Donnons une chance à la paix

Les guerres ont lieu lorsque l’intolérance atteint des proportions épiques, quand les raisons de se battre l’emportent sur le caractère sacré de la paix. Les guerres ont lieu lorsqu’on ne sait plus reconnaître la valeur de l’existence.

Les dirigeants de ce monde essaient d’instaurer la paix, mais cela n’est pas du ressort des institutions. Ce sont les humains qui déclenchent les guerres. Et avant qu’une guerre ne soit déclarée à l’extérieur, elle a commencé à l’intérieur de nous.

La guerre à l’intérieur est la plus dangereuse, car c’est un feu qu’on risque de ne jamais pouvoir éteindre. Les guerres sont faites parce qu’on ne trouve pas la paix en soi, parce qu’on ne lui permet pas de se manifester.

Nous cherchons tous quelque chose. Qu’on appelle cela réussite, paix, amour ou tranquillité, c’est toujours la même chose. Ce que nous cherchons porte différents noms, car nous ne savons pas de quoi nous avons besoin.

Pour trouver ce dont nous avons besoin, nous regardons autour de nous. Mais pour savoir où trouver ce que nous cherchons, nous devons d’abord nous demander où le trouver. Avons-nous envisagé de regarder en nous?

Vivre n’est pas facile, surtout si nous désirons ce qu’il y a de meilleur. Pour cela, il nous faut creuser en profondeur, et ce n’est pas facile. Il nous faut extraire ce dont nous avons besoin et laisser le reste. Si nous voulons extraire la paix, nous devons conserver ce qui est précieux et écarter ce qui ne l’est pas.

La chose que nous recherchons n’est pas à l’extérieur de nous. Elle se trouve en nous. Elle a toujours été là et le sera toujours. La satisfaction est agréable, et ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas non plus un hasard si la paix est agréable. La paix est déjà là, et elle réside dans le cœur de tous les êtres humains.

La paix doit être ressentie. Un des pouvoirs les plus incroyables que nous ayons est de ressentir. Lorsque nous regardons la paix à la lumière de ce pouvoir, nous ressentons la paix. Nous sommes là pour être emplis de reconnaissance, d’amour et de compréhension. En nous, nous recelons une lampe si brillante que, dans la nuit la plus noire, elle éclaire notre monde. Cette lumière attend qu’on la trouve.

La paix ne fait pas de différence. Peu lui importe que nous soyons riches, pauvres, d’une religion ou d’une autre. Peu lui importe le pays où nous vivons. La paix attend que nous la trouvions; elle attend que chacun de nous se sente à nouveau complet, et non plus morcelé par tout ce qui divise notre vie.

La paix se manifeste quand le cœur ne connaît plus la dualité, quand la lutte intérieure a été résolue. Lorsque la paix arrive dans notre cœur, la sérénité suit. L’amour coule à flots, sans limites. La joie ne peut être bridée. Elle éclate, car c’est une évidence. Voilà ce qu’est la paix…

La paix doit être ressentie, l’amour doit être ressenti, la vérité doit être ressentie. Tant que nous serons en vie, un désir profond d’être bien, d’éprouver de la joie, sera là; et tant que ce désir sera là, il importe d’en être conscient.

Cette vie est un voyage. Nous sommes les passagers d’un train appelé la vie, et nous sommes vivants dans cet instant appelé présent. Le voyage de la vie est si beau qu’il n’a pas besoin de destination.

Pendant ce voyage, on nous a donné une boussole. Cette boussole, c’est la soif d’être comblé. Le vrai voyage de la vie commence le jour où nous nous mettons à vouloir assouvir notre soif. Cette quête est la plus noble qui soit.

Pendant des siècles, une voix n’a cessé de clamer : « Ce que vous cherchez se trouve en vous. Votre vérité est en vous, votre paix est en vous, votre joie est en vous. ». La paix dans nos cœurs ressemble à une graine dans le désert, qui attend d’éclore et de fleurir. Lorsque nous permettons à cette graine d’éclore en nous, alors la paix devient possible à l’extérieur. Nous devons donner une chance à la paix.

Donnerons-nous une chance à la paix?

Soyons le changement

Qui sommes-nous? Qui est Dieu? Jésus est-il le fils de Dieu? Est-ce que c’est Marie-Madeleine, épouse de Jésus, qui est la fille de Dieu? Ne sommes-nous pas tous les enfants de Dieu? Est-ce Bouddha ou Krishna qui est le plus grand, l’unique ou est-ce une/un autre? Qui manipule le monde? Qui fait acte de conspiration? Les Illuminati, les Francs-Maçons ou nous-mêmes? Qui d’autre encore? Allons-nous tous mourir sous une grande vague? Y aura-t-il la fin du monde, les tremblements de terre, les ouragans? Une comète va-t-elle frapper et détruire la terre? Et quoi d’autre? Doit-on vivre dans la peur, la guerre, la violence, la haine et la maladie? Peut-il en être autrement? Peut-on changer le programme?

Plusieurs informations canalisées et de nombreux auteurs nous répètent, tour à tour, que nous sommes tous de Grands Créateurs, que nous avons de Grands Pouvoirs, que nous pouvons créer autrement, que nous pouvons tout changer! Doit-on avoir peur de notre grandeur, de notre lumière? Où est-ce qu’on en est? La fin du monde arrivera-t-elle bientôt ou devrions-nous plutôt parler d’un Nouveau Mode? Le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein? Ou est-ce simplement un verre rempli d’énergies d’ombre et de lumière?

Moi, je crois que nous sommes tous unis faits autant d’ombre que de lumière, que nous sommes le « tout »! Oui, nous avons tous de grands pouvoirs et il y a de plus en plus de gens qui s’éveillent à la beauté et à la grandeur de qui ils sont vraiment.

