Ne rien faire… un luxe à s’offrir

Est-il encore possible, dans notre société nord-américaine, de s’arrêter de faire? Je vous invite à penser à vos week-ends, à vos journées de congé, à vos vacances. Que faites-vous pendant ces moments précieux qui devraient servir à recharger vos batteries? Si vous êtes comme moi et comme beaucoup de gens qui m’entourent, vous vous apercevrez qu’il y a toujours quelque chose à faire. Que ce soit par obligation, par choix ou par automatisme, il est très rare qu’on prenne le temps de s’arrêter complètement.

Le week-end arrive, et nous en profitons pour faire du ménage, du lavage et pour préparer les repas de la semaine. S’il nous reste un peu de temps ou si on se donne la permission de prendre un congé un peu plus long, alors on se détendra en lisant un livre, en regardant un film, en écoutant la radio, en faisant de l’exercice. Bref, en s’occupant. Parce qu’on a l’impression que ne rien faire, c’est plate!

Même quand notre corps nous envoie des messages (qu’on choisit d’ignorer) et qu’on se retrouve malade, il reste difficile pour certains de s’arrêter ou de simplement ralentir le rythme. Si on est obligé de ne rien faire, alors l’inaction nous pèse. On se sent inutile, parfois même coupable. Ne rien faire est devenu un luxe qu’on ne s’offre plus.

La raison reste propre à chacun, mais il est clair que toutes les raisons sont bonnes pour ne pas s’arrêter. L’adage « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt » illustre bien ce que la société pense de ceux qui, comme moi, aiment bien flâner au lit en ne faisant rien le matin. Le temps reste une autre contrainte populaire. Quand on sait que la majorité des gens n’ont pas assez de temps dans une journée pour faire tout ce qu’ils voudraient faire, comment envisager de prendre du temps pour ne rien faire? Ensuite viennent les peurs que l’idée de s’arrêter suscite : peur de passer pour un égoïste en prenant du temps pour soi, peur de s’ennuyer à ne rien faire, peur du silence, de la solitude, du vide, peur de soi, de son discours intérieur… Il y a autant de peurs qu’il y a de gens.

Mais la vraie question ici est pourquoi devrions-nous décider de ne rien faire?

Ma réponse est simple : pour pouvoir se retrouver, pour être capable de se reconnecter à son essence. Trop souvent, nous nous retrouvons aspirés dans le tourbillon qu’est notre vie mouvementée et saturée de notre environnement extérieur. Il est facile de devenir désorienté et de perdre de vue ses points de repère. S’arrêter devient un outil pour nous permettre de remettre le compteur à zéro. Je vois toujours la différence chez une personne avant et après qu’elle ait pris le temps nécessaire pour s’arrêter. Quelqu’un qui s’est donné le droit de ne rien faire pendant une journée, un week-end ou une semaine dégagera un calme paisible. Un sentiment de paix intérieure irradiera de son être, et on pourra lire un bonheur tranquille dans ses yeux. Cette sérénité vient du fait qu’elle a réussi à s’entendre et à s’accueillir. Une harmonie s’est créée entre son mental, son cœur et son corps. Imaginez l’énergie physique, psychologique et émotionnelle dont cette personne dispose désormais!

Alors, maintenant que vous connaissez les bienfaits de ne rien faire, il ne vous reste qu’à le mettre en pratique. Trouvez-vous des lieux, des moments, sortez de votre routine et, surtout, donnez-vous le droit de ne rien faire.

Cinq questions pour rester motivé après un échec

Vous est-il déjà arrivé d’abandonner un projet lorsque vous avez senti que vous n’y arriveriez jamais? Lorsque vient le temps d’apporter des changements dans sa vie, l’échec fait partie du processus et peut avoir un effet démotivant si vous n’y êtes pas préparé. Le présent article vous présente cinq pistes de réflexion qui vous permettront de transformer l’échec et de continuer à aller de l’avant selon les choix que vous aurez faits.

