L’Oméga ici et maintenant!

La pensée scientifique newtonienne, celle que nous avons apprise dès le primaire, explique l’univers comme étant un gros sac de billes colorées. Les bleues pour l’eau, les brunes pour la terre, les rouges pour les pommes, et les jaunes pour la lumière. Tout est morcelé, séparé et indépendant. Les mouvements sont désordonnés, voués au hasard et à une bataille sans fin entre l’énergie et l’inertie.

Une grosse bille dure peut écraser une petite bille friable. Cette loi-là, on la connaît bien : c’est celle de Darwin et de l’évolution des espèces en fonction de la survie du plus fort, du plus adapté au milieu. De plus, grâce aux travaux de Lipton, par exemple (La biologie des croyances), on commence à reconnaître que les cellules et les individus qui fonctionnent en groupe, en association, survivent mieux. C’est la loi de la coopération, la loi de la fourmilière, ou celle du troupeau.

On sent déjà, dans cette deuxième loi, comme une aération. On a même l’impression illusoire de sortir de cette vieille énergie de la loi du plus fort. On rêve d’une société où tout fonctionnerait d’une façon fluide, chacun ayant sa mission, son rôle bien défini. Mais les humains ne sont pas des fourmis ou des moutons. Demandez à n’importe quelle personne qui a vécu dans un pays communiste ou un écovillage, et vous verrez que la vie de ruche humaine n’est pas une sinécure. Mais qu’est-ce qu’ils ont de si différent, ces satanés humains, pour ficher en l’air toute tentative d’organisation logique? Rien ne fonctionne et rien n’a jamais fonctionné, avec ces chimpanzés améliorés! L’intelligence et l’inconscience font un bien curieux mélange! La terre craque de partout, sous la pression de ce macaque sagace qui détruit son milieu à qui mieux mieux, à coups de bombes atomiques, d’OGM, de chemtrails et de vaccins épicés au HIV. Mais où va-t-on et que ferons-nous quand toute la planète sera rendue physiquement invivable?

Bien sûr, il existe toujours la fuite. On se vautre dans les petits problèmes mesquins, les évasions fiscales, cocaïnomanes ou orgasmiques et on oublie le grand, le gros, le seul problème : qui est l’Homo sapiens, cet « homme sage » dont la proverbiale sagacité l’a amené au bord du précipice? Et si cette descente aux enfers était non seulement voulue, mais nécessaire pour atteindre le fameux point Oméga?

Teilhard de Chardin, philosophe, scientifique et théologien a écrit en 1955 « Le phénomène humain », où il présente pour la première fois son Point Omega. Selon lui, « L’évolution est une montée vers la Conscience ». Et cette conscience, elle vit dans l’humain et possède une triple propriété : « 1) de tout centrer partiellement autour de soi ; 2) de pouvoir sur soi se centrer toujours davantage ; et 3) d’être amenée, par cette surcentration même, à rejoindre tous les autres centres qui l’entourent ». Chez l’humain, l’égocentrisme est à son paroxysme. C’est moi, moi et encore moi! Mais cette tendance est parfaite. Elle a une raison d’être puisqu’elle permet de se connecter ultimement à tout. Et cette fusion de l’humain avec le Tout divin, ce passage de la conscience individuelle à la conscience collective, que Teilhard de Chardin entrevoyait comme la suite logique de l’expérience humaine, il l’a appelée le Point Oméga, de la dernière lettre de l’alphabet grec.

