Voie directe de libération

Comme la paix est de l’esprit, toute réconciliation ne peut survenir qu’à ce niveau. Malgré les multiples conflits apparents, chacun d’entre eux représente une seule cause. Quelle que soit l’apparence, un conflit symbolise avant toute chose une idée d’opposition.

L’Esprit est Amour. Toute expression de non-amour, sous n’importe quelle forme, reflète une résistance au Divin Amour, car le souhait fondamental de l’ego est de remplacer Dieu. Toute trace de culpabilité, indépendamment des apparences, dépend de ce désir oublié, profondément enfoui dans l’inconscient.

À cause de l’oubli, chacun ressent la culpabilité et la peur, ignorant leur origine. Au sein des familles, le jeu de culpabilisation entre en scène dès la tendre enfance, car la culpabilité demande punition. Pour se défendre contre la peur d’être puni, chacun cherche à responsabiliser quelqu’un d’autre à sa place. Ce système de pensée, projeté dans ses relations, renforce la culpabilité et la peur du futur. De toute évidence, ce mécanisme de défense ne peut qu’envenimer les relations, multipliant les conflits incessamment.

Mais quand l’amour du Soi inspire l’Esprit à la suite d’une prière, personne n’est jugée ni exclue, car les corps sont neutres, dans le sens où les corps suivent l’esprit juste [amour] ou l’esprit faux [peur] qui les dirige. Le corps est un mécanisme d’apprentissage pour l’esprit qui se croit séparé de ses projections.

Juger quelqu’un, c’est projeter sur un corps les effets de la culpabilité inconsciente : peur, anxiété, insécurité, dépression, doute, etc. La projection de la culpabilité ne la fait pas disparaître, mais la renforce et renforce l’ego qui dépend de cette défense puisque l’ego ne peut survivre sans jugement. Culpabilité et jugement ne peuvent exister l’un sans l’autre. Comme la culpabilité est le fondement de la race humaine, impulsivement, chaque individu juge quelqu’un ou quelque chose.

À l’inverse, le Soi ne juge jamais les conséquences de pensées qui rejettent Son amour, sachant que tout ce qui n’est pas aimant est un appel à l’aide et à la guérison. Or, la solution à toute forme de conflit est le non-jugement. Le véritable pardon est non-jugement. Quand la conscience s’abstient de juger, elle est spontanément inspirée par l’amour du Soi. Il n’y a pas d’autre option, car le Divin Esprit est Amour.

Le vrai et le faux ne peuvent coexister en même temps. C’est l’un ou l’autre. S’opposer à la réalité ne peut la changer, mais fait paraître réelles des erreurs de pensée (oppositions). Par exemple, toute forme de souffrance symbolise une résistance à l’amour de soi. Le monde n’est pas cause de souffrances, mais le reflet extérieur des résistances de l’esprit faux de l’ego. Les idées ne quittent pas leur source. Tout survient dans l’esprit. Tout se dissout en lui.

En suivant la voie du pardon (non-jugement), là où la haine est perçue, l’amour apparaît, reflétant son changement d’esprit. C’est le miracle. Changer d’esprit signifie le mettre à la disposition de la véritable Autorité. Le pardon corrige les fausses perceptions, projections de l’ego, laissant entrevoir l’impeccable amour de Soi uni au Créateur.

Observer les réactions de l’ego sans jugement incite la conscience à abandonner ses résistances. La façon est simple. Au lieu de donner suite aux défenses de l’ego, on peut prendre du recul. Dans ce renoncement à l’attaque, l’esprit uni à l’amour du Soi reste en paix, indépendamment des événements. C’est la voie directe de libération, sans intermédiaire.

De tout cœur, merci pour l’Aide reçue. Namasté.

Les relations : aller au-delà de notre zone de confort

« La nécessité d’interagir est profondément enracinée dans notre code génétique. Tellement que l’absence de connexion sociale déclenche des cloches d’alarme primaires semblables à la faim, la soif et la douleur physique. »
– John Cacioppo, professeur, fondateur et directeur du Centre de neurosciences cognitives et sociales de l’Université de Chicago

En tant qu’êtres humains, nous n’étions pas conçus pour être solitaires. Nous avons naturellement évolué pour survivre en communauté ou au sein de tribus. Une vie sociale est essentielle à notre survie et elle mène même à la longévité selon des recherches réalisées par National Geographic (The Blue Zones). Pourtant, même dans un contexte d’abondance sociale, on peut souvent ressentir un sentiment de solitude profonde dans notre vie.

Notre esprit est puissant et peut nous fournir de bonnes raisons de nous isoler et, ainsi, garder closes les portes de notre intimité; c’est ainsi qu’on repousse un potentiel de joie et de tendresse. Cette solitude nous donne l’impression d’être plus sécurisés. Et pourtant, parfois sans même qu’on se l’admette, cette solitude peut être fondée sur une profonde tristesse.

Même dans le domaine de la spiritualité, nous pourrions trouver de bonnes raisons de rester isolés. Pourtant, ces portes fermées protègent souvent des blessures non cicatrisées, et nous pouvons vivre toute une vie en les consolidant.

