Voie directe de libération

Comme la paix est de l’esprit, toute réconciliation ne peut survenir qu’à ce niveau. Malgré les multiples conflits apparents, chacun d’entre eux représente une seule cause. Quelle que soit l’apparence, un conflit symbolise avant toute chose une idée d’opposition.

L’Esprit est Amour. Toute expression de non-amour, sous n’importe quelle forme, reflète une résistance au Divin Amour, car le souhait fondamental de l’ego est de remplacer Dieu. Toute trace de culpabilité, indépendamment des apparences, dépend de ce désir oublié, profondément enfoui dans l’inconscient.

À cause de l’oubli, chacun ressent la culpabilité et la peur, ignorant leur origine. Au sein des familles, le jeu de culpabilisation entre en scène dès la tendre enfance, car la culpabilité demande punition. Pour se défendre contre la peur d’être puni, chacun cherche à responsabiliser quelqu’un d’autre à sa place. Ce système de pensée, projeté dans ses relations, renforce la culpabilité et la peur du futur. De toute évidence, ce mécanisme de défense ne peut qu’envenimer les relations, multipliant les conflits incessamment.

Mais quand l’amour du Soi inspire l’Esprit à la suite d’une prière, personne n’est jugée ni exclue, car les corps sont neutres, dans le sens où les corps suivent l’esprit juste [amour] ou l’esprit faux [peur] qui les dirige. Le corps est un mécanisme d’apprentissage pour l’esprit qui se croit séparé de ses projections.

Juger quelqu’un, c’est projeter sur un corps les effets de la culpabilité inconsciente : peur, anxiété, insécurité, dépression, doute, etc. La projection de la culpabilité ne la fait pas disparaître, mais la renforce et renforce l’ego qui dépend de cette défense puisque l’ego ne peut survivre sans jugement. Culpabilité et jugement ne peuvent exister l’un sans l’autre. Comme la culpabilité est le fondement de la race humaine, impulsivement, chaque individu juge quelqu’un ou quelque chose.

À l’inverse, le Soi ne juge jamais les conséquences de pensées qui rejettent Son amour, sachant que tout ce qui n’est pas aimant est un appel à l’aide et à la guérison. Or, la solution à toute forme de conflit est le non-jugement. Le véritable pardon est non-jugement. Quand la conscience s’abstient de juger, elle est spontanément inspirée par l’amour du Soi. Il n’y a pas d’autre option, car le Divin Esprit est Amour.

Le vrai et le faux ne peuvent coexister en même temps. C’est l’un ou l’autre. S’opposer à la réalité ne peut la changer, mais fait paraître réelles des erreurs de pensée (oppositions). Par exemple, toute forme de souffrance symbolise une résistance à l’amour de soi. Le monde n’est pas cause de souffrances, mais le reflet extérieur des résistances de l’esprit faux de l’ego. Les idées ne quittent pas leur source. Tout survient dans l’esprit. Tout se dissout en lui.

En suivant la voie du pardon (non-jugement), là où la haine est perçue, l’amour apparaît, reflétant son changement d’esprit. C’est le miracle. Changer d’esprit signifie le mettre à la disposition de la véritable Autorité. Le pardon corrige les fausses perceptions, projections de l’ego, laissant entrevoir l’impeccable amour de Soi uni au Créateur.

Observer les réactions de l’ego sans jugement incite la conscience à abandonner ses résistances. La façon est simple. Au lieu de donner suite aux défenses de l’ego, on peut prendre du recul. Dans ce renoncement à l’attaque, l’esprit uni à l’amour du Soi reste en paix, indépendamment des événements. C’est la voie directe de libération, sans intermédiaire.

De tout cœur, merci pour l’Aide reçue. Namasté.

L’ascension de Terre-Mère

Qui n’a pas entendu parler que la Terre est en voie de passer de la 3e à la 5e dimension? Qu’est-ce que cela signifie? Et qu’est-il advenu de la 4e dimension?

Pour bien comprendre ce qu’est une dimension, voyez cela comme un pays habité de gens ayant tous une conscience semblable. Par souci de précision, décrivons le lieu actuel que nous habitons, la Terre, et appelons notre pays l’Égotique.

Dans l’Égotique, pays de la 3e dimension, le Mental et l’Égo sont les chefs d’État. Ils sont comme les deux doigts de la main et gèrent les habitants de l’Égotique, les Égoticiens. Pendant que le premier cherche sans cesse à tout comprendre, à expliquer et à rationnaliser, le second fuit comme la peste toute souffrance et adore le contrôle.

