Quand la décélération cause l’accélération! – La terre est en perte de vitesse

Selon les observations des scientifiques, la vitesse de rotation de la terre sur son axe diminue, ce qui fait que les journées actuelles sont plus longues que les journées d’autrefois. C’est, disent-ils, l’attraction de la lune sur les masses océaniques qui en est responsable.

Comme nous le savons, notre planète est composée d’un noyau dense, d’une croûte et d’un manteau plus ou moins solides ainsi que d’un magma liquide situé entre le noyau et le manteau. La vitesse de rotation du noyau diffère de celle de la croûte et du manteau. Ce phénomène physique de double vitesse génère un mouvement du magma conducteur d’électricité et crée ce que nous appelons le champ magnétique terrestre.

Or, actuellement et depuis quelques milliers d’années, la vitesse de rotation de la terre est en chute libre, ce qui a pour effet un effondrement du champ magnétique puisque l’intensité de celui-ci est directement proportionnelle à la vitesse de rotation. Cette intensité a ainsi diminué de 60 % en 2000 ans dont 35 % sur les 30 dernières années.

Nous savons qu’une des principales fonctions du champ magnétique terrestre est la protection de la planète des influences venant de l’espace, particulièrement des bombardements des rayons cosmiques et des particules solaires. Cette diminution de l’intensité de ce champ couplée à l’activité grandissante de l’astre solaire constitue les principales causes du réchauffement planétaire actuel. Celui-ci ne serait pas dû principalement à l’activité humaine.

Nous sommes donc bombardés de plus en plus par toutes sortes de particules cosmiques, dont les tachyons qui ont une vitesse supérieure à celle de la lumière et qui sont issus de ce qu’on appelle le champ d’énergie tachyonique. Ce champ constitue en quelque sorte le substrat universel dans lequel baignent toutes les énergies et la matière dont sont formées les galaxies. Une plus grande présence de ces hautes énergies n’est pas sans nous affecter et nous propulse certainement vers une vie différente de celle que nous connaissons. On pourrait dire qu’elle accélère notre évolution.

En étant ainsi moins protégés de ces influences, nous entrons dans une phase où nos véhicules physique et psychique doivent s’adapter pour survivre puisque tout passage d’un état à un autre engendre un déséquilibre temporaire, mais inévitable. La terre est en train de passer à une autre étape et de changer sa vibration.

Son cœur palpite
Selon les recherches scientifiques, la fréquence de la résonance de Schumann fondamentale – reconnue comme étant le pouls de la terre – augmente. Il y a quelques années et depuis des millénaires, elle se maintenait aux alentours de 7,8 Hz (vibrations par seconde) et soudainement, elle est rendue à 13 Hz. Ce phénomène est dû, entre autres, à la baisse de la vitesse de rotation planétaire et de l’intensité du champ magnétique de même qu’au bombardement de plus en plus intensif provenant du champ d’énergie tachyonique.

Nous sommes évidemment affectés par ce changement de fréquence important. Chaque cellule, chaque particule de notre corps, possède sa propre fréquence harmonisée depuis des millénaires avec la fréquence terrestre. Cette brusque modification fréquentielle engendre un stress considérable sur tout notre être et notre survie dépendra de notre capacité à nous adapter rapidement à cette nouvelle réalité.

Nous ne parlons pas ici seulement de l’adaptation physique de nos cellules et organes, mais aussi de l’adaptation de notre pensée et de notre émotivité ainsi que de notre spiritualité. Et cela s’étend aux relations entre individus, à la société, ses politiques, ses économies, ses valeurs.

Le plus important dans cette adaptation est de préserver la connexion, ou l’ouverture, entre les basses fréquences de notre appareil humain physique et les hautes fréquences du champ d’énergie tachyonique de plus en plus présentes.

Tous ces phénomènes étant naturels et s’étant déjà produits à plusieurs reprises depuis l’origine de la terre, il est certain que la planète ainsi que la vie qu’elle porte s’en sortiront. Cet événement cyclique n’affecte en rien la pérennité de la vie.

Mais pour l’individu, il en est autrement, car s’il ne parvient pas à s’adapter, il périra. La nature est ainsi faite. C’est pourquoi nous devons rechercher et développer des moyens pour nous aider dans ce processus d’adaptation.

L’évolution accélère
Il y a donc une décélération du mouvement de la terre et une accélération de sa fréquence. Ces phénomènes produisent des changements de plus en plus rapides à tous les niveaux, physique, psychique et spirituel, ou en d’autres mots, une accélération du processus évolutif.

Les conséquences physiques prévisibles sont :

  • Une modification du bouclier magnétique terrestre de protection qui, durant une période de quelques milliers d’années, laissera passer les influences cosmiques et solaires.
  • Une inversion possible des pôles magnétiques terrestres – une inversion importante se produisant en moyenne une fois tous les 500 000 ans – due au ralentissement de la vitesse de rotation et à une trop grande perturbation du champ magnétique, inversion qui viendra « déboussoler » nos technologies modernes.
  • Un bouleversement climatique à l’échelle du globe dû à l’exposition différente de la terre au rayonnement solaire et à l’inversion possible des pôles magnétiques.

Les conséquences psychologiques sur les êtres vivants devraient être :

  • Une perte de repères due au dérèglement progressif, mais rapide des rythmes psychobiologiques qui sont en relation étroite avec les rythmes de la planète.
  • Une altération des perceptions sensorielles et du fonctionnement cognitif due aux variations intenses et soudaines de l’activité électromagnétique terrestre.
  • Une réorganisation de la psyché nécessitée par tous ces bouleversements.

Notre façon, en tant qu’individu ou collectivité, de réagir à ce déséquilibre va déterminer la qualité de notre passage dans cette nouvelle vibration. Plus nous serons en harmonie avec les nouvelles énergies, plus nous pourrons facilement passer à travers ce chaos temporaire et nous adapter à cette fréquence plus élevée.

Notre capacité d’adaptation dépendra d’abord de notre ouverture d’esprit, de la prise de conscience que nous ne sommes pas, en tant qu’humains, des êtres supérieurs, dominateurs et indépendants, mais que nous faisons partie d’un tout et que nous sommes tout simplement des maillons de la grande chaîne cosmique. Notre mentalité devra s’assouplir pour accepter le fait que ces changements naturels font partie d’un plan infiniment plus vaste que nous, sinon nous en serons perturbés au point de ne pas être en mesure de compléter le passage.

Dans cette démarche adaptative, nous pouvons aussi profiter des outils que la tradition spirituelle et la science moderne mettent à notre disposition. Des techniques d’autoréalisation comme la méditation, le yoga ou le tai-chi en sont des exemples. Des technologies nouvelles favorisant l’induction d’une fréquence désirée, l’harmonisation de nos fréquences à celles du champ d’énergie tachyonique, ainsi que la protection contre les pollutions vibratoires environnantes provenant de nos maisons, voitures et lieux de travail superélectrisés, de la téléphonie mobile, des radars, des fours à micro-ondes en sont d’autres exemples.

Voilà notre défi en ce début du 21e siècle.  Saurons-nous le relever?

Silence… on médite!

« Je consens et j’accepte de ne rien faire sauf de me concentrer sur mon être, mon corps, mon mental, ma respiration. Je suis consciente qu’il n’y a aucun but, aucun résultat à atteindre, mais seulement le chemin et l’intention pure de me concentrer sur moi-même sans aucune distraction. »

Ceci a été ma déclaration que j’ai écrite dans mon journal à l’aube de mon expérience de méditation silencieuse d’une durée de dix jours dans un centre situé au cœur de la nature au nord de la Californie. Un lieu propice à une telle pratique, là où, je savais, évidemment, qu’aucune parole n’était permise ni exercice quelconque ni même le yoga, aucune écriture ni lecture et aucun contact des yeux avec d’autres participants n’était toléré. L’élément que j’appréhendais le plus était qu’au souper des fruits seulement y étaient servis.

