Au-delà de la mort

Nos êtres chers communiquent avec nous au-delà de la mort. Cet article vous aidera à reconnaître ces contacts et à éliminer les peurs qui y sont souvent associées. Vous pourrez ainsi vivre ces communications avec tout le naturel qui leur est propre.

Les âmes de nos êtres chers décédés ont plusieurs moyens de communiquer avec nous. Il nous suffit de reconnaître ceux qui nous facilitent la tâche. Comme tout phénomène énergétique, c’est une question de vibration et de compatibilité qui fera qu’un moyen spécifique sera privilégié. Voici quelques formes que peuvent prendre ces contacts :

  • Les rêves, contacts d’âme à âme ou des transmissions de symboles;
  • via la nature, ex. : les oiseaux, les papillons;
  • le contact sensoriel, par l’entremise de nos corps, ex. : les frissons, les caresses;
  • les médias, ex. : chansons à la radio, messages sur panneaux publicitaires;
  • les phénomènes paranormaux, ex. : téléphone qui sonne, lumières qui clignotent, objet qui bouge, « toc-toc » dans la nuit;
  • la télépathie, en direct ou à travers un médium ou un canal qui se dévoue à ces communications;
  • les enfants, ils sont des canaux purs.

Il y a deux types de contacts : les messages d’amour et de paix et les appels à l’aide. Souvent, nos êtres chers feront un effort particulier suite à leur décès, afin de partager avec nous les bienfaits de l’au-delà. Ils veulent nous transmettre leur amour et nous rassurer sur la continuité de la vie après la mort. Suite à ces contacts, nous baignons dans l’amour et nous ressentons une grande paix. D’autres contacts sont plutôt des appels à l’aide. Si nous étions plus nombreux à les reconnaître et à réagir en apportant l’aide nécessaire, notre monde en serait embelli. Ces libérations sont importantes pour soi, pour nos êtres chers et pour la terre qui rayonnera de plus en plus.

Voici quelques façons d’identifier la nature d’un contact :

  • Vérifier l’état de l’être cher quand vous l’apercevez. S’il paraît rayonnant, souriant, bien habillé, les yeux clairs, etc., soyez assuré que tout va bien. Si l’être vous apparaît mort, recroquevillé, triste, fatigué, vous pouvez apporter de l’aide.
  • Écoutez les mots. Si vous entendez des messages de joie, de paix et d’amour, réjouissez-vous. Si vous entendez plutôt des messages tristes ou négatifs, c’est un signe que vous pouvez apporter votre aide.
  • Portez attention à ce que vous ressentez et vérifiez si vous recevez des frissons. Si vous vous sentez bien, ou que les frissons vous parcourent le corps de haut en bas, votre être cher vous contacte des hautes sphères et vous êtes assuré que tout va bien. Si au contraire, vous ressentez un malaise ou que les frissons sont du bas vers le haut et ne dépassent pas le plexus solaire, apportez de l’aide.

À cause de notre prédisposition humaine à être dans notre corps mental (nos pensées) ou dans notre corps émotionnel (nos sentiments) plutôt que d’être dans notre corps physique (notre sanctuaire), nous avons tendance à magnétiser dans nos auras toutes sortes de visites du monde astral. L’énergie est magnétique et c’est pourquoi, si vous êtes aux prises avec des dépendances ou si vous refoulez vos émotions, vous pouvez avoir magnétisé dans votre aura des êtres décédés avec les mêmes problèmes.

Les pratiques qui suivent serviront autant pour la libération de vos êtres chers que pour le nettoyage de votre aura :

  • Aussitôt que vous devenez conscient que vous avez reçu un S.O.S., prenez le temps de vous recueillir et transmettez par votre pensée que vous reconnaissez le contact.
  • Centrez-vous, car c’est à partir de votre centre que vous pouvez diriger l’énergie.
  • Visualisez un couloir de lumière (vous pouvez allumer un lampion). Puis, invitez l’être à se présenter à la lumière. S’il y a résistance, demandez à l’être s’il connaît quelqu’un qui est décédé. Sa pensée fera apparaître des êtres. Invitez l’être à se joindre à eux, puis laissez aller.
  • Vous pouvez réciter des prières pendant neuf jours, un lampion allumé. Le Notre Père est particulièrement bien indiqué, mais toute prière encouragera l’élévation de l’être.
  • Une dernière technique très efficace, mais qui demande plus d’entraînement et de volonté, est celle de maintenir vos vibrations dans les sphères élevées de la paix et de l’amour et ainsi devenir un havre d’élévation pour ceux qui en ont besoin.

Rappelez-vous que les relations peuvent continuer au-delà de la mort. Il est donc important de résoudre certains conflits, de pratiquer le pardon et le lâcher prise, et de s’assurer que nous avons bien vécu notre deuil. Remerciez vos êtres chers après chaque contact, un simple adieu (à Dieu) suffira pour les rediriger vers les hautes sphères d’amour et de lumière.

Bonne canalisation!

Vivre avec la conscience-une

Le chemin menant à la conscience de l’être est à l’inverse de notre éducation contemporaine. Dans notre jeune âge, nous apprenions à être dans le monde du faire et à travailler fort à l’école, ça s’est poursuivi dans notre vie professionnelle afin de se bâtir un nom et d’avoir une certaine sécurité financière nous permettant enfin d’être bien. On nous enseigne donc à faire pour avoir afin d’être.

La voie conduisant à la source est l’INVERSE DE CELLE APPRISE. Dans un premier temps, apprenons à contacter l’être en nous qui est le lien avec la source originelle. Nous en imprégnant, nous serons témoin de l’émergence de talents, de dons. De se réaliser en cultivant nos talents et nos dons, tel est le travail qui nous mettra en lien avec la grande abondance cosmique. En bref, tout part de l’être. Être en lien avec la source, pour faire évoluer nos dons et avoir accès à l’abondance cosmique.