Il existe cependant un processus naturel pour se libérer de ressentiments, de blessures et de la négativité. Nous avons la capacité d’être présents, de vivre l’amour et la bonté, sans jugement. Nous pouvons honorer nos sentiments et apprendre à accéder à une partie plus profonde et plus libre en nous.

Le jugement est souvent à la base de ces portes closes. Nous nous jugeons nous-mêmes, ou nous jugeons les autres; ce faisant, nous nous fermons, nous nous tenons tout simplement à l’écart. Je me suis rendu compte de ce principe dans ma vie. Jeune femme, je trouvais des façons de rester à l’écart du monde, et cette timidité créait en moi un certain sentiment d’impuissance et de tristesse.

J’ai appris qu’il est plus facile que je ne le pensais d’ajouter à ma vie une perspective positive et chaleureuse. Je me suis rendu compte qu’abandonner la lourdeur des jugements me permettait d’être plus présente, plus réceptive, plus reconnaissante. Alors, j’ai vu les portes de l’amitié et de l’amour s’ouvrir.

En pensant à cette possibilité en méditation, j’ai pu réaliser que la séparation est d’origine superficielle. Comme il est triste de vivre une vie individualiste! Et cela m’a donné envie d’ouvrir encore plus grand mes portes. Être présente, avec gentillesse et compassion. Car l’amour est sûrement l’émotion la plus importante sur terre. L’amour nourrit l’âme, la nôtre et celle des autres. L’amour guérit le corps et l’esprit, car c’est notre essence.

Filles d’Ishtar

J’entends ton appel, j’entends ta voix. Tu me parles du Ciel et d’un autre temps.

Tu murmures : « Je suis Ishtar, mère de tous les hommes, déesse millénaire, aux confins du monde. Je suis venue, j’ai vu, mais j’ai été vaincue. »

Je t’écoute, je t’écoute…

Tu es Cybèle et Isis, Mère Nature, fertile et porteuse de vie.

Tu me dis : « Ma voix s’élève de mon tombeau. J’entends les tambours, au cœur du monde, qui m’appellent, me sortant de ma torpeur, et qui me font vibrer aux rythmes chantants des saisons nouvelles d’un monde qui ne me reconnaît plus, mais qui n’a pas vraiment changé. »

Tout comme toi, j’embrasse mes cycles. Je sais qu’il me faudra des cendre aux enfers, dérobée de ma couronne et de mes ornements, et mourir pour mieux renaître… lune après lune, année après année.

Tu es Hécate et Ceridwen, enchanteresse aux mille atouts.

Tu incantes : « Vous qui ignorez qui je suis goûterez de ma magie. Ma conscience est mon armure, et mon verbe est mon pouvoir. Femme je suis, femme aux connaissances immesurables, et mes filles connaîtront mon chant; asservies et soumises, jamais plus elles ne seront. »

Tout comme toi, je suis sage et ferme. J’apprends à reconnaître mes limites et à développer ma voix. Je sais que cette réalité est mienne et qu’elle mérite d’être reconnue par-delà des barrières érigées par les interdits et les tabous.

Tu es Minerve et Athéna, guerrière au front ceint, amazone souveraine, sans peur et sans maître. Tu es Lilith, sauvage et terrifiante.

Tu cries : « Entendez la férocité de mes sœurs, la voracité de leur cœur, la ténacité de leur ventre. Voyez leurs yeux brûlants, leurs mains couvertes de sang, leurs pieds enfouis dans la terre. Ma tribu est sans peur; elle réclame sa part du monde, et rien ne saura plus l’arrêter. »

Tout comme toi, j’ai de la rage. J’ai soif de vengeance. Mes dents serrées et mes poings fermés réclament justice pour mes sœurs et, surtout, justice pour moi-même. Je sais que ce monde est aussi le mien.

Tu es aussi Vénus et Aphrodite, à la fois déesse, amante, vierge et putain.

Tu chantes : « Viens à moi et partage mon sein. Ma danse est enivrante et déroutante. Ma chair est plaisir et canevas de tes désirs. Je suis celle qui te fera voir les étoiles en te faisant l’honneur, tout cela pour ta plus grande joie ou ton plus grand malheur. Seras-tu celui ou celle qui demandera mon cœur? »

Tout comme toi. j’apprivoise mon corps. Je dévoile ma douleur sensuelle et je me vois vulnérable. Je réclame mon apparence et ma jouissance. Je suis mienne avant tout et je m’ouvre librement à l’expérience de l’autre sans jugements, sans attentes.

Tu portes en toi tous ces visages et tous ces masques.

Tout comme toi, je suis multiple, je suis complète.