1. Quelles sont les leçons que je peux tirer de cet échec?
De toute évidence, vous avez appris de cette expérience. Einstein lui-même recommandait de passer à autre chose rapidement, mais sans oublier la leçon tirée de l’échec. L’apprentissage peut se faire en vous demandant comment vous auriez pu agir, répondre ou intervenir différemment, en évaluant la procédure que vous avez suivie, en révisant vos capacités, connaissances ou qualités personnelles, ou en analysant le contexte environnemental ou organisationnel. Tirer une leçon de ses erreurs, c’est inévitablement investir dans sa progression personnelle. En faire part à ses pairs, c’est faire preuve d’encore plus d’humilité…

2. Quel sens prourrais-je donner à cette expérience?
En prenant du recul par rapport à la situation, vous en aurez une perspective différente, à l’instar du pilote d’hélicoptère qui observe la situation de loin. Le recul vous permet non seulement d’accepter l’échec, mais également d’ouvrir la possibilité de changer le plan de match. Ainsi, peut-être développerez-vous une nouvelle stratégie, ajusterez-vous le tir ou encore aurez-vous fait la rencontre d’une personne importante. Ce sont tous des sens différents et valables.

3. Quels sont les avantages de ne pas avoir réussi?
Croyez-le ou non, il y en a! Walt Disney a dit à ce sujet : « Toutes les situations d’adversité, tous les problèmes et obstacles que j’ai rencontrés dans ma vie m’ont rendu plus fort. » Concentrez-vous donc sur cet aspect positif, et vous verrez votre énergie remonter. Parfois, le statu quo n’est pas un mauvais choix. Permettez-vous de vous poser la question « Quels sont les avantages de ne pas avoir réussi? », et vous verrez votre attitude changer face à l’échec.

4. Comment pourrais-je m’y prendre différemment?
Il peut être intéressant de regarder la situation sous un autre angle en déterminant les avantages auxquels vous devrez renoncer en raison de cet échec. Par la suite, demandez-vous s’il n’y aurait pas une autre façon d’obtenir ces avantages manqués ou perdus. Henry Ford a dit : « La défaite est la chance de recommencer plus intelligemment. » Le chemin pour atteindre votre destination est peut-être plus facile que vous ne l’aviez imaginé au départ…

5. Se pourrait-il qu’une partie de moi ne voulait pas réussir?
La Loi de l’attraction fonctionnant invariablement, tout comme la loi de la gravité, la non-manifestation de votre choix peut être due à des pensées non bénéfiques que vous entretenez. Se peut-il qu’une partie de vous ne souhaitait pas cette réussite? Soyez honnête. La peur du succès est la troisième plus importante peur chez l’humain (après la peur de mourir et celle de parler en public). Si c’est votre cas, je vous encourage à travailler cette peur parce qu’aujourd’hui, il s’agit d’un échec, mais plus tard, si vous souhaitez avancer et transformer votre vie, vous devrez dépasser cette peur limitante.

Souvenez-vous de ce qu’a dit Benjamin Franklin à ce sujet : « Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques. » Alors, cet automne, foncez, amusez-vous et agissez comme si vous en étiez à votre première année à l’école élémentaire : donnez-vous le droit de ne pas être parfait!

Compostelle : rentrer chez soi

L’idée de faire Compostelle me trottait dans la tête depuis plusieurs années. Un projet de retraite, me disais-je!

Puis, un évènement inattendu vint chavirer ma vie, jusque-là assez tranquille, et l’urgence de rompre avec mon train-train quotidien se fit sentir. L’idée de marcher Compostelle refait surface. Je décide donc d’entreprendre des démarches pour actualiser mon projet.

