Le tulsi, une plante formidable

Il y a de ces plantes sur la planète qui ont une aura fantastique. Leur goût est délicieux, le bien-être qu’elles procurent est presque instantané et, surtout, notre santé globale s’améliore graduellement après les avoir consommées pendant un certain temps. Parmi ces quelques alliées végétales bénies se trouve le tulsi.

Originaire de l’Inde et consommé par l’homme depuis près de 5 000 ans pour ses nombreux bienfaits, le tulsi (Ocimum tenuiflorum ou Ocimum sanctum), aussi appelé « basilic sacré », est une plante de la famille des Lamiacées, donc cousine directe du basilic que nous utilisons en cuisine. Ses feuilles, tiges et fleurs sont surtout utilisées en infusion, bien qu’on puisse les consommer directement lorsqu’elles sont fraîches. Son goût est agréable et aromatique, sans amertume, aux notes rappelant le camphre, le laurier, le thym et le clou de girofle.

Vénéré autant dans les maisonnées que dans les temples, le tulsi qu’on surnomme en Inde « la reine des plantes » a des vertus précieuses et presque divines. L’ayurveda, méde­cine traditionnelle indienne, lui attribue d’ailleurs des bienfaits de taille : purifier, parfaire l’équilibre de l’organisme et prolonger la vie. De son pays d’origine, son utilisation s’est répandue rapidement en Égypte, en Grèce, en Rome antique, ainsi que dans toute l’Asie et même jusqu’en Europe du XVIIe siècle, tous considérant que cette plante avait une valeur inégalée. Dès lors, on lui a attribué des valeurs purificatrices, digestives, vitalisantes et apaisantes. En plus de la consommer en infusion, on l’utilisait même dans les embaumements pour ses principes antibactériens et ses principes de conservation. Aujourd’hui, bien qu’avec la science on arrive à isoler les composantes médicinales de cette plante, ce sont surtout les interactions entre les différents éléments que contient le tulsi qui créent un effet particulièrement miraculeux lors de sa consommation régulière. Parmi ces éléments, on retrouve les vitamines A et C, l’eugénol, l’acide ursolique, le camphre, des antioxydants, du calcium, du phosphore et divers minéraux et oligo-éléments.

Voici les principaux bienfaits quel’on attribue au tulsi :

• équilibre l’organisme et ses défenses immunitaires;
• purifie et détoxique;
• combat les troubles de digestion;
• a un effet antibactérien, antiviral, antiparasitaire et désinfectant;
• lutte contre les infections,notamment le rhume, la grippe et la toux;
• tonifie l’organisme sans créer de surexcitation ou d’irritabilité;
• a un effet anti-inflammatoire,antidouleur et antinévralgique;
• contribue à réparer et à modérer les troubles allergiques;
• protège le système cardiovasculaire et stabilise la tension artérielle;
• combat les effets du diabète et stabilise la glycémie;
• agit sur le vieillissement et améliore la longévité;
• est un antioxydant majeur;
• lutte contre les maladies neurodégénératives;
• apaise l’esprit, est antistress et antidépressif;
• améliore la qualité du sommeil.

Les contre-indications du tulsi touchent principalement les femmes enceintes, qui ne devraient pas en consommer, et les personnes souffrant de diabète. En raison de la chute de la glycémie que cause le tulsi, celui-ci peut créer une perturbation lors de traitements éventuels à l’insuline.

Quant au dosage, il faut consommer l’infusion en quantité modérée, c’est-à-dire tout au plus quelques tasses par jour. Comme pour tous les produits de phytothérapie, il faut rester à l’écoute de son corps lors de la prise d’un nouveau remède et en ajuster la quantité en fonction des effets ressentis.

Le « basilic sacré » est une plante formidable et hors du commun. Ses multiples bienfaits ont une grande valeur pour la santé globale. Je vous invite donc à découvrir cette nouvelle et précieuse alliée.

