Les bienfaits du coloriage

Les livres de coloriage gagnent en popularité auprès des adultes depuis quelques années. C’est ainsi qu’on trouve, dans le palmarès des meilleures ventes en librairie, des livres « anti-stress » qui présentent des dessins non enfantins, parfois même très complexes et exigeant beaucoup de précision. Pourquoi cet engouement pour le coloriage? Parce que les gens ont de plus en plus besoin de retourner au papier? Parce que le coloriage nous permet de prendre rendez-vous avec nous-mêmes? Et si ce n’était que la démarche et le plaisir qui comptaient?

Pourquoi colorier?
Le coloriage se pratique à notre propre rythme, où que nous soyons. À la maison, au bureau, dans un parc, nous n’avons besoin que d’un cahier et de crayons. C’est non seulement une activité peu coûteuse et facile d’accès, mais le fait de colorier ne nous place pas devant le même stress que lorsque nous nous trouvons face à une page blanche. Cela signifie que le coloriage ferait appel à notre créativité sans pour autant que cela nous mette de pression : nul besoin d’être un artiste pour savoir colorier.

Le coloriage est également un acte gratuit dont la seule finalité est l’instant passé à l’accomplir. Il se pratique seul ou en groupe et peut même combler les écarts entre les générations puisqu’enfants et grands-parents peuvent s’y adonner dans un moment de partage et de complicité. Le coloriage permet de se détendre, de se vider la tête et, pendant que nous nous concentrons sur le dessin et sur le choix des couleurs, cela crée un espace en nous comme en ceux qui pratiquent la méditation. Cette évasion nous détend et nous libère donc de la tension mentale. C’est peut-être ce qui expliquerait que cela nous aide à lâcher prise et à plonger dans l’ici et maintenant, mais aussi à nous connecter à notre monde intérieur, dans un état de pleine conscience.

Pour colorier, nous ressentons parfois le besoin de nous isoler afin d’entrer en relation avec nous-mêmes. C’est aussi une façon de retourner à l’enfance et au bonheur tout simple de mélanger des couleurs. D’ailleurs, cette explosion de couleurs sur la page nous donne la liberté de verbaliser nos émotions et de calmer nos angoisses. Ainsi, au terme de notre coloriage, en plus d’avoir maintenu notre mobilité fine, nous avons non seulement passé un bon moment, mais nous avons également amélioré notre estime de soi en commençant et en terminant une œuvre créative.

Quelques ouvrages

Claudette Jacques présente une collection de livres qui permettent d’explorer un thème en particulier au moyen de 15 mandalas à colorier. Chaque livre est un outil d’accompagnement pour diverses situations, comme la grossesse, le deuil, les enfants ou le pardon, et certains thèmes sont regroupés dans un seul ouvrage (Le Grand Livre à colorier des Mandalas). Dans son dernier livre, Mandalas pour expérimenter… Ho’oponopono, l’auteure propose des dessins mandalas explorant cette méthode ancestrale hawaïenne qui nous sert à libérer les mémoires qui encombrent notre subconscient. Les avantages de cette collection : chaque dessin est accompagné d’une réflexion sur le thème, et les lignes de chaque mandala sont très pâles, ce qui donne, au final, un résultat des plus spectaculaires.

Jardin secret : carnet de coloriage et chasse au trésor antistress. Johanna Basford en a vendu plus de 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Les dessins sont complexes, un peu fé­ériques et représentent des animaux, des fleurs et des jardins tous plus magnifiques les uns que les autres. D’une page à l’autre, c’est un projet qui commence, une aventure qui ne demande que les couleurs de notre imagination. Même si les dessins sont recto-verso sur chaque page, le papier résiste bien à nos « gribouillages » et même aux crayons-feutres. Un plaisir à s’offrir absolument du coloriage.

Pour ne pas alourdir le texte, les références seront fournies sur demande.

Autre référence : https://coloriages-enfants.fr/bienfait-coloriages-pour-enfants/

Douceur et lenteur cocooning pour l’âme

Comme après un long voyage, il est important de nous déposer et de nous reposer pour nous ressourcer et nous recentrer. En tant qu’Êtres divins incarnés, nous pouvons choisir de voir chaque journée comme un voyage.­ Chaque moment présent est une expérience pour notre être sur tous les plans : physique, émotionnel, mental, énergétique et spirituel.

Que l’expérience soit perçue comme bonne ou mauvaise, elle nous fait vivre une vaste gamme de sensations et d’émotions. Pour notre âme, l’expérience est tout simplement et totalement expérience.