Ma première démarche est d’assister à des réunions d’information données par l’Association du Québec à Compostelle – outaouais@duquebecacompotelle.org. Quelques rencontres, et ma décision de partir était prise. Mon deuxième pas est de me choisir une date de départ. On était en septembre – je décidai de partir à la fin mai. Je marchais déjà régulièrement, mais à partir de ce moment, je me fis un devoir de marcher une heure ou deux chaque jour. Au prin­temps, je commençai à marcher avec un sac à dos en y ajoutant graduellement du poids. Le dernier mois, je m’étais procuré une bonne chaussure de marche et je marchais avec un sac à dos pesant près de 10 kilos, le poids suggéré. Je devais choisir avec parcimonie les items (vêtements, articles de toilette, sac de couchage, souliers, etc.) dont j’aurais besoin. Je partais de St-Jean Pied de Port, en France, avec la ferme intention de me rendre à St-Jacques de Compostelle en quarante jours. Je m’étais procuré un petit guide indiquant tous les endroits, avec kilométrage et divers coûts, où l’on peut s’arrêter pour manger, dormir, visiter, etc. L’étude attentive de ce guide me donnait la certitude d’atteindre mes objectifs.

J’avais décidé de partir seule malgré les personnes qui tentaient de m’en dissuader. J’avais rencontré une dame un peu plus jeune que moi – j’avais alors 64 ans – qui avait fait le Chemin seule, en toute quiétude. Je partis donc seule; je ne l’ai jamais regretté!

Quel beau défi! Les premières journées ont peut-être été, mentalement plus que physiquement, difficiles – la peur de l’inconnu me han­tait un peu; puis, après quelques jours, la peur s’estompa, et la paix s’installa doucement en moi. Je faisais aussi de belles rencontres, et des échanges riches en décou­laient. Bon nombre de pèlerins font le Chemin pour repenser leur vie. Les confidences ne sont pas rares, et l’écoute doit être présente. Comme je suis plutôt de tempérament introverti, certaines confidences faisaient monter en moi des émotions réprimées que je me devais de regarder en face!

Il y eut bien quelques impondéra­bles : le froid du matin les premières semaines, la chaleur qui s’installa et la pluie par moments. À cela s’ajoutaient : la marche, les sentiers, la traversée des villes et villages, la nourriture, les refuges pour coucher. Mais quelle satisfaction le soir arrivé!

Tout au long du chemin, des choix s’imposent, comme dans la vie, d’ailleurs! Prendre un recul pour me redécouvrir, réfléchir avant d’entreprendre une nouvelle étape de ma vie, même si cela devait réveiller des émotions enfouies, n’a pas été facile. Le chemin de la tête au cœur est le plus long! Mais quel beau cadeau je me suis fait! Bien sûr, différentes façons s’offrent à nous pour faire ce travail, mais pour moi, Compostelle fut mon étincelle!

Oui, il y eut des embûches tout au long du chemin. Certains sentiers sont tortueux, rocailleux, monta­gneux, mais il y a aussi des paysages à vous couper le souffle pour faire oublier un peu les obstacles. Le silence et la contemplation – tellement réparateurs – font partie intégrante de ce voyage! Le corps et l’âme en tirent de nombreux bienfaits… Malgré toutes les difficultés rencontrées, la force et la paix qui s’installent en soi et les belles rencontres que l’on fait nous réconfortent amplement pour continuer à avancer vers notre but.

Quant à moi, cette aventure m’a beaucoup fait grandir et m’a préparée à entamer ma retraite avec bonheur.

Pour terminer, j’ajouterais que des « Compostelles », il en existe plusieurs – pas toujours sur les Chemins! À chacun et chacune de trouver le sien! L’important, c’est d’être en accord avec ses choix et de se respecter dans tous les tournants où nous mèneront les pas choisis.

De parent à leader… une question de perspective

Quand je travaille avec des équipes, je me surprends souvent à faire des parallèles entre gérer une équipe et élever une famille. J’ai donc pensé que je pourrais partager avec vous quelques stratégies qui font souvent partie de mes enseignements en milieu de travail et qui s’appliquent si bien à la maison. Alors chers parents, êtes-vous des leaders? Je réponds que OUI, définitivement!

