Choisir le bonheur

Je ne m’ennuie jamais parce que je suis toujours en train d’explorer des choses qui me fascinent. Clarence Birdseye

Une des caractéristiques des gens heureux, c’est leur capacité d’émerveillement, de gratitude, de curiosité face à la vie. Les gens heureux sont des gens qui s’émerveillent! Les gens heureux ont appris à goûter chaque moment, à apprécier l’odeur d’une fleur, la saveur d’une bonne soupe chaude, le rire d’un enfant et la beauté d’un coucher de soleil. Ils ont appris à goûter les choses simples de la vie, à s’en émerveiller et prennent souvent plaisir à partager cette joie avec les autres. Ils sont pleins de gratitude pour tout ce qui leur arrive et prennent le temps de remercier.

Une histoire bouddhiste qui m’a toujours fascinée est la suivante : Un jeune moine était poursuivi par un tigre. Il court, il court, et arrive au bord d’un précipice. Il aperçoit une vigne qui s’accroche à la falaise et décide de sauver sa vie en descendant le long de cet arbuste. Arrivé à mi-chemin, il regarde en bas et voit un lion qui l’attend pour le dévorer. Il s’arrête, reprend son souffle et aperçoit une fraise des champs qui pousse sur le flanc de la falaise. Il la prend, la regarde, la sent et finalement la déguste avec lenteur en se disant : « C’est la meilleure fraise que j’ai goûté de ma vie ». Souvent, nous sommes pris entre tigre et lion, entre un passé difficile et un futur incertain. La capacité de profiter de chaque joie que nous apporte le moment présent s’avère alors une habileté capitale pour continuer à être heureux et à profiter de la vie.

Pour développer cette attitude de bonheur, il est important de lâcher prise sur le passé, de le guérir. Il est important aussi de se préparer au futur avec confiance et sérénité, confiance en soi et en l’univers. Comme disait avec humour un de mes amis : « Le pire n’est pas toujours certain ». Profiter du moment présent peut nous aider à atteindre sérénité et confiance.

Une cliente atteinte d’un cancer terminal me confiait : « Je regrette de mourir, mais grâce à ce cancer, je peux aussi dire que j’ai vécu les deux plus belles années de ma vie. Lorsque j’ai su que la mort m’attendait, j’ai fait la paix avec mon passé parce que j’ai réalisé le peu d’importance de ces querelles de famille, je n’ai jamais pris autant de risques, je n’ai jamais trouvé le ciel si bleu, je n’ai jamais vécu avec autant d’intensité et autant apprécié chaque chose que je vois ». Pourquoi attendre? Ne sommes-nous pas tous des êtres de passage?

Les gens heureux ont, plus que les autres, développé l’aptitude à voir le beau, le positif dans les événements et dans les gens. Ma petite fille de deux ans, riant de bonheur, me déclare : « Oh Maman! C’est une belle journée : les poubelles vont passer et il reste une pâtisserie d’hier dans le frigidaire ». (Regarder fonctionner les camions qui ramassent les ordures constituait une fascination permanente pour elle) À son image, les gens heureux se permettent un regard neuf, un regard d’enfant sur le monde. Ils admirent la belle feuille d’automne tombée sur la vitre de leur automobile ou l’amour d’un père qui fait traverser la rue à son enfant en le tenant par la main. Ils s’intéressent à tout ce qui les entoure, ils sont curieux de tout. Ils veulent apprendre, voir, connaître, comprendre, goûter. Cette attitude d’émerveillement, de curiosité les amène à développer des intérêts, des passions, des connaissances qui, à leur tour, leur permettent de trouver des choses intéressantes partout où ils vont.

Les gens heureux savent que chacune de nos phrases a un impact. Les mots sont des transporteurs d’énergie. Ils augmentent notre force et celle des autres, ils touchent et affectent nos cœurs, nos corps et nos âmes. Ils utilisent donc la parole pour signaler les forces et la beauté de ce qui les entoure. Ils prennent le temps d’exprimer leur excitation, leur émerveillement, leur gratitude et leur curiosité.

Ils ne disent pas : « Comment peut-il penser comme cela? Ça n’a pas de sens! ». Ils disent : « Tiens, c’est intéressant, il pense différemment de moi, comment en est-il arrivé à ce point de vue? ».

