Respirer avec la vie

Plusieurs d’entre nous vivent comme des automates, comme des brindilles virevoltant au gré des humeurs de leur agenda, laissant les aléas du quotidien décider s’ils seront heureux ou malheureux de leur journée.

De par cette quête incessante de la « réussite », ce mode de fonctionnement s’est répandu. Au fait, de quelle réussite parlons-nous, car peu de gens semblent vivre de la satisfaction. En étant à l’écoute, on peut percevoir un vide quasi constant s’exprimant lors de nombreux échanges. Ces derniers, arrivés à un palier, sans en goûter les fruits, repartent à la conquête d’un nouveau sommet. Tout en mobilisant leurs énergies afin de conquérir l’ultime station supposément nommée « bonheur », se préparant à une vénérable retraite, le jour où ils prendront le temps de vivre.

Ils font leur parcours en retenant leur souffle afin de ne rien louper, ne rien perdre, espérant enfin « trôner » sur leur acquisition. Ont-ils tout prévu? Tout contrôler? Tout planifier? Voilà, leurs préoccupations. Ce tourment engendre des désordres, de la maladie, de la dépression, des dépendances, etc.

Et pourtant, un bref regard sur l’origine de la vie nous démontre qu’elle nous offre un monde matériel (corps), un monde psychique (l’âme) et un monde spirituel (esprit).

La physique quantique moderne indique que tout est relié. Qu’un flux de changement perpétuel est à notre portée. Que tout est relatif. Que notre vision limitée, tentant d’orchestrer, cristalliser les événements à notre façon, engendre une discontinuité. Mets un « frein », « ralentit » et même bloque le changement. C’est ainsi que nous nous asphyxions.

Nous pouvons donc raisonnablement penser que la première vocation de l’humain est de développer sa capacité d’adaptation. Pour ce faire, à nous de choisir de respirer avec la vie.

Ce mouvement par lequel lors de l’inspiration, nous accueillons consciemment ce qui se présente à nous en disant implicitement : « J’accepte ce qui est. J’y communie même si je me sens sollicité. Je vais pas à pas avancer en faisant de mon mieux. ».

À l’expiration, nous nous proposons avec tout ce que nous sommes maintenant. Avec notre potentiel, notre devenir, prêt à s’ouvrir, à se modeler au fil des expériences vécues.

La vraie vie est principalement fondée sur l’expérience acceptée, parcourue, traversée. Ne sacrifions pas notre unicité, notre devenir au profit d’une pseudo sécurité.

Déjà, nous apprivoisons bien que très maladroitement parfois le monde matériel, le monde psychique, mais beaucoup nient le monde spirituel.

Cette culture moderne qui préconise « j’suis capable tout seul » amène l’humain à se donner des pouvoirs inconciliables avec sa nature intrinsèque. Ce modèle le condamne à vivre morcelé. Il a perdu le sens du sacré et vit amèrement au lieu de bénir chaque moment. Il n’est pas conscient que s’il peut encore partager, aimer, vibrer, vivre, c’est que le souffle l’anime seconde après seconde.

La sagesse intérieure illumine nos expériences. Elle contribue à notre bien-être. Participe à la confiance que nous déployons quotidiennement, dans la certitude d’être accompagné et guidé, face à notre parcours.

Le silence est porteur de tant de richesse et de guidance. Ce sont dans ces moments privilégiés que l’on peut s’ouvrir et se laisser ensemencer par le souffle. Nous sommes nés libres, rien ne nous sera imposé. Ce grand « oui », à nous de l’initier.

Faire abstraction du monde spirituel, condamne l’humain à végéter parce que non fécondé.

Un poète écrivit : « l’existence est une mer sans cesse pleine de vagues. De cette mer, les gens ordinaires ne perçoivent que les vagues. Vois comme des profondeurs de la mer d’innombrables vagues apparaissent à la surface, tandis que la mer reste cachée dans les vagues. ».

L’aventure sacrée de la vie se propose à nous, respirons-là à pleins poumons.

Qu’attendez-vous pour être heureux?

« Plus un être est libre, plus il attribue sa qualité de vie à lui-même. Il agit en responsable de sa vie. Plus il est dépendant, plus il attribue ses difficultés de vie aux autres, au monde, à la vie. » René de Lassus

Êtes-vous de ceux qui pensez que vivre avec passion est le lot d’une infime portion de gens privilégiés dont vous êtes exclu? Vous êtes-vous pris aux pièges des responsabilités et des conformités? Faites-vous reposer vos choix sur vos besoins de survie? De sécurité? Ou d’expression de vous-même?

La société nous a éduqués à choisir notre vie à partir de critères et de repères qui nous sont extérieurs et qui, la plupart du temps, ne riment en rien avec qui nous sommes vraiment dans notre essence. Cette vie fictive prend ses assises dans les exigences des autres, en général venues de notre passé, que nous nous évertuons à vivre au présent. Ainsi, nous relevons les défis de réussir à partir de ces positions de faiblesse que nous haussons à bout de bras en rêvant à notre retraite dorée ou au moment où les autres nous ficheront enfin la paix. C’est ce que nous répétons par vents et marées tant que la vague ne nous pousse pas dans nos derniers retranchements.

Se sentir prisonnier de sa vie peut arriver à tout âge. Les réactions sont diverses, puisque uniques à chacun. Elles se distinguent toutefois en deux grandes catégories : ceux qui se contenteront du constat et les autres qui passeront à l’action et transformeront leur vie à leur ressemblance en acceptant le grand voyage de la transformation spirituelle.