Se connaître et se reconnaître
Tout comme un leader qui mène une équipe au succès, je crois que pour guider nos enfants efficacement, il est bon d’apprendre à bien se connaître : qui nous sommes vraiment, à quoi réagissons-nous, de quoi avons-nous besoin pour être en paix, quelles sont nos limites à respecter et que nous oublions peut-être parfois? Pour aider à se connaître un peu mieux chaque jour, transformez-vous en « inspecteur » qui va à la recherche d’indices : il regarde, observe sans juger, constate. Par exemple, où va votre pensée quand le professeur vous dit que votre enfant pourrait faire mieux en mathématiques? Observez sur quoi se concentre votre pensée, toujours sans vous juger, juste observer ce qui est. Ensuite si vous croyez que cette pensée n’est pas aidante, vous pourrez l’ajuster, peut-être en incluant dans votre focus toutes les matières où votre enfant réussit bien. Un autre exemple : quand vous réagissez avec frustration, observez ce qui a mené à cet état.  Est-ce une limite non respectée? Est-ce une peur non avouée? Faites cette expérience : placez-vous en mode observation pour les sept prochains jours, et voyez ce que vous apprendrez sur vous-même.

Pendant cet exercice d’observation, notez aussi vos réussites si petites soient-elles. Il serait injuste de ne noter que ce qui ne fonctionne pas; il est important d’équilibrer en notant ce qui va bien, ce qu’on fait de spécial.  Et n’oubliez pas de vous célébrer!

Accueillir et accepter
Accepter ce que nous avons reçu (les ressources) et travailler avec pour atteindre ses objectifs. C’est la phrase que je véhicule dans mes formations de leadership dans le milieu des affaires. Moi j’ai longtemps été une spécialiste de la résistance. À chaque fois qu’un professeur ou un professionnel de la santé me donnait de l’information, je devais toujours faire ma propre recherche, donner ma propre opinion pour prouver qu’ils ne comprenaient pas tout… le déni, la résistance. Avec les années, j’ai appris à mieux accueillir la réalité comme elle se présentait et à accepter ce qu’elle m’offrait, que ce soit à travers mes enfants ou dans d’autres sphères de ma vie. Je peux vous confirmer que ma vie est plus facile maintenant.

Je me souviendrai toujours d’un certain matin à l’aéroport avec ma fille de 20 ans qui refusait d’embarquer dans l’avion car elle faisait une crise d’angoisse. Comme nous étions à l’étranger et que nous revenions à la maison, il n’était pas question d’annuler le voyage. Ce jour-là j’étais vraiment inspirée et j’ai accueilli la situation telle qu’elle était en demandant à ma fille ce qu’elle se sentait capable de faire pour retourner chez nous. Elle a suggéré l’autobus (20 heures de route). Je n’ai pas résisté; je l’ai accompagnée à la recherche d’un horaire pour finalement qu’elle réalise que c’était trop compliqué et qu’elle embarquerait dans l’avion. Ça n’a pas été un vol facile pour elle, mais en accueillant sa peur et la possibilité de retourner en autobus, je créais une ouverture à solutionner plutôt qu’à contrôler. Ça été beaucoup plus facile. Quand vous accueillez la réalité, ça permet de vous mettre en mode « résolution » et d’avancer. Vous relèverez vos défis avec beaucoup moins de perte d’énergie et de bien meilleures idées.

« Faire » confiance
J’utilise l’expression « faire confiance » par rapport à « avoir confiance » parce que le verbe faire implique une décision alors que le verbe avoir implique quelque chose qui est là de façon naturelle. Vous pouvez choisir à qui vous faites confiance dans la vie en général; mais quand ça vient à nos enfants, nous nous retrouvons souvent dans nos peurs et nous oublions d’accorder notre confiance à l’enfant, à nous-mêmes, et au processus d’évolution. Ma mère disait toujours : « Francine, fais confiance à la vie ». Ce que j’en ai compris, c’est que malgré les défis que la vie nous présente, à travers nos enfants ou nos autres relations, nous pouvons faire confiance que nous serons en mesure de les relever avec force et courage. Et cette décision nous permet très souvent de transformer un scénario futur « épeurant » en scénario de possibilités. Ceux qui ont vécu des épreuves le disent toujours : « Dans cette situation, j’ai tellement appris et ça a changé ma vie…; c’était finalement un cadeau de la vie ». J’ai entendu cette phrase dernièrement d’une amie qui a survécu à un cancer du sein et qui, aujourd’hui s’en trouve transformée. Alors faites le choix de faire confiance.