Ôtons de notre vocabulaire les mots « incroyable », « pas possible », car tout nous est possible. D’ailleurs, à chaque fois qu’on dit « Vous allez voir, ça va finir par une guerre! » et qu’on l’affirme avec grande conviction, c’est ce que l’on crée. Lorsqu’on croit à quelque chose, il suffit d’y penser, de l’imaginer et d’y mettre une émotion, pour automatiquement le concevoir dans la réalité.

Maintenant, si on dit « Il y a les Illuminati et ils contrôlent tout ce qui se passe sur la terre! », c’est ce qui arrive. Et c’est le cas pour tous les événements de la planète et de notre vie personnelle. Il est donc primordial d’apprendre à changer notre vocabulaire et nos émotions.

Que choisissons-nous d’engendrer? Nous voulons bien entendu, la paix, la joie, l’abondance et l’amour. Nous souhaitons être autosuffisants, être dans notre pouvoir, et vivre dans ce monde parfait dont notre âme rêve depuis toujours. Nous désirons que tout le monde sur terre ait de quoi manger, et un toit pour dormir. Nous voulons que les enfants soient en sécurité, les femmes respectées, les adolescents libres et heureux et bien plus encore.

Comment pouvons-nous accomplir tout cela? D’abord en s’aimant et en observant ce que cet amour peut créer à chaque instant. Il n’y a rien de surnaturel avec notre pouvoir créateur. C’est un phénomène tout à fait NORMAL! Ce qui est anormal, c’est de ne pas l’utiliser ou de le faire inconsciemment, dans une direction que nous ne désirons pas favoriser.

À chaque jour, à chaque instant, faisons un pas. Portons attention à nos regards, nos sentiments, nos pensées. Lorsque nous sommes en colère envers le chauffard devant nous, que créons-nous? Lorsque nous hurlons après un enfant, qu’engendrons-nous? À chaque moment, devenons notre observateur. Ne jugeons point, laissons couler, écoutons.

Soyons à l’écoute de notre cœur, qui est notre grand guide. Il nous dit à chaque instant de prendre un livre, de vivre cette expérience, de parler à cette personne, de tourner à droite ou à gauche. Il nous dit de briller et d’envoyer de l’amour. Reprenons notre pouvoir! Disons : « Merci à la vie, merci à l’amour! »

Nous sommes la connaissance suprême. Nous sommes notre vérité. Il n’est pas nécessaire de convaincre ou de tenter de convertir qui ou quoi que ce soit. Tout ce que nous avons à faire c’est « être ».

Notre vérité est uniquement notre vérité, celle d’un autre est sa vérité et les deux sont « la vérité ». C’est ainsi, en se respectant et en s’aimant soi-même et en faisant de même avec l’autre, peu importe ses croyances et ses valeurs que les guerres vont cesser. Réveillons-nous à nous-mêmes sous toutes nos facettes, à travers ce qui sonne vrai en nous et à travers la vérité des autres.

L’heure est au choix! Nous avons créé beaucoup de « smog » autant au niveau matériel qu’émotionnel et spirituel. Nous pouvons choisir de nous fermer les yeux, nous mettre la tête dans le sable et ne rien changer, ne pas évoluer, ou nous pouvons faire des choix différents à chaque instant, reprendre notre pouvoir, nous responsabiliser, changer le programme. Gandhi a résumé ceci en ces mots : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde.». Que choisissons-nous?

  • Certains canaux et auteurs qui nous répètent que nous sommes tous de Grands Créateurs : « Kryon » de Lee Carol, « Ramtha »de JZ Knight; « Conversation avec Dieu » de Neale Donald Walsh et plusieurs autres auteurs.
  • Un excellent livre pour apprendre à observer et vivre le moment présent : « Nouvelle terre » de Eckhart Tolle.

L’amour inconditionnel au quotidien

On nous a appris que nous ne savions rien de l’amour; que nous étions incapables de le vivre, de l’exprimer.

Nous avons découvert, en étant à l’écoute de notre senti, de notre voix intérieure, de notre intuition, de notre cœur, que nous pouvions ressentir et exprimer l’amour. Notre essence divine connaît l’amour inconditionnel. Elle est amour! Cette connaissance de l’amour réside au plus profond de notre être. Nous pouvons en nous ouvrant, en nous abandonnant à qui nous sommes intérieurement, permettre à cette connaissance de l’amour de devenir expérience à travers nous, à chaque instant.

Voici ce que j’ai appris et que je continue d’expérimenter qui favorise l’expression de l’amour dans le quotidien.

Je crois que nous arrivons tous un jour à l’étape cruciale où nous réalisons l’importance de se choisir, de devenir la personne la plus importante de notre vie. C’est une décision majeure, un engagement face à nous-même, face à notre bonheur, qui change tout notre présent et notre futur.

Suite à cet engagement, il est important de commencer à investir dans la connaissance de soi. Les moyens disponibles de nos jours sont très accessibles et variés. Nous avons l’embarras du choix. Car comment pouvons-nous aimer quelqu’un que nous ne connaissons pas?

Il est très profitable de se réserver des moments de tête-à-tête pour faire des retours sur soi, observer son comportement, apprendre ainsi de ses expériences et identifier les pensées et attitudes à transformer. Demandez l’aide et la lumière de votre soi divin. Il vous répondra toujours… de mille façons. Expérimentez le silence et l’introspection pour prendre de la perspective et faire grandir la paix en vous.

À mesure que nous approfondissons la connaissance de soi, nous reconnaissons les sources de stress nocifs dans notre vie et pouvons les éliminer graduellement. Si vous êtes vigilant et observez comment les choses se passent, vous remarquerez que vous créez le stress à partir de vos pensées, de votre perception de la situation ou d’une personne. Identifiez cette fausse perception et transformez-la à votre avantage. Autrement dit, cessez d’être victime et reconnaissez que vous êtes le maître et reprenez votre pouvoir sur vos pensées. Vous pouvez à chaque instant changer votre perception et choisir l’amour. Votre pouvoir réside dans votre intention. Allez-y, expérimentez ceci!

