Mettez votre patron à la porte!

Diffuseur d’amour…
Dans le souci de montrer sa valeur, on peut se piéger en essayant de faire mieux que les autres. Notre grand besoin de reconnaissance est un aller simple vers le « burnout ».

À trop se voir par les yeux des autres, on en perd sa vision intérieure. En l’absence de celle-ci, il est impossible de se connaître et par le fait même difficile d’être soi-même dans son milieu de travail comme ailleurs. Si vous en êtes rendu là, mettez votre patron à la porte… non pas votre employeur, mais votre ego, ce petit boss qui vous dicte vos actes.

La personnalité se façonne et se gonfle sous l’influence de l’ego qui recherche inlassablement l’admiration et l’amour des autres. À l’opposé, votre nature divine, par le biais de votre âme a de l’amour à donner; elle en a à revendre. Son amour lui permet de voir ce qu’il y a de mieux chez les gens que vous rencontrez, mais comment arriver à cette vision? En changeant de lunette!

Ajustez votre lunette intérieure. Remplacez la reconnaissance des autres par votre propre reconnaissance. À cette fin, sur l’oreiller avant de vous endormir, reconnaissez trois bonnes choses que vous avez accomplies en lien avec votre âme. Trois fois où vous avez été à l’écoute de votre nature divine. Au début, il vous sera difficile de trouver ces actions positives. Cela peut être aussi simple que d’avoir fait un sourire à quelqu’un qui en avait besoin. Au fil des jours, des semaines et des mois, vous reconnaîtrez plus aisément les gestes intuitifs suggérés par votre âme. L’accumulation de ces bonnes actions deviendra aussi puissante qu’une goutte d’eau continuelle sur un rocher. Cet exercice répétitif renforcera et précisera votre lien à votre être psychique. Une nouvelle image de vous en tant que prolongement de votre nature divine se façonnera et s’accompagnera d’un bien-être croissant. Étant en contact avec votre origine divine, vous pourrez plus aisément rencontrer Dieu en l’autre.

À ce stade, la compétition en est une avec vous-même. À chaque jour, vous vous appliquez à ressentir davantage votre lien divin tout en accomplissant votre travail. Ayez du plaisir à servir votre âme de votre mieux, non pas dans une obsession perfectionniste, mais dans la récolte de la satisfaction que procure ce lien divin. Vous accueillerez vos erreurs avec patience, douceur et humour sachant qu’elles sont sources d’apprentissage. De vivre l’instant présent améliorera vos relations à l’autre. Il est impossible de communiquer réellement lorsque vous êtes préoccupé; aussi, vous remettrez vos problèmes à votre partie divine sachant que dans l’inconscient, une solution s’amorce déjà. À chaque rencontre, vous reconnaissez ce qu’il a de mieux et de plus élevé chez les gens. Bien que n’étant plus votre but, votre milieu de travail vous témoignera de plus en plus d’appréciation et de reconnaissance, car le monde extérieur n’est que le reflet de notre monde intérieur.

Avec surprise, vous découvrirez qu’il vous est de plus en plus facile d’appliquer une vieille loi anticompétitive : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est au service de votre âme que, par de petits gestes, vous serez un diffuseur d’amour et assaisonnerez votre quotidien et celui des autres.

Bien dans son poids

Dans notre société qui véhicule toutes sortes de « règles » au sujet du poids et de la silhouette idéale, il n’est pas toujours facile d’être « bien dans son poids ».

Qu’on ait un surpoids ou non, il semble, d’après ces barèmes, qu’on devrait toujours avoir quelque chose à changer, à transformer, qui ne soit pas acceptable chez soi, par exemple : être plus maigre, avoir le ventre plus plat, les seins plus fermes…

Même la personne qui présente la silhouette idéale, pour plusieurs, semble toujours avoir des traits ou des caractéristiques à retoucher, à remodeler.

La société dans laquelle on vit est intolérante envers toutes sortes de caractéristiques humaines. De nos jours, nous reconnaissons certaines de ces intolérances, comme le sexisme et le racisme, et y réagissons de plus en plus, quoiqu’il y ait encore beaucoup de travail à faire à ces niveaux.

Mais qu’en est-il des personnes qui ont un surpoids?

C’est comme s’il y avait un consensus silencieux de non-acceptation du surpoids et même un rejet autorisé des personnes qui présentent des rondeurs.