« Omega (…) ne peut être qu’un centre distinct rayonnant au cœur d’un système de centres. » (Teilhard de Chardin, « Le phénomène humain »)

OK, je sais que cette explication n’apporte pas du bacon sur la table. Elle ne vous enlève pas votre mal de tête et encore moins votre mal de vivre. Aurobindo a pu éclairer ma lanterne avec des explications un peu plus précises, heureusement. Je vais vous résumer ses idées en un éclair… L’évolution a toujours eu un but ultime. L’augmentation de la conscience. Le divin est partout, partout, et en moi itou. Il est dans l’améthyste, la fourmi, l’éléphant, et le chimpanzé amélioré que je suis. La différence, est que l’éléphant ne sait pas qu’il est divin et moi OUI – en tous cas, certains d’entre nous le savent et les autres s’en doutent! Si je sais que je suis divine, je peux décider de me comporter différemment, en être divin, justement. Et c’est là que ça devient intéressant :

« Je deviens ce que je vois en moi-même. Tout ce que la pensée me suggère, je peux le faire ; tout ce que la pensée me révèle, je peux le devenir. Telle devrait être l’inébranlable foi de l’homme en lui-même, car Dieu habite en lui.» (Satprem, « Sri Aurobindo ou l’aventure de la conscience »)

Là, je commence à allumer. Tant que je me prends pour un animal intelligent, je me comporte comme tel. Je travaille, je souffre, je vieillis et je meurs. Je suis dans la survie jusqu’au cou. La survie, c’est la route de la mort. Je pense constamment au pire et je le planifie à longueur de journée. « On ne sait jamais… Un accident est si vite arrivé! » Prudence, méfiance, prévention et protection sont des mots de singe peureux qui pense pouvoir atteindre l’illumination par la méditation, le végétarisme et l’amour inconditionnel avec la voisine d’en face plutôt que de faire face à ses vraies peurs et les régler une fois pour toute. Tant que je pensais que j’étais faite d’un paquet de petites molécules, je comptais mes calories et je mangeais bio pour rester mince et ne pas mourir intoxiquée. Mais depuis que la physique quantique m’a prouvé que la matière est une illusion vibratoire et que le petit sac de peau que j’appelle mon corps est relié à tout… depuis que je comprends que ce que j’appelle la réalité est un gros jeu vidéo 4-D (longueur, largeur, profondeur, temps), je commence à entrevoir la vie d’une autre façon et je peux alors choisir de me comporter différemment.

Donc, selon Teilhard de Chardin, Aurobindo et bien d’autres, je suis divine et je suis en pleine transformation. Point de départ : le singe! Point d’arrivée : l’être divin incarné dans la matière! « Oui, c’est bien joli, tout ça, mais avons-nous des indices que ce phénomène est à portée de la main? » Je pense que nous sommes entourés d’indices! On n’a qu’à regarder le taux de divorces et de suicides, le nombre de « drop-out », de contestataires, de déprimés, de drogués, ou de chialeux! On dirait que c’est toute l’humanité qui se réveille d’un long sommeil simiesque pour monter à l’assaut de sa nouvelle conscience. C’est le brouhaha final qui précède le Point Omega (T. de Chardin), l’homme supramental (Aurobindo) ou la jument ailée (Ghislaine). Il y a une raison à tout ce bordel, parce que c’est quand ça va mal que je me pose des questions et que je passe à l’action. Comment? Teilhard de Chardin est ténébreux dans ses explications. Aurobindo parle de foi, de sincérité et d’abandon. Personnellement, j’aime bien la solution suivante :

« Pourquoi me transformer? POUR M’ACCOMPLIR. Voilà le but ultime de ma démarche et de ma présence sur terre.

À chaque fois que je me guéris d’une peur, d’une croyance, d’une émotion, je transforme de l’ombre en lumière. (…) Ce que je fais en moi se manifeste sur la planète toute entière.

Plus je m’accomplis, plus j’élève mon taux vibratoire, et plus j’élève le taux vibratoire de la planète.

(Ghislaine Lanctôt, « Que diable suis-je venue faire sur cette terre? »)

Doux repos pour réfléchir à la nouvelle année

Enfin, nous avons des rapports scientifiques qui établissent le lien entre bonne santé et consommation d’aliments frais et biologiques. En effet, de récentes études démontrent que manger bio nous immunise d’au moins 25 % contre les maladies dégénératives comme le cancer. Manger bio est donc bon à la fois pour nous et la planète du fait que l’agriculture biologique n’utilise ni pesticides ni insecticides nocifs. En outre, parce que la plupart des petits producteurs bio accordent un soin particulier à leur culture ou élevage en y mettant tout leur cœur, nous bénéficions en retour d’une nourriture bien vivante (comprendre ici qu’on récolte ce que l’on sème). Manger bio, voilà un thème à ajouter à notre liste de résolutions pour la nouvelle année.

