Photo 101 : Découvrir les ombres

Un des principes de base de la photographie est l’utilisation de la lumière. Photographier la lumière naturelle ou utiliser des lampes ou des « flashes » afin de créer une lumière artificielle. Puis apercevoir des ombres, jouer avec les intensités pour trouver des contrastes, puis enfin mettre en relief un ou des aspects précis de la scène devant nous… Fascinant cet art!

La présence de la lumière dans nos vies est habituellement facile à remarquer, mais la présence des ombres l’est un peu moins. Et si vous leviez vos yeux de ce texte et regardiez autour de vous pour trouver des ombrages, des ombres? Il faut vraiment être attentif. Le dessous d’une feuille de papier, le reflet d’un coin de meuble, sous un cadre, à côté de votre verre de jus, sous vos doigts, les voyez-vous? S’arrêter pour voir différemment, voir les ombres autour de nous, nous plonge dans un autre monde quasi parallèle. « Où étais-je toutes ces années? Je n’avais jamais remarqué ce monde d’ombres autour de moi… magnifico! »

Ce qui est intéressant avec les ombres, c’est qu’elles n’existeraient pas s’il n’y avait pas de lumière. Aussi, elles se déplacent au rythme de la lumière, un soleil à gauche, une ombre à droite! Une danse finalement! L’une ne va pas sans l’autre. Nous pouvons les apprécier, car elles sont là pour l’autre, bien différentes et bien complémentaires.

Si nous prenions ce principe et l’amenions dans le monde de la croissance personnelle, question de s’amuser un peu. Nos ombres. Nos ombres personnelles. C’est Carl Jung qui a, entre autres, bien fait connaître ce concept. Il soutient qu’il y a une partie de nous que nous refoulons, une partie mise à l’abandon par nos perceptions des pressions de l’éducation ou de la société et qui est perçue comme « négative » et inappropriée, Jung appelle cette partie « l’ombre ».

Dans la vie de tous les jours, ça pourrait ressembler à quoi? Eh bien un exercice intéressant à faire, si ça vous tente, est de vous imaginer dans un endroit sécurisant, ayant peut-être même bu un verre de vin; vous êtes décontracté, la vie est belle et vous êtes soudainement « autorisé » à juger les autres.  Oh-Oh. « Moi juger les autres? Non, je ne juge jamais, je ne pense pas pouvoir faire cet exercice… » Bon. Allez. Vous êtes seul(e) dans la pièce, dans le présent, en confidence face à vous-même et vous avez le droit de juger. Vous vivez la scène? Vous vous sentez prêts? Voici la question :  Qui, autour de vous, vous énerve, vous tape sur les nerfs royalement, vous irrite, vous emmerde, vous étourdit, et pourquoi? Comme vous avez maintenant le droit de juger, je vous invite à prendre un bout de papier et un crayon et à vous laisser aller dans cet exercice de jugement autorisé. Décrivez ce qui vous énerve chez telle ou telle personne. Des points brefs. Je vous attends. Revenez quand vous aurez terminé d’écrire environ 10 traits de caractère qui vous horripilent, lâchez-vous « lousse »…

Bon! Ça va? Pas trop ébranlé? Vous avez aimé l’exercice dans le fond, avouez-le! C’est bien. Maintenant, relisez votre liste en vous détachant des gens qui y sont décrits. Relisez votre liste, en inspirant par le nez. Ces caractéristiques représentent votre ombre personnelle. « Huh? Mon ombre? » Oui, et pourquoi la vôtre? Parce que vous l’avez trouvée vous-même, seul(e). Ce sont des trucs qui vous dérangent et qui ne dérangeraient peut-être pas quelqu’un d’autre. Ces caractéristiques font partie intégrale de vous et la plupart du temps, à un niveau très inconscient. Vous êtes en présence de votre ombre. Ouch. La plupart d’entre nous réagissons de la même façon : « Ben voyons, quessé ça ce test-là? Ce n’est pas moi DU TOUT! Je vais déchirer la feuille et passer à autre chose, pour qui elle se prend celle-là avec sa psychologie à 5$… » OK, et c’est correct.

Si vous avez décidé de continuer à lire cet article, poursuivons : Comme nous voyons seulement ce que nous possédons d’abord en dedans de nous-mêmes, c’est une très belle façon d’apprendre à se connaître. « Oh qu’il est généreux ce collègue! » Vous êtes donc, vous-même, une personne généreuse. « Ah, cette femme est contrôlante, une vraie Gère-Mène! » Euh… oui… les chances sont, que vous soyez vous-même un peu contrôlante, mais que vous évitiez à tout prix de reconnaître cet aspect en vous. Ceci étant dit, vous préférez projeter votre propre ombre sur un bouc émissaire, à côté de vous. Plus facile de blâmer les autres que de se regarder dans le blanc des yeux, j’avoue. Apprendre à se connaître par la présence des autres dans notre vie, un outil bien précieux.

Selon Debbie Ford, l’ombre c’est un peu comme un ballon de plage que vous tenez en dessous de l’eau dans la piscine. Si vous l’enfoncez, le plus creux possible, qu’est-ce que le ballon voudra faire? Oui, bondir et ressortir. Et plus il sera enfoui profondément, plus fortement il voudra ressortir, « watch out » quand ça va sortir! Donc si vous décidez de refouler de la colère, de la honte ou de la peur et d’y accorder trop d’importance face aux autres émotions, elle ressortira toujours plus forte à un moment donné ou à un autre.

Maintenant que vous avez votre ombre sur un bout de papier, mais surtout, dans votre conscient, vous avez deux choix. Continuer vos occupations de la journée et tout simplement oublier tout ceci, ou décider consciemment, d’y donner un peu d’attention pour faire du chemin personnel. Prendre connaissance de ses propres démons, les apprivoiser tranquillement.