« Les enfants sont de plus en plus gros » disent les diverses études. Plusieurs causes (alimentation, manque d’exercices, etc.) sont identifiées pour expliquer cet état de fait. J’aimerais cependant ressortir un aspect peu entendu dans le discours habituel. Peut-être nos enfants ont-ils le message depuis leur plus jeune âge de leur entourage familial, scolaire, de la société, qu’ils ne sont jamais assez bien pour nos attentes d’adultes, pas assez performants, pas assez disciplinés, pas assez encadrés, … Trop d’enfants peut-être?

Dans la nature, quand un animal n’est pas assez performant, pas assez fort pour prendre sa place, pas assez imposant, il prend du poids pour devenir plus visible, plus impressionnant, plus à la hauteur… nous les humains, faisons aussi partie de la Nature.

Peut-être est-ce la réponse de nos enfants et de beaucoup d’adultes face à un monde de plus en plus intransigeant, qui ne fait pas assez de place à l’individu unique, aux différences de chacun, à l’acceptation de soi et des autres.

Les mots épanouissement, cheminement, progrès ne veulent pas dire perfection, surtout quand on réalise que ces « critères de perfection » sont dictés par des règles extérieures à soi et ne reflètent pas souvent nos valeurs profondes.

S’accepter et s’aimer dans ce que l’on est, être bien avec soi tout en s’épanouissant, c’est possible et c’est ce que je nous souhaite à tous, enfants, grands et petits, en ce début d’année 2004.

Le guerrier spirituel au contact des éléments

« Apprendre signifie expérimenter, le reste c’est seulement de l’information. » – Albert Einstein

Le guerrier part à la conquête. Il se trouve en lutte, en combat, en guerre. Il est toujours vigilant, attentif à ce qui se passe autour de lui. Il vit en état d’éveil constant, il guette son ennemi, conscient du danger qui l’entoure. L’ennemi pourrait attaquer ou le poursuivre à n’importe quel instant. Alors, il dit être prêt à se défendre. Il a besoin de vaincre, il doit gagner sa bataille. Le guerrier s’engage corps et âme dans sa cause jusqu’à risquer sa vie pour elle.

Est-ce que notre réalité quotidienne ne reflète pas pour bon nombre d’entre nous cet état de lutte, de guerre constante face à la vie? Vivre comme si toute la vie était un coup de dé, laissé à la chance, soumis au hasard, obligé aux malédictions imprévisibles et incontournables d’un destin incertain?

La lutte pour gagner du temps par exemple, la vigilance d’être presque parfait, irréprochable aux yeux des autres, le combat pour être le premier arrivé, pour avoir sa part du bonheur. Vaincre l’ennemi qui se cache sous des formes multiples, N’est-ce pas aussi vivre constamment dans le sentiment épuisant d’attaque ou de défense? Déconnectées de leurs racines véritables, les forces psychiques du guerrier se transforment en ennemis intérieurs. Il vit en bataille contre lui-même et devient la proie des poursuites impitoyables de ses propres créations mentales.

Vivant éloignés de la terre (voir même du sol) comme la plupart d’entre nous, nous demeurons pourtant des enfants de la terre. Nos racines psychiques traversent bel et bien l’asphalte et le béton et sont ancrées dans le sol, au-delà des fondations de nos maisons. Les racines de nos forces intérieures ont commencé à pousser à l’aube de la création de notre planète Terre. Cachées dans nos cœurs, elles attendent de nous donner leur nourriture, de nous rappeler à qui nous sommes reliés et qui nous supporte vraiment.

Cachée dans nos cœurs dort notre appartenance à l’environnement naturel. Nous avons tous la capacité d’utiliser nos sens du toucher, de la vue, de l’odorat, du goût, de l’ouïe avec bien plus d’acuité, de sensibilité et de précision que nous le faisons habituellement. Nos sens sont endormis et n’attendent que leur éveil.

« Les Indiens d’Amérique constituent un modèle éloquent d’une vie guerrière vécue dans le respect de la vie animale et végétale, grâce à une conscience de l’unicité du monde. […] Nous, nous sommes parvenus à dompter la nature extérieure, mais notre nature intérieure vit encore dans un état primitif, et elle nous violente sans cesse. » – Guy Corneau, père manquant fils manqué

Le guerrier fait partie de nos archétypes, c’est-à-dire des forces profondes qui nous poussent à l’action et qui guident nos décisions. Ainsi, il représente la fierté, le courage, la discipline, la simplicité, l’engagement, la persévérance, le dépassement et ultimement la quête de la paix.