Le Mental et l’Égo ont mis en place des projets de lois où tout le monde serait coupable de la souffrance de l’autre et personne ne serait responsable de la sienne. Ils auraient également créé des sentinelles qui se permettraient de décharger leur trop-plein de souffrance sur les autres, que ce soit à coup de missiles, de gifles ou d’explosion d’émotions lourdes.

Dans ce pays, l’amour est conditionnel et est une denrée plutôt rare. Tous les Égoticiens cherchent à l’extérieur d’eux ce qui se trouve à l’intérieur et sans se sentir pleinement rassasiés. Lorsqu’insatisfaits de leur sort, ils pleurent, s’engueulent et cherchent à contrôler d’autres Égoticiens. Ils se croient séparés l’un de l’autre et, comble de malheur, ne sont plus connectés à leur habitat, Terre-Mère.

Terre-Mère connaît bien les Égoticiens et tout l’éventail de leurs peurs : peur de perdre, peur de déplaire, peur de ne pas réussir, peur de ne pas être aimé. Comme toute bonne mère, elle ne veut que le bien de ses enfants. Ne voulant les abandonner, elle a décidé de changer de pays en amenant avec elle tous les Égoticiens. Elle sait que le voyage sera difficile et que l’accouchement sera ardu, mais dans son amour de mère, elle n’a pas le choix. Elle sait que ceux qui résisteront trouveront le voyage un peu difficile. Mais elle est confiante, car là où elle veut se rendre, elle sait qu’éventuellement tous les Égoticiens rendront leurs armes.

Comme elle a à cœur ses enfants, elle a décidé d’effectuer cette transition en douceur, d’où cette escale dans un autre pays, la 4e dimension. Ce pays n’est pas un lieu pour rester, mais bien un entre-deux. Les lois en vigueur ont pour but d’aider les Égoticiens à conscientiser leurs peurs et blessures et à se débarrasser de tout ce qui n’est plus nécessaire. Terre-Mère espère que, loin de leurs anciens chefs d’État, les Égoticiens commenceront à se détourner des anciennes lois et seront prêts à s’installer dans le prochain lieu.

Ce prochain lieu ou pays, la 5e dimension, est habité par deux chefs d’État totalement différents de ceux de la 3e dimension. Il s’agit d’Amouras et Conscientis. Ils préconisent des lois différentes du pays de l’Égotique. Tous les habitants de ce pays, les Conscientos-amourattis, se sont responsabilisés de leur souffrance et ont cessé de blâmer les autres. Ils ne cherchent plus à l’extérieur d’eux ce qui se trouve à l’intérieur. Ayant trouvé leur trésor intérieur, ils cherchent plutôt à partager leur joyau d’or.

Dans ce nouveau lieu, le Grand Soleil encourage les deux chefs d’État à briller de tous leurs feux afin de répandre, dans les quatre directions, les nouvelles lois remplies de lumière.

Alors chers lectorats, voici deux questions importantes pour vous : dans quel pays restez-vous en ce moment et quelles lois observez-vous?

Profitez pleinement de 2019!

La tendance des dernières années n’est plus d’associer la nouvelle année à des résolutions, mais plutôt à la notion de nouvelles possibilités. Mais qu’en est-il dans la réalité? Même si je trouve l’idée stimulante, après les premières semaines de janvier, bien souvent, la routine reprend son cours, et l’idée semble avoir été rangée en même temps que les décorations de Noël (comme la notion de résolution). Dans cet article, je vous présente donc de petites actions que je mène au quotidien afin de rester à l’affût des possibilités qu’offre la vie. J’espère qu’elles vous inspireront à mettre en place des mesures pour profiter pleinement de la nouvelle année, vous aussi.

– Je dis « oui » à tout ce qui m’attire, même si cela m’effraie. Par exemple, j’ai choisi de donner une conférence sur le bonheur au travail même si elle n’est encore pas conçue.

– Je me lance des défis comme monter les marches deux à deux, manger des champignons (même si je n’en raffole pas) et terminer une tâche dans un délai serré.

– Je refuse d’être en mode « pilote automatique ». J’observe mon quotidien et, lorsque je prends conscience que je fais les choses de façon automatique, je cherche une nouvelle façon de faire ou encore je modifie l’activité pour la rendre plus stimulante.

– Chaque jour, je m’efforce de faire au moins deux choses que je n’aime pas faire juste pour me discipliner. Cela peut prendre la forme de tâches domestiques que je préférerais reporter à un autre jour ou encore faire un appel difficile à un fournisseur.

– Je m’intéresse à de nouveaux sujets comme la structure algébrique qui force mon cerveau à penser différemment. Je lis des articles et des livres qui me permettent d’approfondir mon domaine d’expertise.

