Le syndrome du superhéros

Qui ne connaît pas ces personnages fictifs dotés de capacités extraordinaires pour qui absolument tout est possible? Aucun défi, aucun obstacle et surtout aucune limite ne peut et ne pourra jamais les arrêter. Ils ne semblent jamais avoir de limites de moyens, de distances et encore moins, de temps. Lorsque l’on possède la capacité de se promener dans le temps, la plage horaire prend une expansion illimitée.

Dès notre plus tendre enfance, on nous borde avec les aventures de ces héros fantastiques. On grandit avec eux, sans nécessairement se faire rappeler qu’ils sont fictifs. On voit nos parents repousser sans cesse leurs propres limites dans le but de devenir également des ultras performants. Pas étonnant que rendu à l’âge adulte on ait tendance à répéter la même chanson. Cependant, il y a un point sur lequel on ne porte pas suffisamment d’emphase et c’est d’ailleurs le mot clé du paragraphe précédent : fictif. Si on ne voit ces gens surhumains qu’à la télé ou dans les livres, c’est pour la raison très simple qu’ils n’existent pas. Alors à quoi bon s’épuiser à faire comme eux?

Inutile de nier que nous vivons dans une société où la performance constitue un critère de réussite de premier ordre. Mais à toujours courir après une réussite ou à vouloir sans cesse hausser le standard, on finit par perdre la chose la plus importante de notre vie : soi-même. La personne fait place au personnage de celui qu’on attend de nous que l’on soit. L’on repousse constamment nos propres limites, admettant le fait qu’on accepte de reconnaître que l’on en a, jusqu’au jour où notre médecin décide de nous mettre en congé forcé. On se retrouve alors face à un thérapeute qui voudra essayer de nous apprendre la définition même du mot limite. Fait intéressant, ce n’est pas un tête-à-tête avec un thérapeute auquel on a droit, mais plutôt dans un groupe thérapeutique. Parfaite confirmation que ce phénomène n’a rien d’exclusif à un nombre restreint de personnes.

Le plus gros inconvénient à essayer de se prendre pour un superhéros dans le but d’épater la galerie est qu’on ne berne que soi. On reconnaît les limites des autres sans problème, mais on refuse de voir celles qui nous appartiennent. Pourtant, votre patron lui le sait qu’il n’a pas engagé une machine. Pas la peine d’essayer d’en avoir l’air. Il préférera sûrement vous entendre mettre votre limite plutôt que de vous donner quelques mois à la maison pendant lesquels il devra confier votre travail à quelqu’un d’autre. C’est un vrai cercle vicieux.

Faites quelque chose pour vous. Regardez-vous dans la glace, et accepter de voir la personne derrière le masque immuable de ce personnage qui prend votre place depuis des années. À force de montrer aux gens autour de vous ce personnage, ils finiront par y croire, et attendront toujours plus de vous. Et c’est à ce moment que l’on devient pris dans son propre personnage. Même les acteurs laissent les masques en sortant de scène. Donnez-vous le droit de le laisser tomber aussi. À la base, on choisit un métier pour soi, pour être bien, pour parvenir à un épanouissement personnel et professionnel. Si l’on passe quarante années de sa vie, pendant quarante heures par semaine et ce, cinquante semaines par année à vouloir montrer que l’on est ce qu’on n’est pas, il se pourrait que l’on rate l’objectif de départ.

La personne la plus importante dans votre vie est celle assise sur votre chaise en ce moment précis. Faites quelque chose pour elle, donnez-lui le droit d’être humaine, tout simplement. Être soi est la seule façon de parvenir à l’épanouissement auquel on aspire tant en terminant ses études. Je ne crois pas que quelqu’un se soit donné un jour comme objectif de devenir amer et aigri. Pourtant, combien le sont?

Regardez autour de vous puis regardez encore votre reflet. Un humain vient avec des qualités, des défauts, des aptitudes et malheureusement, des limites. Je sais, je sais, ce mot donne des sueurs froides à plusieurs. Moi, la première. Pourtant, tout le monde en a. Fort est celui capable de l’admettre, mais faible est celui qui refuse de le voir. Même si d’un premier coup d’œil, on pourrait en croire l’inverse.