Le guerrier spirituel est en quête de l’esprit ou de l’essence des choses dans l’action. Il apprend à apprivoiser les forces de l’esprit qui habitent toute forme de vie dans l’action concrète et continue. Il est le modèle d’une vie incarnée humaine guidée par les principes spirituels dans l’ici-maintenant.  Ses actes manifestent ses valeurs. Le guerrier spirituel sait qu’il n’y a pas un « là-haut meilleur » à atteindre et un « ici-bas ingrat » à endurer. Il se sait intégré dans les cycles de la vie qui demandent le changement constant. Sa spiritualité n’est pas une quête illusoire et linéaire qui croit évoluer vers un état « plus parfait », « plus haut », « plus harmonieux », « plus avancé ».

Le guerrier spirituel utilise son pouvoir intérieur personnel pour se relier au monde, Dans cette perspective, la Terre n’est pas une affaire à gérer pour créer des profits « durables ». Elle est un corps vivant auquel nous appartenons comme n’importe quel brin d’herbe. Le cordon ombilical qui nous relie à la Terre est le même pour tous.

Ces quelques lignes reflètent ma propre quête comme thérapeute et intervenante : comment, dans mon cheminement personnel, intégrer corps-esprit-âme dans le moment présent? Est-ce possible d’aider une personne à retrouver son équilibre et sa santé mentale, si la planète Terre, notre environnement premier, à l’extérieur de ma salle de consultation est malade?

Il me semble que nous avons besoin d’expériences concrètes pour nous relier à notre source de vie humaine, c’est-à-dire à l’environnement naturel, et de retrouver l’énergie de manifestation qui unit le ciel et le sol, le cerveau gauche et le cerveau droit, le Yin et le Yang, le principe féminin et masculin. L’environnement naturel, les éléments sont l’expression de ces forces universelles qui nous maintiennent et qui sont nos matériaux de construction humaine. Comme disait Hubert Reeves : « C’est à la démesure du ciel que nous devons notre existence ». – Poussières d’étoiles

Danser sa vie pour réduire la pression!

Le mot stress a été emprunté au vocabulaire de la sidérurgie par Hans Selye, endocrinologue, qui voulait dire, état de tension du métal. Cet état de tension pouvait varier en fonction des situations et de la capacité de chacun à réagir aux facteurs stressants.

N’oublions pas que le stress est nécessaire à la vie (eustress). Toutefois, un stress excessif installe des tensions chroniques qui mènent à une rigidité excessive (distress). Les causes de stress peuvent être multiples, médicales, fonctionnelles, psychologiques, environnementales… Le perfectionnisme est une cause psychologique assez répandue.

Perfectionniste? moi jamais!

La quête de la perfection crée un stress phénoménal qui nous empêche de croquer la vie dans toute l’intensité de son mouvement.

Sur un plan collectif, la course à la perfection cultive un esprit compétitif où la vitesse et le dépassement de soi sont des qualités profondément valorisées dans notre société. La conséquence est une société à deux vitesses, ceux qui performent et les autres.

Sur un plan individuel, les perfectionnistes ne sont jamais satisfaits de ce qu’ils sont. Ils ont toujours peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas plaire. Impossible donc de savourer ce que l’on est tout simplement. La satisfaction semble toujours dépendre d’un idéal à atteindre. À force de courir après une perfection extérieure à soi, vers un bonheur de l’ailleurs qui décentre, nous restons éloignés de la sensation et de l’accueil de ces moments magiques comme se sentir bien tel que l’on est. Ce qui aboutit inévitablement à enfermer l’individu dans une spirale d’insatisfactions permanentes, anxiogènes, coûteuses en terme d’énergie et exigeante à maintenir à tout prix.

Le stress comme résultat

Évidemment, cette exigence permanente imposée de l’extérieur ou par nos pensées crée un stress majeur qui se manifeste par toutes sortes de réactions physiologiques et comportementales pour nous adapter et trouver une façon pour répondre aux agents stresseurs. Par exemple, sous l’effet de l’adrénaline le corps se tend, le rythme cardiaque accélère, des douleurs diverses apparaissent avec une difficulté à se relâcher et goûter tranquillement au moment présent. Ces tensions laissent des traces, des cicatrices chimiques dans notre organisme, aboutit à la « désharmonisation » de nos organes, affaiblit notre système immunitaire. Nous nuisons à notre équilibre somatique. Ces accumulations de tension nous transforment en bloc de béton, et le dépassement permanent de nos limites brûle finalement notre fluidité corporelle.

