Premier bain de mère

Deux embryons avaient décidé de se séparer 3 jours après qu’un ovule de leur mère fut séduit par un spermatozoïde de leur père.  Au début du chemin, dans la trompe de l’utérus, ils avaient habité le même œuf pour ensuite choisir de se diviser en deux afin de continuer cette aventure humaine.

Deux individus accrochés au même bout de gras, mais qui auraient chacun un chez-soi.

À ce stade de développement, ils avaient opté pour un placenta commun et deux poches amniotiques.  Le placenta représente ce qui nous ancre au ventre de notre mère, une sorte d’attache terrestre nourricière à travers laquelle se font tous les échanges vasculaires.  La poche des eaux qui contient le liquide amniotique nous rappelle le ciel, comme dans un espace sidéral aquatique dans lequel nous flottons pour nous protéger des variations de température et des chocs.  Ces deux fœtus avaient préféré avoir le même fournisseur d’énergie, mais chacun leur piscine!

Une fois sur trois, cela se passe ainsi dans les grossesses gémellaires.  Les deux embryons tout heureux s’amusaient à découvrir la vie subaquatique en se faisant de belles mimiques.  Ils buvaient spontanément l’eau de cette piscine originelle, dans laquelle ils urinaient, pratiquant ainsi l’Amaroli comme une urinothérapie instinctive.  En voyant leur sourire béat, on imaginait qu’ils avaient déjà beaucoup de plaisir à faire pipi dans l’eau!

Toute la famille faisait des yeux ronds devant l’échographie où deux cœurs bien distincts battaient déjà au petit matin de leur vie.

Deux jumeaux transfuseur-transfusé

Le ventre de la maman s’arrondit avec le temps sans qu’elle ne se doute de ce qui se passait dedans.  Un étrange réseau de vaisseaux se développait sur le placenta qui les reliait à leur mère, telle une toile vasculaire dans laquelle la circulation se fit à sens unique, d’un embryon vers l’autre.  Une sorte de perfusion automatique qui aboutit à un développement inégal des deux fœtus.

Un des jumeaux devint le transfuseur et dans ce rôle de donneur cessa de grossir.  Sa piscine se vida au profit de l’autre et sa vessie ne se développa pas puisqu’il n’avait pas beaucoup d’eau à boire et donc peu de liquide à uriner.  L’autre, le transfusé, reçu au contraire beaucoup de liquide et sa poche des eaux commença à gonfler, ce qui obligea sa vessie à devenir de plus en plus grosse pour évacuer toute cette eau.

Devant l’échographie, plus personne ne sourit, car il est évident que la vie ne pouvait durer ainsi.  Les jumeaux transfusé-transfuseur réussirent à survivre grâce aux soins techniques de la médecine, mais personne ne pouvait expliquer pourquoi deux êtres si proches pouvaient se vampiriser de la sorte.

Devenus grands, les deux enfants reproduirent le comportement de leur survie utérine.  Celui qui avait une belle vessie, prenait toute la place, et en urinant souvent, il marquait son territoire comme le fait le chat ou le chien de la voisine.  Il savait ce qu’il voulait, affichait ses désirs au travers des marques vestimentaires ou des objets de décoration.  À force de trop vouloir montrer qui il était, il faisait parfois de la rétention d’eau par fidélité à son programme in utero.  L’autre, plutôt sec, avait un air chétif qu’il cachait à l’ombre de sa vie et ne semblait pas pouvoir jouer son rôle.  Vu de l’extérieur, on ne pouvait imaginer que c’était en fait lui qui donnait sans cesse.  Pourtant, c’est ce qu’il avait appris dans le ventre de sa mère.

Un jour, le jumeau plein d’eau mourut.  L’autre tout sec, sentit tout à coup un vent nouveau, inexplicable, car il aurait dû au contraire, être effondré par la perte de cet être aimé.  En fait, il se sentait revivre, comme si tout à coup cette transfusion inconsciente qui durait depuis si longtemps, venait de cesser pour le libérer de cet enchaînement.  Les vases communicants n’avaient plus raison d’être, laissant le survivant dans un état de nouveau-né qui n’avait plus de problèmes d’eau.