C’est d’ailleurs mon souhait : qu’au cours des quelques mois paisibles de l’hiver, nous prenions le temps de nous intériori­ser, de nous reposer et d’en profiter pour préparer le terrain du prochain cycle qu’est 2019. C’est une invitation à suivre la voie de notre cœur qui nous guide vers les choix capables de nous aider à réaliser nos rêves.

Cette édition d’hiver 2018-2019 vous propose d’ailleurs un menu sur mesure vous offrant des recettes de santé et de mieux-être pour toutes les dimensions de votre être. Merci à nos auteurs. J’espère que vous trouverez, en lisant leurs articles, idées et conseils pour vous aider à atteindre un équilibre de vie et une bonne santé globale.

Je ne peux m’empêcher de synthétiser mes dernières lectures symbo­liques et de vous les partager. Les ouvrages que j’ai lus récemment énoncent ce qui nous affectera prochainement. Au-delà d’une appa­rence de confusion, le monde évoluera pour le mieux. De fait, le monde actuel en grand changement fera appel à notre implication. La mobili­sation du nous n’a jamais été aussi à l’avant-plan sur la planète que le je qui s’accroche encore au pouvoir et à des idées en besoin de profond changement. Nous constatons tous les divisions et les frictions présentes dans le monde en ce qui a trait à la justice et au respect des droits humains. Et plus que jamais, l’environnement nous signale l’importance de changer notre façon de consommer si nous voulons rétablir la santé de la planète. Il n’en tient qu’à nous, à chacun de nous d’agir au quotidien, de faire des gestes simples mais concrets et d’agir de façon responsable.

Que cette saison d’intériorité et de repos nous guide vers une santé optimale afin que nous puissions participer aux défis collectifs que nous devrons relever au cours de la nouvelle année.

Avec joie, amour et engagement, nourrissons l’espoir d’un monde meilleur!

Bonne saison de repos!

La voix de la vérité

Le célèbre guérisseur et hypnologue américain le Dr Parkus Quimby déclarait un jour : « C’est une mauvaise compréhension dans l’esprit des gens qui déclenche la maladie. » Alors, lorsque nous mentons à autrui et surtout lorsque nous nous mentons à nous-même en refusant de voir les choses comme elles le sont vraiment, lorsque nous croyons tout ce qu’on nous dit sans faire appel à notre propre jugement,­ notre Subconscient est par consé­quent mal programmé et il ne pourra nous accorder que ce que sa programmation contient.

Étant donné que près de 90 % des maladies ont une cause psychique, on ne peut que donner raison au Dr Quimby; une mauvaise compréhension engendrera des mauvaises réactions et ainsi de suite…  Aussi, un métaphysicien pratiquant se doit de lever le « Voile de maya » et d’aller voir ce qui se cache derrière la forme, derrière les mots, cela  afin de connaître les vraies intentions ou motivations des gens avec lesquels il établit des relations intimes ou interpersonnelles.

Malheureusement, la plupart des gens n’accordent que très peu d’importances aux choses de l’esprit; faisant partie de cette conscience collective manipulée par les médias, la majorité des gens s’abandonnent corps et esprit à ceux qui tirent les ficelles de notre devenir. Pourtant, une petite voix intérieure n’attend qu’un signal de leur part pour les éclairer et les guider à travers les nombreuses décisions difficiles qu’ils doivent prendre durant leur vie d’être humain.