Ils manifestent de l’ouverture face à tout ce qui se passe autour d’eux et prennent le temps de s’arrêter et d’apprécier, de savourer. Ils remercient non pas par politesse, mais parce qu’ils apprécient vraiment tout ce que la vie et les gens leur apportent. Et cette gratitude a comme premier effet non pas de combler les autres, mais bien de les combler eux-mêmes de joie. Ils choisissent de focusser sur ce qu’ils ont au lieu de focusser sur ce qu’ils n’ont pas.

Et même face aux gens qui critiquent, il est possible de s’émerveiller, d’apprécier leur capacité à voir sans cesse ce qui pourrait être amélioré. Et d’ailleurs, rien de les transforme plus qu’un grand sourire devant leur critique et un joyeux (et sincère) : « Merci beaucoup de ton commentaire, je vais en profiter pour m’améliorer » ou le cas échéant : « Merci de porter autant d’attention à ce que je fais ». Même si je dois avouer que de temps en temps je préfère éviter ces gens qui voient toujours le ver dans la pomme.

Cette attitude d’émerveillement, je dirais d’enfance, nous amène aussi à être capable de jouer, de nous amuser, de rire, parfois même au cœur des choses les plus difficiles. Les gens sont toujours attirés par les gens qui rient. Ils sentent instinctivement que cela leur fait du bien. Une des pionnières du travail sur le rire disait : « Ce n’est pas parce que je suis heureuse que je ris, c’est parce que je ris que je suis heureuse ». Cette phrase illustre bien cette attitude où l’on choisit de rire, d’être positif, de s’émerveiller et ce choix nous mène au bonheur. Par exemple : dans une tempête de neige, la circulation est super lente, je suis en retard et un peu de mauvaise humeur. Je choisis d’admirer la beauté des flocons de neige qui tombent, de rire en repensant à un souvenir heureux et tout d’un coup, je suis de bonne humeur.

Il ne s’agit pas de nier les problèmes, mais bien de vivre avec, en gardant sa joie intérieure. Un sage chinois disait : « Pour atteindre une véritable paix de l’esprit, nous devons reconnaître nos fautes et nos erreurs. Nous devons entendre toutes les bombes qui font tic-tac dans nos armoires intérieures et jouir de notre Éden malgré tout. Ce n’est pas l’absence de problème, mais bien comment on vit les problèmes qui est la clé ».

Comme toute autre habileté, cette attitude d’émerveillement est une discipline, une discipline qui demande de faire des choix avec constance et courage. Chaque choix est un pas sur le chemin du bonheur.

En résumé, je voudrais vous donner les dix conseils suivants pour vous aider à pratiquer cette attitude d’émerveillement :

  • Regardez le beau, le positif et parlez-en.
  • Permettez-vous un regard neuf sur le monde.
  • Utilisez l’humour pour dédramatiser.
  • Intéressez-vous à ce qui vous entoure, soyez curieux de tout.
  • Continuez sans cesse d’apprendre.
  • Considérez tout ce qui vous arrive comme une occasion d’apprentissage, de croissance.
  • Osez être vous-même et suivre vos fantaisies.
  • N’arrêtez jamais de jouer, de vous amuser, de rire.
  • Prenez le temps de vous rappeler vos souvenirs heureux.
  • Prenez le temps de savourer les joies de la vie, de vivre à fond le moment présent.

Journal d’une psy

Une petite sandale rouge tremble doucement dans ma main. Et, je reprends le chemin des souvenirs… Ma fille Anne-Isabelle avait presque trois ans. Ce matin-là, nous partions magasiner pour lui acheter des souliers. Elle courait et sautait autour de moi, pleine de vie et de joie. Au magasin, elle voit une paire de petites sandales d’un beau rouge vif. Des souliers de fantaisie…

À cette époque, j’étais une femme sérieuse, raisonnable et prévoyante. J’avais l’intention d’acheter des bottines brunes lacées. Des bottines hautes qui tiennent bien le pied et protègent la cheville. Vous ne le croirez pas, mais, à l’époque, c’est ce que tous les enfants portaient et les souliers de fantaisie étaient rares, cher et réputés mauvais pour la posture. Je croyais être une bonne mère en persuadant ma fille d’acheter des bottines brunes lacées. « C’est mieux pour ta santé. Tu verras quand tu seras grande, tu me remercieras d’avoir pris soin de ta posture et de tes pieds. Sois raisonnable! » Durant toute mon enfance ma mère m’avait répété : « Sois raisonnable, pense au futur ».  Mais ma petite fille pleine de vie de me répondre : « Non maman, je veux les avoir tout de suite. Je veux pas être contente quand je vais être grande. Je veux ces souliers rouges là maintenant. »

Ça ne m’étonnait pas d’elle. Elle voulait toujours vivre intensément comme s’il n’y avait pas de lendemain. Un jour, je lui avais offert le choix entre deux friandises. Elle m’avait regardée comme si j’étais une simple d’esprit et m’avait répondu : « Mais voyons donc maman, tu sais bien que je veux tout dans la vie ». Pas un simple « je veux les deux », non!, un définitif « je veux tout ». Finalement, nous avons acheté les deux paires, tout en prévenant ma fille que les rouges seraient des « souliers du dimanche ».