La première se compose de ceux qui rêvent d’une vie différente et qui, pourtant, s’accommoderont, le restant de leurs jours, de celle qu’ils décrient haut et fort par leurs plaintes au quotidien. Défaitistes, ils se paralysent dans leurs insatisfactions, convaincus qu’ils ne sont pas investis du pouvoir de réaliser la métamorphose souhaitée. Ils refusent cette intégrité face à eux-mêmes, en résistant à cette quête à l’intérieur d’eux-mêmes.

Connaître la liberté implique la manifestation de ses intentions en les réalisant par des actions. C’est une question de discernement, de discipline et de confiance, mais surtout de détermination à passer à l’action dans la direction de ce qui vous interpelle de l’intérieur. Le plaisir s’y retrouve triplement, dans le mobile du choix, la réalisation des souhaits et le chemin pour s’y rendre. C’est ce qui caractérise le deuxième groupe.

De quel groupe êtes-vous membre? Le test suivant vous permettra de répondre à cette question.

  1. Êtes-vous fatigué d’être fatigué? De votre travail? De votre environnement? De votre entourage? De votre vie?
  2. Vous dites-vous régulièrement que vous devriez être satisfait de votre vie, que vous avez tout pour être heureux sans pourtant arriver à y croire continuellement?
  3. Vous piégez-vous dans des scénarios où « avoir raison » prime sur « être heureux »?
  4. Avez-vous l’impression que votre vie se résume à plaire aux autres en répondant à leurs exigences et en ignorant totalement les vôtres?
  5. Est-ce que vous continuez à composer avec ce que vous détestez ou ce que vous savez ne pas vous convenir?
  6. Vous sentez-vous continuellement préoccupé, frustré et anxieux face à votre vie, sans y changer quoi que ce soit?
  7. Ignorez-vous vos besoins et vos intérêts? Piétinez-vous quand il s’agit de dépasser vos déceptions et frustrations?

Si vous avez répondu non à la plupart de ces questions, vous êtes consciemment en état d’être, intégré entre ce que vous pensez, ressentez et faites. Vous créez ce que vous valorisez pour vous et, par conséquent, c’est ce que vous partagez avec tous ceux qui vous entourent. Vous fixez vos choix au présent et vous appréciez votre vie. Vous reconnaissez qu’il faut développer votre conscience de vous-même quotidiennement et c’est avec beaucoup d’excitation que vous relevez les défis pour créer constamment votre vie de rêve.

Si vous avez répondu oui à la plupart de ces questions, vous expérimentez actuellement un grand vide dans votre vie. Celle-ci vous reflète tel que vous vous sentez, sans plaisir, sans excitation et dans une grande confusion. Souvent, vous faites des choix qui ne vous amènent pas ce que vous souhaitez. Vous souffrez de vos insatisfactions à vivre la vie que les autres dessinent pour vous. Vous avez besoin de vous arrêter, de réfléchir sur qui vous êtes, de vous interroger sur ce qui vous fait plaisir et de passer aux actes pour vous le procurer.

Se défaire de ses limites pour créer sa vie au présent telle qu’on la rêve exige de faire silence en soi. Quand vous êtes-vous arrêté la dernière fois pour prendre le pouls de votre vie?

Trouver le véritable but de sa vie

Dans le contexte élargi de notre existence, se pourrait-il que la recherche essentielle de chacun soit de trouver le véritable but de sa vie? Pour bon nombre de personnes, cette recherche se résume à trouver l’âme sœur, avoir des enfants et une vie professionnelle réussie, vivre pleinement et être heureux. Si ces objectifs sont tout à fait souhaitables, se pourrait-il qu’ils ne soient pas la réponse fondamentale au véritable but de sa vie?

Pour quiconque désire pousser cette recherche un peu plus loin, c’est l’émergence d’une quête, le début d’un long pèlerinage parcouru sur le seul chemin de vie possible. Il s’agit d’un chemin qui s’emprunte seul, loin des sentiers battus, plus sinueux, plus long et plus abrupt que les autres, dont le trajet est aussi important que l’arrivée et dont la destination paraît incertaine.

Chemin faisant, cette quête du véritable but de sa vie mène immanquablement à la plus essentielle des quêtes, celle d’où tout émane, le « Qui suis-je? ». Le jour où cet appel de l’identité se fait trop insistant pour continuer à l’ignorer, ce chemin apparaît devant soi comme la seule issue possible, rendant tout retour en arrière pour le moins difficile. Et si nous étions tous, sans exception, appelés à parcourir ce même chemin, ne nous mènerait-il pas tous à la même destination? À l’image des êtres d’exception de tout temps (les Ghandi et Mère Teresa de ce monde) qui ont emprunté ce même chemin, ne serions-nous pas nous aussi destinés aux plus grandes réalisations?

Et ce chemin, où nous mènerait-il donc? Et si c’était à la révélation que l’immensément Grand est plus près de soi que de son propre souffle, qu’un lien direct existe entre soi, sa divinité intérieure et l’univers? Se pourrait-il que sa divinité existe en soi, en tant que soi?

Aurions-nous tous la même destinée? C’est-à-dire parcourir seul ce chemin de la recherche du véritable but de sa vie. En clair, partir du même endroit, soi, pour arriver à la même destination, soi, et ainsi, réaliser l’impensable, que le soi de chacun est en fait le soi de tous. Se pourrait-il que ce soit si simple?

Que cette vision soit réelle ou non, au-delà de toutes croyances, une certitude demeure. Il faut parcourir le chemin de la croissance personnelle pour devenir le meilleur être possible. Cela signifie travailler à faire émerger et développer en soi les différentes vertus. Donc, viser à être un exemple d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage et ainsi, illuminer la vie des autres pour les aider à voir leur propre chemin. En clair, les vertus sont l’idéal humain dans toute sa splendeur dans sa relation avec l’autre, une émergence de sa spiritualité du plus profond de son être, une sagesse pour tous, depuis toujours et pour toujours.

