Doux repos pour réfléchir à la nouvelle année

Enfin, nous avons des rapports scientifiques qui établissent le lien entre bonne santé et consommation d’aliments frais et biologiques. En effet, de récentes études démontrent que manger bio nous immunise d’au moins 25 % contre les maladies dégénératives comme le cancer. Manger bio est donc bon à la fois pour nous et la planète du fait que l’agriculture biologique n’utilise ni pesticides ni insecticides nocifs. En outre, parce que la plupart des petits producteurs bio accordent un soin particulier à leur culture ou élevage en y mettant tout leur cœur, nous bénéficions en retour d’une nourriture bien vivante (comprendre ici qu’on récolte ce que l’on sème). Manger bio, voilà un thème à ajouter à notre liste de résolutions pour la nouvelle année.

C’est d’ailleurs mon souhait : qu’au cours des quelques mois paisibles de l’hiver, nous prenions le temps de nous intériori­ser, de nous reposer et d’en profiter pour préparer le terrain du prochain cycle qu’est 2019. C’est une invitation à suivre la voie de notre cœur qui nous guide vers les choix capables de nous aider à réaliser nos rêves.

Cette édition d’hiver 2018-2019 vous propose d’ailleurs un menu sur mesure vous offrant des recettes de santé et de mieux-être pour toutes les dimensions de votre être. Merci à nos auteurs. J’espère que vous trouverez, en lisant leurs articles, idées et conseils pour vous aider à atteindre un équilibre de vie et une bonne santé globale.

Je ne peux m’empêcher de synthétiser mes dernières lectures symbo­liques et de vous les partager. Les ouvrages que j’ai lus récemment énoncent ce qui nous affectera prochainement. Au-delà d’une appa­rence de confusion, le monde évoluera pour le mieux. De fait, le monde actuel en grand changement fera appel à notre implication. La mobili­sation du nous n’a jamais été aussi à l’avant-plan sur la planète que le je qui s’accroche encore au pouvoir et à des idées en besoin de profond changement. Nous constatons tous les divisions et les frictions présentes dans le monde en ce qui a trait à la justice et au respect des droits humains. Et plus que jamais, l’environnement nous signale l’importance de changer notre façon de consommer si nous voulons rétablir la santé de la planète. Il n’en tient qu’à nous, à chacun de nous d’agir au quotidien, de faire des gestes simples mais concrets et d’agir de façon responsable.

Que cette saison d’intériorité et de repos nous guide vers une santé optimale afin que nous puissions participer aux défis collectifs que nous devrons relever au cours de la nouvelle année.

Avec joie, amour et engagement, nourrissons l’espoir d’un monde meilleur!

Bonne saison de repos!

Indépendance financière

« Si vous ne travaillez pas pour vos rêves, quelqu’un vous embauchera pour travailler pour les siens » (Steve Jobs)

Vers l’âge de 32 ans, insatisfaite de ma vie suite au métro-boulot-­dodo, j’ai acheté le livre Votre vie ou votre argent de Joe Dominguez et Vicki Robin. Une révélation, je vous dis! J’ai lu ce livre d’une traite, comme un roman qu’on ne veut pas lâcher. Vous savez, même si vous devez vous lever tôt le lende­main matin et qu’il est 1 h du matin, vous vous promettez, sans trop y croire, que vous finirez un DERNIER chapitre et dodo après!

Ce livre m’a fait découvrir que je n’étais pas obligée de travailler jusqu’à ce que mort s’ensuive… Bon, j’exagère un peu, sûrement pas si pire que ça, mais c’était mon impression. Je me sentais prisonnière du système de consommation. Avais-je le choix de travailler si je voulais me nourrir, posséder une maison, des vêtements, une automobile, voyager? Oui, j’avais le choix, mais je n’en avais pas conscience.

Comme la majorité des gens, j’échangeais mon temps de travail contre de l’argent afin de rembourser mon hypothèque, payer ma voiture, mon épicerie, les restos, les vêtements, et, si possible, avoir des écono­mies au cas où… J’épargnais déjà, mais peu et pas assez. De plus, je ne cherchais pas à optimiser le rendement de mes placements financiers. Le concept de pouvoir­ vivre de mes revenus passifs m’étaient complètement inconnu.