À force de fermer des portes dans notre propre château, parce que nous n’aimons pas notre colère, notre paresse, notre image, notre faiblesse, nos peurs ou autres, on finit par vivre dans un 1 et demi. Nous devenons des robots automatiques et non authentiques, plein d’illusions face à ce qui est acceptable ou non. Dépoussiérons ces ombres! Enlevons des barricades! Ouvrons des portes, une à la fois! Pardonnons-nous. Faisons entrer le soleil dans toutes les pièces de notre château personnel en glissant des petites pointes d’inconfort à l’occasion, pour nous dégourdir les puces, pour redécorer…

Voir, reconnaître, comprendre et finalement aimer son ombre personnelle est un acte très courageux. Quand on y pense, le courage c’est de faire un pas en avant, vers l’inconfort, vers l’inconnu… peu importe où l’on pose son pas… peu importe la longueur de son pas… Il s’agit d’ouvrir le conscient…

En terminant, comme tout bon photographe, vous comprendrez que si nous avons une ombre, c’est que la lumière n’est pas bien loin! Dans mon prochain article, je parlerai de la lumière. Yé! De notre lumière personnelle. Oui, un sujet plus rafraîchissant et tout aussi important. Mais pour le moment, revenons à nos moutons, partons à la découverte des ombres… qu’elles soient autour ou à l’intérieur de nous… Bonne découverte!

L’argent

Connaissez-vous beaucoup de gens qui entretiennent un rapport sain avec l’argent? En fait bien peu sont vraiment à l’aise avec l’argent. Soucis, inquiétudes, stress, comptes en souffrance, dettes impayées, pirouettes pour économiser, liberté réduite due au budget… Même ceux qui en ont beaucoup craignent de le perdre. Comment peut-on en arriver à danser… avec l’argent?

L’argent est perçu très négativement. Les jugements abondent. Il est sale. Il cause bien des maux, des querelles… On assiste au dévoilement de fraudes. On aime peu le commerce ou la vente. On refuse d’en avoir beaucoup, surtout en spiritualité car nous sommes détachés des biens de la terre! Finie l’époque où la spiritualité est associée au dépouillement et à l’ascétisme, où l’argent est vu comme impure. La dualité spirituel/matériel a fait son temps. De plus, l’être que je suis n’est pas conditionné par l’argent que je possède ou que je gagne.

L’argent est neutre. Il est une manifestation de l’amour comme tout le reste d’ailleurs, un véhicule d’énergie qui souligne l’échange. L’usage que nous en faisons et l’esprit qui anime nos gestes lui donnent une couleur (une odeur). N’empêche qu’on en a encore besoin pour vivre!

Notre relation à l’argent nous montre notre rapport à la vie, notre confiance fondamentale ou notre peur du manque, état viscéral de survie qui nous sert de moteur la plupart du temps. Juste de prendre conscience de nos choix motivés par la survie est tout un défi, tout autant que décider de stopper cette roue. Quitter la survie pour commencer à vivre implique une mort, moment où la roue s’arrête avant de repartir dans l’autre direction. Tel est le vrai sens de lâcher prise.

Les échanges

L’argent permet les échanges de biens, de services, de connaissances. On peut échanger aussi par d’autres moyens. Dans le passé il y a eu le troc. La végétarienne que je suis n’est pas intéressée par le troc avec des poulets d’où l’avantage d’utiliser des unités. Aujourd’hui existent des réseaux d’échanges dont : JEU, SEL, BECS, RÉEL et plusieurs autres à travers le monde. Ces groupements mettent en commun les offres et les demandes de leurs membres au moyen d’un bulletin mensuel. Les transactions se comptabilisent en monnaie locale : Heures, Points, Faveurs, selon l’organisation. Ces réseaux valorisent les ressources, les talents, les disponibilités de chacun qui sont une richesse pour d’autres. L’énergie y circule aisément dans la mesure où on s’implique.

La manifestation

Nous avons tous fait l’expérience de désirer une chose et de la voir se manifester peu de temps après. Il y a quelques années, je me suis retrouvée sans auto ni argent pour m’en procurer une autre. Il me fallait une voiture et je sentais qu’en deux semaines la situation serait réglée. Croyez-le ou non, quinze jours plus tard j’avais l’argent et… les clés. L’expérience m’a permis de prendre conscience un peu plus du processus de manifestation, source réelle de l’abondance. Une intention profonde, hors de tout doute, un état d’abandon et de foi totale en la Source, une écoute intérieure attentive et une vigilance quant aux signes extérieurs ont fait partie de mon apprentissage. Suivre mon senti, le mental au repos, aura été ma clé.

La vision

En anthropologie, on observe que les chasseurs cueilleurs vivent selon des valeurs particulières : « « À chacun selon ses besoins et de chacun selon ses moyens ». Nous en sommes bien loin en tant que civilisation évoluée, plutôt préoccupés par nos intérêts personnels.

Ma vision de la nouvelle terre (ascensionnée) est la suivante : à l’instar des chasseurs cueilleurs, chacun a ce dont il a besoin et contribue selon ses moyens. De plus, je pense que si chacun d’entre nous est en contact avec son énergie, sa source d’abondance (hors de la survie), il pourra donner ses surplus sans compter sachant qu’il aura accès à tout ce dont il a besoin.

Imaginez un peu un immense entrepôt où chacun dépose ses surplus et prend ce qu’il lui faut!

Imaginez vivre sans comptabiliser, sans commercer, donner simplement et recevoir du même coup! Ce n’est plus « Payer au suivant » (titre de film), mais plutôt Donner au suivant, pas juste à la télé, mais aussi dans notre vie de tous les jours.

Il ne sera plus nécessaire d’utiliser des moyens d’échange, car chacun offrira ce qu’il est, ce qu’il a et recevra ce dont il a besoin. On peut déjà le vivre maintenant, à toute petite échelle, avec notre entourage. Pourquoi pas!

Décembre, mois des bilans financiers… Je vous souhaite de vibrer la joie dans votre relation avec l’argent comme à l’audition d’une pièce musicale ou lors d’une randonnée en nature.

Vibrer la joie, partout, toujours.

Photo 101 : Histoire de perceptions

Y a-t-il un sujet que vous n’aimeriez pas prendre en photo ou peindre? Une fleur ou une plante que vous ne voudriez pas dans votre jardin? Une personne que vous ne voudriez pas dans votre cercle d’amis(es)?