– Je cherche des façons d’améliorer ce que je fais déjà bien en demandant l’avis des autres, en faisant des recherches ou en suivant des formations spécifiques. Par exemple, je me suis inscrite à des formations hebdomadaires pour améliorer mes compétences de coach.

– Je me force à découvrir au moins une nouvelle chanson ou un nouveau film chaque semaine.

– Au début de chaque journée, je lis une programmation qui précise les capacités et les qualités que je veux développer. Ainsi, lorsque les occasions se présentent au cours de la journée, je les accueille comme des cadeaux précieux.

– Je prends note de toutes les idées qui défilent dans ma tête et les mets en pratique dans les 48 heures. Par exemple, j’ai réalisé que lorsque je commande un smoothie au resto du coin, on me le sert dans un verre en plastique, ce qui est néfaste pour la planète. J’ai donc pensé à glisser une tasse réutilisable dans mon sac. Désormais, je l’utilise chaque fois que je commande une boisson.

Quelle incidence ces nouvelles possibilités ont pour moi? Eh bien, chaque jour, j’ai le sentiment de profiter pleinement de la vie. Je m’émerveille devant les plus petites choses et je m’ouvre au changement avec paix et réceptivité. Lorsque j’adopte cette attitude, je réalise que je mets de côté les peurs de mon égo et que je me libère des croyances dont je me suis nourrie au fil du temps. Ces nouvelles possibilités me ramènent à mes aspirations de jeunesse où la foi et l’assurance d’un monde meilleur régnaient sur ma vie. À vous d’essayer maintenant pour constater l’incidence que ces nouvelles possibilités ont sur vous.

Vivre avec le goût du risque

Le calendrier 2018 s’effeuille, et une page blanche comme la neige s’étale à perte de vue, infinie de possibilités… Dans les cœurs, s’éveille le désir de s’améliorer. La tradition des résolutions de la nouvelle année commen­çant à perdre en popularité, n’y aurait-il pas une façon différente de faire les choses? Si nous profitions de cet élan de renouveau qui nous habite en ce temps fort de l’année pour oser vivre avec audace?

Nous, les humains, sommes des êtres d’habitude. Il y a des contextes où l’habitude est de service : comme celle de s’arrêter au feu rouge. Mais la plupart du temps, l’habituel manque de présence, de fraîcheur et de saveur. Lorsque l’année s’ouvre, toute neuve, nous ressentons un désir de changer nos habitudes et de nous réinventer. Dans ce désir, il y a celui de se réaliser pleinement, celui de se sentir enfin vivre.

Alors, qu’est-ce qui nous paralyse et nous empêche de sauter dans l’inconnu de la page blanche? C’est possiblement la peur de l’erreur ou pire, celle de l’échec. Or, n’y aurait-il pas là une croyance à démasquer afin de nous ré-approprier notre vie? En effet, notre éducation nous a appris qu’il y avait cela de souhaitable appelé le succès et cela qui est regrettable appelé l’échec.

Pourtant, si nos erreurs étaient soulignées en rouge dans nos cahiers d’écoliers, tous les apprentissages du quotidien de notre enfance nous donnaient plein droit à l’erreur : apprendre à marcher, à rouler à bicyclette, à nager… Alors, qu’est ce que cette histoire de succès et d’échecs? Avons-nous été conditionné à recevoir des applaudissements et des étoiles dans nos cahiers? Probablement, oui. Nous avons alors vécu de succès en succès en prenant de moins en moins de risque de nous tromper. L’habitude de la réussite a fini par s’habiller d’ennui…

Si nous cessions de séparer nos expériences en succès et en échecs? Si nous nous donnions la permission d’embrasser le processus de la vie? Si le vrai succès était en fait d’échouer? Bien sûr, en continuant à marcher à quatre pattes, nous ne risquions pas de tomber par terre. Mais nous nous sommes levés sur nos deux petites jambes et nous sommes tombés maintes et maintes fois avant de maîtriser la marche. La possibilité de croissance de l’être se situe immanquablement dans le risque de faire une erreur. Car grandir, c’est justement sortir de sa zone de confort. C’est sauter dans l’inconnu, dans quelque chose que nous ne connaissons pas. Ce faisant, nous allons échouer, c’est certain, et de nombreuses fois même. Explorer, se réinventer, c’est oser se fixer des objectifs complètement déraisonnables. La découverte, la créativité se situe toujours bien en dehors de la zone confortable de l’habituel, celle qui sait bien faire les choses.

