.

Vous pensez chanter faux ou encore avoir une voix laide? Sachez pourtant que la majorité des chanteurs que vous aimez n’ont pas tous des voix parfaites. Au contraire, ce qui les a rendus célèbres, c’est justement ce timbre particulier que vous qualifieriez peut-être de laid s’il s’agissait de votre propre voix.

Par conséquent, la majorité d’entre vous préfèrent se taire, convaincus d’être incapables de chanter sans déranger les autres. Pourtant, il y a peut-être en vous une voix qui désire retrouver la joie de chanter et de s’exprimer…

Nous gardons tous en nous la nostalgie de la douceur d’un monde dans lequel nous avons flotté entourés de musique et d’amour. Je devine que chacun porte en son cœur un petit air discret résonnant aux accents de sa vie.

Le chant précède la parole
Tout-petits, nous avons gazouillé et chanté bien avant de parler. Nous avons connu la joie de jouer avec notre voix, de la laisser virevolter en nous et autour de nous. Avec l’acquisition du langage et l’apprentissage des règles sociales, nous avons peu à peu éteint cette voix et tué dans l’œuf quelque chose de fondamental dans l’expression de notre nature profonde.

Et si je vous disais qu’il suffit de quelques outils simples pour retrouver le chemin de votre voix? En adoptant une posture corporelle favorable à l’émission sonore, en développant l’écoute, en apprenant comment jouer avec votre instrument vocal, vous pourrez rapidement goûter à la joie de chanter… et juste, par-dessus le marché! Vous réaliserez alors que toutes les voix sont belles, une fois libérées! Y compris la vôtre!

Notre empreinte sonore est unique. Chanter, c’est tout simplement rendre audible ce tissu invisible dont nous sommes constitués.

Chanter faux : un manque d’harmonie intérieure?
Oui. Lorsque l’être est en bonne santé physique, chaque cellule chante une note de musique qui s’accorde avec le reste du corps. Les émotions, elles aussi vibratoires, perturbent parfois ce fragile équilibre, amenant dissonances au sein des organes. Il devient alors difficile de chanter juste lorsque le corps chante faux.

En traversant le corps, la voix rencontre parfois des régions torrides, parfois des murs de glace et de silence, parfois encore des refuges chaleureux et habités. Là où il y a obscurité, elle se fait fade ou muette. Là où il y a joie, elle s’illumine, se met à pétiller. Lorsque la tristesse montre son visage, elle gémit ou pleure, se fait poltronne et reprend les intonations de l’enfance passée. Elle se nourrit de ces énergies et ressort de nous enrichie ou non par son parcours.

La peur conditionne nos attitudes corporelles.
De plus, il est difficile de chanter juste si tout notre corps se contracte, si notre visage est figé dans un rictus douloureux et notre gorge étouffée par la crainte de chanter. Pour vraiment bien chanter, il ne faut pas se retenir. Il faut un minimum de confiance, d’ouverture et… d’amour de soi.

Et il en va de même avec notre façon d’aborder la vie. La peur est souvent mauvaise conseillère. Lorsque nous apprenons à nous calmer, à faire silence, à nous ouvrir avec confiance, nous sentons naître en nous la sensation de l’action juste, une action non plus guidée par la peur, mais plus inspirée par l’amour. Et chanter avec son cœur résulte de la même intention.

Alors pourquoi attendre! Trouvez-vous un endroit à l’abri des oreilles indiscrètes et redécouvrez la joie de chanter et les bienfaits que cela procure.

L’enfant oublié

Silence obligé d’un dimanche solitaire, un silence à remplir ou à écouter, laisser aller les pensées, les offrir au vent, écouter ce qui vient et entendre ce que le bruit enterre.

Marcher dans la nature, écouter les oiseaux qui ne chantent que des sons joyeux et se laissent flotter au gré du vent. Traverser un ruisseau, voir une grenouille étendue sur le dos qui accueille le soleil en plein cœur.

Marcher en silence dans la montagne et entendre craquer les très vieux arbres qui nous saluent en passant. Marcher encore un peu et trouver un lac silencieux, caché à l’ombre des bouleaux qu’on découvre dans toute sa somptuosité. Un lac à se mirer, à se regarder vraiment et voir son cœur d’enfant qui chuchote des mots d’amour dans le vent.

Bonjour, dit le cœur d’enfant. Je suis si content de te retrouver, tu as traversé beaucoup de pays sans moi. J’aimerais te serrer fort contre moi et te dire combien je t’aime. J’aimerais te tenir la main pour toujours et marcher avec toi dans tous les chemins de ta vie. J’aimerais découvrir avec toi le monde et te montrer toutes les possibilités de ta vie. Si tu me laisses parler, je t’aiderai et tu seras heureux.

Et le cœur d’enfant parlait, racontait des histoires de vie et dit tout ce qu’il savait de l’être venu le rencontrer. L’être l’écoutait avec émerveillement, surpris de retrouver son cœur d’enfant sur ce lac au sommet de la montagne.