J’ai une anecdote à vous raconter. C’est au jour 215 de mon Défi photo 365 qu’elle s’est produite : Chez le fleuriste, qui est-ce qui a dit que c’était laid des œillets? MOI! Ici! MOI-moi! Depuis aussi longtemps que je me souvienne, malgré ma grande passion pour les fleurs, j’ai toujours trouvé les œillets affreusement moches. Je disais à mes « chums » : « Tout sauf des œillets! » Ils sont associés aux cimetières, aux services funèbres, aux restaurants à petits budgets; ce sont des fleurs bon marché, aux couleurs douteuses, bon… avouons simplement que des œillets, c’est « cheapette »! Eh bien, c’est ce midi-là, devant le présentoir de fleurs, que je les ai regardés. Je les ai regardés pour vrai, je les ai regardés droit dans les yeux. Un ou deux froncements de sourcils, je bouge la tête… petit air qui frôle le dégoût. Je cherchais le « trouble », comme on dit. Je pensais alors y trouver un peu de honte ou de pitié, mais à ma surprise, les œillets étaient plutôt fiers. Les têtes hautes. Tiges bien droites. Chevelure frisée au vent. Hmmm… 7 $ en vente pour un gros bouquet d’œillets… À ce prix-là, de quoi pouvaient-ils être si fiers? De leurs bicouleurs « mixées » artificiellement, de leurs feuilles en pointe de flèche, de leurs pétales passés de mode?

C’est là que j’ai appuyé sur « pause », j’ai observé la scène une seconde, j’ai pris conscience de mes voix intérieures du moment : Ah? J’ai visiblement un gros préjugé contre les œillets! Qui a décidé que c’était si laid, cette fleur? Qui suis-je pour juger ces fleurs? Après quelques ricanements avec moi-même dans le magasin, j’ai bien compris que je jugeais l’association que j’avais moi-même liée à ces fleurs : « Les œillets, c’est quétaine, c’est cheap et ce sont des fleurs de cimetière! » Ma perception. Mes références. Mes jugements secrets. J’ai regardé encore une fois les bouquets devant moi. Calmement. Les fleurs en tant que telles, elles sont normales, ni plus belles ou plus moches que d’autres. Ce sont simplement, des fleurs… dans le fond! Sur cette réalisation du moment, j’en ai pris deux gros bouquets et je les ai photographiés. J’ai apprivoisé ces mal-aimées, avec leur unicité. J’ai même appris qu’elles sentaient particulièrement bon et qu’elles restaient fraîches très longtemps. Je les avais ignorés depuis tellement d’années, comment aurais-je pu le savoir!?

Si ce défi d’une photo par jour pendant un an a quelque chose à m’apprendre, c’est bien d’aller au-delà des mécanismes. Comme photographe, on s’arrête souvent aux mêmes sujets. On élimine des thèmes, des idées, des options, des modèles, des catégories. Souvent par préférence, par intérêt, par préjugé caché, par confort, par facilité ou pour plein d’autres raisons. On finit par vivre dans un tout petit « enclos » de thèmes, enchaînés dans des conforts et des automatismes. Et notre vision rétrécit.

Tout cela fait penser à la vie. À la naissance, nos yeux sont purs et libres d’association, mais un jour, pour se protéger, on ajoute un filtre, puis deux, puis trois… On traîne avec nous ces couches de jugements et de références, on en oublie même souvent les raisons! Parfois, nos pensées automatiques sont omniprésentes, elles finissent par nous fermer des portes. Quand je vois tel ou tel truc, je pense à telle ou telle affaire. Quand je rencontre telle personne, je l’associe à telle qualité ou à tel défaut. Quand j’entends telle musique, je l’associe à tel souvenir. Suis-je la seule à souvent oublier de me laisser surprendre, de changer de lunettes sur la vie de temps en temps? Ce n’est pas facile, mais ce serait peut-être l’heure de faire un petit « reset » personnel!

« Lorsque je suis attentif et ouvert à la vie, je suis à même de la réinterpréter à chaque instant. » – Deepak Chopra

Si nous faisions un exercice « live », en ce moment? De l’endroit où vous lisez cet article, regardez à votre gauche, juste à côté de vous, que voyez-vous? Un bureau, votre chien, une plante, un collègue? Comment le qualifiez-vous normalement? Et si pour l’instant d’une seconde, vous vous laissiez surprendre en lui donnant des qualificatifs auxquels vous n’avez jamais pensés auparavant? Une autre fonction ou utilité? Une autre façon de le décrire, avec des mots et des associations inhabituels.

Des découvertes? Vous découvrirez peut-être que l’œil droit de votre chien a une petite brillance particulière! Que le collègue conservateur a une mèche de cheveux bleue, cachée sous son col de veston! Que la plante a des feuilles pleines de veines interconnectées, qui ressemblent à des canaux de Venise! Quand on dissocie nos jugements et qu’on enlève nos filtres, l’émerveillement spontané est à notre porte. Tout apparaît. Il y a un monde caché et hallucinant, juste à côté de nous. S’arrêter, regarder, accorder du temps et de la valeur à ce qui se trouve dans notre environnement. En ce moment précis. Avez-vous vu?

En terminant, je vous laisse une citation qui a retenu mon attention. Elle est tirée du magnifique livre « Les messages cachés de l’eau », dans lequel l’auteur Masaru Emoto cite le Dr Sheldrake.

« C’est pourquoi je voudrais espérer que nous soyons en permanence conscients […] et fassions toujours attention à ceux qui nous entourent et aux choses qui se passent autour de nous. C’est essentiel. Parce que l’acte de regarder quelque chose a un effet sur cette chose. »

Voir sans filtre, jugement ou association, même pour quelques secondes seulement, est une façon de se connecter au présent. Je ne sais pas pour vous, mais dans mon cas, c’est souvent un gage de bonheur. Je ne me soucie pas de ce que j’ai dit ce matin à ma mère ou de la facture que je paierai ce soir. Je suis dans le présent. Je regarde. Je regarde attentivement. Je me connecte à ce que je regarde. Une seconde. J’apprécie.