Reléguer le personnage à cape au placard n’est pas une mince affaire. Mais c’est la première étape pour gagner un respect sincère et véritable autant de vos collègues que de vos patrons. Les gens authentiques et fidèles à eux-mêmes sont une richesse rare de nos jours. En être un constitue une excellente façon de se démarquer. On passe sa vie à faire des trucs pour son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues, son patron. Mais la meilleure façon de faire quelque chose pour eux, c’est de faire quelque chose pour soi. Faites-vous un cadeau! Donnez-vous le droit d’être vous-mêmes en tout temps, tout simplement. Les vrais héros ne décident pas consciemment de le devenir, ils le deviennent à travers les yeux des autres. Les meilleurs performent parce qu’ils ont une passion profonde pour ce qu’ils font. Ils n’ont pas besoin de performer pour aimer ce qu’ils font tous les jours. Et le vrai héros ne sera jamais autre chose que ce que son reflet lui renvoie, un humain.

Respirer avec la vie

Plusieurs d’entre nous vivent comme des automates, comme des brindilles virevoltant au gré des humeurs de leur agenda, laissant les aléas du quotidien décider s’ils seront heureux ou malheureux de leur journée.

De par cette quête incessante de la « réussite », ce mode de fonctionnement s’est répandu. Au fait, de quelle réussite parlons-nous, car peu de gens semblent vivre de la satisfaction. En étant à l’écoute, on peut percevoir un vide quasi constant s’exprimant lors de nombreux échanges. Ces derniers, arrivés à un palier, sans en goûter les fruits, repartent à la conquête d’un nouveau sommet. Tout en mobilisant leurs énergies afin de conquérir l’ultime station supposément nommée « bonheur », se préparant à une vénérable retraite, le jour où ils prendront le temps de vivre.

Ils font leur parcours en retenant leur souffle afin de ne rien louper, ne rien perdre, espérant enfin « trôner » sur leur acquisition. Ont-ils tout prévu? Tout contrôler? Tout planifier? Voilà, leurs préoccupations. Ce tourment engendre des désordres, de la maladie, de la dépression, des dépendances, etc.

Et pourtant, un bref regard sur l’origine de la vie nous démontre qu’elle nous offre un monde matériel (corps), un monde psychique (l’âme) et un monde spirituel (esprit).

La physique quantique moderne indique que tout est relié. Qu’un flux de changement perpétuel est à notre portée. Que tout est relatif. Que notre vision limitée, tentant d’orchestrer, cristalliser les événements à notre façon, engendre une discontinuité. Mets un « frein », « ralentit » et même bloque le changement. C’est ainsi que nous nous asphyxions.

Nous pouvons donc raisonnablement penser que la première vocation de l’humain est de développer sa capacité d’adaptation. Pour ce faire, à nous de choisir de respirer avec la vie.

Ce mouvement par lequel lors de l’inspiration, nous accueillons consciemment ce qui se présente à nous en disant implicitement : « J’accepte ce qui est. J’y communie même si je me sens sollicité. Je vais pas à pas avancer en faisant de mon mieux. ».

À l’expiration, nous nous proposons avec tout ce que nous sommes maintenant. Avec notre potentiel, notre devenir, prêt à s’ouvrir, à se modeler au fil des expériences vécues.

La vraie vie est principalement fondée sur l’expérience acceptée, parcourue, traversée. Ne sacrifions pas notre unicité, notre devenir au profit d’une pseudo sécurité.

Déjà, nous apprivoisons bien que très maladroitement parfois le monde matériel, le monde psychique, mais beaucoup nient le monde spirituel.

Cette culture moderne qui préconise « j’suis capable tout seul » amène l’humain à se donner des pouvoirs inconciliables avec sa nature intrinsèque. Ce modèle le condamne à vivre morcelé. Il a perdu le sens du sacré et vit amèrement au lieu de bénir chaque moment. Il n’est pas conscient que s’il peut encore partager, aimer, vibrer, vivre, c’est que le souffle l’anime seconde après seconde.

La sagesse intérieure illumine nos expériences. Elle contribue à notre bien-être. Participe à la confiance que nous déployons quotidiennement, dans la certitude d’être accompagné et guidé, face à notre parcours.

Le silence est porteur de tant de richesse et de guidance. Ce sont dans ces moments privilégiés que l’on peut s’ouvrir et se laisser ensemencer par le souffle. Nous sommes nés libres, rien ne nous sera imposé. Ce grand « oui », à nous de l’initier.

Faire abstraction du monde spirituel, condamne l’humain à végéter parce que non fécondé.