Tu murmures : « Je suis ta mère et ta sœur, toujours à tes côtés, toujours à ton écoute. Sens ma caresse, entends mon chant. »

Souviens-toi, souviens-toi…

Anonyme

Les filles d’Ishtar est un cercle de femmes regroupées autour de l’aspect spirituel et de la transcendance de la condition féminine. Cette communauté francophone est une invitation à partager un espace divin et sacré pour se permettre les unes les autres de reconnecter avec notre prêtresse/déesse intérieure et de retrouver notre voix, notre essence et notre vérité. Le blogue constitue une tribune ouverte et anonyme pour les femmes de tous horizons désirant s’exprimer et partager. Bienvenue à toutes, sans jugements, sans barrières.
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Le besoin d’écoute

L’écoute véritable est un don si rare que de nombreuses personnes payent des spécialistes de toutes sortes pour être écoutées. Très peu de gens savent écouter. En effet, rares sont ceux qui s’arrêtent vraiment pour écouter les autres. Trop souvent, on écoute en s’occupant d’autre chose ou en laissant un événement, une personne ou un objet nous distraire. Trop souvent aussi, on écoute en ramenant tout à soi et en cherchant la moindre occasion d’intervenir pour prendre toute la place.

Mais alors, en quoi consiste la véritable écoute? Écouter, c’est prendre le temps, au moyen d’une présence attentive et chaleureuse, d’accueillir l’autre et de lui manifester une acceptation totale de ce qu’il est en laissant de côté nos propres préoccupations.

Beaucoup d’êtres humains souffrent du manque d’écoute. Certains parents sont souvent trop occupés ou trop préoccupés pour « prendre le temps » de s’arrêter et d’écouter leurs enfants. Certains enseignants ont tellement de choses à dire et à montrer qu’il leur reste bien peu de temps pour être à l’écoute du vécu de leurs élèves. De leur côté, certains spécialistes de la santé physique ou psychique sont parfois tellement esclaves de leurs connaissances théoriques et pratiques qu’ils tentent de mettre leurs clients au service de leurs théories et de leur technique de travail plutôt que d’être à l’écoute de leurs besoins.

L’écoute véritable exige du temps, de l’attention, de la présence, de la chaleur et de l’acceptation. Il n’y a pas d’écoute s’il n’y a pas, de la part de l’intervenant, une présence attentive et chaleureuse et une grande capacité d’acceptation.

La personne écoutée doit sentir que ses problèmes, son vécu, ses difficultés sont, au moment où elle en parle, les seules choses qui occupent l’attention de l’aidant. Elle doit sentir que ce qu’elle dit est, dans l’ici et maintenant de la relation, ce qu’il y a de plus important pour celui qui l’écoute.

Elle doit ressentir cette importance que lui accorde l’aidant non seulement par une attitude extérieure d’écoute, mais également par un intérêt réel et soutenu pour tout ce qui la concerne. La personne écoutée doit sentir, enfin, que cet intérêt qu’elle perçoit tient surtout au fait qu’elle sait, sans aucun doute, qu’elle est aimée et acceptée telle qu’elle est.

L’écoute qui juge, qui conseille, qui interprète n’est ni « acceptante » ni « aidante ». Apprendre à écouter, c’est d’abord et avant tout apprendre à s’accepter dans une atmosphère où le jugement, le conseil et l’interprétation font place le plus possible à cette écoute accueillante, attentive et chaleureuse dont chaque être humain a besoin pour naître et pour s’ouvrir aux autres. Toutefois, la route vers l’acceptation totale de soi-même est une route remplie de méandres et d’obstacles. L’homme tend vers la perfection et, pour y arriver, il doit s’accepter aussi dans sa difficulté à admettre certaines parties de lui-même. Le travail d’acceptation de soi et des autres demande du temps. Quand un intervenant a du mal à accepter un client ou un élève, il ne peut qu’accueillir ses limites et se servir de cette difficulté pour faire un pas de plus sur le chemin de l’acceptation de lui-même. Parfois, accepter de ne pas accepter, c’est paradoxalement la voie de l’acceptation et du changement vers une plus grande écoute accueillante de soi et des autres.

Vibrer de tout son être

Vibrer, n’est-ce pas être touché? Se faire vibrer, c’est un pouvoir qui nous est donné, le pouvoir de reconnaître ce qui nous convient en tant qu’être « non conditionné » afin d’agir en fonction de notre réa­lité intérieure. Par exemple, s’il vous prend une envie d’exprimer quelque chose et que vous vous sentez jugé, une interférence ternira votre expression. Et les gens sentiront votre combat intérieur, ce qui rendra votre personne moins agréable.

La transparence et l’intégrité sont des états fondamentaux qui font vibrer votre être sans le bloquer. Pour vibrer, il faut donc apprendre à sortir du conditionnement. Un truc pour y parvenir est de vous assurer que vous parlez à partir de l’énergie du cœur. Votre cœur traduira immédiatement votre degré de transparence; il ne pourra pas réprimer vos divers sentiments d’oppression.

Cette oppression vient de l’accumulation des mémoires de l’âme, en tant que bande enregis­t­reuse de toutes vos expériences passées, bonnes ou mauvaises. Ces mémoires contiennent les valeurs du bien et du mal que vous avez imprimées. Votre âme « ressent » le bien et « ressent » le mal : elle est conditionnée par les deux. C’est pour cette raison que nous éprouvons souvent le besoin d’exprimer notre sentiment d’oppression en faisant vibrer notre âme, comme pour balayer les mémoires qui interfèrent avec notre moi pur, non conditionné.

