L’astrologie physique et métaphysique

Le ciel nous offre à chaque instant son magnifique spectacle. Comment ne pas se laisser interpeler par cet étrange tableau qui nous domine et qui évolue sans cesse.

Du jardinier au poète, du scientifique au mystique, chacun y est sensible et y va de sa perception. Ce qui représente pour certains un vaste tableau mathématique est plutôt perçu par d’autres comme un lieu de mystères quasi-insondables.

Il en va de même pour l’astronome et l’astrologue. Alors que le ciel pour le premier ne représente qu’une mécanique complexe, pour l’autre, il cache beaucoup plus que cela. Et pourtant, à l’origine, une seule et même réalité observable. C’est ce qui a fait dire à Jean Bouchart d’Orval : « Il n’y a pas un monde extérieur et un monde intérieur, il n’y a pas un monde matériel et un monde spirituel. Il y a le monde et deux façons de l’approcher ».

Pour l’astrologue, ces deux approches ne peuvent que se compléter. Il ne lui suffit pas de connaître la réalité objective, telle qu’analysée et mesurée par le scientifique. Il veut aller au-delà de ce qui est accessible à ses seuls sens physiques, à sa seule intelligence. Une fois le quoi et le comment établis par l’astronome, l’astrologue cherche le pourquoi. Il propose de se servir du visible pour accéder à l’invisible… de la nature pour accéder au surnaturel. Son défi, sa mission : trouver un sens à ce mécanisme observable.

Chacun détiendrait donc une part de l’énigme. Et c’est en rassemblant les parties qu’on trouve le tout. Comment ce monde extérieur, cet univers de planètes et d’étoiles qui nous accompagne à chaque seconde, pourrait-il évoluer indépendamment de nous? L’astrologie cherche le lien. Se fondant sur la loi de la synchronicité établie par Jung, il devient pour elle évident que le ciel de chaque naissance correspond dans son état à celui de l’être s’incarnant au même moment. Dans L’homme à la découverte de son âme, Jung écrivait : « Nous sommes nés à un moment donné et nous avons, comme les crus célèbres, les mêmes qualités de l’année et de la saison qui nous ont vus naître. ».

Il y aurait donc résonnance, symbiose entre ce qui est en haut et ce qui est en bas. Entre le macrocosme et le microcosme. L’astrologie moderne en fait son fondement, rassurée de reconnaître là une des plus vieilles doctrines de l’ésotérisme. Ce scénario orchestré par une intelligence qui nous dépasse, semble ne rien laisser au hasard : rien, pas même le ciel qui préside à chaque naissance.

Chaque figure céleste, chaque planète sera étudiée dans sa symbolique. Chacune devenant une composante, une facette de cette « mécanique intérieure » reflétée comme par magie à l’extérieur. Le ciel et son langage particulier permettant ainsi que l’être soit perçu – ou percé – dans ses facettes les plus insoupçonnées. Du plus évident au plus secret. De plus humain au plus subtil. Du physique au psychique, au métaphysique.

En étudiant cette géométrie céleste, l’analyste se retrouve toujours fasciné, souvent troublé même, par les révélations de ce puissant outil de connaissance. Il découvre la grandeur de cet univers qui le dépasse. Il se sent à la fois bien petit et grandi par ce contact avec l’infini. Il remercie la science de l’amener, lui et celui qui se prête à une telle démarche, un peu plus loin dans la compréhension de l’âme humaine… et par la même occasion vers la compassion. Car celui qui comprend ne juge pas.

Photo 101 : Découvrir les ombres

Un des principes de base de la photographie est l’utilisation de la lumière. Photographier la lumière naturelle ou utiliser des lampes ou des « flashes » afin de créer une lumière artificielle. Puis apercevoir des ombres, jouer avec les intensités pour trouver des contrastes, puis enfin mettre en relief un ou des aspects précis de la scène devant nous… Fascinant cet art!

La présence de la lumière dans nos vies est habituellement facile à remarquer, mais la présence des ombres l’est un peu moins. Et si vous leviez vos yeux de ce texte et regardiez autour de vous pour trouver des ombrages, des ombres? Il faut vraiment être attentif. Le dessous d’une feuille de papier, le reflet d’un coin de meuble, sous un cadre, à côté de votre verre de jus, sous vos doigts, les voyez-vous? S’arrêter pour voir différemment, voir les ombres autour de nous, nous plonge dans un autre monde quasi parallèle. « Où étais-je toutes ces années? Je n’avais jamais remarqué ce monde d’ombres autour de moi… magnifico! »

Ce qui est intéressant avec les ombres, c’est qu’elles n’existeraient pas s’il n’y avait pas de lumière. Aussi, elles se déplacent au rythme de la lumière, un soleil à gauche, une ombre à droite! Une danse finalement! L’une ne va pas sans l’autre. Nous pouvons les apprécier, car elles sont là pour l’autre, bien différentes et bien complémentaires.

Si nous prenions ce principe et l’amenions dans le monde de la croissance personnelle, question de s’amuser un peu. Nos ombres. Nos ombres personnelles. C’est Carl Jung qui a, entre autres, bien fait connaître ce concept. Il soutient qu’il y a une partie de nous que nous refoulons, une partie mise à l’abandon par nos perceptions des pressions de l’éducation ou de la société et qui est perçue comme « négative » et inappropriée, Jung appelle cette partie « l’ombre ».