La même chose s’applique aux croyances religieuses ou spirituelles. Chacune des religions ou sectes, invoque sa vérité, son gourou ou prophète, et/ou ses dogmes au nom d’un Dieu qui prend l’image qu’on lui attribue. La religion Catholique base ses enseignements sur la vie de Jésus, les Musulmans sur Mahomet, les Bouddhistes sur la vie et enseignements du Bouddha…

Mais nous métaphysiciens, qui avons étudié et médité sur le sens à donner à notre propre vie, nous savons maintenant que la seule vraie religion est celle qui a son site au plus profond de notre être.

Connaissez la Vérité, et cette vérité vous libérera. J. Christ

Votre corps vous parle

Le corps reflète ce qui se passe à l’intérieur de soi. Comme la plupart des gens en sont peu conscients, ils ne comprennent pas son langage.

Parmi les trois corps du plan matériel (mental, émotionnel, physique), le corps physique, de par sa nature tangible, est celui dont nous sommes le plus conscients et que nous pouvons entendre le plus facilement.

Une personne peut parfois mettre 50 ans à réaliser que sa façon de penser (corps mental) lui est néfaste. Et des mois, voire des années, sont nécessaires pour qu’elle se rende compte qu’une émotion encombre son corps émotionnel et finit par créer un blocage, une blessure physique qui alors ne passe pas inaperçue.

Il peut aussi arriver que nous nous blessions sans même nous en rendre compte. Par exemple, nous découvrons un hématome ou une égratignure dont nous ignorons la provenance.

Lorsque nous sommes conscients, nous nous rendons compte rapidement des gestes qui nous sont nuisibles. Nous pouvons alors agir autrement plutôt que de continuer à souffrir des conséquences de ces gestes. Je vous suggère donc fortement d’écouter votre corps physique pour conscientiser plus rapidement.

Vos malaises et maladies
Chaque fois que le corps physique a mal, il vous dit que vos corps émotionnel et mental ont mal.

Lorsque vous avez mal, il y a dysharmonie, c’est-à-dire que vos corps ne sont plus au service de votre être et tentent de diriger votre vie sans sa guidance, laquelle est nécessaire pour mener à bien cette tâche.

Lorsque votre être veut quelque chose, vos trois corps ont des fonctions distinctes :

• le corps mental utilise ses ressources pour manifester ce que vous voulez;
• le corps émotionnel désire et ressent ce que vous voulez;
• le corps physique peut faire les gestes en fonction de ce que vous voulez.

Voici deux exemples de dysharmonie :
• Une personne souhaite changer d’emploi. Elle s’empêche de le faire parce que son mental ramène une mémoire qui est en contradiction avec ce qu’elle souhaite à présent. Cette mémoire lui dit de ne pas avancer, car il pourrait lui arriver des imprévus ou des obstacles qu’elle pourrait regretter. Elle laisse la mémoire d’une expérience désagréable diriger sa vie au lieu de faire ce qu’elle souhaite réellement. Et voilà comment cette personne se retrouve avec un mal de jambes.
• Une mère de famille qui a la charge des enfants, de la maison et du budget désire plus de soutien. Elle s’empêche de demander de l’aide, car elle croit que ces responsabilités lui reviennent en tant que mère. Elle développe ainsi un mal de dos qui s’aggrave quand elle ose demander de l’aide et qu’on la lui refuse. Cela renforce sa croyance « je dois tout faire moi-même », et son fardeau s’alourdit. Cette mère n’a pas mal au dos parce qu’elle manque de soutien, mais bien parce qu’elle croit que, pour être une bonne personne, elle doit tout faire seule. C’est cette croyance qui a pour conséquence l’absence de soutien des autres. Il nous arrive toujours ce que nous croyons. Le corps a l’intelligence d’avoir mal dans la partie ayant un lien avec la pensée qui empêche un désir de se manifester.

Comme vous pouvez le constater dans ces deux exemples, vous pouvez devenir conscient beaucoup plus rapidement grâce à ce qui se passe dans votre corps physique.

Il existe également d’autres moyens de mieux vous connaître : la morphologie de votre corps, votre façon de marcher, de vous vêtir, de décorer votre maison, de conduire votre voiture, etc.

N’est-il pas merveilleux de constater à quel point votre corps peut devenir un ami de tous les jours?