Nous pouvons nous connecter à notre vibration sur deux plans : les sens et les perceptions extrasensorielles.

Les sens « interférence » de l’âme
Lorsque nous faisons vibrer notre âme sur le plan des sens, c’est la part de nous qui a besoin de danser, de chanter, de peindre, de se mouvoir pour ressentir son corps et le libérer du sentiment de confinement souvent lié à nos schémas familiaux. Tous les sens sont investis dans l’expression de l’âme. Nous éprouvons parfois des désirs inexplicables qui, lorsque nous osons les exprimer, nous libèrent de l’oppression. Faire vibrer notre âme est une étape intermédiaire à la liberté.

La vibration source
Sur le plan extrasensoriel, c’est notre propre esprit qui vibre. Il est notre source libre. Évidemment, tant que nos jugements, nos peurs et nos doutes interfèrent, le conditionnement bloque la fluidité de notre esprit. Pour faire vibrer notre être, il faut abandonner notre passé et être à l’écoute de l’instant présent.

Il faut plusieurs années pour atteindre un tel degré de liberté, mais dans chacune de nos vies, nous sommes à même d’identifier certains moments de grâce. Ces moments nous confirment que nous avons tous bel et bien l’aptitude innée de faire vibrer notre être sur le plan de l’esprit.

Par exemple, lorsque vous parlez à quelqu’un d’un sujet très intime et que vous vous révélez spontanément à l’autre, vous pouvez tous les deux être traversés d’un frisson. C’est la vibration de votre esprit qui s’exprime et qui vous confirme que vous avez débloqué une interférence et que vous êtes connecté à la source.

Pourquoi faire vibrer l’esprit?
Pour devenir authentique, renouveler votre énergie vitale, vous autoguérir, faire éclater toute oppression issue des valeurs « mortes » du passé, créer l’harmonie à chaque instant. Bref, pour devenir et rester un être libre.

Pour y parvenir, écoutez d’abord votre cœur, conscientisez les pensées qui restreignent votre capacité à le faire vibrer (fausses responsabilités, jugements et comparaisons). Puis observez vos réactions face aux autres, constatez à quel point vous tombez (facilement) dans le conditionnement bien-mal. Enfin, osez commencer à exprimer ce qui résonne pour vrai dans votre cœur.

À l’instar du violoniste, vous apprendrez à maîtriser votre son (émotion), à jouer les bonnes notes (intégrité) pour faire vibrer votre violon (être).

Suis-je vraiment prête?

Toute petite déjà, je savais que j’allais un jour m’adresser à un vaste auditoire, que ce soit sur une scène ou devant un groupe cible. Je ne savais pas quand je serais prête à le faire, ni comment j’y arriverais, mais j’étais convaincue que la petite fille qui ne voulait jamais attirer l’attention des autres allait un jour s’exposer au regard de cette société qu’elle trouvait si angoissante.

Voilà qu’aujourd’hui, alors que l’occasion de le faire m’est offerte, je me demande si j’y suis vraiment prête. Je ne me sens pas différente de la petite fille introvertie que j’étais ni de celle qui avait peur de tout et de tout le monde. Si je suis vraiment prête, alors pourquoi est-ce que je ressens encore de l’angoisse avant de monter sur scène? Pourquoi ai-je encore aussi peur de ne pas être à la hauteur des attentes des gens? Pourquoi est-ce que je veux encore faire plaisir aux autres, même si je sais que c’est impossible?

Je me souviens de ma première entrevue télévisée. Tandis que mon esprit rationnel tentait de me convaincre que tout irait bien, l’angoisse me tenaillait la poitrine, et ma mâchoire tremblait à chacune­ de mes paroles. Il n’y a pas de mots pour décrire la panique qui s’est emparée de moi lorsque trois caméras braquèrent leur objectif sur moi. Instantanément, l’énorme peur de la petite fille que j’étais a repris sa place à l’intérieur de moi : puisque je ne devais en aucun temps attirer l’attention sur moi, au risque de déplaire, je devais fuir ce lieu le plus rapidement possible. Mais il m’était impossible de le faire, car qu’en auraient pensé les gens qui m’entouraient et qui avaient placé leur confiance en moi? Si j’avais au moins pu ressentir la réaction du public qui se cachait derrière ces caméras, j’aurais pu tenter de calmer leur colère à mon endroit. Je ne pouvais alors qu’espérer que ce que je disais obtiendrait leur approbation. Il m’était impossible de contrôler les évènements comme je l’avais toujours fait auparavant, et je devais m’y soustraire.