De toute évidence, c’était un des enseignements de Swami Muktananda, un maître de yoga très connu en Inde, décédé en 1982. À un homme dépressif venu le rencontrer pour lui demander comment il pouvait chasser sa déprime, Swami Muktananda lui demanda « Qu’as-tu fait pour les autres aujourd’hui? ».

Pour le maître de yoga, emprunter ce chemin des vertus et porter son attention et son intention vers le besoin et le bien-être de l’autre est un moyen privilégié de faire émerger son propre potentiel d’amour, de compassion, de bonté, de compréhension et de partage. Donner pour donner un sens profond à sa vie. Cela ne serait-il pas donner pour recevoir au centuple?

Cet enseignement m’est apparu comme une vérité et ce chemin des vertus est devenu le mien. Au plaisir de le parcourir avec vous pour le bien-être de tous.

Journal intime

Cette année 2011 se termine, et cette transition vers l’hiver s’accompagne, bien sûr d’une diminution de l’ensoleillement. Parfois on tente de retrouver son soleil intérieur. Comment faire?

Il suffit alors de prendre un temps d’arrêt, de retraite. Si l’on veut, on pourra s’asseoir et écrire… son journal intime. Ceci dans le but, de faire le point, de dialoguer avec soi-même, peut-être, dans certains cas, de faire un genre de rétrospective de l’année 2011, ou peut être simplement de se donner un compagnon de route, avec qui on peut tout partager. On choisit d’être témoin de soi-même, et aussi témoin de son époque. Peut-être souhaitez-vous exprimer des sentiments que vous n’avez pu livrer à des amis proches ou même au conjoint ou à la conjointe, ou à cette ancienne flamme qui a décidé de couper tout contact avec vous, ou à ce parent qui est décédé? Mais avant tout…

Qu’est-ce qu’un journal intime?

Selon Wikipedia, c’est un écrit qui aborde généralement les sentiments, pensées et aventures intimes de son auteur. Il a la particularité d’être rédigé régulièrement, souvent à un rythme quotidien, et ses entrées sont datées. Il peut ainsi relater des périodes variées de l’existence : maladie, travail, guerre, deuil, amours, problèmes familiaux…

Il est en général destiné à être gardé secret, temporairement ou définitivement. Il peut aussi être transmis à un fonds de conservation, tel que le propose l’Association pour l’Autobiographie. La lecture peut alors en être autorisée ou interdite, selon les souhaits de l’auteur. Pour l’instant, gardons à l’esprit que, d’une façon plus ou moins consciente, nous avons peut-être consigné certaines pensées sur nous, sur notre entourage, sur notre époque, comme bien d’autres l’ont fait avant nous à travers l’histoire de l’humanité. Faisons un mini-tour d’horizon de ce phénomène.

Dans la culture gréco-romaine des 1er et 2e siècles, c’est Épictète qui met en scène l’écriture comme exercice personnel de réflexion. Emmené à Rome, il passe son enfance comme esclave au service d’un maître cruel (il lui aurait cassé la jambe, d’où le surnom donné d’Épictète le boiteux). Il aurait prévenu son maître en disant « la jambe va casser » sans plus de plainte, et une fois le malheur arrivé, aurait conclu par un « je t’avais prévenu ».

Épictète combinait l’écriture du journal intime et la méditation, pour se préparer à affronter le réel, qui n’était pas toujours rose! Il est vrai que ces deux activités s’accompagnent bien.

Plus tard, Jean-Jacques Rousseau, qui a vécu de 1712 à 1778, s’est mis, comme Épictète, au journal intime. Il voulait montrer l’humanité à travers un homme particulier, mais un homme révélé dans son intimité et ses secrets. Lorsqu’il présente ses Confessions, il bouscule toutes les bienséances de l’époque, et se trouve en rupture avec les hommes de lettres parisiens qui le considèrent hors norme et irrévérencieux.

Les confessions de Rousseau constituent une biographie des 53 premières années de sa vie en 12 volumes. Stendhal qualifie même l’écriture autobiographique de complaisance vaniteuse. L’auteur du roman « Le rouge et le noir » écrit à sa sœur en 1805, qu’il trouve un peu dangereux « l’habitude blâmable de parler de soi. »

Plus tard, au cours du 19e siècle, on conseillera plutôt l’écriture du journal intime aux jeunes filles. Avec Jules Renard et Georges Sand, (Amantine Aurore Lucile Dupin, une femme qui écrivait sous le nom d’un homme), le journal intime sera réhabilité. Ce n’est que vers 1910 que le journal intime sera considéré comme un genre littéraire. Peut-être y a-t-il un côté impudique au journal de bord, que nous avons gardé dans l’inconscient collectif…

La période de la deuxième guerre mondiale permettra aussi, plus près de nous, à des jeunes filles d’utiliser le journal intime pour traverser leurs épreuves. Anne Frank, avec son Journal, est la plus connue. Il y a aussi Ruth Maier.

Le Journal d’Anne Frank témoigne de la vie d’une enfant juive pendant la Seconde Guerre mondiale, contrainte de se cacher dans une annexe d’un immeuble à Amsterdam pour échapper à la déportation. Il s’agit d’une œuvre majeure, et le document le plus lu dans le monde après la bible. Pourtant, Anne Franck disait dans son journal en juin 1942 : « Il me semble que, plus tard, ni moi ni personne ne s’intéressera aux confidences d’une écolière de 13 ans ».