Anne-Isabelle a mis ses sandales rouges et nous sommes parties rejoindre son père au chalet. Sur le chemin, un terrible accident est arrivé. Je me suis retrouvée à l’hôpital pour de longs mois et de multiples opérations et ma fille à la morgue. Je ne l’ai jamais revue.

Deux mois plus tard, quelqu’un m’a rapporté une des sandales rouges retrouvée dans le champ près du lieu de l’accident. Et, j’ai regardé ce soulier en pensant : OH mon Dieu!, moi qui voulais tant qu’elle soit raisonnable et pense à son futur. Elle n’a pas eu de futur! Il me faut apprendre à vivre dans le moment présent… maintenant. Vivre dans le moment présent, c’est une attitude qu’elle maîtrisait totalement. Ma voisine qui avait pourtant huit enfants à elle et aurait dû être blasée me disait : « Quand Anne-Isabelle passe, j’arrête et je la regarde. Cette enfant-là, elle ne marche pas, elle danse. On dirait toujours qu’elle danse de joie. »

J’avais oublié de danser. J’étais tellement préoccupée par le futur, par les choses à faire, par les décisions à prendre petites et grandes, par la bonne éducation de mes enfants, par mon travail, par mon conjoint que j’oubliais de m’arrêter. De m’arrêter pour doucement jouir de la vie et pour être tout simplement. Et aujourd’hui, je fais du ménage et je retrouve ce petit soulier. Je crois que j’oublie encore de vivre le moment présent et de danser. Le petit soulier rouge refait surface pour me rappeler l’essentiel. Régulièrement, je repars dans mes peurs : la peur de manquer, la peur de ne pas être correcte, la peur de ne pas être aimée si je ne fais pas ceci ou cela ou si je ne suis pas comme ceci ou cela. J’oublie qu’il n’y a que deux choix : la peur ou l’amour. L’amour de la vie, la pleine absorption dans le moment présent, le choix de vivre pleinement maintenant sans regrets et sans exigences. (des préférences, bien sûr, mais pas des exigences). Ce qui ne veut pas dire que je ne pense pas au futur ou au passé, j’y pense différemment tout simplement. En m’appliquant à vivre chaque instant, chaque personne, chaque expérience en lui donnant son plein potentiel de vie maintenant. Je cherche moins à contrôler et plus à accepter moi, les autres et les événements. Moins de bottines brunes lacées et plus de souliers rouges.

Contrôler, c’est un travail de peur, loin de la générosité de la vie. Accepter, c’est un travail d’amour, c’est un travail d’accueil. Moi, les autres, les événements ne sont pas tels que je les préférerais, et c’est très bien ainsi. Je peux accepter la différence entre la vraie vie et mes plans soigneusement bâtis. Lorsque j’accepte et que j’accueille, c’est plus agréable bien que pas toujours facile. Je sais, je sais, ce n’est pas facile, mais ça génère plus de paix et de joie intérieure. Ma belle Monique, la vie est courte, sors ta vaisselle du dimanche! N’oublie pas de danser, car c’est dimanche à chaque jour!

Une leçon de vie pour le moins inattendue…

En 2006, je me décide, je demande un éventuel congé sabbatique à mon employeur, car je suis blasée de travailler, je n’y trouve plus aucun intérêt, à part l’aspect financier. Je débute donc, en mai 2008, mon congé sabbatique pour une période de deux années. Je me sens comblée de bonheur, je prends le temps de déguster de délicieux cafés, je me remets à faire de la peinture à numéros (!), je lis tous les livres qui m’interpellent. En un mot, je profite pleinement du temps libre qui m’est accordé, je m’amuse à faire toutes les activités que j’aime.