Un poète écrivit : « l’existence est une mer sans cesse pleine de vagues. De cette mer, les gens ordinaires ne perçoivent que les vagues. Vois comme des profondeurs de la mer d’innombrables vagues apparaissent à la surface, tandis que la mer reste cachée dans les vagues. ».

L’aventure sacrée de la vie se propose à nous, respirons-là à pleins poumons.

Précisez vos attentes et arrêtez d’attendre

Avez-vous remarqué que la plupart des gens attendent toujours après quelque chose? Un boulot plus intéressant, une plus grande maison, un conjoint plus attentionné, une voiture plus récente, les prochaines vacances, etc.

La liste semble interminable… Mais combien de personnes peuvent exprimer ce qu’elles souhaitent vraiment avec la plus grande exactitude?

Il y a quelques semaines, une dame me partageait à la fin de l’une de mes conférences que son conjoint rêvait depuis plusieurs années que ses jeux éducatifs soient disponibles en magasin. Eh bien, il a réussi à y arriver… sauf qu’il avait oublié un petit détail… de demander ou de préciser que son souhait lui rapporte de l’argent! Vous connaissez le vieil adage : « Demandez et vous recevrez », et bien en voici un nouveau : « Précisez ce que vous demandez… si vous voulez vraiment obtenir ce que vous désirez! ».

Ironiquement, lorsque nous ne savons pas exactement ce que nous voulons, la vie se charge de nous envoyer un peu n’importe quoi ou n’importe qui! C’est alors que la voiture de vos rêves se matérialise en modèle réduit, et que l’homme ou la femme de vos rêves finit par fréquenter votre voisin ou votre voisine! Avez-vous déjà reçu quelque chose que vous ne vouliez absolument pas et pourtant vous l’avez eu quand même? Pensez-y quelques instants…

Le véritable secret, c’est L’ACTION… Croyez-moi, si vous attendez après quelque chose en ne faisant rien et en vous disant que vous avez simplement à y penser pour l’obtenir, vous manquerez le BATEAU! Ce n’est pas pour rien qu’au cinéma on crie ACTION lorsqu’on débute le tournage d’une scène… comme nous sommes les ACTEURS de notre vie, il faut BOUGER!!!

Ce qui m’amène à présenter une question que plusieurs me demandent constamment : Roulement de tambour… la voici : « Si je veux obtenir 1 000 000 $, est-ce que je vais l’avoir? » Badabing, vive la pensée magique!

Alors voici ma réponse : « Cela dépend vraiment de ce que vous êtes prêt à faire pour l’obtenir! ». Naturellement, je parle ici de façons nobles d’y parvenir… En réalité, ce n’est pas le montant d’argent qui importe, mais bien des moyens, de l’audace, de l’originalité, de la créativité et de la persévérance que vous allez y mettre…

L’empire des têtes à claques a débuté avec des poupées achetées au Magasin du dollar, le colonel Sanders faisait du porte-à-porte pour tenter de vendre sa recette de poulet, Chris Gardner dormait dans la rue et dans les toilettes publiques avec son jeune fils avant de devenir multimillionnaire!

Lorsqu’on désire quelque chose, il y a toujours un prix à payer!

Cela demande parfois beaucoup de temps, des sacrifices et parfois on doit s’y prendre à plusieurs reprises avant de réussir. Le colonel Sanders avait obtenu plus d’une centaine de refus avant de trouver preneur pour sa recette! Ce fut la même chose pour les têtes à claques… des refus, ils en ont eu…

Voici 5 actions, non pas uniquement pour devenir multimillionnaire, mais bien pour atteindre plus facilement vos objectifs.

UN, divisez vos actions en petites séquences : faites, à tous les jours, un petit quelque chose pour vous rapprocher de ce que vous désirez.

DEUX, trouvez un objet, un symbole qui vous rappelle votre engagement : ex. : sur mon bureau, j’ai une petite tortue en bronze qui me rappelle à tous les jours d’avancer lentement, mais sûrement!

TROIS, faites la liste des avantages à obtenir ce que vous désirez.

QUATRE, faites la liste des conséquences qui vous attendent… si vous ne passez pas à l’action! : croyez-moi, ce simple exercice vous incitera à passer à L’ACTION!

CINQ, fréquentez des gens d’action qui ont du PEP!

En terminant, si vous n’y croyez pas, qui y croira à votre place?

Aller au bout de ses rêves

Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l’imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage.