Dans la vie de tous les jours, ça pourrait ressembler à quoi? Eh bien un exercice intéressant à faire, si ça vous tente, est de vous imaginer dans un endroit sécurisant, ayant peut-être même bu un verre de vin; vous êtes décontracté, la vie est belle et vous êtes soudainement « autorisé » à juger les autres.  Oh-Oh. « Moi juger les autres? Non, je ne juge jamais, je ne pense pas pouvoir faire cet exercice… » Bon. Allez. Vous êtes seul(e) dans la pièce, dans le présent, en confidence face à vous-même et vous avez le droit de juger. Vous vivez la scène? Vous vous sentez prêts? Voici la question :  Qui, autour de vous, vous énerve, vous tape sur les nerfs royalement, vous irrite, vous emmerde, vous étourdit, et pourquoi? Comme vous avez maintenant le droit de juger, je vous invite à prendre un bout de papier et un crayon et à vous laisser aller dans cet exercice de jugement autorisé. Décrivez ce qui vous énerve chez telle ou telle personne. Des points brefs. Je vous attends. Revenez quand vous aurez terminé d’écrire environ 10 traits de caractère qui vous horripilent, lâchez-vous « lousse »…

Bon! Ça va? Pas trop ébranlé? Vous avez aimé l’exercice dans le fond, avouez-le! C’est bien. Maintenant, relisez votre liste en vous détachant des gens qui y sont décrits. Relisez votre liste, en inspirant par le nez. Ces caractéristiques représentent votre ombre personnelle. « Huh? Mon ombre? » Oui, et pourquoi la vôtre? Parce que vous l’avez trouvée vous-même, seul(e). Ce sont des trucs qui vous dérangent et qui ne dérangeraient peut-être pas quelqu’un d’autre. Ces caractéristiques font partie intégrale de vous et la plupart du temps, à un niveau très inconscient. Vous êtes en présence de votre ombre. Ouch. La plupart d’entre nous réagissons de la même façon : « Ben voyons, quessé ça ce test-là? Ce n’est pas moi DU TOUT! Je vais déchirer la feuille et passer à autre chose, pour qui elle se prend celle-là avec sa psychologie à 5$… » OK, et c’est correct.

Si vous avez décidé de continuer à lire cet article, poursuivons : Comme nous voyons seulement ce que nous possédons d’abord en dedans de nous-mêmes, c’est une très belle façon d’apprendre à se connaître. « Oh qu’il est généreux ce collègue! » Vous êtes donc, vous-même, une personne généreuse. « Ah, cette femme est contrôlante, une vraie Gère-Mène! » Euh… oui… les chances sont, que vous soyez vous-même un peu contrôlante, mais que vous évitiez à tout prix de reconnaître cet aspect en vous. Ceci étant dit, vous préférez projeter votre propre ombre sur un bouc émissaire, à côté de vous. Plus facile de blâmer les autres que de se regarder dans le blanc des yeux, j’avoue. Apprendre à se connaître par la présence des autres dans notre vie, un outil bien précieux.

Selon Debbie Ford, l’ombre c’est un peu comme un ballon de plage que vous tenez en dessous de l’eau dans la piscine. Si vous l’enfoncez, le plus creux possible, qu’est-ce que le ballon voudra faire? Oui, bondir et ressortir. Et plus il sera enfoui profondément, plus fortement il voudra ressortir, « watch out » quand ça va sortir! Donc si vous décidez de refouler de la colère, de la honte ou de la peur et d’y accorder trop d’importance face aux autres émotions, elle ressortira toujours plus forte à un moment donné ou à un autre.

Maintenant que vous avez votre ombre sur un bout de papier, mais surtout, dans votre conscient, vous avez deux choix. Continuer vos occupations de la journée et tout simplement oublier tout ceci, ou décider consciemment, d’y donner un peu d’attention pour faire du chemin personnel. Prendre connaissance de ses propres démons, les apprivoiser tranquillement.

À force de fermer des portes dans notre propre château, parce que nous n’aimons pas notre colère, notre paresse, notre image, notre faiblesse, nos peurs ou autres, on finit par vivre dans un 1 et demi. Nous devenons des robots automatiques et non authentiques, plein d’illusions face à ce qui est acceptable ou non. Dépoussiérons ces ombres! Enlevons des barricades! Ouvrons des portes, une à la fois! Pardonnons-nous. Faisons entrer le soleil dans toutes les pièces de notre château personnel en glissant des petites pointes d’inconfort à l’occasion, pour nous dégourdir les puces, pour redécorer…

Voir, reconnaître, comprendre et finalement aimer son ombre personnelle est un acte très courageux. Quand on y pense, le courage c’est de faire un pas en avant, vers l’inconfort, vers l’inconnu… peu importe où l’on pose son pas… peu importe la longueur de son pas… Il s’agit d’ouvrir le conscient…

En terminant, comme tout bon photographe, vous comprendrez que si nous avons une ombre, c’est que la lumière n’est pas bien loin! Dans mon prochain article, je parlerai de la lumière. Yé! De notre lumière personnelle. Oui, un sujet plus rafraîchissant et tout aussi important. Mais pour le moment, revenons à nos moutons, partons à la découverte des ombres… qu’elles soient autour ou à l’intérieur de nous… Bonne découverte!

Comment effectuer des changements en soi… dans sa vie

Pouvons-nous accepter l’idée que nous n’avons rien à changer en soi? Nous sommes divins, nous sommes parfaits et notre soi possède toutes les qualités intrinsèques à sa nature divine : la bonté, la compassion, la générosité, la sincérité, l’honnêteté, la vérité, etc. Tout ce que nous avons à faire est de cesser de résister à qui nous sommes. Renversons la vapeur et utilisons notre énergie à faire grandir l’abandon et la confiance en notre soi divin et en l’univers.

La direction pour la manifestation de notre plein potentiel nous arrive de l’intérieur à tout instant, ainsi que l’énergie pour actualiser ces pas.

La première étape consiste à accepter de devenir qui je suis et à dire oui à l’expression de mon être créateur.

Une des raisons majeures pour lesquelles il nous est difficile de nous percevoir différemment et d’accueillir le meilleur dans notre vie est la culpabilité ou le ressentiment que nous entretenons face à nous-même. La culpabilité bloque l’éveil de conscience et l’ouverture à l’énergie du présent. Elle nous retient prisonnier du passé.