Au terme de l’entrevue, je fus extrê­mement surprise de constater que rien de grave n’était arrivé et que tout s’était bien passé. Bien que l’adulte que je suis était consciente des pensées négatives qui hantaient son esprit, j’avais décidé d’accueillir les émotions présentes à l’intérieur de moi et de leur procurer la force et l’attention dont elles avaient besoin pour se sentir sécurisées et aimées. C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que je suis la meilleure personne au monde pour me rassurer et m’aimer comme je le mérite vraiment.

La personne que je suis maintenant sait parfaitement qu’elle n’obtiendra jamais l’accord de tout le monde et qu’il y aura toujours des gens pour la juger. La personne que je suis fera, bien sûr, des erreurs sur son parcours terrestre, mais je sais qu’elle sera capable, malgré tout, d’aller de l’avant en se procurant elle-même la force nécessaire pour y arriver.

Est-ce que je crois que je serai un jour complètement indifférente au jugement et aux attentes des autres envers moi? Je sais très bien que ce ne sera pas le cas et que ma blessure intérieure reprendra sa place en force lorsque j’en serai témoin, mais je sais aussi que je serai toujours là pour me rassurer et me donner l’amour dont j’ai besoin.

Faites confiance à votre vie. Donnez-vous le droit d’être qui vous êtes vraiment, même si votre entourage prétend le contraire. Vos émotions et vos expériences passées seront toujours présentes en vous, mais permettez-vous de les accueillir et de continuer votre chemin. Vous êtes prêts! Probablement pas autant que vous l’espéreriez, mais chacun des pas que vous faites a une importance majeure et vous conduira à la réussite, à votre réussite! Faites-vous confiance et permettez vous de le faire, vous seuls en êtes capables.

L’accompagnement spirituel… chemin de libération

Il existe, de nos jours, plusieurs pistes qui sont proposées afin de nous permettre de bien trouver une réponse à nos questionnements existentiels ainsi qu’à nos problèmes ponctuels. L’«accompagnement spirituel » est une solution qui existe parmi toutes les pistes suggérées dans la société afin de permettre aux personnes de retrouver le chemin de la dignité et de l’épanouissement. S’il permet souvent de trouver une réponse ponctuelle à un problème­ actuel, il favorise surtout, au rythme­ de chacun(e), une rencontre profonde­ avec soi, avec l’A(a)utre et avec la Création.

L’accompagnement spirituel repose sur trois importantes prémisses de base :

  • C’est dans une relation que les personnes ont été blessées, et c’est par une autre relation signifiante qu’elles pourront retrouver le chemin de la Vie et de la Paix intérieure.
  • L’accompagnateur(trice) aide la personne à libérer toute la dimension spirituelle, car…
  • toute son approche, son attitude, son éthique, sa manière d’être reposent sur sa conception de l’être humain, même si la personne accompagnée n’en est pas nécessairement consciente.

L’accompagnateur reconnaît que la personne qui est devant lui n’est pas uniquement un corps et une psyché (une psychologie et une intelligence), mais qu’elle porte au plus profond d’elle-même une autre dimension qu’on pourrait qualifier de « cœur profond » où habite « une haleine de vie », un souffle de vie qu’on identifie difficilement, mais qui guide nos choix pour répondre à nos besoins les plus fondamentaux. Ce souffle de vie intérieur que nous sentons porte plusieurs noms : Dieu, Esprit, énergie, etc…

L’important dans une démarche d’accompagnement spirituel n’est pas de convaincre d’adhérer à une forme de pensée ou à une religion, mais bien d’être avec l’autre afin de bâtir une relation qui permettra à « l’être parole » qu’est la personne accompagnée d’advenir et de favori­ser une marche de libération­ sans aucun prosélytisme. L’accompa­gnateur spirituel n’est pas un coach de vie, un psychologue, un thérapeute ni un directeur de conscience. Il est une présence, une écoute qui permet à la personne de vivre une désaliénation qui l’a positionnée dans un enfermement dont il est difficile de sortir.

La personne accompagnée ne sait plus qui elle est. Sans s’en rendre compte, elle a mis en place tout un système en fonction de la perception qu’elle a d’elle-même et des interprétations et jugements des autres. Elle porte une souffrance bien enracinée qui, au cours de son histoire, l’empêche de se conscientiser et l’empêche d’adhérer en toute liberté à son identité propre.

Dans le cadre d’une démarche d’accompagnement spirituel, la personne est appelée à se transformer, et non à changer, par la mise en lumière de ses charismes et de son désir profond, qu’elle pourra définir grâce aux découvertes qu’elle fera, et arrive ainsi à « voir autrement » la beauté de LA Vie et de SA vie. Elle se réalise progressivement en suivant tout un cheminement personnel fait de choix de vie, de doutes, de risques, etc…

Accompagner et décider d’être accompagné, c’est faire le choix de marcher ensemble afin d’entreprendre et de parcourir un trajet commun qui amène à l’affranchissement mutuel par le partage.

L’accompagnement spirituel s’adresse à toute personne en recherche, peu importe où elle se situe dans sa quête spirituelle. Un sentiment profond m’habite : j’ai la ferme conviction qu’il existe en chaque être humain une part constitutive essentielle qui se nomme… la dimension spirituelle et qui est la source de toute transformation vers la Vie. Il ne reste qu’à « oser » un voyage dans le monde merveilleux de sa propre vie et à goûter ainsi à LA VIE.

