La symphonie des fibres de vie

Est-ce le fruit des coïncidences ou tout simplement la suite logique d’un cheminement personnel, depuis quelque temps, je syntonise une fréquence qui m’apporte une panoplie de renseignements que je vous communique.

Depuis quelques années, les scientifiques nous ont présenté l’ADN par l’illustration ci-dessous. Elle provient du dictionnaire « Le petit Larousse ». Elle forme une spirale de 2 chaînes latérales reliées par des structures transversales…

Leïla reçoit ce message : non seulement il y a deux fibres, mais il y en a douze. Six paires de 2 chaînes non découvertes par nos scientifiques. Elles renferment le tout…

1re fibre – l’ego
2e fibre – le mental
3e fibre – le manifeste
4e fibre – la certitude
5e fibre – la présence
6e fibre – l’absence
7e fibre – l’immobilité
8e fibre – la plénitude
9e fibre – l’authenticité
10e fibre – la limpidité fluide
11e fibre – l’unité
12e fibre – le Divin

La lumière englobe le tout.

Chaque fibre a son gardien, ses correspondances parmi les fleurs, les pierres, les arbres, etc.

Cependant, deux de ces fibres ont été court-circuitées provoquant ainsi la dualité, la peur, la mort et la maladie, et bien d’autres choses dont l’on pourrait se passer…

L’ADN divulgué à date, étant ainsi affecté, devient le 1er ensemble de fibres. C’est la fameuse hélice à deux fibres que la science nous a démontrée. Seulement 2 % de l’ADN est actuellement découvert…

Où est située l’erreur dans l’ADN?
Tout est une question de syntonisation pour atteindre l’infini dont le symbole est le « 8 ».

L’erreur se trouve dans cette syntonisation, elle se situe dans la fibre régissant l’ego et celle régissant le mental.

Cependant, lorsqu’on réactive le 1er ensemble des fibres, les autres fibres réagissent et on obtient un conduit rond à base de 12 fibres. Donc, on rétablit ce qui « est », ainsi, il n’y a plus de commencement ni de fin.

La solution de ce court-circuit est que le chiffre « 4 » s’écrit comme une note de musique, « la blanche » et vibre ainsi dans la symphonie de la vie. Le « 7 » pour sa part, doit vibrer comme une noire. Nous obtenons donc avec le « 4 » un 6 inversé et avec le « 7 », un « 9 » inversé, et en assemblant les deux nouveaux symboles, on obtient le « 8 », symbole de l’infini. Cette fréquence correspond au cristal intérieur (Christ à l’intérieur). Elle et située à 4 cm du cœur physique, vers le centre et à 7 cm de profondeur vers l’intérieur. C’est là que se trouve le cœur sacré.

La manière de reconnecter ces fibres m’a été transmise.

Tel est mon message,

Pourquoi faire de l’activité physique

Pour demeurer en santé, il faut être actif. Le confort de la vie moderne a tendance à faire de nous des gens sédentaires, ce qui nuit à notre santé.

L’inactivité physique est aussi néfaste que la consommation de tabac. Elle limite votre énergie et hypothèque votre santé Les maladies du cœur, décès prématuré, l’obésité, l’hypertension, le diabète, les accidents cérébrovasculaires, les cancers… sont tous des risques liés à l’inactivité.

L’activité physique améliore la posture et l’équilibre, renforce les muscles et les os, régularise le poids corporel, combat l’hypertension, diminue le stress et donne une plus grande autonomie au troisième âge. L’activité physique n’a pas besoin d’être très difficile pour être bénéfique. Vous pouvez améliorer votre santé simplement en ajoutant des activités physiques à vos activités régulières. Il y a trois groupes d’activités : l’endurance cardiovasculaire, le développement de la force et les activités d’assouplissement.

Les activités d’endurance, dites aérobiques, sont bonnes pour votre cœur, vos poumons et votre système cardiovasculaire. Elles vont de la promenade à pied, aux programmes de conditionnement physique et aux sports de loisir. La bicyclette, le patinage, la natation, la danse sont d’autres exemples d’activités d’endurance.

Les activités de développement de la force font travailler les muscles; ils améliorent votre posture, renforcent les os et aident à prévenir certaines maladies comme l’ostéoporose. Ils consistent à appliquer une force à l’aide de vos muscles contre une résistance comme lorsqu’il faut tirer ou pousser fort pour ouvrir une porte lourde. Le transport de sac d’épicerie, les lourds travaux extérieurs comme scier et empiler du bois, la musculation à l’aide d’appareils ou de poids sont d’autres exemples.

Les activités d’assouplissement comme le yoga, le Tai Chi, les étirements, augmentent l’amplitude des mouvements autour des articulations et aident à détendre les muscles. Les exercices d’assouplissement consistent en des étirements, des flexions et des extensions en douceur qui allongent et détendent chacun de vos groupes musculaires.

La motivation joue un rôle énorme dans la pratique régulière d’une activité sportive. Sans motivation, la pratique d’un sport ne fera pas long feu. Il est important de se fixer des objectifs à court terme et des objectifs à long terme. Créer une atmosphère propice à l’entraînement, varier le type d’entraînement et le lieu de l’entraînement sont des facteurs qui aident énormément à garder la motivation. Par exemple : le lundi une randonnée à bicyclette de 45 minutes suivie d’une période d’étirements de 10 minutes. Le mardi faire une marche en famille dans un parc. Le mercredi et le samedi, une séance de musculation d’environ 45 minutes à la maison ou dans un centre sportif suivie d’étirements. Et jeudi, une partie de golf entre amis sans voiturette et le vendredi du patin à roues alignées avec votre conjoint! N’oubliez pas, c’est en choisissant les activités qui vous plaisent le plus que vous réussirez à mettre l’activité physique au programme de votre vie quotidienne.