Et pourtant…

Il faut comprendre que le journal d’Anne Frank, qui est morte en 1945 dans un camp de concentration, aura des vertus thérapeutiques, puisqu’il sera publié et vendu à plus de 100 000 exemplaires au Japon en 1953. Pour le peuple nippon, Anne Frank est une jeune victime qui invitait à espérer dans l’avenir plutôt qu’à s’enfermer dans un sentiment de culpabilité. Elle était attendue!

Quelques participantes à une conférence sur la thérapie par l’écriture, donnée en août 2011, m’ont confié, après ma prestation, ce goût de faire publier un journal intime, et ce goût de répandre cet espoir en l’avenir. Je souhaite que le monde de l’édition soit sensible à leurs prières. Nous avons tous besoin d’histoires inspirantes, d’histoires de transformations qui nous guérissent. Cette histoire, vous la portez peut-être en vous! Comme je l’ai portée en moi, et j’ai pu la partager, par les aventures de Caméléon, depuis septembre 2009.

Merci de votre attention, et bonne quête de votre soleil intérieur par le journal intime!

Percer l’illusion

Percevoir l’être derrière l’ego ou la véritable quête de soi

L’estime de soi!…

Sujet si important et si vaste que juste tenter d’en faire l’éclaircissement demanderait bien de l’encre!

… Il faudrait à la base définir le soi.

Souvent l’image de soi fait référence surtout à l’ego. Il serait juste de dire… l’image de l’ego.

Le véritable soi ne s’atteint qu’au fil d’un long processus de nettoyage des conditionnements et des modèles véhiculés par la société dans laquelle nous nous sommes incarnés. Conditionnements propres à chacune des sociétés qui diffèrent d’un pays à l’autre. Société qui, de par ses ombres et ses lumières, dispense des éléments qui permettront des compréhensions. Autre pas dans mon évolution. Une vision éclairée et élargie développe notre capacité à identifier les modèles et critères projetés par la société dans laquelle je « baigne » et de toutes collectivités. Discernement qui incite à l’authentique quête de soi.

Quête de l’être profond que nous sommes, départi des conditionnements. Quête de l’être profond que nous sommes, départi de l’ego.

La plupart des conditionnements visent à entretenir l’ego. Venant des trois sphères où se déploie notre vie : société, famille et nous-même, ils ont une incidence certaine sur nos exigences, nos aspirations, nos déceptions et parfois même nos désarrois. Il faut apprendre les programmations de toute provenance et user d’un sain jugement à l’égard de leur influence sur notre « bien-être » ou notre « mal-être ».

Percer l’illusion en faisant le constat de l’éphémère. S’élever au-dessus et devenir conscient des structures changeantes au fil du temps avec les exigences qui y sont associées et des différentes cultures, avec leurs coutumes, qui enrichissent notre terre… c’est s’éveiller.

Et s’éveiller, c’est aussi s’éveiller à soi.

Il faut apprendre à se libérer des conditionnements qui distorsionnent notre vie, la réalité de notre être. Il y a ceux qui viennent de soi… Il faut en retracer les peurs, les souffrances, les blessures. Distinguer et ne conserver pour soi que ce qui nous appartient vraiment. Savoir garder, parmi ceux de la société du moment, ce qui est élevant pour l’âme, en récupérer les lumières. Se départir de ce qui n’est pas nous, pas propre à notre nature profonde.

Déterminer ce qui nous convient, faire des choix appropriés en respectant nos aspirations et nos limites, permet de garder ou de se réapproprier notre intégrité. Prendre conscience que nous en sommes les premiers responsables dans l’univers.

S’éveiller, c’est aussi reconnaître les mécanismes établis qui, la plupart du temps, n’ont aucun lien avec ce que je suis profondément. Dans les scénarios de vie, chaque disfonction, chaque disharmonie est une tentative de la vie de me ramener à moi, sans compromis. Capter les leçons permet de se dégager sans cesse de ses comportements malsains et de ses attitudes erronées et par le fait même, nous rapproche de notre propre identité.

Nous sommes uniques. Chaque histoire de vie est unique. Chacun arrive avec un bagage composé d’expériences, de choix, de blessures et de joie.

La résultante de tous les aspects de notre être qui nous personnifient est un cadeau continuellement offert à l’univers. Genre énergétique particulier qui dispense sa couleur et, de par le développement en valeur, rehausse l’ensemble de la qualité de vie dans l’univers.

Apprécier nos couleurs, notre personnalité distincte, en réaliser la vie, détermine l’ampleur du tremplin vers l’épanouissement.

Même avec l’ouverture et la volonté d’être constamment habité par la pensée que l’être véritable n’est pas matériel, il ne faut pas se leurrer et vouloir se targuer d’une fausse spiritualité en soutenant que l’apparence du corps n’affecte en rien l’aisance avec laquelle nous « l’habitons ».

Pour vivre une pleine liaison, l’image physique reflétée par le miroir doit correspondre à ce que je ressens que je suis, gardant ici la cohérence du genre. Quand le corps n’est pas en « accord » avec le ressenti de l’âme, il y a nécessairement disharmonie, dissonance, source de souffrance, de conflit émotionnel, de manque de confiance.

L’humain a fondamentalement besoin que l’image qu’il renvoie s’accorde avec son intérieur et sa véritable personnalité.

Sachant que nous sommes toujours le résultat de l’ensemble de nos expériences, de nos choix, si « l’image de soi » ne correspond pas à nos aspirations du moment, un questionnement éclairé s’impose. Après le long périple de mon existence, où en suis-je rendu? Savoir ce que je veux réellement être à l’avenir. Ce que je veux intégrer à mon genre et pour d’autres aspects, doucement ou carrément les abandonner afin que ma vie corresponde à ce que je suis réellement aujourd’hui. Où en suis-je maintenant en tant qu’âme et quel est l’accomplissement auquel j’aspire?