J’étais prête mentalement à vivre ce périple à l’intérieur de moi-même afin d’expérimenter ce que « je suis » vraiment sans l’influence de toutes les distractions que peut offrir notre environnement ou nos activités. J’entrevoyais par cet isolement une capacité à mieux ressentir ce qui fonctionne pour moi ou non, de façon à faire des choix plus conscients et plus directs vers ma réalisation et le bonheur.

Mais qu’est-ce qui a bien pu me pousser à aller faire une telle expérience me diriez-vous?

Ce qui m’a d’abord invitée fut la lecture de « The Art of Living » par William Hart et S.N. Goenka, (traduction française : L’Art de Vivre), qui m’a été prêté par une amie dans des circonstances inoubliables sur la Grande Île d’Hawaii. J’avoue que je ne trouvais pas particulièrement attirant ce livre tout bleu pas très épais avec une roue comme illustration. Ah là, tout le sens de ne pas juger son livre par sa couverture! Je le lu entièrement, et j’ignorais encore, à ce moment-là, qu’il aurait un aussi grand impact sur ma vie. Et comme il est expliqué dans le livre, la méditation est comme tout autre chose de la vie et comme par exemple, la natation, on peut savoir tous les bienfaits, les différentes techniques pratiquées, tout savoir sur le sport en question en lisant des textes, mais en ne sautant jamais à l’eau, il nous sera impossible d’apprendre à nager.

Alors, j’ai plongé et j’ai décidé d’aller faire un cours d’introduction de méditation. Le premier cours est obligatoirement d’une durée de dix jours, le temps nécessaire pour intégrer la technique. Il comporte des règles précises à suivre dont un code de discipline et il est entièrement gratuit. En fait, l’organisation dans laquelle je me suis inscrite est basée sur le principe « payer pour le suivant ». Un ancien étudiant a déjà déboursé, selon son budget et son appréciation pour qu’un nouvel étudiant puisse suivre le cours sans frais.

Ce qui m’a vraiment poussée à y aller, c’est de voir à travers cette opportunité d’investissement de temps en moi-même de pouvoir modifier mon approche à la vie. Évidemment, je ne savais pas trop à quoi m’attendre ou ce que j’allais y découvrir, mais je savais que les résultats ne pouvaient qu’être positifs. Le moment était des plus propices, car j’envisageais de me reconstruire une nouvelle vie, il fallait bien, car celle que j’avais mise tellement d’efforts à mettre en place avait éclatée plus de dix-huit mois auparavant. Une tournure d’événements digne d’une nouvelle littéraire, mais au lieu d’une fin d’histoire, il fallait continuer à vivre. Je remettais tout en question, chaque geste, je recherchais inévitablement un sens à ma vie et surtout une nouvelle façon de l’aborder comme si je cherchais à mettre fin à cette démarche sur des œufs écrabouillés. Je m’étais retrouvée à Hawaii, un voyage improvisé qui jour après jour s’est avéré d’une période de neuf mois. Le temps d’une gestation. Avant mon départ, un jour, quelqu’un m’a dit que c’est un lieu où les guérisseurs vont pour se guérir, un site sacré de recyclage d’âme, un terrain de pratique de vie, c’est rassurant de rencontrer d’autres âmes abîmées! Néanmoins, ce périple de méditation devenait une étape importante pour ma libération avant que je retourne à ma résidence principale pour tout vendre, me libérer d’ancrage du passé pour ensuite m’aventurer vers une toute nouvelle vie.

Qu’est-ce la technique dite « Vipassana »?
Vipassana signifie voir les choses comme elles le sont vraiment. C’est une des techniques de méditation les plus anciennes de l’Inde, visant la transformation par l’observateur en soi. Elle comporte une approche très directe et simple se basant sur la loi de la nature en observant les sensations du corps, l’observation de l’impermanence. Elle focuse sur la profonde interconnection entre le mental et le corps, ce qui s’expérimente directement par une attention disciplinée des sensations physiques qui sont formées dans le corps et qui s’interconnectent continuellement par les conditions de vie du mental. En devenant de plus en plus habile avec cette technique, le plus rapidement quelqu’un va se sortir de la négativité. Graduellement, le mental devient libre des défilements, il devient pur. Un mental pur est toujours plein d’amour, d’amour inconditionnel pour les autres, rempli de compassion pour ceux qui souffrent et demeure équanime devant toute situation. Le fait qu’elle ne comporte aucune visualisation et imagination et qu’elle ne préconise aucune religion ont été les éléments déterminants à ma décision de poursuivre cette méthode.

Quels genres d’expériences peut-on s’attendre à vivre?
Il y a autant d’expériences différentes qu’il y a de personnes, puisque nous vivons notre réalité chacun à notre façon. Dans mon expérience, j’ai eu l’impression d’être nez à nez avec l’anxiété. J’étais étonnée de prendre conscience qu’après deux ou trois jours seulement, je comptais le nombre de jours restant avant la fin du séjour. J’avais pourtant délicatement choisi de vivre cette expérience de dix jours. Et comme nous vivons chaque moment de la façon dont nous vivons notre vie, je me suis aperçue en jetant un coup d’œil vers le passé, que c’est aussi la façon que j’avais abordé mes études, en prenant le plus grand nombre de cours possibles, pour en finir au plus vite, donc, à peine commencé, déjà le sentiment anxieux d’avoir terminé. Je me suis dit que c’est probablement avec la même attitude que je vivais ma vie. Quelle belle réalisation ce fut! Croyez-vous que je sois la seule à vivre ainsi? Si ce séjour ne m’avait qu’apporté cette prise de conscience, ce serait déjà très gagnant. Nombreuses sont les découvertes sur nos états d’âme lorsqu’on n’y met toute notre attention.

Évidemment, il y a des périodes éprouvantes comme se sortir du lit et piétiner sur la rosée fraîche guidée de la lampe de poche pour se rendre à la salle de méditation pour 4 h 30 du matin. Toutefois, ces moments s’apprivoisent et deviennent des occasions d’émerveillement devant la beauté de la nature et les possibilités infinies que nous offre cette aventure. Aussi, il y a ces énormes bols remplis de fruits à l’heure du souper qui reçoivent des regards un peu perplexes. Cependant, il est intéressant de constater la différence de la qualité du sommeil et de la facilité du réveil lorsque nous mangeons plus légèrement le soir, à moins de ne pas manger assez et qu’on ne puisse s’endormir! Aussi, en soirée, il y a un visionnement audiovisuel qui est présenté en guise d’accompagnement dans la démarche.

J’ai réussi à compléter le programme de dix jours et j’ai trouvé une façon d’apprécier le moment présent. J’ai eu le temps de replacer des moments de ma vie et de comprendre que mes efforts à préserver l’amour, le confort, la sécurité n’a rien à voir avec l’évolution d’une situation. Le dernier jour, j’ai ressenti de la tristesse, et même une certaine crainte, en quittant l’endroit le plus paisible au monde pour revenir dans le « vrai » monde, jusqu’à moment où j’ai réalisé que cet endroit fait partie de ma personne et que je peux y accéder à n’importe quel moment.

Le retour à l’usage de la parole après une telle période de silence est une expérience qu’il faut vivre pour comprendre. À la fin, les sourires accrochés, les yeux pétillants, le teint resplendissant, les initiés respirent le bien-être et la légèreté. La vibration de la joie et de l’amour est palpable. C’est normal puisqu’on s’est offert un tellement beau cadeau, celui d’avoir su mettre absolument tout de côté pour s’être donné enfin l’occasion de vivre pleinement sa rencontre avec soi-même. Une transformation irréversiblement positive, en plus de ramener à la maison une technique de méditation intégrée.

Je me sens privilégiée d’avoir eu la chance de rencontrer il y a maintenant six ans, cette technique de méditation sur mon parcours. Depuis, je continue à pratiquer la méditation régulièrement et je me devais de partager cette expérience avec vous.

Trouver son chemin…

Il arrive un moment dans la vie où nous nous trouvons dans une forêt épaisse; nous avons perdu notre chemin.