C’est vrai, dit-il, je t’avais oublié. Comment ai-je pu faire cela? Comment ai-je pu m’en aller sans toi et croire que je suis plus grand que toi?

Ça ne fait rien, dit l’enfant, l’important est que tu m’aies retrouvé et que nous puissions continuer la route ensemble. Il te fallait juste un peu de silence pour m’entendre et un lac dans la montagne pour me voir. Maintenant que tu connais le silence, tu pourras toujours m’entendre. Je serai toujours là pour toi.

L’être prit la main de l’enfant et redescendit la montagne avec lui. L’enfant si heureux de lui tenir la main était bavard et lui racontait plein de choses sur l’être, lui rappelant de beaux souvenirs.

– Te souviens-tu quand tu étais petit comme tu aimais aller jouer au bord du ruisseau et trouver des grenouilles, jouer à cache-cache avec elles et faire croa, croa, comme elles? L’être rit.

– Te souviens-tu comme tu aimais chanter parce que tu avais l’impression d’exprimer toute la vie en toi? L’être sourit et se sentit rempli.

– Te souviens-tu des jours entiers passés à écouter de la musique et à écrire de la poésie? L’être s’émerveillait.

– Te souviens-tu comme tu aimais te retrouver avec quelques amis et discuter de la vie, donner ton opinion sur tout? L’être fut touché.

– Te souviens-tu comme tu aimais jouer avec les chiens et courir avec eux, les prendre par le cou pour te réchauffer? L’être se sentit réconforté.

– Te souviens-tu comme tu aimais te moquer en imitant les gens? L’être rit à nouveau.

– Combien tu aimais lire des histoires et en raconter…

À mesure que l’enfant lui racontait toutes ces choses qu’il aimait, l’être fut touché en plein cœur et se sentit renaître à chaque souvenir. Il renaissait en lui dans son cœur d’enfant et s’unissait à lui. Dans les jours et les mois qui suivirent, l’être fit tout ce qu’il aimait, ce qu’il avait oublié et trouva que le silence était merveilleux, car il entendait son cœur d’enfant qui lui apportait tout ce qu’il avait besoin pour exprimer la joie de sa vie et la réaliser.

Il remercia ce dimanche de silence qui avait parlé plus fort que le bruit et garda dans sa main pour toujours celle de l’enfant qui rayonnait en lui, et il en fut plus fort toute sa vie.

Indépendance financière

« Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens » (Steve Jobs)

Vers l’âge de 32 ans, insatisfaite de ma vie suite au métro-boulot-­dodo, j’ai acheté le livre Votre vie ou votre argent de Joe Dominguez et Vicki Robin. Une révélation, je vous dis! J’ai lu ce livre d’une traite, comme un roman qu’on ne veut pas lâcher. Vous savez, même si vous devez vous lever tôt le lende­main matin et qu’il est 1 h du matin, vous vous promettez, sans trop y croire, que vous finirez un DERNIER chapitre et dodo après!

Ce livre m’a fait découvrir que je n’étais pas obligée de travailler jusqu’à ce que mort s’ensuive… Bon, j’exagère un peu, sûrement pas si pire que ça, mais c’était mon impression. Je me sentais prisonnière du système de consommation. Avais-je le choix de travailler si je voulais me nourrir, posséder une maison, des vêtements, une automobile, voyager? Oui, j’avais le choix, mais je n’en avais pas conscience.

Comme la majorité des gens, j’échangeais mon temps de travail contre de l’argent afin de rembourser mon hypothèque, payer ma voiture, mon épicerie, les restos, les vêtements, et, si possible, avoir des écono­mies au cas où… J’épargnais déjà, mais peu et pas assez. De plus, je ne cherchais pas à optimiser le rendement de mes placements financiers. Le concept de pouvoir­ vivre de mes revenus passifs m’étaient complètement inconnu.

J’étais bien conditionnée à travailler comme salariée jusqu’à l’âge de ma retraite, à moins de gagner à la loterie. Prise dans cette roue sans fin, je tentais, durant les fins de semaine, de faire ce qui me passionnait. Le dimanche soir, je déprimais en pensant à ma semaine de travail « forcée » comme une prisonnière du système capitaliste.

La lecture de ce livre m’a permis de comprendre que je pouvais sortir de cette prison, de ce « rat race » (comme disent les anglais) et de pouvoir accéder à l’indépendance financière dans 10 à 15 ans. Oh my God!… c’est une éternité 10-15 ans pour quelqu’un qui recherche une libération rapide, mais comme je ne gagnais pas de gros lot à la loterie, j’ai commencé à appliquer les diverses notions et principes établis dans ce livre. Difficile? Oui, ça l’est, même encore aujourd’hui. Difficile de sentir le jugement des personnes qui ne comprennent pas pourquoi vous faites cette démarche de simplicité volontaire, de minimalisme et puis de zéro déchet par la suite. Mais on y survit, on apprend à ne plus laisser le jugement des autres nous toucher, car mon but premier était d’atteindre l’indépendance financière.