La vie est une grande école, chacun d’entre nous désirons connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s’installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix.

Beaucoup d’entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser? C’est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but.

L’importance d’avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d’espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d’avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue.

Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie.

Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l’atteindre. C’est mon souhait pour chacun d’entre nous.

Réussir dans la « sa » vie

On a réalisé tous nos rêves, réussi sur les plans professionnel et social et pourtant, on demeure insatisfait? C’est peut-être parce qu’on s ‘est perdu de vue. Si on revoyait notre système de valeurs?

Marie est une femme intense et profonde de 43 ans. Brillante élève en architecture (pour plaire à son père), elle se marie assez jeune et décroche un emploi stable (pour entrer dans le moule). « J’avais toujours fait ce que mes parents et la société attendaient de moi, dit-elle. À 29 ans, j’en ai eu assez : j’ai divorcé et j’ai complètement changé d’orientation professionnelle. Par la suite, je me suis beaucoup cherchée dans l’expérience du travail : je suis devenue workaholic. Au fond, je courais dans tous les sens pour trouver qui j’étais. »

« Un bon matin, on m’a offert un poste de vice-présidente. Là, je me suis demandé où je m’en allais de ma vie. Est-ce que j’avais vraiment besoin d’une plus grosse job? Est-ce que je voulais avoir deux maisons, trois autos, des robes à 500 $?

J’ai amorcé une remise en question majeure, la fameuse crise de la quarantaine. Ça été le début de mon renouveau spirituel. J’ai réalisé que mes valeurs étaient vraiment celles du cœur. Aujourd’hui, je me sens plus libre que jamais. J’ai un style de vie plus dépouillé qu’avant, mais mon rapport aux autres est de plus grande qualité. J’ai une vraie expérience d’éveil de la conscience. Je sens que je ne fais plus qu’un avec la vie. Pour moi, c’est ça, être en vie. »

Certains d’entre nous se reconnaîtront peut-être dans le cheminement de Marie. C’est que l’ultra-matérialisme des dernières décennies, qui mettait l’argent et la réussite professionnelle et sociale au centre de nos valeurs, nous a laissés sur notre faim, avec un sentiment de vide intérieur.

Source : Nancy Vanasse, Coup de pouce, juin 1997
www.acsm-ca.qc.ca/virage/dossiers/reussir-sa-vie.html

Vivre et laisser vivre

Est-ce que les marques déterminent votre valeur?
Trop souvent, on se laisse influencer. On laisse nos parents, nos collègues, la télévision, les magazines nous dicter comment nous devrions être et penser. Comment nous devrions vivre et s’habiller. Ce que nous devrions conduire et habiter. Une grande maison sur la Rive-Sud et un chalet dans le Nord, c’est bien. Mais encore faut-il avoir le goût d’y être. Que ça raisonne avec qui nous sommes. Et surtout, bien évaluer le ou les revenus à générer, simplement pour payer les intérêts du banquier.

En réalité, trop peu d’entre nous nous arrêtons pour nous demander ce qui nous rend vraiment heureux dans la vie. À quel moment, dans quelles circonstances et entouré de qui, sommes-nous à notre mieux. Je fais souvent remarquer aux amis qui se joignent à ma femme et moi pour souper, chez nous ou ailleurs, que même milliardaire, on ne pourrait apprécier plus la soirée que nous passons ensemble.

Ne vous trompez pas sur moi, je ne parle pas ici de simplicité volontaire, mais bien de priorités et de la découverte de qui on est.

Qui êtes-vous? Êtes-vous vraiment du type à apprécier une bouteille de vin à 1 000 $? Ou êtes-vous tout aussi heureux avec une bouteille de vin à 20 $ que vous découvrez avec votre douce moitié? Croyez-vous vraiment que votre voisin au feu rouge est 3 fois plus confortable que vous dans sa voiture de luxe? Parce que c’est probablement par 3 que vous devriez multiplier le prix de sa voiture en rapport à la vôtre…

Qu’y-a-t-il dans une marque soit dit en passant? Le besoin de dire au monde entier « regardez! J’ai réussi! ». Alors qu’en réalité, la marque du véhicule que quelqu’un conduit n’a rien à voir avec le fait qu’il ait réussi ou non. Eugène Tassé, un développeur immobilier de l’Outaouais, qui est plusieurs fois millionnaire m’a dit un jour : « Yannick, ça te fait quoi à toi que je conduise une Cadillac ou une Mercedes? ». J’ai répondu « Rien ». « Voilà! » a-t-il dit. « Alors que je conduise une Mercedes ou une Honda, ça ne change rien à ta vie! Donc, je conduis une voiture pour moi. Et je serais idiot n’est-ce pas, de m’endetter pour un tas de ferrailles non? »

Pensez-y! Est-ce que vous allez laisser une marque de voiture ou de vêtement, ou même un quartier, déterminer qui vous êtes ou ce que vous valez? Eh bien trop souvent, oui! Et si c’était la réalité, nous ne valons pas grand-chose en réalité. Puisque tout est emprunté!