Combien de couples de la vie peuvent se reconnaître dans ces échanges toxiques?  Couple parental, amical ou marital, association professionnelle peuvent être vécus dans cette circulation à sens unique qui aboutit au vide de l’un et au trop-plein de l’autre.  Ces mémoires d’eau du premier bain de mère sont inscrites en nous, parfois sous forme d’un jumeau que l’on s’invente, par nécessité d’avoir quelqu’un qui nous transfuse ou pour pallier à une incapacité de vivre sans l’autre.  Cet autre peut être aussi un jumeau mort dans le ventre de la mère sans qu’on ne s’en rende compte.

Ceux qui prennent beaucoup de place en retenant beaucoup d’eau, survivent peut-être par transfusion inconsciente d’un être imaginaire ou réel qui se sacrifie pour eux!  Une sorte de dépendance à l’eau…

La mémoire émotionnelle et ses conséquences

Ouvrir sa conscience, c’est permettre à l’intelligence suprême de pénétrer en nous et de nous éclairer sur nos manques d’amour, de paix, d’abondance, de liberté, de santé et de compassion.

Tous, nous savons que, profondément, nous sommes des êtres d’amour et de lumière. Alors qu’est-ce qui nous retient ou nous empêche de réaliser cette conscience d’être amour et vérité? La mémoire émotionnelle.

La plupart des gens sont mal à l’aise avec eux-mêmes ou encore, sont effrayés d’écouter ce qui se passe en eux, de peur d’y découvrir des parties d’eux jugées inacceptables. La vérité, c’est que la plupart d’entre nous avons abusé de pouvoir. C’est pourquoi nous souffrons de culpabilité et tentons par différents moyens de garder secrètes ces expériences passées. Comme rien ne peut rester caché puisque nous créons notre réalité à partir de nos ressentis et de nos pensées, nous devenons ainsi prisonniers de notre non-acceptation ou de notre manque d’amour envers nous-mêmes.

Il est primordial de prendre conscience du mouvement de la mémoire émotionnelle parce qu’elle influence les pensées et les pensées créent notre réalité physique. Par ailleurs, nos créations produites par nos pensées et soutenues par notre centre émotionnel viennent nous refléter notre moi souffrant.

Je ressentirai alors exactement ce qui vibre en moi. Si c’est de la tristesse, la tristesse sera présente chez les gens autour de moi et aussi dans mes activités. Si c’est de la colère, la colère sera présente chez les gens autour de moi, et aussi dans mes activités et ainsi de suite. C’est comme tourner autour du pot autrement dit, avoir peur de dire la vérité. Plutôt que de réagir au monde extérieur, il est préférable de bien identifier les différents miroirs t cibler les émotions à libérer et les pensées à transformer.

Existe-t-il des moyens efficaces pour contrer toutes ces créations qui rendent la vie si pénible et si lourde parfois?

Oui, fort heureusement il en existe plusieurs. Cependant pour avoir accès à ces moyens, il est essentiel de s’ouvrir à l’amour et sa lumière. Avec l’amour vient plusieurs moyens comme : l’accueil, l’ouverture, la compassion, le lâcher-prise, le non-jugement, la confiance, la patience, l’abondance, la santé, la liberté et plusieurs autres. À nous de les découvrir au fur et à mesure que l’amour prend de l’expansion dans nos vies. Pour reconnaître l’amour, je dois expérimenter l’amour.

Mais par où commencer direz-vous? En s’aimant soi-même. Comment? En se respectant. Premièrement, s’exercer quotidiennement à ressentir le langage émotionnel et décoder ses messages. Par exemple : quelqu’un me propose une activité, je ne me sens pas très en forme, mais je suis incapable de refuser. Par conséquent (par amour pour moi) je questionne l’émotion qui m’empêche de dire ma vérité. Peut-être que j’aurai comme réponse que ce n’est pas poli de refuser une invitation (croyance) ou encore si je refuse, peut-être que cet ami ne me rappellera plus (peur d’être abandonné).