Le grand défi du 21e siècle n’est pas de verrouiller la porte, de décrocher le téléphone, de s’isoler dans notre chambre et d’entrer en méditation pour contacter l’être en nous. Bien que l’expérience de ce lien est une chose des plus agréables, le véritable défi est de maintenir ce niveau de conscience tout en étant présent à nos occupations. Puisque la fréquence de cette conscience supérieure en est une d’amour et de paix, convenons qu’il serait impossible de vivre la pleine conscience dans un quotidien au service d’un travail qui n’est pas en harmonie avec nos talents et nos dons et où nous serions malheureux.

Puisque la conscience de l’être en nous en est une de paix et d’amour, un grand maître ayant vécu il y a deux mille ans a dû faire la paix avant de s’unifier à la source. Juste avant de mourir, il cria : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font! ». Si ce grand maître devait être en paix avant d’entrer dans la conscience divine, n’allons pas croire qu’il en sera autrement pour nous.

Notre processus d’être un avec l’un commence par un grand nettoyage dans notre vie. Ce faisant, nous allons probablement créer un désert dans celle-ci en y enlevant tout ce qui n’est pas ou n’est plus en harmonie avec notre être intérieur. Puis nous serons invités à rebâtir notre vie en étant au service de notre âme, de nos désirs profonds, non ceux que nos parents ou la société nous ont projetés, ceux qui précédaient notre incarnation. Dans ce monde à l’image de nos aspirations, nous aurons le cœur plus léger et nous pourrons demeurer plus aisément en lien avec la conscience de l’être tout au long de la journée. Le meilleur de nous n’est plus au service de notre carrière, mais au service de notre évolution, laquelle peut passer par le perfectionnement de nos talents. Arrêtons tout ça! Nous sommes à échelonner des étapes vers une conscience supérieure sans avoir défini cette dernière.

La grande puissance universelle du bien est en chacun de nous. Nos faiblesses aspirent à elle. Notre mental limité aspire à sa connaissance. Nous avons aussi besoin de sa foi pour calmer nos peurs. Quelque part dans notre évolution spirituelle, il nous faudra nous abandonner avec nos faiblesses, nos peurs et notre dénuement à cette puissance.

Notre foi en cette puissance amène cette dernière à réagir semblable à une loi du bien travaillant pour nous. C’est par le biais de cette loi du bien que nous pouvons exercer notre pouvoir de cocréateur avec la source. L’Esprit est la cause et tout ce qui existe en est l’effet. Tous autant que nous sommes représentons les multiples mentalités du mental absolu qui lui est toujours un. C’est parce que ce mental-un de la source coule en nous que nos pensées ont un pouvoir créatif. Notre ego peut aller se rhabiller, il n’y est pour rien…

L’humain est un centre individualisé de la pensée universelle. Au moyen du centre individualisé que nous sommes, l’univers trouve un nouveau point de départ pour que la puissance cosmique opère sa grande loi créative. Grâce à elle, nous avons un pouvoir d’autorité sur notre propre vie. Nous ne pouvons changer la loi qui a créé tous ces éléments indésirables qui nous ont réduit à l’esclavage affectif, professionnel ou autres, mais nous pouvons nous affranchir de ce qui nous avait enchaîné. Par notre pensée, nous pouvons causer une nouvelle chaîne de causation. Il n’y a qu’un mental et notre vie est le reflet de l’emploi que nous en faisons. Tout ce que la vie fera pour nous, c’est ce qu’elle fera par nous. Si je ne mets pas mes pensées au service de mes aspirations, la vie ne le fera pas pour moi.

Vivre dans la conscience originelle, c’est vivre en état d’amour. La conscience-une se tourne vers nous, lorsque nous vibrons à la fréquence de la paix et de l’amour universel. Puisque nous avons du pouvoir par la pensée, nous pouvons choisir de voir ce qui est beau et ce qui est bon en toutes choses, en toutes situations et en toutes personnes; un peu comme si nous étions à la recherche constante de la conscience-une dans tout le manifesté. Notre quête vers elle, la fera descendre en nous. Et c’est dans cet état de grâce que nous irradierons la paix et l’amour dans ce monde. Au service de l’un en nous, devenons un fleuve de paix, d’amour et de lumière pour l’humanité.

Le jardinier

Le jardinier raconte métaphoriquement l’accomplissement joyeux, déterminé et patient de l’être qui prépare et cultive sa condition humaine, sa terre bénie, pour y faire germer puis épanouir sa nature première. Ce texte exprime, selon notre inspiration, le parcours de celui qui entreprend consciemment et activement la voie sacrée, celle de la grande libération.

Puisse le jardinier vous donner l’élan d’amorcer le défrichement de votre terre bénie ou vous motiver à poursuivre avec enthousiasme son ameublissement et sa culture.

Quelques inimaginables soient es fruits que vous récoltiez, s’ils sont cultivés avec foi, amour et reconnaissance nous avons la conviction qu’ils sauront vous nourrir, vous et les autres, au-delà de vos espérances les plus audacieuses.