La partie de nous qui a besoin de comprendre, de rationnaliser, de contrôler et d’identifier est notre mental. Nous n’avons pas appris à le contrôler ni à choisir les pensées qu’il crée. Il est souvent très critique et peut provoquer des réactions dans notre corps physique. En pleine cons­cience, nous avons la possibilité de reprendre le contrôle de cette partie de notre être à chaque instant, en choisissant d’y ajouter de la douceur.

Choisir d’amener de la douceur dans notre mental en y ajoutant des pensées douces envers nous mêmes et d’en amener aussi dans notre façon de penser, de voir, d’entendre, d’accueillir, de donner, de communiquer, de partager. La douceur fera s’ouvrir notre cœur.

Au début, notre mental aura peut-être besoin de repères extérieurs :

Par exemple, écrire le mot douceur pour l’avoir sous les yeux à la maison, au travail et dans la voiture ou encore réciter ou chanter le mot douceur comme un doux mantra aura une influence bénéfique sur plusieurs plans.

En centrant notre attention sur la douceur, les autres pensées perdront de leur importance et de leur influence. Au début, cela peut avoir l’air d’une discipline, mais avec un peu de pratique, centrer notre attention sur la douceur deviendra une habitude simple et facile.

Choisir de faire preuve de douceur envers notre corps physique, ce temple sacré de notre âme, sous la forme de l’écoute et du respect de ses limites et besoins. De la douceur pour tous nos sens : les massages, les câlins, le rire, un sourire, de la musique qui nous transporte et nous fait vibrer, le chant des oiseaux, les parfums qui stimulent notre odorat, les aliments à savourer, les activités qui nous font plaisir, le repos dans notre chaise préférée, la contemplation de la beauté qui nous entoure, être en pleine conscience du vent sur notre peau lors d’une marche dans la nature. En fait, tout ce qui peut nous faire plaisir et nous faire vibrer est de la douceur qu’on s’offre à chaque instant.

Et être en pleine conscience ici, maintenant et en soi nous met en contact intime avec tout notre Être jusqu’à notre âme et transforme notre vision de l’expérience; elle devient encore plus complète, intéressante et sacrée.

Inspirer consciemment la douceur de l’air est essentiel pour s’habiter pleinement et est sans doute l’outil de méditation et de maîtrise de soi le plus simple et le plus puissant.

Et ralentir, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, nous permet de mieux voir, de mieux entendre, d’être simplement et totalement présent à soi et à ce qui nous entoure. Pour savourer la beauté et la contempler pendant quelques minutes avec conscience et gratitude. En reconnaissant que tout est divin, amour et sacré. Tout. Même nous.

Douceur en votre être.

Il est urgent d’aller lentement

Dans la vie, il y a des moments où l’intensité émotionnelle peut être très forte, comme lors d’un licenciement, d’une relation personnelle ou professionnelle difficile ou encore du décès d’un proche.

La plupart du temps, dans de telles situations, une série d’émotions nous submergent et nous empêchent de faire la part des choses. C’est pourtant dans ces moments qu’il est urgent d’aller lentement. Quand le besoin de mieux comprendre ce qui nous arrive devient impérieux, prenons le temps de l’écouter.

Des approches novatrices, comme la cohérence cardiaque, l’ACT (Acceptance and Commitment Therapy), l’approche paradoxale ou encore la pleine conscience, ont en commun cette idée de ralentir pour pouvoir intégrer ce qui se passe dans le moment présent. Dans cet article, je vous propose deux clés importantes qui font partie de ces appro­ches dignes du plus grand intérêt.

La première clé : Se donner le temps d’accueillir et de reconnaître ce qui est
Lorsqu’une épreuve survient dans notre vie, un réflexe bien humain est de vouloir contrôler l’émotion. Le contrôle peut prendre la forme de la fuite, de l’évitement ou du déni. Pourtant, pour qu’une émotion négative se transforme en quelque chose de plus agréable à vivre, il est inévitable d’accueillir l’émotion et de la vivre pleinement.

Pensez à l’analogie du morceau de sucre qui se dissout au contact de l’eau. Pour l’émotion, le même processus se produit. Quand l’émotion est accueillie et reconnue, elle se dissout. Voilà pourquoi il est si important de ralentir afin de pouvoir accueillir et reconnaître l’émotion, être avec elle un moment, puis poursuivre sainement son cheminement.