J’étais bien conditionnée à travailler comme salariée jusqu’à l’âge de ma retraite, à moins de gagner à la loterie. Prise dans cette roue sans fin, je tentais, durant les fins de semaine, de faire ce qui me passionnait. Le dimanche soir, je déprimais en pensant à ma semaine de travail « forcée » comme une prisonnière du système capitaliste.

La lecture de ce livre m’a permis de comprendre que je pouvais sortir de cette prison, de ce « rat race » (comme disent les anglais) et de pouvoir accéder à l’indépendance financière dans 10 à 15 ans. Oh my God!… c’est une éternité 10-15 ans pour quelqu’un qui recherche une libération rapide, mais comme je ne gagnais pas de gros lot à la loterie, j’ai commencé à appliquer les diverses notions et principes établis dans ce livre. Difficile? Oui, ça l’est, même encore aujourd’hui. Difficile de sentir le jugement des personnes qui ne comprennent pas pourquoi vous faites cette démarche de simplicité volontaire, de minimalisme et puis de zéro déchet par la suite. Mais on y survit, on apprend à ne plus laisser le jugement des autres nous toucher, car mon but premier était d’atteindre l’indépendance financière.

En décembre 2017, à l’âge de 50 ans, j’ai atteint l’indépendance financière, donc je n’ai plus à travailler. Il m’a fallu 18 ans pour y parvenir pour plusieurs raisons, dont entre autres, deux retours aux études pour compléter deux baccalauréats à l’université, la construction de notre chalet, l’acceptation d’un salaire moindre pour travailler dans les organismes communautaires au lieu du gouvernement, ainsi que plusieurs congés non rémunérés.

Alors, je vous pose la question : Aimez-vous votre travail? Quelle est votre motivation pour vous lever tous les matins et aller travailler? Oui, bien sûr pour l’argent, mais est-ce que votre travail est en lien avec votre mission de vie? Si oui, c’est super, continuez de vous accomplir! Sinon, peut-être que le concept d’indépendance financière vous parle? En visant l’objectif de devenir indépendant financièrement, vous venez peut-être de trouver une clé pour vous sortir de votre prison « virtuelle ». Une motivation pour vous lever le lundi matin et aller travailler dans la joie de la perspective d’un demain libre de votre temps!

Le secret des rêves

La nuit, pendant que le corps dort, l’esprit reste éveillé. C’est pourquoi les rêves surviennent durant le sommeil. Car les rêves sont des projections de l’esprit. Le témoin du rêve n’est pas le corps endormi qui n’a aucune conscience de lui-même, mais l’observateur, au niveau de l’esprit, identifié à un personnage de son rêve. Ainsi, tout le contenu d’un rêve représente la projection d’un seul esprit, le sien. En d’autres mots, chaque fragment du rêve symbolise une facette inconsciente de la perception de soi.

Par exemple, dans un rêve je me perçois effrayée parce que je suis pourchassée par un tigre. L’animal : symbole de persécuteur et mon personnage : symbole de victime, représentent deux aspects d’un même esprit, le mien. Ainsi, le rêve dévoile au rêveur (l’observateur, celui qui perçoit) la présence de deux aspects opposés : persécuteur et victime qu’il garde inconsciemment.

La projection du rêve en tant que tel est sans conséquence. Mais le contenu du rêve livre une information importante. Au niveau de l’esprit, une victime effrayée par un persécuteur demande de l’aide. En général, au réveil, l’observateur réalise avec soulagement que ce n’était qu’un rêve.

Au lever, de nouveau identifié au corps, l’observateur, oubli ce qu’il a perçu durant la nuit. Il poursuit sa journée comme si de rien n’était. Toutefois, il semble aller et venir dans le monde en gardant secrètement une victime effrayée par un persécuteur qu’il percevra chaque jour, sous de nombreux masques.

Tant que l’observateur s’identifie au corps, il nie l’esprit où sont gardés : victime/persécuteur, et la peur qui les relie. Tout ce qui est nié au-dedans est inconsciemment projeté au-dehors. La projection fait la perception (UCEM). Ainsi, l’observateur, au niveau de l’esprit, perçoit dans le monde des aspects de lui-même qui demandent à être libérés, mais dont il se croit séparé.