Soyez plutôt fier de qui vous êtes et de ce que vous faites. Faites le bien, avec passion. Et portez attention à ce que vous dépenser. L’argent est relativement facile à gagner. C’est de ne pas le dépenser qui cause problème. Demandez-vous simplement, lorsque vous vous apprêtez à dépenser votre argent au restaurant ou sur des gadgets plus ou moins essentiels… « En ai-je vraiment besoin? » Et, « Est-ce que je veux cette chose vraiment ou plutôt pour le sentiment que je crois qu’elle m’apportera? »

Relisez bien cette phrase. Voulez-vous vraiment le chalet à 4 chambres? Ou voulez-vous le chalet parce que vous croyez qu’il vous apportera une sensation que seul un chalet avec 4 chambres vous apportera… Alors que vous êtes 2 et sans enfants! Voulez-vous vraiment une Porsche? Ou plutôt « ressentir » ce que vous « espérez » ressentir quand vous serez au volant? C’est à dire « important », privilégié, et quoi d’autre? Épargnez-vous des milliers de dollars en développant le réflexe de vous sentir important parce que vous avez de bonnes valeurs et contribuez à votre entourage et la société. « Soyez avant de faire et faites avant d’avoir » a dit Zig Ziglar.

Posez-vous la question : « Pourquoi est-ce que je veux ce que je veux?». Si vous avez des raisons qui vous suffisent et qui justifient la dépense, alors plongez! Tout en gardant l’équilibre, dans tout. Sinon, retenez-vous. Rappelez-vous que vous n’avez rien à gagner à impressionner la galerie. Vivez pour vous. Et laissez les autres… payer le banquier.

Un point d’honneur d’être soi au travail

Pouvons-nous vraiment être nous-mêmes au travail? Sommes-nous même en mesure d’y parvenir? Est-ce l’idée d’être confrontés à de plus grandes difficultés plutôt qu’à des résultats positifs qui brouille nos cartes? Devrions-nous apprendre certaines règles, les suivre et les appliquer?

Renversons plutôt les questions. Quelles seraient les répercussions si nous choisissions de jouer un rôle tout autre que le nôtre? Décider d’éviter l’authenticité afin de nous protéger, serait-il admissible? Serait-ce un comportement à favoriser pour réussir?

Impossible de jouer plusieurs rôles

Personne ne peut jouer plusieurs rôles durant une même journée, pendant une semaine entière, voire même un mois. Être différent au travail, à la maison ou avec des amis est source d’ennuis et de conflits; l’acteur principal se créera lui-même des problèmes tout en s’attirant probablement certaines mésaventures, des pertes, ou pire encore, il rencontrera de grandes tristesses. C’est pourquoi toujours tendre vers l’authenticité, et être soi-même est une avenue à explorer.

La définition de l’authenticité

Dans le grand dictionnaire, le mot « authentique » est défini tel que suit : Qui est original, qui n’a pas été modifié, ni falsifié. Chaque individu de par sa nature est unique, ce qui nous amène à penser qu’il est un atout important pour son entreprise. Il sera en mesure de véhiculer de nouvelles idées, concepts ou façons de faire qui lui seront bénéfiques tout en servant les objectifs de l’entreprise. Mais comment conserver cette authenticité au fil du temps?

Comparons les heures passées au travail et celles en vacances

En principe, nous pensons qu’il s’agit de deux périodes bien distinctes. Mais regardons-les de plus près et nous verrons qu’elles se ressemblent sur plusieurs points. Pourquoi? Autant au travail qu’en vacances, nous serons appelés à faire certains travaux sans pouvoir y échapper. En vacances, nous aurons des tâches à exécuter : par exemple, si nous sommes en camping, il nous faudra monter la tente, chercher du bois, préparer les repas et j’en passe. En voyage, il nous faudra faire des choix, effectuer toutes sortes de recherches, établir notre itinéraire, s’informer pour les bonnes directions, réserver un hôtel, des restos et autres, etc. Malgré ces menus travaux, jamais personne n’osera nier qu’il n’est pas en vacances.