Au travail, il arrive fréquemment que notre mouvement devienne sectionné, stéréotypé, répétitif. Ce stress laisse des traces dans notre mobilité qui à la longue inhibe et réduit l’amplitude de nos mouvements ce qui à la longue peut nuire à un vieillissement optimal.

Soyons toutefois rassurés. Ce processus limitatif est réversible. Toutes les stratégies mises en place pour réduire les effets du stress seront à privilégier.

Certains auront besoin de consulter en psychologie, d’autres de s’investir dans un sport ou une activité sociale. Mais personne ne pourra faire l’économie de casser ce cercle infernal; de se recentrer et de se remettre en mouvement en douceur pour commencer à réhabiter son corps et danser sa vie.

Danser sa vie au quotidien

Sur un plan corporel, prendre le temps de se détendre, de se remettre en mouvement, de se déplier, quel que soit son âge laisse émerger une motricité économique et un rayonnement, reflets d’une intériorité vivante.

Il faut du courage pour décider de danser avec nos agents stresseurs. Du lever au coucher, notre quotidien regorge de situations où notre corps est mis à contribution. Que de flexions, d’extensions, de torsions nous faisons sans même nous en rendre compte. Notre agenda chargé, nos horaires variés, nous poussent à nous ajuster en permanence sur un plan rythmique. Et même lorsque notre motricité est réduite au minimum, soit pendant que nous dormons, le mouvement reste encore présent et agit sur la qualité de notre sommeil. C’est ce qui nous fait être vivant.

J’ai toujours aimé me promener dans la nature. C’est pour moi la meilleure façon de me ressourcer. C’est accessible et non coûteux. Je trouve la source de mon inspiration lorsque j’observe la fluidité des arbres dans le vent. Je regarde l’herbe se trémousser sous la brise légère. Lors de ces marches, je respire au rythme du vivant qui m’entoure et j’y trouve encore la paix. J’ai l’impression de faire corps avec cet environnement paisible, de danser avec la nature.

À vous de varier vos plaisirs et de trouver votre façon de danser votre quotidien!

Références :

SELYE, H., The Stress of life. New York, McGraw-Hill, 1956 www.unisson06.org/dossiers/relation_aide/stress.htm

Le manifeste de la personne heureuse – Je suis unique

Je suis une ressource naturelle illimitée, d’une valeur incroyable, à laquelle j’ai seul accès : personne n’a le pouvoir de transformer ma vie comme je le peux. Personne n’est responsable de mon bonheur. Alors, qu’est-ce que j’attends pour m’y mettre?

Je suis un individu unique; il n’existera jamais dans toute l’histoire de l’univers une autre personne exactement pareille à moi. Ce que je vois, ce que je vis, personne ne le verra à travers les mêmes yeux, personne ne le percevra du même point de vue, avec les mêmes émotions, la même passion, les mêmes valeurs, le même bagage psychologique. Chaque moment m’est unique.

Je suis une personne de la plus haute importance! Nous sommes tous liés l’un à l’autre, et mes actions influencent la vie de tous et chacun. Personne ne peut contribuer à l’univers à ma façon. Je suis responsable de fournir cette contribution, car personne ne peut le faire à ma place. Je me dois donc de cultiver pleinement mon potentiel personnel. Si je ne le fais pas, je suis injuste envers le monde entier, mais, avant tout, envers moi-même. Je mérite d’être la meilleure personne que je puisse devenir.

Je suis unique et je reconnais que les autres le sont aussi. Je ne chercherai pas de modèle à imiter, car je ne pourrai atteindre la perfection que dans ma propre peau. Je m’inspirerai des qualités louables des autres, mais je suivrai ma propre voie. Je sais que je ne serai jamais à mon meilleur si je nie mon moi intérieur authentique au profit d’une imitation.

Je reconnais que le développement de mon plein potentiel requerra un effort constant et ardu – mais combien satisfaisant! – sans que je cherche en plus à réaliser le potentiel de l’autre! Ma vie m’appartient, je peux en faire ce que j’en veux. Je ferai face à la critique, tout en sachant que j’ai été honnête envers moi-même, que j’ai fait de mon mieux.