Quelle direction allons-nous prendre? À quel carrefour sommes-nous? De quel endroit arrivons-nous? De la naissance à la mort, la vie nous apporte des joies, des peines, des occasions et des leçons particulières pour nous permettre de nous transformer.

Que vous l’appeliez roue de la vie, roue du karma, la voie, le grand mandala, l’horloge de la destinée, le cycle des saisons, nul n’échappe à la loi de la nature, personne ne peut nous libérer de ce processus de transformation où le passé se fond dans le présent et en retour le présent fusionne avec le futur. Pour tous, il est nécessaire de connaître les stades de cette métamorphose; pour les femmes, c’est essentiel parce qu’elles vivent ces différentes saisons de l’âme, en premier lieu dans leur corps.

Parcourons donc ensemble les 4 directions de la vie, l’est, le sud, l’ouest et le nord. Chaque direction doit être honorée, parce qu’en empruntant chacune d’elles, nous découvrons sa valeur en nous laissant pénétrer de ses enseignements.

Imaginons que la durée idéale du parcours de la vie d’une personne sera de 84 ans, le cycle de révolution d’Uranus, la planète de l’individualité.

De la naissance à la 21e année, nous empruntons la voie de l’est qui correspond à l’élément air dans la nature, au mental. Durant l’enfance et l’adolescence nous voyageons à l’est. Temps d’apprentissage scolaire où nous apprenons à nous exprimer avec des mots justes et à échanger des idées avec les autres, temps de la découverte de l’autre et du tissage de liens entre amis.

De 21 à 42 ans, nous nous déplaçons vers le sud qui correspond à l’élément feu de notre vie, nos passions et notre intuition. Nous affrontons le monde avec beaucoup d’enthousiasme et de confiance. Nous sommes alors habités d’une expression créatrice, alliée à une énergie presque inépuisable et à une incessante activité. Nous sommes orientés vers l’avenir que nous envisageons toujours avec beaucoup d’espoir.

Entre 42 et 63 ans, nos pas se dirigent vers l’ouest qui correspond à l’élément eau, c’est-à-dire nos sentiments et nos émotions. Nous affrontons alors la crise de la quarantaine, la nuit obscure de l’âme. La grande sensibilité et la grande vulnérabilité que nous vivons durant cette période nous amènent à être inconstants et instables. Nous ne voulons ni reculer, ni avancer, ni aller vers le haut, ni vers le bas, ni changer de place. Nous circulons, nous glissons, nous tombons, nous nous relevons. Des frémissements, des frissons, des tremblements, des spasmes nous traversent le corps. Nous ne pouvons plus suivre la cadence de ce ballet mascarade qui nous oblige à revêtir différents masques. Nous tournons en rond! Durant cette période qui est la plus cruciale de la vie, parce qu’elle nous permet d’entreprendre le processus de l’individuation, c’est-à-dire de devenir réellement soi-même, des forces psychiques sont souvent en action. Il en résulte des angoisses sans fondement et une certaine hypersensibilité. Nous devons respecter notre besoin de solitude, de calme et de paix avant d’entreprendre la prochaine étape.

De 63 à 84 ans, si nous avons pris soin de notre corps et de notre âme durant la période précédente, nous atteignons le nord qui correspond à l’élément terre, la maturité, l’ici et maintenant. Nous devenons réceptifs à l’énergie cosmique. Nous circulons alors avec lenteur, économisant nos forces, en harmonie avec la terre et ses créatures, en particulier les femmes, ces gardiennes de la connaissance ancestrale. Cette période de la vie représente un lieu secret et sacré où nous pouvons transmettre la sagesse que nous avons acquise à travers les jeux de notre langage, le feu de nos passions, la force de nos émotions et la guérison de notre corps.

Mais le parcours de toutes les personnes suit-il toujours cet itinéraire? Non, évidemment! Certains cheminements conduisent à des voies sinueuses, où la route est dangereuse, étroite, glissante, tortueuse, parfois impraticable, aboutissant à des impasses. Durant leur traversée, d’autres personnes accueillent les embranchements qui mènent à des panneaux de signalisation, d’interdiction, d’obstacles, d’obligation ou de localisation. D’autres parcours exposent à des signaux lumineux, fixes, clignotants, des arrêts, des sens interdits, des sens uniques, des déviations, une circulation bloquée, intense, difficile, dangereuse.

Certaines personnes conduisent leur vie comme leur voiture. Elles tiennent le volant de façon ferme, tiennent leur droite, respectent les limitations de vitesse, observent les signaux, roulent en file, cèdent le passage, n’empruntent jamais de route secondaire, leur cheminement est agréable bordée d’arbres, ensoleillé, pittoresque, sans virages.

Même si nous empruntons différents chemins, notre destination est toujours la même. Celle du personnage du fou dans le tarot. La mort, le détachement suprême, la fusion avec la divinité.

À la cinquantaine, nous arrivons à un carrefour; l’heure de la prise de conscience a sonné, Souvent nous n’avons pas encore accouché de nous-mêmes. Nous vivons les ténèbres en plein midi. La vie a perdu son insouciance et son éternité. Comment affronter cette noirceur?

Comment retrouver son chemin?
Encore une fois, les approches sont multiples. Mais il est un sentier que tous nous devons emprunter, la voie de la maturité, de l’individuation, l’itinéraire vers le nord, la sagesse de la grande mère de l’univers. Le but ultime du passage de la noirceur à la lumière est de nous guérir et de nous faire évoluer.

En Grèce, la religion ancienne, permettait de faire des rituels où les disciples de la grande déesse empruntaient de longs couloirs sombres qui symbolisaient ce passage.

Déchiffrer les secrets de la mort pendant que nous sommes en vie
L’épreuve du milieu de la vie débute toujours par la désintégration de quelque chose. Que ce soit la perte d’une relation, d’un travail, de notre santé, cet éclatement survient pour nous faire comprendre que ces vieux attachements et ces vieilles habitudes ne sont plus utiles à notre développement. Cette cassure peut aussi se produire au niveau psychologique, lorsque des circonstances nous forcent à réévaluer notre système de croyances qu’il soit spirituel, philosophique ou intellectuel. Nous nous sentons alors désorientés, fragmentés, incapables de nous concentrer et de prendre des décisions.

La seconde étape de ce processus de transformation se nomme purification. Nous laissons aller nos concepts, nous purifions nos émotions et nous acceptons notre douleur. La souffrance devient notre compagne et nous plongeons parfois dans la dépression. Nous ne pouvons retrouver le fil d’Ariane pour sortir du labyrinthe. C’est un temps pour pleur et pour ouvrir nos cœurs à la peine des autres.

Le dernier stade nous conduit à la renaissance. Nous retrouvons le nord que nous avions perdu, nous réclamons notre pouvoir de créer et de transmettre. En transformant nos démons intérieurs, en accueillant notre ombre, nous permettons à la lampe de psyché d’éclairer notre futur.

Ce qui nous est demandé à cette étape est de récolter la graine de la sérénité, de la semer dans un sol fertile et de l’arroser de nos pensées positives et de nos émotions chaleureuses afin de lui permettre de germer et de créer un futur merveilleux. Dans cette graine se trouve toute la sagesse acquise jusqu’à maintenant, notre karma, nos habitudes inconscientes et nos engagements pour un cycle nouveau et éternel.

À la dernière étape de la vie, nous devons examiner nos rêves et nos désirs. Ce que nous voulons faire pour nous-mêmes et pour les autres personnes qui se présentent dans notre vie, que nous accueillons maintenant avec compassion, et pour sauver la planète.

De notre cheminement de l’ombre vers la lumière, rien d’important ne pourra être accompli, si ce n’est à partir de notre centre.

Toucher par les sons : les sons nous touchent, devenez une per-sonne…

Se faire toucher par un son peut paraître surprenant…  Néanmoins la plupart d’entre nous ressentent tous les jours des vibrations acoustiques à l’intérieur du corps.  Trop souvent hélas, ces sons proviennent de la pollution sonore que nous subissons bien malgré nous au quotidien.  La perception corporelle du son (développée par la méthode verbo-tonale du Pr Petar Guberina – Zagreb, Croatie – afin d’enseigner, entre autres la musique aux sourds) est une perception vibro-tactile produite par le ressenti cutané et sous-cutané des vibrations sonores.  Notre peau devient alors la membrane d’une oreille à l’échelle du corps dans son ensemble et les vibrations sonores pénètrent par chacun de ses pores.