Harmoniser science et sagesse

Un jour, quelqu’un a gravé ceci dans le temple de Delphes, en Grèce : « Connais-toi toi-même. » 

Qui suis-je? Qu’est-ce que je désire réellement dans la vie? Quelle est ma mission de vie? Existe-t-elle vraiment? Ce sont les questions que je me posais à 24 ans à la fin de mon doctorat. Les 245 crédits universi­taires et les 5 années du doctorat en chiropratique ont passé si vite!

Pourquoi choisir ce programme?
Adolescent, je reçois un impact lors d’une partie de football. Je perds la vue de l’oeil gauche. Ma vue revient après quelques heures. Je souffre de terribles migraines, de douleurs aux yeux face à la lumière, de difficultés à me concentrer à l’école et de fatigue incapacitante malgré mes 10 heures de sommeil. Les semaines passent… Quatre médecins et un neurologue plus tard, mes symptômes ne s’améliorent pas. Un optométriste me recommande de consulter un docteur en chiropratique pour vérifier si je n’ai pas un « nerf de coincé » dans mon cou. Il a vu juste. Après quelques semaines, je retrouve ma vigueur et ma fougue d’adolescent! Et, par le fait même, je ne souffre plus d’otite du baigneur ni de grippes à répétition.

Pour moi, la chiropratique ne sera jamais synonyme de mal de dos, mais bien de neurologie…

Mon oncle est médecin et souhaite que je le devienne également pour perpétuer la tradition familiale. En effet, il y aurait eu sept générations de médecins dans ma famille si je n’avais pas été un mouton noir!

Enfant, je lui pose souvent la question suivante : « Pourquoi est-ce que tu attends toujours que je sois malade pour intervenir? Ne pourrais-tu pas intervenir avant la maladie? » Je sais que la médecine est d’une grande importance pour l’humanité et que les médicaments ainsi que la chirurgie sont parfois nécessaires.

Je prends conscience alors que je ne veux pas traiter une maladie. Je veux m’occuper de l’être humain dans sa globalité. C’est pourquoi je choisis d’être un autre type de docteur. Un docteur en chiropratique. Je termine donc mon doctorat. Mes camarades de classe se préparent à ouvrir leurs propres cabinets. Pour moi, cette perspective est bien lointaine. Après cinq ans sans vie, à étudier avec acharnement, je veux découvrir le monde avant de m’enraciner. Me découvrir.

En novembre 2004, je pars seul pour un périple de six mois en Inde et en Asie du Sud-est. Mon objectif? Aucun objectif. Seulement vivre. Vivre seul avec moi-même… J’évite les parcours touristiques pour vivre comme la population locale. Je m’expose à des sciences millénaires telles que l’ayurvéda, la médecine siddha, l’acupuncture orientale ainsi que les sciences yogiques. J’apprends de grands maîtres, je m’imprègne de l’énergie de puissants temples et je fais Namasté devant de grands yogis. Je reviens au pays avec une compréhension plus holistique de l’être humain et de la vie. Je prends alors conscience d’un élément primordial pour la guérison globale d’une personne. Élément qui guide aujourd’hui encore mes soins aux patients : les rendre plus conscients d’eux-mêmes.

Un maître yogi m’a raconté une histoire qui m’a profondément marquée. Je la partage avec vous, car elle est pleine de sagesse. Un jour, une femme aux prises avec une mala­die vient le voir et l’implore : « Je veux que tu me guérisses de cette maladie. » Le maître yogi de répondre avec empathie : « Je ne le ferai pas. Car, si je le fais, la vie t’enverra quelque chose de bien plus grave. Tu as une leçon à apprendre avec cette maladie. »

C’est alors que je prends moi-même conscience d’un schéma d’action utilisé et répété par la très grande majorité des thérapeutes nord-américains. Si le patient souffre d’une condition secondaire telle que anxiété, mal de tête, trouble mens­truel, etc., le thérapeute prodigue/prescrit un traitement. À la fin du traitement, le patient ne souffre habituellement plus de sa condition secondaire. En fait, le thérapeute ramène le patient au même point où il était avant sa condition secondaire.