Ces sentiments résultent des erreurs et fautes que nous pensons avoir commises autrefois. Nous avons fait de notre mieux à chaque instant; nous avons agi selon notre perception et notre ouverture de conscience du moment. Tout ce que nous avons été, tout ce que nous avons accompli fait en sorte que nous sommes qui nous sommes maintenant… en train d’écrire cet article, ou en train de le lire! Tout devait se passer exactement comme c’est arrivé. Nous devenons qui nous sommes et nous sommes toujours à la bonne place au bon moment, en train d’accomplir l’action juste… qui nous amène au prochain moment, à la prochaine action, étant de plus en plus éveillés, conscient aimant.

Ainsi la seconde étape consiste à se pardonner. Tout ce qui s’est passé était nécessaire pour apprendre à pardonner! Se pardonner nous donne la permission d’être ce que nous choisissons d’être; nous donne le droit de disposer librement de nous-même, dans le présent.

Tirons une leçon de ces supposées erreurs du passé et commençons enfin à vivre en harmonie avec nous-même.

Prendre l’habitude de se pardonner nous amène à nous accepter, à laisser le meilleur émerger de nous. S’accepter fait en sorte que nous n’avons plus besoin de nous pardonner, parce qu’il n’y a plus de blâme, de condamnation.

Accordez à cette seconde étape une attention particulière. Passez en revue tous les événements ou situations du passé pour lesquels vous vous en voulez. Écrivez par exemple : « je ne me suis pas pardonné de »… ou « je m’en veux encore de »… ne négligez rien. Accordez-vous le pardon avec une grande compassion et toute votre sincérité. Ressentez profondément votre pardon. Puis enveloppez-vous de l’amour du Divin, à votre façon.

Plus vous prendrez l’habitude de vous pardonner, moins vous serez enclin à juger les autres. Car accepter les comportements d’autrui est l’indicateur de votre degré de bien-être et d’amour de vous-même. L’étape du pardon sincère envers vous-même étant accomplie, vous sentirez en vous une toute nouvelle liberté d’être.

L’étape suivante consiste à exprimer votre intention clairement et simplement (à voix haute de préférence) du changement désiré et à demander l’aide de votre soi divin et de l’univers. Exemple de formulation : « j’exprime l’intention de trouver un nouveau travail… (mentionnez les caractéristiques désirées) et je demande l’aide de mon soi divin et de l’univers (ou des êtres de lumière, selon vos croyances) pour savoir comment. Je vous remercie! ». Exprimez cette intention chaque jour pendant la période nécessaire pour convaincre tout votre être afin qu’il collabore entièrement à cette création.

Soyez ouvert et réceptif à toutes indications et signes intérieurs et/ou extérieurs. Agissez selon ces indications!

La quatrième étape consiste à appliquer cette vérité au changement désiré : « Tout ce sur quoi vous concentrez vos pensées s’amplifie en vous et dans votre vie ». Méditez profondément sur cette vérité. Observez votre vie et constatez-en la véracité.

Toute création s’effectue à trois niveaux : d’abord dans la pensée, puis par la parole et enfin par l’action. L’action complète la manifestation.

Face au changement que vous désirez, quelle est la nature de vos pensées? Vous désirez, par exemple, plus de prospérité dans votre vite. Concentrez vos pensées sur la prospérité ou sur la peur du manque? Par l’écrit, amenez au conscient toutes les croyances profondes qui disent que vous ne pouvez vivre la prospérité. Changez-les. Soyez reconnaissant pour tout ce que vous avez déjà. Cultivez des pensées d’appréciation pour les objets, les événements et les gens dans votre vie. Ce ne sont que quelques exemples pour concentrer vos pensées sur ce que vous voulez voir s’amplifier dans votre vie. Mais laissez votre soi divin vous surprendre par sa créativité et accueillez toutes les façons innovatrices qu’il va vous inspirer pour faire grandir en vous l’état de prospérité. Créez ensemble toutes sortes de moyens originaux et joyeux pour penser le plus souvent possible à la prospérité. Élaborez votre propre définition et manifestez-la!

Faites-en un jeu, une aventure de création, au lieu d’une tâche ardue et culpabilisante. Suivez la voie du moindre effort, du lâcher prise et de la joie.

L’étape suivante est de créer par la parole. Écoutez ce que vous dites aux autres! Parlez-vous en termes de prospérité ou de manque?

Vous allez enfin concrétiser le changement par des actions. Vous allez, par exemple, payez vos factures avec amour et appréciation, en remerciant d’avoir à votre disposition tout l’argent nécessaire pour les acquitter. Encore une fois, votre soi divin vous guidera envers les actions appropriées.

Restez en contact avec le changement désiré; évaluez régulièrement vos progrès et appréciez-les. Encouragez-vous! Félicitez-vous! Donnez-vous du support, soyez votre propre entraîneur(e)!

Vous êtes un être créateur illimité! Nourrissez votre esprit le plus possible de cette pensée. Il n’y a rien que vous ne puissiez changer en vous et dans votre vie, si vous y consacrez l’énergie nécessaire. L’univers vous supporte totalement. Je vous souhaite d’heureux et joyeux changements. Faites pour vous ce qui compte vraiment.

Quand la décélération cause l’accélération! – La terre est en perte de vitesse

Selon les observations des scientifiques, la vitesse de rotation de la terre sur son axe diminue, ce qui fait que les journées actuelles sont plus longues que les journées d’autrefois. C’est, disent-ils, l’attraction de la lune sur les masses océaniques qui en est responsable.

Comme nous le savons, notre planète est composée d’un noyau dense, d’une croûte et d’un manteau plus ou moins solides ainsi que d’un magma liquide situé entre le noyau et le manteau. La vitesse de rotation du noyau diffère de celle de la croûte et du manteau. Ce phénomène physique de double vitesse génère un mouvement du magma conducteur d’électricité et crée ce que nous appelons le champ magnétique terrestre.