Sur ce, chers parents, je vous invite à jouer à l’inspecteur et à observer vos bons coups autant que vos questionnements; sachez vous célébrer! Vous serez ainsi plus fort et mieux équipé pour accueillir ce que la vie met dans votre assiette à chaque jour. Il n’y a de solution magique pour personne, seulement des solutions réalistes. Et finalement, faites-vous confiance; vous êtes le bon parent pour votre enfant!

L’humain dans son humanité

J’aime l’humain. Je m’intéresse au parcours de vie des femmes et des hommes qui m’entourent. Je suis émue par la vulnérabilité de l’autre. Mais qu’en est-il de la mienne? J’aime ouvrir mon cœur au désarroi de l’autre. Et moi, suis-je capable de laisser voir le mien?

Un pont sert à relier deux rives. À quel niveau se situe le mien? Au niveau de la tête ou du cœur? Quand il se situe au niveau du cœur, je suis dans mon humanité, dans ma vulnérabilité, dans ma beauté. Quand il se situe au niveau de la tête, je suis dans mes peurs, dans mes doutes, dans mes blessures. Ma tête vient refroidir mon cœur. Cela s’appelle la dualité et la dualité est préjudiciable à l’authenticité et à l’humanité.

Passer de la tête au cœur, c’est la transition du faire à l’être. D’ailleurs, Jean Vanier, fondateur de l’Arche, nous invite quotidiennement à aller au-delà des peurs qui nous éloignent les uns des autres et à repenser nos rapports interpersonnels et sociaux.

J’ai pris le temps de réfléchir à ce qui m’émeut au sein de la société : l’entraide après certaines catastrophes; l’organisation Médecins sans frontières; l’œuvre de Jean Vanier; le dévouement inextinguible de Mère Teresa.

Il n’y a pas d’amour, ni d’amitié sans liberté. Cela suppose de nous affranchir, car se transformer soi-même permet de transformer le monde. Ghandi enseignait que la meilleure façon de changer le monde est d’apporter en nous-même les changements que nous souhaitons voir autour de nous. Mais quels pourraient être ces changements, et comment être acteur de changement? Et si c’était par un éveil de notre conscience? Une conscience épanouie, élargie et plus élevée, dans le but d’améliorer les conditions de notre vie collective? La conscience que nous sommes tous interreliés doit être activée. Penser globalement et agir localement.

Nous traînons souvent des croyances limitantes qui nous rendent méfiants vis-à-vis des autres. Ce sont souvent nos expériences passées et nos blessures qui déclenchent ces croyances. Prendre conscience de l’influence qu’elles ont sur notre vie est l’étape indispensable pour les transformer et pour vivre à nouveau dans la confiance, et quand on fait confiance, on est en mesure de demander de l’aide au besoin. Je crois que c’est dans cette ouverture que la solidarité humaine réussit à s’installer.

Quand on est l’acteur de sa vie, on reprend le pouvoir sur soi sans exercer de pouvoir sur les autres. Et ce pouvoir, il disparaît quand notre rencontre se situe au niveau du cœur, au niveau de l’âme. À ce niveau, nous sommes enfin et seulement des êtres humains. Dans ce prisme, il y a nos vraies couleurs, sans énergie guerrière, sans masque.

J’ai compris que le jugement vient en grande partie de nos comparaisons, du standing de vie et du niveau de scolarité. Avoir le privilège de rencontrer une personne sans rien connaître de sa vie, nous dispose dans l’accueil. La valeur de cette personne tient à notre ressenti naturel envers elle plutôt qu’à une grille d’évaluation que nous utilisons pour la définir.

Tenter l’expérience c’est laisser l’humain s’exprimer dans son humanité, sans aucune frontière. Cette action génère une force d’attraction entre nous, dans une opération de métamorphose et de solidarité.

Imaginons que la vie est un pommier. Si nous y greffons la valeur intrinsèque de chaque humain, nous obtiendrons un pommier produisant différentes variétés de pommes. Pour que cet arbre profite, il lui faudra de la lumière (la foi) et une terre fertile (l’amour inconditionnel).