Pouvoir exprimer ce que nous sommes et pouvoir réaliser le potentiel que l’on porte sont les bases de l’estime et de la saine image de soi.

Être capable de surmonter les projections des autres, anciennes et nouvelles. En discerner ce qui peut-être m’appartenait, m’appartient encore aujourd’hui et supprimer toutes les étiquettes qui finalement sont, la plupart du temps, reliées à l’ego.

Percevoir l’être véritable derrière l’ego! Chacun doit y parvenir pour lui-même et pour autrui. Fruit d’un cheminement méticuleusement tramé par la vie, fruit de l’éveil de la conscience de soi, de l’autre et de toutes choses.

L’estime de soi, la vraie, passe par la compréhension de ce qu’est le soi. Le soi, c’est le long cheminement vers l’autonomie spirituelle, vers l’autonomie de l’esprit dépouillé de tout conditionnement, de tout comportement erroné, Elle s’acquiert avec l’éveil quand l’être devient authentique avec soi, avec les autres.

Quand on est rendu à vivre l’estime de soi, c’est qu’il y a eu un grand ménage, un véritable travail en profondeur. Beaucoup de libérations ont fait leur œuvre libérant l’être, déployant l’esprit.

La véritable image de soi émerge quand l’être n’est plus omnibulé ou simplement influencé d’aucune façon par des critères extérieurs. Quand il a rejoint sa « lumière ».

On acquiert la véritable estime de soi quand on se connecte avec le soi, le vrai soi.

En se reconnectant avec l’univers, à l’éternité, à l’essence de vie que l’on porte, que l’on est, on retrouve l’étincelle de l’énergie divine que nous sommes finalement réellement, et par là même… notre véritable image de soi.

La spiritualité : ma passion, mon souffle de vie

C’est par l’entremise de la croissance personnelle que ma spiritualité s’est renouvelée! En effet, en apprenant à mieux connaître mon petit « je », j’ai graduellement ressenti qu’il y avait un plus grand en moi qui ne demandait qu’à se laisser découvrir.

Au fil de ma quête d’absolu, j’ai compris que la spiritualité n’aurait de sens pour moi que si elle servait à améliorer qui je suis et qu’elle était vécue librement contrairement à lorsque j’étais enfant où vivre ma spiritualité impliquait l’appartenance à une religion et l’observance des commandements, ceci devant m’assurer une place au paradis. Je suis arrivée à la réalisation que la spiritualité était davantage une façon de voir la Vie et de la vivre, de comprendre la place que j’y occupais et le rôle que j’avais à y jouer.

Ce rôle consiste à spiritualiser notre corps, à en faire un espace sacré pour ensuite pouvoir spiritualiser notre environnement rapproché et, par extension, l’ensemble de la planète. La planète entière est appelée à devenir un espace sacré où seules les âmes ayant appris à aimer, donc les humains devenus des êtres de lumière, pourront continuer d’y séjourner.

Et comment nous spiritualiser et spiritualiser notre planète? Voici quelques exemples :

  • en refusant de laisser la peur, la frustration et la colère polluer notre espace intérieur;
  • en refusant de garder rancune envers une personne qui nous a fait volontairement du tort;
  • en cessant toutes médisances, calomnies et bavardages inutiles;
  • en offrant toujours le meilleur de soi, même quand on considère être mal payé pour nos services. Souvenons-nous que si notre compte de banque du plan matériel n’est pas toujours aussi garni que l’on souhaiterait, toutes bonnes actions posées sans attentes rapportent des dividendes importants qui sont déposés directement dans notre compte de banque spirituel. Rien, absolument rien ne passe inaperçu. Tout est su et inscrit dans le Grand Livre. Ceci n’est pas une métaphore ni une allégorie. C’est bien réel.

La spiritualité devient donc vivante lorsque l’être humain ouvre sa conscience à la présence divine en soi et aligne sa pensée sur des intentions bienveillantes génératrices d’équilibre. Dès lors, notre vie est vouée à créer davantage d’harmonie en soi-même d’abord et autour de soi ensuite. Par le fait même, la spiritualité se révèle un mode de vie supporté par la conscience de la présence divine en chacun et en toutes choses. Dès que nous alignons nos pensées sur l’omniprésence de l’Esprit de Dieu en tout, certains gestes, certaines paroles deviennent caduques, et ce, par choix. Ne correspondant plus à l’harmonie que nous désirons créer et dans laquelle nous aspirons à vivre, ceux-ci se révèlent contre-productifs.

Mon cheminement m’a démontré que la spiritualité est une disposition de celui qui tourne son esprit vers Dieu dans la conscience d’être issu de cette Réalité, d’y être éternellement relié et d’en être constamment nourri. Pour y parvenir, nous avons besoin d’être au courant des jeux de l’ego pour aller au-delà de l’illusion qu’il engendre voulant que nous sommes séparés les uns des autres, qu’il y a soi et les autres. La séparation n’existe pas, car l’amour Dieu unit et rassemble. À preuve, vous avez sûrement vécu l’expérience de revoir un ami après plusieurs années d’éloignement et, qu’au moment des retrouvailles, c’était comme si vous vous étiez vus la veille. Ni le temps ni la distance n’avaient eu d’impact sur la qualité de l’amour qui vous unissait.

Existe-t-il une façon de savoir que l’on est véritablement relié à Dieu? Comment savoir que « ça » existe? Bien que la réponse à ces questions soit simple, son assimilation ne l’est pas.

