GPS et chemin de vie

Émettez votre intention et laissez l’univers s’occuper des détails. Faites confiance au processus*.
Il y a quelques mois, j’ai acheté un GPS, ce petit ordinateur de bord qui nous amènent à bon port, ma voiture et moi. Finis les détours inutiles, les erreurs de parcours et le temps perdu. Je ne peux plus m’en passer, surtout, qu’à chaque voyage, il me rappelle le processus de coaching, le pouvoir de l’intention et mon propre pouvoir (mon GPS interne) dans l’atteinte de mes objectifs.

À partir de mon point d’origine, je n’ai qu’à préciser à mon GPS où j’ai l’intention d’aller. Je peux même programmer plusieurs destinations en même temps puisqu’il les garde en mémoire. Je n’ai pas à me préoccuper de l’entre-deux car des satellites, quelque part dans l’univers, se chargent de me diriger dans la bonne direction, de m’indiquer les principales étapes à franchir et, si nécessaire, les endroits où me reposer et me restaurer. Pour ma part, je n’ai qu’à me concentrer sur le moment présent tout en imaginant avec joie comment sera ma vie à destination.

L’univers a entendu votre intention et se met au travail pour amener dans votre vie les gens, les lieux et les événements qui concrétisent votre intention. Il existe un terme décrivant cette ouverture : la réceptivité*.

Pour m’accompagner et me faciliter la tâche, une petite voix, à travers le GPS, me prévient à l’avance où et quand tourner, quelle direction prendre et, parfois aussi, quel itinéraire alternatif privilégier pour éviter les accidents de parcours ou, mieux, faire de merveilleuses découvertes.

Je crois que si vous écoutez la voix de votre cœur, les portes s’ouvriront là où vous ne saviez même pas qu’il y avait des portes*.

Si je me trompe, si je m’embourbe sur le chemin ou si je désire simplement faire un détour, la petite voix s’empresse de me rappeler quel itinéraire j’ai choisi. Je suis toujours libre de la faire taire, mais nous pouvons aussi, ensemble, choisir de modifier mon parcours si celui que j’ai choisi ne me convient plus autant, si je souhaite aller moins vite ou explorer davantage d’autres possibilités avant de poursuivre ma route.

Mon GPS interne, ce fil invisible qui m’attache à mes objectifs et à mon chemin de vie, en collaboration avec la petite voix, mon intuition, m’ouvrent alors un nouveau chemin. Confiante en eux, je n’ai pas peur de m’aventurer dans l’inconnu.

Paradoxalement, ce que nous désirons survient exactement au moment où nous cessons d’avoir peur*.

Une belle métaphore à utiliser en coaching, non? Et une histoire que je vous invite à poursuivre!

* Les citations proviennent de : Carol Adrienne. Votre mission de vie, Éd. du roseau, 1999.

Négocier les transitions de vie

Changer, « transiter » et s’adapter

Transitions… Voie de passage obligé vers l’acceptation et l’intégration d’un changement dans ma vie… Porte tournante entre ce que j’étais, ce que je suis et ce que je cherche à devenir…  Changer, « transiter » et s’adapter.

Confrontés à un changement, notamment la retraite, mes clients me font souvent penser à ces personnages, au cinéma, qui quittent un continent connu, seuls, sur un radeau de fortune (parfois aussi sur un magnifique voilier), vers une terre totalement inconnue. Incertains de la direction à prendre, de ce qui leur arrivera et de ce qu’ils trouveront, la majorité se lance quand même à l’aventure, avec courage et détermination. Ils ont choisi de prendre le contrôle de leur existence et ils ont bien l’intention de trouver à destination ce qu’ils sont venus y chercher, mais aussi ce qu’ils y apportent.

Contrairement à la transition, le changement est extérieur à soi. Il peut être choisi ou imposé. Choisi, il s’agit, par exemple de déménager, de chercher un nouvel emploi afin d’obtenir de meilleures conditions de vie, de se marier, de quitter une relation qui emprisonne, de prendre une retraite attendue et bien méritée ou de modifier certaines habitudes qui nuisent plutôt que servir : fumer, se mettre en colère, trop manger, manquer d’autonomie… Dans ce cas, même si la transition peut sembler difficile, puisqu’elle met la vie et les habitudes sens dessus dessous, elle porte aussi en elle beaucoup d’espoir et d’enthousiasme, voire de fierté et d’estime de soi.

La transition est bien plus douloureuse, on s’en doute, quand le changement est imposé : retraite forcée et inattendue, congédiement, promotion refusée, abandon par l’être aimé, deuil ou encore maladies et accidents graves qui hypothéqueront le reste de l’existence. Dans ce cas, elle pourra aussi s’accompagner, dans les premiers temps, de sentiments et d’émotions particulièrement difficiles : injustice, rejet, inutilité, abandon, humiliation, honte, culpabilité, apitoiement sur soi-même, tristesse, déception, amertume et solitude.