Dans cet exemple, les choix possibles sont : soit que je réalise ma croyance et que je choisisse de la conserver ou l’abandonner. Si je choisis de l’abandonner, je prends conscience que je choisis de me respecter (m’aimer) et si je choisis d’y répondre, je choisis de me nier (me rejeter).

Il est essentiel ici, de ne pas se juger, que j’opte pour l’un ou l’autre des choix, je m’accepte tel que je suis.

L’amour ne juge pas!
Toutefois, prendre conscience ici, que la peur d’être rejeté est activée par le rejet intérieur de ma vérité. C’est comme si je résistais à ma propre lumière et ensuite dans mes expérimentations (forcées), je ressens différents malaises et j’en arrive à croire que je suis abandonné et à supplier le ciel de me donner de l’amour. L’amour est vérité! Et c’est uniquement par la vérité avec moi-même que je peux renouer avec l’amour qui a toujours été présent.

L’important ce n’est pas d’être soumis ou insoumis à des croyances, mais plutôt de se respecter de l’intérieur. Lorsque je ne me sens pas l’énergie de répondre à une invitation, l’amour m’invite à dire la vérité à cet instant précis. Si le doute m’habite, il est sage de dire à la personne que l’on prendra quelques instants pour y réfléchir et faire cette mise au point sincèrement avec soi-même. Ensuite, informer la personne franchement sur notre décision.

Le deuxième point à développer, c’est la maîtrise des formes pensées. Une façon très simple de maîtriser les pensées, c’est de stopper celles qui ne correspondent pas à mes aspirations profondes. Lorsque se présente une pensée limitée ou négative, je dis : stop! Cette pensée ne correspond pas à mes buts élevés; et je tourne mon esprit plutôt vers des pensées d’abondance, de réussite, de paix, etc. puisque je suis un être d’amour illimité.

Un troisième point à rajouter est celui de laisser l’intelligence se manifester naturellement. C’est-à-dire de ne pas entretenir d’attentes, mais plutôt rester le cœur ouvert et rempli de reconnaissance pour toutes les manifestations réalisées dans le lâcher-prise et la confiance absolue. L’univers est bon et bienveillant!

Comment accéder à l’amour de soi?
Premièrement, cela doit être un choix conscient. En affirmant que dorénavant l’amour est ma motivation essentielle de vivre, consciemment j’affirme : je m’accepte tel que je suis maintenant. Je pratique l’amour sans tarder ici et maintenant. L’accueil et l’acceptation de soi sont comme un soleil ardent qui permettra à toutes les énergies denses ou lourdes comme la colère, la jalousie, la peine, etc. de se dissoudre. J’imagine chaque énergie négative comme une glace et l’accueil, comme un soleil; alors je visualise cette glace (énergie dense) se dissoudre sous la chaleur de l’acceptation (énergie subtile).

Cette pensée : je m’accepte tel que je suis maintenant répétée plusieurs fois par jour, et je te suggère même de l’écrire et l’afficher à plusieurs endroits pour ainsi y revenir souvent durant la journée, transformera ta vie. Pour activer le processus, utilise cette affirmation vis-à-vis des autres aussi. Je t’accepte tel que tu es maintenant. L’autre recevra énergétiquement cette acceptation et l’aidera à s’accueillir. Si tu choisis de lui faire ce cadeau, fais-le dans l’amour inconditionnel, c’est-à-dire sans attente. Ensuite, ouvre-toi pour recevoir cet amour multiplié qui te reviendra. Puisque l’univers fonctionne ainsi tout retourne toujours à la source.

En t’accueillant et t’acceptant, tu ressentiras rapidement un changement vibratoire. Lorsque tu ressentiras cet apaisement intérieur sous forme de paix et de sérénité, ajoute cette autre affirmation : je suis amour inconditionnel. Utilise toujours les affirmations au temps présent. Laisse aller ton imagination et tes rêves les plus chers en créant toutes les affirmations qui t’élèveront en pensée, en ressenti et en réalisation.