Vous n’avez pas le temps, curieux… pensez-y, vous préparer une retraite bien planifiée avec votre conseiller financier et votre conjoint, la belle vie tant méritée! Pourquoi ne pas planifier une retraite en santé avec une bonne qualité de vie où vous en profiterez pleinement. Vous êtes éveillé de 15 à 19 heures par jour, mais il suffit d’une soixantaine de minutes d’activité par jour pour demeurer en bonne santé! Votre santé, votre vie, faites-en une priorité!

Santé Nouveau Monde

Lors d’un voyage sur la route de la soie en Chine en 2001, j’ai entendu un propos qui parlait de l’urgence de réunir les médecines. Étonnamment ce propos résonnait en moi, même si, à ce moment, mes connaissances des autres médecines étaient très limitées et que je m’identifiais totalement à la médecine conventionnelle. Je savais que je pouvais jouer un rôle, et j’avais envie de participer à la réunion des médecines.

Mes recherches m’ont amenée à reconnaître trois grandes médecines : la médecine des hommes i.e la médecine conventionnelle, la médecine de la terre i.e la médecine des plantes et la médecine de l’univers i.e la médecine énergétique.

C’est à cette époque que j’ai commencé à transformer ma pratique. De la médecine d’urgence, j’ai choisi l’administration médicale, dans cette volonté de transformer, de donner un alignement différent. Après quatre années, je sentais que ce n’était pas la forme la plus juste pour unifier les médecines. Différentes synchronicités m’ont alors fait rencontrer les thérapeutes de Choréas, un centre de santé, avec qui je me suis associée. C’était le début d’un parcours de retrouvailles avec moi-même, j’ai ouvert un cabinet de médecine holistique. Entourée de naturopathe, de massothérapeute, d’ostéopathe, de nutritionniste et de psychothérapeute, pas à pas, j’apprenais ce qu’était le sens d’une médecine globale. En fait, je ne faisais que ni plus ni moins pratiquer ce que j’avais appris sur les bancs de l’université en médecine, l’approche biopsychosociale. Une approche qui est enseignée, mais dont le système actuel ne facilite pas sa mise en pratique. Je me rendais compte que l’aspect psychosocial influençait plus que je ne l’aurais cru les différents malaises et maladies de mes patients.

Dans cet environnement de médecines douces, j’ai commencé à m’intéresser à la médecine énergétique. Cette médecine est l’une des plus anciennes. Pour pouvoir démystifier cette approche, je me suis inscrite dans une formation qui s’appelle la Danse des énergies, offerte par Pierre Lessard et Josée Clouâtre. C’est dans cette formation que je me suis vraiment ouverte aux autres médecines. C’est également dans cette formation que j’ai rencontré Mylène Boisclair, physiothérapeute, avec qui naturellement s’est établie une amitié, une complicité d’échange et de partage et un goût commun d’union des médecines. Nous nous sommes rencontrées souvent pour échanger sur nos parcours mutuels, pour nous stimuler. Je lui partageais mon intérêt pour les plantes, la passion qui s’éveillait en moi quand, lors d’une formation en herboristerie, je vivais une grande joie à créer une teinture mère. C’est comme si s’éveillait en moi des connaissances qui dormaient là depuis trop longtemps.

Puis Guylaine Richard, une consœur de Mylène, s’est jointe à nos rencontres. Elle portait également ce goût profond d’unir les médecines. Mylène et Guylaine travaillaient ensemble et moi, j’étais chez Choréas. À Choréas, j’avais développé une amitié avec Anne-Marie Léger, naturopathe et nous avions invité Brigitte Robitaille, médecin à se joindre à nous. Déjà sans le savoir, l’équipe de Santé Nouveau Monde se mettait en place. Puis comme l’idée d’être réunies sous le même toit nous animaient, nous nous sommes mises à la recherche d’un local, ce fut toute une aventure.

Finalement, nous nous sommes retrouvées sous le même toit en juin 2006. Santé Nouveau Monde qui existait depuis plusieurs années de façon virtuelle par la vision que nous portions prenait place au 479 St-Joseph Est à Montréal. À ce jour, Santé Nouveau Monde regroupe 8 thérapeutes et 2 médecins.

Comme vous pourrez le constater, en plus d’avoir en commun ce désir de réunir les médecines, chacune d’entre nous portions le goût profond que chaque personne qui nous consulte puisse retrouver son autonomie.

C’est sur cette base que s’est établie notre mission :

« Créer un pont entre la médecine conventionnelle, la médecine naturelle et la médecine énergétique.
Contribuer à la transformation et à l’autonomie des êtres en les aidant à rétablir et à maintenir leur état de santé. »

Depuis maintenant près de 2 ans, chacune d’entre nous porte cette mission et l’applique au jour le jour dans les rencontres avec nos patients. Nous sommes maintenant à vouloir aller un peu plus loin dans ce concept d’union des médecines et d’autonomie des êtres. Forte de l’expérience de ces dernières années, et de la complicité qui s’est établie entre nous au fil des années, nous sommes à mettre en place une nouvelle approche où le patient viendra consulter Santé Nouveau Monde, plutôt que chacune d’entre nous. Voici des éléments de notre vision qui sous-tende cette approche :

  • Nous proposons un fonctionnement équitable, juste, où la reconnaissance de chacun (intervenants ou les personnes qui nous consulte) est au cœur de l’intervention.
  • Nous proposons de développer une voie distincte où les personnes sont libérées du stress face à choisir entre les différentes médecines, elles sont accompagnées de toutes les médecines sous un même toit.
  • Nous créons un lieu sans concurrence, où les différentes compétences de chacun sont reconnues, un lieu d’union, un lieu de partage.
  • Nous accueillons les êtres qui nous consultent dans leur globalité, dans leur lumière au-delà des maux et suscitons leur autonomie.
  • Nous développons une approche multidisciplinaire, où les interventions sont interreliées dans une forme de partage. L’être est accueilli par Santé Nouveau Monde plutôt que par un intervenant.