Je suis jardinier
Je cultive l’âme
Sans gagne-pain
Ni denier
Incalculables
Sont les retombées

Je cultive sa noblesse
M’y consacre entièrement
Avec foi et ardeur
Celles de découvrir
Le potentiel pressenti
La splendeur endormie

Mon cœur résonne
À cet appel
Je m’abandonne
À ce courant
Ma vie je donne
Intégralement

Je sens l’inspiration
La vibre en profondeur
À force de volonté
De patience, de doigté
Je vois poindre du dedans
Ce qui déjà est

J’aspire à l’éclosion
Des beautés infinies
En perpétuel devenir
En amour avec tout
Avec l’univers entier
Je cultive cette terre bénie

Je laboure mon âme
Qui enserre en elle
Depuis si longtemps
L’essence divine
Je trace des sillons
Ouvre cette terre bénie

Je sarcle mon âme
Arrache les préjugés
Les attitudes erronées
Enracinées en profondeur
Je brise les lacis enfouis
Nettoie cette terre bénie

J’épierre mon âme
De ses grosses masses
Lourdes et gênantes
Freinant mon élan
J’ôte les obstacles
Dégage cette terre bénie

Je herse mon âme
Dense et grossière
Défais les mottes durcies
Par les siècles, les intempéries
J’affine la texture
Assouplis cette terre bénie

Je fume mon âme
Des meilleurs engrais
Épands à profusion
Accueil et compréhension
J’enrichis la matrice
Nourris cette terre bénie

J’ensemence mon âme
De graines sélectionnées
De pensées de paix
D’amour, de compassion
Je choisis mes cultures
Les dédie à cette terre bénie
J’arrose mon âme
De sources cristallines
Les pluies célestes
La lumière divine
Complètent l’œuvre
Je remercie

Je vois alors germer
L’essence de mon âme
Sagesse
Force et amour
Paix et joie
Elle s’ennoblit

Vient la floraison
Les parfums embaument
Les multiples coloris
Fusent de toute part
Cette joyeuse féérie
Annonce la moisson

Suit la fructification
Partout apparaissent
De nombreux joyaux
Les premières cueillettes
Offrent leurs délices
Je les reçois avec bonheur

Pousse continuellement
Ce jardin de fleurs
Un jardin de cœur
Ce jardin de fruits
Un jardin d’esprit
Riche et abondant

La maturation s’accomplit
Les joyaux foisonnent
Se diversifient
La récolte perdure
Je donne à tous les vents
Généreusement

Je suis nourri
De ces fruits bénis
Mon quotidien
S’est imprégné
De cette foi absolue
En la nature de cette terre
Je m’abreuve enfin
À la coupe de vie
De l’élixir divin
Projetée dans l’immensité
Mon âme exulte
Revient à la vie

C’est la grande fête
Des jardiniers du devenir
La célébration
De l’amour, de la vie
La consécration
De la terre bénie

En collaboration avec José Mateus

La souveraineté de l’être, une question sociale au diapason de toute l’humanité

C’est à une révolution que nous sommes appelés, car le réel changement vient de l’intérieur tant pour les êtres que pour les collectivités.

Pour moi, oser être soi au travail rejoint oser être soi dans ma communauté, dans ma société, et dans mon humanité, puisque mon travail c’est d’écrire pour une plus grande réalisation de tous, tout particulièrement dans l’espace québécois, pour finalement en arriver à une véritable réalisation collective du Québec proprement dit.

En effet, j’écris pour que les signes d’identité qui servent à nous démarquer aujourd’hui, soit d’être des francophones adhérant ouvertement à une spiritualité laïque qui a rompu avec la religion traditionnelle, ne nous définissent plus, comme longtemps ce fut le cas tout au long des années qui ont succédé à la Conquête et précédé la Révolution tranquille, comme négativité. Époque où les signes identitaires – qui étaient alors d’être des Canadiens français et des Catholiques – nous définissaient comme une différence et non comme une dynamique, pour reprendre les mots de Miron. Une différence, toutefois, qui loin de nous élever comme humains, nous entraînait alors dans un processus de dévalorisation et de confusion par rapport à l’autre.

En effet, qui n’a pas entendu ces clichés désobligeants utilisés pour nous qualifier : petit Canadien français… peuple conquis… peur de s’affirmer… de s’exprimer… né pour un petit pain, expressions auxquelles nous adhérions pratiquement nous-mêmes à force de les entendre. Et comme on sait que ce sont par les pensées et les paroles que s’installent en nos gènes, en nos cellules, une façon de se concevoir soi-même, que c’est le système de pensée auquel je vais adhérer qui va réellement me déterminer, nous nous sommes retrouvés comme peuple en bien faible estimation de nous-mêmes, puisque ce qui est vrai pour l’individu, l’est aussi pour la collectivité dont il fait partie.

Notre posture n’était donc pas des plus enviables. Et cela a duré longtemps, suffisamment longtemps pour que la transmission se fasse d’une génération à une autre jusqu’à aujourd’hui.

Bien sûr, il y a eu plusieurs moments de reconnaissance depuis une quarantaine d’années qui ont contribué à changer la donne par rapport à notre identité, mais ce qui est inscrit est inscrit et agit donc toujours insidieusement dans nos espaces souterrains.

Or, dans le contexte de grandes transformations que vit le monde actuellement, un renversement de cette situation s’impose. En effet, nous, les Québécois, avons, de par notre culture vivante et dynamique qui apporte une contribution originale de plus en plus reconnue au patrimoine de l’humanité, un rôle primordial à jouer. Il y a donc lieu de travailler à rendre raison à neuf de la pertinence de l’option véritablement souveraine, en nos êtres d’abord, de façon donc individuelle, puis ensuite de façon collective.

Mais pour rendre raison à neuf de cette option, il nous faudra accepter d’aborder la question sous un angle totalement différent de celui que nous avions l’habitude de le faire. Et il faudra surtout accepter d’assumer cet angle, car c’est là où nous sommes rendus, comme individu et comme collectivité. Oui, reconnaître que ce qui nous définit, c’est d’abord et avant tout la connaissance des énergies subtiles qui nous entourent et nous nourrissent selon le degré d’ouverture que chacun y consent. Énergies qui ne cherchent qu’à relier l’humain à son aspect divin.

Et reconnaître également que pour assumer ces énergies subtiles, l’être se doit d’être complet dans les deux principes qui le composent, soit le féminin et le masculin. Or, nous savons tous que le principe féminin a, partout dans le monde, et ce tant chez l’homme que chez la femme, été mis de côté au profit du masculin depuis fort longtemps, ce qui a entraîné l’humanité dans des énergies lourdes très éloignées de toute subtilité.