Sur la page blanche de la nouvelle année, osons alors écrire un nouveau chapitre de notre vie, un chapitre surprenant de courage et de hardi­esse. Lorsque nous cessons de trop réfléchir et que nous nous branchons sur l’intuition du cœur, le courage arrive tout de suite au rendez-vous. Parfois, il est bon d’agir deux fois avant de penser, car la pensée sait trop bien ramener le passé et ne peut construire l’inconnu. C’est dans le cœur que se situe l’énergie du cou­rage nécessaire à sortir de notre zone de confort. La page blanche de 2019 nous regarde et se demande si nous avons envie d’oser enfin vivre avec le goût du risque…

La quête de la vérité

La quête de la vérité n’est que l’honnête recherche de tout ce qui interfère avec la vérité. La vérité est. Elle ne peut être ni perdue ni cherchée ni trouvée. Elle est là où que tu sois, étant au-dedans de toi (T.307)*.

N’ayant rien à défendre, la vérité reste en paix. Or, les défenses pour la paix sur terre n’ont jamais cessé. Les conflits au sein des familles, entre amis, collègues, voisins ou nations démontrent indéniablement que dans toutes les sphères de la société, la vérité est contestée.

Toute forme de conflit, indépendamment des circonstances, symbolise­ une résistance à aimer. Et rien d’autre.­ L’Esprit est amour. Ses pensées sont également aimantes pour tous, sans exception. Mais quand son amour est nié, inévitablement, la peur prend sa place. Tout comme un enfant qui perd de vue ses parents dans une foule : c’est la panique. Métaphoriquement, nous sommes cet enfant perdu dans un monde impitoyable. Mais rien n’est à juger, car le mélodrame humain symbolise un cauchemar duquel chacun s’éveillera avec l’aide de l’amour au dedans.

En explorant l’histoire de l’humanité, l’évidence saute aux yeux : c’est la peur qui dirige la conscience humaine. Quelles que soient les croyances, les cultures, les races, les couleurs des hommes et des femmes, tous ont peur de quelque chose.

Depuis le début de l’aventure humaine, pour contrer la peur, des défenses ont été inventées. Et les pensées de peur continuent de se manifester sous de multiples formes. Par exemple, quand la cause d’un symptôme de maladie est contrôlée en laboratoire, un autre apparaît sous une autre forme. Maintenir l’attention sur les effets de la peur la renforce. Il est inutile de s’enfer­mer à clé, de contrôler son corps ou celui des autres, de renforcer les lois pour maintenir l’ordre si la peur est présente dans l’esprit. Elle se manifestera encore et sous d’autres formes.

L’objectif de sa naissance n’est pas de faire des besoins d’un corps temporel sa réalité sans les négliger pour autant. L’esprit est sa réalité intemporelle. Le but est d’éveiller sa conscience en regardant tous les blocages (culpabilité, peur, jugement, jalousie, haine, angoisse, inquiétude, doute, orgueil, etc.) qui empêchent de ressentir l’amour, son héritage divin. Se défaire des effets de sa résistance à la vérité constitue sa principale fonction. Tout le reste suit sans effort.

Le divin amour inspire la conscience humaine à pardonner les effets du non-amour puisque les souffrances voilent la vérité inchangée en chacun. En s’abstenant de juger, d’attaquer, de défendre ou de sauver l’ego mis de côté, la conscience, unie à la véri­té, est libre de s’éveiller en douceur.

Le pardon corrige dans le présent les fausses perceptions liées au passé. C’est le miracle. La correction de la perception survient quand la cons­cience choisit de pardonner les réactions de l’esprit faux de l’ego. Mais la patience est de mise, car le processus prend du temps en raison de la mémoire stockée dans l’inconscient. L’inconscient est comme l’iceberg; sa plus grande surface reste cachée. La vérité ne peut être qu’expérimentée. Elle ne peut être décrite ni expliquée (T.161)*.

Rien ne manque sur la voie qui mène à la vérité. Rien ne manque sur la voie qui s’en éloigne. Mais leurs résultats sont en tous points opposés.

Je rends grâce pour toute l’aide reçue.

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*Les passages en italiques sont des extraits du livre Un cours en miracles.

Comment traverser le temps des Fêtes sans blâmer le père Noël? Petit manuel de survie!

Décembre, le mois des premiers vrais flocons. Ceux qui, virevoltant sous l’air de Vive le vent, égayent notre cœur d’enfant. C’est aussi le mois de la frénésie du temps des Fêtes, où l’achat de cadeaux, le party de bureau et la tournée des repas familiaux se multiplient, nous laissant parfois à plat.

Qui dit temps des Fêtes dit aussi enfilade de réunions avec la famille élargie et la belle-famille, où autant de rapprochements en un court laps de temps — dans l’amour et le partage — peut aussi faire ressurgir de vieilles tensions ou frictions dans nos relations.

