Le baladi : une danse qui allie charme et émotion

Parler de danse orientale en dehors des milieux où elle est pratiquée provoque souvent chez les hommes des commentaires moqueurs. Parfois même, d’aucuns affichent un air offensé en pensant à ces danseuses du ventre légèrement vêtues et provocatrices que l’on voit dans certains films. L’une et l’autre attitudes sont bien significatives de la tournure d’esprit de la plupart des gens et de leur méconnaissance.

Le baladi est une danse qui tranche beaucoup avec nos conceptions occidentales. En effet, la danseuse n’y est pas perçue comme un être quelque peu désincarné, comme c’est le cas avec le ballet classique ou les danses occidentales, qui demandent des corps presqu’anorexiques. Le baladi est une danse qui célèbre le corps, où le corps exulte. La danseuse y est donc perçue comme un être terrestre, un être charnel et c’est pour cette raison que les femmes qui ont des rondeurs ou des courbes prononcées trouvent dans le baladi une danse où elles sont enfin à l’aise. Elles se sentent élégantes parce que c’est une danse qui met en valeur les courbes féminines.

La danse occidentale qu’on appelle communément en Occident la danse du ventre ou le Belly Dancing en anglais, est souvent un dérivé plus ou moins authentique du baladi oriental. Cette danse connaît de plus en plus de succès en Europe occidentale et en Amérique. La baladi est une danse qui est quand même très sensuelle, sans être érotique. Elle peut être pudique, élégante, racée et exclusivement féminine. Traditionnellement, les hommes peuvent avoir un rôle d’accompagnateur dans ce type de danse, mais ils ne la dansent jamais en solo.

La danse baladi, qui veut dire « danse du pays » en égyptien, est d’abord une danse du peuple qui serait apparue en Égypte il y a deux mille ans environ. À l’origine, le baladi avait même une dimension religieuse parce que les mouvements ondulatoires étaient une représentation, semble-t-il, de l’accouchement et de la nativité. Par la suite, cette danse est devenue un divertissement profane et est demeurée ancrée dans les traditions des moyen-orientaux, pour qui cette danse a souvent un rôle important au cours des fêtes populaires. La plupart des femmes savent danser sans jamais avoir pris de leçons.

La danse orientale n’a toutefois pas de date d’origine précise, comme en a par exemple la danse classique française. Est-elle apparue chez les Phéniciens (le Liban actuel)? Les Tsiganes l’ont-elles apportée du nord de l’Inde? A-t-elle été introduite en Égypte par les Turcs ou les Turcs l’ont-ils au contraire apprise des Égyptiens? Les thèses s’opposent, toutes étayées. Il semble que ce soit une forme de danse aussi vieille que le monde. On en a en tout cas retrouvé des traces dans le monde entier : Afrique, Espagne, Inde, Grèce antique, Rome, Nouvelle-Zélande, Hawaï.

Pourquoi donc la qualifier d’orientale si cette forme de danse était répandue jadis dans le monde entier? Parce que c’est dans les pays conquis par l’Islam qu’elle est restée le plus populaire et qu’elle a atteint le plus grand raffinement, principalement en Égypte. Toutefois, quand on parle de danse orientale, c’est de danse égyptienne professionnelle qu’il s’agit. La danse turque est presque la même, mais avec des accents plus marqués. Celle de l’Afrique du Nord a des mouvements spécifiques, avec des variantes selon les régions.

À qui s’adresse le baladi et pourquoi le pratiquer?
Le baladi constitue en premier lieu une danse qui permet d’exprimer avec grâce et émotion les sentiments les plus intimes de notre être. Elle est également considérée comme un exercice physique intéressant puisque sa pratique régulière aide à améliorer la posture et l’équilibre tout en développant la souplesse. Elle met à contribution des parties de notre corps que nous n’avons pas l’habitude de travailler.

La musique est également fascinante. Tantôt enjouée, tantôt langoureuse, la musique baladi touche immanquablement aux cordes les plus sensibles de notre féminité. Le baladi devient alors bien plus qu’un simple divertissement : c’est une façon unique de se dire et de s’extérioriser, en pleine harmonie avec son corps.

En terminant, on peut dire que le baladi est conçu autant pour le plaisir des gens qui regardent que pour la danseuse qui s’exécute.

La fasciathérapie : une thérapie manuelle à découvrir 

Le corps humain est une œuvre d’art dans son fonctionnement. Nous l’habitons sans en connaître tous les secrets ni le fonctionnement. Infirmière de profession, je pratique la fasciathérapie selon la méthode Danis Bois depuis plusieurs années et je constate tous les jours les bienfaits qu’elle procure.

Fasciathérapie et fascias
La fasciathérapie est une thérapie manuelle douce qui consiste à travailler les fascias. Les fascias (terme issu du latin qui signifie bandes) sont de fines membranes souples, blanchâtres, faites de tissu élastique et résistant qu’on appelle tissu conjonctif. Ils enveloppent les diverses structures anatomiques (muscles,  os, viscères, cerveau, moelle épinière, ligaments, système nerveux) et les relient entre elles. Ils agissent à la manière d’une seconde peau en 3D et sont animés par le « mouvement interne ». Pour s’en faire une image, c’est comme une toile d’araignée  qui s’étend de la tête aux pieds, en surface comme en profondeur.