Or, actuellement et depuis quelques milliers d’années, la vitesse de rotation de la terre est en chute libre, ce qui a pour effet un effondrement du champ magnétique puisque l’intensité de celui-ci est directement proportionnelle à la vitesse de rotation. Cette intensité a ainsi diminué de 60 % en 2000 ans dont 35 % sur les 30 dernières années.

Nous savons qu’une des principales fonctions du champ magnétique terrestre est la protection de la planète des influences venant de l’espace, particulièrement des bombardements des rayons cosmiques et des particules solaires. Cette diminution de l’intensité de ce champ couplée à l’activité grandissante de l’astre solaire constitue les principales causes du réchauffement planétaire actuel. Celui-ci ne serait pas dû principalement à l’activité humaine.

Nous sommes donc bombardés de plus en plus par toutes sortes de particules cosmiques, dont les tachyons qui ont une vitesse supérieure à celle de la lumière et qui sont issus de ce qu’on appelle le champ d’énergie tachyonique. Ce champ constitue en quelque sorte le substrat universel dans lequel baignent toutes les énergies et la matière dont sont formées les galaxies. Une plus grande présence de ces hautes énergies n’est pas sans nous affecter et nous propulse certainement vers une vie différente de celle que nous connaissons. On pourrait dire qu’elle accélère notre évolution.

En étant ainsi moins protégés de ces influences, nous entrons dans une phase où nos véhicules physique et psychique doivent s’adapter pour survivre puisque tout passage d’un état à un autre engendre un déséquilibre temporaire, mais inévitable. La terre est en train de passer à une autre étape et de changer sa vibration.

Son cœur palpite
Selon les recherches scientifiques, la fréquence de la résonance de Schumann fondamentale – reconnue comme étant le pouls de la terre – augmente. Il y a quelques années et depuis des millénaires, elle se maintenait aux alentours de 7,8 Hz (vibrations par seconde) et soudainement, elle est rendue à 13 Hz. Ce phénomène est dû, entre autres, à la baisse de la vitesse de rotation planétaire et de l’intensité du champ magnétique de même qu’au bombardement de plus en plus intensif provenant du champ d’énergie tachyonique.

Nous sommes évidemment affectés par ce changement de fréquence important. Chaque cellule, chaque particule de notre corps, possède sa propre fréquence harmonisée depuis des millénaires avec la fréquence terrestre. Cette brusque modification fréquentielle engendre un stress considérable sur tout notre être et notre survie dépendra de notre capacité à nous adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

Nous ne parlons pas ici seulement de l’adaptation physique de nos cellules et organes, mais aussi de l’adaptation de notre pensée et de notre émotivité ainsi que de notre spiritualité. Et cela s’étend aux relations entre individus, à la société, ses politiques, ses économies, ses valeurs.

Le plus important dans cette adaptation est de préserver la connexion, ou l’ouverture, entre les basses fréquences de notre appareil humain physique et les hautes fréquences du champ d’énergie tachyonique de plus en plus présentes.

Tous ces phénomènes étant naturels et s’étant déjà produits à plusieurs reprises depuis l’origine de la terre, il est certain que la planète ainsi que la vie qu’elle porte s’en sortiront. Cet événement cyclique n’affecte en rien la pérennité de la vie.

Mais pour l’individu, il en est autrement, car s’il ne parvient pas à s’adapter, il périra. La nature est ainsi faite. C’est pourquoi nous devons rechercher et développer des moyens pour nous aider dans ce processus d’adaptation.

L’évolution accélère
Il y a donc une décélération du mouvement de la terre et une accélération de sa fréquence. Ces phénomènes produisent des changements de plus en plus rapides à tous les niveaux, physique, psychique et spirituel, ou en d’autres mots, une accélération du processus évolutif.

Les conséquences physiques prévisibles sont :

  • Une modification du bouclier magnétique terrestre de protection qui, durant une période de quelques milliers d’années, laissera passer les influences cosmiques et solaires.
  • Une inversion possible des pôles magnétiques terrestres – une inversion importante se produisant en moyenne une fois tous les 500 000 ans – due au ralentissement de la vitesse de rotation et à une trop grande perturbation du champ magnétique, inversion qui viendra « déboussoler » nos technologies modernes.
  • Un bouleversement climatique à l’échelle du globe dû à l’exposition différente de la terre au rayonnement solaire et à l’inversion possible des pôles magnétiques.

Les conséquences psychologiques sur les êtres vivants devraient être :

  • Une perte de repères due au dérèglement progressif, mais rapide des rythmes psychobiologiques qui sont en relation étroite avec les rythmes de la planète.
  • Une altération des perceptions sensorielles et du fonctionnement cognitif due aux variations intenses et soudaines de l’activité électromagnétique terrestre.
  • Une réorganisation de la psyché nécessitée par tous ces bouleversements.

Notre façon, en tant qu’individu ou collectivité, de réagir à ce déséquilibre va déterminer la qualité de notre passage dans cette nouvelle vibration. Plus nous serons en harmonie avec les nouvelles énergies, plus nous pourrons facilement passer à travers ce chaos temporaire et nous adapter à cette fréquence plus élevée.

Notre capacité d’adaptation dépendra d’abord de notre ouverture d’esprit, de la prise de conscience que nous ne sommes pas, en tant qu’humains, des êtres supérieurs, dominateurs et indépendants, mais que nous faisons partie d’un tout et que nous sommes tout simplement des maillons de la grande chaîne cosmique. Notre mentalité devra s’assouplir pour accepter le fait que ces changements naturels font partie d’un plan infiniment plus vaste que nous, sinon nous en serons perturbés au point de ne pas être en mesure de compléter le passage.

Dans cette démarche adaptative, nous pouvons aussi profiter des outils que la tradition spirituelle et la science moderne mettent à notre disposition. Des techniques d’autoréalisation comme la méditation, le yoga ou le tai-chi en sont des exemples. Des technologies nouvelles favorisant l’induction d’une fréquence désirée, l’harmonisation de nos fréquences à celles du champ d’énergie tachyonique, ainsi que la protection contre les pollutions vibratoires environnantes provenant de nos maisons, voitures et lieux de travail superélectrisés, de la téléphonie mobile, des radars, des fours à micro-ondes en sont d’autres exemples.