En certaines circonstances, il sera tenté de sauver la victime au-dedans, qu’il perçoit au-dehors. À d’autres moments il sera tenté d’attaquer le persécuteur au-dedans qu’il perçoit hors de lui-même. Ainsi, tant que les individus ignorent le contenu de leur inconscient à libérer, ils voient les images symboliques de victimes et de persécuteurs qu’ils nient au-dedans. Et le rêve de victime / persécuteur au coeur de chaque relation semble se poursuivre sans relâche.

Un seul esprit s’observe dans le monde, dont chaque corps et chaque chose représente une facette. S’éveiller du rêve de victime/persécuteur reflété à travers l’histoire de l’humanité, consiste à regarder au-dedans ce qui demande à être libéré. Ce qui demande à être libéré est représenté par toute sensation qui contrarie sa paix d’esprit.

Ainsi, le secret du rêve nocturne et diurne est de porter l’inconscient à la conscience, dans un but précis : libérer son esprit du passé. En venant au monde, chacun porte des mémoires, dont il est effrayé de regarder. C’est pourquoi tous les individus, quelles que soient leurs croyances, leurs cultures ou leurs religions, ressentent la peur. Même le règne animal, ressens la peur. Ce n’est pas l’effet du hasard.

Le monde est le miroir sur lequel est reflétée la peur gardée au niveau de l’esprit. L’erreur de perception à corriger est de croire que le monde est responsable de ses peurs. Si la peur était absente de l’esprit, seule la paix serait ressentie. Alors, toute forme de violence serait perçue comme un appel à l’aide et à la guérison.

Voici le changement qu’apporte la perception vraie : ce qui était projeté au-dehors est vu au-dedans, et là le pardon le laisse disparaître (UCEM).

Ta vie idéale en images

En cette fin d’année, je vous invite à prendre le temps de faire le point. Êtes-vous là où vous voulez être? Mais la question la plus importante selon moi est, aimez-vous qui vous êtes? Êtes-vous heureux, généreux, altruiste, créatif, serein, enjoué, enthousiaste, énergique…? Avez-vous exploité votre plein potentiel? Si oui, bravo! Sinon, qu’elle action pourriez-vous prendre pour réaliser vos rêves?

En cette période de l’année, c’est tradition de prendre des résolutions. Faites-vous un vœu en pensée ou préférez-vous écrire vos résolutions pour pouvoir les relire régulièrement afin de vous motiver? Êtes-vous audacieux? Peut-être que vous déclarez vos résolutions à haute voix devant famille et amis? Faire une déclaration devant témoins augmente significativement vos chances de réussir parce qu’en l’annonçant, vous vous rendez imputables à d’autres. C’est prouvé! Plus on en parle ouvertement, plus on est motivé à changer.

Une autre façon d’augmenter les chances de réaliser ses vœux est d’engager son cerveau droit dans un exercice de vision. Le cerveau gauche est linéaire, logique, ration­nel et pragmatique. Le cerveau droit est imaginatif, créatif et intuitif. C’est avec le cerveau droit qu’on peut concevoir ce qui pourrait sembler impossible avec le cerveau gauche de prime abord.

Pour allumer votre cerveau droit, je vous invite à faire un tableau de vision. C’est un moyen remarquable de visualiser ses objectifs et d’activer sa motivation! Le tableau de vision active la loi de l’attraction. Selon cette loi, on attire dans sa vie tout ce à quoi nous accordons de l’attention, de l’énergie, de la concentration, que ce soit positif ou négatif. Chacun peut diriger cette puissante loi de l’attraction de manière à attirer ce qu’il ou elle désire.

