Perspective de collaboration

Cette édition printanière est toute spéciale, non seulement parce que nous sommes tous enchantés que le printemps soit enfin à nos portes, mais aussi parce que Cheminement partage cette édition régionale de l’Outaouais avec de nombreux nouveaux lecteurs dans les régions de Montréal et de Québec. Cette initiative a pour but d’étendre la dynamique régionale d’échanges favorisant l’éveil de la conscience humaine et la santé globale qui existe en Outaouais depuis plus de vingt ans. L’objectif est de relancer ou d’introduire de nouvelles éditions régionales qui favoriseraient cette dynamique ailleurs au Québec, notamment à Montréal et à Québec, en s’appuyant sur le modèle et sur le succès de la revue Cheminement en Outaouais.

La revue Cheminement s’est associée à l’Expo Manger Santé et Vivre Vert cette année en devenant un de ses partenaires médias. C’est à ces événements rassembleurs que nous avons choisi de mettre à la disposition du public plusieurs milliers d’exemplaires de cette édition printanière. Nous espérons que vous serez nombreux à prendre plaisir à découvrir les collaborateurs à cette édition.

Je profite de l’occasion pour féliciter madame Renée Frappier, présidente et fondatrice de L’Expo Manger Santé et Vivre Vert de Montréal et de Québec, qui en est à sa 21e année consacrée à regrouper plus de trois cents entreprises du Québec et d’ailleurs qui feront une fois de plus découvrir au grand public des produits et aliments du terroir parmi les plus récents, et pour la plupart biologiques, qu’il sera également possible de déguster sur place. Ce « happening » gastronomique annuel donne l’occasion de faire la découverte de produits locaux contribuant à une saine alimentation, de suppléments naturels de toutes sortes et de produits écologiques pour la maison. L’Expo vaut le déplacement; assurez-vous d’apporter au moins un de vos sacs écologiques pour transporter vos achats. Bravo à vous, Madame Frappier, ainsi qu’à toute votre équipe!

En ce qui a trait à la perspective de nouvelles collaborations ailleurs au Québec pour accroître le rayonnement de la revue Cheminement, le souhait a germé, le produit  est mûr et l’invitation a maintenant été lancée.

À vous de nous dire si l’aventure vous intéresse!

Bonne lecture et bon printemps à tous.

Communauté, simplicité et non-violence

Dans cette chronique, nous vous présentons différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Je viens de recevoir une lettre d’une communauté amie super inspirante, et cela me donne envie de vous la faire connaître. Il s’agit des randonnées à bicyclette des super-héros du Sanctuaire Stillwater, qui fait partie de l’Alliance des possibilités (traduction libre de Stillwater Sanctuary/Possibility Alliance Superhero Bike Rides).

Mission et vision
Mission simple et concise : « to uplift life ». En français, on dirait quelque chose comme « soutenir la vie, l’aider à s’épanouir ».

Cinq principes guident le développement :
1. Simplicité, toujours plus de simplicité;
2. Service et aide;
3. Engagement social et activisme non-violent;
4. Transformation personnelle et travail sur soi (la communauté est décrite comme « intoxication-free », c’est-à-dire libre de sources d’intoxication);
5. Joie, plaisir, folie, gratitude et célébration.

La simplicité en trois actes

1. Communauté n’utilisant aucun produit pétrolier
Les membres du Sanctuaire ne consomment que des produits locaux (rayon de 100 miles), ils fabriquent leurs vêtements, n’ont pas d’électricité et ne consomment pas de combustibles fossiles. Les résidents se promènent à vélo, utilisent des chariots ou autres tirés par des chevaux et voyagent par train. Ils ont un four solaire et un poêle à bois, mais pas de frigo, et leur alimentation est principalement crue, dans toute la mesure du possible. De plus, ils sont très « low-tech ». Leur recours à des moyens technologiques est très limité. Ils dorment sur des lits de paille et aiguisent leurs outils à la main, leurs malaxeurs sont manuels, ils fabriquent leur propre peinture à base de lait, ils s’éclairent aux bougies et n’ont pas d’accès Internet. Ils sont friands de musique, même s’ils ne disposent d’aucun système de son : alors, ils jouent eux-mêmes les instruments et ils chantent!