Pour parvenir à cet idéal, les défis sont grands. Le premier et non le moindre est celui de la concurrence. Une concurrence fine qui peut se présenter de différentes façons.

En médecine, la rareté des ressources fait en sorte qu’il n’existe pas de concurrence reliée à la clientèle. La concurrence est plus subtile et se traduit souvent par un manque d’ouverture. Les médecins n’aiment pas que leurs patients consultent ailleurs et ils leur font sentir. Certains spécialistes vont même jusqu’à refuser de revoir le patient s’il refuse leur plan de traitement. Les opinions des patients sont rejetées si elles ne sont pas basées sur des preuves scientifiques. Ce manque d’ouverture se voit également dans le non-respect des opinions de d’autres professionnels de la santé. La recherche scientifique a fait en sorte que pour être valable, nos opinions doivent êtres basés sur des preuves obtenues dans des études reconnues à double insu, i.e deux groupes dont l’un reçoit le traitement que l’on veut valider comme étant efficace et l’autre reçoit un placebo, un traitement sans effet. La médecine moderne n’avance qu’avec des données probantes.

Entre thérapeute, la concurrence est plutôt reliée à la clientèle. Les thérapeutes sentent l’importance de se démarquer, d’offrir le meilleur de soi, afin de s’assurer que la clientèle est satisfaite et qu’elle va donc revenir les voir. Il n’est pas rare d’entendre des thérapeutes prétendent détenir la solution aux différents problèmes que le patient lui présente et suggérer une série de rencontre. Mais est-ce que je suis capable de reconnaître que le meilleur chemin de guérison pour ce patient est de consulter un autre thérapeute? Est-ce que je suis à même de reconnaître mes limites et de référer ailleurs mon patient? J’irais même un pas plus loin, est-ce que je suis capable de reconnaître que mon patient a besoin d’un médecin? Souvent on cible les médecins comme utilisant leurs pouvoirs pour empêcher cette intégration des médecines, mais plusieurs thérapeutes de différentes professions ne veulent pas de cette intégration. Par leur discours, ils dénigrent la médecine conventionnelle en ne citant que les aberrations du système de santé.

Il faut retrouver un espace de paix entre les différentes professions. L’intégration des différentes médecines, c’est l’affaire de tous. C’est cette ouverture d’esprit qui, je crois, va permettre à la médecine, pas à pas de devenir intégrative. Chaque profession doit se questionner sur le besoin réel du patient, sur ce qui est le plus juste pour lui à ce moment de sa vie et surtout d’accepter les choix du patient et la façon dont il veut être accompagné.

Un autre des défis, c’est la reconnaissance qui est intimement reliée à la concurrence. Il faut reconnaître chez le patient ses forces, ses limites, ses croyances et son pouvoir afin de travailler ensemble sur le chemin de la guérison. Il faut reconnaître en soi comme médecin ou thérapeute nos forces, nos limites, nos croyances et notre pouvoir à aider, guider ce patient sans jugement, dans l’accueil vrai, sans attentes de résultats. Tout un défi, car nous avons tous des âmes de sauveurs! Souvent nous voulons la guérison plus que nos patients et pouvons vivre des déceptions, des frustrations. C’est donc une présence et une conscience de chaque instant qui permet d’avancer sur cette voie d’union des médecines.

Ce qui je crois va permettre cette union des médecines, cette médecine intégrative, c’est la création de regroupement, de cellules de personnes qui portent les mêmes idéaux, les mêmes valeurs et qui ensemble peut se stimuler. Dans ces regroupements, ce qui est le plus important, c’est d’établir des communications franches, transparentes qui peuvent nous faire voir que par moments, nos gestes, nos paroles sont teintées de vieilles programmations de concurrence ou de non-reconnaissance. Je suis convaincue que dans ce nouveau monde juste et équitable, il est important d’appartenir à un groupe dans lequel je peux me déployer comme une personne reconnue, autonome, interreliée aux autres qui œuvrent comme moi dans une même direction.

C’est donc dans cette vision, pas à pas que nous vous accueillerons à Santé Nouveau Monde dans cette nouvelle formule d’accueil, tout en continuant à offrir des consultations individuelles. Le but de cette nouvelle approche est de faciliter le parcours de guérison des personnes qui nous consultent. Notre expérience individuelle et collective nous permet de les guider, accompagnées de toutes les médecines, sur le parcours le plus juste pour elles, selon leurs problèmes, leur état d’esprit et leur disponibilité.

Au plaisir de vous y rencontrer.

L’héritage de la naissance

Plusieurs croient que le nouveau-né n’est plus ou moins qu’une quantité de photoplasme, qui sent peu, qui n’entend rien et qui réagit peu ou pas du tout à son environnement. C’est tout à fait le contraire : il a une « vitrine sensorielle » qui lui permet de réagir comme il ne le fera sans doute jamais plus… expérimentant la vie sans le voile des idées.