Depuis une quinzaine d’années, nous avons développé une technique de toucher originale qui s’adresse en particulier aux « bodyworkers » et aux massothérapeutes.  Néanmoins, il n’est pas obligatoire d’être thérapeute pour pratiquer le toucher par les sons® ou sonologie®.  La seule condition nécessaire à sa pratique étant d’apprendre à être thérapeute pour soi-même (techniques d’autoguérison) et de vouloir se donner de l’amour…

Grâce à l’expérience énergétique des sons et des vibrations, vécue durant des jeux vocaux et des exercices, chacun peut ressentir son corps devenir un instrument et résonner en différents points selon les sons qu’il émet ou reçoit et ainsi, de devenir une per-sonne… en laissant les sons s’écouler à travers la caisse de résonnance de son propre corps.

Vivre une expérience de toucher par les sons® est l’occasion unique de vivre et ressentir le principe de la résonance corporelle et de comprendre au passage comment les sons, la musique et les vibrations peuvent être bénéfiques, thérapeutiques ou nocifs, selon les cas.  D’où l’importance du choix conscient de notre environnement sonore et vibratoire de toute nature (pensées, émotions, paroles, ondes de formes, couleurs, senteurs, tellurisme, matériaux, aliments, eau, etc.).

Le but du toucher par les sons® est d’apprendre à ressentir comment les sons et les vibrations nous influencent et qu’ils caractérisent tout ce qui nous constitue (infiniment petit) et ce que nous constituons (infiniment grand).  Le but est aussi de découvrir le principe de base de la résonance harmonique qui explique l’interaction des vibrations les unes avec les autres et qui conditionne notre relation énergétique avec notre environnement et avec l’univers.  Cette prise de conscience permettant de se sentir relié à tout.

Dans le toucher par les sons®, nous utilisons, entre autres la voix, le plus bel instrument.  Il n’est pas nécessaire de savoir chanter ni de connaître la musique.  Une seule condition est nécessaire : être prêt à se donner de l’amour et à en donner aux autres, grâce aux sons thérapeutiques et aux vibrations harmonisantes.  Nous utilisons aussi divers instruments (cordes vibrantes, diapasons, bols tibétains, etc.) qui ont pour but de nous sensibiliser à la dimension harmonique et pythagoricienne de la vie.

Le son touche l’enveloppe musicale de l’être

L’expérience montre que le son agit sur la matière par massage vibratoire en créant de magnifiques formes géométriques.  Ces formes aux architectures parfois complexes peuvent ressembler à des mandalas.  Par ses propriétés tactiles harmonisantes, le son fait résonner notre enveloppe musicale.  Rappelons que chacune de nos cellules et de ses composantes émettent des vibrations et que notre corps est de nature « symphonique ».  Puis cette résonance se diffuse dans notre corps à un niveau cellulaire et peut induire aussi des changements au niveau moléculaire, en particulier dans la structuration de la molécule d’eau.  N’oublions pas que cette molécule nous constitue à 80 %.

Le toucher par les sons® ou sonologie® est donc basé sur la bio-résonance corporelle du son et sur son ressenti vibratoire.  Sa pratique concerne donc la dimension auditive de la perception sonore et inclut aussi en complément la perception cutanée, sous-cutanée, intra-corporelle et énergétique des vibrations.  L’apprentissage de techniques simples permet de développer l’intégration de la bio-résonance harmonique du son ainsi que le ressenti global des vibrations au niveau du corps humain et leur application en complément des techniques de massothérapie et de toute autre forme de soins énergétiques.

Votre maladie, votre douleur, pourrait bien vous sauver la vie

« Doc, j’ai mal, je n’en peux plus, faites quelque chose. » Si nous intervenons que pour vous soulager, nous vous nuirons. Laissez-moi vous expliquer. La nature et la sagesse de votre corps ont choisi ce mal ou cette maladie pour vous orienter vers la vie qui vous devriez mener. Lorsque quelqu’un intervient pour changer ou transformer le message de votre corps, nous vous privons de la possibilité d’améliorer votre vie.

La semaine dernière, après cette conversation avec une d’entre vous, elle me répond : « OK doc, je comprends, mais qu’est-ce que je fais en attendant? ». « En attendant quoi? » fut ma réponse. Elle me répondit : « En attendant que je retourne… » Il y a eu un silence. Elle venait de comprendre.

Elle voulait me dire « en attendant que je retourne à faire les choses qui m’ont rendue comme je suis ». Vous auriez dû voir son visage et son corps en état d’instabilité, ce qui permet une réorganisation à tous les niveaux, c’est-à-dire physique, mental, émotif et même spirituel. Son cerveau ne semblait pas avoir les programmes nécessaires pour intégrer la découverte qu’elle venait de faire. J’assistais à l’installation d’un nouveau programme sur son disque dur. Son cerveau était en train d’établir instantanément les connexions nécessaires à l’implantation de ces nouvelles connaissances. Une réalisation, une découverte qui permet une guérison globale.

Est-ce qu’elle était mieux à ce moment? Est-ce qu’elle souffrait moins? La réponse est non. Rien n’avait changé, cependant à partir de ce moment-là, tout pouvait changer. Elle SAVAIT qu’elle allait guérir. Il ne lui restait plus qu’à faire les changements qu’elle aurait dû faire depuis longtemps.

Les changements qu’elle avait à faire, elle les connaissait intuitivement, inconsciemment tout comme vous et moi. Avec la prise de conscience qu’elle venait de faire, les changements sont passés de l’inconscient au conscient dans une fraction de seconde. Les perceptions diffuses, embrouillées, sans mots se sont cristallisées, verbalisées dans un instant. Elle est passée de l’incertitude émotive à la certitude de l’action. Elle est passée instantanément devant mes yeux du stage 1 d’I.S.R. (souffrance) au stage 4 (reprendre son courage, pouvoir). Sa vie ne sera plus jamais la même.

Être malade est une opportunité. C’est un temps :

  1. D’ARRÊT : La douleur ou la maladie nous invite à l’introspection de notre vie. Qu’est-ce que je vais faire du reste de ma vie? Quelle est la vision de ma vie? Lorsque je serai sur mon lit de mort et que je regarderai ma vie, pourrais-je dire, j’ai accompli ce que j’avais à accomplir? Ou est-ce que ma réflexion sera dans le sens de « j’aurais donc dû », « j’aurais pu », « ah si les choses avaient été différentes »?
  2. DE RECONNEXION : La maladie nous permet de revisiter les parties de notre corps que nous avons oubliées, ignorées, abusées. La reconnexion permet de faire la paix et de prendre un nouveau départ. C’est un peu comme un conflit avec le conjoint. Au début, on est fâché, après on boude, on se calme, mais on ne veut pas abdiquer trop rapidement, on s’entête un peu plus. Puis on se dit qu’on devra en revenir un jour ou l’autre, aussi bien que ce soit aujourd’hui. On se retrouve, on se réconcilie et on fait, vous savez quoi. C’est de cette reconnexion personnelle dont je parle.
  3. D’AMOUR : C’est dans les moments de douleur et de maladie qu’on se sent seul. Pourtant, on ne peut être seul, même lorsque nous sommes seuls physiquement, ce n’est qu’une impression. Même lorsqu’on pense que Dieu nous a abandonnés, on est toujours accompagné. L’amour est toujours disponible. L’amour n’est pas un sentiment, mais une action. Il n’en tient qu’à nous.
  4. DÉCOUVERTE : C’est le temps de redécouvrir les choses simples de la vie. C’est le temps de regarder un coucher de soleil ou encore mieux, un lever de soleil. C’est le temps de sentir la fleur du jardin. Le temps d’aller au parc et de regarder les enfants jouer en espérant que les parents ne soient pas impliqués dans leurs jeux.
  5. DE PRÉPARATION : La maladie et la douleur nous permettent de nous préparer aux changements que nous avons à faire, à planifier et à nous organiser. Il y a deux façons de faire ces changements. Certains changent tout en même temps. C’est possible, mais difficile. D’autres changeront une ou deux choses à la fois. L’important dans un voyage de 1 000 km est le prochain pas.