La seconde clé : Observer
Observer implique la notion que nous ne sommes pas nos émotions. Comme l’ont écrit les plus grands sages, les émotions ne sont pas permanentes, elles ne font que passer. Donc, bien que nous fassions l’expérience d’une émotion, celle-ci ne nous définit pas. Il est donc essentiel de ne pas s’identifier à l’émotion. La différence entre être une émotion et observer une émotion peut être subtile. Il s’agit de saisir que nous sommes en fait le contenant plutôt que le contenu.

Observer une émotion permet de prendre du recul par rapport à l’expérience. Cela permet d’en diminuer l’intensité. En y arrivant, on découvre la possibilité de vivre ce qu’on a à vivre de façon plus tolérable et moins dramatique.

Prenons un exemple concret pour illustrer l’effet positif de ces deux clés dans la vie des gens :

Une personne vient de se faire licencier. Elle ressent de la colère et de la rancune face à son ancien employeur en plus d’être anxieuse face à l’avenir. Amorcer rapidement une recherche d’emploi dans ce contexte émotionnel pourrait être contre-productif, puisque la personne se trouve coincée entre son passé et son avenir. Elle a la tête pleine et n’est pas vraiment disponible sur le plan émotionnel pour un nouvel objectif professionnel.

Une attitude très bénéfique serait de prendre le temps d’intégrer ses émotions en tournant son attention vers l’intérieur. En prenant le temps de respirer calmement dans ses émotions désagréables, en s’observant en train de les vivre, paradoxalement la personne va rapidement se sentir libérée de son passé et pourra ainsi envisager son avenir avec confiance.

Comme la démarche d’accueil et de reconnaissance de ses émotions n’est pas évidente les premières fois, un accompagnement peut faciliter cette démarche. Soyez cependant assuré que le sentiment de liberté qui en découle en vaut la peine.

Dans le grand répertoire de ressources visant à aider les gens à gérer sainement leurs émotions, la cohérence cardiaque est celle que je privilégie pour mes clients et pour moi-même.

S’imprégner de ce qui est beau et bon : un élan de liberté

Imaginez que vous êtes parvenu à accomplir une journée complète de tâches qui vous procurent un sentiment de satisfaction, mais que vous avez commis une gaffe. Qu’est-ce qui vous collera à l’esprit au moment du coucher? Probablement la gaffe… même s’il s’agissait d’une futilité!

En effet, votre cerveau a un penchant négatif, et ce phénomène ne relève pas forcément de vous, mais de son évolution.

Le long parcours d’évolution, sur plusieurs millions d’années, a laissé ses traces dans votre cerveau. Les tendances du mental, façonné par les défis de survie au fil du temps, ont fait basculer le pendule perceptif vers le négatif. Le mental réagit donc plus fortement aux situations désagréables qu’aux situations agréables d’égale intensité. Or, votre cerveau est prêt à basculer dans le négatif n’importe quand pour vous aider à survivre. Malheureusement, ce mode de fonctionnement persiste et réapparaît à la moindre occasion dans le quotidien, quand vous êtes au volant de votre auto, quand vous payez vos factures ou réglez un problème avec votre conjoint… Le penchant négatif s’inscrit dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Sachez que le déclenchement biochimique prove­nant du fait de vous sentir stressé, inquiet, irrité ou blessé aujourd’hui vous rend plus vulnérable à ces mêmes sentiments demain, et encore plus après-demain. Bref, vous vivez l’impact des vestiges du cerveau primitif au détriment de votre bien-être et de votre paix intérieure.

Comme il est important, mais évidemment plus difficile, de mettre en perspective la seule chose qui va mal par rapport à toutes les choses qui vont bien, je vous propose de pratiquer une maîtrise du mental en trois temps pour mieux vous imprégner de ce qui est beau et bon. Le cerveau est comme un muscle qui s’assouplit et se renforce à mesure qu’on l’exerce. Par conséquent, reconnaître ce qui est bon en nous, en les autres, dans le monde, et apprécier les petits riens de la vie redonne à la vie un air de fraîcheur, plus de dynamisme et de liberté. Pencher pour le beau ne signifie pas nier le mauvais, mais le faire coexister avec le bon dans votre conscience pour atténuer son aspect négatif et pour augmenter votre capacité d’être de plus en plus conscient de toute la vérité, de tous les carreaux de la mosaïque de la vie.