Voilà notre défi en ce début du 21e siècle.  Saurons-nous le relever?

Vaincre l’obésité…

Imaginez que vous souffrez d’alcoolisme, que vous rassemblez tout le courage que contient votre être et allez consulter. L’intervenant fait preuve d’écoute active et vous accueille dans vos émotions pour terminer par : « Arrêtez de boire », on se voit la semaine prochaine. Croyez-vous sincèrement que vous serez suffisamment outillé pour y mettre fin!

Nous avons admis que la toxicomanie ainsi que l’alcoolisme résultent en majeure partie des maux de l’âme, quand l’admettrons-nous pour l’obésité? Surconsommer de façon à ruiner sa santé, causant ainsi des problèmes de santé graves. Manger afin de combler un vide ou panser ses douleurs, accepter de manquer d’énergie, de souffle ainsi que de la joie de vivre, n’est-ce pas là de l’autodestruction? Nous traitons cette problématique uniquement comme une question physique, en ayant comme unique conseil de changer notre alimentation de même que de mettre fin à notre sédentarisation.

Vous rappelez-vous « UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN »? Cette pensée a bien de l’âge et fut à tort condamnée aux oubliettes. La réussite d’une démarche vers un mode de vie sain qui perdure tient dans l’importance que nous nous accordons! Encore faut-il avoir le respect de notre être, afin qu’il s’adapte et apprécie les modifications que nous lui faisons subir!

S’aimer est une source de motivation inépuisable puisqu’elle change notre perception. Nous transportant ainsi de l’autopunition à se faire du bien. Regardez à l’intérieur de vous et voyez à augmenter votre confiance et votre estime. De cette façon, les livres en trop disparaîtront avec beaucoup moins d’efforts. Vous n’aurez plus l’impression de ramer à contre-courant, car enfin vous le ferez pour les bonnes raisons!

Notre planète arc-en-ciel

Le 10 janvier 2011, nous avons été les témoins privilégiés d’un phénomène exceptionnel de la nature. C’était à l’heure du soleil couchant, lors de notre marche quotidienne à travers le parc La Baie à Gatineau… C’était tellement extraordinaire que nous avons douté de la réalité du phénomène. Tout en échangeant nos perceptions sur ce qui se déroulait sous nos yeux, nous pressions le pas vers la boutique avec un désir gamin de partager ce que nous venions de vivre.

Aussitôt le récit transmis, une certaine déception pouvait se lire sur le visage de ceux et celles qui avaient manqué le spectacle. J’ai alors annoncé spontanément que le phénomène se répèterait de plus en plus souvent et que tout le monde pourrait voir ces manifestations prochainement. La rapidité avec laquelle le phénomène s’est renouvelé (deux jours plus tard) m’a rappelé l’importance, voire l’urgence, de la transmission des messages arc-en-ciel qui me sont confiés depuis l’an 2000.

Voici ce que nous avons vu lors de notre marche : Au-dessus du soleil couchant s’élève tout droit vers l’infini du ciel un rayon lumineux de la largeur du soleil. Ce rayon arc-en-ciel hors du commun est immense et très défini. Ses couleurs vibrantes se meuvent telle une aurore boréale. Des sensations physiques exquises accompagnent cette manifestation visuelle. Elles sont très proches des sensations ressenties lorsqu’on est exposé aux tonalités des bols de cristal, mais encore plus parfaites et plus touchantes.

Puis on l’entend. Cet arc-en-ciel joue une mélodie. Nous sommes enveloppés d’une sensation de douceur et d’une intensité indescriptible. De toute évidence, l’arc-en-ciel nous harmonise. Tous nos chakras y répondent naturellement. Deux jours plus tard, le 12 janvier, l’Ottawa Citizen publie un article et trois photos prises à l’aube par divers résidents. Vous pouvez voir ces photos (et une copie de l’article) sur le site lessence-ciel.com ou à la boutique.

Diverses explications scientifiques, opinions et interprétations sont émises…

Je vous partage la mienne. On dit de ce phénomène qu’il est rendu visible par la suspension des cristaux dans l’air. Nous percevons alors des émanations arc-en-ciel jaillissant de la terre. Qu’elles soient visibles ou non, ces émanations lumineuses sont présentes et nous pouvons en profiter, car nous baignons au cœur d’elles. Ce phénomène terrestre est comparable au rayonnement de l’aura humaine lorsqu’une personne a atteint l’équilibre et l’harmonie et que ses chakras tournent et dansent aisément. Elle a ainsi une aura arc-en-ciel. C’est l’état obtenu lorsque nous nous centrons dans notre cœur. La terre signale qu’elle est bien établie dans son centre. Par ses émanations, elle nous invite et nous encourage à la suivre dans son parcours d’ascension. Soyons donc au rendez vous, et participons à l’éveil, à la libération et à l’ascension planétaire.

Les troubles paniques

Angoisse – Agoraphobie – Anxiété – Crise panique

Lorsqu’un trouble panique se présente dans notre vie, nous avons l’impression qu’il est arrivé sans crier gare et nous nous demandons ce qui se passe et d’où cela peut-il bien venir.

En réalité, un trouble panique, c’est un signal, une alarme pour nous faire réaliser que quelque chose ne va pas à l’intérieur de soi. Inconsciemment, nous l’avons préparé de longue date, car tout ce que nous pensons, décidons, croyons, jugeons et tout ce que nous ressentons en émotions et en sentiments vont se déposer dans notre sac. Et celui-ci ne peut contenir que ce que nous avons mis dedans, ni plus ni moins.