Au travail, c’est exactement la même chose. Nous connaîtrons des moments de vacances, de repos, de détente, de plaisir, et de douceur. Sur la route du travail, on pourra observer la beauté du trajet. Aux pause-santé, apprécier un entretien avec un collègue. Préparer un dossier particulièrement motivant peut aussi nous apporter beaucoup de satisfaction; ou rencontrer un client intéressant, entre autres. Nous sommes plus souvent qu’autrement en courtes périodes de vacances. Et c’est génial! Le remarquer facilite de beaucoup la vie au travail. Tout devient plus simple, aisé, amusant, peut-être même moins décourageant et stressant. En savourant chacun de ces moments de vacances qui nous sont offerts, nous sommes mieux disposés à être authentiques. Les moments, pourtant nombreux, à travailler pendant nos vacances, passent souvent inaperçus. L’opposé est aussi vrai. Les moments de grâce et de vacances pendant nos périodes de travail, passent également inaperçus, mais cette fois-ci à notre détriment. Il nous faudra donc apprendre à les vivre consciemment, à les identifier et surtout à en profiter. Ces minutes précieuses nous feront un grand bien, et favoriseront notre créativité. La fatigue et le stress diminués par ces courtes pauses de vacances aideront notre corps et notre esprit à répondre différemment. Il nous sera plus facile de jouer la carte gagnante, celle d’être et de vivre. Et nous serons plus authentiques.

Rajouter cette notion de vacances à chaque jour n’est pas à dédaigner. Mais comment faire? Changer nos croyances serait-il une piste intéressante pour y parvenir? N’est-il pas utile, aidant et agréable de croire que chaque jour nous apportera son lot de bonheur, de joie et de détente aussi bien au travail qu’en vacances? Faisons l’exercice de nous amuser à vérifier certaines de nos croyances, et privilégions les plus profitables et les plus satisfaisantes. Nous nous autoriserons alors plus facilement le droit et la capacité d’être en vacances chaque jour. Nous nous permettrons de reprendre notre seul et unique rôle dans chacune de nos fonctions, que ce soit mère, épouse, employée, femme d’affaires, amie, confidente, père, époux, employé, homme d’affaires, ami, confident. Et notre vie s’en verra doublement enrichie et améliorée.

Les entreprises ont déjà réagi

D’ailleurs cette stratégie de vacances quotidiennes n’a rien de nouveau. Les entreprises l’ont instaurée depuis déjà un certain temps. Ne sont-elles pas de plus en plus nombreuses à nous offrir des salles de gym, ou de ressourcement offrant des jus santé, des chaises confortables, des services de conciergerie, etc.?

Pourquoi les entreprises s’affichent-elles plus coopératives, davantage à l’écoute de leurs employés et certainement moins limitatives avec leurs employés? Parce qu’elles estiment qu’un employé content a plus de chance de générer de meilleurs résultats. Et des employés valorisés et appréciés sont plus susceptibles de créer et d’être eux-mêmes.

L’entrepreneur et l’employé auront tout à gagner à valoriser la confiance et les efforts de chacun pour de meilleurs résultats : deux ingrédients nécessaires à une recette gagnante. À nous d’être sincère et de rester nous-même à chaque instant, autant dans la vie quotidienne qu’ailleurs. Travaillons comme si nous étions à chaque jour en vacances, et nous serons portés vers la réussite autant professionnelle que personnelle.

Vivre avec le goût du risque

Le calendrier 2018 s’effeuille, et une page blanche comme la neige s’étale à perte de vue, infinie de possibilités… Dans les cœurs, s’éveille le désir de s’améliorer. La tradition des résolutions de la nouvelle année commen­çant à perdre en popularité, n’y aurait-il pas une façon différente de faire les choses? Si nous profitions de cet élan de renouveau qui nous habite en ce temps fort de l’année pour oser vivre avec audace?

Nous, les humains, sommes des êtres d’habitude. Il y a des contextes où l’habitude est de service : comme celle de s’arrêter au feu rouge. Mais la plupart du temps, l’habituel manque de présence, de fraîcheur et de saveur. Lorsque l’année s’ouvre, toute neuve, nous ressentons un désir de changer nos habitudes et de nous réinventer. Dans ce désir, il y a celui de se réaliser pleinement, celui de se sentir enfin vivre.

