Le coin du livre

Conflits et disputes dans le couple, comment les gérer?
par Yvon Dallaire | Les Éditions Québec-Livre, 2017

La vie de couple peut soulever nombre de conflits et de disputes. Non seulement Yvon Dallaire présente ici les grandes crises que traversent les couples au fil du temps, il se penche également sur les conflits insolubles au cœur de toute relation amoureuse. Fort de son expérience en tant que thérapeute auprès de couples depuis plus de 35 ans, mais puisant également dans sa propre expérience de relation de couple, il s’intéresse surtout aux façons de gérer les conflits qui éclatent au sein du couple. Il explique comment les petites différences entre les hommes et les femmes peuvent créer tout un bassin de conflits impossibles à résoudre. Nous apprécions tout particulièrement le côté réaliste et concret de ses explications et retrouvons aussi sa façon bien à lui de parler des couples heureux, ce qu’il nous avait fait découvrir dans son best-seller Qui sont ces couples heureux?, publié en 2006.

La Canalisation
par Johanne Therrien | Le Dauphin Blanc, 2017

Pour la plupart d’entre nous, la canalisation peut sembler être un phénomène assez abstrait. Pourtant, nous découvrons dans cet ouvrage qu’il s’agit plutôt d’une pratique à la portée de tous. Johanne Therrien a été infirmière durant plus de 25 ans avant de se consacrer pleinement à l’enseignement de la communication avec les êtres d’autres dimensions et de l’harmonisation énergétique. Son ouvrage est facile d’accès et propose des outils concrets pour parvenir à canaliser notamment nos guides, des êtres chers décédés et des anges. Il y est également question de la guidance et des synchronicités, en plus des limites de la canalisation et des pièges à éviter. Ce petit livre se lit rapidement, mais nous pouvons aisément nous y référer par la suite.

Écoute ton corps – Version homme
par Lise Bourbeau | Les Éditions E.T.C inc., 2017

La version originale de cet ouvrage est un best-seller depuis 1987 et elle a été traduite dans plus de vingt langues. Toutefois, comme la couverture rose était un frein aux hommes, l’auteure a décidé de réviser complètement son ouvrage en collaboration avec Jean-Pierre Gagnon, directeur des Éditions ETC, afin d’en proposer une toute nouvelle version adaptée au lecteur masculin. Cela signifie que, d’une part, tous les exemples ont été changés afin de permettre aux hommes de s’y identifier et, d’autre part, que les exercices ont été révisés afin de mieux cibler le vécu des lecteurs. La méthode est toujours aussi simple, puisqu’il suffit de lire chaque chapitre et de mettre en pratique, s’il y a lieu, les informations qui y sont offertes. Le résultat : un livre toujours fidèle à son essence, mais qui sait accompagner les hommes qui désirent, eux aussi, mieux écouter leur corps.

Un zeste d’éternité
par Jacques Salomé | Les Éditions de l’Homme, 2017

Dans Un zeste d’éternité, Jacques Salomé présente une synthèse de tout ce qu’il a appris depuis plus de 50 ans en tant que psychologue, formateur, père, mari et ami. Dans ce texte à mi-chemin entre le journal intime et l’essai, on retrouve sa poésie de toujours, sa façon bien à lui de dire les choses, avec musique et mélodie. L’ouvrage livre plusieurs réflexions sur différents thèmes, dont le pouvoir de l’écriture, la communication pour mieux vivre, le fait de devenir parent ainsi que les enfants et aussi le couple et la vieillesse. Avec humour et passion, mais aussi avec lucidité et un brin de fantaisie, l’auteur se penche également sur la souffrance, sur le changement et sur l’importance, en fin de compte, de savoir prendre soin de soi. Au fil des pages, nous découvrons un Jacques Salomé toujours aussi animé, plus vivant que jamais, alors qu’il tente une fois de plus de nous transmettre ses apprentissages et sa tendresse.

Votre corps vous parle

Le corps reflète ce qui se passe à l’intérieur de soi. Comme la plupart des gens en sont peu conscients, ils ne comprennent pas son langage.

Parmi les trois corps du plan matériel (mental, émotionnel, physique), le corps physique, de par sa nature tangible, est celui dont nous sommes le plus conscients et que nous pouvons entendre le plus facilement.

Une personne peut parfois mettre 50 ans à réaliser que sa façon de penser (corps mental) lui est néfaste. Et des mois, voire des années, sont nécessaires pour qu’elle se rende compte qu’une émotion encombre son corps émotionnel et finit par créer un blocage, une blessure physique qui alors ne passe pas inaperçue.

Il peut aussi arriver que nous nous blessions sans même nous en rendre compte. Par exemple, nous découvrons un hématome ou une égratignure dont nous ignorons la provenance.

Lorsque nous sommes conscients, nous nous rendons compte rapidement des gestes qui nous sont nuisibles. Nous pouvons alors agir autrement plutôt que de continuer à souffrir des conséquences de ces gestes. Je vous suggère donc fortement d’écouter votre corps physique pour conscientiser plus rapidement.