L’art-thérapie, lorsque les mots nous manquent…

Qu’elle soit utilisée dans le contexte d’une démarche thérapeutique ou simplement pour découvrir ce qui se cache au fond de soi, l’art-thérapie met l’expression visuelle au service de la guérison de l’âme.

« Devant moi, une feuille blanche et des couleurs. En moi, des émotions, des idées, une sorte d’angoisse. Je regarde les couleurs plus que je ne regarde la feuille. Le violet m’attire, et pourtant c’est une couleur que je connais mal. Mais elle m’appelle. Je la prends et je laisse timidement une trace sur le papier tout blanc. Cela m’encourage. J’aime le contact du pastel sur le papier. J’aime ce que ma main ressent; et en moi, il y a quelque chose d’indéfinissable, une réponse à cette couleur, puis aux autres que j’applique. Ce que je ressens à l’intérieur de moi prend forme sous mes yeux. Je sens une sorte de libération, une pointe de satisfaction. Oui, cela commence à ressembler à ce que je porte en moi… »

Ce monologue pourrait être celui de ceux qui se laissent aller à se dire en images.

Exprimer en couleurs et en lignes des émotions, des idées ou des malaises indicibles peut sembler une tâche impossible, voire simpliste. C’est ne pas comprendre le pouvoir d’évocation, de réminiscence et d’intégration intérieure que peut avoir sur nous la création visuelle. Lorsque l’on cherche à exprimer un état d’âme, un traumatisme, un besoin, une émotion – surtout une émotion difficile comme la colère, la violence, la jalousie – il arrive que les mots nous manquent.

Et que les maux nous restent… À ce moment, le langage visuel peut nous venir en aide. Il court-circuite le rationnel, permettant de dépasser des blocages et d’arriver à des prises de conscience initiatrices de transformations thérapeutiques profondes.

Les couleurs, utilisées en conjonction avec le ressenti, expriment l’émotion pure, non « traduite » par des mots. Pensez à certaines expressions populaires : avoir les bleus, voir rouge, être vert d’envie; les couleurs semblent tout indiquées pour concrétiser les émotions vécues. Il en est de même pour les traits; voyez ce qu’expriment pour vous les lignes brisées, zigzagantes, courbes, etc.

Dans la relation entre l’art-thérapeute et son client, l’objet créé est partie intégrale de cette relation. Le reflet de nos œuvres nous invite à nous regarder avec du recul, nous permettant ainsi de nous différencier de nos émotions. Une colère intense ainsi exprimée prend une vie autonome, extérieure à nous. Elle devient ainsi moins menaçante, nous pouvons la voir pour ce qu’elle est, une émotion qui nous habite et peut nous quitter si nous en prenons les moyens. Cette différenciation entre l’émotion et nous-même est essentielle pour guérir et grandir.

L’apprivoisement d’un mode d’expression privilégié et personnel favorise aussi notre croissance dans l’authenticité. Nos images nous appartiennent et seuls nous en détenons la clé. Nous pouvons choisir de partager leur signification ou de la garder pour nous. L’art-thérapeute joue un rôle de soutien, de témoin et de reflet du cheminement intérieur de son client à travers ses créations et doit l’aider dans les changements à opérer pour guérir.

L’art-thérapie s’adresse aux individus de tous âges, aux couples, aux familles et aux groupes. Au Québec, le titre « Art-thérapeute professionnel du Québec » (ATPQ) est réservé aux personnes ayant complété une maîtrise universitaire (M.A.) en art-thérapie ou une formation universitaire équivalente et reconnue par l’Association des art-thérapeutes du Québec (AATQ). En tant que professionnel en santé mentale, l’art-thérapeute répond au code de déontologie de l’AATQ et doit fournir un espace thérapeutique sécuritaire qui favorisera le développement de la confiance de son client.

Deux programmes d’études supérieures sont offerts au Québec : une maîtrise, à plein temps, à l’Université Concordia de Montréal et l’autre, un DESS en voie de devenir une maîtrise, à temps partiel, offert par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Les deux programmes correspondent aux exigences de l’AATQ.

Prudence!
Certains professionnels utilisent parfois l’art dans leur démarche thérapeutique avec des clients. On doit le faire avec prudence. Les matériaux d’art peuvent susciter des réponses émotives intenses et profondes et une mauvaise utilisation peut entraîner des conséquences fâcheuses. Voici quelques recommandations à cet effet :

  • Prendre en considération les problèmes potentiels issus du matériel utilisé.
  • Le processus créateur peut être inhibé si on est trop préoccupé de l’ordre et de la propreté; utiliser un espace de travail qui peut être sali et facile à nettoyer.
  • Être familier et à l’aise avec le matériel et les processus employés afin de susciter chez le client une réponse conforme à la démarche thérapeutique poursuivie.
  • Encourager le client dans son expression personnelle; se voir comme un allié dans son processus créateur; ne pas imposer ses critères d’esthétique; traiter ses créations avec respect, les manipuler avec soin et se souvenir que c’est du matériel confidentiel.
  • Observer le client en création et noter tout changement d’affect ou de comportement.
  • Recevoir sans jugement ses craintes quant à l’utilisation de ce moyen d’expression et placer l’importance sur la valeur du processus plutôt que sur le produit.
  • Utiliser l’art comme aide visuelle et pour bâtir sur les forces du client.
  • Éviter l’analyse des productions artistiques; demander plutôt des impressions ou des questions ouvertes à partir des créations.

Le créateur d’images rend visible l’invisible…

Choisir le bonheur

« Ce que nous faisons n’est pas important, mais il est important que nous le fassions. » Gandhi

De toutes les conditions nécessaires au bonheur, l’estime de soi est sans doute la plus nécessaire. Comment arriver à être heureux si l’on pense que nos besoins ne sont pas importants, que nous n’avons pas de valeur ou que ce que nous faisons n’est pas important?

S’aimer est donc la base de tout cheminement vers le bonheur ou même de tout cheminement tout court.

S’aimer, c’est répondre à ses propres besoins. À ses besoins physiques d’abord. S’aimer c’est respirer à fond, c’est connaître et pratiquer le plaisir de bouger, c’est vivre dans un environnement sain, c’est se nourrir selon les besoins réels, c’est aimer son corps, apprécier tout ce qu’il fait pour nous et pourquoi pas, le mettre beau. Nous avons parfois tendance à prendre notre corps pour acquis tant qu’il n’est pas malade ou douloureux.

Une visualisation que j’aime faire et faire faire consiste à porter son attention successivement sur chacune des parties de son corps : bras et mains, jambes, colonne vertébrale, estomac, cœur, yeux, oreilles, bouche, puis à imaginer durant quelques secondes que nous sommes privés de cette partie, ensuite, à voir les conséquences de cette perte sur notre vie quotidienne, et enfin, à réintégrer consciemment cette partie de nous en sentant l’énergie vitale qui l’habite et en éprouvant de la reconnaissance pour cette partie de notre corps. Je l’appelle ma visualisation d’appréciation de son corps.

Cette visualisation transforme notre relation à notre corps. Il y a longtemps, j’ai été immobilisée dans le plâtre pendant deux ans. Je me souviens encore de l’émerveillement lorsque j’ai pu recommencer à marcher. Je me répétais : « Je marche! Je marche! Quelle liberté! Quelle merveille! ». Une merveille que l’on oublie souvent dans notre vie de tous les jours où l’on prend son corps pour acquis.

S’aimer, c’est aussi répondre à ses besoins psychologiques. Psychologiquement, nous avons besoin d’amour, de contact, du sentiment d’appartenance. Souvent nous allons de par le monde quêtant l’approbation ou l’amour des autres.