C’est par notre capacité d’aimer de manière inconditionnelle d’abord et de manière universelle ensuite que nous finissons par ressentir notre filiation divine, notre lien avec Dieu. Cette capacité s’active lorsque nous choisissons d’aimer, et pas avant. Ce choix se révèle donc absolument essentiel, un tournant majeur dans la façon de vivre notre vie. Dès lors, nous n’attendons plus d’être aimés avant d’aimer.

L’amour étant le sentiment avec la plus haute vibration que nous puissions éprouver en tant qu’être humain, il s’avère le baromètre par lequel il est possible d’estimer où nous en sommes sur la voie de notre Réalisation. Et il ne s’agit pas ici de l’attachement émotionnel que nous éprouvons pour nos proches. Le genre d’amour dont il est question ici transcende les liens familiaux et conjugaux. Plus notre capacité d’aimer s’améliore, plus nous ressentons le lien nous unissant non seulement à Dieu, mais à toutes ses créations, ceci incluant chacun de nous. C’est l’amour universel dont Jésus a été le meilleur exemple pour notre époque.

Jeune enfant, j’ai lu une biographie de Mère Teresa dans laquelle il était noté qu’elle passait des heures à prier (et souvent au détriment du temps qu’elle aurait pris pour manger!), prières qui lui donnaient la force, disait-elle, de poursuivre son œuvre auprès des plus démunis. À cette époque de ma vie, je n’ai pas réellement compris ce pouvoir de la prière et de quelle façon elle constitue une nourriture aussi vitale pour notre âme que la nourriture matérielle l’est pour le corps. Aujourd’hui, je peux affirmer que ma forme de spiritualité est devenue une nourriture sans laquelle je ne serais guère mieux qu’une morte vivante. Elle me donne la force de poursuivre ma route évolutive. Je ne suis pas une Mère Teresa, mais je fais mon gros possible pour être la meilleure Mère Odette (!) quotidiennement.

Complice du plaisir

Le plaisir peut être yin, doux, sensuel, subtil, passif, contemplatif, ou il peut être yang, intense, brutal, extraverti, dominant, dynamique. L’un est apparenté à la délicatesse féminine, et l’autre à la virilité masculine. Qu’on soit femme ou homme, hétéro, bisexuel, ou gai, on a tous avantage à explorer la gamme du yin et du yang et à équilibrer notre être. Notre société tend à valoriser le yang et à dénigrer le yin, et la plupart d’entre nous ont davantage besoin d’explorer la féminité et l’aspect yin du plaisir.

Le plaisir pour moi, c’est un tremplin vers la spiritualité, l’illumination, l’extase… C’est indispensable à ma survie.

J’ai donc choisi comme complice, ma plume frémissante et délicate, pour vous inviter à pénétrer dans mon univers intime. C’est ma plume à l’encre de cerise rouge, qui se couche sur cette page d’histoire pour vous dévoiler les secrets de mes plaisirs charnels.

L’interdit du péché de la chair

Le plaisir, m’a-t-on enseigné dans ma tendre et timide enfance, c’était l’interdit du péché de la chair. Donc, si comme moi, vous êtes venu au monde dans la virginité d’une bonne famille puritaine et réservée, lisez ces lignes à vos risques. Je confesse qu’en fait, le plaisir s’est avéré un tremplin vers l’extase et la spiritualité (même l’illumination) et un outil de transformation personnelle indispensable à ma survie. Je suis honorée de vous confier le récit inédit du pèlerinage de mon voyage initiatique vers le plaisir extatique.

La peur de l’envahissement

Ma quête est une histoire à la fois banale et périlleuse. Elle débuta dans la prison de la tour de mon enfance, où féminité, affection, sensualité et sexualité sont confondues, emprisonnées dans le même tabou de ma ceinture de chasteté où parents, clergé, éducateurs et société m’ont enfermée, pour mon propre bien. Amen. L’ère du féminisme sonna pendant mon adolescence, et timidement, la princesse a revendiqué son émancipation sexuelle. Elle s’est métamorphosée en femme de carrière indépendante, portant le tailleur 3 pièces et même la cravate pour mieux se blinder. Inconsciente que mon aventure féministe me conduisait en réalité plus vers la masculinisation que l’émancipation, j’en ai tout de même profité pour sortir de ma tour fragilisante et faire basculer le pendule de ma quête (mon besoin) d’équilibre et m’enraciner dans des chaussures à talon plat, plus stables et sécures. J’avais recyclé (troqué) ma désuète ceinture de chasteté en bouclier protecteur, complété d’un masque à l’air hautain et invincible. Derrière se cachait ma peur. La peur des hommes, de l’autorité, de l’abus, de l’agression, de l’envahissement, de me faire embrasser contre mon gré, d’être consommée par l’incontrôlable testostérone, alouette!

Merci à la loi de la gravité et de l’équilibre qui a su ramener le pendule féministe trop yang, dans une direction plus yin, celle de la féminité, en passant par le centre du cœur et de l’amour de soi. Quelques prises de conscience s’imposaient.

Me dévoiler telle que je suis?

Ah oui, comment puis-je attendre de l’autre qu’il m’aime, me respecte et m’honore pour l’être authentique que je suis, si je n’ai pas appris à m’aimer moi-même et à me présenter sans masque ni bouclier (me dévoiler telle que je suis)? Comment peut-il me deviner et respecter mes besoins et désirs, si je n’ai pas appris à me connaître moi-même. Comment puis-je m’abandonner en toute confiance à vivre l’intimité, à être réceptive et accueillante, attentive et perceptive à l’autre, si je ne me fais pas confiance à moi-même. Bien sûr, si je sais m’écouter, me faire écouter (entendre), observer et exprimer mes désirs, je saurai, en toute assurance, trouver et inviter un partenaire digne de partager mes draps d’intimité.