En décembre 2017, à l’âge de 50 ans, j’ai atteint l’indépendance financière, donc je n’ai plus à travailler. Il m’a fallu 18 ans pour y parvenir pour plusieurs raisons, dont entre autres, deux retours aux études pour compléter deux baccalauréats à l’université, la construction de notre chalet, l’acceptation d’un salaire moindre pour travailler dans les organismes communautaires au lieu du gouvernement, ainsi que plusieurs congés non rémunérés.

Alors, je vous pose la question : Aimez-vous votre travail? Quelle est votre motivation pour vous lever tous les matins et aller travailler? Oui, bien sûr pour l’argent, mais est-ce que votre travail est en lien avec votre mission de vie? Si oui, c’est super, continuez de vous accomplir! Sinon, peut-être que le concept d’indépendance financière vous parle? En visant l’objectif de devenir indépendant financièrement, vous venez peut-être de trouver une clé pour vous sortir de votre prison « virtuelle ». Une motivation pour vous lever le lundi matin et aller travailler dans la joie de la perspective d’un demain libre de votre temps!

Danser sa vie

Saviez-vous que tous les humains sont des danseurs naturellement doués? Nous dansons depuis que nous existons! Toute la nature danse et, en dansant, la vie se célèbre et se reconnaît. Les feuilles des arbres ne peuvent s’empêcher d’onduler gracieusement avec le vent. Pourtant, notre société en se civilisant s’est sédentarisée à un point tel qu’elle s’est coupée du mouvement organique de la vie. Et si notre existence était une danse semblable à celle de l’oiseau qui vole et de la fleur qui s’ouvre? Danser fait sourire et rire toutes les cellules du corps, et nous retrouvons spontanément notre pure joie d’exister. Danser est un langage archaïque, inné en chacun de nous, qui rétablit d’emblée notre intimité avec tout le vivant.

En outre, la danse soigne sans même que nous soyons malade, puisqu’elle nous ramène à un bien-être physique et mental optimal. Depuis l’aube des temps, nos ancêtres utilisent la danse comme outil de guérison du corps et de l’âme. Elle permet à la personne dansante de se guérir en laissant le mouvement réveiller en elle l’intelligence magnifique de la vie. La pulsation de la musique nous ramène immédiatement à l’énergie vitale et à ses pulsions. La danse fait ressusciter d’emblée la mémoire corporelle des origines de notre nature : mémoires de joie, de paix, d’amour, d’appartenance. Elle contribue naturellement à éveiller la sensation intime d’être son corps et d’éprouver une profonde harmonie intérieure. Elle invite à une participation de l’être en entier. En dansant, on se sent tout de suite vivant, et la redécouverte de cet état ne cessera d’émouvoir.

Quand l’humain danse, sa présence se remplit de vie. La danse nous embrasse facilement de plaisir. Lorsque nous consentons à sa méde­cine, la grande sagesse de la vie peut faire son travail. Si la liste des bienfaits s’avère trop exhaustive pour en faire étalage, on peut dire, entre autres, que la danse contribue à l’optimisation du fonctionnement de tous les systèmes. De plus, elle aide à récupérer des parties oubliées de soi et participe à l’intégration des trois centres de notre être dans leur globa­lité : nos pensées, nos émotions­ et notre instinct. Ainsi, ma danse de vie retisse la cohérence entre ce que je sens, ce que pense et ce que je fais.

Danser provoque la transformation de l’être. La partie saine et lumi­neuse de notre être libère alors, avec une étonnante créativité, les nœuds et cuirasses qui entravent le naturel du mouvement dansé de nos vies. Quelque chose à l’intérieur de nous comprend que nous ne sommes pas ce qui nous arrive et permet au passé emmagasiné de finalement nous traverser. Le corps miraculeux peut ainsi récupérer son talent naturel pour intégrer les expériences de vie et entrer en processus de guérison au moyen du mouvement.

Danser est depuis toujours une façon privilégiée de prier et de méditer qui nous permet d’accéder à des états modifiées de conscience. Depuis toujours, la danse nous permet d’exprimer une liberté qui nous transcende et de voyager au-delà des limites de l’ego. En dansant, nous retrouvons notre participation à une dimension qui nous dépasse en nous reliant à quelque chose de plus grand que soi.

En nous ramenant à la conscience primordiale de notre source, la danse réveille une connexion émouvante de vérité et d’amour… à soi, à l’autre et au monde. Ainsi, danser est un chemin d’incarnation et d’expansion de conscience. En dansant, nous faisons l’expérience immédiate de vivre dans l’instant. Peu à peu, notre mouvement se remplit de sens : celui de la vie vivante. Nous commençons à habiter les gestes du quotidien. En montant l’escalier en présence de la sensation d’être mon corps ici et maintenant, une sensation étrange me bouleverse : on dirait qu’il se passe quelque chose de sacré. C’est que la danseuse devient la danse! Au cœur de toute cette belle nature qui bat, tournoie, valse, virevolte… danse ta vie! Danse! Danse!