Pour une personne qui souffre, cela est merveilleux. Et c’est effectivement la première étape. Seulement, rien n’a réellement changé dans sa vie, sinon qu’elle n’a plus sa condition secondaire. Sa vie est pareille comme avant son problème. Le patient n’apprend rien et ne grandit pas grâce à cette condition secondaire. Cette prise de conscience fut comme une illumination pour moi.

Si vous êtes honnête et intègre avec vous-même et que vous assumez vos responsabilités, vous vous rendez­ compte que c’est vous qui créez la majorité de vos conditions secondaires. Si vous faites preuve de la maturité intellectuelle et émotionnelle d’un adulte, vous réalisez que c’est la personne que vous étiez avant qui a créé ces conditions secondaires. Cette personne a posé des gestes, eu des pensées, vécu (ou réprimé) des émotions qui ont forcé son corps à exprimer des conditions secondaires. Vous avez le pouvoir et la responsabi­lité de changer votre vie. Alors pourquoi vouloir revenir au point où vous étiez avant de souffrir? Pourquoi vivre votre vie comme si de rien n’était? Pourquoi ne pas plutôt apprendre de cette condition secondaire et faire de réels changements? La réponse? Par facilité!

Il est bien plus facile d’accepter qu’un professionnel de la santé vous enlève ou soulage vos malaises sans aucun effort de votre part que de vouloir changer un élément de votre vie afin que cette condition secondaire ne se représente plus. Je vous l’explique par­ un exemple concret : imaginez que votre enfant a de la difficulté avec ses devoirs de mathématiques. Si, au lieu de lui montrer à résoudre les problèmes par lui-même ou à changer sa méthode de travail et son raisonnement, vous faites ses devoirs à sa place, qu’arrivera-t-il le jour de son examen? Un échec et une perte d’estime. Il restera au même niveau. Malheureusement, c’est ce que nous faisons avec notre santé. Nous sommes déresponsabilisés.

En tant que mouton noir chevronné, ce n’est pas l’approche que je choisis pour mes patients (quoique, parfois, l’approche mentionnée ci-haut soit nécessaire). Voyez-vous, j’ai réalisé dans mes voyages que je ne peux pas guérir les autres.

La seule chose que je choisis de faire est d’aider les autres à se guérir eux-mêmes. Évidemment, c’est un chemin qui n’est pas pour tout le monde : le patient doit s’investir dans ses soins et son évolution. C’est une solution de croissance personnelle et non miraculeuse; elle prend du temps. Il y a des hauts et des bas. On doit combattre nos démons, accueillir et accepter la personne que nous sommes et lui montrer le chemin de la croissance. Chemin que j’ai personnellement emprunté.

À l’université, j’ai lu un livre dans lequel l’auteur décrivait la vie d’un docteur comme « le voyage du guéris­seur blessé ». Il rapportait que les docteurs se guérissaient à travers leurs patients. Pour être honnête avec vous, je suis en désaccord avec cette assertion. Voici pourquoi. En revenant­ de mon premier périple de six mois en Asie et en Inde, j’ai confronté mon propre côté obscur durant huit mois. Je ne voulais pas voir de patient, car j’étais mon propre patient. Avant d’aider les autres à se guérir, je devais me guérir en profondeur. J’ai donc passé consciemment une période sombre qui, avec du recul, fut une réelle bénédiction pour moi.

Cela m’a permis d’incorporer dans ma vie quotidienne des enseignements et des outils ramenés de l’Inde. Le yoga indien, la méditation, une nouvelle alimentation et une attitude réaliste en sont quelques-uns. Cette période m’a permis de créer l’embryon de ma propre vision de mon système de santé idéal.

Aujourd’hui, quand j’entre dans ma clinique, j’applique ces principes et j’accorde une attention particulière à être présent auprès de chacun de mes patients pour les inspirer à être davantage conscients d’eux-mêmes.