Lâchez prise, à mesure que vous devenez conscient(e), sur vos grandes exigences envers vous-même, sur les illusions de la perfection, fabriquées par votre mental. Vous savez que vous êtes le meilleur de vous-même à chaque instant : cessez de vous mettre de la pression; les autres ne le feront pas non plus! Respirez… Relaxez… Approuvez-vous… Aimez-vous!

Écoutez votre corps. Établissez des liens de respect envers lui, une complicité aimante et faites-en votre meilleur ami. Cessez de le considérer comme une machine performante, ou pire, comme un ennemi. Le corps réagit à vos pensées d’amour et vous le rendra au centuple. Soyez attentif à ses besoins de repos, d’exercices, d’élimination d’intoxicants et d’une nourriture saine et vivante. Vous êtes celui (celle) qui peut le mieux identifier ses besoins et y répondre. Choisissez une qualité de vie supérieure pour votre corps. C’est avec et à travers ce merveilleux véhicule que vous vivez tout le meilleur de la vie.

L’amour inconditionnel se vit aussi dans l’accueil, l’expression et la prise en charge de ses émotions. Sous chacune de vos émotions se cache un trésor de libération. Permettez-vous de la vivre sans jugement. Demandez-lui quel est son message et transformez positivement le jugement qui est à la source de votre émotion.

Certaines émotions sont indicatrices d’un manque de respect et d’amour envers soi, telles que la frustration et la colère. Quand vous vivez une colère ou frustration, n’accusez pas la situation ou la personne qui en est l’instrument. Prenez l’entière responsabilité de votre émotion. Elle est là pour vous indiquer que vous en avez assez de telle chose et qu’il est temps que vous mettiez vos limites à ce sujet, par respect, par amour pour vous.

Devenez conscient(e) de vos pensées et paroles de critique, de condamnation, de jugement envers vous et transformez-les en appréciation, approbation, valorisation de différentes façons.

Utilisez vos pensées pour créer ce que vous voulez manifester.

Parlez de ce que vous voulez : verbalisez vos appréciations. Exprimez le beau de votre vie, le beau chez les autres.

Faites confiance à votre cœur, votre senti, à vos « feelings ». Agissez en fonction de vos directives intérieures. Le cœur est en toutes circonstances votre meilleur conseiller. Que vos décisions et vos choix soient toujours motivés par l’amour; vous allez ainsi créer de résultats magnifiques.

Donnez de vous-même, sans retenue, sans attentes. Tout ce que vous avez en surplus, partagez-le : votre temps, votre bonne humeur, vos forces, etc.

Répondez en priorité à vos besoins. Osez les exprimer aux autres, leur faire part de vos limites. Apprenez à dire NON si c’est non que vous ressentez. Débarrassez-vous pour toujours de la culpabilité, c’est la mafia de l’esprit. Elle n’apporte rien de positif.

Plus vous apprenez à vous brancher sur votre vraie source d’énergie intérieure, plus vous vous dégagez du besoin d’approbation, de la recherche de l’attention des autres. Devenez votre propre centrale d’énergie. Peu à peu, reprenez votre pouvoir face à tous ceux (celles) à qui vous l’avez donné. Libérez-vous graduellement de toutes vos dépendances… devenez pro-actif, créateur conscient.

Respectez votre vérité. Apprenez pas à pas à l’exprimer dans le respect de celle d’autrui, dégagé du besoin d’avoir raison, d’imposer votre point de vue ou de dominer. Vous partagez votre vérité simplement, pour donner, sans attentes, ce que vous êtes.

Comportez-vous envers vous-même comme vous le feriez envers votre amoureux (se), ou la personne que vous aimez le plus :

Dorlotez-vous
Faites-vous plaisir
Écoutez-vous
Accueillez-vous dans ce que vous vivez
Soyez disponible pour vous
Consacrez-vous du temps
Réservez-vous le meilleur.

Vous deviendrez de plus en plus aimant aussi envers les autres.

Découvrez et explorez sans cesse de nouvelles façons de vous nourrir intérieurement.

Continuez toujours de développer votre potentiel. Élargissez vos horizons. Gardez-vous en apprentissage dans quoi que ce soit qui vous intéresse.

Trouvez ce qui vous passionne et consacrez-y de plus en plus de temps. Investir dans sa passion augmente la joie dans notre vie, nourrit notre âme et nous apporte un sentiment profond de satisfaction et de réalisation.

Soyez aussi passionné(e) pour votre vie. Amenez chacun des domaines qui la composent à l’image de votre idéal intérieur. Interrogez-vous sur votre idéal; rendez-le conscient, nourrissez-le et manifestez-le, pas à pas, chaque jour. Utilisez votre imagination, c’est un outil puissant de création. « Tout ce que vous pouvez imaginer, vous pouvez le créer. » Effectuez les changements nécessaires. Faites de nouveaux choix. Posez des actions qui vous permettent de manifester votre plus haute destinée.

Appréciez votre unicité. Reconnaissez l’être merveilleux que vous êtes et aimez-vous!

L’horticulture au service de votre âme

Cela peut paraître prétentieux, mais je crois sincèrement que l’horticulture ou le jardinage peut vous permettre de vous découvrir, de vous écouter, de prendre contact avec ce qui nous unit tous : la terre.

Qui ne rêve pas d’un jardin plein de couleurs, d’un jardin qu’on peut dorloter, soigner? D’un jardin qui saura égayer notre quotidien.

Qu’est-ce qui vous empêche de réaliser un tel rêve? Peut-être l’une des raisons suivantes, parmi tant d’autres : je manque d’espace, je n’ai pas le pouce vert, je n’ai pas le temps, je ne sais pas quoi faire, j’ai peur de faire des gaffes.