Communauté, simplicité et non-violence

Dans cette chronique, nous vous présentons différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Je viens de recevoir une lettre d’une communauté amie super inspirante, et cela me donne envie de vous la faire connaître. Il s’agit des randonnées à bicyclette des super-héros du Sanctuaire Stillwater, qui fait partie de l’Alliance des possibilités (traduction libre de Stillwater Sanctuary/Possibility Alliance Superhero Bike Rides).

Mission et vision
Mission simple et concise : « to uplift life ». En français, on dirait quelque chose comme « soutenir la vie, l’aider à s’épanouir ».

Cinq principes guident le développement :
1. Simplicité, toujours plus de simplicité;
2. Service et aide;
3. Engagement social et activisme non-violent;
4. Transformation personnelle et travail sur soi (la communauté est décrite comme « intoxication-free », c’est-à-dire libre de sources d’intoxication);
5. Joie, plaisir, folie, gratitude et célébration.

La simplicité en trois actes

1. Communauté n’utilisant aucun produit pétrolier
Les membres du Sanctuaire ne consomment que des produits locaux (rayon de 100 miles), ils fabriquent leurs vêtements, n’ont pas d’électricité et ne consomment pas de combustibles fossiles. Les résidents se promènent à vélo, utilisent des chariots ou autres tirés par des chevaux et voyagent par train. Ils ont un four solaire et un poêle à bois, mais pas de frigo, et leur alimentation est principalement crue, dans toute la mesure du possible. De plus, ils sont très « low-tech ». Leur recours à des moyens technologiques est très limité. Ils dorment sur des lits de paille et aiguisent leurs outils à la main, leurs malaxeurs sont manuels, ils fabriquent leur propre peinture à base de lait, ils s’éclairent aux bougies et n’ont pas d’accès Internet. Ils sont friands de musique, même s’ils ne disposent d’aucun système de son : alors, ils jouent eux-mêmes les instruments et ils chantent!

2. Économie du don
La communauté du Sanctuaire s’inspire d’une communauté établie en France et appelée l’Arche, projet basé notamment sur les valeurs gandhiennes de non-violence et sur des principes radicaux de simplicité : chaque année, toutes ses ressources sont distribuées. Comme cette communauté, le fonctionnement du Sanctuaire repose sur des dons. C’est ainsi qu’elle a obtenu la terre et la plupart des choses qu’elle possède.

3. Permaculture
Les membres du Sanctuaire possèdent 110 acres de terre qui sont exploités selon les principes de la permaculture :
• une portion est réservée aux bâtiments, à l’agriculture, à l’étang et à la vie quotidienne;
• la deuxième est une forêt exploitée pour ses ressources en bois et en nourriture;
• la troisième est un secteur protégé.

Mon impression
Lors de ma courte visite, en 2008, la communauté naissante m’a éblouie par les valeurs qu’elle défendait, par les principes mis en application jour après jour, par le courage et la force des gens qui mettaient sur pied, au prix de beaucoup d’énergie et avec peu de ressources, un projet si ambitieux et si merveilleux. Malgré leurs positions radicales face à la consommation de produits pétroliers, à l’économie, à l’orientation de l’agriculture, ces personnes étaient lumineuses, heureuses, pleines d’amour, de sourires et de chansons à partager!

Cette communauté compte aujourd’hui sept adultes et deux enfants qui vivent grâce à un budget annuel de 9 000 $. Elle reçoit chaque année près de 1 500 visiteurs qui assistent à des ateliers, à des formations ou à des évènements qui sont tous gratuits (même la formation en permaculture!), et tous ces visiteurs sont logés et nourris. Vingt pour cent des dons recueillis sont dirigés vers des personnes et des organismes dans le besoin.

Cette communauté, située dans le Nord du Missouri, déménagera dans le Maine, afin de mieux déployer son activisme.

Émotions 101

Qu’il s’agisse de l’euphorie provoquée par un nouvel amour, de la frustration provenant d’un échec ou de l’extase éprouvée face à la beauté de la nature, les émotions font partie intégrante de notre quotidien. Les émotions sont à la vie ce qu’est un bon vin au succulent repas qu’il vient rehausser. J’aimerais démystifier les émotions en répondant aux questions suivantes :

1- Qu’est-ce qu’une émotion?
2- À quoi servent-elles?
3- Quel lien existe-t-il entre les émotions et la pensée?

Une émotion est un cocktail de réactions chimiques dans le corps. Les émotions sont des réactions physiologiques qui déclenchent la sécrétion d’une vaste gamme d’hormones. Ces diverses hormones, agencées de manière précise par le cerveau, ont le pouvoir de nous faire connaître joie, peur, euphorie, anxiété, etc.