La maîtrise du mental

1. Cultivez la pleine conscience
– Ce changement par lequel vous ramenez votre attention sur le cœur de votre expérience, ce qui vous permet de ressentir et de percevoir bien plus que ce qui se trouve sous vos yeux. Cette pratique permet de dépasser votre conscience limitée en vous détachant de ce qui va mal, de diriger votre attention vers là où vous voulez la maintenir et de la déplacer lorsque vous le souhaitez. Être pleinement conscient, c’est choisir de vous ouvrir intérieurement pour inclure tout dans votre esprit et dans votre cœur. Sachez qu’il y a toujours du beau et du bon qui flotte dans votre perception.

2. Repérez le positif dans le négatif – La pratique consciente du recadrage de votre perception, afin de voir clairement les faits de la situation et le sens que vous leur accordez, a pour effet de réorganiser les circuits du cerveau pour accueillir la nouveauté. Il n’est pas question de minimiser vos expériences désagréables, mais d’exercer la souplesse d’esprit nécessaire pour intégrer les possibilités d’apprentissage et de maturation de l’âme.

3. Enrichissez une expérience positive pour mieux vous imprégner du beau et du bon – Il ne s’agit pas de poursuivre l’agréable pour fuir le désagréable, mais plutôt de faire se prolonger et d’enrichir les sentiments de paix, de sécurité, de satisfaction, de joie, d’amour, de gratitude et d’émerveillement en les mainte­nant en vie dans votre conscience afin qu’ils pénètrent profondément en vous comme vous en eux.

S’imprégner de ce qui est bon vous ramène au cœur de votre intimité, à un épanouissement de votre esprit, à une ouverture confiante à la vie qui transforme votre réalité intérieure. Enfin, c’est une démarche consciente grâce à laquelle vous prenez plaisir à vous découvrir!

Qu’est-ce que la santé globale?

Qu’est-ce que la santé globale? C’est une approche globale de la personne, considérée dans différentes sphères de sa vie : physique, énergétique, mentale, émotionnelle, spirituelle, sociale et environnementale. La santé passe donc par toutes les sphères de notre vie et va au-delà de l’absence de maladies.

Notre société tend de plus en plus vers cette notion élargie de la santé.

Certains ont compris et intégré cette approche, d’autres continuent de la découvrir et de l’intégrer.

Bien au fait de cet engouement grandissant pour la santé globale et du besoin d’harmoniser davantage nos vies extérieures et intérieures, la revue Cheminement est née. Depuis 1997, Cheminement se consacre donc à la diffusion d’informations en santé globale dans une perspective de cheminement intérieur certes, mais aussi dans un but d’harmoniser les sphères de notre vie vers un bien-être et un équilibre de vie optimal.

En 2012, nous avons intégré cinq rubriques  :

  1. Orientation et choix de vie
  2. Créer un meilleur chez-soi
  3. Au-delà du soi
  4. Santé et forme physique
  5. Expression de soi et créativité

Ces rubriques regroupent des articles qui traitent de thèmes divers, en lien avec des sphères de notre vie.

Cheminement…
Dans le mot cheminement, il y a le mot chemin : le chemin de l’éveil intérieur. Le cheminement, c’est vivre un processus fort et transformateur. Le cheminement, c’est autant vider sa vie du superflu que de la garnir par ce qui est nourrissant intérieurement. Le cheminement, c’est éveiller ce qui est endormi en nous. Le cheminement, c’est aussi l’écoute intérieure, la présence à soi, la pleine conscience et la connaissance de soi. Parce que l’humain est un être en devenir, nous sommes dans un mouvement de croissance continue. Voilà pourquoi le cheminement est une démarche de l’intérieur et un chemin sans fin.

Bon été!

Le Cheminement Autoral en tant que Voie d’Éveil

De nos jours, peut-être comme jamais auparavant, pour beaucoup d’entre nous le besoin de bien-être et de bonheur ne rime non seulement avec la réalisation de Soi et du sentiment de se sentir justement positionné dans le moment présent, mais vibre avec une quête d’infini, là où l’Âme s’apaise, le cœur rentre en résonance, la pleine conscience vit de synchronicités entre collaboration et partenariat.

C’est bien là le besoin de s’ouvrir à cette vie profonde et réussie, à la fois intime et cosmique, à entendre ses appels, qui conduit à chercher un sens unifiant, décisif et fondamental, ainsi que des liens à l’existence. Ce cheminement s’accompagne donc d’une élévation de son niveau de conscience, d’une disponibilité aux exigences intérieures, un radical affranchissement du matérialisme, une orientation de sa vie en fonction d’un absolu qui peut prendre la forme d’une cause sociale ou politique, d’une recherche du beau, du bon, du juste et du vrai, d’un service à l’humain, entre humains en étant partenaires tout en étant fondamentalement Soi.