Je me permets de vous suggérer quelques éléments de solution.

Pour fleurir son environnement, il suffit d’un pot, d’un peu de terreau et d’une plante à votre goût.

Placer le tout sur votre balcon, au bas des marches, sur le patio ou à l’entrée du garage. Cela ne prend pas beaucoup d’espace et déjà votre environnement est changé.

Vous avez peu de temps : faites quelque chose de simple, choisissez des plantes résistantes à la sécheresse et ne nécessitant que peu de soins. Limitez l’envergure de vos projets. Ayez recours au paillis pour limiter la pousse des herbes indésirables (les mauvaises herbes), maintenir l’humidité et vous laisser du temps pour vaquer à d’autres loisirs.

Vous ne savez que faire? Est-ce vraiment la raison de votre hésitation ou plutôt le fait que vous ne vous fassiez confiance? Défiez-vous! Donnez-vous le droit à l’erreur, cela en vaut la peine. De toutes façons, les erreurs possibles sont corrigibles, vous pouvez toujours déterrer vos plants et les changer de place. Lors de vos visites au centre de jardin, n’hésitez pas à poser des questions au personnel sur place, il devrait être en mesure de vous conseiller adéquatement. Comme d’autres choses, la culture des plantes, ça s’apprend et c’est beaucoup plus facile que vous ne le croyez, il suffit de passer à l’action.

Vous avez maintenant des éléments de solutions pour vous inciter à la pratique de l’horticulture ou du jardinage. Le fait de vous adonner à la culture des plantes vous donnera l’occasion de vivre votre « ici et maintenant », de laisser libre cours à votre créativité, et d’extériorise votre senti.

L’horticulture vous donne la flexibilité d’expression grâce aux choix de couleurs, de textures, de formes, de volumes. De plus, chaque jour, vous verrez votre œuvre se transformer.

L’entretien de votre création (arrosage, désherbage, taille, etc.) vous donnera l’occasion de vous évader du quotidien, de prendre contact avec la terre et avec toute la paix et la beauté qui s’y rattachent.

Merci de m’avoir lu et bon jardinage!

Maître guérisseur!

Notre société actuelle vit avec la croyance que nous sommes « toute puissance ». Nous croyons détenir une suprématie sur tout ce qui nous entoure incluant notre environnement et pouvoir exploiter ces ressources comme bon nous semble.

Ce n’est évidemment pas l’opinion de tous, mais disons que dans l’ensemble, le portrait général est peu radieux. Malheureusement (ou peut-être heureusement), tous ces abus que nous avons infligés à notre planète par ignorance ou par recherche de pouvoir viennent aujourd’hui nous bousculer et nous obliger à changer notre regard et nos habitudes.

Sommes-nous vraiment conscients de l’interrelation qui existe entre notre environnement et nous? Réalisons-nous seulement à quel point la détérioration de nos forêts, l’épuisement des ressources naturelles, la détérioration de la qualité de nos réserves d’eau, le développement urbain, la dénaturation des aliments que nous consommons et la pollution de l’air que nous respirons nous conduisent vers la détérioration de nos propres vies? Je me souviens avoir été profondément touchée la première fois que j’ai lu ce proverbe cri qui disait :

« Lorsque le dernier arbre sera abattu, lorsque la dernière rivière sera souillée, lorsque le dernier poisson sera capturé, seulement alors réaliserons-nous que l’argent ne se mange pas. »

Nul désir pour moi de verser dans le défaitisme ou la moralisation, bien au contraire, j’aimerais prendre ce moment pour faire revivre dans vos cellules cette union indispensable à la terre et son impact sur notre vie quotidienne.

Projetons-nous quelques instants pour nous rappeler l’état de bien-être que nous éprouvons après une journée en forêt. Cette grande légèreté, cette joie simple, cette paix d’esprit qui envahit chacune de nos cellules sous l’influence de l’effort physique qu’a fourni notre corps, de l’air que nous avons respiré, de la beauté que nous avons côtoyée, des sons harmonieux de l’eau et des oiseaux que la nature nous a si généreusement offerts. Nous avons pris le temps de nous unir à notre environnement, de nous en imprégner et nous en sommes ressortis réénergisés.

Que s’est-il passé pendant ces quelques heures?
Les arbres ont émané leur parfum et leur essence pour favoriser notre propre guérison, ils ont transformé l’air que nous respirons en le rendant encore plus pur et plus vibrant. Ils ont intensifié notre relation à la terre et permis de nous sentir unis à tout ce qui vit. Pendant ce temps, le soleil favorisait la guérison de nos cellules en stimulant la production de plusieurs vitamines dont la vitamine D essentielle à notre corps, il venait raviver notre feu intérieur et stimuler notre élan vital. Le petit ruisseau que nous avons longé, lui aussi jouait son rôle essentiel. Il produisait des ions négatifs pour intensifier la qualité de l’air que nous respirions, il permettait à toute la faune environnante de vivre et de créer la vie. Il permettait de maintenir un taux d’humidité dans l’air et permettait à la vie de circuler.

À l’heure du dîner, qu’avons-nous mangé? Étions-nous conscients de la relation qui existe entre nous et les aliments mangés, leur impact sur notre santé? Comment peut-on croire qu’en ingérant des aliments dénaturés, qui ont poussé dans des sols déséquilibrés et appauvris, fertilisés chimiquement, que ceux-ci puissent nous procurer les nutriments essentiels pour que notre corps puisse se mouvoir aisément et légèrement et nous fournir la vitalité dont nous avons besoin pour fonctionner dans la vie quotidienne?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de gens sont portés vers les aliments riches en sucres et les stimulants de toutes sortes? Le corps cherche désespérément à répondre à un besoin énergétique qu’il ne trouve plus dans son alimentation. Par contre, en consommant ces stimulants, il ne nourrit pas son organisme et au contraire, l’entraîne dans un épuisement et une surconsommation entraînant les maladies dégénératives et tous les déséquilibres métaboliques qu’on connaît aujourd’hui.