Étude de la femme tatouée 

En 2015, il est difficile de nier la popularité explosive du tatouage. Pourtant, il y a moins d’un siècle, un tel phénomène était impensable, spécialement chez la femme.

Contexte historique
La femme tatouée est un phénomène récent. Vers la fin du XIXe siècle, elle fait son apparition suivant la pre­­mi­è­re vague de féminisme en Amérique,­ principalement sous forme de phéno­mène de cirque. Ces femmes, étant extrêmement bien payées, n’avaient pas besoin d’un homme pour les faire vivre, situation rarissime pour cette époque.

Dans les années 30 à 60, le fémi­nisme continue sur sa lancée, et les femmes élargissent leur accès  à l’éducation et solidifient leur identité. Le tatouage est popularisé chez les Américains, et plusieurs femmes arborent de petits tatouages discrets, souvent sur les zones intimes.

Les années 70 marquent un tournant majeur avec l’adoption de la Charte des droits et libertés qui octroie  aux femmes le droit à leur corps, notamment avec la légalisation  de l’avortement.

Le féminisme des années 90, axé sur la diversité culturelle et sexuelle, vient à bout des vieux stigmates et donne naissance à la génération de femmes tatouées d’aujourd’hui. On parle finalement de recherche d’individualité et d’identité propre.

La femme : objet de désir
Il va sans dire que la femme tatouée choque. Celle-ci fut dès le début accusée de mœurs légères, ou de vulgarité. Qu’est-ce qui peut conditionner un tel jugement? Il faut d’abord comprendre que l’image féminine valorisée par la société n’a souvent pour but que le désir de l’œil masculin. Les notions de pureté et de perfection lisse suggèrent métaphoriquement la poupée de porcelaine. En tant qu’objet inanimé et générique, elle permet la projection du désir de l’homme, comme un film sur un écran vierge. C’est pourquoi les interventions corporelles visant à l’uniformité, telles que la chirurgie plastique ou le maquillage permanent, sont plus facilement acceptées, voire encouragées. Le tatouage redonne au corps sa volonté propre et le différencie. C’est ce qui en rend la pratique si menaçante aux yeux de certains.

« Le tatouage féminin n’est pas une question de décoration ou de transformation, mais bien une offense à la pureté symbolique si importante pour l’économie du désir masculin. » (Tattoos – Philosophy for Everyone)

Motivations
Si nous ne sommes pas tous perver­tis ou des criminels latents, alors pourquoi nous faisons-nous tatouer? L’évolution du tatouage comme forme artistique dans les années  90 nous permet maintenant d’étudier le phénomène d’un point de vue théorique.

L’approche formaliste stipule que la qualité d’un travail artistique donné repose purement sur sa forme, la qualité de sa réalisation et son  aspect visuel. Comme de fait,  plusieurs tatouages sont réalisés pour leur valeur esthétique. Les gens les portent comme ornements, à la manière d’un vêtement ou d’un bijou.

L’approche expressionniste a comme souci plutôt l’émotion et la réaction­ que ce sujet provoque chez une personne. Incidemment, plusieurs personnes vont choisir leur tatouage pour sa valeur émotionnelle et ce qu’il représente pour eux (sans bien sûr en négliger la valeur esthétique pour autant).

À notre époque, les tatouages sont le résultat d’un acte intentionnel et délibéré. Il s’agit d’un puissant acte communiquant par lequel nous nous approprions notre corps. Se faire tatouer est un engagement envers soi-même à s’auto-créer dans notre propre contexte indépendant. Il s’agit à la fois d’un acte d’expression et de formation de soi. Se rendre visible dans cette affirmation de soi-même, c’est devenir vulnérable et exposé à la critique de notre identité profonde. C’est une grande épreuve de détermination du caractère.

Dans la connaissance et l’acceptation de soi et de notre pleine individu­­a­lité,­ on finit forcément par accepter les autres. On se libère des rôles préétablis, définis par le sexe, la race, l’âge ou la classe sociale. L’indivi­du­a­­lité explorée, loin de nous margina­liser, nous rapproche au final de  la collectivité.

Dessiner pour se transformer : Le désir de créer

Le besoin de créer est un besoin fondamental de la personne. Que ce soit par les arts (peinture, écriture, musique, etc.), le travail ou même la cuisine, l’humain a le constant besoin de créer et de s’exprimer. Ce besoin existe depuis l’aube de l’humanité. Il suffit de penser à nos lointains ancêtres du Neandertal et leurs dessins sur les murs des grottes préhistoriques pour nous en convaincre.
(Clément Boily, Extrait du texte Le besoin de créer)

« Je ne suis même pas capable de faire une ligne droite! » Voilà une phrase que j’entends très souvent de la part de personnes ayant le profond désir de s’adonner à une activité artis­tique mais n’osant jamais. Ce seul commentaire dénote un préjugé très courant envers la création artistique. Il présuppose d’abord qu’il devrait être facile de faire ainsi une ligne droite. Ce qui est évidemment faux. Personne, même les plus grands artistes, ne peuvent faire une vraie ligne droite, à moins d’utiliser une règle.