Pour la rentrée, on peut se poser les questions suivantes : Quels sont les œillets de ma vie? Y a-t-il des objets ou des gens de mon entourage qui sont mal-aimés ou jugés pour des raisons farfelues ou désuètes? Ai-je toujours besoin de ces associations ou puis-je maintenant m’en défaire? Serait-ce maintenant le temps de faire un « reset » de toutes ces équations automatiques pour mieux voir?

Déjouer ses associations. Déjouer ses références. Questionner ses mécanismes dans le conscient.

Changer la cassette de ses pensées automatiques. Apprécier ces œillets pour ce qu’ils sont, car tout est finalement, une histoire de perceptions! Bonne rentrée!

La spiritualité

Le dictionnaire définit la spiritualité comme suit : « Propre et relatif à l’âme en tant qu’émanation et reflet d’un principe supérieur, divin ». On a associé la spiritualité à différentes sortes de philosophies, de croyances, à la prière, la méditation, la contemplation etc. Pour bien comprendre sa signification profonde, on doit d’abord prendre conscience de notre vraie identité. Notre vraie identité est que nous sommes une âme divine, une particule de Dieu, venue s’incarner sur la terre pour prendre conscience d’une partie de son potentiel divin, apprendre à le développer à travers les expériences que la vie nous amène, pour finalement être capable de le manifester au quotidien, dans nos pensées, nos paroles et nos actions. Je ne peux pas être quelque chose que je ne connais pas, que je n’ai pas expérimenté ou que je ne peux pas manifester en tout temps.

Quel est-il ce potentiel divin? C’est l’amour divin, l’amour pur, l’amour inconditionnel, car Dieu est amour. En tant qu’âme divine, je suis moi aussi amour pur, mais tant que je n’en ai pas pris conscience graduellement, que je ne l’ai pas développé, pour être ensuite capable de la manifester, je ne peux pas retourner à la source. Le plus grand principe spirituel est : « Je suis une âme divine et j’existe parce que Dieu m’aime. ».

Je peux résumer la signification de la spiritualité dans un seul mot, le mot « amour ». La spiritualité est le long chemin qui m’amène à être amour pur, à devenir un avec l’esprit saint, la voix de Dieu qui me parle à moi l’âme, par la lumière et le son. Le long chemin se dessine à travers de nombreuses incarnations dans les mondes inférieurs, c’est-à-dire la vie au quotidien. La vie, (esprit saint) connaissant le but de l’âme dans cette vie, nous amène des expériences, des situations, des opportunités qui vont nous permettre de prendre conscience de ce potentiel divin et de le développer. Nous devons comprendre que Dieu dans son grand amour nous a donné le libre arbitre en tout, c’est-à-dire le choix de retourner à lui en prenant la route que nous voulons, peu importe le temps que nous prendrons, car pour Dieu et l’âme, le temps n’existe pas.

La spiritualité doit se vivre dans les plus petites choses du quotidien et je peux connaître mon degré de spiritualité en prenant conscience du pourcentage d’amour inconditionnel dont je me sers dans mes pensées, mes paroles, mes actions et mes comportements. La spiritualité ne se retrouve pas dans les commérages, les jugements, les critiques, les calomnies, les mensonges, etc. Pour être capable de vivre une vie spirituelle, je dois me pratiquer à vivre dans l’ici et maintenant, car si je n’applique pas ce principe, je ne peux pas être conscient de la valeur de mes expériences et du pourquoi. N’oublions surtout pas que lorsque je vis une expérience dans laquelle je ne découvre pas la leçon, je devrai la revivre encore et encore. Dans la vie, les seules expériences que nous pouvons voir comme négatives, sont celles dont nous n’apprenons rien.

Tous les êtres humains sont spirituels à différents degrés, car chaque corps humain est habité par une âme divine qui s’éveille de plus en plus à ce qu’elle est. Pour arriver à développer mon potentiel d’amour inconditionnel, j’ai besoin de deux choses : un guide spirituel et un exercice spirituel pour contacter ce guide ou l’esprit saint. Le guide spirituel ne nous emmène pas sur le haut de la montagne spirituelle sur ses épaules, nous devons l’escalader nous-mêmes au prix de nombreux efforts. Le guide spirituel est présent pour nous montrer la meilleure route à suivre pour retourner à Dieu, à partir d’où nous sommes rendus et pour nous assister dans les efforts que nous faisons. Mon propre guide le Mahanta (la conscience Mahanta est le plus haut niveau de conscience connu dans les mondes de Dieu) avec qui je parle de la même façon que je parlerais avec mon meilleur ami, me fait prendre conscience des opportunités ainsi que des leçons qui se présentent à moi dans ma journée et de ce que je peux en faire. Chaque personne peut parler avec un guide en qui elle a confiance, que ce soit Jésus, Marie, Bouddha, Mahomet, etc.

J’ai besoin de faire aussi à tous les jours un exercice spirituel (prière, méditation, contemplation) pour aller à l’intérieur de moi, ce qui me permet de dialoguer et surtout d’écouter ce que mon guide et/ou l’esprit saint ont à me dire. L’exercice spirituel est aussi important pour l’âme que l’est l’exercice physique pour le corps humain. L’exercice spirituel, c’est aussi la nourriture et les vitamines de l’âme. Pour les personnes qui n’en connaissent pas ou qui voudraient en expérimenter un autre, je vous suggère le chant du Hu (se prononce « hiou »). Hu est un ancien nom sacré de Dieu et c’est le son qui a les plus hautes vibrations dans tous les univers. Assis ou étendu, détendez-vous, portez votre attention à votre œil spirituel situé en arrière du front, entre les deux sourcils, sans forcer et commencez à chanter à voix basse ou intérieurement le son Hu (hiou-ou-ou…) simplement, sur l’expiration, pendant cinq à vingt minutes. Le hu nous permet, durant la contemplation, d’ouvrir notre conscience aux messages de la vie et possiblement à une expérience spirituelle avec la lumière et/ou le son de Dieu. Si durant cet exercice je me pose une question ou regarde une expérience que j’ai vécue et que je ne comprends pas, le chant du hu me permet d’élargir ma vision. On peut avoir la réponse immédiatement, dans un rêve, un rêve éveillé, un livre, par une phrase entendue, etc. Pour entendre la réponse, on doit être à l’écoute.