Comment faire un tableau de vision?
1. Réservez-vous une période d’une heure ou deux sans interruption.
2. Matériel nécessaire : une pile de vieilles revues, un ciseau, un bâton de colle et un grand carton sur lequel vous allez coller vos images.
3. Créer l’espace : préparez-vous une tisane ou un bon café. Écoutez de la musique qui vous fait du bien. Vous pouvez aussi allumer une chandelle ou faire brûler de l’encens. Bref, créez une atmosphère qui vous inspirera à imaginer de nouvelles possibilités.
4. Courte méditation : Prenez quelques respirations profondes et laissez-vous rêver à tout ce que votre cœur désire pour l’année 2017.
5. En gardant ces rêves en tête, feuilletez les revues et découpez les images et les mots qui vous interpellent. Laissez votre cœur vous guider plutôt que votre tête. C’est préférable d’éviter d’analyser ou de débattre vos choix. Faites confiance à votre intuition.
6. Collez vos images sur le carton.
7. N’oubliez pas de signer votre œuvre et d’y inscrire la date.
8. Exposez votre tableau de vision bien en vue dans un endroit où vous passez beaucoup de temps tous les jours. Votre inconscient enregistre les messages positifs contenus dans vos images et dans vos mots et vous guidera tout doucement vers leurs réalisations.

Quand je regarde mes tableaux de vision après un an ou deux, je suis toujours émerveillée de constater que la plupart de mes rêves se sont réalisés. Certains rêves sont mûrs pour s’actualiser et ils se concrétisent rapidement. D’autres rêves prennent plus de temps avant d’éclore parce qu’on vient tout juste de planter la petite graine de potentiel dans le sol. Il faut savoir faire confiance à la vie.

Allez-y, rêver grand! La seule chose qui peut imposer une limite à ce que vous pouvez accomplir est votre capacité de l’imaginer ou pas.

Les choix de carrière diversifiés, c’est gagnant!

Saviez-vous que…
Un métier est dit non traditionnel pour les femmes lorsqu’on y trouve moins de 33 % de femmes. Il y a des métiers non traditionnels dans tous les secteurs d’activité de notre économie. Les secteurs de la construction, de l’automobile et de l’informatique, par exemple, sont des secteurs où l’on trouve très peu de femmes.

De nos jours, lorsqu’une jeune femme pense à ses choix professionnels… est-ce qu’elle envisage toutes les possibilités?

Les statistiques nous démontrent que non. Certains métiers qui sont majoritairement exercés par des hommes sont la plupart du temps mis à l’écart par les jeunes femmes.

Pourquoi? Les préjugés et les stéréotypes concernant les rôles féminins et masculins qui existent dans notre société expliquent en grande partie cette décision. Il reste encore des ghettos d’emplois très présents dans notre société. Les femmes choisissent des métiers ou des professions traditionnellement liés aux rôles féminins, et les hommes, eux, s’orientent vers les métiers traditionnellement masculins.

L’adolescence est une période privilégiée pour le choix de carrière, et à cette étape de leur vie, les jeunes sont très sensibles à l’image qu’ils projettent et à l’opinion de leurs ami(e)s. On dit souvent qu’il faut un village pour faire l’éducation des jeunes. L’encouragement des parents et des personnes proches est un facteur décisif. Tous peuvent contribuer et aider en ayant l’esprit ouvert… À bas les préjugés!

Et si on proposait aux jeunes filles des activités et des loisirs diversifiés pour laisser libre cours au développement de leurs intérêts et de leurs goûts? Laissez vos filles expérimenter des tâches différentes à la maison : peindre leur chambre, utiliser un marteau pour effectuer une réparation mineure, observer pendant que vous faites l’entretien de l’auto… Encouragez leurs rêves!

De belles carrières attendent les jeunes femmes qui osent!

Une majorité de ces métiers et professions offrent de bonnes perspectives d’emploi et des conditions de travail avantageuses. Ils sont en demande dans notre économie, ce qui veut dire que les salaires sont bons, qu’on travaille à temps plein et qu’il y a des possibilités d’avancement.

Les femmes qui choisissent d’élargir leur éventail de choix de carrière ont accès à un bassin de possibilités de métiers et de professions en lien avec leurs intérêts et leurs aptitudes… et elles peuvent travailler dans des milieux où les dynamiques sont différentes.

Avantage pour les entreprises : des équipes plus efficaces et productives

Les forces et faiblesses des femmes et des hommes peuvent être complémentaires et contribuer beaucoup à la productivité des équipes de travail.

Des employeurs ont observé que la mixité hommes-femmes dans une équipe apporte des diversités de visions très utiles dans la résolution de problèmes. La mixité peut aussi contribuer à améliorer l’ambiance de travail et l’attention portée à la santé et à la sécurité au travail…

De plus, les employeurs qui embauchent des femmes ont accès à un bassin de main-d’oeuvre plus large. Dans les contextes de pénurie, c’est un avantage non négligeable!