Alors, qu’est-ce qui nous paralyse et nous empêche de sauter dans l’inconnu de la page blanche? C’est possiblement la peur de l’erreur ou pire, celle de l’échec. Or, n’y aurait-il pas là une croyance à démasquer afin de nous ré-approprier notre vie? En effet, notre éducation nous a appris qu’il y avait cela de souhaitable appelé le succès et cela qui est regrettable appelé l’échec.

Pourtant, si nos erreurs étaient soulignées en rouge dans nos cahiers d’écoliers, tous les apprentissages du quotidien de notre enfance nous donnaient plein droit à l’erreur : apprendre à marcher, à rouler à bicyclette, à nager… Alors, qu’est ce que cette histoire de succès et d’échecs? Avons-nous été conditionné à recevoir des applaudissements et des étoiles dans nos cahiers? Probablement, oui. Nous avons alors vécu de succès en succès en prenant de moins en moins de risque de nous tromper. L’habitude de la réussite a fini par s’habiller d’ennui…

Si nous cessions de séparer nos expériences en succès et en échecs? Si nous nous donnions la permission d’embrasser le processus de la vie? Si le vrai succès était en fait d’échouer? Bien sûr, en continuant à marcher à quatre pattes, nous ne risquions pas de tomber par terre. Mais nous nous sommes levés sur nos deux petites jambes et nous sommes tombés maintes et maintes fois avant de maîtriser la marche. La possibilité de croissance de l’être se situe immanquablement dans le risque de faire une erreur. Car grandir, c’est justement sortir de sa zone de confort. C’est sauter dans l’inconnu, dans quelque chose que nous ne connaissons pas. Ce faisant, nous allons échouer, c’est certain, et de nombreuses fois même. Explorer, se réinventer, c’est oser se fixer des objectifs complètement déraisonnables. La découverte, la créativité se situe toujours bien en dehors de la zone confortable de l’habituel, celle qui sait bien faire les choses.

Sur la page blanche de la nouvelle année, osons alors écrire un nouveau chapitre de notre vie, un chapitre surprenant de courage et de hardi­esse. Lorsque nous cessons de trop réfléchir et que nous nous branchons sur l’intuition du cœur, le courage arrive tout de suite au rendez-vous. Parfois, il est bon d’agir deux fois avant de penser, car la pensée sait trop bien ramener le passé et ne peut construire l’inconnu. C’est dans le cœur que se situe l’énergie du cou­rage nécessaire à sortir de notre zone de confort. La page blanche de 2019 nous regarde et se demande si nous avons envie d’oser enfin vivre avec le goût du risque…

« L’amour est meilleur professeur que l’obligation » Albert Einstein

Il ne se passe pas une semaine sans que les médias nous rapportent des déclarations concernant l’incapacité des écoles de répondre aux objectifs d’instruction et d’enseignement que nous pensons être essentiels pour nos enfants. Le français et les mathématiques ne font toujours pas partie des coups de cœur des élèves, et beaucoup d’élèves décrochent puisque, selon eux, l’école n’est que désillusion. Pour forcer la réussite scolaire, on resserre les obligations faites aux élèves.

On les contraint à passer plus de temps à l’école et on refait les programmes scolaires.

Les apprentissages faits dans notre système d’instruction et d’enseignement sont impermanents parce que les élèves n’en appréhendent pas le contenu avec intérêt ni avec l’émotion qui ouvre le cœur à apprendre réellement.

C’est l’intérêt profond qui est à l’origine des apprentissages durables.

En tant qu’enseignants, nous devons aimer ce que nous faisons pour toucher cette émotion qui suscite la motivation. Et le fait d’exercer une activité que l’on aime et que l’on choisit sera au cœur de cette motivation intérieure.

Chaque être humain est différent : il ne fait pas le même apprentissage du même enseignement. Ainsi, nous nions cette réalité lorsque nous exigeons que les élèves apprennent les mêmes notions, dans le même temps et passent le même examen et le réussissent. L’examen devient alors un piège plutôt qu’une occasion pour l’élève d’exposer ses apprentissages.

