Sortir de sa zone de confort, pourquoi pas?

En tant qu’êtres humains, nous réagissons à nos perceptions, à nos croyances et aux limitations que nous nous imposons. Pourquoi? Parce que notre cerveau réagit en fonction de nos expériences passées et de nos perceptions en lien avec elles. Ainsi, deux personnes assistant simultanément au même évènement réagiront de façon complètement différente. Leur récit respectif de l’évènement divergera l’un de l’autre en fonction de leurs perceptions, de leurs croyances et des limitations qu’elles s’imposent. Nous vivons quotidiennement en fonction de notre propre façon de percevoir les choses. Alors, comment apporter du nouveau à notre quotidien? En sortant de notre zone de confort. En faisant quelque chose dont on a envie depuis longtemps, mais dont nous rejetons l’appel par manque de confiance, par peur ou tout simplement par ignorance.

Vous désirez expérimenter le défi Je sors de ma zone de confort? Alors, n’attendez plus, puisque vous serez le premier à en ressentir les bienfaits. Vous apprendrez à vous connaître au moyen de projets que vous croyiez jusqu’alors inaccessibles. Votre confiance en vos capacités s’accroîtra considérablement. Vous ressentirez de la fierté et vous le mériterez bien. Plus vous tenterez de nouvelles expériences, plus vous aurez envie d’en vivre.

Vous vous débarrasserez de vos peurs. Avec le défi Je sors de ma zone de confort, la peur liée aux nouvelles expériences s’estompera d’elle-même. L’étape la plus difficile est de faire le premier pas, de se lancer dans le vide. Si la peur incite l’être humain à la stabilité et au confort, sortir de sa zone de confort donne au fil des expériences l’envie de sauter à pieds joints dans la vie.

Vous serez de meilleure humeur et vous aimerez davantage votre vie. L’être humain crée de façon inconsciente une routine dans sa vie. Bien qu’il la trouve parfois ennuyante et monotone, elle est pourtant pour lui très sécurisante. En adoptant le défi Je sors de ma zone de confort, une sensibilité jusqu’alors inconnue s’installera en vous, vous invitant à vivre de nouvelles aventures. Quoi de mieux que de profiter pleinement d’une expérience en prévoyant déjà la prochaine? N’hésitez plus, votre vie vous semblera beaucoup plus intéressante et enrichissante!

Rencontrez de nouvelles personnes qui vous ressemblent. Quoi de mieux que de vivre des expériences enrichissantes avec des gens qui ont les mêmes affinités que nous? Osez provoquer des rencontres et permettez-vous de vivre de formidables émotions!

Profitez du moment présent. Lorsque l’être humain expérimente quelque chose de nouveau, toute son attention est dans le moment présent. Dans le cadre de votre défi Je sors de ma zone de confort, décrochez de votre quotidien et savourez le moment présent comme s’il n’allait jamais se reproduire!

J’ai expérimenté le défi Je sors de ma zone de confort en me joignant à une ligue d’improvisation pour sortir de ma routine ennuyante et monotone. J’étais à ce point anxieuse à ma première improvisation qu’aucun son n’est sorti de ma bouche. J’ai persévéré, avec l’aide de mes coéquipiers, jusqu’à ce que j’y arrive. Je suis extrêmement fière d’enseigner désormais ce bel art de la scène. Les nouveaux défis, parfois bien loufoques, font désormais partie de ma vie. Mon objectif principal est de m’amuser et de sortir des réalités de mon quotidien.

Comme le dit si bien le dicton, on n’a qu’une vie à vivre. Alors, profitez-en!

Trois stratégies pour transformer l’évaluation du rendement en outil de développement personnel

Vous demandez-vous comment remplir, de façon optimale, un formulaire d’évaluation du rendement? Dans cet article, vous trouverez des stratégies qui, comme des résolutions du Nouvel An, vous aideront à transformer cet exercice organisationnel en activité de développement personnel.