Vos malaises et maladies
Chaque fois que le corps physique a mal, il vous dit que vos corps émotionnel et mental ont mal.

Lorsque vous avez mal, il y a dysharmonie, c’est-à-dire que vos corps ne sont plus au service de votre être et tentent de diriger votre vie sans sa guidance, laquelle est nécessaire pour mener à bien cette tâche.

Lorsque votre être veut quelque chose, vos trois corps ont des fonctions distinctes :

• le corps mental utilise ses ressources pour manifester ce que vous voulez;
• le corps émotionnel désire et ressent ce que vous voulez;
• le corps physique peut faire les gestes en fonction de ce que vous voulez.

Voici deux exemples de dysharmonie :
• Une personne souhaite changer d’emploi. Elle s’empêche de le faire parce que son mental ramène une mémoire qui est en contradiction avec ce qu’elle souhaite à présent. Cette mémoire lui dit de ne pas avancer, car il pourrait lui arriver des imprévus ou des obstacles qu’elle pourrait regretter. Elle laisse la mémoire d’une expérience désagréable diriger sa vie au lieu de faire ce qu’elle souhaite réellement. Et voilà comment cette personne se retrouve avec un mal de jambes.
• Une mère de famille qui a la charge des enfants, de la maison et du budget désire plus de soutien. Elle s’empêche de demander de l’aide, car elle croit que ces responsabilités lui reviennent en tant que mère. Elle développe ainsi un mal de dos qui s’aggrave quand elle ose demander de l’aide et qu’on la lui refuse. Cela renforce sa croyance « je dois tout faire moi-même », et son fardeau s’alourdit. Cette mère n’a pas mal au dos parce qu’elle manque de soutien, mais bien parce qu’elle croit que, pour être une bonne personne, elle doit tout faire seule. C’est cette croyance qui a pour conséquence l’absence de soutien des autres. Il nous arrive toujours ce que nous croyons. Le corps a l’intelligence d’avoir mal dans la partie ayant un lien avec la pensée qui empêche un désir de se manifester.

Comme vous pouvez le constater dans ces deux exemples, vous pouvez devenir conscient beaucoup plus rapidement grâce à ce qui se passe dans votre corps physique.

Il existe également d’autres moyens de mieux vous connaître : la morphologie de votre corps, votre façon de marcher, de vous vêtir, de décorer votre maison, de conduire votre voiture, etc.

N’est-il pas merveilleux de constater à quel point votre corps peut devenir un ami de tous les jours?

Le coin du livre


La guérison des 5 blessures

par Lise Bourbeau | Les éditions E.T.C. inc., 2016

Ceux qui connaissent les livres Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même et La guérison des 5 blessures seront enchantés d’apprendre que Lise Bourbeau vient de sortir un jeu de cartes qui a comme objectif principal de nous aider à mettre en pratique les suggestions qui permettent d’accélérer le processus de guérison des blessures.

Chaque matin, nous pigeons au hasard une carte que nous gardons bien en vue pendant la journée. Lorsque nous sommes prêts à mettre en pratique la suggestion de la carte, nous prenons le temps de sentir ce qui se passe en nous. Dans le cas où nous ne serions pas en mesure d’accomplir ce qui est indiqué, la carte nous propose également une réflexion qui nous aide à poursuivre notre cheminement. Que demander de mieux?

Et si c’était ici, le paradis?
par Anita Moorjani | Le Dauphin Blanc, 2016

En février 2006, Anita Moorjani aurait dû mourir du cancer. Mais à la suite de l’expérience de mort imminente vécue cette journée-là, la jeune femme revient complètement guérie du cancer et décide par la suite de raconter son histoire dans l’ouvrage Mourir pour vivre.

Les années passent, et Anita Moorjani reçoit plusieurs lettres et messages de personnes touchées par son histoire. C’est ainsi qu’elle ressent le besoin de partager, encore une fois, ses réflexions au sujet des mythes et des croyances qui nous empêchent de vivre pleinement le paradis sur terre, ici et maintenant. Ces mythes, basés « sur la tradition, la superstition ou de fausses informations que nous ne remettons jamais en question », « forment la base de notre réalité [et] continuent de façonner nos esprits et nos pensées toute notre vie ». Chaque chapitre présente donc un de ces mythes, puis une section intitulée « Vivre au paradis ici et maintenant » où l’auteure présente une façon de dépasser ce conditionnement afin que nous puissions vivre à partir de notre vérité.

Voici un livre des plus agréables à lire. Au fur et à mesure que nous découvrons les mécanismes qui nous empêchent de vivre pleinement le paradis sur terre, nous voulons toujours en savoir plus. Les nombreux exemples de l’auteure illustrent bien chaque mythe tandis que les réflexions en fin de chapitre nous aident réellement à ancrer dans notre quotidien ces nouvelles façons de vivre. Cet ouvrage est un vrai cadeau à nous offrir.