2. Économie du don
La communauté du Sanctuaire s’inspire d’une communauté établie en France et appelée l’Arche, projet basé notamment sur les valeurs gandhiennes de non-violence et sur des principes radicaux de simplicité : chaque année, toutes ses ressources sont distribuées. Comme cette communauté, le fonctionnement du Sanctuaire repose sur des dons. C’est ainsi qu’elle a obtenu la terre et la plupart des choses qu’elle possède.

3. Permaculture
Les membres du Sanctuaire possèdent 110 acres de terre qui sont exploités selon les principes de la permaculture :
• une portion est réservée aux bâtiments, à l’agriculture, à l’étang et à la vie quotidienne;
• la deuxième est une forêt exploitée pour ses ressources en bois et en nourriture;
• la troisième est un secteur protégé.

Mon impression
Lors de ma courte visite, en 2008, la communauté naissante m’a éblouie par les valeurs qu’elle défendait, par les principes mis en application jour après jour, par le courage et la force des gens qui mettaient sur pied, au prix de beaucoup d’énergie et avec peu de ressources, un projet si ambitieux et si merveilleux. Malgré leurs positions radicales face à la consommation de produits pétroliers, à l’économie, à l’orientation de l’agriculture, ces personnes étaient lumineuses, heureuses, pleines d’amour, de sourires et de chansons à partager!

Cette communauté compte aujourd’hui sept adultes et deux enfants qui vivent grâce à un budget annuel de 9 000 $. Elle reçoit chaque année près de 1 500 visiteurs qui assistent à des ateliers, à des formations ou à des évènements qui sont tous gratuits (même la formation en permaculture!), et tous ces visiteurs sont logés et nourris. Vingt pour cent des dons recueillis sont dirigés vers des personnes et des organismes dans le besoin.

Cette communauté, située dans le Nord du Missouri, déménagera dans le Maine, afin de mieux déployer son activisme.

Comment conserver notre récolte automnale?

L’arrivée de l’automne signe un temps de renouveau. Ainsi débute la récolte, et on garnit notre garde-manger. Reconnectons avec de charmants moments que nous offre la nature.

À l’automne, nos jardins regorgent tellement de fines herbes, du basilic au persil, de l’origan à la livèche, qu’on ne sait plus comment les apprêter avant le gel. Des feuilles du céleri et de la bette à carde rouge, orange et jaune débordant des plates-bandes aux fleurs et feuilles des capucines au goût de raifort : elles ne demandent qu’à être conservées.

Mais, comment faire? Soupes, pesto, salades, taboulé ont tous été cuisinés, le jardin est encore fourni et le gel arrivera sous peu…

N’oublions pas le chou frisé, surnom­mé kale, le roi des supers aliments avec ses propriétés nutritives impressionnantes : 9 % de calcium, 216 % de vitamine A, 134 % de vitamine C et 684 % de vitamine K de l’apport quotidien recommandé. C’est ce qui se trouve dans une tasse de chou frisé cru! Sans oublier cette molécule parti­culière, appe­lée Indole-3-carbinol, qui aide à combattre les cellules cancéreuses. Quelle bonne alliée en ces temps modernes!

Et si on n’a pas de jardin? Rendez-­vous à votre marché préféré : le marché du Vieux Hull, de l’Outaouais, de la Petite-Nation, de Wakefield, d’Old Chelsea ou encore le marché By, à Ottawa. L’abondance regorge dans ces marchés où la fraîcheur des produits locaux est à son meilleur.

Alors, vous vous demandez comment transformer cette abondance? Salez, tout simplement!

Trois méthodes simples :

déshydratez ces bonnes herbes et fleurs comestibles avec du sel de mer et transformez-les en sel aux plantes.

préparez des herbes salées fraîches avec vos carottes, betteraves et oignons et assaisonnez vos soupes et vos légumes au four durant l’année.

préparez des huiles aromatisées au basilic thaï ou au basilic génois. Quel délice!