Je prendrai le temps d’apprendre à bien me connaître, afin de déterminer qui je suis vraiment en mon for intérieur et ce qui fait de moi la personne extraordinaire et unique que je suis. Je chercherai au fond de mon cœur ma propre vérité et je la chanterai tout haut. Je découvrirai ce qui fait mon individualité et j’en serai fière! Je demeurerai humble, par contre, et ouverte à toute possibilité d’amélioration.

Je ne laisserai pas « C’est comme ça que je suis! » restreindre ma croissance personnelle. Je reconnaîtrai les changements bénéfiques au plein développement de mon potentiel. Je ne me cacherai pas derrière de fausses excuses, je ferai preuve de clémence envers moi-même, et je me fierai à moi-même pour bâtir mon avenir. Je revendiquerai le bonheur qui me revient.

Je m’aime. Je m’accepte. Je m’améliore. Je suis heureuse et j’y ai droit! Apposez votre signature ci-dessous si vous êtes aussi une personne unique, heureuse, importante, extraordinaire.

Se connaître à travers l’alimentation

Votre alimentation peut vous aider à devenir conscient de l’amour que vous vous portez. C’est un moyen parmi d’autres d’apprendre à vous connaître davantage. En effet, la façon dont vous répondez aux besoins de votre corps physique reflète votre degré d’amour de soi, car elle indique la manière dont vous nourrissez également vos corps émotionnel et mental.

Une minorité de personnes ne mangent que lorsqu’elles ont faim et donnent à leur corps ce dont il a besoin. La majorité mange pour une ou plusieurs des raisons suivantes.

MANGER PAR HABITUDE.
Par exemple, manger à la même heure ou la même chose régulièrement. Ce comportement signifie que vous vous fondez sur ce que vous avez appris au lieu de vérifier quels sont vos besoins réels.

MANGER PAR PRINCIPE.
Par exemple, boire du thé vert pour ses bienfaits (et non par plaisir) ou manger les restants pour ne pas gaspiller. Agir ainsi signifie que vous vous laissez influencer par le bien, le mal, les apparences ou l’opinion des autres.

MANGER PAR GOURMANDISE.
Par exemple, vous ne pouvez résister lorsqu’on vous offre quelque chose d’appétissant. Ceci indique que vous vous laissez influencer par les autres, que vous écoutez leurs besoins avant les vôtres.

MANGER PAR ÉMOTION.
Par exemple, à la suite d’une discussion ou d’un désaccord avec quelqu’un, vous avez une envie soudaine de manger. Si ceci vous concerne, c’est qu’au lieu d’exprimer vos émotions, vous les refoulez ou les niez par peur de souffrir.

MANGER PAR PARESSE.
Par exemple, manger des aliments préparés vous paraît plus simple que de cuisiner ce dont vous avez réellement besoin. Si vous vous reconnaissez, c’est que vous manquez d’estime de vous-même, que vous ne croyez pas en votre valeur personnelle. Vous ne prenez donc pas le temps de répondre à vos réels besoins.

MANGER PAR RÉCOMPENSE.
Par exemple, vous mangez quelque chose que vous aimez après une dure journée de travail. Puisque vous vous êtes efforcé de dépasser vos limites, vous ressentez le besoin de vous récompenser. Quand vous agissez ainsi, c’est que vous avez été trop exigeant envers vous-même; votre perfectionnisme a pris le dessus.

Ces quelques exemples démontrent six façons de manger parmi d’autres.

Il est très important de vous souvenir que toutes ces significations devraient servir à vous connaître davantage et non à vous critiquer.

Au moyen d’une rétrospective quotidienne, vous pourrez observer quelles sont vos façons de manger, dans le but de vous accepter et non pas de vous changer. La rétrospective sert à vous montrer l’influence des croyances et des peurs que vous entretenez depuis votre enfance.

En vous donnant le droit d’être ainsi, vous verrez que graduellement, il y aura une transformation dans vos façons de manger.

Quand vous observez que vous mangez par faim, vous pouvez en conclure que dans d’autres domaines de votre vie vous êtes aussi à l’écoute de vos besoins, c’est-à-dire que vous avez la sagesse de vous poser des questions avant d’agir, de parler ou de prendre une décision. Si vous mangez par faim la moitié du temps, cela indique qu’en général, vous écoutez vos vrais besoins la moitié du temps. Le reste du temps, vous agissez par émotion, par habitude, par paresse, etc.