« La spiritualité, c’est l’évolution, l’éveil de l’âme.
Son secret, c’est l’action.
Son lien d’action est le quotidien.
Son déroulement est dans l’ici et maintenant. »

Risque… d’épidémie

Attention aux symptômes de la paix intérieure! Le cœur de plusieurs a déjà été exposé à la paix intérieure et il se peut que le virus se propage comme une épidémie dans leur entourage.

Ceci pourrait causer un grave préjudice à ce qui, jusqu’à maintenant, a été une condition relativement stable de conflits humains à l’échelle planétaire. Voici les symptômes les plus connus de cette condition de paix intérieure :

  1. Une tendance à penser et à agir spontanément plutôt que de se référer aux peurs issues du passé.
  2. Une perte d’intérêt marquée pour la critique et le jugement des autres.
  3. Une habileté croissante à jouir du moment présent.
  4. Un désintéressement complet face à l’idée de se taper sur la tête pour ses erreurs (oups!).
  5. Le sentiment d’être solidaire des autres et connecté avec la nature.
  6. Le refus systématique d’interpréter négativement les actions des autres.
  7. Une très grande susceptibilité à l’amour offert par les autres et une tendance incontrôlable à le propager.
  8. L’apathie presque totale face aux conflits et aux querelles.
  9. De fréquents épisodes d’appréciation incontrôlés de soi-même et des autres.
  10. Une tendance à laisser les choses suivre leur cours plutôt que d’essayer de tout contrôler.
  11. De fréquentes attaques de sourire.
  12. La perte de l’habilité de s’inquiéter et de vivre dans l’angoisse (très sérieux!).

Si tu rencontres des gens qui présentent ces symptômes, sache que tu risques la contagion en demeurant dans leur entourage. Si tu as toi-même quelques-uns de ces symptômes, sois sur tes gardes puisqu’il n’y a pas de traitement connu et que, si tu ne fais pas attention, ta condition pourrait continuer de progresser malgré toi.

Si tu as plus de six symptômes, il se peut que ton état de paix intérieure soit tellement avancé que le processus soit irréversible et que tu sois une menace de contamination du bonheur pour tes proches : profites-en donc pleinement!

Des mots pour survivre

L’écriture est un art. Un geste créatif, thérapeutique, évolutif. J’ai voulu illustrer sa valeur avec un exemple concret, un témoignage.

Un livre, une auteure. Émilie Legris, 27 ans, vient de publier son premier roman. Fiction. Fiction évidemment reliée à son vécu, à ses tripes. Un titre percutant. « Vomir ». Un style direct, sans détour, sans pudeur. Des mots simples et crus, comme les jeunes les parlent, des mots qui, l’air de rien, t’écorchent le cœur au passage. Le quotidien tel qu’il est, la peur d’exister et le mal de ventre. Des pas perdus dans les rues de Hull. Des pas qui cherchent une piste. L’espoir.

« Une faim atroce me creuse les os. »

Les mots racontent, l’écriture témoigne d’une présence derrière ce corps qui crie sa douleur. De cette force touchante qui appartient à ceux qui traversent des tempêtes et qui savent rester vulnérables, à l’écoute de leur sensibilité. Ceux qui continuent quand même.

Émilie a accepté de répondre à quelques questions.

Pourquoi ce livre?
« Écrire permet de banaliser les choses que t’as vécues, de les rendre acceptables, moins taboues. Se donner la permission d’en parler. Ça donne la chance aux autres de se reconnaître. Plein de gens vivent ce genre de choses et personne n’en parle. Mon livre ne touche pas seulement l’anorexie, il y a aussi l’alcoolisme, la santé mentale, les difficultés d’insertion sociale. Tous ces problèmes sont entretenus par le fait qu’on n’en parle pas. »

Qu’est-ce que ça t’a apporté d’écrire cette histoire?
« La satisfaction de réussir un projet, de publier un livre. Il répond à un besoin d’être vue, d’avoir le droit d’être différente, et de partager. C’est une occasion d’exprimer ma sensibilité. Et de dire mes opinions sur le système de santé, sur le système d’éducation.

Il y a un effet thérapeutique à s’exprimer. Il fallait lâcher un cri. »

Où en es-tu maintenant?
« Ces points de vulnérabilité restent présents. Je m’en sers comme des points de repères, des signalisations. Quand l’équilibre vacille, je me pose vite des questions sur ce qui ne va pas. Ces épreuves m’ont rendue plus humaine et plus humble. Je ne juge pas les autres, leurs difficultés. Je sais l’importance d’être soi-même, même si on ne sourit pas tout le temps. Je vois que la vie a placé de belles personnes autour de moi. J’ai cessé de me battre. Je fais ce que j’ai à faire, une journée à la fois. Ce n’est pas toujours facile, parce que je reste hypersensible, mais je prends la vie plus simplement. »

Des projets? Un autre livre?
« Un autre livre, oui, je connais mon sujet, ce dont je veux parler. Mais je ne suis pas prête, j’ai besoin de temps encore. »

Merci Émilie d’avoir bien voulu partager ce moment avec nous.

Amour inconditionnel

Je suis une mère de trois enfants (3, 12 et 14 ans) qui a récemment complété un diplôme universitaire. Le dernier cours que j’ai dû prendre en était un de sociologie. Le professeur était absolument « inspirant », avec des qualités qu’on aimerait retrouver chez tous les êtres humains.

Le dernier projet du trimestre s’intitulait : « le sourire ». Les étudiants devaient sourire à trois personnes rencontrées et documenter leurs réactions. Je suis moi-même une personne très sociable; je souris toujours aux gens; je les salue aisément, alors j’ai pensé que ce serait très facile.