Pour vous aider à mieux comprendre, prenons l’exemple suivant : Benoît a trois ans. Il entend sa mère dire à une voisine qu’il est un enfant exemplaire, car il ne demande jamais rien. Donc, Benoît conclut que pour être aimé, on ne doit jamais rien demander. Benoît désire certains jouets et n’ose pas le dire, il a bien trop peur de ne pas être aimé. Au primaire, il a des amis, mais il n’exprime jamais ses préférences, de peur que les autres ne veuillent plus jouer avec lui. À l’école, c’est le même scénario. Lorsque le professeur demande s’il a des questions, Benoît en a, mais a bien trop peur de déranger. Au secondaire, c’est la même histoire. Toutes ces peurs se déposent dans son sac et vont s’additionner les unes aux autres. Benoît est maintenant adulte et les choses se passent de la même façon à son travail et avec sa conjointe.

Une bonne journée, il attend en ligne à la caisse. Tout à coup, il se sent très mal, a de la difficulté à respirer, transpire abondamment. Il n’a aucune idée de ce qui lui arrive, panique et sort en courant. Maintenant, Benoît a associé caisse = panique et commence à fuir cet endroit demandant à sa conjointe d’y aller à sa place. Benoît a l’impression que le ciel lui est tombé sur la tête et n’y comprend rien.

Allons voir ce qui s’est passé. Benoît traîne avec lui son sac comme tout le monde d’ailleurs. Mais la grande question est : qu’a-t-il mis dedans? Depuis sa tendre enfance, il y dépose une multitude de besoins non satisfaits, des peurs comme celles de ne pas être aimé qui allaient s’additionner à ses autres peurs qu’il a probablement ressenties dans d’autres domaines : peur de se tromper, d’échouer un examen, de ce que les autres vont dire ou penser de lui, de blesser les autres, de ne pas être à la hauteur, de décevoir ses parents et j’en passe. On peut également y ajouter des sentiments d’abandon, de rejet, d’injustice, de honte et de culpabilité. Tout ceci crie à l’intérieur de lui pour être entendu, reconnu, contacté. Son trouble panique est un professeur qui lui chuchote à l’oreille : « Benoît, ton âme souffre, prend le temps nécessaire pour soigner ta souffrance. Aime-toi! ».

Donc, comme Benoît, nous avons accumulé tout un bagage au cours de notre vie que nous traînons dans notre sac. Chaque personne a une capacité différente de retenir et, à un moment donné, notre sac est plein.

Mais nous essayons quand même d’y ajouter d’autres peurs, d’autres besoins insatisfaits, d’autres émotions et sentiments souffrants qui viennent de notre perception non bénéfique pour nous, nous poussons, nous forçons pour en mettre encore plus. Mais assez, c’est assez. Notre sac déchire et notre corps nous envoie un message pour nous dire de prendre un temps d’arrêt pour faire le grand ménage intérieur, dans le but de prendre conscience que nous n’avons pas mis assez de joie, de paix, de relaxation, d’acceptation de soi et des autres, de pardon, etc. C’est comme si notre sac portait le nom de mal-être au lieu de bien-être. Le résultat, l’accumulation de tout ceci peut porter le nom de trouble panique pour burnout, ou maladie quelconque. Car notre corps physique nous reflète ce que nous pensons, croyons et ressentons.

Mais la bonne nouvelle est que nous ne sommes pas obligés de vivre avec un trouble panique toute notre vie. Si nous voulons aller vers un mieux-être, nous devons aller voir ce que nous avons mis dans notre sac et faire le ménage, c’est-à-dire, changer les croyances qui ne nous sont plus bénéfiques, recontacter certaines émotions ou sentiments refoulés parce que nous croyions que ça allait partir tout seul. Nous avons à devenir conscient de nos peurs et à prendre des outils pour réussir à les réduire et peut-être même à les éliminer. Nous avons à découvrir nos besoins et trouver des moyens pour « satisfaire nous-mêmes ces besoins » au lieu d’attendre que les autres le fassent pour nous. Bâtir sa sécurité à l’intérieur de soi est très important. Nous avons à cesser nos jugements envers soi et les autres. Ce vers quoi nous devons tendre est l’amour inconditionnel de soi et des autres.

Nous sommes des créateurs, nous créons continuellement par nos pensées. Nous devons entretenir des pensées créatrices de foi et de paix. Nous pouvons apprendre à mettre dans notre sac des attitudes et des perceptions qui nous conduiront vers le bonheur. Pour ce faire, nous avons à acquérir des outils de différentes façons, soit en prenant des ateliers de cheminement personnel ou par des lectures qui nous aident à apprendre à nous connaître et qui nous énergisent. Certaines personnes auront peut-être besoin de l’aide d’un professionnel. Peu importe le moyen que vous utiliserez, allez-y, passez à l’action, bougez, mais de grâce faites quelque chose, car vous êtes la seule personne capable de vous aider.

Prenez soin de vos pensées, de vos émotions et sentiments, c’est-à-dire, devez conscient de ce que vous mettez dans votre sac, car on récolte ce que l’on sème. Tel est votre pouvoir.

Photo 101 : Histoire de perceptions

Y a-t-il un sujet que vous n’aimeriez pas prendre en photo ou peindre? Une fleur ou une plante que vous ne voudriez pas dans votre jardin? Une personne que vous ne voudriez pas dans votre cercle d’amis(es)?