1. Investissez du temps dans la revue de l’année écoulée
Dans un premier temps, il vous faudra évaluer le rendement que vous avez fourni au cours de l’année. C’est une occasion importante de faire valoir vos actions quotidiennes qui, trop souvent, peuvent passer inaperçues auprès de la direction. La blogueuse Cybèle Rioux rappelle combien il est « important d’investir du temps pour mieux profiter des avantages de l’évaluation de rendement ». C’est donc à vous de prévoir un minimum de trois à cinq périodes pour passer votre année en revue et trouver des exemples concrets de votre rendement. Mieux encore, prenez l’initiative d’investir dès maintenant entre 30 et 60 minutes par mois pour faire le point sur vos accomplissements par rapport à vos objectifs; ainsi, vous n’aurez qu’à en faire la compilation à la fin de l’année. Vous verrez également l’impact que cela aura sur vos choix professionnels et personnels au quotidien.

2. Assurez-vous que les commentaires sont en votre faveur
Même si aucune prime de rendement n’est liée à cet exercice, les leçons apprises à la suite de votre réflexion peuvent être nombreuses. Assurez-vous donc que les informations présentées mettent en valeur les comportements que vous maîtrisez bien. Lorsque vous rédigerez vos « démonstrations », n’oubliez pas le conseil d’Einstein : si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas assez bien.

Une fois votre formulaire rempli, portez votre attention sur les objectifs de l’année en cours. Il n’est pas question ici de vous piéger ou de vous mettre en danger. Le but est essentiellement de profiter de l’occasion pour incorporer des objectifs atteignables qui sont, préférablement, en lien avec votre plan de carrière à vous. Pour y arriver, demandez-vous : « Comment puis-je mieux faire mon travail? ». Ceci fera ressortir des aspects professionnels à développer qui devraient vous stimuler et enrichir votre C.V. en prévision de la prochaine étape. Vous pouvez également vous poser la question : « Que puis-je faire de différent pour apporter une valeur ajoutée à l’organisation? »

3. Mettez toutes les chances de réussite de votre côté
Pendant la grande crise économique de 1929, F. D. Roosevelt a dit : « Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses. » Pour éviter les déceptions lors de votre prochaine évaluation du rendement, faites en sorte que les objectifs convenus indiquent clairement à quoi correspond le niveau « a atteint l’objectif ». Au besoin, entendez-vous avec votre gestionnaire pour que les attentes relatives à chaque niveau de rendement soient précisées. Donc, si vous souhaitez faire de cette année un succès sur le plan professionnel et utiliser l’évaluation du rendement pour obtenir le soutien de votre organisation dans la gestion de vos talents, assurez-vous de clarifier ce que représente le dépassement des objectifs fixés (par exemple : « a atteint + » ou « a surpassé l’objectif »). Établir ces balises à ce moment-ci du processus permet de guider vos actions et d’aligner vos priorités de façon à pouvoir démontrer votre professionnalisme à la fin de l’année.

On dit que le passé rend triste, et le futur, inquiet. L’évaluation du rendement, c’est le moment présent, un bon moment pour faire le point, pour donner une orientation à votre prochaine année sur le plan professionnel et pour garantir que vous puissiez poursuivre vos rêves et votre plein épanouissement professionnel en toute sérénité.

Ici, maintenant, en moi… le pouvoir du sacré dans chaque moment présent

À chaque instant de notre expérience, nous avons le choix.

Nous avons le pouvoir de choisir d’être totalement et simplement là, en nous, en pleine présence et en pleine conscience. Nous avons également le pouvoir de choisir notre façon de voir les choses, d’ajouter de la compassion et de la gratitude à notre regard, ce qui nous permet d’être plus facilement dans l’accueil.

Il nous suffit de prendre le temps, ne serait-ce que trois minutes, pour être à l’écoute de notre respiration, du son de l’air qui nous berce à chaque inspiration et expiration, de la sensation de l’air qui voyage en nous, qui gonfle nos poumons, détend notre dos et nos épaules… tout en centrant notre pensée sur « ici, mainte­nant, en moi, simplement ».

Plus nous sommes présents à nous-mêmes à chaque instant, à l’écoute de nos sensations, de nos émotions­ et de nos vibrations, plus nous pouvons calmer notre mental qui s’emballe facilement.

Nous n’avons pas appris à penser ni à respirer; ces fonctions se font d’elles-mêmes. Et pourtant, elles ont une grande influence sur notre bien-être global. Des pensées de doute, d’inquiétude ou de peur nous font vivre du stress et de l’anxiété qui, à leur tour, nous occasionnent des tensions musculaires, de la fatigue, de la douleur et la maladie. Voilà où notre mental peut nous mener sans même que nou nous en rendions compte.