En terminant, j’aimerais préciser ceci : à chaque nouvelle création, par exemple, si tu désires plus d’argent, plus de temps, plus de connaissance, etc. termine toujours ta demande par : Je désire…, pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Voici un exemple : Je désire changer d’emploi pour mon plus grand bien et celui de tous les autres. Ainsi tu crées en résonance avec la suprême volonté divine.

Car telle est la suprême volonté, tes créations respecteront tes besoins et ceux des autres. Aucun déséquilibre ne sera engendré en restant proche de ton bien-être et de celui des autres puisque telle est la vibration de l’amour, bienveillante et respectueuse pour tout ce qui est.

Bonne démarche de libération! Dans la vibration de l’amour réalisé.

Êtes-vous D.A.D.A.?

Je crains que bon nombre de retraités parmi nous se reconnaîtront…

Récemment, j’ai été diagnostiqué D.A.D.A. : Déficit d’Attention Dû à l’Âge.

Voilà comment cela se manifeste :

Je décide de laver ma voiture.

Alors que je vais vers le garage, je remarque qu’il y a du courrier sur la table de l’entrée.

Je décide de regarder le courrier avant de laver la voiture.

Je pose mes clés de voiture sur la table, mets dans la corbeille à papiers, en dessous de la table, tout le courrier publicitaire et remarque que la corbeille est PLEINE!!

Alors, je décide de reposer les factures sur la table et de vider d’abord la corbeille.

Mais alors, je me dis que puisque je vais être à côté de la boîte aux lettres quand je vais aller sortir la poubelle, autant préparer d’abord le règlement des factures.

Je prends mon carnet de chèques sur la table et je vois qu’il ne me reste plus qu’un seul chèque.

Mon autre chéquier est dans mon bureau, donc j’y vais et je trouve sur le bureau la cannette de Coca que j’ai commencé à boire.

Je vais chercher mon chéquier, mais, avant tout, il faut que j’enlève ce Coca de là avant de le renverser accidentellement.

Je remarque qu’il commence à devenir tiède, je décide donc de le mettre au frigo pour le rafraîchir.

Alors que je me dirige vers la cuisine avec le Coca, le vase sur le comptoir me saute aux yeux : les fleurs ont besoin d’eau!

Je pose le Coca sur le comptoir et découvre mes lunettes pour lire (que je cherchais depuis le matin).

Je me dis que je ferais mieux de les remettre dans mon bureau, mais avant, je vais donner de l’eau aux fleurs.

Je repose les lunettes sur le comptoir, remplis un pichet d’eau et, soudain, j’aperçois la télécommande. Quelqu’un l’a laissée sur la table de la cuisine.

Je me dis que, ce soir, quand on va vouloir regarder la télé, je vais la chercher partout et je ne me souviendrai plus qu’elle est dans la cuisine.

Je décide donc de la remettre dans le salon où est sa place, mais avant, je vais donner de l’eau aux fleurs.

Je donne de l’eau aux fleurs, mais j’en renverse la plus grande partie sur le sol.

Alors, je remets la télécommande sur la table, vais chercher un chiffon et je nettoie les dégâts.

Ensuite, je reviens dans l’entrée en essayant de me souvenir de ce que je voulais faire.

À la fin de la journée :

  • La voiture n’est pas lavée.
  • Les factures ne sont pas payées.
  • Il y a un Coca tiède sur le comptoir de la cuisine.
  • Les fleurs n’ont pas assez d’eau.
  • Je n’ai pas mon nouveau chéquier.
  • Je ne trouve pas la télécommande.
  • Je ne sais pas où sont mes lunettes.
  • Et je n’arrive pas à me souvenir de ce que j’ai fait des clés de voiture.

Et puis, quand je me rends compte que rien n’a été fait aujourd’hui, je n’y comprends rien parce que je n’ai pas arrêté de la journée et que je suis complètement crevé!

Je réalise qu’il y a un sérieux problème et qu’il faut que j’essaie de me faire aider, mais, d’abord, je vais m’occuper de mes e-mails.

Vous ne voulez pas me rendre un service?