Que faire alors face à la tentation de grimper dans les rideaux de tante Yvette?

Un premier pas consiste à revenir dans nos bottines ou dans nos talons hauts. Autrement dit, revenir en relation avec soi pour mieux saisir ce que révèlent nos réactions vives. Voici quelques étapes pour mieux y parvenir :

— Prendre le temps de s’installer dans un endroit propice au recueillement afin de visualiser cette situation ou cette relation qui nous fait tant souffrir ou sortir de nos gonds. Porter une attention aux sensations que provoque dans notre corps la simple idée de penser à cette relation. Peut être ressentirez-vous des tensions aux épaules et dans le cou, ou encore un point dans le ventre, ou un nœud dans la gorge.

— Prenez ensuite un moment pour voir quels sentiments ou émotions le fait de penser à cette relation fait ressurgir. Y a-t-il de la peine, de la tristesse, de la colère, de la culpabilité, un sentiment de non-importance, d’infériorité, d’injustice, de l’envie ou encore des peurs d’exister et de vous affirmer, etc.?

— Observez ensuite de quelle façon vous avez tendance à vous comporter en relation avec cette personne. Est-ce en vous isolant, en refoulant votre vécu et en ruminant? Est-ce plutôt en éclatant, en vous emportant et en blâmant l’autre? Est-ce en vous jugeant, en vous culpabilisant, en vous justifiant ou encore en vous autopunissant? Vous arrive-t-il aussi de banaliser votre vécu, en cherchant par exemple à comprendre l’autre et en vous perdant dans toutes sortes de pensées et de scénarios qui tournent en boucle?

— Il se peut fort bien que tout ce qui monte à la surface, lorsque vous prenez le temps de vous arrêter à votre vécu, vous soit insupportable et désagréable. C’est d’ailleurs ce qui vous amène à être défensif malgré vous dans cette relation. Accueillir ces émotions désagréables et créer un espace d’amour et de douceur en vous constituent deux étapes clés pour espérer retrouver un chemin relationnel plus satisfaisant. En redevenant ainsi sensible à vous-même, vous serez alors déjà moins en mode survie.

— Prenez ensuite un temps, dans cet espace d’écoute, pour prêter l’oreille aux besoins que vous aimeriez combler en relation avec cette personne. Il peut s’agir du besoin d’être entendu, considéré, reconnu, ou encore un besoin de goûter à de la légèreté, à de la liberté, ou encore un besoin d’aimer et de vous sentir aimé, etc. Parfois, il peut aussi s’agir du besoin de poser une limite ou de prendre une saine distance.

— Il vous reste maintenant à puiser dans vos ressources et à laisser votre créativité émerger afin de prendre soin de vous et de vos besoins en relation avec cette personne.

Sur ce, je vous souhaite de la douceur envers vous-même à l’occasion du temps des Fêtes et je vous offre cette citation que j’aime bien de Colette Portelance, auteure du livre Relation d’aide et amour de soi : « L’état intérieur de plénitude est un état que l’on atteint de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps quand on prend la longue et cahoteuse route qui mène au cœur de soi. »

L’écriture qui dénoue les blocages

« Ce que nous portons de vieilles blessures, de problèmes non résolus, de regrets et de souffrances devient comme une force souterraine susceptible de contaminer notre vitalité et d’entraver le flot naturel de la créativité. »  − Anne-Marie Jobin, Créez la vie qui vous ressemble

L’écriture est une forme d’art accessible à la plupart d’entre nous et nous avons accès à cet outil presque en tout temps : dès le réveil, au travail, dans un restaurant, au lit…

Les mots sont les matériaux de l’écriture. À travers eux, le sens, les souvenirs, les désirs, les émotions surgissent. Pour déjouer l’autocensure et les blocages, certaines techniques existent, entre autres l’écriture à l’aide de la main non dominante.

Associée à l’écriture automatique où on laisse couler les mots sans restriction, cette technique favorise le lien avec l’hémisphère de notre cerveau auquel on a un accès moins direct. L’être entier sort de sa zone de confort en déjouant l’habitude et il relâche ses défenses. Ce qui apparaît sur la feuille n’est pas filtré par la logique, les peurs ou les croyances.

On peut se servir de cette technique pour écrire une lettre. Votre papa est décédé et la petite fille en vous n’a jamais pu lui dire qu’elle l’aimait ou qu’elle lui en voulait? Donnez-lui ce droit. Le collègue qui vous fait souffrir ne lira jamais vos mots, mais ils vous soulageront d’un poids. Ce qu’on exprime ne moisit pas en dedans… En mettant par écrit tout ce qui nous passe par la tête et par le cœur, nous prenons conscience d’éléments demeurés inconscients et qui drainent notre énergie.