En réalité, ce commentaire est rarement la vraie raison qui empêche les gens de pratiquer quelque chose qu’ils désirent. Il exprime en fait l’attitude avec laquelle la personne aborde le dessin ou la peinture. Cette expression signifie en fait « je ne veux pas dessiner si je ne peux pas obtenir le résultat que je veux ». L’attention est totalement portée sur le résultat et non sur le plaisir tout simple de dessiner. On veut que le résultat ait une utilité, qu’il y ait une raison au moins esthétique. On laisse ainsi dans l’ombre toute la partie « plaisir de faire », le processus même de création.

Pour illustrer ce point, pensez à une autre activité que vous pratiquez régulièrement pour le plaisir. Par exemple, vous aimez peut-être le jogging ou la natation ou toute autre activité similaire. Pensez à ce qui vous fait plaisir dans la pratique de cette activité. Comment conciliez-vous, par exemple, le fait d’aimer faire du jogging alors que vous êtes incapable de faire le marathon de New York? La raison en est très simple, vous mettez peu d’emphase sur le résultat et beaucoup plus sur le plaisir de « simplement courir ». Vous n’essayez pas de vous comparer à Bruni Surin. Vous vous comparez à vous-même. Vous portez attention à l’effet bénéfique que l’activité a sur vous et non à un résultat extérieur.

Si vous abordez la création artistique­ avec le même esprit, en mettant de l’importance sur le processus (le plaisir de créer) et non sur le résultat, vous verrez une profonde différence. Une certaine détente dans la cré­a­­tion­ va s’installer pour faire place au plaisir simple de créer. Et le meilleur résultat sera à l’intérieur de vous: vous aurez permis l’expression « sacrée et libre » de votre créativité.

Ce commentaire du début exprime aussi autre chose. Il cache la per­ception que la personne a d’elle-même : elle considère qu’elle n’a pas de talent artistique. Pour elle, le fait de ne pas savoir faire une ligne droite illustre bien son manque de talent. Voilà ici un autre préjugé important concernant la création artistique. On confond toujours créativité et habileté. Le fait d’être plus ou moins habile en dessin ne veut pas dire qu’on n’a pas de créativité. Et qui plus est, c’est souvent l’opposé. J’ai souvent constaté qu’avoir de la facilité à dessiner vient limiter la créativité en ce sens qu’on a tendance à simplement « reproduire » ce que l’on voit. Il sera très difficile d’aller au- delà et de laisser exprimer sa créativité plus librement. C’est cette libération de la forme, que les premiers artistes de l’art moderne ont eu le courage d’entreprendre. Et de la même façon, ça nous demande un certain courage pour oser créer en ne se souciant pas de l’exactitude des formes dessinées.

J’ai illustré ici quelques exemples de blocages qui peuvent inhiber vos élans de création. Il y en a bien d’autres. En voici quelques-uns dont certains trouveront sûrement un écho en vous :

Les croyances erronées 

  • pour dessiner il faut avoir du « talent »,
  • quand je dessine, je dois nécessairement produire quelque chose de « beau »,
  • ce n’est pas utile,
  • je n’ai pas le temps, c’est une perte de temps,
  • je n’ai aucune créativité.

Les attentes

  • je veux que le résultat soit certaine façon, je suis déçu si ce n’est pas le cas,
  • j’ai peur de ne pas « réussir » ce que je veux entreprendre,
  • je voudrais faire comme les artistes professionnels, je me compare.

Les critiques et les jugements

  • je ne suis pas bon,
  • ce que je fais n’est pas beau,
  • je suis incapable de faire ceci ou cela,
  • etc.

Chacune de ces affirmations (ou négations) mériterait d’être scrutée et approfondie pour en découvrir les peurs cachées, les croyances incon­­s­cientes, les jugements sous- jacents, etc. Dites-vous simplement que derrière toute « excuse » justifiant votre non action envers votre désir de création, se cachent des raisons plus profondes et souvent incons­cientes qui elles briment votre liberté d’expression.

Vous constaterez ici que, juste l’idée de s’adonner au dessin ou à la peinture déclenche déjà des réactions, des jugements, des peurs. Imaginez maintenant ce que le fait de passer à l’action pourrait alors provoquer.

C’est justement là le miracle de l’expression par les arts : une transformation personnelle. Une fois passée la peur du départ, l’activité de création devient un merveilleux instrument d’expression, de découverte et de transformation de soi.

De parent à leader… une question de perspective

Quand je travaille avec des équipes, je me surprends souvent à faire des parallèles entre gérer une équipe et élever une famille. J’ai donc pensé que je pourrais partager avec vous quelques stratégies qui font souvent partie de mes enseignements en milieu de travail et qui s’appliquent si bien à la maison. Alors chers parents, êtes-vous des leaders? Je réponds que OUI, définitivement!