Envoyez ce message à ceux que vous connaissez, parce que je ne me souviens plus à qui il a déjà été envoyé.

Ne riez pas, si ce n’est pas encore votre cas, ça vous arrivera un jour!

La vieillesse est inévitable
La maturité est en option.
Rire de soi est une thérapie!
Amour ou dépendance.

Ma recherche « intérieure »

« Chacun d’entre nous est porteur d’une dualité et se débat, de façon constante, entre : l’être et l’analyste. L’être en nous n’a pas de contrôle sur les traces d’expériences de vie heureuses ou malheureuses imprégnées dans son inconscient.

Donc, les choses qui nous émerveillent viennent nous « chercher » et nous toucher au même endroit que celles qui nous blessent, tant l’ébahissement provoqué par une image ou une parole heureuse que la tristesse éveillée par une image ou une parole malheureuse qui nous prend par surprise. Ces émotions sont sollicitées par des expériences que notre inconscient a gravé à notre insu dans notre mémoire.

Et dans les deux cas, cette « surprise » nous laisse sans défenses, car elle fait fi de l’analyse que nous nous évertuons habituellement à faire de toute chose, de tout sentiment.

L’analyste en nous a peur de perdre le contrôle. Mais le contrôle est-il garant d’expériences de joie ou, au contraire, n’est-il pas le facteur principal de leur annihilation? Et, non négligeable, l’effort pour préserver ce contrôle ne vient-il pas plutôt nous priver alors de moments de bonheur profond que seul l’exercice du lâcher prise peut libérer? Car en plus de nous soulager d’aucune façon, l’analyse et le contrôle, étant donné le peu de joies qu’ils procurent, font de nous des prisonniers de la vie, d’éternels insatisfaits, nous qui, paradoxalement, sommes en quête perpétuelle d’expériences s’approchant de l’illumination que seul peut atteindre un être dégagé de toute l’analyse qu’il fait des choses auxquelles, à tort, il s’identifie. »

Les découvertes de Louise

Bonjour à tous!

C’est encore tout imbibée d’émerveillement, suite à la découverte d’un lieu magique ici même dans la région que je prends plaisir à vous faire connaître cet emplacement.

Pour bien vous évoquer l’atmosphère… une impression de bout du monde, le sentiment de découvrir la pureté des premiers âges, car on y retrouve une colonie, un peuple, qui émerge de l’eau, rassemblé à cet endroit comme pour s’y purifier ou faire des incantations sacrées au coucher/lever de soleil. Cette réalisation est l’œuvre de John Félice Ceprano. Le soir de ma première visite, c’est sous un ciel balayé par les nuances du coucher de soleil qui passaient du rose/orange au violet, miroitant sur l’eau d’un bleu turquoise, que je vis la silhouette de ces personnages évanescents.

Un véritable coup de cœur qui ne s’effacera jamais de ma mémoire. Et pour couronner le tout, des effets sonores venaient se rajouter à ce paysage d’une majestueuse beauté! Des voiliers d’outardes me passaient au-dessus de la tête et cela en si grand nombre que j’entendais le vrombissement de l’air qui se déplaçait aux battements de leurs ailes. Elles allaient se poser sur l’eau pour y passer la nuit, alors que les canards volaient en traversant leur trajectoire. Un véritable sanctuaire! Quel magnifique spectacle!

À l’horizon se découpait le profil d’une civilisation illuminée, nous rappelant qu’il existe des îlots de sérénité à deux pas de nos jungles de béton. En plus de vous décrire mon impression du lieu, je jugeais important de connaître la source motivatrice qui a donné naissance à cet endroit, réalisé de toutes pièces par cet artiste/sculpteur. Nous nous sommes donc rencontrés sur les lieux mêmes. Son inspiration première fut de rendre hommage aux peuples autochtones ainsi que de faire une révérence à Mère Nature pour son abondance et sa générosité. Il m’a aussi expliqué la symbolique de cette mise en scène minérale qu’il aimerait un jour interpréter dans une œuvre cinématographique.