Cette métamorphose nécessite donc de puiser dans ce spirituel qui dépasse l’ordre des considérations purement utilitaires et immédiates, celles de l’acteur et du système, pour accéder au domaine de l’altruisme et de la réalisation de Soi, de la cohérence et de la liberté intérieure, de la contemplation mais aussi de la croissance et de la confiance. Cette démarche est celle de l’Auteur, Auteur de sa Voie, qui incarne les passages du dépassement de Soi à la reconnaissance du plus grand que Soi. Mais qu’est-ce qu’être Auteur et pourquoi cela est-ce si primordial?

Les linguistes disent que le concept « d’Auteur » vient « d’autorité », et sa racine latine est « Auctor ». Selon eux, un Auteur est une personne qui œuvre, qui crée du nouveau : une relation, un langage, un état d’être, une réalité, un produit, une tonalité. L’autorité vraie, celle de l’auteur, ne découle donc pas d’un statut (simple autorité légale selon le modèle bureaucratique); elle ne provient pas non plus d’une expertise technique (la connaissance du solfège ne suffit pas pour composer une œuvre) ni d’actions dans un système (en référence à Crozier et Friedberg, 1977).

Elle prend sa source dans l’attitude (Habermas, 1986), l’intention et la pleine conscience (Rosenberg, 2007) d’une personne qui rompt avec les prévisions d’un système établi, dans ses facultés à se réaliser dans des expériences optimales, à collaborer et à communiquer avec son environnement, (Csikszentmihalyi, 2004), mais aussi devenir un leader dans un référentiel intégral tel que proposé par Hatala et Hatala (2000).

Or dans le cadre d’un monde en perpétuelle transition, si « prévoir » consiste à voir avant, et si « prévenir » c’est agir avant même de connaître (c’est-à-dire pour chaque personne dans son environnement, sans autre référence à une hiérarchie fonctionnelle ou opérationnelle, ni à un statut socioculturel et professionnel particulier), « l’état d’être » d’Auteur, c’est-à-dire d’exprimer le « Quantum Autoral » (Kauffmann, 2013), c’est puiser dans les caractéristiques du paradigme du leadership Quantique (Erçetin et Kamact, 2008) et générer une ascendance Autorale (Kauffmann, 2007).

Ces dernières sont essentielles en termes d’impacts, car elles permettent à l’Auteur de répondre aux exigences relationnelles, communicationnelles et partenariales au niveau :

  • prévisionnel (simulation de scénarios, avec objectifs, qualifications, contrôles et régulations) pour faire face aux aspects déterministes (notamment ceux de la maladie),
  • computationnel et de réseaux (batterie d’outils et d’exigences socioprofessionnels, d’obligation et de normes, d’activités stratégiques et de produits) pour faire face aux aspects interactionnistes traditionnels (pour répondre aux aspirations de transcendances),
  • du développement de conscience pour aborder les profonds changements dans les relations, avec Soi, mais aussi avec l’Autre, les organisations et la société (Senge, 1994; Senge, Scharmer, Jaworski et Flowers, 2005).

Ainsi être Auteur, c’est aussi et avant tout être responsable, établir des priorités et les communiquer, rechercher l’adéquation des moyens et des fins dans un développement soutenable, durable et équitable de Soi-même en collaboration avec l’Autre. C’est également s’impliquer par rapport aux objectifs personnels, sociaux et environnementaux (Augustin, 2010).

Mais comme le dit John Maynard Keynes pour dépasser la typologie de l’acteur dans son système, « les hommes d’action qui se croient parfaitement affranchis des influences doctrinales, sont d’ordinaire les esclaves de quelques théories passées… et la plus grande difficulté n’est pas pour les individus d’accepter de nouvelles idées, mais d’oublier leurs anciennes… » (Arena, 1993). Dès lors, pour réussir sa vie et être en santé il n’existe pas de meilleure Voie que celle de l’Autorat pour chacun de nous car elle nous recontacte avec ce qu’il y a d’essentiellement véritable en nous. Pour vivre et expérimenter le bonheur, nous avons tous besoin de liberté, de qualité authentique dans notre relation aux autres et au monde, mais aussi d’assumer entièrement le réel au-delà de nos peurs et de nos craintes, de nos insécurités et incertitudes.