La plupart de nous ne comprenons pas l’agonie du nouveau-né, même si celui-ci pleure ou crie « à fendre l’âme ». Le traumatisme de la naissance ne peut être imaginé. Il faut le revivre pour savoir la douleur endurée pendant des heures par des contractions massives. Imaginez que vous êtes pris dans un canal étroit (si vous êtes mal dans un tunnel, c’est un retour à votre naissance) où vous devez pousser ou être poussé par quelqu’un. Imaginez être suffoqué par un anesthésique puissant qu’on a donné à votre mère (vous n’avez qu’à vous rappeler votre peur d’aller en salle d’opération et voilà une résurgence de votre naissance) : imaginez que vous combattez pour avoir de l’air (le vertige ressenti en haut d’une tour). Imaginez qu’on vous étire sans cérémonie par des forceps autour de la tête, ensuite qu’on vous tient tête en bas, dans une pièce froide, une tape vigoureuse sur le fessier, que vous êtes donné à un étranger qui vous ouvre la bouche pour y faire entrer un tube pour dégager les muqueuses et pour finir le plat, qu’on vous enlève à la seule personne que vous connaissiez par un senti qui ne s’exprime pas. Que ce soit pour une minute ou plusieurs heures, cette séparation semble interminable (pensez à toutes les fois que quelqu’un vous quitte après une visite et le vide que vous ressentez). Tous les bruits, toutes les perceptions sont agressantes. Aucun bébé n’est capable d’intégrer ou de digérer cette douleur traumatique. C’est pourquoi tout le processus de naissance de la conception à la naissance peut être le fondement pour toute maladie physique et/ou mentale.

Nous savons maintenant que le traumatisme de la naissance est engravé dans le système nerveux en développement du nouveau-né. Cette empreinte détermine toutes ses réponses physiologiques et neurologiques, formant la personnalité et le type physique, et dirigeant également le type de pathologie physique et/ou mental développé ultérieurement. Que nous soyons des voyageurs invétérés, des travaillants compulsifs, des fumeurs, des outremangeurs, des alcooliques, des asthmatiques; que nous soyons du genre agressif et ambitieux ou soumis et pessimiste, que nous soyons enclins à développer un cancer, un ulcère, l’épilepsie, une névrose ou une psychose, pourrait être prédéterminé, non seulement génétiquement, mais par l’expérience de nos premières heures de vie.

Ultimement, c’est l’état de santé de la mère, ce qu’elle vit et comment elle le vit, la sorte de personne qu’elle est physiquement et psychologiquement, qui « façonne » le développement de son enfant. Ce n’est pas juste son comportement ultérieur avec son bébé, mais bien les changements chimiques dans la matrice de la mère qui seront imprimés dans le fœtus qui se développe via la circulation sanguine. La grossesse de la mère et l’expérience de la naissance dictent à 85 % comment nous agissons et réagissons pour le reste de nos jours. Donc en admettant que la mère souffre d’une névrose particulière, elle la transmettra à son enfant. D’ailleurs, dans des études sérieuses menées partout dans le monde, on a pu démontrer que plusieurs caractéristiques, traits de personnalité et prédispositions physiologiques qu’on définit parfois comme héréditaires sont des transmissions intra-utérines, comme par exemple la maniaco-dépression.

Même quand il s’agit de prédispositions héréditaires qui ont résidence dans une famille, comme dans le cas des allergies, c’est souvent la qualité de l’environnement dans le placenta qui déterminera si les allergies se manifesteront ou pas.

Qu’on se le dise : la naissance est un combat de vie ou de mort qui occasionne la « dissociation », parce que l’expérience de naissance force l’enfant à entrer en action pour contrer la douleur. Le fait que la naissance soit un acte non verbal explique pourquoi aucune explication, aucune technique de conditionnement ne peut changer l’expérience originale. Parmi les différents liquides du cerveau, l’ocytocine, produite en grande quantité au moment de l’accouchement, contrôle le rythme des contractions de l’utérus pendant le travail. C’est en fait cette substance affluant dans la circulation sanguine de l’enfant qui provoque l’amnésie chez les nouveaux-nés. Par contre, la capacité de retrouver ce souvenir, est, quant à elle, liée à la production naturelle de l’hormone adréno-corticotrophine, qui, elle, aide à fixer les souvenirs, ce qui explique pourquoi tant de souvenirs intra-utérins sont centrés sur des événements perturbants ou traumatisants. Cette hormone dégagée par la mère, en situation de peur ou de tension, se répercute sur son enfant.

Ce qu’il faut savoir, c’est que si l’expérience elle-même n’est pas débusquée, elle demeure fixée, immuable et figée dans le temps. C’est ce qui ressemble le plus à une « machine » dans notre corps. Comme le système nerveux du fœtus est « naïf », ses mécanismes de défense ne sont pas en opération et ne peuvent donc l’aider à « désensibiliser » la haute charge physique et émotive du traumatisme de naissance. Lors de la naissance, tous les efforts du système du bébé sont dirigés vers la survie. C’est littéralement une « tempête électrique » qui reste comme tension résiduelle pour toute sa vie. Comme l’empreinte est encodée profondément dans le système nerveux, l’expérience liée à la naissance aura des répercussions de « répétons » les expériences encodées. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce n’est qu’en revisitant et en revivant un événement traumatisant que nous pouvons « l’intégrer » pour en désactiver la charge. Comme l’expérience de naissance est une mémoire corporelle, nous avons tous des déclencheurs occasionnels de cette expérience

Vieillir… sans devenir vieux!