Si vous vivez une transition difficile, en connaître ses phases vous rassurera. Vous comprendrez qu’il est « normal » de vous trouver déstabilisé et dans la tourmente pendant un certain temps, mais aussi que tout se termine en général par un dénouement positif pour qui prend le contrôle de sa vie. Si cette période de transition vous semble interminable, sachez aussi que si vous la précipitez ou l’ignorez, vous risquez de prendre de « mauvaises » décisions et d’avoir à tout recommencer. Tôt ou tard, le changement vous rattrapera.

Trois phases incontournables

Dans son ouvrage « Les transitions de vie » (InterÉditions, 2006), William Bridges divise les transitions en trois phases : la fin, la zone neutre et le renouveau. Ces étapes correspondent au changement, à la transition proprement dite, puis à l’intégration du changement dans la vie, c’est-à-dire l’adaptation.

Le changement. C’est la fin; le détachement, le départ pour le grand voyage.

C’est le moment de se jeter à l’eau, de se séparer, de se détacher et d’abandonner ses habitudes sécurisantes, sa zone de confort, les lieux et les visages familiers, son statut social, le pouvoir et probablement aussi certains rêves. Déséquilibre, bouleversement, fébrilité, espoir et inquiétude font souvent partie du voyage. La personne est très préoccupée par le changement. Elle y consacre beaucoup d’énergie. Elle se sent parfois dépassée par les événements et bien seule aussi.

La transition. C’est la zone neutre; l’entre-deux, l’incertitude, seul sur son radeau.

Cette période est plutôt déstabilisante, car, tout en s’efforçant de renoncer aux anciennes façons de faire, il s’agit, en même temps, d’en trouver de nouvelles, de préparer l’avenir, de poser des jalons, de prendre des décisions et de trouver d’autres repères. La personne est physiquement détachée des gens et des choses du passé, mais elle n’a pas encore réussi à s’attacher totalement au présent.

La confusion, la fatigue, l’angoisse, l’anxiété, la nervosité et l’irritabilité sont parfois aussi du voyage, tout comme des problèmes de santé, petits et grands, associés au stress : sommeil perturbé, problèmes de mémoire, symptômes psychosomatiques et autres. Cela est normal, mais il s’agit de ne pas les laisser prendre le dessus.

Le doute l’assaille aussi de toutes parts. Bien des justifications rationnelles, une prudence exagérée ou la peur de l’opinion d’autrui se chargeront de mettre à l’épreuve sa motivation. La tentation est grande de résister au changement et de faire « marche-arrière » surtout si, en chemin, d’autres occasions et d’autres tentations plus faciles ou plus agréables se présentent, un peu comme pour vous tester. Certains voudront même attendre passivement que quelqu’un prenne les décisions à leur place.

Ces hésitations sont saines et normales puisqu’elles permettent d’éviter de commettre des erreurs, mais elles peuvent aussi pousser à l’abandon ou à faire traîner les choses en longueur au risque de les voir avorter.

L’intégration. C’est l’arrivée à destination; le commencement, le nouveau départ.

Doute, frustration, inquiétude cèdent maintenant la place à l’espoir, au soulagement, à l’enthousiasme, à la satisfaction et souvent aussi à la fierté. Tout à coup, toutes les possibilités, toutes les propositions que la vie a faites deviennent réalité. Les avantages l’emportent sur les inconvénients et les risques sur les résistances et les blocages. Les obstacles sont tombés. La vue est dégagée; le monde est différent. L’avenir semble plus serein même s’il faut encore y consacrer du temps et des énergies. Le changement s’intègre peu à peu à la vie et il n’est plus aussi préoccupant. La vie continue avec de nouveaux plans et de nouvelles façons de voir les choses, le monde et soi-même. La transition est terminée; l’adaptation est quasiment terminée.

Vive le changement! Vive la vie!

Coacher les transitions de vie

Certaines personnes ont une excellente capacité d’adaptation et, seules, elles réalisent assez facilement et rapidement les changements qu’elles ont choisi d’opérer dans leur vie. Elles se tirent aussi assez bien de leurs difficultés. Lorsqu’elles consultent un coach, c’est pour pour accélérer le processus et trouver un écho à leur réflexion et cherchent plutôt un témoin. En revanche, d’autres personnes se sentent davantage dépourvues et ont besoin de quelqu’un pour les aider à affronter la transition de vie dans laquelle elles se trouvent. Si tel est votre cas, vous pourriez vous « autocoacher » en suivant les étapes que je propose dans cet article.