Chaque jour, dites merci à l’Univers d’avoir la chance de vous connaître par le biais de votre alimentation, même si vous n’êtes pas d’accord avec ce que vous avez mangé ou bu. Cette attitude est préférable pour votre corps et votre âme que vos accusations habituelles. Plus vous vous donnerez de l’amour, plus vous serez énergisé. Cette nourriture spirituelle est aussi importante que toute nourriture physique.

S’accompagner au quotidien avec les huiles essentielles

Le stress est un phénomène omniprésent dans notre société moderne axée sur la performance et la perfection. Il peut être décrit comme étant une réaction de notre corps en recherche d’adaptation à son environnement. Il est essentiel pour prendre des mesures dans la vie courante et surtout lorsque notre vie est menacée. Le stress devient problématique lorsqu’il dépasse la capacité de l’organisme à s’adapter.

Il peut être d’ordre physique, mental ou émotionnel et a une incidence sur les différents systèmes du corps humain, notamment les systèmes digestif, immunitaire et cardiovasculaire, le métabolisme, le sommeil et l’inflammation.

Les huiles essentielles, pour leur part, sont des essences volatiles extraites de plantes aromatiques obtenues par la distillation à la vapeur d’eau. Elles peuvent nous accompagner et contribuer à réduire le stress.

Il existe un large éventail d’huiles essentielles aux propriétés calmantes, sédatives, relaxantes, antidépressives, apaisantes et harmonisantes.

En voici quelques unes :

  • Bergamote, Citrus bergamia
  • Camomille noble, Chamaemelum nobile
  • Litsée citronnée, Litsea citrata
  • Lavande vraie, Lavandula angustifolia
  • Lavandin super, Lavandula hybrida CT super
  • Laurier noble, Laurus nobilis
  • Marjolaine à coquilles, Origanum majorana
  • Orange douce, Citrus sinensis
  • Petitgrain bigarade, Citrus aurantium
  • Ylang ylang, Cananga odorata

Pour utiliser ces précieuses alliées au quotidien, on privilégiera les voies olfactives puisqu’elles sont directement reliées au système nerveux. Les molécules inspirées agissent sur le système limbique, siège des émotions et du plaisir, et nous aident ainsi à gérer certaines situations.

On peut explorer les voies olfactives de diverses façons. Voici quelques suggestions :

1. Déposer une goutte d’huile essentielle sur les poignets afin d’en respirer l’odeur. *Prudence avec les huiles essentielles aux zestes d’agrumes (mandarine, citron, orange douce, bergamote, petitgrain bigarade, pamplemousse, etc.); elles sont photosensibilisantes. Cela signifie que nous éviterons de les appliquer sur la peau lors d’une exposition au soleil.

2. Créer une ambiance calme et décontractée au moyen d’un nébulisateur ou d’un brumatiseur.

3. Ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles dans du savon liquide qu’on mélange ensuite à l’eau du bain afin d’en ressentir les bienfaits. *Les huiles essentielles doivent être mélangées à un excipient approprié puisqu’elles ne se dissolvent pas dans l’eau.

Nous pouvons également réduire l’incidence du stress en posant certains gestes au quotidien : faire de l’exercice, respirer, rire, aller en nature, prendre un bain de soleil, dormir, bien manger, etc.

Si votre niveau de stress est élevé ou chronique (épuisement, fatigue, déprime, insomnie), n’hésitez pas à consulter un aromathérapeute certifié qui pourra vous donner des conseils adaptés à votre situation.

Précautions : L’information contenue dans cet article n’est pas destinée à diagnostiquer, à prévenir, à traiter ou à guérir aucune maladie physique ou psychologique et ne peut en aucun cas remplacer l’avis médical d’un professionnel de la santé. Si vous prenez des médicaments, souffrez d’épilepsie, êtes enceinte ou allaitez, consultez un professionnel de la santé.

Le besoin d’écoute

L’écoute véritable est un don si rare que de nombreuses personnes payent des spécialistes de toutes sortes pour être écoutées. Très peu de gens savent écouter. En effet, rares sont ceux qui s’arrêtent vraiment pour écouter les autres. Trop souvent, on écoute en s’occupant d’autre chose ou en laissant un événement, une personne ou un objet nous distraire. Trop souvent aussi, on écoute en ramenant tout à soi et en cherchant la moindre occasion d’intervenir pour prendre toute la place.