Une émotion sert à nous pousser à l’action. Il y a, en Amérique, des gens qui affirment qu’il existe des émotions positives et d’autres qui sont négatives. Des émotions telles que l’amour, la joie et la fierté seraient positives, tandis que des émotions telles que la colère, la frustration et la rage seraient négatives. Chers lectrices et lecteurs, je me permets de protester et de m’inscrire en faux contre pareille allégation. Une émotion n’est ni bonne ni mauvaise en soi. C’est ce qu’on en fait qui est positif ou négatif. Et je vais défendre ma position au moyen d’un exemple personnel.

Remémorez-vous un moment de votre vie où vous étiez pris dans une relation toxique. Vous enduriez cette relation, mais plus les mois passaient, plus vous éprouviez des sentiments de frustration et de colère. Vous ne vous sentiez pas bien. Puis vient le jour où une dernière goutte émotionnelle fit déborder le vase. Vous en aviez assez. Le moment de mettre fin à cette relation était venu, et vous avez eu le courage de le faire. La frustration et la colère que vous ressentiez vous ont servi de « carburant » pour vous propulser vers l’avant. Des émotions qui semblaient « négatives » à première vue vous ont, en fait, permis de vous construire un avenir meilleur. Si vous n’aviez pas pris conscience de ces émotions, vous n’auriez jamais progressé dans votre vie.

Maintenant, imaginez que vous n’ayez rien changé à cette situation. Que se serait-il passé au fil des années? Toutes les réactions chimiques provoquées par la colère vous auraient empoisonné. Quels problèmes de santé auriez-vous développés avec le temps?

On dit que tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime. Tout cela s’imprime dans le corps.

Ce qui importe pour préserver votre santé, c’est d’agir.

Un dernier point à prendre en considération : nos émotions sont intimement liées à nos pensées. Nous pouvons changer d’idée en une fraction de seconde. La pensée est comme une girouette qui tourne au gré du vent. Les émotions, par contre, prennent du temps à changer. Pensez à votre premier amour. Vous éprouviez de très doux sentiments envers la personne aimée. Puis, cette personne vous a laissé tomber sans que vous vous y attendiez et représente maintenant à vos yeux la personne la plus ignoble qui soit. Pourtant, en votre for intérieur, vous entretenez encore de doux sentiments envers elle… et cela va prendre un certain avant que ces sentiments changent.

Nous sommes capables de changer d’idée en une fraction de seconde, tel un aéroglisseur qui pivote sur lui-même, avance, recule et se déplace vers la gauche ou la droite selon les besoins. Les émotions prennent plus de temps à changer, comme si vous faisiez du ski nautique derrière l’aéroglisseur. Lorsque l’aéroglisseur pivote sur lui-même, vous prenez un certain temps à vous adapter à la nouvelle direction. L’axe de rotation est donc beaucoup plus long pour les émotions. Par conséquent, lorsqu’on change d’idée, les émotions tardent à suivre.

La prochaine fois que vous vivrez des émotions telles que la tristesse, la colère, la mélancolie ou l’excitation, n’oubliez pas que les réactions chimiques qui s’opèrent dans votre corps sont en train de créer du carburant pour vous permettre de passer à l’action!

Éveiller nos sens à la beauté de l’été

La voici enfin, cette splendide saison de soleil qui nous réchauffe le cœur! Depuis le temps qu’on en rêve! La voilà arrivée dans ses robes toutes aussi séduisantes les unes que les autres : robe aux mille couleurs de fleurs et robe brillante de lumière; tenue de soirée, douce et parfumée…

Dans nos quotidiens, courant sans arrêt, nous avons tendance à courir aussi après nos vacances, croyant que l’intensité se trouve toujours ailleurs… comme dans les manèges vertigineux! Or, l’intensité nous attend tranquillement dans notre capacité d’être simplement présents à l’instant. Cela, nous le savions naturellement lorsque nous étions enfants. Lorsque nous étions petits, l’été semblait durer une éternité. Vous vous en souvenez? Mainte­nant que nous sommes adultes, nous ne connaissons que trop son caractère éphémère. On peut avoir l’impression que l’été passe si vite que l’on en vient à ne plus savoir comment profiter de sa luxuriante et fugace beauté…

Et si on ralentissait un peu? Si on sortait du temps des horloges pour se baigner dans l’éternité, celle des vacances de notre jeunesse? Car saviez-vous qu’une deuxième enfance nous attend au seuil de la maturité? Une enfance qui rappelle certes la première, mais à laquelle s’ajoute une conscience qui sait apprécier et savourer pleinement les délices de l’existence. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour goûter à l’ici et maintenant, bien au contraire! Il suffit d’offrir à la vie ce que nous avons de bien précieux : notre temps et notre attention. Il suffit de se laisser ravir le cœur par la joie des oiseaux chanteurs, de se laisser émouvoir par la caresse de la brise sur notre peau nue, de se laisser envoûter par les nuances mouvantes des coloris du soleil couchant, de se laisser enivrer par le mélange exquis des parfums des fleurs du jardin, de se laisser séduire complètement par la saveur d’un petit fruit bien mûr… La « belle » saison, comme on l’appelle, offre à nos sens une véritable symphonie de plaisirs! Nous n’avons qu’à les cueillir… qu’à nous laisser érotiser par cette magnifique danse de l’été! Et alors, ne soyons pas surpris quand des choses toutes simples de notre quotidien nous enchantent et se remplissent de sens.