Mais voilà que la femme qu’est le Québec surgit de ses profondeurs pour en appeler à une redéfinition de ce que nous sommes. Pour appeler les êtres à se rebrancher à la réalité concrète qui se passe, là, immédiatement, entre les uns et les autres, au lieu de s’en remettre à un système nous éloignant toujours plus de soi-même d’abord, et des autres, à la toute fin.

C’est à une révolution que nous sommes appelés, ni plus ni moins. Une révolution qui montrera que la souveraineté, tant individuelle que collective, est une question sociale au diapason de toute l’humanité.

La nouvelle ère bouleverse toutes les données établies, car elle sollicite le pouvoir des sens en chacun de nous afin d’amener l’essence dans les sens, et cette essence… c’est l’amour. Ce n’est qu’en ayant le sentiment d’avoir enfin accompli ce pourquoi nous sommes sur cette terre, en tant que Québécois, que nous trouverons la paix de l’esprit qui libère. C’est la raison pour laquelle, moi, en tant qu’écrivaine, je n’hésite pas, à l’instar d’un grand écrivain comme Kerouac, à rapprocher d’une semence mystique les racines québécoises.

Voilà ce à quoi nous sommes en réalité appelés, à reconnaître nos racines.

Mission : l’évolution

En cette fin d’année 2008, autorisons-nous à fêter l’amour de la vie. La vie est un bien précieux!

Précieux parce que nous avons décidé de revenir, ici, sur cette terre afin de continuer l’évolution de notre âme. L’évolution fait partie intrinsèque de qui nous sommes véritablement et c’est pourquoi si vous êtes présentement ici en train de lire ce texte, vous vous devez de réintégrer cette fonction fondamentale de votre mission : ÉVOLUER!

Évoluer veut dire amener votre âme vers de nouveaux horizons, vers son but ultime : l’amour inconditionnel, l’amour du tout, l’amour de l’unité et donc l’amour de vous-mêmes…

Car s’aimer ne veut pas dire aimer son nombril, aimer son conjoint, aimer sa famille, aimer ses amis, aimer son travail… s’aimer veut dire aimer le tout, aimer la fourmi qui passe devant votre perron, aimer le pissenlit qui pousse inlassablement dans votre pelouse, aimer votre voisin, aimer votre pays, aimer votre terre, aimer tout ce qui fait la vie!

Pour cela, il est important de mettre à jour qui vous pensez être au présent, ici et maintenant.

Posez-vous ces questions maintenant : qui suis-je? Pourquoi mon âme a-t-elle décidé de revenir dans ce corps, dans cette vie? Que suis-je venu apprendre pour évoluer, qu’elle est ma mission ici en 2008?

Pour vivre en paix avec soi-même et donc avec les autres, il faut pouvoir répondre à ces quelques questions. Car comment aimer quelqu’un que l’on ne connaît pas?

Apprendre à vous connaître vraiment, c’est apprendre à reconnaître ce qu’il y a de merveilleux en vous.

Ce n’est pas juste connaître vos envies, vos désirs, mais plutôt ce qui fait vos pensées.

Vos envies, vos désirs, vos actions sont très généralement dictés par vos croyances. Les croyances que vous avez achetées au « magasin des croyances » sans vous être vraiment posé la question pour savoir si ces croyances sont là pour vous aider à évoluer ou pour vous limiter…

Vous n’êtes pas vos croyances, de la même façon que vous n’êtes pas vos peurs, vos frustrations… Identifiez ce qui agit à travers vous et vous pourrez alors découvrir qui vous êtes vraiment.

Cette quête du Soi, du Moi, de vous est un chemin. Un chemin sans départ ni arrivée, un chemin fait d’expérimentations diverses, mais avant tout un chemin dans l’action!

En effet, vous pouvez méditer pendant des heures, mais ce sont les gestes, les actions concrètes que vous allez poser qui vont véritablement faire la différence. Soyez actif, soyez le propre maître de votre changement. Bien entendu, vous pouvez vous faire guider dans cette quête, mais personne ne va passer à l’action à votre place. Lisez, consultez, agissez… Le changement passe par le fait que vous devez reprendre votre pouvoir… Pas juste le pouvoir de la parole, des gestes, mais le pouvoir d’être!

Le pouvoir de l’être se fait au présent, le passé et le futur n’ont aucune prise sur ce pouvoir que vous détenez. Si vous sentez que le passé et le futur sont présents, c’est un signe d’une étape à franchir… un signe que certaines blessures, certains patterns ne sont pas terminés.

Vivre le moment présent est donc possible en ayant amené à votre conscience ce qui a créé votre passé, et ce qui pourrait créer votre futur.

Vous n’êtes pas le temps, vous êtes beaucoup plus puisque votre âme est l’éternité.

Apprenez donc à vous aimer entièrement, pas juste se regarder dans un miroir et se dire je t’aime, mais vous regardez à travers votre propre regard pour enfin voir quel être magnifique vous êtes! En déposant ce regard intérieur sur la globalité de votre être, vous vous permettez d’exister pleinement, vous permettez à votre âme de se libérer de l’emprise que le corps peut avoir sur elle, alors que votre corps n’attend que cela, que l’âme s’exprime pleinement. Par cette libération, vous permettez à votre corps, à votre âme et à l’esprit d’exister individuellement, avec chacun son plein pouvoir tout en étant aligné les uns avec les autres.

Afin d’illustrer ce texte je vais vous raconter une petite histoire…

C’est l’histoire d’une femme, cette femme s’appelle Marie.