Il s’agit donc de trois jardins aquatiques zen. Le premier sur la gauche représente les peuples autochtones, celui du centre, la découverte des Amériques par Christophe Colomb et la période de colonisation et, en arrière-plan la réalisation de la civilisation nord-américaine.

Les pierres sont cueillies sur place, les assemblages sont fusionnés avec une colle époxy. On croirait facilement que le tout s’est formé naturellement avec le temps et l’érosion.

Ai-je piqué votre curiosité? Si oui, pour vous y rendre, vous n’avez qu’à prendre la Promenade des Outaouais Ouest, ensuite la sortie « Remmic Rapids ». Je me devais de vous faire connaître ce lieu de ressourcement. Nous sommes réellement privilégiés d’habiter une région qui nous offre en si grand nombre de tels endroits.

10 bienfaits de l’artisanat

Non seulement l’artisanat se veut divertissant, mais la science a prouvé qu’il est bon pour la santé. En faisant régulièrement des travaux manuels, vous pourrez surmonter certains problèmes, comme la dépression, l’anxiété ou l’hypertension artérielle. Mais quels sont donc les bienfaits de l’artisanat?

  • Méditation
    La méditation est basée sur des mouvements, des postures ou la respiration. En faisant du tricot, du crochet ou en cuisinant, vous suivez un flux rythmé de mouvements qui vous aide à sortir de l’agitation de la vie quotidienne. Après une séance de travaux manuels, vous vous sentirez plus détendu.
    • Stimulation du mental
      Dans le processus de fabrication, vous construisez non seulement de belles choses, mais, du coup, vous entraînez votre cerveau. L’habileté et la coordination sont des exercices très bénéfiques pour le cerveau. Ils peuvent même aider à réduire de moitié les troubles cognitifs.
      • Amélioration de la concentration
        Quand vous travaillez à un projet, vous devez vous concentrer pleinement pour obtenir le résultat souhaité. Sachant qu’une seule erreur pourrait vous obliger à tout recommencer, vous concentrez toute votre attention sur votre ouvrage. À long terme, cela améliore votre capacité à vous concentrer.
    • Sentiment d’accomplissement
      Vous ressentirez tous les bienfaits de l’artisanat cités précédemment pendant que vous serez à l’ouvrage. Une fois que vous aurez terminé et que vous aurez votre produit final devant vous, vous aurez un sentiment d’accomplissement inégalé. La fierté ressentie à ce moment aide à construire l’estime de soi.
    • Nouvelles connaissances
      Rien de tel que la connexion soci­ale pour vous rendre plus heureux. Les activités en groupe vous permet­tront de rencontrer de nouvelles personnes toutes aussi créatives les unes que les autres. Ainsi, ces rencontres créeront de nouvelles occasions d’apprentissage où vous pourrez, à votre tour, enseigner ce que vous savez. Vous vous sentirez alors apprécié.
    • Patience et persévérance
      À vos débuts, vous ferez sans doute quelques erreurs les premières fois. Même si elles peuvent vous frustrer, elles vous enseignent la patience et la persévérance. L’artisanat vous donne une leçon de vie très importante : ne pas abandonner.
    • Amélioration de la mémoire
      Les travaux d’artisanat vous aident à apprendre de vos erreurs. Si vous ne vous y prenez pas de la bonne manière la première fois, vous vous souviendrez de ne plus refaire la même erreur. Votre mémoire s’en trouve donc enrichie.
    • Réduction de l’hypertension artérielle
      Après une longue journée stressante, vous pouvez vaquer à votre activité préférée. Dès que vous commencerez à faire du crochet, de la couture, du tricot ou d’autres travaux manuels, vous vous sentirez automatiquement plus calme et détendu. Votre cœur ne s’en portera que mieux.
    • Découverte de soi
      En acceptant le défi de vous mettre à la couture, par exemple, vous vous donnez l’occasion de savoir de quoi vous êtes capable. En effet, le seul moyen de connaître vos capacités est d’essayer, de vous surpasser pour atteindre votre objectif. C’est pourquoi les travaux manuels nous aident à mieux nous connaître.
  • Meilleure personne
    L’artisanat vous apporte du bonheur, stimule votre créativité et donne un sens à votre vie. Et puisque vous êtes heureux, détendu et que vous vous sentez bien lorsque vous créez, vous devenez plus généreux et plus gentil avec les autres.