Nous pouvons aussi nous écrire à nous-même, que ce soit à la personne que nous sommes dans le présent, à l’enfant que nous avons été, ou à la personne que nous serons au moment de mourir. Cela peut aider à clarifier des intentions, à valider des opinions, à nous pardonner. Dans cette démarche, soyons notre meilleur ami et disons-nous les choses telles qu’elles sont, sans gants blancs ni malice.

On peut écrire seul ou être accom­pagné, ou encore se servir de nos écrits comme complément à une autre approche, après un rendez-vous plus bouleversant chez un thérapeute­ ou pour mettre en lumière ce qui nous turlupine avant de rencontrer­ un thérapeute. Si écrire fait monter des sentiments intenses, l’accompagnement peut permettre d’approfondir la démarche en toute confiance.

Pour les gauchers qui ont été forcés de troquer leur « vraie » main dominante pour la main droite sur les bancs d’école, écrire librement de la main gauche peut contribuer à guérir certains traumatismes. Pour eux, je dédie la chanson de Danielle Messia :

Je t’écris de la main gauche
Celle qui n’a jamais parlé
Elle hésite, est si gauche
Que je l’ai toujours cachée

Écrire de la main non dominante est un exercice puissant, mais exigeant. Les muscles de la main non dominante se fatiguent vite et les doigts deviennent crampés. Il faut conti­nuer, quitte à prendre une minute de pause. Par contre, plus on reste concentré sur l’exercice, plus l’effet est intense puisqu’on ne donne pas la chance à la logique d’occuper l’espace. On peut même illustrer nos écrits… toujours avec la main non dominante!

C’est aussi un exercice de lâcher-prise : devant les lettres mal formées et les lignes croches, notre esprit cartésien risque de se rebeller. Laissons-le taper du pied. Le but n’a rien d’esthétique, c’est une communication avec des parties de nous qui sont trop souvent ignorées. Redonnons-leur un espace, une lettre à la fois.

Le livre Écrire. Un plaisir à la portée de tous de Faly Stachak propose 350 techniques d’écriture créative pour inspirer ceux qui souhaitent écrire pour eux-mêmes ou pour être lus, peu importe la main choisie…

Que doit-on apprendre de la souffrance?

Toutes les voies spirituelles enseignent que la nature de l’ÊTRE toujours en paix est pure joie. « La paix se caractérise par la joie (UCEM). » L’Esprit, source vitale, est Amour. La conscience a besoin d’accepter l’Amour pour s’éveiller de la séparation d’avec l’Esprit. Ressentir l’amour du pur-esprit à travers une seule expérience suffit pour mettre en doute tout le reste.

Comment la souffrance est-elle possible? Malgré tous les moyens inventés pour contrer la souffrance,­ et ce, à tous les niveaux, non seulement persiste-t-elle, mais elle semble­ s’amplifier et constamment changer de forme. Quand une solution fait disparaître un mal-être, un autre apparaît sous une différente apparence. Parce que la cause au niveau de l’esprit n’est pas relâchée. Tous les efforts produits pour fixer quelque chose qui n’est pas réel (comme la souffrance, qui est l’opposé du bonheur) préservent une illusion. De la même façon, tous les moyens inventés à ce jour pour se protéger contre la peur, également illusoire, la renforcent. Un cours en miracles démontre que la peur est le résultat du déni de l’amour de soi. La peur derrière toute souffrance semble nous priver de la paix et de la joie que procure toujours l’amour.

Se protéger contre la peur, au lieu de se laisser guider par l’amour, perpétue la souffrance et renforce la confusion mentale. Ce champ de bataille intérieur, provoquant conflit par-dessus conflit, forge un monde illusoire. Au niveau de l’esprit, chacun est libre. Il suffit de faire un nouveau choix : tourner son attention vers l’Amour du Soi pour recevoir Sa guidance au lieu de se perdre en suivant la peur de l’ego, et mettre fin à la souffrance qui est une question de désir, non de savoir-faire.

La plus grande illusion est de croire que la source de toute souffrance dépend de quelque chose qui est séparé de sa volonté. Cette méprise résulte de l’ignorance, causée par l’oubli de l’ESPRIT : sa RÉALITÉ. Le « soi » personnel, l’ego, identifié au corps, préoccupé uniquement par sa survie, voile le Soi au niveau de l’esprit. La chose à laquelle il est le plus difficile de renoncer est l’identification à l’ego parce que la voix dans sa tête, perçue comme réelle par la conscience, se défend constamment contre la peur de disparaître. Comme la voix de l’ego ne peut survivre qu’en niant l’Amour du Soi, sa Présence est perçue comme une véritable menace. Cette menace est ressentie comme la peur de mourir. Qu’adviendrait-il sans ego?