Se sentir en sécurité
Un coach offre surtout un « havre de paix », une « bulle de sérénité » dans laquelle les personnes se sentent protégées lorsque l’orage gronde trop au-dehors. Déstabilisées, inquiètes, parfois dépassées par les événements, elles ont davantage besoin d’être écoutées, comprises, acceptées et même aimées que d’être dirigées, conseillées et parfois jugées ou critiquées. C’est pour cette raison que je recommande à mes clients d’éviter de solliciter l’avis de certaines personnes de leur entourage (mais pas toutes), au moment où ils doivent prendre des décisions importantes. Des éteignoirs ou d’autres qui ont intérêt à les voir rester dans leur ancienne vie et leurs anciennes habitudes pourraient les amener à douter d’eux-mêmes et du bien-fondé de leur projet. Dans cette bulle de sérénité, en compagnie de leur coach, ils feront mûrir leur projet de changement et en évalueront tous les risques et les avantages et confronteront aussi leurs résistances.

La première phase : la « fin »
Au cours de cette première phase du changement, l’idée est de préciser par écrit son intention de changer, à « ventiler » les émotions qui les envahissent, à bien évaluer la situation, à se fixer des objectifs précis et à établir un plan d’action. Il est bien de commencer par dresser un bilan de vie et tout particulièrement de vérifier quelle est notre identité profonde, notre vraie nature, cachée derrière ce que les autres connaissent de vous. Il est important de découvrir les forces insoupçonnées sur lesquelles s’appuyer dans le changement, sa personnalité (la vraie), ses valeurs, ses talents, ses compétences, ses passions et même… ses « démons ».

Il faut tenter aussi de débusquer les résistances qui risquent de bloquer dans l’action : croyances qui limitent, réticences, a priori, justifications, peurs, etc. (« Je n’y arriverai pas, c’est trop beau pour moi, je suis trop âgée, ils n’apprécient pas mon travail et mes efforts, il va me rejeter… »).

Une identité claire permet non seulement de faire des choix… éclairés et d’éviter de se cramponner à des rêves inatteignables, mais elle permet surtout de réduire le nombre d’erreurs de parcours, en plus d’inciter à aller au-delà de nos croyances de pouvoir faire et accomplir. Une identité claire rend aussi plus fort face aux aléas de la vie, plus sûr de soi, plus libre et plus authentique.

La deuxième phase : la transition, l’adaptation
Le changement doit s’appuyer sur un socle solide. Le travail s’effectue donc surtout sur les freins à l’action (mentionnés plus haut), ainsi que sur la réduction des tensions :  anxiété, angoisse, stress, remises en question, doutes, etc. C’est le moment aussi de consolider les aspects matériels et affectifs de la vie en transition afin de se sentir davantage en sécurité.

Puisque cette phase est exigeante et consomme beaucoup d’énergie, j’incite aussi à se maintenir en forme physique et, si elle en prend, à réduire sa consommation de certains médicaments, notamment les antidépresseurs et les somnifères. Si votre médecin est d’accord; bien entendu.

Il importe aussi d’éviter de précipiter les choses sur un coup de tête parce que vous n’en pouvez plus d’attendre, d’être seul sur votre radeau et de ne pas savoir comment votre vie sera à destination. Faire marche-arrière, démissionner, prendre une retraite anticipée, déménager dans un endroit qui ne convient pas, quitter l’autre et parfois aussi penser mettre fin à sa vie font partie de ces idées qui peuvent hanter.

La troisième phase : l’arrivée à destination
Vous voilà arrivés sur l’autre rive. C’est le moment de faire un bilan, de vérifier notamment si le changement s’est opéré de façon satisfaisante, si l’écart entre la situation de départ et la situation envisagée s’est comblé et s’il est nécessaire d’aller chercher des ressources supplémentaires pour mener totalement à bien le changement.

Êtes-vous installé solidement dans votre nouvelle vie?

Le vocabulaire qui transforme la vie

La Loi de l’attraction répond à toute vibration que vous émettez, qu’elle soit positive ou négative, en la renforçant. Sa réponse sera de vous donner davantage encore de ce qui vous fait vibrer. Michael. J. Losier (2007). La Loi de l’attraction. Auxerre : Éd. des 3 Monts.

Les mots que nous employons pour parler aux autres de nos projets et qui occupent nos pensées (Vous savez! Ce petit discours intérieur qui trotte dans notre tête à longueur de journée.) ont un impact déterminant sur le succès de nos entreprises. Ils reflètent en effet nos croyances à notre endroit et le degré de confiance que nous avons dans nos chances de réussir. Ces mots reflètent aussi ce que nous pensons du monde qui nous entoure et de ce que nous croyons pouvoir en recevoir. En plus et en moins. Ce sont de véritables « prophéties » (des prédicats) qui peuvent modifier le cours de notre existence, parfois en bien, parfois en mal.

Que voulez-vous vraiment?