Peu de temps après avoir reçu les directives concernant ce projet, mon mari, mon plus jeune fils et moi-même sommes allés chez McDonald, un froid matin de mars. C’était notre façon d’avoir un moment privilégié avec notre fils. Nous attendions en ligne pour être servis lorsque tout à coup, tout le monde autour de nous s’est mis à reculer, incluant mon mari…

Je n’ai pas bougé… un sentiment de panique m’a envahi quand je me suis tournée pour voir la raison de leur recul. Comme je me retournais, j’ai senti une odeur horrible de corps malpropre et j’ai constaté qu’elle provenait des deux pauvres itinérants qui se tenaient là.

En regardant le premier homme, le plus près de moi, j’ai remarqué qu’il « souriait ». Ses superbes yeux bleu ciel étaient pleins de lumière divine alors qu’il cherchait l’acceptation. Il a dit : « Bonjour! » en comptant les quelques sous dans ses mains, Le deuxième homme agitait nerveusement les mains, debout derrière son ami. Je me suis rendu compte que ce dernier souffrait de déficience mentale; l’homme aux yeux bleus était pour ainsi dire son protecteur.

J’ai dû retenir mes larmes. La jeune serveuse lui a demandé ce qu’ils désiraient. « Juste un café, mademoiselle », a-t-il répondu. C’est bien tout ce qu’ils pouvaient se permettre. S’ils voulaient rester dans le restaurant et se réchauffer, ils devaient acheter quelque chose.

J’ai vraiment été touchée à ce moment : je me suis presque lancée sur le petit homme pour le serrer dans mes bras. J’ai remarqué en même temps que tous les gens dans le restaurant avaient les yeux tournés vers moi, jugeant chacune de mes actions.

J’ai souri et j’ai demandé à la serveuse de me donner deux autres déjeuners sur un plateau supplémentaire. Je me suis dirigée vers la table des deux itinérants, ai déposé le plateau devant eux et j’ai touché les mains froides de l’homme aux yeux bleus. Il m’a regardée les larmes aux yeux et m’a remerciée.

Je me suis penchée en lui tapotant la main et lui ai dit : « ce n’est pas moi qui fais ça pour vous; Dieu agit à travers moi pour vous apporter l’espoir ».

J’ai commencé à pleurer en m’éloignant pour rejoindre mon fils et mon mari. En m’asseyant, celui-ci m’a souri et m’a dit : « chérie, c’est pour ça que Dieu t’a placée dans ma vie, pour me donner de l’espoir à moi aussi! ».

Nous nous sommes tenus les mains pendant un moment et nous réalisions que nous étions capables de donner parce que nous avions reçu la grâce. Nous n’assistons pas à la messe, mais nous sommes croyants.

Ce jour-là, j’ai pu expérimenter la pure lumière de l’amour de Dieu. Je suis retournée à mon dernier cours avec cette histoire. Le professeur a lu mon récit et m’a demandé si elle pouvait le partager avec les autres.

Pendant qu’elle le lisait, j’ai compris que nous, en tant qu’êtres humains et parties de Dieu, nous avons besoin d’être guéris et de guérir les gens.

À ma façon personnelle, j’avais touché les gens au McDonald, mon mari, le professeur ainsi que chaque âme qui partageait ce dernier cours avec moi.

J’ai gradué avec une des plus grandes leçons de ma vie : « l’amour inconditionnel ».

Beaucoup d’amour et de compassion sont envoyés à chaque personne qui lira ce récit et apprendra à aimer les gens et à utiliser les choses et non à aimer les choses et à utiliser les gens.

Beaucoup de personnes vont entrer et sortir de vos vies, mais seulement les vrais amis vont laisser des empreintes dans votre cœur.

Auteur anonyme
Collaboration de Lyne Brousseau

Bienvenue dans le monde de la liberté

Nous te souhaitons aujourd’hui la bienvenue dans le monde de la liberté.

Mais avant d’entrer, tu dois recevoir quelques consignes afin de préserver ton droit à la liberté.

Afin de préserver ce monde de la liberté, tu dois te dépouiller de ce qui t’a limité dans ton passé.

Alors regardons ensemble ce que tu dois reconnaître et libérer pour entrer dans le monde de la liberté.

Libérer toute forme d’obligation
Il semble évident que l’obligation ne peut coexister avec la liberté. Alors garde-toi de t’obliger à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisqu’ici personne n’est forcé ni obligé. Donc, tu devras toujours vérifier avec toi-même dans l’instant présent si tu es fidèle à ta vérité du moment. En respectant toujours ta vérité, tu ressentiras de plus en plus l’amour que tu es. Et sache que la voie de l’amour est l’honnêteté avec soi-même et les autres.

Libérer l’attachement
L’attachement est le virus le plus nuisible au monde de la liberté. Garde-toi de t’attacher à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisque l’attachement est la source de toutes les souffrances de ton passé. Souviens-toi que la vie est en perpétuelle expansion, alors reste ouvert à tout ce qui est et tu deviendras illimité.

Libérer la comparaison et la jalousie
Comme tous les êtres se respectent dans le monde de la liberté, chacun devient original et unique. Et tous bénéficient de l’originalité de chacun afin de cocréer constamment de nouvelles réalités. Alors sois toi-même en toute liberté sans jamais te comparer.

Libérer la possession
La possession est absolument inutile dans le monde de la liberté puisqu’ici, chacun de tes besoins est aussitôt comblé par le pouvoir de ta pensée. Ici, les êtres connaissent et utilisent le pouvoir créateur de leur pensée. Alors veille sur tes pensées et pense à ce que tu veux, plutôt qu’à ce que tu ne veux pas. Et souviens-toi que toutes tes créations doivent respecter la liberté de chacun.

Libérer la culpabilité et le jugement
Tu n’auras plus besoin de ces anciennes énergies du karma puisqu’ici tout est amour. Afin de préserver ce droit fondamental, l’amour, tu ne dois jamais te juger ni juger personne. Dans le monde de la liberté, le jugement n’existe pas parce que chacun vit dans le respect de lui-même et des autres.

Libérer la séduction et la dépendance
Ces énergies n’ont aucune raison d’être dans le monde de la liberté. Parce qu’ici personne ne possède personne et personne ne dépend de personne. Tous les êtres qui habitent ce monde sont souverains.