Lorsque l’allégeance à l’ego, cause de ses souffrances, est abandonnée, la conscience s’unit au Soi et ressent la sécurité, car il n’y a pas d’autre alternative. La paix intérieure est le signe indéniable de l’unité avec Soi-même, le pur-esprit, entièrement amour. Rien de réel ne peut être menacé. « Rien d’irréel n’existe. En cela réside la paix de Dieu. Sans ego, tout serait amour (UCEM). »

Un cours en miracles donne un moyen sûr pour neutraliser les défenses de l’ego : le pardon. Cette voie sert à corriger ses fausses perceptions : c’est le miracle. Le miracle défait, au niveau de l’esprit, ses pensées d’oppositions, permettant de perce­voir au-dehors, le reflet de l’amour de Soi, au-dedans. « Toute pensée aimante est vraie. Tout le reste est un appel à la guérison et à l’aide, quelle qu’en soit la forme qu’il prenne (UCEM). » En choisissant de pardonner la paranoïa de l’ego, au lieu de la défendre en se jugeant ou en jugeant ses pairs, l’Inspiration divine prend la relève pour le plus grand bien de tous. Ainsi, la conscience inspirée par le Divin Amour s’éveille tout en douceur de son rêve de séparation.

Le secret des rêves

La nuit, pendant que le corps dort, l’esprit reste éveillé. C’est pourquoi les rêves surviennent durant le sommeil. Car les rêves sont des projections de l’esprit. Le témoin du rêve n’est pas le corps endormi qui n’a aucune conscience de lui-même, mais l’observateur, au niveau de l’esprit, identifié à un personnage de son rêve. Ainsi, tout le contenu d’un rêve représente la projection d’un seul esprit, le sien. En d’autres mots, chaque fragment du rêve symbolise une facette inconsciente de la perception de soi.

Par exemple, dans un rêve je me perçois effrayée parce que je suis pourchassée par un tigre. L’animal : symbole de persécuteur et mon personnage : symbole de victime, représentent deux aspects d’un même esprit, le mien. Ainsi, le rêve dévoile au rêveur (l’observateur, celui qui perçoit) la présence de deux aspects opposés : persécuteur et victime qu’il garde inconsciemment.

La projection du rêve en tant que tel est sans conséquence. Mais le contenu du rêve livre une information importante. Au niveau de l’esprit, une victime effrayée par un persécuteur demande de l’aide. En général, au réveil, l’observateur réalise avec soulagement que ce n’était qu’un rêve.

Au lever, de nouveau identifié au corps, l’observateur, oubli ce qu’il a perçu durant la nuit. Il poursuit sa journée comme si de rien n’était. Toutefois, il semble aller et venir dans le monde en gardant secrètement une victime effrayée par un persécuteur qu’il percevra chaque jour, sous de nombreux masques.

Tant que l’observateur s’identifie au corps, il nie l’esprit où sont gardés : victime/persécuteur, et la peur qui les relie. Tout ce qui est nié au-dedans est inconsciemment projeté au-dehors. La projection fait la perception (UCEM). Ainsi, l’observateur, au niveau de l’esprit, perçoit dans le monde des aspects de lui-même qui demandent à être libérés, mais dont il se croit séparé.

En certaines circonstances, il sera tenté de sauver la victime au-dedans, qu’il perçoit au-dehors. À d’autres moments il sera tenté d’attaquer le persécuteur au-dedans qu’il perçoit hors de lui-même. Ainsi, tant que les individus ignorent le contenu de leur inconscient à libérer, ils voient les images symboliques de victimes et de persécuteurs qu’ils nient au-dedans. Et le rêve de victime / persécuteur au coeur de chaque relation semble se poursuivre sans relâche.

Un seul esprit s’observe dans le monde, dont chaque corps et chaque chose représente une facette. S’éveiller du rêve de victime/persécuteur reflété à travers l’histoire de l’humanité, consiste à regarder au-dedans ce qui demande à être libéré. Ce qui demande à être libéré est représenté par toute sensation qui contrarie sa paix d’esprit.

Ainsi, le secret du rêve nocturne et diurne est de porter l’inconscient à la conscience, dans un but précis : libérer son esprit du passé. En venant au monde, chacun porte des mémoires, dont il est effrayé de regarder. C’est pourquoi tous les individus, quelles que soient leurs croyances, leurs cultures ou leurs religions, ressentent la peur. Même le règne animal, ressens la peur. Ce n’est pas l’effet du hasard.