Les fascias jouent un rôle fondamental dans la mécanique de notre corps en soutenant les organes et en appor­tant les nutriments aux cellules. Ils favorisent aussi l’élimination des toxines et stimulent une bonne circulation du sang. Chose importante à retenir : ils nous servent d’amortisseurs de chocs.

Les fascias : des tissus qui peuvent souffrir
Très sensibles au stress physique comme psychologique, les fascias se crispent, se contractent, créent des nœuds qui empêchent le mou­vement naturel et bloquent les échan­ges cellulaires et métaboliques. Les traumatismes tout autant que les émotions intenses peuvent se fixer dans les fascias. Imaginez un peu, ils peuvent garder en mémoire des empreintes pendant des années!­ Pas étonnant que des douleurs s’instal­lent et génèrent un état de fatigue.

De plus, notre posture, nos mouvements et nos réactions s’inscrivent dans notre tonus musculaire. Lorsque nous utilisons trop de volonté, cela nuit à notre capacité de rester détendus. En écoutant notre ressenti, nous pouvons ajuster notre posture et notre mouvement afin  de­­ rester dans le confort de bouger. La fasciathérapie a pour but de décrisper et de libérer les fascias superficiels, intermédiaires et profonds pour qu’ils retrouvent leur place et leur rythme et qu’ils laissent circuler l’énergie, tout comme elle permet de mieux connaître le langage de son corps.

Relancer le mouvement interne
Le fasciathérapeute est formé pour capter ce qu’on appelle le « mouvement interne », un mouvement particulièrement lent, profond et subtil à l’intérieur du corps, qui participe à l’équilibre de notre santé. La fascia­thérapie est donc basée sur l’écoute du mouvement interne du corps.

Le fasciathérapeute veille à relancer ce mouvement afin de libérer les blocages et de restaurer l’élasticité et l’adaptabilité des fascias. Une plus grande souplesse favorise une plus grande capacité d’adaptation face aux évènements et engendre une capacité de rebond dans sa vie.

Les séances
Elles durent entre 45 et 60 minutes  et se déroulent sur une table de massage. Lors d’une première  séance, le fasciathérapeute établit un bilan de l’état de santé à partir des renseignements que lui donne la personne. Puis, par un toucher  respectueux, il perçoit les tensions  et les entraves des tissus. C’est à partir de l’information perçue que seront exécutés des mouvements pour travailler à la source de la douleur et faire relâcher la région douloureuse. Le fasciathérapeute applique des pressions plus ou moins fortes en des points précis du corps en suivant le mouvement lent des fascias et en les mobilisant. Il recommande aussi des exercices particuliers qui servent à rééduquer la relation à son mouvement.

Les bienfaits de la fasciathérapie
Elle réduit l’inflammation, soulage les douleurs musculaires et articulaires, relâche les effets du stress accumulé, favorise une posture adéquate, soulage les troubles digestifs, libère les empreintes émotionnelles traumatiques, traite les malaises persistants à la suite d’un accident ou d’une chute, revitalise le corps, rétablit l’équilibre psychocorporel.

La fasciathérapie offre des outils puissants pour relancer la dynamique du corps et retrouver un état de  bien-être profond. Essayez-la!

Le yoga dans toute sa beauté

UNE VOIE DE  TRANSFORMATION PERSONNELLE

Je  pratique le yoga depuis ma tendre enfance. Ma mère yogini était en charge d’un centre de yoga dans les années soixante-dix à Thedford Mines dans les Cantons de l’est.

Une époque où le yoga avait une approche plus spirituelle.

J’avais beaucoup de plaisir à l’observer faire toutes sortes de postures aussi étranges les unes que les autres. Ce qui me fascinait davantage dans sa pratique journalière était sa discipline, sa rigueur, son calme, la beauté et une maîtrise dans l’exécution des postures. Que c’était beau !

Après mes multiples insistances et mes multiples questions, j’ai fait mes classes auprès d’elle. Je garde en mémoire des souvenirs impérissables de nos séminaires de yoga à Stow dans le Vermont.

Après le décès de ma mère en 1996, avec une certaine résistance, j’ai fait un retour à mes racines en 2007 dans un centre de la région. Wow, quel changement! J’étais complètement déboussolée et agressée par le rythme rapide d’exécution. J’ai alors ouvert mon esprit afin de permettre une adaptation progressive au changement.

Le yoga c’est avant toute chose d’apprendre à respirer. C’est taire les fluctuations du mental.

C’est du bonheur, c’est une rencontre de soi, un moment d’écoute, de conscience. Un respect du corps. C’est le garder jeune et beau.

L’éveil spirituel est accessible à tous et salutaire. La transformation que suscite le yoga fait jaillir le vrai Soi et nous permet d’aimer avec une plus grande profondeur.

Il s’agit d’un outil thérapeutique puissant pour aider à solutionner des problèmes physiques et psychologiques, à libérer l’énergie sexuelle, acquérir une force et une flexibilité pour d’autres activités, améliorer l’apparence, la posture, la peau, la tonicité et la vitalité.

Kripalu est une voie d’enseignement privilégiée, une voie philosophique de compassion, de non jugement, une façon méditative d’entrer dans les postures physiques pour permettre aux postures de révéler qui nous sommes.

Le plus beau des cadeaux réside dans cet espace temps où votre totale attention se porte sur ce que vous avez de plus précieux, votre corps, ce véhicule tout terrain, ce temple d’amour.

Vivement le yoga !