Ah oui, j’avais du déblayage à faire pour départager affection, sensualité, sexualité et permettre à ma féminité de s’exprimer dans toute sa gamme vibratoire, avec tous ses atouts sensoriels, émotifs et spirituels. Bien sûr, je devais prendre le temps de m’initier et d’explorer les délices yin du plaisir et laisser fleurir la geisha* en moi. Je pourrais ensuite revêtir le kimono de la shakti**, incarner le plaisir, et inviter mon partenaire à découvrir la complice du plaisir.

Mettez vos récepteurs en appétit

Glissez-vous lentement et sensuellement dans un kimono de soie et mettez en appétit tous vos récepteurs sensoriels – vos papilles gustatives, récepteurs tactiles, cils olfactifs, vos tympans, vos rétines oculaires – pour découvrir la geisha en vous. Préparez-vous à la réceptivité, l’émerveillement de la découverte des sensations dansantes et imprévisibles, dans le moment présent, sans prendre pour acquis où vous mènera le sentier de cette expérience, l’altitude de votre ascension, ou la latitude de votre escapade. Soyez dans le sans attente, dans l’ouverture à ce qui est dans le moment présent. Différez le réflexe orgasmique à l’extase de caresser chaque cellule de votre être physique et subtil. Le plaisir est une perle précieuse. Le partager, en toute complicité, est un privilège.

Manouche

* Au Japon, la geisha est une artiste gracieuse et sensuelle (pour tous les 5 sens)

** Dans le système tantrique, le shakti est le principe yin.

La quête de la vérité

La quête de la vérité n’est que l’honnête recherche de tout ce qui interfère avec la vérité. La vérité est. Elle ne peut être ni perdue ni cherchée ni trouvée. Elle est là où que tu sois, étant au-dedans de toi (T.307)*.

N’ayant rien à défendre, la vérité reste en paix. Or, les défenses pour la paix sur terre n’ont jamais cessé. Les conflits au sein des familles, entre amis, collègues, voisins ou nations démontrent indéniablement que dans toutes les sphères de la société, la vérité est contestée.

Toute forme de conflit, indépendamment des circonstances, symbolise­ une résistance à aimer. Et rien d’autre.­ L’Esprit est amour. Ses pensées sont également aimantes pour tous, sans exception. Mais quand son amour est nié, inévitablement, la peur prend sa place. Tout comme un enfant qui perd de vue ses parents dans une foule : c’est la panique. Métaphoriquement, nous sommes cet enfant perdu dans un monde impitoyable. Mais rien n’est à juger, car le mélodrame humain symbolise un cauchemar duquel chacun s’éveillera avec l’aide de l’amour au dedans.

En explorant l’histoire de l’humanité, l’évidence saute aux yeux : c’est la peur qui dirige la conscience humaine. Quelles que soient les croyances, les cultures, les races, les couleurs des hommes et des femmes, tous ont peur de quelque chose.

Depuis le début de l’aventure humaine, pour contrer la peur, des défenses ont été inventées. Et les pensées de peur continuent de se manifester sous de multiples formes. Par exemple, quand la cause d’un symptôme de maladie est contrôlée en laboratoire, un autre apparaît sous une autre forme. Maintenir l’attention sur les effets de la peur la renforce. Il est inutile de s’enfer­mer à clé, de contrôler son corps ou celui des autres, de renforcer les lois pour maintenir l’ordre si la peur est présente dans l’esprit. Elle se manifestera encore et sous d’autres formes.

L’objectif de sa naissance n’est pas de faire des besoins d’un corps temporel sa réalité sans les négliger pour autant. L’esprit est sa réalité intemporelle. Le but est d’éveiller sa conscience en regardant tous les blocages (culpabilité, peur, jugement, jalousie, haine, angoisse, inquiétude, doute, orgueil, etc.) qui empêchent de ressentir l’amour, son héritage divin. Se défaire des effets de sa résistance à la vérité constitue sa principale fonction. Tout le reste suit sans effort.

Le divin amour inspire la conscience humaine à pardonner les effets du non-amour puisque les souffrances voilent la vérité inchangée en chacun. En s’abstenant de juger, d’attaquer, de défendre ou de sauver l’ego mis de côté, la conscience, unie à la véri­té, est libre de s’éveiller en douceur.

Le pardon corrige dans le présent les fausses perceptions liées au passé. C’est le miracle. La correction de la perception survient quand la cons­cience choisit de pardonner les réactions de l’esprit faux de l’ego. Mais la patience est de mise, car le processus prend du temps en raison de la mémoire stockée dans l’inconscient. L’inconscient est comme l’iceberg; sa plus grande surface reste cachée. La vérité ne peut être qu’expérimentée. Elle ne peut être décrite ni expliquée (T.161)*.

Rien ne manque sur la voie qui mène à la vérité. Rien ne manque sur la voie qui s’en éloigne. Mais leurs résultats sont en tous points opposés.

Je rends grâce pour toute l’aide reçue.

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*Les passages en italiques sont des extraits du livre Un cours en miracles.