Trousse santé pour le printemps

J’aime beaucoup cette édition. Elle propose des pistes concrètes pour nous aider à prendre un peu plus soin de nous-mêmes sur tous les plans. Au fond, toutes les éditions de Cheminement le font, sauf que j’ai été surpris d’entendre récemment des spécialistes de la santé globale déplorer le peu d’attention que plusieurs de leurs clients portent à leur santé. J’ai donc invité nos auteurs à fournir des pistes aidantes pour faire de cette édition une trousse santé printanière. Après tout, la santé est ce que nous avons de plus précieux!

Nous réalisons encore trop peu l’énorme pouvoir que nous avons sur notre bien-être. Par exemple, l’importance d’orienter notre vie et de faire des choix, d’avoir un peu plus de discipline, d’oser exprimer nos émotions, de nourrir et d’entretenir notre foi en plus grand que nous et, bien sûr, de bien choisir nos aliments et de faire régulièrement de l’exercice.

Reconnaissons aussi que, si notre corps manifeste des malaises, c’est sûrement l’indice que quelque chose ne fonctionne pas harmonieusement à l’intérieur de nous. Cherchons donc à comprendre les messages du corps. Soyons plus curieux et moins craintifs à l’égard de nos malaises et écoutons davantage ces messages afin de déterminer quels sont les choix nouveaux à faire pour prendre soin de nous avec amour avant que ces malaises ne s’installent ou ne se propagent en nous.

Si tout ceci semble trop élémentaire pour vous, aidez-nous à mettre l’information si généreusement fournie par les auteurs à la disposition des nombreuses personnes qui en ont besoin, que ce soit en faisant circuler la revue dans votre entourage ou en proposant simplement d’aller visiter le site de Cheminement, www.cheminement.com, où sont répertoriés les articles de plus de 100 auteurs qui offrent des pistes aidantes pour notre santé globale. Il suffit de quelques clics pour avoir accès à cette grande ressource qui est à la portée de tous et qui est enrichie régulièrement!

Elle est complexe et globale, notre santé. Alors, soyons curieux et renseignons-nous afin de faire les bons choix en matière de prévention dans notre cheminement vers le mieux-être!

Bon printemps et bonne santé à toutes et tous!

L’archéologie de l’esprit : de l’excavation… à la mise en relation!

Je vous ai proposé, pour votre cocooning d’hiver, de devenir un archéologue de l’esprit et d’entamer un processus d’excavation de vos structures identitaires, profondément ancrées dans votre subconscient. Cet exercice avait pour but de diriger la lumière de votre conscience sur les croyances profondes sur lesquelles s’appuient les murs de votre demeure existentielle, les valeurs fondamentales servant d’assise à l’expression de votre être. Le moment est maintenant venu de passer à l’étape suivante, soit celle de décider, en pleine conscience, quelles sont les valeurs (héritées de votre entourage familial et social) que vous voulez préserver ou laisser aller, redéfinir ou actualiser.

Les valeurs sont de puissants outils qui peuvent être au service autant de votre emprisonnement que de votre libération. Il est donc indispensable, dans votre inventaire des valeurs, d’être lucide en ce qui concerne ce que ces valeurs représentent lorsqu’elles sont poussées jusqu’à leur expression ultime. Prenons un scénario hypothétique : si je consi­dère la gentillesse comme une valeur très importante, cela implique que, dans mes interactions avec les autres, je dois être conciliante, même lorsque je suis entourée de gens qui abusent de ma gentillesse. Cela vous semble-t-il une valeur positive qui me permet d’agir librement et de me respecter moi-même? Ou est-ce plutôt une valeur qui m’emprisonne dans un rôle de sacrifice dans lequel mon souci de l’autre passe avant ma propre paix d’esprit et mon propre bien-être?