Six mois passent, et à ma grande surprise, l’ennui s’installe insidieusement et je ne sais plus trop que faire de mes journées. J’ai l’impression d’avoir fait le tour. Je tourne en rond dans la maison, je procrastine sur les travaux de peinture et de rénovation que je voulais effectuer lorsque je travaillais, mais que je reportais faute de temps…

Un matin, je me réveille avec la déprime peinte sur le visage. Comme je n’ai rien de mieux à faire, je sors à l’extérieur prendre du soleil en espérant que cela me remontera un peu le moral. J’ouvre la porte de l’enclos de Kina, notre labrador blonde, pour la faire courir un peu en lui lançant la balle. Pour une des premières fois, je réalise (nous avons cette chienne depuis 3 ans, mais ça c’est une toute autre histoire…) qu’elle est enthousiaste, qu’elle saute de joie, de bonheur. Elle attend intensément que je saisisse la balle pour lui lancer comme si c’était la première et dernière fois qu’elle allait l’attraper et me la ramener, pour finalement recommencer avec la même frénésie ce jeu répétitif et bien banal.

Intriguée par ce comportement débordant d’entrain et de gaieté, je décide de lui faire passer quelques tests. Je lui sors sa laisse et je constate le même enthousiasme, la même joie de vivre, même si à tous les jours nous parcourons, plus souvent qu’autrement, le même trajet dans notre quartier. Par la suite, je dépose sa laisse et j’entre dans la maison pour y prendre un aliment que je tiens dans la paume de ma main. Je lui fais sentir sans lui donner pour observer sa réaction. Curiosité, enthousiasme, impatience de goûter à ce nouvel aliment. Je suis surprise, pour moi, ce n’est qu’une banale petite carotte…

Bon là, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas chez moi. D’accord, il n’y a rien à s’enthousiasmer à courir après une balle, à marcher en laisse ou à manger un quelconque légume… Mais peut-être que je passe à côté de l’essentiel de la vie, soit la simplicité et la joie du moment présent, qu’un animal est capable d’accueillir pleinement.

Cette chienne ne correspond pas aux critères de beauté avec sa bosse sur la tête, son grand nez et ses grandes oreilles, ses dents qui jaunissent avec l’âge… Mais elle s’en fiche, elle ne veut que participer à la vie, alors que j’attends d’atteindre la perfection physique que je me suis promise d’avoir un jour avant d’être bien et heureuse… Utopie de ma part.

C’est vrai, j’admets qu’elle n’a pas d’ego, ni la conscience d’être qui elle est…, mais elle est, à ce niveau, beaucoup plus libre que moi.

Depuis cette journée particulière, dès que je sens cette sensation de déprime revenir, je retourne voir ce maître paisible et heureux dans sa niche et je lui laisse m’apprendre les leçons de base de la vie pour accéder finalement au bonheur d’être tout simplement.

Conclusion de cette histoire : Lorsque le disciple est prêt, le maître arrive… parfois sous une forme inattendue et poilue, soit sous la forme d’un chien!

Mon Amour – Hymne à la vie

Aujourd’hui, j’ai tellement envie de te dire combien je t’aime. Toi, qui à chaque instant est là, présente en moi. Toi qui habite mon cœur, nourrit mon âme. Toi qui sans artifice, m’aimes, m’accompagnes.

Je te regarde, et mes yeux s’animent. Des étincelles de joie, de vie sont perceptibles. Mon cœur palpite. Mon sang circule à une vitesse folle. J’ai toujours le goût de toi. Le goût d’être là avec toi, de te sentir, de te vivre. Je te regarde et je me sens vivre, presque ivre.

Parfois, tu me perturbes. D’autres fois, tu me fais pleurer. Certaines fois, tu me blesses profondément. Tu touches mes valeurs, mes croyances. Tu m’ébranles. Tu me chavires. Tu me rends, parfois, un peu fou. Mais, au fond, je t’aime.

Je t’ai toujours aimé. Tu me fais rire. Sans cesse, tu crées, juste pour moi, de merveilleux bouquets d’émotions. Tu es là, tu me prends la main, et tu m’amènes sur des sentiers inexplorés. Tu me guides, car tu m’aimes vraiment, totalement, inconditionnellement. Tu me parles d’éternité quand je me sens limité. Tu me dis, crois, espère, avance à ton rythme, mais marche mon amour. Sans fin, tu souffles, tu respires pour moi, en moi.