Comment est votre respiration?
Quelles pensées occupent votre esprit la majeure partie du temps?

En prenant le temps de les observer un instant, nous prenons conscience de notre pouvoir de les contrôler, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, simplement pour nous ramener dans l’ici-maintenant, nous apaiser, nous déposer, nous centrer et nous harmoniser.

Vous avez le pouvoir de maîtriser vos pensées. Choisissez en pleine conscience des pensées qui vous font du bien et qui vous apaisent.

Voilà ce qu’est la méditation.
Méditer est un état d’être, une qualité de présence à soi, ici et maintenant. Il existe autant de façons de méditer qu’il existe de gens sur terre. On peut méditer dans le calme immobile, en mouvement, en chantant, en visuali­sant ou simplement en respirant.

Prendre quelques minutes pour soi plusieurs fois par jour, simplement pour s’observer, s’écouter ou se recentrer rend la qualité de notre présence à nous-mêmes encore plus profonde. S’émerveiller de toutes les beautés qui nous habitent et qui nous entourent rend chaque moment présent sacré et magique.

Il suffit de choisir les moments qui conviennent le mieux à notre horaire, comme après les repas, au lever et au coucher, durant les pauses au travail ou à l’école. Prendre ces trois courtes minutes peut, au début, sembler être une discipline, mais avec le temps et la pratique, cela deviendra vite une bonne habitude de vie.

Vous êtes la personne la plus importante dans votre vie; plus vous prendrez le temps de vous nourrir, de vous remplir et de rayonner pour vous, plus votre lumière et vos vibrations inspireront et nourriront tout ce qui vous entoure. Vous serez ainsi plus disponible pour les autres.

Soyez la fleur qui s’épanouit parce que c’est exactement ce qu’elle doit faire. Et voyez comme elle attire les papillons et les abeilles avec ses couleurs et son parfum. Elle se permet d’être merveilleuse en se centrant sur son propre enracinement. Plus son enracinement sera solide, plus la fleur rayonnera et débordera de vitalité.

Alors, en pleine présence à vous-même, ici maintenant, choisissez de rayonner en toute simplicité, simplement pour rayonner.

Douceur et lenteur cocooning pour l’âme

Comme après un long voyage, il est important de nous déposer et de nous reposer pour nous ressourcer et nous recentrer. En tant qu’Êtres divins incarnés, nous pouvons choisir de voir chaque journée comme un voyage.­ Chaque moment présent est une expérience pour notre être sur tous les plans : physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel.

Que l’expérience soit perçue comme bonne ou mauvaise, elle nous fait vivre une vaste gamme de sensations et d’émotions. Pour notre âme, l’expérience est tout simplement et totalement expérience.

La partie de nous qui a besoin de comprendre, de rationnaliser, de contrôler et d’identifier est notre mental. Nous n’avons pas appris à le contrôler ni à choisir les pensées qu’il crée. Il est souvent très critique et peut provoquer des réactions dans notre corps physique. En pleine cons­cience, nous avons la possibilité de reprendre le contrôle de cette partie de notre être à chaque instant, en choisissant d’y ajouter de la douceur.

Choisir d’amener de la douceur dans notre mental en y ajoutant des pensées douces envers nous mêmes et d’en amener aussi dans notre façon de penser, de voir, d’entendre, d’accueillir, de donner, de communiquer, de partager. La douceur fera s’ouvrir notre cœur.

Au début, notre mental aura peut-être besoin de repères extérieurs :

Par exemple, écrire le mot douceur pour l’avoir sous les yeux à la maison, au travail et dans la voiture ou encore réciter ou chanter le mot douceur comme un doux mantra aura une influence bénéfique sur plusieurs plans.

En centrant notre attention sur la douceur, les autres pensées perdront de leur importance et de leur influence. Au début, cela peut avoir l’air d’une discipline, mais avec un peu de pratique, centrer notre attention sur la douceur deviendra une habitude simple et facile.