Offrir des moments de pleine pré­sence à nos perceptions sensorielles nous permet de nous ouvrir au sacré de la vie. Nos sens sont en fait la voie royale par laquelle la qualité divine de la vie qui nous habite et qui nous entoure se reconnaît et se célèbre à l’infini. Ce retour à la sensibilité de nos sens permet à l’existence de se dévoiler dans toute sa poétique beauté. Ne sommes-nous pas ce grand organe sensoriel merveilleusement assemblé pour jouir de la vie? Et l’été nous offre la plus grandiose des fêtes pour nos sens! Voir, entendre, goûter, sentir et ressentir la vie par le cœur permet de nous émerveiller de sa splendeur. Lorsque nous prenons le temps de vivre et de sentir, nos sens nous ouvrent leurs portes sur la beauté du monde. Ils enrichissent miraculeusement l’expérience de vivre. Et soudain, nous sommes dans une telle intimité avec l’ici et maintenant que nous arrivons au paradis, le paradis sur terre! En succombant au ravissement de nos sens, comme il devient facile de tomber éperdument amoureux de l’été! L’éveil de nos sens cache dans son mystère une histoire d’amour sans fin avec la vie!

Le sapin baumier (Abies balsamea)

Cet arbre est appelé « arbre de Noël »; il est choisi parmi les arbres de notre forêt pour égayer nos maisons au temps des Fêtes. Cet arbre, mais aussi son odeur, amènent la joie dans nos demeures.

Les Amérindiens utilisaient son arôme pour susciter un sentiment de bonheur tranquille. Cette odeur douce et fruitée provenant des essences aromatiques est fort agréable. Si on la met en diffusion à l’aide d’un diffuseur électrique, les effluves et leurs effets thérapeutiques sont amplifiés. Sentir les arômes provenant de la diffusion aérienne, c’est comme si on était dans une forêt de sapins. De plus, c’est une huile essentielle qui aseptise l’air. Très utile lors des rencontres familiales.

Les propriétés de cette huile sont tonifiantes et antiseptiques, notamment contre les affections respiratoires et la toux. La Commission E1 a approuvé l’usage de l’huile essentielle pour traiter les infections et les inflammations des voies respiratoires et pour soulager les douleurs rhumatismales et névralgiques.

Maux de l’hiver
Cette huile est fort utile pour soigner les maux de l’hiver, comme la grippe, la sinusite, la bronchite et, si elle est associée à l’eucalyptus radiata, le mélange devient plus efficace. Ce mélange fluidifie les sécrétions respiratoires et a un effet antiviral. Attention, toujours utiliser les huiles essentielles avec de l’huile végétale.

La fatigue (normale)
Durant l’hiver, la lumière du soleil est à son minimum; cela peut affecter notre énergie. Pour éliminer la fatigue, il suffit de mas­ser le bas du dos, le plexus solaire, la région du cœur et les pieds avec de l’huile essentielle de sapin baumier diluée dans de l’huile d’olive. Aussitôt l’huile appliquée, on retrouve son énergie.

Cette merveilleuse huile essentielle de chez nous est un incontournable durant la saison de l’hiver. Cette huile prend soin de nous, elle allège les rigueurs de l’hiver.
________________________
1La commission E a été établie par le gouvernement allemand. des spécialistes exceptionnels, reconnus en médecine, en pharmacologie, en toxicologie, en pharmacie et en phytothérapie, ont évalué les plantes en se basant sur des analyses chimiques, des études expérimentales, pharmacologiques et toxicologiques, ainsi que des recherches cliniques et épidémiologiques.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Suggestion pour soigner un rhume (pour adultes)
10 gouttes : Sapin baumier
10 gouttes : Eucalyptus radiata
Massage : Appliquer sur le dos, le thorax, les bras, les jambes
40 % du mélange d’huiles essentielles et 60 % d’huile végétale

Suggestion pour réduire une fatigue normale (pour adultes)
20 gouttes huile essentielle de sapin baumier
4 gouttes huile essentielle de cannelle cassia
Attention, très dermo­caustique si utilisée pure
Massage : Appliquer le mélange sur le bas du dos, la région du cœur et du plexus solaire
30 % d’huile essentielle et 70 % d’huile végétale

Bain tonique (pour adultes)
20 gouttes d’huile de sapin baumier
3 gouttes d’huile de cannelle cassia
Attention, très dermocaustique si utilisée pure
1 cuillère à thé de savon liquide
¼ de cuillère à thé d’huile végétale
Mélanger tous les ingrédients dans un verre en y ajoutant un peu d’eau. Verser le tout dans un bain chaud.