On continue…

Une époque de changement. Il y en a toujours eu, sauf que jamais le rythme de ces changements n’a été aussi rapide. Nous sommes dans une ère d’adaptation sans précédent qui a des conséquences bien concrètes sur nos vies personnelles et spirituelles et très certainement sur l’écologie de la planète. Des ajustements sont, pour la plupart des gens, de plus en plus nécessaires et exigeants. Le rythme effréné est devenu la réalité avec laquelle nous devons composer. Accepter de vivre avec ce qui est là et devant nous, avec engagement et espoir, est la voie à suivre. Parce qu’au fond, nous sommes tous connectés et sur le même bateau. Et comme je ne cesse de dire à mes collègues, à mes collaborateurs et à mes bénévoles, chacun dévoué à travailler avec l’intention de contribuer au meilleur. On continue…

C’est vrai qu’on se doit de continuer en quête du meilleur, sauf qu’il semble y avoir également ce besoin de prendre du temps; prendre du temps pour s’arrêter et vérifier sa boussole intérieure. Ce contact essentiel et spirituel qui donne un sens à notre vie. Étant personnellement déjà assez sensible à mon environnement et aux énergies qui m’entourent, tout en étant aussi un peu trop perfectionniste, j’ai ce besoin constant de prendre du temps pour me connecter au plus grand que moi et au sens profond de ma place dans le ici et maintenant. Ce que le monde extérieur nous reflète, c’est que tout bouge trop vite. Les gens sont désespérément à la recherche d’un nouveau sens et d’une nouvelle direction.

Cette édition de la revue Cheminement marque la fin de sa 20e année de publication au service du mieux être et de l’éveil de la conscience. En septembre prochain débutera la 21e année… Wow! Quelle aventure et quel privilège d’avoir été inspiré à mettre sur pied ce projet!

Sa réussite repose sur la collaboration de nombreuses personnes de cœur qui y ont participé au cours des années. Je les remercie tous d’avoir ajouté leur couleur à cette belle histoire qu’est le Cheminement. Je remercie les annonceurs qui appuient le travail et les bonnes intentions de la revue. Je veux aussi dire un énorme MERCI à certains de ces annonceurs qui ont été présents dans nos pages depuis tant d’années. Vous êtes l’essence même de ce projet qui a pour but un enrichissement collectif. Un grand merci aussi à vous chers lecteurs qui êtes de plus en plus nombreux à nous lire. Merci de votre intérêt à poursuivre votre cheminement avec nous sur ce bateau qui vogue vers le meilleur. Et on continue…

Je vous souhaite à toutes et à tous un bel été de plaisir à déguster chacun des mots de nos auteurs et annonceurs dans cette édition d’été.

La simplicité volontaire, un art de vivre!

Si l’on doit à Richard B. Gregg, un américain disciple de Gandhi, l’expression « simplicité volontaire », on doit à Duane Elgin et à son livre The value of Voluntary Simpli­city, publié en 1936, la popularité qu’a connue cette expression au début des années 80, et à Serge Mongeau la paternité de ce courant au Québec, également dans les années 80.

Qu’est-ce que la simplicité volontaire?
Selon le Réseau québécois pour la simplicité volontaire, cette philosophie de vie privilégie l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que « le plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive. La simplicité volontaire est aussi un courant social important, qui tente de répondre à des problèmes de société de plus en plus pressants (course folle de la vie moderne, endettement excessif, insatisfaction malgré une consommation débridée, épuisement professionnel, gaspillage, épuisement des ressources naturelles, etc.)

Pourquoi se joindre à un groupe de simplicité volontaire dans sa localité?
Les raisons sont nombreuses et résultent souvent d’intentions diverses, dépendamment des gens, de leur vécu ou de leur réflexion sur la vie. Par contre, la motivation première est souvent issue d’un intérêt particulier, comme l’environnement, ou elle découle de la spiritualité ou de la constatation que la société de consommation actuelle est un non-sens. Par contre, chaque membre finit le plus souvent par s’intéresser aux motivations des autres parce que ces objectifs sont complémentaires. S’entourer de gens qui ont des valeurs semblables aux nôtres devient une source de réconfort, puisque ces valeurs ne sont pas nécessairement prônées par l’ensemble des personnes faisant partie de notre milieu.

Mon expérience
J’ai été longtemps en quête du bonheur par l’acquisition de biens matériels, de sensations fortes et de plaisirs rapides, mais en restant toujours profondément insatisfaite et insatiable. Suite à de nombreuses lectures et de nombreux questionnements, j’ai réalisé que cette voie ne m’entraînait que vers des bonheurs éphémères et non durables. Ces réflexions m’ont donc amenée à modifier mon style de vie et celui de ma famille. La méditation me permet maintenant d’apaiser mon esprit et de cultiver ma spiritualité afin de développer une paix intérieure constante.

Mes études en naturopathie me conduisent en outre vers une alimentation et un style de vie plus sains tout en me permettant de comprendre les effets nocifs d’une mauvaise alimentation sur ma santé physique et mentale et en me faisant prendre conscience des impacts environnementaux de la surconsommation de viande, de produits industrialisés, de pesticides, etc. De plus, à tous les niveaux, je priorise maintenant les produits biologiques, écologiques et recyclés, et j’évite, dans la mesure du possible, les magasins à grande surface, visitant de préférence les commerces locaux. Enfin, pour réduire l’impact de la publicité omniprésente dans notre société de consommation, je limite intentionnellement mes heures d’écoute de la télévision et je privilégie les documentaires et les reportages éducatifs.

Amorcer une réflexion
Habituellement, dès que l’on amorce un processus de réflexion sur notre raison d’être en tant qu’être humain et sur notre impact sur la terre que nous habitons, la conscience s’ouvre indéniablement! Évidemment, ce qui s’ensuit peut amener à revoir complètement nos priorités et à apporter de nombreux rajustements à nos styles de vie. Il faut alors nous armer de patience, de tolérance et de gratitude afin d’arrimer sereinement et graduellement notre façon de penser à notre façon de vivre.

Lectures suggérées
Nous, de la simplicité volontaire, Diane Gariépy
L’ABC de la simplicité volontaire, Dominique Boisvert
La simplicité volontaire, plus que jamais…, Serge Mongeau