Vieillir est un mot à double sens. Le premier sens est grandir et le second, dépérir. Grandir signifie augmenter, non seulement sa taille physique, mais aussi son âge, sa connaissance, sa sagesse. C’est un plus. Dépérir signifie réduire, perdre sa santé, ses facultés. C’est un moins.

Ainsi, la vieillesse devrait-elle être considérée comme un état de grande maturité alors que le vieillissement serait un état de dégénérescence.

En vieillissant, nous pouvons soit grandir, soit dépérir. Et nous avons le choix, celui de rester jeune toute notre vie ou de devenir vieux. Oui, nous avons ce pouvoir de choisir quel genre de vie nous voulons vivre.

Si nous entretenons des pensées créatrices, des pensées d’amour, nous choisissons la sérénité. Si, par contre, nos pensées sont destructrices et haineuses, nous choisissons la sénilité. Si nos sentiments sont joyeux et confiants, nous voilà partis pour le bonheur. Mais s’ils sont amers et inquiets, c’est le malheur qui nous guette. Et si nos gestes sont justes et sincères, nous rayonnerons de santé alors que nous deviendrons de plus en plus malades s’ils sont inadéquats et mal intentionnés.

Pour demeurer serein, heureux et en santé toute notre vie, même jusqu’à un âge avancé, ces principes de base sont très importants. Surveillons donc nos pensées, nos sentiments et nos gestes. Soyons conscients que ceux-ci peuvent nous guérir ou nous empoisonner. Des pensées pures, des émotions saines, des actions justes, voilà le secret de la santé mentale, émotionnelle et physique. Les trois sont importantes et se complètent les unes les autres.

Longue vie de bonheur!

Traiter l’arthrite naturellement

Le médecin de l’avenir ne donnera pas de médicaments, mais intéressera ses patients aux soins du corps humain, à l’alimentation, ainsi qu’aux causes et préventions de maladies. Thomas Edison

Nous vivons des temps difficiles, quand tout dans le monde, de la paix à l’environnement, semble se détériorer. D’autre part l’arthrite jouit d’une vague de croissance! C’est un malaise commun, à la hausse, qui affecte plus que jamais auparavant, des jeunes personnes. Dans cet article, je parlerai d’ostéo-arthrite, qui est une forme d’arthrite dégénérative et la plus commune.

Avec l’ostéo-arthrite, les articulations débutent leur dégénérescence en perdant leurs couches cartilagineuses et des éperons d’os commencent à se former. Certaines causes sont le manque d’activité physique, la mauvaise posture, une pauvre alimentation, le stress, les allergies, une ancienne blessure de l’articulation affectée, etc. Les traitements médicaux conventionnels incluent l’utilisation de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiques tels que l’Ibuprofen ou l’Advil, l’utilisation d’inhibiteurs de COX-2 tels que Vioxx, l’administration d’injections de stéroïdes directement dans l’articulation affectée ou, en dernier recours, la chirurgie. Même si ces traitements ont leur place, ils n’éliminent pas la cause originale de l’arthrite et permettent seulement un soulagement temporaire pendant que la maladie continue de progresser.

Santé Canada a lancé plusieurs mises en garde par rapport à l’utilisation à long terme de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiques ou COX-2, citant la possibilité de dommages pouvant être causés au foie, ainsi qu’au système gastro-intestinal et aux reins. Certaines études ont récemment démontré que les procédures chirurgicales de nettoyage d’articulations arthritiques causaient plus de dommages que de bénéfices, tout en augmentant la rapidité du développement de l’arthrite dans l’articulation. Les injections de stéroïdes ne peuvent être faites que quelques fois dans une articulation spécifique, puisqu’elles causent davantage de dégénérescence et de perte de densité osseuse.

D’autre part, les causes de l’arthrite peuvent être soignées efficacement par la méthode douce traditionnelle, ralentissant, et même inversant, le progrès de la maladie. Tel que ci-haut mentionné, en suivant un régime alimentaire propice, en éliminant les allergies, en conservant une bonne santé physique, avec de l’exercice et des étirements, et en contrôlant le stress, vous avantagerez votre état de santé, La chiropratique, le massage thérapeutique, l’acupuncture, la naturopathie, la médecine biologique et NAET, entre autres, sont toutes des méthodes traditionnelles de soins de santé à explorer. Chaque personne aura besoin d’un traitement différent, dépendamment de la cause de son arthrite.

Pourquoi certaines sociétés ont-elles un taux inférieur d’arthrite qu’ici en Amérique du Nord? Ce n’est certainement pas dû à la composition génétique, puisque, quand ces personnes d’autres sociétés déménagent ici, malheureusement, elles aussi subissent les mêmes statistiques que le reste de la population. J’aimerais croire que du fait que ces sociétés sont physiquement plus actives, ont un meilleur régime alimentaire et adoptent plus facilement la médecine douce, elles jouissent d’une meilleure santé que celle d’un nord-américain moyen.

Il n’y a pas « une » cure miracle pour l’arthrite. Il s’agit non seulement de chercher les bons conseils, mais aussi de les mettre en pratique. En tant que patient, une grosse partie du travail à faire ne relève que de vous, puisqu’une partie de vos habitudes de vie devront être changées.

Donc, pour ce qui est de la santé, voulez-vous être un de ces nord-américains moyens? Il est à espérer que vous avez tous répondu « non »! Prenez votre santé en main. Prenez la bonne voie, vers une vie et un vieillissement en santé. Cherchez un thérapeute en médecine douce qui pourra vous donner les bons conseils et vous aidera également à faire le lien avec ses pairs.