Parfois, je désespère de toi. Tu me quittes, l’espace d’un instant, et je ne suis plus le même. Tu sais si bien m’amener vers le meilleur. Le meilleur de moi. Le meilleur de toi. Je t’aime tant. Tu te fais belle, charmante, charmeuse. Tu me séduis. Tu m’ensorcelles. Tu te présentes, toute naturelle, vraie, authentique. Je perds pied. Je cède, car je t’aime mon amour. Aujourd’hui, je romps le silence. Je veux que le monde entier le sache. Je ne peux plus me cacher, te cacher. Je t’aime trop. Je veux le crier sans fin, sans cesse; je t’aime, toi, la vie.

« La petite »

Plus je vieillis… plus je réveille « la petite » avec moi le matin…

Vous savez celle qui habite à jamais avec nous… celle qui est déterminée à être heureuse… celle qui vit la joie même pendant les jours tristes.

On l’appelle maintenant notre enfant intérieur. En prenant de la maturité, en fonctionnant dans le monde adulte avec tout ce que cela comporte, il n’y a pas souvent de place pour « la petite ».

Par ce magnifique temps de grands changements, de belles transformations, on a plus que jamais besoin de rire, de jouer, de badiner avec la vie.

Ce qui veut dire qu’on peut être efficace et drôle, sérieux et innocent, responsable et léger.

« La petite » rappelle de toujours chercher le jeu, et d’être présente simplement. C’est une vraie source d’énergie dont nous avons besoin en vieillissant. N’est-ce pas!?

Grandir avec son enfant intérieur, quelle joie!

Dans les moments de noirceur, c’est ma petite qui vient à moi et me ramène à cet endroit à l’intérieur de moi où il fait toujours beau, où le monde est ce que je veux qu’il soit.

Et vous savez quoi?

Le soir, nous nous endormons ensemble et proche.

Merci « la petite », je me remercie aussi de ne pas t’oublier!

Et vous??

Idées inspirées de la carte de Tarot Le soleil

Méditer en riant? Bien sûr!

Bien des gens seraient surpris de considérer le rire comme une forme de méditation. Et pourtant, rire n’est pas seulement une des façons les plus simples de méditer, mais aussi l’une des plus puissantes. Rire est l’une des actions qui impliquent à la fois le corps, les émotions et l’esprit. Lorsque nous rions, nous nous abandonnons immédiatement au moment présent pour transcender le stress mental et physique. Pratiquée le matin, la méditation du rire peut rendre la journée entière plus joyeuse. Pratiquée en soirée, la méditation du rire a un effet relaxant qui inspire des rêves plaisants!

Le Yoga du rire est une méthode qui permet justement de pratiquer la méditation du rire – au moment de la dernière phase des séances. La méditation du rire est sans aucun doute une excellente façon de vivre intensément dans l’instant présent et d’être connecté à son corps. À quoi pensons-nous pendant que nous sommes en train de rire à ce moment? À rien! Rire procure des effets positifs qui opèrent autant au niveau psychique que physique. C’est aussi une manière agréable de relâcher les tensions. Apprenez à rire « dans l’instant présent » et vous verrez que la joie est toujours en vous!

Les yeux de l’âme

Deux hommes, tous les deux gravement malades, occupaient la même chambre d’hôpital. L’un d’eux devait s’asseoir dans son lit pendant une heure chaque après-midi afin d’évacuer les sécrétions de ses poumons. Son lit était à côté de la seule fenêtre de la chambre. L’autre homme devait passer ses journées couché sur le dos. Les deux compagnons d’infortune se parlaient pendant des heures. Ils parlaient de leurs épouses et familles, décrivaient leur maison, leur travail, leur participation dans le service militaire et les endroits où ils avaient été en vacances. Et chaque après-midi, quand l’homme dans le lit près de la fenêtre pouvait s’asseoir, il passait le temps à décrire à son compagnon de chambre tout ce qu’il voyait dehors. L’homme dans l’autre lit commença à vivre pour ces périodes d’une heure où son monde était élargi et égayé par toutes les activités et les couleurs du monde extérieur.

De la chambre, la vue donnait sur un parc avec un beau lac. Les canards et les cygnes jouaient sur l’eau tandis que les enfants faisaient voguer leurs bateaux, modèles réduits. Les amoureux marchaient bras dessus, bras dessous, parmi des fleurs aux couleurs de l’arc-en-ciel. De grands arbres décoraient le paysage et on pouvait apercevoir au loin la ville se dessiner. Pendant que l’homme près de la fenêtre décrivait tous ces détails, l’homme de l’autre côté de la chambre fermait les yeux et imaginait la scène pittoresque.