Marie est une enfant joyeuse, jamais capricieuse, facile d’approche et qui se régale des merveilles que la nature lui offre… Elle passe une partie de son enfance dans une région isolée, où les enfants pour jouer sont rares… seul son grand frère est quelquefois disponible pour partager ses jeux solitaires. Un changement brutal dans sa vie familiale la propulse dans un nouvel univers. Un univers où la parole et les échanges sont rares, elle ne se sent soudain plus à sa place. C’est pour elle le début d’une merveilleuse aventure de vie. L’aventure ou elle s’autorise à expérimenter. À l’âge de 17 ans, elle décide de voler de ses propres ailes. Elle vole si bien qu’elle voltige de place en place, à la recherche de son véritable nid. Et puis une nuit, elle rencontre son âme, sans savoir à qui elle a affaire, sans connaître son nom, cependant elle sent que de grands changements s’opèrent à l’intérieur d’elle. Elle décide de mettre en action ce qu’elle souhaite, elle transforme petit à petit les multitudes de croyances qu’elle avait achetées au magasin des croyances, les croyances familiales, les croyances de son pays, les croyances de ses amants, de ses amis… Ces nombreux changements l’amènent à se transformer, elle découvre un peu plus chaque jour les merveilleuses possibilités de son âme… À force de travail, de remise en question, de bouleversement, elle découvre enfin sa propre lumière. Cette lumière qu’elle n’osait regarder, cette lumière qui lui faisait peur, cette lumière qui pouvait éblouir, cette lumière qui pouvait aussi détruire… car elle réalisait également que sa propre lumière, si puissante, avait, sans s’en rendre compte, bouleversée de nombreuses vies sur son passage. Lorsqu’elle prit conscience de cette lumière et de l’usage qu’elle en avait fait jusqu’à maintenant, elle sentit cette obligation envers elle-même de dédier sa vie à l’évolution, au changement… Elle décida de continuer à régler les vieux patterns qui restaient, à transformer ce qui avait été mal utilisé et elle s’engagea à diffuser autour d’elle cette lumière d’amour si puissante maintenant, qu’elle pouvait traverser les mondes et les frontières…

Cette Marie est en chacun de vous, en chacune de vos cellules. Votre âme est libre, elle possède un don unique d’une valeur inestimable pour vous-même et pour l’Univers.

Osez la dévoiler au grand jour, osez devenir qui vous êtes, osez être différent, osez être plus qu’un corps physique, osez ÊTRE!!!

En cette approche des fêtes, offrez-vous le plus beau des cadeaux : VOUS-MÊME…

Un rendez-vous avec moi

Comment décrire le journal créatif? C’est tant de choses en même temps, c’est un cahier, un journal dans lequel j’écris tout ce qui me passe par la tête, un journal qui me permet de déverser mes humeurs, mes émotions, mes pensées, mes non-dits ou « non disables », un endroit où je consigne tous ces instants que je ne veux pas oublier, mes petits et grands bonheurs, mes doutes et mes espoirs, mes petites et grandes aventures, mes bons coups et les moins bons.

C’est aussi un rendez-vous avec moi-même pour m’amuser, créer, me retrouver, un rendez-vous avec mon âme d’enfant qui gribouille, joue avec les couleurs, les mots, les images, les matières.

Dans le journal créatif, on peut faire vraiment tout ce qu’on veut. Écrire à ce parent, tant haï ou tant aimé, toutes les choses qu’on ne lui a jamais dites. On peut même écrire sa réponse, on peut aussi dialoguer avec son ange gardien, avec notre petite fille intérieure, dessiner une douleur, un blocage, une colère, en faire un zoom pour mieux le comprendre, décoder un rêve, faire un diagramme en bulles pour chercher un titre de blogue, faire la liste de toutes nos qualités ou de tout autre chose, un mandala pour relaxer, un collage pour matérialiser nos désirs! Et tout ce que notre imagination peut créer!

L’imagination, parlons-en! On peut écrire des poèmes, des haïkus, des histoires drôles ou pas, des contes dans lesquels nous sommes les héros, rois, princesses et où la personne ou l’objet de notre difficulté devient la sorcière ou le dragon que nous combattons et où la fin de l’histoire (heureuse bien entendu) nous apporte des idées, voire des solutions inattendues à nos problèmes.

Écrire quelques pages dans mon journal est devenu pour moi une routine, voire presque une drogue. Eh oui! Je suis accro au journal créatif! Je l’avoue. Il me fait tellement de bien; cela fait maintenant presque 2 ans que je l’utilise quasi quotidiennement.

Pourquoi? Qu’est-ce qu’il m’a apporté?

De la liberté, de la paix, de l’espace… dans ma vie, dans mon esprit, dans mon cœur!

Il m’a ramenée vers moi-même, il m’a permis de me retrouver, de retrouver la liberté d’être qui je suis. Et ce qui est le plus surprenant, c’est qu’il a fait cela presque à mon insu, sans que je m’en aperçoive vraiment, petit à petit, jour après jour.

Bien sûr, cela fait presque 20 ans que je suis en « cheminement » comme l’on dit, que je suis des ateliers, des formations en croissance personnelle et que j’avale des livres comme d’autres des pilules. Et c’est comme si le journal créatif m’avait permis de rassembler tout cela, d’intégrer tout cela.

Il m’apporte, en plus de la dimension « développement personnel », cette dimension du jeu et de la créativité qui sont, en fait, les deux activités principales de l’enfance. Ceci me fait beaucoup de bien, et je réalise de plus en plus que toutes ces dimensions sont essentielles à un retour vers soi; elles font partie de nous. Trop souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, l’adulte a perdu, oublié ou laissé de côté son besoin d’enfant, pour s’enliser dans une vie sérieuse, coincée, où le plaisir a peu à peu perdu sa place.