La qualité des aliments dépend directement des sols dans lesquels ils poussent, des conditions de culture et de récoltes, des transformations qu’ils subissent ou non avant de se rendre jusque dans nos assiettes. Prendre soin de la terre, c’est aussi prendre soin de ce qui se retrouvera tôt ou tard dans notre estomac.

L’air que nous avons respiré pendant cette balade, était rempli de « prana » offert généreusement par les arbres et venait oxygéner chacune de nos cellules, favorisant le transport des nutriments vers nos organes. Il venait ainsi modifier notre rythme vibratoire et amener un moment de calme et de paix nous permettant de nous ouvrir à l’univers plus subtil qui nous entoure et auquel souvent nous ne portons aucune attention. Cet espace intérieur, c’est l’espace où nous pouvons accueillir l’inspiration et la créativité. Quel bonheur de se retrouver dans ces espaces, vous ne trouvez pas?

Ce qui est important aujourd’hui c’est de devenir conscient de cette relation qui existe entre la nature et nous, une relation d’interdépendance qui peut modifier notre vie bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer, nous propulser dans des états de paix, de plénitude, de santé à tous les niveaux et, en prime, créer un sentiment d’union avec la vie. C’est en se faisant du bien qu’on peut sauver et transformer notre planète.

Les vertus thérapeutiques des animaux sur les humains

De plus en plus d’humains éprouvent des difficultés à s’adapter à notre monde en mutation où la productivité et la vitesse prédominent sur la qualité de vie. L’animal de compagnie représente la constance et la stabilité. Il devient un havre de paix où il fait bon se réfugier pour savourer l’instant présent. Le contact avec un animal nous transporte dans un monde de paix et contribue à diminuer le stress envahissant de la vie quotidienne.

L’animal joue un rôle significatif dans la vie des humains dès la petite enfance. En stimulant son monde imaginaire, en éveillant sa curiosité et en développant son empathie, il favorise le développement cognitif, affectif et social de l’enfant. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’animal est utilisé comme moyen thérapeutique par exemple dans les milieux hospitaliers auprès d’enfants souffrant de cancers ou de troubles envahissants du développement.

L’animal, par son amour inconditionnel répond à plusieurs besoins : le sentiment d’être utile et important, le besoin de sécurité, plaisir de donner, le goût du jeu, la stimulation du sens du toucher et l’activité physique. Le chien est également un facilitateur social : les personnes qui se promènent avec un chien socialisent plus facilement avec les autres.

Les gens qui vivent avec des animaux ont plus de chance de conserver leur santé ou de récupérer en cas de maladie. Il est connu que les personnes âgées vivent moins d’isolement, ont une plus grande vivacité d’esprit et sont plus actives. Elles jouissent d’une meilleure santé, consomment moins de médicaments et leurs visites médicales se font plus rares. Plusieurs études ont démontré que le seul fait de flatter un animal diminue le rythme cardiaque, la pression artérielle, le taux de cholestérol.

À mesure qu’une personne prend de l’âge, l’acuité des sens diminue à l’exception de celui du toucher qui a tendance à s’accentuer, surtout en période de deuil ou dans un contexte de grande solitude. Les personnes âgées, en bénéficiant de la présence d’un animal, peuvent satisfaire leur besoin tactile.

Plusieurs statistiques nous révèlent que la qualité de vie des personnes âgées en institution est grandement améliorée grâce à la présence d’un animal de compagnie qui a pour effet de combler un vide et d’égayer leur quotidien tout en les maintenant alertes. Même les patients atteints de la maladie d’Alzheimer peuvent grandement bénéficier du contact d’un animal. Les personnes en stade avancé de la maladie sont souvent alitées. Elles ne peuvent presque plus bouger et leur discours est incohérent. Elles sont isolées des autres et repliées sur elles-mêmes. En zoothérapie, on cherche donc à leur offrir un contact affectif par le biais de la communication non verbale. La fourrure de l’animal contre la peau procure l’émergence d’émotions. On peut voir que l’animal rejoint la personne au niveau du cœur quand on voit le visage de la personne s’illuminer et ses yeux pétiller.

On pourrait croire qu’une plus grande intégration d’animaux domestiques dans les centres pour personnes âgées pourrait contribuer à diminuer la consommation de certains médicaments dont les anxiolytiques et même prévenir la dépression.

Au-delà de la mort

Nos êtres chers communiquent avec nous au-delà de la mort. Cet article vous aidera à reconnaître ces contacts et à éliminer les peurs qui y sont souvent associées. Vous pourrez ainsi vivre ces communications avec tout le naturel qui leur est propre.

Les âmes de nos êtres chers décédés ont plusieurs moyens de communiquer avec nous. Il nous suffit de reconnaître ceux qui nous facilitent la tâche. Comme tout phénomène énergétique, c’est une question de vibration et de compatibilité qui fera qu’un moyen spécifique sera privilégié. Voici quelques formes que peuvent prendre ces contacts :

  • Les rêves, contacts d’âme à âme ou des transmissions de symboles;
  • via la nature, ex. : les oiseaux, les papillons;
  • le contact sensoriel, par l’entremise de nos corps, ex. : les frissons, les caresses;
  • les médias, ex. : chansons à la radio, messages sur panneaux publicitaires;
  • les phénomènes paranormaux, ex. : téléphone qui sonne, lumières qui clignotent, objet qui bouge, « toc-toc » dans la nuit;
  • la télépathie, en direct ou à travers un médium ou un canal qui se dévoue à ces communications;
  • les enfants, ils sont des canaux purs.