Libérer le besoin, les conditions et les attentes
Le besoin d’être aimé est un non-sens dans le monde de la liberté parce que chacun sait qu’il est lui-même l’amour. Ici, tous les êtres manifestent l’amour et personne n’est dans le besoin. Alors tu auras la totale responsabilité de t’aimer inconditionnellement en respectant ta liberté d’être. Souviens-toi que l’amour véritable n’a ni besoin, ni attente et ni condition.

Libérer les limites
Dans le monde de la liberté, les limites n’existent pas. Si tu veux y demeurer alors reste ouvert au grand mouvement perpétuel de la vie et tu grandiras avec elle dans les espaces infinis de l’éternité. Souviens-toi que l’abondance est ton droit de naissance donc, ne te limite jamais.

Libérer la peur et la mort
En t’aimant inconditionnellement, la peur va se dissoudre. Tu saisiras que la mort est une mémoire émotionnelle à traverser et tu comprendras enfin que c’est la peur et la croyance en la mort qui maintiennent le monde de l’illusion. En traversant la peur, tu traverseras la mort et tu t’éveilleras à la vie éternelle. Alors cesse de compter tes anniversaires et élimine tous les rituels qui te gardent prisonnier de l’illusion. Vis dans l’éternel présent et cesse de compter les années puisque le temps n’existe pas. Dans le monde de la liberté, fais de chaque jour une célébration.

Alors, cher être d’amour, à compter d’aujourd’hui, tu auras toute la liberté de te respecter et t’aimer en te choisissant en tout temps. Plus d’obligations puisque tout ce que tu expérimenteras, tu le feras en toute liberté. Alors réponds à chacun de tes besoins et tu verras que l’amour en toi reprendra sa juste place. En t’unissant à l’amour en toi, tu sortiras définitivement de l’illusion et l’ego tirera sa révérence devant l’humilité du cœur.

Lorsque tu te seras enfin reconnu dans ta lumière, tu deviendras comme Jonathan le goéland et dans une joie profonde, tu reconnaîtras enfin que tu as quitté la survie pour renaître à la vie. Dans ce retour à l’amour absolu pour toi-même et les autres, tu ressentiras une profonde compassion pour la famille universelle. Alors, par ton propre rayonnement, tu les guideras et les accueilleras à ton tour dans le monde de la liberté.

Voici la devise du monde de la liberté : reste en paix qui est libre!

Vivre et laisser vivre

Est-ce que les marques déterminent votre valeur?
Trop souvent, on se laisse influencer. On laisse nos parents, nos collègues, la télévision, les magazines nous dicter comment nous devrions être et penser. Comment nous devrions vivre et s’habiller. Ce que nous devrions conduire et habiter. Une grande maison sur la Rive-Sud et un chalet dans le Nord, c’est bien. Mais encore faut-il avoir le goût d’y être. Que ça raisonne avec qui nous sommes. Et surtout, bien évaluer le ou les revenus à générer, simplement pour payer les intérêts du banquier.

En réalité, trop peu d’entre nous nous arrêtons pour nous demander ce qui nous rend vraiment heureux dans la vie. À quel moment, dans quelles circonstances et entouré de qui, sommes-nous à notre mieux. Je fais souvent remarquer aux amis qui se joignent à ma femme et moi pour souper, chez nous ou ailleurs, que même milliardaire, on ne pourrait apprécier plus la soirée que nous passons ensemble.

Ne vous trompez pas sur moi, je ne parle pas ici de simplicité volontaire, mais bien de priorités et de la découverte de qui on est.

Qui êtes-vous? Êtes-vous vraiment du type à apprécier une bouteille de vin à 1 000 $? Ou êtes-vous tout aussi heureux avec une bouteille de vin à 20 $ que vous découvrez avec votre douce moitié? Croyez-vous vraiment que votre voisin au feu rouge est 3 fois plus confortable que vous dans sa voiture de luxe? Parce que c’est probablement par 3 que vous devriez multiplier le prix de sa voiture en rapport à la vôtre…

Qu’y-a-t-il dans une marque soit dit en passant? Le besoin de dire au monde entier « regardez! J’ai réussi! ». Alors qu’en réalité, la marque du véhicule que quelqu’un conduit n’a rien à voir avec le fait qu’il ait réussi ou non. Eugène Tassé, un développeur immobilier de l’Outaouais, qui est plusieurs fois millionnaire m’a dit un jour : « Yannick, ça te fait quoi à toi que je conduise une Cadillac ou une Mercedes? ». J’ai répondu « Rien ». « Voilà! » a-t-il dit. « Alors que je conduise une Mercedes ou une Honda, ça ne change rien à ta vie! Donc, je conduis une voiture pour moi. Et je serais idiot n’est-ce pas, de m’endetter pour un tas de ferrailles non? »

Pensez-y! Est-ce que vous allez laisser une marque de voiture ou de vêtement, ou même un quartier, déterminer qui vous êtes ou ce que vous valez? Eh bien trop souvent, oui! Et si c’était la réalité, nous ne valons pas grand-chose en réalité. Puisque tout est emprunté!

Soyez plutôt fier de qui vous êtes et de ce que vous faites. Faites le bien, avec passion. Et portez attention à ce que vous dépenser. L’argent est relativement facile à gagner. C’est de ne pas le dépenser qui cause problème. Demandez-vous simplement, lorsque vous vous apprêtez à dépenser votre argent au restaurant ou sur des gadgets plus ou moins essentiels… « En ai-je vraiment besoin? » Et, « Est-ce que je veux cette chose vraiment ou plutôt pour le sentiment que je crois qu’elle m’apportera? »

Relisez bien cette phrase. Voulez-vous vraiment le chalet à 4 chambres? Ou voulez-vous le chalet parce que vous croyez qu’il vous apportera une sensation que seul un chalet avec 4 chambres vous apportera… Alors que vous êtes 2 et sans enfants! Voulez-vous vraiment une Porsche? Ou plutôt « ressentir » ce que vous « espérez » ressentir quand vous serez au volant? C’est à dire « important », privilégié, et quoi d’autre? Épargnez-vous des milliers de dollars en développant le réflexe de vous sentir important parce que vous avez de bonnes valeurs et contribuez à votre entourage et la société. « Soyez avant de faire et faites avant d’avoir » a dit Zig Ziglar.