Quel genre de message pensez-vous qu’une personne envoie lorsqu’elle prononce et répète inlassablement des phrases comme celles qui suivent et que pensez-vous qu’il risque de lui arriver alors? Je vous laisse y réfléchir un moment et je vous propose ensuite d’analyser certains mots. Soyez surtout attentif à ceux qui sont écrits en caractères gras et en italique.

« Je vais essayer de le faire. Je vais cesser de me dévaloriser. Je ne sais pas si je vais y arriver! Je ne suis pas très doué. Je dois le faire. Je n’y arriverai pas à temps. Je suis idiot et ridicule de penser ainsi. C’est trop beau pour moi. Je manque d’expérience pour bien le faire. Ma vie est toujours difficile. Je ne veux plus vivre avec une personne qui me contrôle tout le temps. »

Les mots que nous associons aux événements colorent l’événement et deviennent l’événement. A. Robbins (2006). Progresser à pas de géant. Brossard : Éd. Un monde différent.

  • Ne. Pas. Ne… pas. Penser et parler de ce que l’on ne veut pas, nous l’attire presque immanquablement parce que nous fixons notre attention sur le contraire de ce que nous voulons et imprimons, alors ce contraire est dans notre esprit (notre inconscient). Celui-ci ne comprend d’ailleurs pas les tournures de phrases négatives et exécute tout simplement les ordres qui lui sont ainsi donnés en omettant les « ne, ne pas », etc. Chaque fois que vous vous surprenez à employer ces mots négatifs, Michael Losier (voir la citation) suggère de vous poser cette question : Qu’est ce que je veux vraiment?, puis de reformuler votre objectif, votre pensée ou votre phrase. Par exemple, si vous affirmez que vous ne voulez plus vivre avec une personne qui contrôle tout ce que vous faites, vous risquez de retomber exactement dans le « même panneau ». Dites plutôt que vous souhaitez une personne qui vous laisse libre de choisir ce qui est bon pour vous ou qui tient compte de votre avis pour prendre des décisions. Vous verrez, c’est magique!
  • Trop. Vous ne vous attendez pas à recevoir ce que vous souhaitez ou méritez, mais moins, voire pas du tout. Quand vous élaborez votre objectif et y pensez, terminez toujours vos phrases par « Je m’attends à recevoir cela, ou MIEUX encore ». Là aussi, c’est magique!
  • Jamais. Toujours. Tout le temps. Vraiment? Vous croyez vraiment que c’est ainsi que cela se passe habituellement? Il n’y a pas d’exception? Si cela ne se passe jamais, comment croyez-vous que cela puisse se produire dans votre cas, même si vous le souhaitez de toutes vos forces?
  • Essayer. Probablement. Vous n’entrevoyez pas la possibilité de réussir, mais d’échouer. Vous ne croyez pas vraiment en vous et en votre potentiel. Comment voulez-vous alors trouver la motivation et l’énergie nécessaires pour réussir? Dites plutôt : JE VEUX. Je suis en train de…
  • Je vais. Je dois. Voulez-vous vraiment le faire ou vous sentez-vous plutôt obligé de le faire? Quelle contrainte vous créez-vous en parlant ainsi? Que se passerait-il si vous ne le faisiez pas? Quelles en seraient les conséquences?
  • Idiot. Ridicule. Pas doué. Que pensez-vous que les autres vont retenir de vous, même si vous ne croyez pas vraiment que vous êtes idiot, ridicule ou peu doué? Et vous? Que pensez-vous vraiment de vous quand vous dites ou pensez cela? Quelle confiance en vos capacités de réussir manifestez-vous ainsi?

Changer les mots et y croire…

En modifiant notre vocabulaire, nous modifions par la même occasion notre façon de penser et d’aborder chaque situation, ainsi que nos sentiments et le regard que notre entourage porte sur nous. Toutefois, faire des affirmations positives tout en n’y croyant pas vraiment (toujours ce petit discours intérieur!) ne donne pas de fameux résultats, bien au contraire. Demandez-vous quelle peur de réussir vous pousse à penser ainsi.

Alors? Quels mots allez-vous bannir de votre vocabulaire et quels nouveaux mots allez-vous adopter dès aujourd’hui? Quels sont les mots les plus souvent employés par les personnes à qui la vie semble sourire? Pourriez-vous vous inspirer d’elles?

Pour finir…

Savez-vous pourquoi un automobiliste dont la voiture dérape sur une route déserte où il n’y qu’un seul arbre finit généralement sa course sur cet arbre? C’est simple! Il a fixé son attention sur l’arbre (l’obstacle) et non sur l’objectif qu’il cherche à atteindre : la bonne direction. Comment pouvez-vous mettre cela en pratique dans votre propre vie? Au fait! Vous ai-je dit combien de fois par semaine, je me surprends à utiliser des Ne. Ne pas. Toujours, etc.?