Le droit de dire « cela suffit »

D’entrée de jeu, je dois préciser quel contexte me permet de m’exprimer sur un sujet si délicat. Le suicide assisté. Le présent texte cite des interrogations et réflexions qui meublent ma conscience depuis plusieurs années.

Depuis plus de dix-neuf ans, je partage ma vie avec une compagne nommée la sclérose en plaques (SEP). Dix-neuf ans de lecture, recherche, essais, erreurs, alimentation végétarienne, suppléments vitaminiques à la fine pointe et un cheminement spirituel vivifiant.

Bien sûr que cette compagne m’a fait voir de mauvaises périodes, et ce, à répétition. Mais, ma gloire de cette prise en charge me permet de regarder d’en haut ces épisodes de moins en moins présents. Plusieurs amis un peu « jaloux » mentionnent que je fais preuve d’une prise en charge et d’un mérite hors du commun.

Y a-t-il vraiment mérite lorsque l’on prend soin de notre enveloppe corporelle?

Faire preuve d’une détermination sans borne, n’est-ce pas l’obligation de chacun?

Aucune réglementation ne m’oblige à sauver ma peau.

Nulle réglementation ne me punit si je traite mon corps tel un égout.

Nulle sentence ne m’est accordée lorsque je laisse une personne fumer sa petite cigarette, tout en sachant qu’elle représente un risque important de devancement de la mort.

Nulle sentence légale ne m’est infligée si je remets à la société les coûts de soins de santé dus au fait que j’ai traité mon corps avec disgrâce.

Nulle disgrâce ne m’est octroyée si par le fait de ma non-prise en charge de cette santé (maladie prévisible), je prends place dans un hôpital déjà en manque d’espace.

Situation se traduisant par le fait qu’un individu aux prises avec une maladie dégénérative doit attendre son tour.

Ma non prise en charge a des conséquences importantes sur la vie d’autrui.

Difficile de comprendre que je peux saboter ma santé, voire même celle d’autrui durant des décennies et que tout cadre dans le vil langage du choix de société.

Parlons-en de cette expression « choix de société »; le seul moment au cours duquel je fais ce choix, c’est le jour d’un scrutin.

Tous les autres choix décidés par les politicologues ou lobbyistes sont la résultante d’un courant.

Je m’interroge sérieusement sur le droit que l’on m’accorde le jour d’un scrutin en tant que citoyen. J’aurais lors de ces journées le droit de participer aux choix de la destinée d’une communauté. Étrangement, cette même journée, mon droit de décider de ma propre destinée ne m’appartient plus. Un paradoxe sur lequel une réflexion doit se faire!

Peut-être serait-il bon, pour bien comprendre mon propos, de voir ou revoir le reportage intitulé « Manon », reportage réalisé par M. Benoit Dutrizac.

Une autre suggestion serait de voir le film intitulé « Mer intérieure », réalisé par Alejandro Amenabar, film qui bouscule grandement nos émotions.

Tous les jours, nous avons le droit de faire des choix de vie ou de mort sur notre petite personne. Tous les jours lorsque je suis une personne en santé, j’ai tous ces droits. Lorsque je prends mon automobile, utilise le métro, traverse un viaduc, marche sur un lac gelé, je décide de vivre ou de mourir. Je décide à ce moment de vivre puisque je trouve un sens à la vie.

Difficile de comprendre que lorsque tous ces plaisirs me sont retirés, voire inaccessibles pour raison de santé, on me retire à ce moment le droit de décider que ma route a assez duré.

Difficile de comprendre que pour donner la vie, aucune règle n’interfère, aucun talent n’est requis, aucun mandat notarié ou évaluation psychologique ne sont requis. Pourtant, c’est selon moi la décision la plus importante d’une vie. Si pour avoir droit à ces allocations familiales, je devais participer à un cours de trente heures pour bien comprendre le rôle de parent. Ne serait-ce pas digne d’une société mature?

Difficile de comprendre que pour conduire une automobile, je dois suivre un cours et réussir un examen. Pour naviguer sur un lac dans une simple chaloupe motorisée, je dois aussi avoir suivi un cours et réussir un examen! Pour prendre place dans ma profession, je dois réussir des examens!

Ne devrait-on pas renforcer le démarrage à la vie et supporter l’apaisement en fin de vie?

Les opposants au suicide assisté ou à l’accompagnement vers une autre étape que tous nous vivrons un jour ou l’autre, font-ils un choix égoïste? Pour ces gens qui considèrent que toute vie est sacrée et que la souffrance est notre laissez-passer à la prochaine étape en première classe, je dis quel droit avez-vous de me retenir? Trouvez-vous plaisir à voir souffrir?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande qu’ils me disent s’ils ont participé le 15 février 2002 à la marche (-20 C) contre la guerre en Irak. Je leur demande qu’ils m’expliquent pourquoi cette même journée il y avait foule encore plus importante au défilé de nuit (-25 C) du carnaval de Québec?

J’interpelle tous les opposants et je leur demande jusqu’où sont-ils prêts à aller concrètement pour sauver les centaines de milliers de personnes qui sont aux prises avec la famine. Il serait encore plus louable d’accueillir dans ma maison un ou deux enfants aux prises avec une destinée très peu enviable.

Voici une expérience intéressante à faire et qui ne coûte rien. Déposez un globe terrestre sur le sol, prenez place debout sur une chaise. Vous remarquerez que la terre est très petite et qu’il suffit de bouger légèrement son regard et l’on se retrouve maintenant à observer une zone où la famine est omniprésente. Il suffit d’un trajet de dix heures en avion et nous sommes dans un autre monde, où des gens qui veulent vivre meurent.