Posez-vous la question : « Pourquoi est-ce que je veux ce que je veux?». Si vous avez des raisons qui vous suffisent et qui justifient la dépense, alors plongez! Tout en gardant l’équilibre, dans tout. Sinon, retenez-vous. Rappelez-vous que vous n’avez rien à gagner à impressionner la galerie. Vivez pour vous. Et laissez les autres… payer le banquier.

La folle histoire de l’ego

Il nous serait bien difficile de décrire et de définir précisément ce qu’est l’ego! Tantôt, il est une entité abstraite, diffuse et cérébrale responsable de nos souffrances et de nos malheurs, tantôt il désigne une personne qui s’affirme avec trop d’insistance, narcissique ou encore égotique. L’ego reste par définition subjectif selon nos croyances, notre parcours, nos expériences, nos blessures ou même selon l’endroit du monde où nous vivons. Mais en réalité, savons-nous vraiment ce qu’est l’ego? Il a pourtant un visage, une histoire et il est soumis aux lois universelles. Je vous invite donc pour un voyage historique et pour une présentation déroutante de l’ego.

Dans des temps très anciens, il existait le premier monde nommé Lémurie, l’être humain y vivait en permanence connecté aux mondes spirituels et avec son âme! Nous communiquions avec les esprits de la nature, avec les êtres extraordinaires qui peuplaient la terre, avec toutes les formes vies et avec nos guides spirituels. Les émotions, les pensées négatives n’existaient pas encore telles que nous les connaissons aujourd’hui. À cette époque lointaine, l’ego était juste un champ énergétique qui avait comme fonction le maintien en cohésion de tous nos corps, de nos multiples aspects (personnages intérieurs) et l’être unique que nous sommes. Un jour, le sentiment de la peur est apparu, nous nous sommes sentis abandonnés, coupés de notre âme et des mondes de lumière. À cet instant précis, comme nous sommes des créateurs, nous avons donné vie à notre ego pour qu’il prenne le relais pour nous protéger des multiples dangers que recèle l’existence sur notre planète. À partir de ce moment, toutes les émotions négatives, le monde du bas-astral et notre lente descente vers l’ignorance a commencé à prendre forme. Ainsi commença le long voyage de l’ego qui, à travers les millénaires, est devenu un mastodonte étouffant, nous empêchant de vivre, nous rendant malheureux, provoquant des guerres et qui a pris le contrôle de notre monde. À chaque fois que nous sommes dans la peur, la haine, dans le jugement, l’ego par le truchement de nos personnages intérieurs déséquilibrés devient notre petite voix intérieure guidant nos pas. Pour notre plus grand malheur, notre ego nous connaît mieux que nous-mêmes, il connaît toutes nos peurs, nos frustrations, nos jalousies, nos pulsions meurtrières et tous les personnages intérieurs que nous refoulons et dont nous ignorons même l’existence. Tenez-vous bien! Il a même appris à se faire passer pour la voix de l’âme. Mais n’oublions pas que nous lui avons demandé de nous protéger et dans ce sens, il a parfaitement accompli sa mission. Pour bien comprendre le fonctionnement de notre ego, à chaque fois que nous voulons le faire disparaître ou que nous le renions au lieu de le pacifier et de l’aimer, il devient encore plus puissant. Même, la croyance fortement ancrée que notre âme n’a pas d’ego a été générée par lui pour se préserver à tout jamais de perdre son pouvoir sur nous. Puisque notre âme pour maintenir en cohésion ses multiples aspects, ses corps subtils et d’être unique dispose aussi d’un ego. Elle quittera cette enveloppe énergétique seulement au moment où elle aura choisi de se reposer en se dissolvant dans la conscience non manifestée.

Quand nous commençons à travailler sur notre ego, nous avons beaucoup de peine à le débusquer puisqu’il se dissimule aisément dans nos actions qui nous semblent juste, derrière ce que nous croyons être nos qualités, dans nos succès apparents, derrière nos gentillesses calculées, derrière nos paroles paraissant rationnelles ou sages et surtout derrière les vérités immuables acceptées par la grande masse. Ses ruses sont innombrables et souvent diaboliques. Ne dit-on pas que l’enfer est semé de bonnes intentions… Rien n’est plus vrai. L’ego essayera toujours de nous faire croire que c’est l’autre qui a un problème d’ego ou plus sournoisement, il nous convaincra que nous sommes moins malades. Ce déni, va simplement le préserver d’un éventuel travail. Il est le Maître incontesté de l’hypocrisie, des faux-semblants, de la fausse modestie et du contrôle. Ses capacités à détourner constamment notre attention et de vouloir systématiquement contrôler notre environnement sont effrayantes.

Pourtant, l’ego peut réellement devenir un allié si vous l’éduquez. Faites connaissance avec lui, demandez-lui pourquoi il agit ainsi à chaque fois que vous avez envie d’explorer la vie, demandez-lui pourquoi l’existence sur terre lui fait si peur, exigez de lui des explications quand il veut saboter votre bonheur, apprenez à le rassurer comme le ferait un bon père ou une bonne mère. Avec le temps, il cessera peu à peu de vous empêcher de vivre pleinement votre vie et de vous réaliser. L’ego est juste un enfant qui a peur! Certes souvent effrayant, mais il reste toujours un enfant! Abandonneriez-vous, laisseriez-vous pour compte votre propre enfant sous prétexte qu’il vous dérange? Pacifier l’ego est une de nos missions fondamentales sur Terre pour nous réaliser et pour vivre dans la paix et l’amour.

Tant que nous ne prendrons pas conscience que nous lui avons donné vie et que notre responsabilité en tant que créateur est de le pacifier, de l’aimer et de le comprendre pour qu’il devienne à nouveau cette enveloppe énergétique, notre ego dictera toujours nos intentions et nos actions.