Accompagner…
par Hélène Giroux | Le Dauphin Blanc, 2016

On ne peut pas dire que l’on soit préparé à accompagner une personne en fin de vie. Même si l’on sait que nous serons tous amenés, un jour ou l’autre, à vivre la mort d’un être cher, il est difficile de savoir exactement­ ce qu’on attend de nous et de prévoir comment nous allons réagir. Non seulement les émotions nous empê­cheront d’y voir clair, mais nous nous sentirons également démunis devant toutes les décisions à prendre.

Hélène Giroux nous propose ici un ouvrage des plus pertinents qui se veut un guide essentiel pour une présence en fin de vie. Que l’on soit un proche, un bénévole ou un employé, nous trouverons dans ce livre les réponses à nos questionnements. La mort et les signes annonciateurs auxquels nous devrions nous attendre aux côtés d’une personne en fin de vie sont décrits clairement afin de nous aider à nous préparer en comprenant mieux ce qui arrive. Par ailleurs, nous apprécions que le sujet soit abordé en douceur et que l’ouvrage nous offre une abondance de pistes qui nous permettront de prendre les meilleures décisions possible le moment venu. Il s’agit assurément d’un guide à se procurer pour nous aider à y voir plus clair.

Ton corps, sais-tu ce qu’il te dit?

Nos corps émotionnel, mental et physique parlent. Étant le plus tangible, le corps physique est plus facile à écouter.

Une personne peut avoir besoin de mois ou même d’années pour prendre conscience qu’une façon de penser (corps mental) lui est nuisible ou qu’une émotion encombre son corps émotionnel et crée un blocage. Par contre, une douleur physique ne passe généralement pas inaperçue.

Lorsque nous prenons conscience qu’une attitude ou une façon d’agir nous nuit, nous pouvons la transformer pour ne plus souffrir de ses conséquences. C’est pourquoi il est important de développer notre conscience et je suggère fortement d’utiliser le corps physique pour y arriver plus rapidement.

TA FAÇON DE T’ALIMENTER
L’alimentation est très révélatrice de l’attitude intérieure. Pendant minimum une semaine, je te propose de noter tout ce que tu as mangé et bu (à part de l’eau) au courant de la journée. Indique aussi si c’était par faim ou pour une autre raison.

Quand tu t’alimentes par habitude – à heures fixes, éviter le gaspillage, etc. – c’est que tu as tendance à agir également par habitude dans d’autres domaines. Au lieu de considérer tes besoins, tu te conformes à des croyances assimilées par ton mental. Quand tu manges par émotion, ça peut être pour combler un vide intérieur ou pour tenter de refouler des émotions difficiles à exprimer. Manger par gourmandise – quand l’un de tes sens t’y tente alors que tu n’as pas faim – veut dire que tu es facilement influençable par les autres.

Il est intéressant aussi d’observer ce que tu manges et d’attribuer une qualité aux aliments, ex. le café : stimulant, les épices : piquantes, le sucre : doux. Ton corps te dit que tu compenses pour un manque de piquant, de stimulation ou de douceur dans ta vie. Lorsque tu en prends conscience, tu peux choisir de répondre à ton véritable besoin au lieu de manger. Tu peux aussi vérifier le degré du manque affectif par la fréquence de tes envies.

TES MALAISES ET MALADIES
Chaque douleur physique exprime en même temps la souffrance des corps émotionnel et mental.

Pour être en harmonie, tes trois corps doivent être au service de ton ÊTRE qui les guide. Quand tu as mal, c’est que tes corps tentent de diriger ta vie sans SA guidance.

Lorsque tu veux quelque chose, chaque corps exerce une fonction particulière. Tu utilises les ressources du corps mental pour manifester ce que tu veux, celles du corps émotionnel pour désirer, sentir, et c’est avec le corps physique que tu passes à l’action.

Peu de gens créent leur vie en harmonie avec leur être. Voici deux exemples qui illustrent le processus de manifestation sans guidance intérieure.

• Une personne veut changer de travail ou investir de l’argent. Si elle écoute son corps mental raviver des mémoires désagréables du passé, elle s’empêchera de réaliser son désir par peur des imprévus et des obstacles. Elle laissera ainsi ses mémoires diriger sa vie au lieu de manifester ce qu’elle veut. C’est avec des douleurs aux jambes que son corps exprimera sa peur d’avancer.

• Une mère de famille a besoin d’aide et se refuse d’en demander parce qu’elle croit que les tâches lui appartiennent automatiquement. En pensant devoir en faire beaucoup, elle s’en demande trop et se crée un mal de dos. La douleur ne vient pas du fait que les autres ne la soutiennent pas. Ils participent uniquement à sa croyance en la laissant agir et cela lui permet d’expérimenter ce en quoi elle croit.

Ces deux courts exemples montrent comment le corps physique peut nous aider à conscientiser plus rapidement. La douleur s’exprime dans le corps physique à l’endroit où la croyance mentale bloque la manifestation d’un désir.

N’est-il pas merveilleux de constater comment ton corps, ainsi que tout ce qui se passe dans ton monde physique, peut servir à en apprendre sur toi-même?