Et puis, il y a aussi le journal créatif en groupe, avec tout ce que l’énergie d’un groupe apporte en plus. Les partages, le plaisir de voir les créations de chacun, de voir l’imagination en action, la créativité en délire, les fous rires suite à des lectures d’histoires abracadabrantes, les surprises qui se lisent sur les visages devant une découverte inattendue, un pas en avant vers des retrouvailles avec une partie de soi, ou un chef-d’œuvre : « est-ce vraiment moi qui ai fait ça? ».

Eh oui! Le journal créatif, c’est tout ça et sûrement bien plus encore, tout dépendant de la personnalité de chacun, de ses désirs, de son implication, de son imagination et de sa créativité.

Ce qu’il y a de merveilleux, c’est que chacun en fait ce qu’il veut, l’utilise à sa manière et en reçoit ce qu’il est prêt à recevoir. Pour moi, c’est un outil royal pour un retour tout aussi royal vers soi.

Oh, ma chère créativité, pleine de rebondissements, bourdonnante comme un nid d’abeilles, riche, fière, tumultueuse ou paisible. Toujours à la recherche du beau, du nouveau, de la lumière. Oh, ma chère créativité, de jour en jour, tu me ramènes à mon âme, tu me ramènes à moi-même, tu es mon chemin privilégié, celui que j’ai tant cherché, mon retour vers la joie, mon retour vers mon soi!

Les troubles paniques

Angoisse – Agoraphobie – Anxiété – Crise panique

Lorsqu’un trouble panique se présente dans notre vie, nous avons l’impression qu’il est arrivé sans crier gare et nous nous demandons ce qui se passe et d’où cela peut-il bien venir.

En réalité, un trouble panique, c’est un signal, une alarme pour nous faire réaliser que quelque chose ne va pas à l’intérieur de soi. Inconsciemment, nous l’avons préparé de longue date, car tout ce que nous pensons, décidons, croyons, jugeons et tout ce que nous ressentons en émotions et en sentiments vont se déposer dans notre sac. Et celui-ci ne peut contenir que ce que nous avons mis dedans, ni plus ni moins.

Pour vous aider à mieux comprendre, prenons l’exemple suivant : Benoît a trois ans. Il entend sa mère dire à une voisine qu’il est un enfant exemplaire, car il ne demande jamais rien. Donc, Benoît conclut que pour être aimé, on ne doit jamais rien demander. Benoît désire certains jouets et n’ose pas le dire, il a bien trop peur de ne pas être aimé. Au primaire, il a des amis, mais il n’exprime jamais ses préférences, de peur que les autres ne veuillent plus jouer avec lui. À l’école, c’est le même scénario. Lorsque le professeur demande s’il a des questions, Benoît en a, mais a bien trop peur de déranger. Au secondaire, c’est la même histoire. Toutes ces peurs se déposent dans son sac et vont s’additionner les unes aux autres. Benoît est maintenant adulte et les choses se passent de la même façon à son travail et avec sa conjointe.

Une bonne journée, il attend en ligne à la caisse. Tout à coup, il se sent très mal, a de la difficulté à respirer, transpire abondamment. Il n’a aucune idée de ce qui lui arrive, panique et sort en courant. Maintenant, Benoît a associé caisse = panique et commence à fuir cet endroit demandant à sa conjointe d’y aller à sa place. Benoît a l’impression que le ciel lui est tombé sur la tête et n’y comprend rien.

Allons voir ce qui s’est passé. Benoît traîne avec lui son sac comme tout le monde d’ailleurs. Mais la grande question est : qu’a-t-il mis dedans? Depuis sa tendre enfance, il y dépose une multitude de besoins non satisfaits, des peurs comme celles de ne pas être aimé qui allaient s’additionner à ses autres peurs qu’il a probablement ressenties dans d’autres domaines : peur de se tromper, d’échouer un examen, de ce que les autres vont dire ou penser de lui, de blesser les autres, de ne pas être à la hauteur, de décevoir ses parents et j’en passe. On peut également y ajouter des sentiments d’abandon, de rejet, d’injustice, de honte et de culpabilité. Tout ceci crie à l’intérieur de lui pour être entendu, reconnu, contacté. Son trouble panique est un professeur qui lui chuchote à l’oreille : « Benoît, ton âme souffre, prend le temps nécessaire pour soigner ta souffrance. Aime-toi! ».

Donc, comme Benoît, nous avons accumulé tout un bagage au cours de notre vie que nous traînons dans notre sac. Chaque personne a une capacité différente de retenir et, à un moment donné, notre sac est plein.

Mais nous essayons quand même d’y ajouter d’autres peurs, d’autres besoins insatisfaits, d’autres émotions et sentiments souffrants qui viennent de notre perception non bénéfique pour nous, nous poussons, nous forçons pour en mettre encore plus. Mais assez, c’est assez. Notre sac déchire et notre corps nous envoie un message pour nous dire de prendre un temps d’arrêt pour faire le grand ménage intérieur, dans le but de prendre conscience que nous n’avons pas mis assez de joie, de paix, de relaxation, d’acceptation de soi et des autres, de pardon, etc. C’est comme si notre sac portait le nom de mal-être au lieu de bien-être. Le résultat, l’accumulation de tout ceci peut porter le nom de trouble panique pour burnout, ou maladie quelconque. Car notre corps physique nous reflète ce que nous pensons, croyons et ressentons.

Mais la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas obligés de vivre avec un trouble panique toute notre vie. Si nous voulons aller vers un mieux-être, nous devons aller voir ce que nous avons mis dans notre sac et faire le ménage, c’est-à-dire, changer les croyances qui ne nous sont plus bénéfiques, recontacter certaines émotions ou sentiments refoulés parce que nous croyions que ça allait partir tout seul. Nous avons à devenir conscient de nos peurs et à prendre des outils pour réussir à les réduire et peut-être même à les éliminer. Nous avons à découvrir nos besoins et trouver des moyens pour « satisfaire nous-mêmes ces besoins » au lieu d’attendre que les autres le fassent pour nous. Bâtir sa sécurité à l’intérieur de soi est très important. Nous avons à cesser nos jugements envers soi et les autres. Ce vers quoi nous devons tendre est l’amour inconditionnel de soi et des autres.