Il y a deux types de contacts : les messages d’amour et de paix et les appels à l’aide. Souvent, nos êtres chers feront un effort particulier suite à leur décès, afin de partager avec nous les bienfaits de l’au-delà. Ils veulent nous transmettre leur amour et nous rassurer sur la continuité de la vie après la mort. Suite à ces contacts, nous baignons dans l’amour et nous ressentons une grande paix. D’autres contacts sont plutôt des appels à l’aide. Si nous étions plus nombreux à les reconnaître et à réagir en apportant l’aide nécessaire, notre monde en serait embelli. Ces libérations sont importantes pour soi, pour nos êtres chers et pour la terre qui rayonnera de plus en plus.

Voici quelques façons d’identifier la nature d’un contact :

  • Vérifier l’état de l’être cher quand vous l’apercevez. S’il paraît rayonnant, souriant, bien habillé, les yeux clairs, etc., soyez assuré que tout va bien. Si l’être vous apparaît mort, recroquevillé, triste, fatigué, vous pouvez apporter de l’aide.
  • Écoutez les mots. Si vous entendez des messages de joie, de paix et d’amour, réjouissez-vous. Si vous entendez plutôt des messages tristes ou négatifs, c’est un signe que vous pouvez apporter votre aide.
  • Portez attention à ce que vous ressentez et vérifiez si vous recevez des frissons. Si vous vous sentez bien, ou que les frissons vous parcourent le corps de haut en bas, votre être cher vous contacte des hautes sphères et vous êtes assuré que tout va bien. Si au contraire, vous ressentez un malaise ou que les frissons sont du bas vers le haut et ne dépassent pas le plexus solaire, apportez de l’aide.

À cause de notre prédisposition humaine à être dans notre corps mental (nos pensées) ou dans notre corps émotionnel (nos sentiments) plutôt que d’être dans notre corps physique (notre sanctuaire), nous avons tendance à magnétiser dans nos auras toutes sortes de visites du monde astral. L’énergie est magnétique et c’est pourquoi, si vous êtes aux prises avec des dépendances ou si vous refoulez vos émotions, vous pouvez avoir magnétisé dans votre aura des êtres décédés avec les mêmes problèmes.

Les pratiques qui suivent serviront autant pour la libération de vos êtres chers que pour le nettoyage de votre aura :

  • Aussitôt que vous devenez conscient que vous avez reçu un S.O.S., prenez le temps de vous recueillir et transmettez par votre pensée que vous reconnaissez le contact.
  • Centrez-vous, car c’est à partir de votre centre que vous pouvez diriger l’énergie.
  • Visualisez un couloir de lumière (vous pouvez allumer un lampion). Puis, invitez l’être à se présenter à la lumière. S’il y a résistance, demandez à l’être s’il connaît quelqu’un qui est décédé. Sa pensée fera apparaître des êtres. Invitez l’être à se joindre à eux, puis laissez aller.
  • Vous pouvez réciter des prières pendant neuf jours, un lampion allumé. Le Notre Père est particulièrement bien indiqué, mais toute prière encouragera l’élévation de l’être.
  • Une dernière technique très efficace, mais qui demande plus d’entraînement et de volonté, est celle de maintenir vos vibrations dans les sphères élevées de la paix et de l’amour et ainsi devenir un havre d’élévation pour ceux qui en ont besoin.

Rappelez-vous que les relations peuvent continuer au-delà de la mort. Il est donc important de résoudre certains conflits, de pratiquer le pardon et le lâcher prise, et de s’assurer que nous avons bien vécu notre deuil. Remerciez vos êtres chers après chaque contact, un simple adieu (à Dieu) suffira pour les rediriger vers les hautes sphères d’amour et de lumière.

Bonne canalisation!

Vivre avec la conscience-une

Le chemin menant à la conscience de l’être est à l’inverse de notre éducation contemporaine. Dans notre jeune âge, nous apprenions à être dans le monde du faire et à travailler fort à l’école, ça s’est poursuivi dans notre vie professionnelle afin de se bâtir un nom et d’avoir une certaine sécurité financière nous permettant enfin d’être bien. On nous enseigne donc à faire pour avoir afin d’être.

La voie conduisant à la source est l’INVERSE DE CELLE APPRISE. Dans un premier temps, apprenons à contacter l’être en nous qui est le lien avec la source originelle. Nous en imprégnant, nous serons témoin de l’émergence de talents, de dons. De se réaliser en cultivant nos talents et nos dons, tel est le travail qui nous mettra en lien avec la grande abondance cosmique. En bref, tout part de l’être. Être en lien avec la source, pour faire évoluer nos dons et avoir accès à l’abondance cosmique.

Le grand défi du 21e siècle n’est pas de verrouiller la porte, de décrocher le téléphone, de s’isoler dans notre chambre et d’entrer en méditation pour contacter l’être en nous. Bien que l’expérience de ce lien est une chose des plus agréables, le véritable défi est de maintenir ce niveau de conscience tout en étant présent à nos occupations. Puisque la fréquence de cette conscience supérieure en est une d’amour et de paix, convenons qu’il serait impossible de vivre la pleine conscience dans un quotidien au service d’un travail qui n’est pas en harmonie avec nos talents et nos dons et où nous serions malheureux.

Puisque la conscience de l’être en nous en est une de paix et d’amour, un grand maître ayant vécu il y a deux mille ans a dû faire la paix avant de s’unifier à la source. Juste avant de mourir, il cria : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font! ». Si ce grand maître devait être en paix avant d’entrer dans la conscience divine, n’allons pas croire qu’il en sera autrement pour nous.