Mais alors, en quoi consiste la véritable écoute? Écouter, c’est prendre le temps, au moyen d’une présence attentive et chaleureuse, d’accueillir l’autre et de lui manifester une acceptation totale de ce qu’il est en laissant de côté nos propres préoccupations.

Beaucoup d’êtres humains souffrent du manque d’écoute. Certains parents sont souvent trop occupés ou trop préoccupés pour « prendre le temps » de s’arrêter et d’écouter leurs enfants. Certains enseignants ont tellement de choses à dire et à montrer qu’il leur reste bien peu de temps pour être à l’écoute du vécu de leurs élèves. De leur côté, certains spécialistes de la santé physique ou psychique sont parfois tellement esclaves de leurs connaissances théoriques et pratiques qu’ils tentent de mettre leurs clients au service de leurs théories et de leur technique de travail plutôt que d’être à l’écoute de leurs besoins.

L’écoute véritable exige du temps, de l’attention, de la présence, de la chaleur et de l’acceptation. Il n’y a pas d’écoute s’il n’y a pas, de la part de l’intervenant, une présence attentive et chaleureuse et une grande capacité d’acceptation.

La personne écoutée doit sentir que ses problèmes, son vécu, ses difficultés sont, au moment où elle en parle, les seules choses qui occupent l’attention de l’aidant. Elle doit sentir que ce qu’elle dit est, dans l’ici et maintenant de la relation, ce qu’il y a de plus important pour celui qui l’écoute.

Elle doit ressentir cette importance que lui accorde l’aidant non seulement par une attitude extérieure d’écoute, mais également par un intérêt réel et soutenu pour tout ce qui la concerne. La personne écoutée doit sentir, enfin, que cet intérêt qu’elle perçoit tient surtout au fait qu’elle sait, sans aucun doute, qu’elle est aimée et acceptée telle qu’elle est.

L’écoute qui juge, qui conseille, qui interprète n’est ni « acceptante » ni « aidante ». Apprendre à écouter, c’est d’abord et avant tout apprendre à s’accepter dans une atmosphère où le jugement, le conseil et l’interprétation font place le plus possible à cette écoute accueillante, attentive et chaleureuse dont chaque être humain a besoin pour naître et pour s’ouvrir aux autres. Toutefois, la route vers l’acceptation totale de soi-même est une route remplie de méandres et d’obstacles. L’homme tend vers la perfection et, pour y arriver, il doit s’accepter aussi dans sa difficulté à admettre certaines parties de lui-même. Le travail d’acceptation de soi et des autres demande du temps. Quand un intervenant a du mal à accepter un client ou un élève, il ne peut qu’accueillir ses limites et se servir de cette difficulté pour faire un pas de plus sur le chemin de l’acceptation de lui-même. Parfois, accepter de ne pas accepter, c’est paradoxalement la voie de l’acceptation et du changement vers une plus grande écoute accueillante de soi et des autres.

La peur de décevoir

La peur de décevoir est une consé­quence de la peur du rejet. Pour éviter d’être rejetée, la personne marquée par une blessure d’abandon et une blessure d’infériorité se donnera comme objectif d’être parfaite. Seule la perfection, croit-elle, lui permettra d’échapper à la souffrance du rejet et du jugement. Le problème résulte du fait que ses critères de perfection vien­nent de l’extérieur. Cette personne dépend donc du regard que les autres posent sur elle. Par conséquent, elle est hantée par l’idéal qu’elle conçoit d’elle-même pour ne pas décevoir. Cet objectif idéal mobilise une énergie considérable parce qu’il va souvent à l’encontre de la nature réelle de la personne. Il l’empêche donc d’être elle même. En fait, la personne qui a peur de décevoir, comme celle qui a peur du rejet, ne s’accepte pas telle qu’elle est et dépense toute son énergie à atteindre l’idéal de perfection qu’elle s’est fixé en fonction des introjections parentales et de son entourage. N’ayant pas suffisamment confiance en elle-même, elle est convaincue qu’elle ne mérite pas l’amour parce qu’elle n’en vaut pas la peine. C’est l’enfant à qui l’on a demandé la perfection et qui n’était pas accueilli et reconnu pour ce qu’il était. Cet enfant continue, à l’âge adulte, à s’imposer des exigences démesurées. Ce qui importe alors pour lui, c’est d’être ce qu’il faut être et de faire ce qu’il faut faire pour être à la hauteur. Son sentiment de n’être jamais assez compétent, assez intelligent, assez aimable l’empêche de s’estimer et de se donner de l’importance. Aussi existe-t-il par ce qu’il fait beaucoup plus que par ce qu’il est.