Des entreprises ont même développé des pratiques d’embauche gagnantes pour attirer la main-d’oeuvre féminine dans les métiers non traditionnels : affichage de postes « unisexes », sensibilisation de l’équipe de travail, traitements égalitaires et conditions de travail adaptées. Bravo à ces entreprises pionnières!

Option Femmes Emploi est une organisation régionale qui vise l’autonomie économique des femmes et la valorisation de la main-d’oeuvre féminine par une offre de services de développement professionnel et d’entrepreneuriat.

www.optionfemmesemploi.qc.ca

Le courage d’être soi et de réaliser ses rêves

J’ai toujours rêvé d’écrire et à ma retraite, j’ai plongé tête première dans l’écriture d’un roman.

Pourquoi ce saut périlleux dans une mer de mots, alors que je n’avais aucune esquisse de roman sur laquelle poser les pieds entre deux brasses?
L’onde ensorcelante est impitoyable, avec elle vient la peur de buter sur des récifs et d’être submergée par la vague.

Qu’est-ce qui expliquerait mon engouement pour le verbe?

Serait-ce parce que j’admire les écrivains à la pensée fluide?

J’ai senti un appel irrésistible qui m’a charmée au plus profond de moi et guidée par l’astrolabe de la connaissance et de l’intuition, je me suis laissée guider vers l’inconnu.

L’écriture est comme un journal intime sur lequel je revenais avec plaisir. Au fil des mots, des personnages ont pris corps et se sont imposés à moi, ils sont devenus une nouvelle famille.

Alors que je travaillais à peaufiner mes phrases, la magie créatrice s’opérait et mes héros m’entraînaient dans de troublantes aventures.

Il m’a fallu plus de dix ans de recherches et d’écriture pour boucler mon roman Shamseh de Delphes dont la trame se situe au XIe siècle en Méditerranée orientale. Je voulais montrer comment une Grecque chrétienne percevait l’Islam des lumières. J’y ai fait de belles découvertes dont je parle dans mes conférences sur l’Islam au temps des Mille et une Nuits.

Comme bien des auteurs, j’espérais publier mon roman dans une maison d’édition. Quand un manuscrit est prêt à être publié, la gestation est complétée, l’œuvre demande à naître, il faut accoucher. Malheureusement, trop de maisons d’édition ressemblent aux salles d’attente encombrées et anonymes des hôpitaux. J’espérais rencontrer une sage-femme pour accueillir mon bébé, je ne voulais pas que mon projet avorte en phase finale. Alors, un sage homme, mon conjoint, me proposa de créer notre maison d’édition et de publier mon roman.

Nous avons relevé le défi : toutes les étapes du livre ont été complétées à la maison, incluant la première de couverture réalisée avec l’aide d’une de nos filles. Nous sommes fiers de notre réalisation. Le manuscrit a été envoyé à l’imprimerie Gauvin, les corrections d’épreuves se faisant directement, sans intermédiaire, c’était efficace et rapide. Ainsi, trois mois après avoir pris la décision d’autoéditer mon roman, nous avons célébré le lancement de Shamseh de Delphes à la Maison des auteurs de Gatineau en août 2011. Je jubilais.

Mon parcours est la preuve que l’autoédition est accessible aux auteurs qui acceptent d’en assumer les coûts. L’autoédition me semble une intervention qui rappelle le pontage. Elle permet de rétablir la circulation en contournant un obstacle. Quand un auteur essuie un refus, une voie alternative s’ouvre à lui pour permettre à la vie créatrice de reprendre son cours, c’est bon pour la santé, c’est bon pour le moral.

L’autoédition est une expérience gratifiante à tous points de vue, si bien qu’en 2013, deux auteures nous ont demandé de publier leurs manuscrits. Je suis à écrire le tome II de Shamseh de Delphes. Mes personnages ont fui Bagdad et se sont réfugiés à Venise où ils m’attendent… Comme le disait Rumi, un poète perse du XIIIe siècle :

« Laissez-vous être silencieusement attiré par la force de ce que vous aimez vraiment. »