Le monde est le miroir sur lequel est reflétée la peur gardée au niveau de l’esprit. L’erreur de perception à corriger est de croire que le monde est responsable de ses peurs. Si la peur était absente de l’esprit, seule la paix serait ressentie. Alors, toute forme de violence serait perçue comme un appel à l’aide et à la guérison.

Voici le changement qu’apporte la perception vraie : ce qui était projeté au-dehors est vu au-dedans, et là le pardon le laisse disparaître (UCEM).

Les mémoires cellulaires

Une nouvelle rentrée automnale s’annonce, entraînant dans son tourbillon une panoplie de nouveautés : nouvelle école, nouveaux professeurs, nouveaux amis… Alors qu’elle nous réserve une multitude de surprises qui viendront garnir nos souvenirs, la rentrée est bien souvent, en réalité, une répétition d’évènements seulement teintés de nouveauté qui se reproduisent cycliquement. Lorsque nous abordons les thèmes des festivités de Noël ou de la St-Valentin, qui sont aussi cycliques, nous ne pouvons pas nous empêcher de sourire en réponse aux souvenirs qu’elles font remonter à notre mémoire.

Ces schémas sont réconfortants et facilement compréhensibles. Mais qu’en est-il lorsque nous pensons à nos partenaires amoureux lorsque ceux-ci se succèdent dans notre vie en affichant des ressemblances qui ne nous apportent pas la satisfaction recherchée? Qu’en est-il lorsque nous pensons aux tâches qui nous épuisent mais que nous accomplissons quand même, jour après jour, en ayant l’impression de ne pas être à la hauteur? Et qu’en est-il lorsqu’on se lève chaque matin avec la conviction que notre vie serait meilleure si nous n’étions pas nés sous une mauvaise étoile… si nous avions grandi dans une famille autre que la nôtre… si nous étions plus riches?

J’ai eu recours à un grand nombre de formations en développement personnel au fil des ans pour m’aider à faire face à des situations difficiles qui m’empêchaient d’être la personne épanouie que j’aspirais à être. Au terme de chacune de ces formations, je me sentais une nouvelle personne, mais lorsque les mêmes difficultés se présentaient de nouveau dans ma vie, alors que je croyais pourtant avoir bel et bien réglé ce que j’avais à régler et pardonné ce que j’avais à pardonner, mon corps m’envoyait des signaux d’alarme. À quoi me servait toute l’énergie consacrée à mon mieux-être si je ne pouvais pas passer à autre chose, vivre une vie différente et changer ma perception de ma propre vie?

C’est en me questionnant que j’ai découvert que, même si j’avais atteint un meilleur équilibre entre ma tête et mon cœur, je n’avais toujours pas pris contact avec les peurs bien ancrées en moi. Je n’avais pas été à l’écoute des émotions liées à ces peurs qui tentaient tant bien que mal d’attirer mon attention sur ces dernières en provoquant en moi des problèmes physiques. Comme un enfant qui lève la main bien haut, elles voulaient s’exprimer sans retenue. Elles voulaient être entendues, écoutées. Ce que je fis. J’avais l’impression qu’elles attendaient notre rendez-vous avec impatience, car elles se présentaient à moi de plus en plus rapidement et intensément. Alors que je croyais les avoir reléguées aux oubliettes, mes peurs et moi sommes devenues des amies.

Nous pouvons prendre contact avec qui nous sommes vraiment de nombreuses façons, mais la principale est la reprise du contact avec le soi, avec notre essence même. Vous connaissez l’expression « ce qui ne s’exprime pas s’imprime »? Elle est particulièrement vraie lorsqu’il est question de nos émotions. Nous les refoulons jour après jour, la tête enfouie dans le sable comme une autruche, croyant à tort que, si nous ne les voyons pas, elles n’existent pas. Nous les percevons comme d’insurmontables obstacles, alors qu’en les laissant s’exprimer et en les accueillant avec sérénité, nous leur permettons de remplir leur rôle premier qui est de nous protéger.

Je vous invite à faire l’exercice de découverte intérieure suivant : installez-vous confortablement, respirez profondément et concentrez-vous sur chaque partie de votre corps individuellement. Lorsque vous remarquez une zone de tension, concentrez-vous sur celle-ci et laissez-la prendre toute la place à l’intérieur de vous. Accueillez cette peur, cette tristesse, cette colère sans vous questionner. Lorsqu’elle est bien présente à l’intérieur de vous, remplissez cette zone de lumière, d’énergie et d’amour. N’essayez pas de la libérer ou de lui demander de partir. Respectez-la simplement en l’accueillant.

Répétez cet exercice quotidiennement durant trente jours, au minimum. Vous constaterez rapidement ses effets positifs. Bonne découverte!