Notre processus d’être un avec l’un commence par un grand nettoyage dans notre vie. Ce faisant, nous allons probablement créer un désert dans celle-ci en y enlevant tout ce qui n’est pas ou n’est plus en harmonie avec notre être intérieur. Puis nous serons invités à rebâtir notre vie en étant au service de notre âme, de nos désirs profonds, non ceux que nos parents ou la société nous ont projetés, ceux qui précédaient notre incarnation. Dans ce monde à l’image de nos aspirations, nous aurons le cœur plus léger et nous pourrons demeurer plus aisément en lien avec la conscience de l’être tout au long de la journée. Le meilleur de nous n’est plus au service de notre carrière, mais au service de notre évolution, laquelle peut passer par le perfectionnement de nos talents. Arrêtons tout ça! Nous sommes à échelonner des étapes vers une conscience supérieure sans avoir défini cette dernière.

La grande puissance universelle du bien est en chacun de nous. Nos faiblesses aspirent à elle. Notre mental limité aspire à sa connaissance. Nous avons aussi besoin de sa foi pour calmer nos peurs. Quelque part dans notre évolution spirituelle, il nous faudra nous abandonner avec nos faiblesses, nos peurs et notre dénuement à cette puissance.

Notre foi en cette puissance amène cette dernière à réagir semblable à une loi du bien travaillant pour nous. C’est par le biais de cette loi du bien que nous pouvons exercer notre pouvoir de cocréateur avec la source. L’Esprit est la cause et tout ce qui existe en est l’effet. Tous autant que nous sommes représentons les multiples mentalités du mental absolu qui lui est toujours un. C’est parce que ce mental-un de la source coule en nous que nos pensées ont un pouvoir créatif. Notre ego peut aller se rhabiller, il n’y est pour rien…

L’humain est un centre individualisé de la pensée universelle. Au moyen du centre individualisé que nous sommes, l’univers trouve un nouveau point de départ pour que la puissance cosmique opère sa grande loi créative. Grâce à elle, nous avons un pouvoir d’autorité sur notre propre vie. Nous ne pouvons changer la loi qui a créé tous ces éléments indésirables qui nous ont réduit à l’esclavage affectif, professionnel ou autres, mais nous pouvons nous affranchir de ce qui nous avait enchaîné. Par notre pensée, nous pouvons causer une nouvelle chaîne de causation. Il n’y a qu’un mental et notre vie est le reflet de l’emploi que nous en faisons. Tout ce que la vie fera pour nous, c’est ce qu’elle fera par nous. Si je ne mets pas mes pensées au service de mes aspirations, la vie ne le fera pas pour moi.

Vivre dans la conscience originelle, c’est vivre en état d’amour. La conscience-une se tourne vers nous, lorsque nous vibrons à la fréquence de la paix et de l’amour universel. Puisque nous avons du pouvoir par la pensée, nous pouvons choisir de voir ce qui est beau et ce qui est bon en toutes choses, en toutes situations et en toutes personnes; un peu comme si nous étions à la recherche constante de la conscience-une dans tout le manifesté. Notre quête vers elle, la fera descendre en nous. Et c’est dans cet état de grâce que nous irradierons la paix et l’amour dans ce monde. Au service de l’un en nous, devenons un fleuve de paix, d’amour et de lumière pour l’humanité.

Le jardinier

Le jardinier raconte métaphoriquement l’accomplissement joyeux, déterminé et patient de l’être qui prépare et cultive sa condition humaine, sa terre bénie, pour y faire germer puis épanouir sa nature première. Ce texte exprime, selon notre inspiration, le parcours de celui qui entreprend consciemment et activement la voie sacrée, celle de la grande libération.

Puisse le jardinier vous donner l’élan d’amorcer le défrichement de votre terre bénie ou vous motiver à poursuivre avec enthousiasme son ameublissement et sa culture.

Quelques inimaginables soient es fruits que vous récoltiez, s’ils sont cultivés avec foi, amour et reconnaissance nous avons la conviction qu’ils sauront vous nourrir, vous et les autres, au-delà de vos espérances les plus audacieuses.

Je suis jardinier
Je cultive l’âme
Sans gagne-pain
Ni denier
Incalculables
Sont les retombées

Je cultive sa noblesse
M’y consacre entièrement
Avec foi et ardeur
Celles de découvrir
Le potentiel pressenti
La splendeur endormie

Mon cœur résonne
À cet appel
Je m’abandonne
À ce courant
Ma vie je donne
Intégralement

Je sens l’inspiration
La vibre en profondeur
À force de volonté
De patience, de doigté
Je vois poindre du dedans
Ce qui déjà est

J’aspire à l’éclosion
Des beautés infinies
En perpétuel devenir
En amour avec tout
Avec l’univers entier
Je cultive cette terre bénie

Je laboure mon âme
Qui enserre en elle
Depuis si longtemps
L’essence divine
Je trace des sillons
Ouvre cette terre bénie

Je sarcle mon âme
Arrache les préjugés
Les attitudes erronées
Enracinées en profondeur
Je brise les lacis enfouis
Nettoie cette terre bénie

J’épierre mon âme
De ses grosses masses
Lourdes et gênantes
Freinant mon élan
J’ôte les obstacles
Dégage cette terre bénie

Je herse mon âme
Dense et grossière
Défais les mottes durcies
Par les siècles, les intempéries
J’affine la texture
Assouplis cette terre bénie

Je fume mon âme
Des meilleurs engrais
Épands à profusion
Accueil et compréhension
J’enrichis la matrice
Nourris cette terre bénie

J’ensemence mon âme
De graines sélectionnées
De pensées de paix
D’amour, de compassion
Je choisis mes cultures
Les dédie à cette terre bénie
J’arrose mon âme
De sources cristallines
Les pluies célestes
La lumière divine
Complètent l’œuvre
Je remercie

Je vois alors germer
L’essence de mon âme
Sagesse
Force et amour
Paix et joie
Elle s’ennoblit

Vient la floraison
Les parfums embaument
Les multiples coloris
Fusent de toute part
Cette joyeuse féérie
Annonce la moisson