Est-il plus facile de faire un petit don monétaire et le tour est joué. Je suis une bonne personne.

Colère je ressens lorsque je vois des reportages qui dénombrent des milliers de décès dus aux infections postopératoires. Décès qui frappent des gens qui veulent vivre. Étrange paradoxe que le fait de subir une intervention nous confronte à des risques évitables. Ne devrait-on pas condamner les centres hospitaliers dont les infections postopératoires dépassent la norme pour une société évoluée? La norme ne devrait-elle pas être 0?

Pourquoi serait-il interdit d’aider une personne à traverser le boulevard de la vie une dernière fois de la façon dont elle l’a exprimée?

À toutes ces personnes qui s’opposent à mon libre choix, je demande : qui vous donne ce droit? Qui vous donne le droit de dire que le formulaire intitulé « Mon mandat en cas d’inaptitude » * que j’ai complété est invalide?

Qui vous donne ce droit d’exiger qu’une personne souffre jusqu’à son dernier battement de cœur?

Un autre paradoxe de notre culture tient au fait que si j’ai un cancer dont la souffrance est inhumaine, alors à ce moment j’aurai droit à des soins qui apaiseront mes douleurs. Soins qui du même coup me mèneront à mon dernier souffle.

L’objectif de cette réflexion est de faire en sorte que les tribunaux cessent de condamner des gens qui tout simplement assistent une personne qui décide que son parcours a assez duré. Parcours qui de toute façon, s’il continuait, ne serait semé que de souffrances.

En partageant ces réflexions, je souhaite que ceux qui décident de la législation fassent l’analyse en pensant à ceux qui souffrent.

Faut-il avoir regardé une personne qui s’éteint après d’importantes souffrances pour comprendre?

Aider une personne à passer à l’autre étape dans un état d’apaisement, n’est-ce pas le plus beau des derniers cadeaux!

* Brochure réalisée par Le Curateur public du Québec et disponible en librairie.

La gestion du stress, un passeport pour votre santé

Saviez-vous que la fatigue peut affaiblir le fonctionnement de votre cerveau et nuire à votre santé? Un cerveau fatigué peut laisser passer des émotions « dites » négatives qui provoquent de vraies tempêtes chimiques dans votre corps. À long terme, cela peut conduire à un épuisement professionnel (burnout) ou même provoquer des maladies physiques.

Le stress provoque des dérèglements physiques
Selon le corps médical, il y a 7 maladies sur 10 qui sont reliées au stress. En situation de stress, vos glandes surrénales sécrètent de fortes doses d’adrénaline. Si cette énergie ne trouve pas d’échappatoire, elle se loge dans vos organes et dans vos muscles nuisant à leurs bons fonctionnements, les systèmes nerveux, cardio-vasculaire et digestif sont perturbés et l’irrigation de vos reins devient beaucoup plus difficile.

Identifier les situations à risques élevés
Si votre situation produit de l’angoisse, de l’anxiété, de l’hostilité, de la peur ou du ressentiment, les effets seront tout aussi dévastateurs sur votre santé que le tabac, l’alcool ou la drogue. Méfiez-vous particulièrement des situations émotives qui ont tendance à se prolonger dans le temps.

Apprenez à reconnaître et à accueillir vos émotions
Certaines émotions provoquent un manque d’air, des vertiges, une fatigue rapide, des pincements, des symptômes qui ressemblent étrangement à de l’angine de poitrine. L’insomnie ou un besoin exagéré de dormir est un indice que vous tardez peut-être à reconnaître et à accueillir vos émotions.

Exprimer ce que vous ressentez sans chercher à performer
Si vous croyez que le fait d’exprimer ce que vous ressentez a une connotation négative, sachez que lorsqu’une situation difficile se présente, d’ordre affectif ou professionnel, la pire attitude à adopter, c’est de tout refouler en dedans. Exprimer ce que vous ressentez sans chercher à performer. Vous pouvez vous pratiquer seul ou avec une autre personne. Même en écrivant, cela peut vous aider à amorcer un dénouement heureux.

Apprenez à vous détendre et à gérer votre niveau de stress
Quel que soit votre point de départ, il est toujours possible d’améliorer votre situation. Vous pouvez réapprendre à vous détendre pour vous régénérer sur les plans physique, mental et émotionnel. Vous pouvez réussir à réduire votre niveau de stress et apprendre à gérer vos émotions. Alors, il devient possible de retrouver, à nouveau, un sentiment de paix et de liberté.

Si je pouvais revivre ma vie

J’aurais moins parlé, mais écouté davantage.

J’aurais invité des amis à venir souper même si le tapis était taché et le divan défraîchi.

J’aurais grignoté du maïs soufflé au salon et ne me serais pas souciée de la saleté quand quelqu’un voulait faire un feu dans le foyer.

J’aurais pris le temps d’écouter mon grand-père évoquer sa jeunesse.

Je n’aurais jamais insisté pour que les fenêtres de la voiture soient fermées par un beau jour d’été tout simplement parce que mes cheveux venaient tout juste d’être coiffés.

J’aurais fait brûler ma chandelle sculptée en forme de rose au lieu de la laisser fondre d’elle-même parce qu’entreposée pendant trop longtemps dans l’armoire.

Je me serais assise dans l’herbe avec mes enfants sans me soucier des taches de gazon.

J’aurais moins ri et pleuré en regardant la télé, mais davantage ri et pleuré en regardant la vie.

Je serais restée au lit lorsque malade plutôt que de prétendre que la terre cesserait de tourner si je ne travaillais pas cette journée-là.