Lors d’un bel après-midi, l’homme près de la fenêtre décrivit une parade qui passait par là. Bien que l’autre homme n’ait pu entendre l’orchestre, il pouvait le voir avec les yeux de son imagination, tellement son compagnon le dépeignait de façon vivante. Les jours et les semaines passèrent. Un matin, à l’heure du bain, l’infirmière trouva le corps sans vie de l’homme près de la fenêtre, mort paisiblement dans son sommeil. Attristée, elle appela les préposés pour qu’ils viennent prendre le corps.

Dès qu’il sentit que le temps était approprié, l’autre homme demande s’il pouvait être déplacé à côté de la fenêtre. L’infirmière, heureuse de lui accorder cette petite faveur, s’assura de son confort, puis elle le laissa seul. Lentement, péniblement, le malade se souleva un peu, en s’appuyant sur un coude pour jeter son premier coup d’œil dehors. Enfin il aurait la joie de voir par lui-même ce que son ami lui avait décrit. Il s’étira pour se tourner lentement vers la fenêtre près du lit. Or tout ce qu’il vit, fut… un mur!

L’homme demanda à l’infirmière pourquoi son compagnon de chambre décédé lui avait dépeint une toute autre réalité. L’infirmière répondit que l’homme était aveugle et ne pouvait même pas voir le mur. « Peut-être, a-t-il seulement voulu vous encourager », commenta-t-elle.

Épilogue…

Il y a un bonheur extraordinaire à rendre d’autres heureux, en dépit de nos propres épreuves. La peine partagée réduit de moitié la douleur, mais le bonheur, une fois partagé, s’en trouve doublé. Si vous voulez vous sentir riche, vous n’avez qu’à compter, parmi toutes les choses que vous possédez, celles que l’argent ne peut acheter.

Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi il s’appelle le présent.

Provenance : http://www.geocities.com/klodet.geo/cadeau.htm

La liberté

La vie, c’est la respirer en toute circonstance, en tout moment. Que la fleur qu’on te présente soit ouverte ou fermée, elle a son odeur, sa forme, son unicité. Il suffit de l’apprivoiser, de l’expérimenter pour ensuite la laisser partir et la laisser changer. Tu peux choisir d’être la tige ou le pot. Mais là tu la portes, tu en deviens responsable et tu perds ta propre force. Deviens simplement le jardin qui savoure toutes les différentes fleurs sans en posséder une. Dieu est notre jardin et nous sommes tous les semences pour devenir qui l’on veut et ce que l’on veut. Qui es-tu dans le jardin de la vie? As-tu semé la liberté de vivre et de goûter en acceptant ce qui se présente devant toi. On se faufile tous dans une danse de partage, sans jamais rester à la même place. C’est la confiance et la foi qui nourrissent la terre sous nos pieds et qui nous amènent là ou l’âme nous dirige. L’esprit veut simplement faire l’expérience de notre expression vers le chemin de la connaissance de notre divinité.

Oublie pour un instant ton corps physique. Que reste-t-il? Un grand soleil lumineux qui possède l’Intelligence Suprême. C’est dans cette sphère qu’on doit se baigner par l’intuition pour nous guider à chaque tournant. À ce moment-là, on n’a plus à prier Dieu, on le devient. Quand cette conscience s’intègre, l’expansion de notre être attire exactement les énergies qui forment un pont qu’on traverse, laissant derrière les barrières que l’humain crée. Ça c’est la liberté. Accepter d’être éclairé par les rayons de notre soleil intérieur et choisir, décider la joie qui a toujours été dans chacune de nos cellules.

Ce sanctuaire privé qu’on a tous ne connaît que la joie. Quand on s’y connecte, le reste est farfelu, insignifiant. On coule avec les évènements sachant qu’ils m’amènent au bout de mon être, là où l’on veut tous s’y rendre. J’y suis déjà à chaque fois que je suis consciente, que je prends part à la nature, aux cours d’eau, aux caresses du vent, à respirer la vie.

L’Intelligence existe en tout. C’est une toile qui tisse chaque mouvement. Cette Intelligence, si je la reconnais, elle me porte comme un nuage. Je reste alerte et je m’amuse dans l’illusion du quotidien, détachée, le cœur ouvert à vivre l’expérience présentée. Car chaque expérience, c’est moi qui l’ai créée. Je choisis par mes pensées. Donc, la grande question est « qu’est-ce que je veux au niveau de mon être et non pas de l’avoir? » Mais en premier, je choisis de m’aimer. L’amour, étant la fabrication de la vie, me donnera tout si mes choix sont dans l’amour.