S’aimer, c’est se donner à soi-même l’amour et l’approbation dont nous avons besoin, s’accepter totalement comme on est maintenant et se promener de par le monde en distribuant gratuitement cet amour qui nous habite.

Je dis souvent que devenir adulte, c’est devenir son propre père et sa propre mère. C’est assumer soi-même les fonctions que nos parents assumaient pour nous quand nous étions enfants.

Les parents assumaient une fonction d’amour. Être adulte, c’est s’adopter soi-même et se traiter comme son propre enfant. Qui d’entre nous taperait ou insulterait son enfant qui tombe en apprenant à marcher? Et pourtant, nous nous insultons et nous nous tombons dessus lorsque nous faisons des erreurs dans l’apprentissage de notre vie de grand. Qui déciderait lors du premier « gaga » de son enfant qu’il n’est vraiment pas habile en communication et que si c’est tout ce qu’il sait produire, il n’a aucun talent et il est aussi bien de laisser tomber. Et pourtant, nous exigeons de nous la réussite immédiate et nous sommes bien peu tolérants devant nos erreurs. Si je demande à une classe d’enfants de cinq ans qui sait dessiner, toute la classe lève la main. Si je demande à un groupe d’adultes qui sait dessiner, deux ou trois seulement lèvent la main. À un endroit de l’équation, nous avons introduit un jugement sur nous-mêmes. Un jugement qui nous paralyse, qui paralyse notre évolution et nos apprentissages. Une phrase que j’aime répéter aux perfectionnistes qui se jugent : Si seuls les meilleurs oiseaux chantaient, nos bois seraient bien silencieux. Ce qui nous rend heureux, ce n’est pas d’être parfaits, c’est d’apprendre. C’est pour nous donner le plaisir et la stimulation d’apprendre que nous sommes créés imparfaits.

S’aimer, c’est aussi prendre soin de nos besoins intellectuels. Sur le plan intellectuel, nous avons besoin de nous réaliser. Nous avons besoin d’apprendre, de créer, de nous développer. La curiosité et le désir de connaître et de comprendre nous apportent des joies multiples. Notre cerveau devient vite fatigué des nourritures fades et répétitives, des activités passives et sans défi. Lui aussi recherche la stimulation et l’excitation. C’est pourquoi les gens heureux répondent aux besoins de leur cerveau en étant créateurs, en apprenant sans cesse des choses nouvelles, en lisant, en suivant des cours ou en développant un passe-temps (quel mot horrible! On devrait plutôt parler d’un riche-temps), un riche-temps énergisant!

Nous avons besoin finalement de répondre à nos besoins spirituels. Donner un sens à notre vie n’est pas une activité de luxe réservée à ceux qui n’ont rien à faire. Ne pas savoir pourquoi on est sur terre est une maladie mortelle, comme me l’ont démontré bien des clients suicidaires. Devenir conscient que notre visite sur terre a un sens et que nous avons une mission, une raison d’être, nous donne un sens d’accomplissement et de joie. Aucun de nous n’est inutile. Chaque geste que nous faisons compte, même s’il n’est pas important en soi.

Gandhi disait : « Ce que nous faisons n’est pas important, mais il est important que nous le fassions ».

Sur le plan spirituel, la plus grande conviction est celle que nous ne sommes pas isolés, nous faisons partie d’un tout et chacune de nos émotions, chacune de nos pensées influence ce tout.

Pour faire la paix dans le monde, il faut faire la paix en soi. Pour amener l’honnêteté dans le monde, il faut créer l’honnêteté en soi. Pour guérir le monde, il faut se guérir.

Et cela sans se mettre de poids sur le dos, sans « il faut que… ». Notre mission n’est pas une tâche, un devoir, mais une manière d’être. Je me souviens d’avoir reçu l’énoncé de mission suivant en méditation alors que je demandais ce que je devais faire dans la vie. La réponse vint immédiatement : « Tu n’as rien à faire, ici-bas. Sois, tout simplement. Sois une rivière d’amour ». L’activiste que je suis était sous le choc « rien à faire », puis vint le soulagement « rien à faire », la liberté, je peux faire ce que je veux, il n’y a pas de « il faut que… tu fasses telle chose ». Et la prise de conscience que ce n’est pas ce que l’on fait qui compte, c’est comment on le fait.  Les bouddhistes ont un proverbe que j’aime bien : « Avant l’illumination, couper du bois et transporter l’eau, après l’illumination, couper du bois et transporter l’eau ». Prendre soin de soi spirituellement ce n’est pas changer ce que l’on fait, c’est donner un sens à ce que l’on fait.

S’aimer, c’est donc prendre soin de soi à tous les niveaux, savoir que j’ai de la valeur et que chaque chose que je fais compte, non pas parce que je la fais, mais à cause de l’intention que j’y mets, tout a un sens et même ne « rien à faire », si j’y mets l’intention de me reposer, est un acte d’amour pour moi et pour les autres.

Et, cette fois-ci, je ne finirai pas par une série de conseils, mais par une prescription.

À chaque jour, avant de vous coucher, prenez le temps de noter trois ou quatre choses belles, intéressantes ou pleines d’amour que vous avez vécues ou observées durant la journée. Prenez le temps de vous féliciter ou d’exprimer votre gratitude en écrivant ces trois ou quatre lignes. Et, si tout a mal été, félicitez-vous encore : « Tout allait mal et j’ai continué à respirer, j’ai survécu ».

La conséquence de cette activité sera de vous amener à focaliser, à centrer votre attention sur ce que vous faites de bien et sur ce qui se passe de bien dans votre vie et ce faisant, à changer graduellement votre image de vous et du monde.

Cette pratique du « journal de gratitude », même si elle semble simple en apparence, a un effet transformateur extraordinaire si elle est utilisée à long terme.

Les gens qui ont adopté cette pratique sur quelques semaines m’ont tous rapporté qu’ils avaient vécu une hausse d’énergie extraordinaire, qu’ils observaient plus la beauté de la vie et des gens et leur propre beauté. Beaucoup de profits pour un petit investissement, Alors allez-y, osez vous aimer et vous apprécier malgré et avec tous vos défauts.

Soyez heureux, c’est le sentier.

La famille : tremplin ou étouffoir?

Des demandes plus grandes que nature
On demande bien des choses à la famille : d’être à la fois un havre de paix, un lieu où l’on se ressource et où l’on se sent en sécurité, mais aussi où l’on sera stimulé, et où, comme enfant, on trouvera les forces nécessaires pour quitter le nid, prendre son envol et aller voir ailleurs. Au sein de sa famille, chaque individu, père, mère ou enfant, aspire à être aimé de façon inconditionnelle et à réaliser pleinement tous ses désirs. Mais chacun sait, par expérience, qu’il n’y a pas d’amour qui ne soit teinté d’ambivalence, pas de désir qui ne s’accompagne aussi de souffrance.

Des changements historiques et une constante
La famille a de tout temps été un lieu de socialisation, mais sa structure a beaucoup changé. La famille dite « élargie », a été ébranlée par l’industrialisation massive et la profonde mutation des rapports de travail. L’urbanisation à outrance, de plus en plus de déplacements de la main-d’œuvre, l’apparition d’une classe moyenne de plus en plus consumériste ont, entre autres, contribué à l’éclatement de la famille traditionnelle. La famille a aussi subi des changements dans la mesure où l’institution du mariage elle-même a cessé d’être un arrangement garantissant la stabilité sociale et la perpétuation du nom par la descendance. Le contrat de mariage s’est doublé d’un pacte d’amour considéré comme la panacée. À partir des années 1960, avec l’indépendance économique et le contrôle des naissances, un autre changement s’est produit puisque les femmes ont commencé à demander le divorce lorsqu’elles ne trouvaient pas dans le couple les facteurs propices à leur épanouissement. Il reste cependant un fait que le modèle patriarcal est encore très présent, et profondément intériorisé par les femmes, sans compter que le besoin de sécurité matérielle se calque souvent sur le besoin de sécurité affective présent chez tous les individus. D’étendue, la famille est devenue souvent nucléaire, monoparentale voire recomposée. Entre ces configurations diverses règne pourtant une constante : il semble bien que la lente conquête de l’autonomie s’applique en fait tout autant auxdits « adultes » qu’aux enfants!