Pour en connaître davantage
Le livre de référence : L’Aromathérapie : huiles essentielles du Québec et du monde, applications thérapeutiques, Édition Santé-Arôme

Diffuser des huiles essentielles
Aseptiser l’air et créer une ambiance de joie
• 10 gouttes d’huile de sapin baumier
• 5 gouttes d’huile d’eucalyptus radiata
• 3 gouttes d’huile de cannelle cassia
Ajouter les huiles essentielles dans un nébuliseur électrique. La cannelle ajoute une dimension de joie. De plus, cette huile est très antiseptique.

Chanter : un outil sacré pour se sentir vivant

Je suis née en Abitibi (1963) et, à l’âge de 23 ans, je suis venue m’établir en France, où je vis depuis. Le chant fait partie intégrante de mon essence et il a été présent tout au long de ma vie sous différentes formes (chants spontanés, chorale, auteure-compositrice-interprète, autoproductrice de deux albums, animations de soirées, accompagnatrice en chant, cours, stages). Au fil de mon expérience, je me suis rendu compte que beaucoup d’entre nous portaient de grandes blessures liées à la voix chantée. J’ai aussi pu constater à quel point un travail de libération de la voix est un réel chemin de réconciliation, de guérison, de résilience qui permet de rétablir une connexion profonde à soi et aux autres et de libérer l’expression, l’émotion, la créati­vité… En prenant ainsi la mesure de l’importance du chant comme outil d’épanouissement existentiel, j’ai eu envie d’écrire un livre  qui soit une source d’inspiration, un encoura­gement, un soutien pour nous aider à restaurer notre pleine capacité naturelle à chanter dans la joie, la liberté et le lien.

Les bienfaits de chanter
L’acte de chanter est composé de deux pôles : la Connexion (la reliance), qui représente la face Yin cachée, et l’Expression, qui représente la face Yang révélée. Chanter est donc une écoute et une expression profonde de soi. Chanter libère la voix, libère la joie, libère l’être. Chanter est un acte créateur  qui nous met en contact avec notre plaisir, avec notre liberté et qui nous permet de nous sentir vivants : nous créons des sons, des vibrations, de la résonance, du bien-être, des sensations, des émotions, de l’expression, de la célébration, du lien, du sens.

C’est pourquoi je parle de Chant Existentiel, c’est-à-dire un chant, ou une qualité de relation avec son chant au-delà de toute performance, qui a une portée d’épanouissement existentielle, c’est-à-dire qui nourrit un sentiment d’exister et une sen­sation d’être intensément vivant : je ressens, je me relie, je m’exprime, je crée, je me déploie, je partage, je me transforme, je célèbre en chantant!

Et tout ce qui nous permet de nous connecter au vivant, d’exprimer le vivant, de devenir plus vivant, est sacré.

En résumé, chanter permet de :

  • entrer en contact avec le sentiment d’exister et de se sentir vivant;
  • exprimer son identité, sa créativité, ses émotions, sa puissance, sa tendresse;
  • se sentir en lien : avec soi, les autres, le grand Tout;
  • développer le sentiment de confiance en soi et de sa valeur;
  • vivre un sentiment de bien-être, de détente, de paix;
  • vivre un sentiment d’ouverture, de libération, de liberté;
  • augmenter sa qualité d’écoute et de présence;
  • ressentir du plaisir et de la joie;
  • stimuler sa vitalité;
  • respirer, se sentir vibrer;
  • savourer le partage, la communion, la célébration, la transcendance;
  • se transformer, guérir…

Pourquoi chantons-nous si peu?
Alors que chanter peut nous nourrir de tant de bienfaits, nous pouvons nous demander : Pourquoi chantons-nous si peu? Pourquoi l’expression chantée est-elle si emprisonnée? Parce que nous n’avons pas été bercés et nourris de chants, parce que nous n’avons pas été encouragés à explorer et à expérimenter librement et créativement avec notre voix chantée, parce que, par des propos rabaissants, nous avons été décou­ragés, réprimés, coupés, handi­capés de notre voix et de notre expression chantante.

Oui, comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons grandi dans un environnement familial ou social dans lequel personne ne chantait, dans lequel nous n’avons pas goûté le plaisir et les bienfaits de chanter? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons peu d’occasions de chanter, libérés de la pression de performance, pour le seul plaisir de chanter? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si le chant a été mis à l’extérieur de nous : d’un côté, les chanteurs sur scène, qui nous divertissent, et de l’autre côté, le public qui regarde et écoute? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous n’en avons jamais goûté le plaisir, si nous en avons perdu le goût à cause de commentaires négatifs à propos de notre voix, si nous avons peur de nous sentir vulnérables et de « ne pas savoir faire »? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons le cœur triste et que nous ne savons pas que chanter peut nous apporter un baume de réconfort et de joie au cœur? Comment pouvons-nous avoir envie de chanter si nous avons cessé de célébrer la Vie?