La beauté attire la beauté. Devenir un enfant émerveillé m’entourera que de beauté. Choisir consciemment élimine les peurs.

J’ouvre grand le cœur laissant aller les résistances de l’humain, car ma divinité est le conducteur dans ma direction de vie. Je saute, j’y vais, je fonce, je ris, je crée, j’expérimente. Comme l’enfant qui joue dans un parc de jeux. Que je me sens libre quand je respire cette aventure en amour avec le tout. Je suis….qui je suis.

Voilà, laisse-toi aller, vas-y, sois libre et ouvert.

Devenons des cocréateurs de… notre journée!

Bien des gens qui se disent esclaves de leur supposé destin, subissent leur vie dans une passivité dont ils se targuent même parfois. Pour eux, attendre et ne rien faire est signe de grande spiritualité. Pourtant, leur passion est éteinte puisqu’ils n’ont rien à créer. Nous sommes nés pour créer, non pour être dominés, ni par un dieu, ni par un humain. L’attente passive est dénuée de passion. La création est donc le but de notre incarnation sur cette terre. Si, par exemple, on se demande le matin ce que la vie va nous apporter dans la journée, réalisez-vous qu’on est encore dans l’attente? On est dans l’expectative que quelque chose d’extérieur nous arrive et fasse les choses à notre place – la pensée magique. Cette façon de penser n’est pas mauvaise en soi, à condition que nous ne restions pas inactifs. En restant ainsi trop longtemps sur le mode « attente », on prend le risque de passer à côté de quelque chose d’important si on n’est pas suffisamment alerte. En effet, on a beau croire et clamer à qui veut nous entendre que l’on mérite tous les cadeaux de la vie, encore faut-il avoir l’intuition, la sagesse et la capacité de les reconnaître quand ils passent pour pouvoir les accueillir à bras grands ouverts.

Mais, il existe aussi une autre alternative très intéressante : créer sa journée. Cela se fait au petit matin, lorsqu’on n’est pas totalement réveillé, à l’instant où l’Esprit réintègre le corps après une nuit de sommeil. C’est un ingénieux réflexe à développer qui porte bien des fruits lorsque vraiment intégré. Avez-vous remarqué que lorsque vous sortez du sommeil, il y a un espace-temps très subtil entre le moment où vous êtes encore dans le monde du rêve, et celui où vous devenez conscient? Dans ce court laps de temps, on ouvre habituellement un œil et, pendant un instant, scrutant sa chambre, on se cherche des repères, on se demande où on est, comme si on venait d’atterrir sur le sol d’un pays étranger après un long voyage.

En fait, c’est vraisemblablement ce qui se passe… C’est donc à cet instant précis qu’il faut réagir promptement et créer la journée à venir, la bâtir exactement comme on veut qu’elle soit. Il faut, par contre, agir rapidement avant que le mental ne se mette de la partie et fasse des siennes pour tout bousiller. Ce qu’on a à faire alors, c’est de prévoir (pré-voir) avec le plus de précision possible tout ce qu’on désire qu’il nous arrive. Je ne parle pas ici de souhaiter, ni d’espérer, mais de mettre en place clairement dans notre tête des évènements, des gens ou des situations qui, durant la journée, sauront nous procurer plaisir et satisfaction. Pour vous aider dans votre démarche, voici quelques exemples de phrases que l’on peut utiliser. Faites-le évidemment dans vos propres mots, car il ne s’agit surtout pas de prendre une feuille et d’en faire la lecture. Il serait déjà trop tard de toute façon. Ce n’est pas non plus de la visualisation dont je vous parle, mais de l’utilisation consciente de la force des mots, de la puissance de SES propres mots, et ceci, dans son expression la plus simple.

Remettons le tableau en place : aussitôt qu’on sort de notre léthargie nocturne, alors que la vie consciente entre en nous, on laisse les yeux fermés, on sourit – ça aide à ouvrir son cœur – et on se dit par exemple : « Aujourd’hui, je vais rencontrer des personnes très intéressantes. Aujourd’hui, je vais relever de magnifiques défis qui m’apporteront une satisfaction incroyable. Aujourd’hui, je vais constamment baigner dans la félicité. Aujourd’hui, je serai rempli d’une impérative majesté, etc. ».