Comme nous vivons dans une société de l’avoir et du savoir, dans un monde où la fonction est plus importante que la personne, il est bien évident que ceux qui craignent de décevoir parce qu’ils manquent de confiance en eux-mêmes tenteront de faire le plus possible pour être à la hauteur. J’ai été moi-même une mère exigeante avec mes deux aînés. Je me préoccupais bien sûr de leur vécu et de leurs besoins, mais j’avais projeté sur eux mon idéal de perfection. Je vivais à l’époque dans une petite ville où presque tout le monde se connaissait et où se trouvaient ma famille, mes élèves, mes amis et mes collègues de travail. Je ne voulais pas décevoir tous ces gens qui m’entouraient et j’exigeais alors beaucoup de moi-même et de mes enfants. Je voulais qu’ils réussissent bien à l’école et qu’ils donnent toujours le meilleur d’eux-mêmes. Quand, en 1982, j’ai quitté ma ville natale pour aller poursuivre mes études de doctorat à Paris avec mon conjoint et nos quatre enfants, âgés alors de 13, 10, 7 et 3 ans, quelque chose a basculé dans mes valeurs. Je me retrouvais dans une grande ville où je ne connaissais qu’une personne. Nous vivions dans un appar­tement de trois pièces, avec des meubles prêtés. Pour réaliser ce projet et le prolonger pendant trois années consécutives, nous n’avions que les moyens de nous payer l’essentiel : le loyer, la nourriture, les études et les visites culturelles.

C’est là, sur cette terre de mes ancêtres, que j’ai intégré ce qu’est la liberté d’être soi-même. Je ne possédais à peu près rien, j’étais étudiante à temps plein. J’ai donc dû apprendre, petit à petit, à trouver ma valeur en moi-même. Ce que je faisais et ce que j’avais ne revêtaient plus la même importance; ce qui comptait surtout, c’était ce que j’étais. En prenant conscience de mes forces et de mon potentiel, j’ai appris là-bas­ à m’accepter et à m’apprécier davantage. J’ai aussi appris, par ce qu’a déclenché cette nouvelle situation, à ne plus viser la perfection pour éviter de décevoir. Au lieu d’agir pour plaire, j’ai appris à agir pour me plaire. Je ne peux pas prétendre que cette peur de décevoir ne m’habite plus. Elle émerge encore en moi.
La différence toutefois, c’est qu’elle a moins d’emprise sur moi. Je ne la laisse plus autant diriger mes actions par rapport à ce qu’il faudrait être ou faire pour plaire. Je l’accueille et je m’en sers pour orienter ma vie dans le sens de mes besoins et de mes valeurs profondes. Quelque chose a également changé dans mon appro­che avec les enfants. J’accorde beaucoup plus d’importance à l’expérience vécue qu’à la performance et à la réussite extérieure. Cela me rend plus accueillante et plus humaine. Mes valeurs ont changé. Peu importe ce qu’ils font de leur vie, la seule chose qui compte pour moi, c’est qu’ils soient heureux. Je me rends compte chaque jour de ce changement dans ma relation avec eux.

La confiance que nous développons en nous mêmes et, par conséquent, dans les autres nous permet de transformer la peur de décevoir en moyen de propulsion. Dans une relation d’aide authentique, le travail sur soi permet de retrouver cette confiance. Sans elle, la personne qui a peur de décevoir bloquera sa créativité et tâchera de satisfaire des exigences aliénantes qui ne corres­pondent pas à sa vérité intérieure. Par peur de décevoir et de ne pas être parfaite, elle écoutera les autres plutôt que de s’écouter. Elle se niera. Dans la relation, elle ne se donnera pas d’espace intérieur et vivra donc de perpétuelles frustrations. Il n’y a pas de communication authentique sans engagement profond et vrai des deux interlocuteurs. Si nous n’écoutons pas notre peur de décevoir, nous risquons de nous perdre dans le monde des autres plutôt que de favoriser la relation avec nous-mêmes et avec ceux que nous aimons.