J’ai une anecdote à vous raconter. C’est au jour 215 de mon Défi photo 365 qu’elle s’est produite : Chez le fleuriste, qui est-ce qui a dit que c’était laid des œillets? MOI! Ici! MOI-moi! Depuis aussi longtemps que je me souvienne, malgré ma grande passion pour les fleurs, j’ai toujours trouvé les œillets affreusement moches. Je disais à mes « chums » : « Tout sauf des œillets! » Ils sont associés aux cimetières, aux services funèbres, aux restaurants à petits budgets; ce sont des fleurs bon marché, aux couleurs douteuses, bon… avouons simplement que des œillets, c’est « cheapette »! Eh bien, c’est ce midi-là, devant le présentoir de fleurs, que je les ai regardés. Je les ai regardés pour vrai, je les ai regardés droit dans les yeux. Un ou deux froncements de sourcils, je bouge la tête… petit air qui frôle le dégoût. Je cherchais le « trouble », comme on dit. Je pensais alors y trouver un peu de honte ou de pitié, mais à ma surprise, les œillets étaient plutôt fiers. Les têtes hautes. Tiges bien droites. Chevelure frisée au vent. Hmmm… 7 $ en vente pour un gros bouquet d’œillets… À ce prix-là, de quoi pouvaient-ils être si fiers? De leurs bicouleurs « mixées » artificiellement, de leurs feuilles en pointe de flèche, de leurs pétales passés de mode?

C’est là que j’ai appuyé sur « pause », j’ai observé la scène une seconde, j’ai pris conscience de mes voix intérieures du moment : Ah? J’ai visiblement un gros préjugé contre les œillets! Qui a décidé que c’était si laid, cette fleur? Qui suis-je pour juger ces fleurs? Après quelques ricanements avec moi-même dans le magasin, j’ai bien compris que je jugeais l’association que j’avais moi-même liée à ces fleurs : « Les œillets, c’est quétaine, c’est cheap et ce sont des fleurs de cimetière! » Ma perception. Mes références. Mes jugements secrets. J’ai regardé encore une fois les bouquets devant moi. Calmement. Les fleurs en tant que telles, elles sont normales, ni plus belles ou plus moches que d’autres. Ce sont simplement, des fleurs… dans le fond! Sur cette réalisation du moment, j’en ai pris deux gros bouquets et je les ai photographiés. J’ai apprivoisé ces mal-aimées, avec leur unicité. J’ai même appris qu’elles sentaient particulièrement bon et qu’elles restaient fraîches très longtemps. Je les avais ignorés depuis tellement d’années, comment aurais-je pu le savoir!?

Si ce défi d’une photo par jour pendant un an a quelque chose à m’apprendre, c’est bien d’aller au-delà des mécanismes. Comme photographe, on s’arrête souvent aux mêmes sujets. On élimine des thèmes, des idées, des options, des modèles, des catégories. Souvent par préférence, par intérêt, par préjugé caché, par confort, par facilité ou pour plein d’autres raisons. On finit par vivre dans un tout petit « enclos » de thèmes, enchaînés dans des conforts et des automatismes. Et notre vision rétrécit.

Tout cela fait penser à la vie. À la naissance, nos yeux sont purs et libres d’association, mais un jour, pour se protéger, on ajoute un filtre, puis deux, puis trois… On traîne avec nous ces couches de jugements et de références, on en oublie même souvent les raisons! Parfois, nos pensées automatiques sont omniprésentes, elles finissent par nous fermer des portes. Quand je vois tel ou tel truc, je pense à telle ou telle affaire. Quand je rencontre telle personne, je l’associe à telle qualité ou à tel défaut. Quand j’entends telle musique, je l’associe à tel souvenir. Suis-je la seule à souvent oublier de me laisser surprendre, de changer de lunettes sur la vie de temps en temps? Ce n’est pas facile, mais ce serait peut-être l’heure de faire un petit « reset » personnel!

« Lorsque je suis attentif et ouvert à la vie, je suis à même de la réinterpréter à chaque instant. » – Deepak Chopra

Si nous faisions un exercice « live », en ce moment? De l’endroit où vous lisez cet article, regardez à votre gauche, juste à côté de vous, que voyez-vous? Un bureau, votre chien, une plante, un collègue? Comment le qualifiez-vous normalement? Et si pour l’instant d’une seconde, vous vous laissiez surprendre en lui donnant des qualificatifs auxquels vous n’avez jamais pensés auparavant? Une autre fonction ou utilité? Une autre façon de le décrire, avec des mots et des associations inhabituels.

Des découvertes? Vous découvrirez peut-être que l’œil droit de votre chien a une petite brillance particulière! Que le collègue conservateur a une mèche de cheveux bleue, cachée sous son col de veston! Que la plante a des feuilles pleines de veines interconnectées, qui ressemblent à des canaux de Venise! Quand on dissocie nos jugements et qu’on enlève nos filtres, l’émerveillement spontané est à notre porte. Tout apparaît. Il y a un monde caché et hallucinant, juste à côté de nous. S’arrêter, regarder, accorder du temps et de la valeur à ce qui se trouve dans notre environnement. En ce moment précis. Avez-vous vu?

En terminant, je vous laisse une citation qui a retenu mon attention. Elle est tirée du magnifique livre « Les messages cachés de l’eau », dans lequel l’auteur Masaru Emoto cite le Dr Sheldrake.

« C’est pourquoi je voudrais espérer que nous soyons en permanence conscients […] et fassions toujours attention à ceux qui nous entourent et aux choses qui se passent autour de nous. C’est essentiel. Parce que l’acte de regarder quelque chose a un effet sur cette chose. »

Voir sans filtre, jugement ou association, même pour quelques secondes seulement, est une façon de se connecter au présent. Je ne sais pas pour vous, mais dans mon cas, c’est souvent un gage de bonheur. Je ne me soucie pas de ce que j’ai dit ce matin à ma mère ou de la facture que je paierai ce soir. Je suis dans le présent. Je regarde. Je regarde attentivement. Je me connecte à ce que je regarde. Une seconde. J’apprécie.

Pour la rentrée, on peut se poser les questions suivantes : Quels sont les œillets de ma vie? Y a-t-il des objets ou des gens de mon entourage qui sont mal-aimés ou jugés pour des raisons farfelues ou désuètes? Ai-je toujours besoin de ces associations ou puis-je maintenant m’en défaire? Serait-ce maintenant le temps de faire un « reset » de toutes ces équations automatiques pour mieux voir?

Déjouer ses associations. Déjouer ses références. Questionner ses mécanismes dans le conscient.