Maintenant que vous savez que l’artisanat ne peut que vous faire du bien, vous pouvez vous lancer. Peu importe la raison qui vous motive au début, vous découvrirez bien assez tôt les nombreux bienfaits des travaux manuels.

Votre corps vous parle

Le corps reflète ce qui se passe à l’intérieur de soi. Comme la plupart des gens en sont peu conscients, ils ne comprennent pas son langage.

Parmi les trois corps du plan matériel (mental, émotionnel, physique), le corps physique, de par sa nature tangible, est celui dont nous sommes le plus conscients et que nous pouvons entendre le plus facilement.

Une personne peut parfois mettre 50 ans à réaliser que sa façon de penser (corps mental) lui est néfaste. Et des mois, voire des années, sont nécessaires pour qu’elle se rende compte qu’une émotion encombre son corps émotionnel et finit par créer un blocage, une blessure physique qui alors ne passe pas inaperçue.

Il peut aussi arriver que nous nous blessions sans même nous en rendre compte. Par exemple, nous découvrons un hématome ou une égratignure dont nous ignorons la provenance.

Lorsque nous sommes conscients, nous nous rendons compte rapidement des gestes qui nous sont nuisibles. Nous pouvons alors agir autrement plutôt que de continuer à souffrir des conséquences de ces gestes. Je vous suggère donc fortement d’écouter votre corps physique pour conscientiser plus rapidement.

Vos malaises et maladies
Chaque fois que le corps physique a mal, il vous dit que vos corps émotionnel et mental ont mal.

Lorsque vous avez mal, il y a dysharmonie, c’est-à-dire que vos corps ne sont plus au service de votre être et tentent de diriger votre vie sans sa guidance, laquelle est nécessaire pour mener à bien cette tâche.

Lorsque votre être veut quelque chose, vos trois corps ont des fonctions distinctes :

• le corps mental utilise ses ressources pour manifester ce que vous voulez;
• le corps émotionnel désire et ressent ce que vous voulez;
• le corps physique peut faire les gestes en fonction de ce que vous voulez.

Voici deux exemples de dysharmonie :
• Une personne souhaite changer d’emploi. Elle s’empêche de le faire parce que son mental ramène une mémoire qui est en contradiction avec ce qu’elle souhaite à présent. Cette mémoire lui dit de ne pas avancer, car il pourrait lui arriver des imprévus ou des obstacles qu’elle pourrait regretter. Elle laisse la mémoire d’une expérience désagréable diriger sa vie au lieu de faire ce qu’elle souhaite réellement. Et voilà comment cette personne se retrouve avec un mal de jambes.
• Une mère de famille qui a la charge des enfants, de la maison et du budget désire plus de soutien. Elle s’empêche de demander de l’aide, car elle croit que ces responsabilités lui reviennent en tant que mère. Elle développe ainsi un mal de dos qui s’aggrave quand elle ose demander de l’aide et qu’on la lui refuse. Cela renforce sa croyance « je dois tout faire moi-même », et son fardeau s’alourdit. Cette mère n’a pas mal au dos parce qu’elle manque de soutien, mais bien parce qu’elle croit que, pour être une bonne personne, elle doit tout faire seule. C’est cette croyance qui a pour conséquence l’absence de soutien des autres. Il nous arrive toujours ce que nous croyons. Le corps a l’intelligence d’avoir mal dans la partie ayant un lien avec la pensée qui empêche un désir de se manifester.

Comme vous pouvez le constater dans ces deux exemples, vous pouvez devenir conscient beaucoup plus rapidement grâce à ce qui se passe dans votre corps physique.

Il existe également d’autres moyens de mieux vous connaître : la morphologie de votre corps, votre façon de marcher, de vous vêtir, de décorer votre maison, de conduire votre voiture, etc.

N’est-il pas merveilleux de constater à quel point votre corps peut devenir un ami de tous les jours?