Choisir de faire preuve de douceur envers notre corps physique, ce temple sacré de notre âme, sous la forme de l’écoute et du respect de ses limites et besoins. De la douceur pour tous nos sens : les massages, les câlins, le rire, un sourire, de la musique qui nous transporte et nous fait vibrer, le chant des oiseaux, les parfums qui stimulent notre odorat, les aliments à savourer, les activités qui nous font plaisir, le repos dans notre chaise préférée, la contemplation de la beauté qui nous entoure, être en pleine conscience du vent sur notre peau lors d’une marche dans la nature. En fait, tout ce qui peut nous faire plaisir et nous faire vibrer est de la douceur qu’on s’offre à chaque instant.

Et être en pleine conscience ici, maintenant et en soi nous met en contact intime avec tout notre Être jusqu’à notre âme et transforme notre vision de l’expérience; elle devient encore plus complète, intéressante et sacrée.

Inspirer consciemment la douceur de l’air est essentiel pour s’habiter pleinement et est sans doute l’outil de méditation et de maîtrise de soi le plus simple et le plus puissant.

Et ralentir, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, nous permet de mieux voir, de mieux entendre, d’être simplement et totalement présent à soi et à ce qui nous entoure. Pour savourer la beauté et la contempler pendant quelques minutes avec conscience et gratitude. En reconnaissant que tout est divin, amour et sacré. Tout. Même nous.

Douceur en votre être.

Cinq façons d’être réellement dans le moment présent

Être dans le moment présent se résume à vivre l’intensité de la vie, à vibrer avec cette vie qui est à l’intérieur de nous et qui nous entoure. J’ai une confession à vous faire : je ne lis pas de livres à ce sujet. Être dans le moment présent est bien plus qu’un processus intellectuel, c’est un processus qui se vit. Voici mes cinq trucs faciles mais très efficaces pour le vivre.

Prendre une douche froide
C’est la façon la plus facile et la plus rapide d’être à 100 % dans le moment présent. Nous savons que le mental a son ego, mais avez-vous déjà remarqué que le corps a également un ego? En effet, le corps aime rester bien au chaud dans les couvertures… Et beaucoup moins sauter dans une douche froide. La douche froide vous demandera du courage les premières fois. Ensuite, cela sera de plus en plus facile. Croyez-moi.

Voici comment procéder :
Commencer par prendre votre douche à une température un peu plus basse qu’à l’habitude, puis de plus en plus basse. Vous serez surpris de voir à quel point il deviendra facile de réduire la température de l’eau à mesure que les jours passe­ront. Après vous être rincé, sortez du jet de la douche, coupez presque tout l’apport en eau chaude et passez successivement sous le jet les parties du corps suivantes : pieds, jambes, mains, bras, poitrine, dos et, finalement, tête et corps entier. La douche froide procure également plusieurs bienfaits physiologiques, mais on y reviendra à une autre occasion.

Observez cette fraction de seconde où votre souffle sera coupé par le choc thermique. Ensuite, votre inspiration et votre expiration deviendront très profondes. Vous serez à 100 % dans le moment présent. Vous ne penserez ni au passé ni au futur. Rien d’autre n’existera que le présent.

Jouer avec des enfants
Les enfants devraient être nos plus grands professeurs et gurus! Avant l’âge de cinq ans et avant que nous commencions à leur transmettre nos façons de vivre, nos stress et nos peurs, ils vivent naturellement dans le moment présent. Observez les enfants lorsqu’ils s’amusent. Mieux encore, jouez avec eux. Ils sont dans le présent.

« Oui, mais moi j’ai des responsabilités et des problèmes à régler. La vie, ce n’est pas seulement s’amuser, » me direz-vous. Vous avez parfaitement raison. Permettez-moi de vous poser la question suivante : Combien de temps passez-vous chaque jour à vous amuser dans le moment présent comme le ferait un enfant (à votre manière, bien entendu)? Délaissez Facebook et allez jouer. Pratiquez une activité non électronique qui vous plaît. Rien de compliqué : dessinez, chantez, dansez, peinturez, bricolez, faites des vitraux, cuisinez, etc. Nul besoin de performer, seulement de vous évader (sans souci) et d’apprécier ce moment parce que, en vérité, c’est le seul qui existe… Le futur et le passé sont du domaine de l’imagination et de la mémoire.