Changer la cassette de ses pensées automatiques. Apprécier ces œillets pour ce qu’ils sont, car tout est finalement, une histoire de perceptions! Bonne rentrée!

Mon corps, mon plus précieux allié

Que l’on veuille y croire ou non, immanquablement notre âme a choisi comme véhicule d’évolution dans son incarnation terrestre, le corps. Dès les premiers moments de notre vie, inconsciemment, nous sommes déjà soumis à des expériences qui trouveront siège dans les cellules de notre corps. Au fil des années, au fil des expériences de la vie, le corps emmagasine dans sa chair blessures physiques et psychiques et aussi les effets du stress liés à divers facteurs. Et puis un beau jour, après tant d’accumulations, notre corps nous fait un petit signe, puis deux et trois… et vlan! On croit, à tort, que du jour au lendemain, notre corps fait volte-face alors que les signes avant-coureurs se sont échelonnés sur plusieurs mois, voire même années. Ils nous étaient presque servis sur un plateau d’argent! Malheureusement, pour la majorité d’entre nous, nous attendons trop souvent d’être confrontés à un grand appel du corps, soit par le biais de la maladie ou de grandes souffrances physiques ou psychiques, avant d’agir. Nous sommes alors devant le choix de se prendre en main ou bien celui de ne rien changer et d’attendre qu’un miracle s’opère.

Eh bien, le miracle, nous seul pouvons l’accomplir, et ce, avec la collaboration de notre corps, même s’il nous fait défaut. Il est là, il attend depuis les premiers symptômes d’être entendu, d’être pris en charge par son propriétaire, il est prêt à entamer le dialogue. Il suffit d’ouvrir la brèche pour lui permettre de laisser œuvrer son intelligence innée et d’éveiller le potentiel de guérison qui repose en chacun de nous. Pour ce faire, nous devons aller à la rencontre de ce corps, entrer en relation intime avec lui, en prendre conscience et écouter ce qu’il a à dire.

Pour nous ouvrir à toute expérience de guérison, nous devons certes aller à la rencontre de notre corps, mais nous devons aussi rencontrer et accueillir les parties ombres de nous-mêmes qui demande à être entendues et accueillies. À partir du moment où le dialogue entre le corps et l’être est amorcé, les véritables changements s’opèrent. La perception de notre corps change, notre personnalité s’éveille à sa véritable nature, l’acceptation et l’amour de soi s’installent et nous pouvons enfin nous ouvrir à une nouvelle vie, la vie inspirée par ce que nous sommes, ce qui nous anime, la voix de notre être, la voie de notre âme.

À partir du moment où l’on prend conscience des messages de notre corps, que l’on se met à son écoute, il devient alors plus facile d’agir sur soi, sur sa vie. N’oublions pas, notre corps est notre plus précieux allié.

L’art du bonheur selon la philosophie bouddhiste tibétaine

Chaque être est à la recherche du bonheur. Même les animaux et les insectes, si petits soient-ils, tendent à rechercher le confort et éviter la souffrance. Si l’on prête attention à chacun de nos gestes, on verra qu’ils sont tous posés dans un seul but précis : être heureux. Pourquoi aime-t-on les bons plats, pourquoi préfère-t-on certains gens à d’autres, pourquoi se fâche-t-on parfois même? Tout cela parce qu’on veut plus de bonheur.

Dans notre désir de bien-être, nous sommes tous égaux. Alors pourquoi certains souffrent-ils plus que d’autres? Le Bouddha a enseigné que la cause profonde de la souffrance réside dans l’ignorance sur la nature de la réalité. C’est vrai : qui choisirait consciemment la souffrance s’il savait comment l’éviter? Bien que nous voulions être totalement heureux, nous ne savons pas comment y parvenir. Le Bouddha était auparavant dans la même situation que nous, a pris le temps de méditer sur la question et a finalement trouvé la paix véritable et est devenu un Bouddha. Dans sa grande compassion, il a décidé de partager ce qu’il avait réalisé et c’est une immense chance que son enseignement soit encore accessible jusqu’à nos jours.

Tout d’abord, il importe de comprendre que le bonheur, tout autant que la souffrance, provient de causes bien précises; il est donc primordial de les connaître. Si le bonheur pouvait se trouver dans l’abondance matérielle, alors nous saurions ce que nous avons à faire : nous diriger immédiatement pour acheter un billet de loterie! Comme nous le savons tous, cela est impossible, surtout lorsqu’on voit des célébrités s’engouffrer dans le monde de la drogue et qui vont même parfois jusqu’à s’enlever eux-mêmes leu vie qui est si précieuse.

D’où vient donc le bonheur? Le Bouddha a dit que le bonheur réside en notre esprit. Si notre esprit est dominé par des émotions perturbatrices telles que la colère, l’envie ou la jalousie, il est impossible d’être heureux. Pourtant, ces sentiments s’installent parfois en nous à notre insu. Il convient donc d’étudier l’enseignement du Bouddha pour savoir comment reconnaître ces vrais fauteurs de trouble, les émotions négatives et leur appliquer l’antidote approprié à chacune. Par exemple, face à la haine, pratiquer la compassion. Face à l’orgueil, pratiquer l’humilité, etc. C’est par la force de l’habitude et de l’entraînement uniquement que l’on peut voir s’opérer un changement en notre esprit. Une personne dont l’esprit est réellement entraîné reste heureuse même lorsque tout bascule autour d’elle et trouve la joie partout et en tout temps.

Toutes nos souffrances sont basées sur des modes incorrects de perception de la réalité, tandis que toutes les joies proviennent d’un mode de vue juste. Il est donc possible de déloger les afflictions mentales de notre esprit et de développer les qualités humaines telles que l’amour, la compassion et la sagesse de manière illimitée.

Tant que durera l’espace.
Tant qu’il y aura des êtres vivants
puisse moi aussi demeurer
Pour dissiper les souffrances du monde
Shantideva, maître bouddhiste indien du 8e siècle