Les tiraillements de la construction de soi
Depuis l’avènement de la psychanalyse et de la psychologie cognitive, puis l’apport des neurosciences, on sait que la structure psychique d’un individu n’est ni totalement innée ou acquise mais un mélange des deux. Chaque personne se retrouve aux prises avec des pulsions, traverse des stades et des complexes. Dès la naissance, des conflits se jouent avec le monde extérieur, ce qui met en place des modes d’attachement aux autres qui laissent des traces biologiques dans le monde intime du sujet. Les neurosciences nous apprennent qu’il existe une certaine plasticité du cerveau et que donc, même si les premières années de l’enfance sont très formatrices, il existe des possibilités de soigner les traumatismes. Nous aurions donc tous une certaine marge de manœuvre pour nous développer et nous épanouir au-delà des blessures de l’enfance.

Les héritages
Qu’on les appelle des valises ou des casseroles, il semble parfois que nous traînions des maux qui nous dépassent, qui nous viennent de loin. Nous sommes tous plus ou moins conditionnés par les modèles que nous ont imposés nos parents; et la prise de conscience et le démêlage de ce qui nous fait nous et de ce qui nous programme inconsciemment représente souvent le travail d’une vie entière. Mais au-delà de ce bagage génétique et intergénérationnel, il existe aussi un héritage que l’on peut appeler le transgénérationnel. Cet héritage peut se manifester par des loyautés invisibles, des répétitions d’accidents apparemment incompréhensibles qui font partie de ce que l’on appelle le syndrome d’anniversaire. En se penchant sur sa généalogie, on peut travailler certaines étapes du deuil, renoncer à certains schémas et adopter une nouvelle perspective sur la complexité familiale. Même si on n’a pas l’impression d’avoir choisi sa famille, on peut consentir d’y être né et finir par se réapproprier son histoire.

Développer des compétences pour devenir l’artisan de sa vie
Pris dans ce champ de forces, entre nos bagages plus ou moins encombrants et nos pulsions primitives, et sans les rites de passage qui aidaient autrefois l’individu à prendre sa place, il devient difficile de se construire et dépasser ses ardeurs et ses contradictions. Construire sa vie est exigeant et réclame avant tout que l’on puisse tourner son regard vers l’intérieur. À l’image des consignes reçues à bord des avions, en cas d’alerte, il est essentiel de bien ajuster son masque à oxygène avant d’aider son voisin. Il en va de la survie des deux. Si le « je » est faible, il sera incapable de se comporter de façon éthique avec autrui; en étant conscient de nos tensions intérieures, leur impact est moins dévastateur. Gérer ses émotions, accepter les tensions, négocier sans nier l’autre, faire des compromis, passer des contrats et les respecter, c’est tout un art et cela s’apprend. Cet apprentissage peut se faire, dans le meilleur des cas, au sein de la famille mais il est aussi tributaire de choix de société. Il est crucial d’investir dans l’éducation et plus particulièrement dans le développement précoce des compétences qui tournent autour du savoir-être. C’est une étape indispensable dans le cheminement vers l’autonomie. On ne peut pas tout demander à la famille sans quoi elle deviendrait effectivement plus un étouffoir qu’un tremplin…

Oser se recréer pour se sentir vivant!

Quelle est la part de vie qui crie si fort en moi?
Pourquoi ne pas écouter cette voix intérieure qui m’appelle? Pourquoi ne pas suivre mon instinct basique? Mon intuition qui me chuchote au creux de l’oreille que ma vie n’est pas celle-ci, qu’une autre m’attend…

Je me souviens de ces moments privilégiés où j’ai été en contact avec cet élan de vie qui n’avait qu’une seule intention : me pousser hors de mes propres croyances limitantes, me permettre de passer de la SURvie (épuisante et étouffante) à la VIE.

Vivre enfin! Pour Soi et pour offrir le meilleur de Soi.

Pour se découvrir autrement, se révéler à soi et aux autres dans la simplicité, le naturel et l’harmonie.

Aujourd’hui, j’y crois. Oui ce passage existe. Oui il est possible pour chacun d’entre nous. Nous sommes nombreux dans cette quête universelle de sens. Redécouvrir le sens profond de nos vies pour nous ANIMER (lat. animus = âme).

J’aimerais vous partager une de ces expériences de vie qui la transforme à jamais.

Un cheminement personnel vers une autre vie.
Il m’a fallu une dizaine d’années pour réaliser que ma vie ne me ressemblait pas, que j’y jouais un rôle de figurante. Ce constat fut d’ailleurs fort douloureux mais de cette prise de conscience, j’ai su qu’un nouveau chemin allait se dessiner… Il vint à moi d’une façon très inattendue…

Alors que je vivais en France, dans un certain confort de vie matériel et professionnel, le signe de cette nouvelle voie apparut sous la forme d’un licenciement. Je perdis mon emploi.

Ce n’était malheureusement pas la première fois, je savais que je pouvais rebondir mais cette fois, ma petite voix m’interpella : Es-tu sûre de vouloir recommencer ici? N’y avait-il pas un rêve qui sommeille en toi? Ce changement n’est-il pas l’opportunité que tu attendais secrètement? À ce moment précis, je ne pouvais plus me mentir ou enfouir mes rêves au profit d’une forme de sécurité. Je me trouvais alors à la croisée des chemins, des questions existentielles m’habitaient, j’étais à la recherche d’un sens plus profond à donner à ma vie.

Malgré les peurs, les angoisses, les doutes, je sentais une force inexplicable, une aspiration profonde, une forte intuition à repenser ma vie autrement. À m’ouvrir à de nouveaux horizons… C’est à cette période, en ayant l’impression de prendre des décisions « folles », de « lâcher mon fou » que je me laissais guider vers ce qui me donnait de l’espoir, de l’énergie, de l’enthousiasme et je commençais mes démarches d’immigration pour le Québec…

En l’espace de 6 mois, je quittais mon emploi, mon appartement et j’obtenais un visa.

A 33 ans, je larguais les amarres et m’envolais littéralement vers d’autres cieux… Ce jour marqua la fin d’une époque de ma vie et un point de non-retour. Quelle expérience extraordinaire de libération, de lâcher-prise, de dépassement, de confiance profonde en Soi et en la Vie.

À partir de ce moment-là, j’ai vécu les instants les plus exaltants de mon existence. Je m’autorisais enfin à VIVRE. À Être moi-même. J’étais LIBRE.

À mon arrivée ici, je réalisais que TOUT était à reconstruire. Mais peu importe, je voyais cette tâche comme un jeu. J’avais enfin le pouvoir de créer une vie à mon image, teintée de mes valeurs et de mes aspirations…

J’ai entrepris ce chemin en me laissant guider par mon intuition, porter par mes émotions et mon ressenti.

Jamais je n’avais agi ainsi de ma vie… Quelle expérience troublante mais ô combien enrichissante!

Dans les mois qui ont suivi mon arrivée, je prenais des cours d’art, j’entrepris l’écriture de mon premier livre « Si j’osais! Comment développer notre liberté d’être » et tout ce dont j’avais besoin pour vivre était là. Je trouvais un emploi, je trouvais un logement par hasard et j’avais des revenus suffisants même s’ils étaient moindre qu’auparavant, ma vie était d’une toute autre qualité…

Bref, à partir de ce jour-là la Vie n’a cessé de me donner ce dont j’ai profondément besoin afin de me permettre de réaliser ce qui est vraiment essentiel pour moi. Elle me protège et me donne chaque jour les autorisations dont j’ai besoin pour réaliser mon chemin de vie et lui rester fidèle : j’ai écrit un livre, ce qui était un grand rêve, j’ai créé une conférence vivante « Être » (nouveau concept) ainsi qu’une troupe. Nous avons joué au Monument National à Montréal en septembre dernier et que nous rejouerons au printemps 2010, j’ai rencontré l’amour profond et je suis sur le point de mettre un enfant au monde…

Tous mes rêves ont été entendu. Et je sais qu’il peut en être autant pour chacun d’entre nous. Une forme d’équilibre se met progressivement en place entre les besoins matériels et les vraies aspirations qui trouvent leur place.