Nous sommes des créateurs, nous créons continuellement par nos pensées. Nous devons entretenir des pensées créatrices de foi et de paix. Nous pouvons apprendre à mettre dans notre sac des attitudes et des perceptions qui nous conduiront vers le bonheur. Pour ce faire, nous avons à acquérir des outils de différentes façons, soit en prenant des ateliers de cheminement personnel ou par des lectures qui nous aident à apprendre à nous connaître et qui nous énergisent. Certaines personnes auront peut-être besoin de l’aide d’un professionnel. Peu importe le moyen que vous utiliserez, allez-y, passez à l’action, bougez, mais de grâce faites quelque chose, car vous êtes la seule personne capable de vous aider.

Prenez soin de vos pensées, de vos émotions et sentiments, c’est-à-dire, devez conscient de ce que vous mettez dans votre sac, car on récolte ce que l’on sème. Tel est votre pouvoir.

J’ose être moi

Étant un vrai dépendant affectif… il fut très difficile pour moi d’oser être, de vivre l’être pleinement. Issu de famille dysfonctionnelle, je n’osais pas souvent… les grands s’astreignaient à me faire taire de façon volontaire. Eux osaient me la faire… fermer. Dépendant à l’alcool, j’ai eu besoin de la substance pour me mettre dans l’ambiance pour oser affronter certains récalcitrants…

Je n’osais pas vivre mes émotions… j’osais plutôt les geler…

Trois situations dans lesquelles la blessure d’injustice s’est déployée dans ma vie, m’ont permis finalement d’oser revendiquer mes droits. La première alors que j’étais en plein « burn out »… la multinationale, après vingt ans de loyaux services, m’a signifié la porte… Ce fut sensiblement un départ volontaire (sic). Je n’ai pas osé… je me suis laissé abattre sans me battre, sans combattre, sans me débattre! Les deux autres fois… j’ai osé reconquérir mes droits, j’ai osé prendre ma place; j’ai osé vivre l’être debout, j’ai osé me choisir dans le cercle des vainqueurs.

Aujourd’hui, je ne crains plus d’oser… dire non ce qui aurait été abominable, impensable il y a une belle décade alors que le « dégrade » était palpable…

Oser dire non pour prendre sa place demande une bonne dose de confiance en soi et surtout d’estime de soi.

Oser dire non pour éviter l’humiliation exige aussi une part d’humilité… reconnaître mon potentiel, héritage en tant que fils divin.

Oser dire non pour anéantir la manipulation, l’autre rêve de me mettre à sa main pour me contrôler subtilement.

Oser dire non pour aplanir l’à plat ventrisme. J’ose me tenir debout. Je ne rampe plus devant personne. La chenille est désormais devenue un magnifique papillon. Je peux alors déployer les ailes de la liberté.

Oser dire non sans justifications, sans explications, sans rationalisation. Écouter ma voix intérieure qui m’indique la voie extérieure… vers la paix intérieure.

J’ose dire oui à l’affirmation, l’autre n’est pas plus ni moins que moi. Ne sommes-nous pas tous égaux devant le Créateur?

J’ose dire oui à l’autonomie en me connaissant davantage chaque jour, en prenant de plus en plus confiance en moi et en « engraissant » mon estime personnelle.

Je me permets et j’ose m’exprimer, c’est la clé de l’authenticité; risquer, c’est un pas vers la liberté, rêver, c’est l’ascension vers la réalisation. Osons réaliser nos rêves les plus insensés, nous oserons être nous!

Vivre ma vie comme une aventure!

Vous êtes-vous déjà posé ce genre de questions :
– Qui suis-je?
– D’où je viens?
– Quel est le sens de ma vie?
– Qu’est-ce que je fais ici?
– Pourquoi toute cette souffrance?

Moi oui!

Depuis 20 ans, je cherche des réponses à ces questions. J’ai commencé par explorer la naturopathie, l’énergie, la spiritualité, l’écologie, et finalement, le journal créatif. D’ateliers en formations, de découvertes en compréhension, de réponses qui m’amenaient à d’autres questions, toute cette recherche est devenue ma passion. Et cette passion m’a transformée, je dirais même qu’elle m’a métamorphosée.

Aujourd’hui, je me sens vivante, en paix. La vie m’émerveille à chaque instant. Mon chemin est devenu une aventure fabuleuse et je me surprends souvent à sourire en pensant à Indiana Jones et en me comparant à lui. Maintenant, je m’amuse avec tous ces instants, grands ou petits qui font ma vie.

Ne croyez pas que j’ai décidé de ne mettre que des lunettes roses!

Ne croyez pas non plus, qu’il ne m’arrive plus rien de désagréable!

Mais ma façon d’aborder ces événements a changé. Ma vision des choses a changé et ces passages difficiles sont devenus des occasions d’apprentissage dont je surveille la venue. Une image me vient à l’esprit quand j’y pense. Je me vois me frotter les deux mains l’une contre l’autre en me disant : « Ha, ha! Je t’attends la vie, quel défi à dépasser vas-tu m’apporter cette fois-ci? ».

Comme Indiana Jones, quand cela m’arrive, je cherche des solutions, j’explore les façons de traverser ce passage difficile du mieux que je peux. Je ne m’attarde pas à blâmer qui que ce soit, même pas moi-même. Je me dis : « Bon! C’est arrivé, qu’est-ce que je fais avec ça? Comment puis-je m’organiser pour aller de l’avant et faire au mieux pour toutes les personnes concernées et pour moi-même? Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette situation? ».