Se connaître et se reconnaître
Tout comme un leader qui mène une équipe au succès, je crois que pour guider nos enfants efficacement, il est bon d’apprendre à bien se connaître : qui nous sommes vraiment, à quoi réagissons-nous, de quoi avons-nous besoin pour être en paix, quelles sont nos limites à respecter et que nous oublions peut-être parfois? Pour aider à se connaître un peu mieux chaque jour, transformez-vous en « inspecteur » qui va à la recherche d’indices : il regarde, observe sans juger, constate. Par exemple, où va votre pensée quand le professeur vous dit que votre enfant pourrait faire mieux en mathématiques? Observez sur quoi se concentre votre pensée, toujours sans vous juger, juste observer ce qui est. Ensuite si vous croyez que cette pensée n’est pas aidante, vous pourrez l’ajuster, peut-être en incluant dans votre focus toutes les matières où votre enfant réussit bien. Un autre exemple : quand vous réagissez avec frustration, observez ce qui a mené à cet état.  Est-ce une limite non respectée? Est-ce une peur non avouée? Faites cette expérience : placez-vous en mode observation pour les sept prochains jours, et voyez ce que vous apprendrez sur vous-même.

Pendant cet exercice d’observation, notez aussi vos réussites si petites soient-elles. Il serait injuste de ne noter que ce qui ne fonctionne pas; il est important d’équilibrer en notant ce qui va bien, ce qu’on fait de spécial.  Et n’oubliez pas de vous célébrer!

Accueillir et accepter
Accepter ce que nous avons reçu (les ressources) et travailler avec pour atteindre ses objectifs. C’est la phrase que je véhicule dans mes formations de leadership dans le milieu des affaires. Moi j’ai longtemps été une spécialiste de la résistance. À chaque fois qu’un professeur ou un professionnel de la santé me donnait de l’information, je devais toujours faire ma propre recherche, donner ma propre opinion pour prouver qu’ils ne comprenaient pas tout… le déni, la résistance. Avec les années, j’ai appris à mieux accueillir la réalité comme elle se présentait et à accepter ce qu’elle m’offrait, que ce soit à travers mes enfants ou dans d’autres sphères de ma vie. Je peux vous confirmer que ma vie est plus facile maintenant.

Je me souviendrai toujours d’un certain matin à l’aéroport avec ma fille de 20 ans qui refusait d’embarquer dans l’avion car elle faisait une crise d’angoisse. Comme nous étions à l’étranger et que nous revenions à la maison, il n’était pas question d’annuler le voyage. Ce jour-là j’étais vraiment inspirée et j’ai accueilli la situation telle qu’elle était en demandant à ma fille ce qu’elle se sentait capable de faire pour retourner chez nous. Elle a suggéré l’autobus (20 heures de route). Je n’ai pas résisté; je l’ai accompagnée à la recherche d’un horaire pour finalement qu’elle réalise que c’était trop compliqué et qu’elle embarquerait dans l’avion. Ça n’a pas été un vol facile pour elle, mais en accueillant sa peur et la possibilité de retourner en autobus, je créais une ouverture à solutionner plutôt qu’à contrôler. Ça été beaucoup plus facile. Quand vous accueillez la réalité, ça permet de vous mettre en mode « résolution » et d’avancer. Vous relèverez vos défis avec beaucoup moins de perte d’énergie et de bien meilleures idées.

« Faire » confiance
J’utilise l’expression « faire confiance » par rapport à « avoir confiance » parce que le verbe faire implique une décision alors que le verbe avoir implique quelque chose qui est là de façon naturelle. Vous pouvez choisir à qui vous faites confiance dans la vie en général; mais quand ça vient à nos enfants, nous nous retrouvons souvent dans nos peurs et nous oublions d’accorder notre confiance à l’enfant, à nous-mêmes, et au processus d’évolution. Ma mère disait toujours : « Francine, fais confiance à la vie ». Ce que j’en ai compris, c’est que malgré les défis que la vie nous présente, à travers nos enfants ou nos autres relations, nous pouvons faire confiance que nous serons en mesure de les relever avec force et courage. Et cette décision nous permet très souvent de transformer un scénario futur « épeurant » en scénario de possibilités. Ceux qui ont vécu des épreuves le disent toujours : « Dans cette situation, j’ai tellement appris et ça a changé ma vie…; c’était finalement un cadeau de la vie ». J’ai entendu cette phrase dernièrement d’une amie qui a survécu à un cancer du sein et qui, aujourd’hui s’en trouve transformée. Alors faites le choix de faire confiance.

Sur ce, chers parents, je vous invite à jouer à l’inspecteur et à observer vos bons coups autant que vos questionnements; sachez vous célébrer! Vous serez ainsi plus fort et mieux équipé pour accueillir ce que la vie met dans votre assiette à chaque jour. Il n’y a de solution magique pour personne, seulement des solutions réalistes. Et finalement, faites-vous confiance; vous êtes le bon parent pour votre enfant!