C’est d’ailleurs le message que je porte et que je communique dans mes formations, mes conférences et mon livre. Nous avons tous cet immense potentiel en nous. Notre Être est vivant. Il est temps de tendre l’oreille à notre petite voix et de nous laisser surprendre, émouvoir, toucher pour VIVRE intensément en toute conscience du privilège que la vie nous fait, de cette grâce qu’elle nous offre et de cette abondance dont elle est si généreuse. L’heure a sonné d’être à l’écoute de ce que vous portez profondément en vous.

Appréciez votre cheminement

« La qualité de notre Vie est directement proportionnelle à l’intensité de notre désir à constamment progresser. »

Avez-vous déjà remarqué que les objectifs que l’on veut tant atteindre sont souvent insatisfaisants? Que l’atteinte de ces destinations rêvées pâlie faiblement lorsqu’on la compare à l’appréciation du cheminement parcouru afin d’y parvenir?

Pourquoi avons-nous tendance à vouloir davantage dès l’obtention d’un désir, à allonger le tunnel de la Vie dès que l’on touche aux premiers rayonnements de la sortie?

Ces réflexes imagés représentent le besoin fondamental de l’être humain à progresser constamment. Rien n’est plus important pour développer le sentiment de bonheur tant recherché qu’un cheminement légèrement ardu et parsemé d’obstacles.

Encore faut-il l’apprécier!

Nous entendons souvent parler de la nécessité à « apprécier le moment présent» sous prétexte que c’est un cadeau que l’on développe à chaque instant. Nous ne pouvons changer le passé, ni prévenir le futur donc, aussi bien se concentrer sur l’élément temporel que nous pouvons contrôler. Que dis-je, où nous avons le plus grand pouvoir de décision.

Il est vrai, je l’accorde, que le présent, le moment que vous vivez dès maintenant et qui disparaîtra dans un simple clin d’œil, est l’instant qui importe le plus : tout s’y passe, se crée et se perd. Avant est Histoire et Après n’est qu’Opinion.

Cependant, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que le présent doit être cultivé et bien utilisé pour être avantageux. C’est dans ce présent que l’on peut regretter amèrement quelques actions passées ou s’imaginer une conséquence désastreuse qui nous paralyse l’existence; deux possibilités qui ne génèrent que des émotions négatives. Le même instant devrait nous permettre, dans ces cas, de se pardonner ou de laisser l’éclair de génie qui transforme la situation nous traverser.

Bref, il serait avantageux d’utiliser le présent à nos fins au lieu d’y être malmené.

Mais, comment faire!?

On aurait davantage de plaisir à se rappeler que nous, en tant qu’être humain, sommes des « Êtres » justement, que notre principale caractéristique est d’être nous-mêmes. Une de nos plus grandes forces détermine notre présence sociale : le respect de notre identité. Malheureusement, il y a un mouvement de société qui nous tend vers l’Avoir et le Faire afin de justifier notre valeur. Avoir davantage et en Faire plus remplacent Partager et Contribuer. Il est primordial que l’on revienne à un niveau d’Être supérieur, que l’on se retrouve intérieurement pour nous permettre d’y consacrer les énergies nécessaires afin d’y cultiver le bonheur.

« La question se pose toujours », me direz-vous, « Comment faire? »

La solution consiste à générer un progrès constant.

La seule façon que l’on peut utiliser afin de maximiser le moment présent qui s’offre à nous est d’avancer d’un ou de plusieurs pas le long de notre cheminement, de s’ouvrir à de nouvelles possibilités, de finalement saisir les opportunités présentes.

Pensez-y quelques minutes…

À quel moment de votre Vie vous êtes-vous senti le plus épanoui? Est-ce parce que vous avez atteint un objectif élevé ou parce que vous avez parcouru une distance importante et surmonté des obstacles de taille?

C’est le cheminement qui compte. Ce sont les efforts que l’on investit dans l’atteinte de l’objectif qui nous rendent fier de nous et confiant de nos capacités. C’est la personne que l’on devient dans la réalisation de nos rêves qui nous procure ce sentiment de bonheur tant recherché.

L’Être dépassera n’importe quel Avoir et Faire en tout moment de la Vie.

L’appréciation du cheminement est essentielle pour nous permettre de reconnaître ce que l’on devient. C’est au travers des obstacles que l’on découvre nos forces et faiblesses. C’est le progrès, l’agrandissement de notre zone de confort, qui nous guide vers notre destination ultime.

Le véritable ennemi du bonheur est l’accumulation d’habitudes inconscientes. En fonctionnant tel un robot programmé, nous nous coupons du plaisir de choisir et, du même coup, de la satisfaction d’accomplir du nouveau. Nous laissons notre Vie passer sous silence sans comprendre que le bonheur s’y échappe en nous glissant entre les doigts.

De là, l’importance de « prendre sa Vie entre ses mains» et de se responsabiliser envers ses actions. Ainsi, nous sommes davantage conscients des bénéfices que nos décisions engendreront et nous posons les gestes adéquats afin de maximiser le moment présent. Ce petit instant qui nous appartient brièvement nous permet de repousser délibérément nos limites pour grandir et être davantage.

Il n’y a pas de moments ordinaires. Aucun d’entre eux n’est vide de sens. Profitez pleinement de celui-ci pour y découvrir votre propre personne dans toute sa splendeur.

EXERCICE

En quelques étapes, entamez le progrès nécessaire au sein d’une habitude inconsciente et « re »dévoilez une facette cachée de votre Vie.

  • Choisissez un domaine de votre Vie que vous voulez améliorer et déterminez-y une habitude néfaste que vous répétez inconsciemment. (exemple : « Ma Santé Physique = Aussitôt le souper terminé, je m’assoie devant la télé. »)
  • Déterminez comment cette habitude est 1) néfaste, 2) inconsciente. (exemple : « 1) Je perds une belle occasion pour bouger davantage. » « 2) C’est un réflexe ; aucune alternative me vient en tête ; il n’y a rien qui m’intéresse à regarder. »)
  • Constatez que cette habitude néfaste et inconsciente vous apporte une certaine satisfaction soit en vous assurant un confort, soit en vous procurant un moment de relaxation ou d’absence d’effort, ou autrement.
  • Demandez-vous si vous voulez garder cette menue satisfaction ou si vous préférez maximiser le potentiel de ce moment présent afin d’Être davantage pour vous et vos proches.
  • Élaborez deux actions que vous pouvez prendre dès maintenant afin de renverser la vapeur et de vous diriger vers de nouveaux objectifs plus satisfaisants.
  • Imaginez ce que vous allez ressentir lorsque ces deux actions seront accomplies. Imaginez ce que vous ressentiriez si vous ne les accomplissiez pas. Quelle situation vous semble plus attirante?
  • Maintenant que le choix est clair, prenez les actions nécessaires afin d’apprécier davantage cet instant… ainsi que votre Vie!

Ce texte entier se révèle en quelques mots : Appréciez votre cheminement. Personne ne peut changer le passé et vous ne pouvez pas prédire le futur. Le présent est TOUT ce que vous avez. Votre objectif devrait être de l’utiliser pleinement afin d’atteindre vos rêves récoltant le maximum de bonheur et de moments heureux qui vous coupent le souffle.

Tout comme ce texte : la version finale est très intéressante, bien sûr, sauf que le cheminement que j’ai dû accomplir, jumelé aux quelques prises de conscience qui ont fait surface, pour réussir à vous livrer ce message est tout simplement magnifique. Définitivement, je grandis avec vous.

Je vous souhaite un magnifique Temps des Fêtes. Prenez bien soin de Vous, Cher(ère) Ami(e)!