Pratiquer une activité sportive intensive/participer à des compétitions
Cet été, j’ai eu l’opportunité d’essayer un nouveau sport : le Paintball. Mettons de côté l’aspect violent du sport, voulez-vous? Quand vous vous trouvez sur un champ de bataille,­ avec des balles de peinture qui sifflent dans vos oreilles, vous n’avez pas le choix, vous devez absolument être dans le moment présent! Autrement, une balle de peinture vous ramènera rapidement à la réalité. Ouille!

Peu importe le sport d’équipe que vous pratiquez, vous n’avez pas le choix, il vous faut être à 100 % dans le moment présent. Vous ne pouvez pas vous permettre de vous laisser distraire par ce que votre sœur ne vous a pas dit l’autre soir à propos de son état émotionnel ou par le beurre d’amande que vous avez oublié d’acheter ce matin ou par ce que les autres pensent de vous.

Si vous pratiquez une activité physique en solitaire, il est facile d’être dans le moment présent, de vous adonner pleinement à cette activité et d’en augmenter l’intensité.

Observer intensément
Il s’agit d’une technique que j’ai apprise pendant mes programmes de détoxification (physique et mentale) en Inde. Les enfants s’en servent tout le temps. En fait, il suffit d’observer avec nos yeux d’enfants qui s’émerveillent facilement et qui remarquent tous les détails. Ce matin, juste avant de m’installer pour écrire cette partie de l’article, mes yeux d’enfant se sont ouverts.

Dans le jardin, j’ai vu une libellule géante passer près de moi. Elle s’est posée sur une branche toute proche, et je suis resté immobile. Je l’ai contemplée. Elle était énorme et brune. Ses ailes se déployaient comme pour dire : « Je suis la reine des libellules! » Elle restait là. Elle faisait du bruit en mangeant! Je n’avais jamais entendu cela.

Lorsqu’elle termina son magret de moustiques à l’orange (pourquoi pas?), elle s’envola et vint se poser encore plus près de moi pour que je puisse mieux l’admirer. Je pouvais voir son long abdomen prendre de l’expansion et se réduire, au rythme de sa respiration. Son thorax arborait un léger duvet blanc qui dansait au gré du vent. On aurait dit qu’elle était coiffée d’un casque d’aviateur, et sa tête était soutenue par un petit cou qui bougeait aussi rapidement que celui d’une mésange.

J’ai donc passé quelques minutes à l’observer. Je ne pensais à rien. Je laissais venir à moi ces informations sans réfléchir. Je ne pensais pas à ouvrir mon cœur ni à le remplir de gratitude (pas que ce soit une mauvaise chose, mais mon attention aurait été détournée), ni à « enre­gis­trer » cet événement dans ma mémoire pour écrire ces lignes plus tard, ni même à me dire que je perdais mon temps et que je pourrais être plus productif en faisant autre chose. Non, j’étais complètement plongé dans le moment présent. Avec la reine des libellules en plus! Toute mon attention était dirigée, comme un laser, vers des menus détails que je ne remarque pas la plupart du temps. Bref, j’étais complètement fasciné.

Nul besoin d’attendre la libellule magique ou la pleine lune mystique pour se laisser fasciner. Il suffit de sortir de sa tête et de regarder intensément ce qui nous entoure comme si c’était la première fois. Des feuilles, une chaise, un bout de tissu. C’est aussi simple qu’observer votre main durant quelques minutes. Vous n’avez pas idée à quel point la main est un instrument prodigieux et à la fine pointe de la technologie. Votre main mérite bien quelques minutes­ de votre attention. Observez-la comme si on venait de vous installer une main toute neuve.

Se sentir vivant
Tel un poisson dans l’eau qui ne réalise pas qu’il est dans l’eau, une personne vivante oublie souvent qu’elle est vivante. Un des plus anciens souvenirs que je possède (je devais avoir 3 ou 4 ans) est la réalisation que j’étais vivant. Prenez une seconde pour laisser entrer en vous cette phrase : « Je suis vivant (ou vivante). » Car, un jour, vous serez mort (ou morte). Je suis désolé de vous annoncer comment se terminera le film de votre vie. Sadhguru Jaggi Vasudev disait qu’une personne qui se rend compte qu’elle est mortelle­ est une personne qui commence à vivre. Et vivre, c’est être dans le moment présent. Il nous suggérait de nous répéter quelques fois par jour la phrase : « Je suis vivant » et d’observer comment notre interaction avec la vie changeait. Cela m’a fait sourire parce que, lorsque j’étais enfant, je le faisais naturellement.