Que la récolte de l’automne vous comble d’énergie et d’amour pour la Terre mère! Contemplez la beauté de votre jardin et soyez reconnaissant de son abondance.
alimentation

Réduire notre empreinte écologique pour notre bien commun et pour celui de notre unique refuge : la planète bleue

Les signes et les symptômes de l’impact des activités humaines sur la biosphère sont apparents : dérèglements climatiques, disparition de la biodiversité, pollution, espèces envahissantes, etc. Les écosystèmes marins sont aussi affectés, notamment par les déchets plastiques et par la surpêche, qui sont des consé­quences directes de notre surconsommation. J’ai traversé cette année l’Indonésie en sac à dos, et l’état des océans et, surtout, celui des coraux m’a bouleversé. Les organismes vivants ont avant tout besoin d’air pur et d’eau potable, et ni l’argent ni la technologie ne pourront les remplacer. En divers lieux sur notre planète, ces ressources fondamentales sont en péril.

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À la suite des nombreuses rencontres internationales sur le climat, le changement social attendu peut nous paraître lent, voire dérisoire. ­ Les gouvernements sont plus réceptifs aux doléances de l’industrie et des multinationales qu’aux impératifs environnementaux. Trop occupés à préserver un système économique à bout de souffle qui profite à une minorité, ils donnent à leurs programmes environnementaux une envergure trop limitée. Cela veut dire que le véritable pouvoir de décision revient aux citoyens. Par conséquent, un peu partout sur la planète, des mouvements s’organisent, des associations se créent et des personnes se mobilisent afin de promouvoir un système social plus solidaire, une agriculture saine et respectueuse de l’environnement et des actions citoyennes basées sur les 3 R (réduire, recycler, réutiliser). Cette tendance est en cours; elle est nécessaire, et son influence fait boule de neige. Les pays scandinaves, entre autres, posent des jalons (voir le documentaire « Demain », de Mélanie Laurent et Cyril Dion), et nos élus devraient suivre leur exemple.

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Chaque geste compte pour freiner et, si possible, renverser cette surconsommation qui est à l’origine de nombreux problèmes qui affectent notre santé et notre environnement. Le simple citoyen a le pouvoir de décider de consommer moins et d’agir de façon responsable, forçant ainsi l’industrie à produire et à proposer des produits moins dommageables pour l’environnement. Ces gestes quotidiens pourront, à terme, inverser la tendance. On pourrait, par exemple, réduire et réutiliser les sacs de plastique (et les produits en matières plastiques en général) qui peuvent subsister dans l’environnement durant plusieurs centaines d’années (les sacs en plastique sont aujourd’hui interdits dans plusieurs pays); éviter le gaspillage alimentaire; réduire la consommation de produits tels que les pesticides, les herbicides, les nettoyants de tous genres et les cosmétiques, qui aboutissent inéluctablement dans nos cours d’eau et, par conséquent, dans l’eau que nous buvons, et en disposer de façon adéquate; préférer des produits réutilisables aux produits jetables; réduire la consommation des énergies non renouvelables et le gaspil­lage de l’eau; choisir les produits avec le minimum d’emballage; favoriser les produits locaux à faible bilan carbone; louer ou emprunter les matériaux et les équipements qu’on n’utilise pas au quotidien au lieu de les acheter; réparer au lieu de jeter à la première panne; éviter l’achat frénétique des plus récents modèles, car le bilan carbone dépend beaucoup de leur durée de vie; offrir plutôt des cadeaux dématérialisés tels que des billets de spectacle, de concert, d’événement sportif ou encore une invitation au restaurant, un abonnement ou une carte-cadeau pour une activité particulière; utiliser les transports publics ou le vélo; choisir des automobiles moins énergivores (pourquoi tant de VUS sur la route?).

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Un nouveau mouvement de conscientisation environnementale est en marche à l’échelle planétaire. L’avenir nous dira si nous avons été suffisam­ment proactifs. En attendant, nous sommes tous liés par un destin commun, une cause supérieure que nous avons en commun. Toute action privilégiant l’égoïsme ou la cupidité est contre nature.

Consultez : Avaaz, le monde en action (https://secure.avaaz.org/fr/)