Suit la fructification
Partout apparaissent
De nombreux joyaux
Les premières cueillettes
Offrent leurs délices
Je les reçois avec bonheur

Pousse continuellement
Ce jardin de fleurs
Un jardin de cœur
Ce jardin de fruits
Un jardin d’esprit
Riche et abondant

La maturation s’accomplit
Les joyaux foisonnent
Se diversifient
La récolte perdure
Je donne à tous les vents
Généreusement

Je suis nourri
De ces fruits bénis
Mon quotidien
S’est imprégné
De cette foi absolue
En la nature de cette terre
Je m’abreuve enfin
À la coupe de vie
De l’élixir divin
Projetée dans l’immensité
Mon âme exulte
Revient à la vie

C’est la grande fête
Des jardiniers du devenir
La célébration
De l’amour, de la vie
La consécration
De la terre bénie

En collaboration avec José Mateus

La souveraineté de l’être, une question sociale au diapason de toute l’humanité

C’est à une révolution que nous sommes appelés, car le réel changement vient de l’intérieur tant pour les êtres que pour les collectivités.

Pour moi, oser être soi au travail rejoint oser être soi dans ma communauté, dans ma société, et dans mon humanité, puisque mon travail c’est d’écrire pour une plus grande réalisation de tous, tout particulièrement dans l’espace québécois, pour finalement en arriver à une véritable réalisation collective du Québec proprement dit.

En effet, j’écris pour que les signes d’identité qui servent à nous démarquer aujourd’hui, soit d’être des francophones adhérant ouvertement à une spiritualité laïque qui a rompu avec la religion traditionnelle, ne nous définissent plus, comme longtemps ce fut le cas tout au long des années qui ont succédé à la Conquête et précédé la Révolution tranquille, comme négativité. Époque où les signes identitaires – qui étaient alors d’être des Canadiens français et des Catholiques – nous définissaient comme une différence et non comme une dynamique, pour reprendre les mots de Miron. Une différence, toutefois, qui loin de nous élever comme humains, nous entraînait alors dans un processus de dévalorisation et de confusion par rapport à l’autre.

En effet, qui n’a pas entendu ces clichés désobligeants utilisés pour nous qualifier : petit Canadien français… peuple conquis… peur de s’affirmer… de s’exprimer… né pour un petit pain, expressions auxquelles nous adhérions pratiquement nous-mêmes à force de les entendre. Et comme on sait que ce sont par les pensées et les paroles que s’installent en nos gènes, en nos cellules, une façon de se concevoir soi-même, que c’est le système de pensée auquel je vais adhérer qui va réellement me déterminer, nous nous sommes retrouvés comme peuple en bien faible estimation de nous-mêmes, puisque ce qui est vrai pour l’individu, l’est aussi pour la collectivité dont il fait partie.

Notre posture n’était donc pas des plus enviables. Et cela a duré longtemps, suffisamment longtemps pour que la transmission se fasse d’une génération à une autre jusqu’à aujourd’hui.

Bien sûr, il y a eu plusieurs moments de reconnaissance depuis une quarantaine d’années qui ont contribué à changer la donne par rapport à notre identité, mais ce qui est inscrit est inscrit et agit donc toujours insidieusement dans nos espaces souterrains.

Or, dans le contexte de grandes transformations que vit le monde actuellement, un renversement de cette situation s’impose. En effet, nous, les Québécois, avons, de par notre culture vivante et dynamique qui apporte une contribution originale de plus en plus reconnue au patrimoine de l’humanité, un rôle primordial à jouer. Il y a donc lieu de travailler à rendre raison à neuf de la pertinence de l’option véritablement souveraine, en nos êtres d’abord, de façon donc individuelle, puis ensuite de façon collective.

Mais pour rendre raison à neuf de cette option, il nous faudra accepter d’aborder la question sous un angle totalement différent de celui que nous avions l’habitude de le faire. Et il faudra surtout accepter d’assumer cet angle, car c’est là où nous sommes rendus, comme individu et comme collectivité. Oui, reconnaître que ce qui nous définit, c’est d’abord et avant tout la connaissance des énergies subtiles qui nous entourent et nous nourrissent selon le degré d’ouverture que chacun y consent. Énergies qui ne cherchent qu’à relier l’humain à son aspect divin.

Et reconnaître également que pour assumer ces énergies subtiles, l’être se doit d’être complet dans les deux principes qui le composent, soit le féminin et le masculin. Or, nous savons tous que le principe féminin a, partout dans le monde, et ce tant chez l’homme que chez la femme, été mis de côté au profit du masculin depuis fort longtemps, ce qui a entraîné l’humanité dans des énergies lourdes très éloignées de toute subtilité.

Mais voilà que la femme qu’est le Québec surgit de ses profondeurs pour en appeler à une redéfinition de ce que nous sommes. Pour appeler les êtres à se rebrancher à la réalité concrète qui se passe, là, immédiatement, entre les uns et les autres, au lieu de s’en remettre à un système nous éloignant toujours plus de soi-même d’abord, et des autres, à la toute fin.

C’est à une révolution que nous sommes appelés, ni plus ni moins. Une révolution qui montrera que la souveraineté, tant individuelle que collective, est une question sociale au diapason de toute l’humanité.

La nouvelle ère bouleverse toutes les données établies, car elle sollicite le pouvoir des sens en chacun de nous afin d’amener l’essence dans les sens, et cette essence… c’est l’amour. Ce n’est qu’en ayant le sentiment d’avoir enfin accompli ce pourquoi nous sommes sur cette terre, en tant que Québécois, que nous trouverons la paix de l’esprit qui libère. C’est la raison pour laquelle, moi, en tant qu’écrivaine, je n’hésite pas, à l’instar d’un grand écrivain comme Kerouac, à rapprocher d’une semence mystique les racines québécoises.

Voilà ce à quoi nous sommes en réalité appelés, à reconnaître nos racines.