En terminant, je vous invite à incorporer dans votre quotidien les cinq techniques que je viens de décrire. Accordez une pause à votre mental. Il vous sera ainsi plus facile de vibrer au diapason de la vie qui est à l’intérieur de vous et de celle qui vous entoure. Sortons de notre cerveau éduqué et découvrons des parties du cerveau qui nous rendent encore plus vivants.

Bonnes découvertes!

La gratitude

Lorsqu’on m’a demandé si ça m’intéressait d’écrire un article sur la gratitude, j’ai accepté spontanément en y voyant la synchronicité à l’œuvre. En effet, j’ai eu à réfléchir sur ce sujet au cours des derniers mois, depuis qu’on a diagnostiqué un cancer chez mon conjoint. Cette nouvelle nous a fait passer par toute la gamme des émotions! Heureusement, il a eu la chance d’être opéré rapidement et de guérir. Soulagement et gratitude! Merci la vie!

Pour approfondir ma réflexion sur le thème de la gratitude, j’ai consulté quelques auteurs afin de trouver des réponses à mes questions et de vous en faire part. Qu’est-ce qu’on entend par « gratitude »? Quels sont les bienfaits de ce sentiment dans notre vie? Est-ce facile de « pratiquer la gratitude »? Comment peut-on cultiver cette attitude au quotidien?

On peut définir la gratitude comme un sentiment d’appréciation apparenté­ à la reconnaissance, à la joie et au bonheur. C’est un état de bien-être émotionnel dans lequel on savoure pleinement le moment présent. C’est remercier la vie d’être en santé, d’avoir des amis, d’être entouré de gens qu’on aime, d’avoir un travail, d’avoir accès à la scolarité, d’avoir un toit, de la nourriture et la chance de vivre dans un pays où il n’y a pas de guerre. Sans compter toutes les beautés de la nature qui sont source d’émerveillement en toute saison, toutes ces choses que l’on prend souvent pour acquises et allant de soi.

Prendre le temps de ressentir de la gratitude procure de nombreux bienfaits. Rosette Poletti1 cite une recherche démontrant que les gens ayant une attitude de gratitude ont plus d’énergie, plus d’enthousiasme, s’intéressent plus à ce qui les entoure,­ sont plus créatifs, plus joyeux, plus ouverts aux idées des autres, ont une meilleure résilience et ont de meilleures défenses immunitaires. Pourquoi passe-t-on si souvent à côté de belles occasions de ressentir un état de sérénité et de gratitude? Madame Poletti attire notre attention sur trois obstacles susceptibles de bloquer la route à cet état de bien-être émotionnel. D’abord, notre esprit a tendance à voir ce qui ne va pas plutôt que ce qui va bien dans notre vie. Et, nous avons aussi tendance à faire porter notre attention sur ce que nous n’avons pas plutôt que sur ce que nous avons à portée de main. En deuxième lieu, nous avons tendance à vivre dans le passé ou le futur. Lorsqu’on regarde le futur, on imagine facilement des scénarios catastrophiques basés sur nos peurs et, quand on vit dans le passé, on perd beaucoup de temps et d’énergie dans le ressentiment et les regrets. Dans ces conditions, il s’avère­ difficile de savourer le moment­ présent. Le troisième obstacle est relié à nos habitudes émotionnelles. Quelle est l’émotion qui vous est la plus familière? La joie, la peur, la colère, la tristesse? Les recherches ont démontré que « chaque émotion a son propre circuit hormonal dans le cerveau et que plus on vit souvent une émotion, plus son circuit se renforce et plus on y accède rapidement. C’est un chemin balisé qu’on connaît bien ».2  La bonne nouvelle, c’est que nous avons le pouvoir de choisir le sillon que nous voulons creuser. Et pourquoi ne pas se faire du bien en choisissant les sillons de la sérénité et de la gratitude?