Je n’aurais jamais rien acheté pour la simple raison que c’était pratique, ou encore à l’épreuve des taches ou parce que garanti pour durer toute la vie.

Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse, j’en aurais savouré chacun des instants en réalisant que la merveille grandissant en dedans de moi était la seule chance de ma vie d’aider Dieu à faire un miracle.

Lorsque mes enfants m’embrassaient avec fougue, je n’aurais jamais dit : « Plus tard. Maintenant va te laver les mains avant de souper. ».

Il y aurait eu plus de « Je t’aime »…, plus de « Je suis désolée »…, mais surtout, si on me donnait une autre chance de revivre ma vie, j’en saisirais chaque minute…, la regarderais et la verrais vraiment…, la vivrais… et ne la redonnerais jamais.

À la mémoire de Erma Bombeck qui a perdu son combat contre le cancer.

Votre maladie, votre douleur, pourrait bien vous sauver la vie

« Doc, j’ai mal, je n’en peux plus, faites quelque chose. » Si nous intervenons que pour vous soulager, nous vous nuirons. Laissez-moi vous expliquer. La nature et la sagesse de votre corps ont choisi ce mal ou cette maladie pour vous orienter vers la vie qui vous devriez mener. Lorsque quelqu’un intervient pour changer ou transformer le message de votre corps, nous vous privons de la possibilité d’améliorer votre vie.

La semaine dernière, après cette conversation avec une d’entre vous, elle me répond : « OK doc, je comprends, mais qu’est-ce que je fais en attendant? ». « En attendant quoi? » fut ma réponse. Elle me répondit : « En attendant que je retourne… » Il y a eu un silence. Elle venait de comprendre.

Elle voulait me dire « en attendant que je retourne à faire les choses qui m’ont rendue comme je suis ». Vous auriez dû voir son visage et son corps en état d’instabilité, ce qui permet une réorganisation à tous les niveaux, c’est-à-dire physique, mental, émotif et même spirituel. Son cerveau ne semblait pas avoir les programmes nécessaires pour intégrer la découverte qu’elle venait de faire. J’assistais à l’installation d’un nouveau programme sur son disque dur. Son cerveau était en train d’établir instantanément les connexions nécessaires à l’implantation de ces nouvelles connaissances. Une réalisation, une découverte qui permet une guérison globale.

Est-ce qu’elle était mieux à ce moment? Est-ce qu’elle souffrait moins? La réponse est non. Rien n’avait changé, cependant à partir de ce moment-là, tout pouvait changer. Elle SAVAIT qu’elle allait guérir. Il ne lui restait plus qu’à faire les changements qu’elle aurait dû faire depuis longtemps.

Les changements qu’elle avait à faire, elle les connaissait intuitivement, inconsciemment tout comme vous et moi. Avec la prise de conscience qu’elle venait de faire, les changements sont passés de l’inconscient au conscient dans une fraction de seconde. Les perceptions diffuses, embrouillées, sans mots se sont cristallisées, verbalisées dans un instant. Elle est passée de l’incertitude émotive à la certitude de l’action. Elle est passée instantanément devant mes yeux du stage 1 d’I.S.R. (souffrance) au stage 4 (reprendre son courage, pouvoir). Sa vie ne sera plus jamais la même.

Être malade est une opportunité. C’est un temps :

  1. D’ARRÊT : La douleur ou la maladie nous invite à l’introspection de notre vie. Qu’est-ce que je vais faire du reste de ma vie? Quelle est la vision de ma vie? Lorsque je serai sur mon lit de mort et que je regarderai ma vie, pourrais-je dire, j’ai accompli ce que j’avais à accomplir? Ou est-ce que ma réflexion sera dans le sens de « j’aurais donc dû », « j’aurais pu », « ah si les choses avaient été différentes »?
  2. DE RECONNEXION : La maladie nous permet de revisiter les parties de notre corps que nous avons oubliées, ignorées, abusées. La reconnexion permet de faire la paix et de prendre un nouveau départ. C’est un peu comme un conflit avec le conjoint. Au début, on est fâché, après on boude, on se calme, mais on ne veut pas abdiquer trop rapidement, on s’entête un peu plus. Puis on se dit qu’on devra en revenir un jour ou l’autre, aussi bien que ce soit aujourd’hui. On se retrouve, on se réconcilie et on fait, vous savez quoi. C’est de cette reconnexion personnelle dont je parle.
  3. D’AMOUR : C’est dans les moments de douleur et de maladie qu’on se sent seul. Pourtant, on ne peut être seul, même lorsque nous sommes seuls physiquement, ce n’est qu’une impression. Même lorsqu’on pense que Dieu nous a abandonnés, on est toujours accompagné. L’amour est toujours disponible. L’amour n’est pas un sentiment, mais une action. Il n’en tient qu’à nous.
  4. DÉCOUVERTE : C’est le temps de redécouvrir les choses simples de la vie. C’est le temps de regarder un coucher de soleil ou encore mieux, un lever de soleil. C’est le temps de sentir la fleur du jardin. Le temps d’aller au parc et de regarder les enfants jouer en espérant que les parents ne soient pas impliqués dans leurs jeux.
  5. DE PRÉPARATION : La maladie et la douleur nous permettent de nous préparer aux changements que nous avons à faire, à planifier et à nous organiser. Il y a deux façons de faire ces changements. Certains changent tout en même temps. C’est possible, mais difficile. D’autres changeront une ou deux choses à la fois. L’important dans un voyage de 1 000 km est le prochain pas.