Namaskar

L’énergie primale au service de sa vie personnelle

Cette énergie originelle (primale) est au-dedans de toute chose vivante, et comme il n’y a pas de matière morte, cette énergie est au centre de tous les atomes et de toutes nos cellules. Cette énergie emplit tout l’espace, elle se manifeste comme l’électricité, la chaleur, la lumière, etc.

Cette force vitale est la force par laquelle s’accomplit toute activité du corps, tout mouvement, tout fonctionnement, conscient ou inconscient. Cette énergie est présente dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons ainsi que dans tous les aliments, d’où notre organisme l’absorbe pour l’utiliser au fonctionnement de notre corps physique, aussi bien au point de vue physiologique que mental. Cette énergie peut être transférée d’une personne à une autre, de différentes manières. Habituellement, on se sert de « passes », et on dirige ainsi un courant de force vitale dans la partie malade, pour stimuler et mettre en activité les groupes de cellules déséquilibrées. Cette énergie peut aussi être envoyée à distance vers une autre personne, sous forme de télépathie. Dans ce cas, le subconscient agit et accomplira l’œuvre. Sa réponse est automatique!

Dans les temps les plus reculés, l’imposition des mains a été pratiquée par les Indiens, Égyptiens, Juifs, Chinois, etc. À cette époque, la guérison par ce procédé était la prérogative des prêtres et des sages. Hippocrate disait : « Les affections dont souffre le corps, l’âme les voit clairement les yeux fermés. » Des médecins, des sages, et même chez les Anciens, savaient parfaitement quels bienfaits les frictions des mains sur le corps peuvent produire sur la circulation. Des médecins expérimentés croient que la chaleur qui émane des mains, quand on les impose sur les malades, est très salutaire et calmante. Plusieurs praticiens en métaphysique ont constaté maintes et maintes fois que les mains avaient une singulière propriété de drainer hors de la partie malade, des déchets, des impuretés, lorsqu’on les appliquait localement ou lorsqu’on étendait les doigts vers elle.

Tous les praticiens d’expériences en métaphysique savent qu’il est possible d’implanter la santé dans un corps malade, par certains gestes, paroles, et par contact, tout comme certaines maladies peuvent être transmises d’une personne à une autre. Esculape et les anciens druides traitaient les maladies par le souffle dirigé sur la partie malade et par des effleurements des mains.

Rappelons-nous que cette force vitale, nous l’obtenons par l’air que nous respirons, par la nourriture que nous mangeons et l’eau que nous buvons. Nous absorbons une certaine quantité inconsciemment, mais quand nous respirons, mangeons et buvons en faisant usage simultanément de notre pouvoir visuel, nous absorbons une quantité supplémentaire de cette énergie que, par nos pensées, nous pouvons emmagasiner consciemment dans nos centres nerveux (chakras) qui, avec notre cerveau, servent de réservoir à cette énergie vitale. Une personne en bonne santé possède une réserve importante de cette énergie primale. Et celle-ci, non seulement imprègne tout le corps, mais encore vibre et s’irradie à une certaine distance hors de son corps. Aussi, la mauvaise santé et la faiblesse sont des signes que la force vitale est déficiente, que la circulation de quelque chose a été interrompue, et qu’il y a stagnation quelque part.

En dépit de ce que peuvent penser ou dire certains médecins, l’énergie primale ou force vitale peut être transférée d’une personne à une autre, et elle peut aussi être augmentée de façon artificielle : « guérison magnétique ». Cette force primale ou Prãna, coule tout naturellement dans les canaux qui sont faits pour la recevoir, les systèmes sympathiques ou autonomes. Un bon guérisseur en métaphysique est tout simplement celui qui est un bon canal par lequel peut couler l’énergie originelle, sous une forme concentrée – si  l’on peut parler de forme en la circonstance. En d’autres termes, le guérisseur est celui qui a amplifié ses fils électriques de telle sorte qu’ils peuvent recevoir et transmettre un voltage supérieur à celui qui est habituel.