On n’a rien à perdre et on a tout à gagner à devenir de plus en plus cons­cient des bienfaits de la gratitude. Un truc pour faciliter cet apprentissage est la création d’un Journal de gratitude dans lequel on prend le temps de consigner trois choses que l’on a appréciées au cours de la journée. Et dire simplement Merci (à la Vie, à Dieu, à l’Univers, peu importe)! Ce qui compte, c’est cet élan du cœur qui nous met en harmonie avec nous-mêmes et avec l’énergie de la vie.

À fleur de peau

Je ne suis pas massothérapeute ni même titulaire d’un diplôme universitaire dans le domaine de la santé. Je ne prétends pas non plus posséder les connaissances nécessaires pour pratiquer le toucher thérapeutique, sinon qu’au moment opportun, je me situe dans le cœur.

Simple bénévole depuis 10 ans au centre de soins palliatifs La maison Mathieu-Froment-Savoie, j’ai fréquemment utilisé le toucher pour réconforter un résident ou un membre de sa famille qui me faisait des confidences. Le plus souvent, je garde le silence. Une main sur le bras ou sur l’épaule établit le contact et signifie que je suis là et que j’écoute. C’est aussi l’occasion de vivre le moment présent et de centrer son énergie en communion avec l’Autre. Dans ces moments où la vie ne tient plus qu’à un fil, où la douleur de ne plus voir l’être cher est imminente, la chaleur humaine est réconfortante de part et d’autre.

Pourquoi suis-je devenue bénévole dans le domaine des soins palliatifs?

J’ai eu le privilège d’accompagner mon jeune frère de 42 ans, homme d’affaires prospère atteint d’un cancer, plus précisément d’un lymphome non hodgkinien. Lorsqu’il m’a fait part de la mauvaise nouvelle au téléphone – je m’en souviendrai toujours – , j’ai été touchée droit au cœur. L’horloge s’est soudainement arrêtée; il avait amplement de temps libre.

Malgré son état de santé chancelant, nous avons vécu ensemble plus de trois belles années, au cours desquelles les confidences coulaient à flots et le toucher, autrefois à peine perceptible, trouvait instinctivement sa place. Dans les moments où l’oncologue posait un nouveau diagnostic, on aurait pu entendre voler une mouche; nos regards se croisaient, nos mains se rejoignaient comme si nous voulions nous accrocher à une bouée de sauvetage.

Après l’autogreffe de moelle osseuse et de multiples traitements expérimentaux au service de la science, pendant les six derniers mois de sa vie, j’ai senti l’odeur de la mort, même si, par son discours, il lui tournait le dos. J’aurais voulu lui faire part de mon chagrin, mais j’étais là, silencieuse à ses côtés, la main sur son bras, tentant peut-être de retarder son départ, ne serait-ce que de quelques mois. J’avais encore des choses à lui dire. La gorge nouée par la peine, je me suis moulée à son rythme. Cet homme-là, c’était mon frère, et il voulait vivre! Il caressait encore des projets en ébénisterie.

Faisant la navette entre Montréal et Gatineau de façon sporadique, de retour à mon domicile, mon amoureux m’attendait sur le seuil de la porte. Il me ramassait, comme on dit « à la petite cuillère ». Il m’écoutait et me serrait dans ses bras, et là, les larmes pouvaient enfin couler à flots.

Cinq ans plus tard, j’ai entendu une annonce à la radio. On recrutait des bénévoles à La maison Mathieu-Froment-Savoie. J’ai répondu d’emblée à l’appel, un peu fébrile à l’idée de croiser, au bout d’un couloir, un beau barbu à l’allure de mon frère. J’ai été emballée par la formation chevronnée offerte aux préposés aux soins bénévoles, si bien que je l’ai suivie trois années d’affilée. J’ai également pu faire la boucle sur mon deuil et saisir la place importante que j’ai occupée auprès d’un être cher en fin de vie. Ces personnes ont besoin de nous.

La maison Mathieu-Froment-Savoie a un grand besoin de bénévoles, non seulement au chevet des malades, mais dans tous les domaines.

Pour vous joindre à notre équipe, communiquez avec la coordonnatrice des bénévoles, France Côté, au 819 770-3900 ou benevoles@qc.aira.com.