Notre monde est en effervescence et vit des changements profonds qui n’annoncent qu’incertitude pour l’avenir. L’adulte du XXIe siècle a besoin de confiance en lui, de motivation, de curiosité, d’être entreprenant et doté d’une capacité d’adaptation exceptionnelle. Ces habiletés se développent par la pratique et sont aussi importantes que l’apprentissage des matières scolaires.

Aimer nos enfants, c’est leur permettre d’être heureux à l’école et de développer leurs habiletés et leur personnalité tout en leur permettant d’acquérir des connaissances essentielles. C’est également en les aimant et en les respectant dans leur individualité que nous les motivons à apprendre.

Suis-je vraiment prête?

Toute petite déjà, je savais que j’allais un jour m’adresser à un vaste auditoire, que ce soit sur une scène ou devant un groupe cible. Je ne savais pas quand je serais prête à le faire, ni comment j’y arriverais, mais j’étais convaincue que la petite fille qui ne voulait jamais attirer l’attention des autres allait un jour s’exposer au regard de cette société qu’elle trouvait si angoissante.

Voilà qu’aujourd’hui, alors que l’occasion de le faire m’est offerte, je me demande si j’y suis vraiment prête. Je ne me sens pas différente de la petite fille introvertie que j’étais ni de celle qui avait peur de tout et de tout le monde. Si je suis vraiment prête, alors pourquoi est-ce que je ressens encore de l’angoisse avant de monter sur scène? Pourquoi ai-je encore aussi peur de ne pas être à la hauteur des attentes des gens? Pourquoi est-ce que je veux encore faire plaisir aux autres, même si je sais que c’est impossible?

Je me souviens de ma première entrevue télévisée. Tandis que mon esprit rationnel tentait de me convaincre que tout irait bien, l’angoisse me tenaillait la poitrine, et ma mâchoire tremblait à chacune­ de mes paroles. Il n’y a pas de mots pour décrire la panique qui s’est emparée de moi lorsque trois caméras braquèrent leur objectif sur moi. Instantanément, l’énorme peur de la petite fille que j’étais a repris sa place à l’intérieur de moi : puisque je ne devais en aucun temps attirer l’attention sur moi, au risque de déplaire, je devais fuir ce lieu le plus rapidement possible. Mais il m’était impossible de le faire, car qu’en auraient pensé les gens qui m’entouraient et qui avaient placé leur confiance en moi? Si j’avais au moins pu ressentir la réaction du public qui se cachait derrière ces caméras, j’aurais pu tenter de calmer leur colère à mon endroit. Je ne pouvais alors qu’espérer que ce que je disais obtiendrait leur approbation. Il m’était impossible de contrôler les évènements comme je l’avais toujours fait auparavant, et je devais m’y soustraire.

Au terme de l’entrevue, je fus extrê­mement surprise de constater que rien de grave n’était arrivé et que tout s’était bien passé. Bien que l’adulte que je suis était consciente des pensées négatives qui hantaient son esprit, j’avais décidé d’accueillir les émotions présentes à l’intérieur de moi et de leur procurer la force et l’attention dont elles avaient besoin pour se sentir sécurisées et aimées. C’est à ce moment précis que j’ai réalisé que je suis la meilleure personne au monde pour me rassurer et m’aimer comme je le mérite vraiment.

La personne que je suis maintenant sait parfaitement qu’elle n’obtiendra jamais l’accord de tout le monde et qu’il y aura toujours des gens pour la juger. La personne que je suis fera, bien sûr, des erreurs sur son parcours terrestre, mais je sais qu’elle sera capable, malgré tout, d’aller de l’avant en se procurant elle-même la force nécessaire pour y arriver.

Est-ce que je crois que je serai un jour complètement indifférente au jugement et aux attentes des autres envers moi? Je sais très bien que ce ne sera pas le cas et que ma blessure intérieure reprendra sa place en force lorsque j’en serai témoin, mais je sais aussi que je serai toujours là pour me rassurer et me donner l’amour dont j’ai besoin.

Faites confiance à votre vie. Donnez-vous le droit d’être qui vous êtes vraiment, même si votre entourage prétend le contraire. Vos émotions et vos expériences passées seront toujours présentes en vous, mais permettez-vous de les accueillir et de continuer votre chemin. Vous êtes prêts! Probablement pas autant que vous l’espéreriez, mais chacun des pas que vous faites a une importance majeure et vous conduira à la réussite, à votre réussite! Faites-vous confiance et permettez vous de le faire, vous seuls en êtes capables.