C’est dans ces moments-là que mon journal m’est bien utile. Si je suis en colère ou frustrée, j’écris, je dessine, je découpe ou j’arrache, je brûle aussi parfois. Si je suis triste, je pleure un peu, j’écris ma peine et puis je cherche mes solutions. J’essaie de comprendre et enfin, j’agis et j’avance, je vais vers la suite de cette merveilleuse aventure qu’est la vie.

Finalement, pour moi, la vie est devenue un jeu grandeur nature, un jeu de chaque instant. Le plaisir, le bonheur et l’amour sont devenus mes compagnons de route. Ce qui est merveilleux, c’est qu’en exprimant qui je suis à travers mes comportements et mes paroles, en osant dire ce qui se passe en moi, ce que je vis et comment je le vis, mes proches changent aussi, et c’est parfois tout aussi surprenant pour eux que pour moi. Point besoin de les convaincre ni de les changer! Cela se fait tout seul! Quand quelque chose ne va pas, je pose mon regard à l’intérieur de moi-même, je change ma vision de la situation, puis mon comportement et les choses changent autour de moi! C’est aussi simple que ça.

Alors oui! J’ai confiance en ma capacité de construire un monde nouveau en moi et autour de moi. Je sais par expérience qu’en changeant ma perspective, les choses se modifient autour de moi, qu’en établissant la paix en moi, elle s’étend autour de moi. Quand j’y pense, cela me remplit d’émotion et de gratitude et je ne peux que m’émerveiller devant la beauté de la vie et cette force qui m’habite. Pourtant, je me sens parfois bien petite devant l’immensité de la tâche à accomplir, car je réalise que ça ne s’arrêtera jamais, qu’il y a toujours à nettoyer, à transformer. Heureusement, le mieux-être qui m’habite maintenant me pousse à continuer, car je sais que cela en vaut vraiment la peine.

Mais encore! Comment maintenir cet équilibre entre mon être matériel et mon être spirituel, entre mon corps et mon esprit? « Fastoche! », dirait ma petite-fille!! Vivre l’instant présent! C’est ma phrase fétiche en ce moment. Mon mantra est « respire et sois présente ». Pas si facile que ça en a l’air puisque mon mental veut toujours aller ailleurs. Pourtant, je sais que c’est la solution pour faire grandir le Divin dans mon corps physique.

Être observatrice de ma vie à chaque instant.

Profiter du moment présent et de chaque leçon qu’il m’apporte.

Être ici et pas ailleurs, car c’est ici que Je suis, c’est ici que la vie se joue, c’est ici que l’aventure commence… ou continue, c’est ici que je me sens bien, heureuse et en paix.

L’art du bonheur selon la philosophie bouddhiste tibétaine

Chaque être est à la recherche du bonheur. Même les animaux et les insectes, si petits soient-ils, tendent à rechercher le confort et éviter la souffrance. Si l’on prête attention à chacun de nos gestes, on verra qu’ils sont tous posés dans un seul but précis : être heureux. Pourquoi aime-t-on les bons plats, pourquoi préfère-t-on certains gens à d’autres, pourquoi se fâche-t-on parfois même? Tout cela parce qu’on veut plus de bonheur.

Dans notre désir de bien-être, nous sommes tous égaux. Alors pourquoi certains souffrent-ils plus que d’autres? Le Bouddha a enseigné que la cause profonde de la souffrance réside dans l’ignorance sur la nature de la réalité. C’est vrai : qui choisirait consciemment la souffrance s’il savait comment l’éviter? Bien que nous voulions être totalement heureux, nous ne savons pas comment y parvenir. Le Bouddha était auparavant dans la même situation que nous, a pris le temps de méditer sur la question et a finalement trouvé la paix véritable et est devenu un Bouddha. Dans sa grande compassion, il a décidé de partager ce qu’il avait réalisé et c’est une immense chance que son enseignement soit encore accessible jusqu’à nos jours.

Tout d’abord, il importe de comprendre que le bonheur, tout autant que la souffrance, provient de causes bien précises; il est donc primordial de les connaître. Si le bonheur pouvait se trouver dans l’abondance matérielle, alors nous saurions ce que nous avons à faire : nous diriger immédiatement pour acheter un billet de loterie! Comme nous le savons tous, cela est impossible, surtout lorsqu’on voit des célébrités s’engouffrer dans le monde de la drogue et qui vont même parfois jusqu’à s’enlever eux-mêmes leu vie qui est si précieuse.

D’où vient donc le bonheur? Le Bouddha a dit que le bonheur réside en notre esprit. Si notre esprit est dominé par des émotions perturbatrices telles que la colère, l’envie ou la jalousie, il est impossible d’être heureux. Pourtant, ces sentiments s’installent parfois en nous à notre insu. Il convient donc d’étudier l’enseignement du Bouddha pour savoir comment reconnaître ces vrais fauteurs de trouble, les émotions négatives et leur appliquer l’antidote approprié à chacune. Par exemple, face à la haine, pratiquer la compassion. Face à l’orgueil, pratiquer l’humilité, etc. C’est par la force de l’habitude et de l’entraînement uniquement que l’on peut voir s’opérer un changement en notre esprit. Une personne dont l’esprit est réellement entraîné reste heureuse même lorsque tout bascule autour d’elle et trouve la joie partout et en tout temps.

Toutes nos souffrances sont basées sur des modes incorrects de perception de la réalité, tandis que toutes les joies proviennent d’un mode de vue juste. Il est donc possible de déloger les afflictions mentales de notre esprit et de développer les qualités humaines telles que l’amour, la compassion et la sagesse de manière illimitée.

Tant que durera l’espace.
Tant qu’il y aura des êtres vivants
puisse moi aussi demeurer
Pour dissiper les souffrances du monde
Shantideva, maître bouddhiste indien du 8e siècle