Dans de telles conditions de non-enchantement et de désenchantement, nous nous pensons incapables de chanter, ou nous avons peur de le faire, car chanter est une source d’angoisse, de souffrance, voire de traumatisme, ou nous y sommes indifférents parce que nous ne voyons pas ce que chanter peut nous apporter. Nous avons donc appris, pour la plupart très tôt, à taire le son de nos voix et de nos chants, et beaucoup de voix en voie d’épanouissement ont ainsi été cassées, handicapées ou rendues muettes.

Nous pouvons nous ré-en-chanter!
La capacité de chanter est en chacun de nous. Si nous pouvons parler, nous pouvons chanter.

Même si nous n’avons plus chanté depuis notre enfance, que nous pensions chanter faux ou ne pas être capables de chanter, nous pouvons faire refleurir notre capacité et notre joie naturelle de chanter et redécouvrir cet endroit en nous qui sait chanter et le remettre en mouvement. À cet endroit, il existe un chant profond, connecté à l’instinct. C’est le Chant de la Vie en nous.

Nous pouvons renouer avec notre instinct de chanter en simpli­fiant notre rapport avec le chant, en vivant moins d’enjeu et plus de jeu, en improvisant, en laissant jaillir de l’instant présent des chants spontanés, libres, intuitifs et en créant des espaces de soutien bienveillant et d’encouragement pour explorer notre voix et notre chant en toute sécurité et liberté…

Soyons des « résilients » du chant. Que chanter rime avec joie, liberté, créativité, reliance, partage et célébration de la Vie! Depuis la nuit des temps, les communautés se sont rassemblées autour d’un feu pour chanter et célébrer ce qui nous unit : la Vie! Mettons nos cœurs en voix, mettons nos cœurs en joie et réintroduisons le chant dans nos vies, nos maisons, nos villages, nos entreprises, nos prisons, nos hôpitaux, nos rues! Par nos Cercles de chant, contribuons au grand Cercle de la paix et au ré-enchantement du monde.

Mon invitation…
Mettez plus de chant dans votre vie et plus de vie dans votre chant.
Vous pouvez commencer dès maintenant, avec cet exercice qui invite à chanter un chant d’intimité pour soi-même : www.youtube.com/watch?v=SRLyuJDh-Oo (ou voir l’exercice sur la page d’accueil de mon site).
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1Au Cœur du Chant : une voie pour nourrir son chemin existentiel, Éditions Le Souffle d’Or, mai 2015; distribué au Québec par Prologue.
2Cependant, c’est le processus créatif en lui-même, et pas nécessairement le résultat créé, qui nous fait nous sentir vivants.

Le printemps, c’est l’éveil!

Voilà que le bout du nez du printemps se pointe avec son énergie de renouvellement et de renaissance! L’hiver fût rempli de moments d’introspection sous les couvertures chaudes, le temps est donc venu de sortir au soleil et de briller de toute notre essence.

La Vie, tout comme les années au Québec, est composée de quatre saisons auxquelles nous devons apprendre à danser afin d’en tirer profit. L’été nous apporte Joie et Bonheur avec ses longues journées et ses vacances; l’automne nous permet d’apprécier nos récoltes mûres et nos richesses; l’hiver nous offre un temps de réflexion et de retrouvailles; le printemps s’ouvre à nous en guise de guide à la renaissance.

Et c’est ainsi que la Vie se déroule, en succession de temps, de saisons et d’humeur ! Aahh, que la Vie est magnifique!

Avec cette revue Cheminement Vers Le Meilleur, je vous invite à y puiser pleinement et généreusement, dans les textes et les annonces, afin de vous y ressourcer dans le but de vous retrouver et renaître de vos cendres hivernales.

Peu importe notre direction et/ou notre chemin parcouru, le printemps nous invite à l’ouverture, à l’acceptation et aux opportunités.

C’est à nous de s’y laisser bercer momentanément, de décider de nos prochains pas et de concrétiser cette nouvelle énergie en actions précises afin d’ancrer solidement nos racines et de semer ce que nous voulons récolter au prochain automne.

Après quelques cycles personnels, je suis maintenant au pied de mon printemps : je m’y laisse tendrement bercer, amoureusement influencer et courageusement ancrer… Vers Le Meilleur de moi-même et de ma communauté!

Je vous invite à faire de même avec les bras ouverts et les cinq sens bien allumés pour ne rien manquer du prochain été magique de votre Vie!

Au grand plaisir de vous servir!

Prenez bien soin de vous!