En voici d’autres dans lesquelles vous pouvez puiser votre inspiration : « Je vibre et je déborde de délice, de joie, de contentement, de volupté, de bien-être, de bonheur, de délectation, de plaisir, de ravissement, d’extase, d’admiration, de contemplation, d’émerveillement, de béatitude, de jouissance, d’enchantement, d’aise, d’euphorie, d’allégresse, de liesse, de jubilation, etc. » Il suffit de laisser les mots vous imprégner de façon répétée, d’y mettre toute votre conscience et, par le fait même, de les animer d’énergie pour qu’ils se matérialisent et prennent vie. Après seulement quelques tentatives, vous verrez déjà des petits miracles apparaître dans vos journées. Et, le soir, avant de vous endormir, prenez le temps de vous remercier vous-mêmes de vous être permis de créer tout ça. Ainsi, le lendemain matin, vous serez plus apte à reprendre là où vous avez laissé la veille.

Dans la routine de notre quotidien, nous devenons vite programmés et prévisibles dans nos attitudes, habitués que nous sommes à tout anticiper, à revivre les mêmes événements, à orchestrer les mêmes scénarios dans nos journées. Hélas! la répétition que nous créons finit par nous ennuyer et nous nous demandons pourquoi! Nous projetons inconsciemment dans notre vie de tous les jours notre passé rempli de sécurité – parce que nous le connaissons, et cela, qu’il ait été joyeux ou souffrant. Nous vivons alors passivement et nous nous embourbons sans nous en rendre trop compte dans une conception achevée de nous-mêmes. Nous sommes ainsi conditionnés mentalement à être ce que nous sommes depuis toujours, jour après jour, selon nos expériences acquises et ce qu’on accepte comme étant la réalité, car c’est tout ce que l’on connaît.

S’éveiller à la passion de vivre et mordre dans la vie consiste à se rendre compte que nous ne sommes PAS un produit de notre réalité ancienne, mais une présence qui produit SA propre réalité. Quoiqu’en disent certains intellectuels, notre mental ne demeure au fond qu’un instrument primaire de survie. Comme une machine, il est sollicité à chaque instant à négocier avec la réalité extérieure pour répondre le plus efficacement possible à nos différents besoins du moment. Inlassablement, il déroule un programme « sûr », sans variation, pour ne rien perturber. Le mental a horreur de l’imprévu…

Mais personne n’est obligée de se présenter pareil à elle-même jour après jour, sinon c’est l’engourdissement, le sommeil ou pire, la mort – intérieure ou même physique – qui la guettent. Le passionné est un explorateur de voies nouvelles qui, pour cela, se garde en constant mouvement. Il sait que sa nature véritable consiste à avancer, à pas de géant ou à tâtons, peu importe, au cœur d’un univers inconnu aussi fascinant qu’imprévisible. Ne pas créer sa réalité, c’est répéter inlassablement la même réalité donnée, car ce n’est que notre attitude qui précède la teneur de toute décision. La fantaisie, l’impulsivité d’action, la folie douce, l’émerveillement sont les différents moyens mis à notre disposition pour nous surprendre nous-mêmes, pour attirer vers nous les gens et les évènements susceptibles de nous épanouir davantage, et cela, sur une base prolongée. Ce n’est que notre attitude qui engendrera toute occurrence dans notre réalité, qui s’optimisera dans notre subconscient pour rendre la réalité plus adéquate à ce que l’on est et à ce à quoi on aspire – dans le positif comme dans le négatif, il va sans dire. En d’autres termes, nous rendons ainsi conscient… notre subconscient!

Une dernière chose avant de clore le sujet. Les qualificatifs utilisés dans nos affirmations matinales sont très importants, car ils servent à fournir l’énergie affective nécessaire à la réalisation de nos vœux. Plus on ressentira profondément l’effet de nos demandes, plus celles-ci auront de chance de se manifester. La Source est toujours prête à donner. Nous seuls faisons la mesure!

Deux bébés discutent

Bébé 1 Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement?

Bébé 2 Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.

Bébé 1 Pffff… tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement! À quoi ressemblerait une vie hors du ventre?

Bébé 2 Eh bien, il y a beaucoup d’histoires à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

Bébé 1 Mais c’est n’importe quoi! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu de revenant de cette autre vie… donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter.

Bébé 2 Et bien, permets-moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Bébé 1 « Maman »? Tu veux dire que tu crois en « maman »??? Ah! Et où se trouve-t-elle?

Bébé 2 Mais partout, tu vois bien! Elle est partout, autour de nous! Nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 C’est absurde! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.

Bébé 2 Je ne suis pas d’accord, ça c’est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante. On peut sentir quand elle caresse notre monde. Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement…

Auteur inconnu