Se poser ce genre de questions est au cœur du processus de tri, et les réponses vous amèneront inévita­blement à constater l’importance indéniable de définir vous-même vos valeurs, ainsi que leurs contours et leurs limites. Il se peut que vous alliez jusqu’à carrément créer de nouvelles valeurs qui seront plus conformes à votre vision de vous-même, des valeurs correspondant davantage à votre être intérieur et vous fournissant des contours pleins d’amour pour favoriser l’expression authentique de votre soi! Ce travail intérieur, qu’il s’agisse d’une restructuration de vos valeurs existantes ou de l’instauration de valeurs nouvelles (probablement un mélange des deux) permet de faire ensuite LE plus grand ménage du printemps qui soit : la révision complète des rôles que vous jouez et des exigences qui s’y rattachent.

Les valeurs représentent QUI VOUS ÊTES À L’INTÉRIEUR de vous-même, tandis que les rôles ainsi que les exigences à respecter pour jouer ces rôles représentent COMMENT VOUS INTERAGISSEZ AVEC L’EXTÉRIEUR. Les valeurs renseignent sur la façon dont ces rôles sont définis, et la majorité des rôles que nous jouons et des responsabilités que nous accep­tons d’assumer quand nous jouons ces rôles nous ont été impo­sés. Tout comme les valeurs dont nous avons hérité de nos ancêtres et de nos sociétés, la plupart de nos rôles et des exigences qui en découlent nous ont été inculqués. Il va donc de pair avec le recensement des valeurs de prendre le temps de réfléchir aux implications des divers rôles que nous jouons et de nous poser des questions telles que :

• Ce rôle m’appartient-il vraiment ou m’a-t-il été inculqué?
• Apporte-t-il un soutien bénéfique à ma vie et à mes objectifs?
• Ce rôle est-il en harmonie ou en conflit avec mes autres rôles?
• Comment puis-je définir moi-même ce rôle et les exigences qui s’y ratta­chent afin que celui-ci cadre avec mes valeurs?

Vos réponses à ces quelques questions vous convaincront du fait qu’un grand ménage du printemps s’impose afin « d’alléger » votre identité.

Se définir soi-même pour être l’artisan de sa vie et établir des limites personnelles pour être bien ancré en soi-même dans ses inter­actions sociales, n’est-ce pas là l’essence même de la santé globale?

Au fond, tout est là pour nous; ce n’est qu’une question de choix!

Commençons par la base. Dans quel état d’esprit serions-nous si nous apprenions à vivre nos vies dans une attitude d’ouverture et toujours accompagnés d’un sentiment de pleine reconnaissance et de gratitude pour l’incroyable beauté qui nous entoure? Sûrement que ce regard nous aiderait à nous réjouir de toutes les petites et les grandes joies de la vie que nous vivrions au quotidien. N’est-ce pas là le fondement d’une perception souhaitable que nous pourrions nourrir régulièrement en nous-mêmes… ne serait-ce qu’un tout petit peu chaque jour? Et comme le dit si bien l’auteur Christophe André dans son livre « Méditer jour après jour », cet effort à porter notre attention consciente en nous-mêmes est aussi valable à développer que de faire de l’exercice physique et de bien veiller à une saine alimentation. En entretenant ainsi notre jardin intérieur, nous développerons toujours plus de rapport intime avec nous-mêmes tout en nourrissant la profondeur de notre paix intérieure. Cette notion d’intériorité et de chemin intérieur n’est-elle pas aussi, en réalité, la seule route à suivre qui nous est indiquée pour nous guérir véritablement de nos différentes blessures tout en nous abreuvant à cette source infinie qui nous transporte vers de nouvelles aspirations pour ainsi vivre pleinement et plus consciemment notre espace-temps sur cette planète? Et c’est un fait reconnu que cette attention portée à notre intériorité est aussi un aspect important pour notre santé globale.

En parallèle avec cette réalité de notre intériorité, je suis en train de lire un tout nouveau livre que nous venons de recevoir à nos bureaux. Ce livre nous fait entrer dans une ère nouvelle concernant la santé. Il a été écrit par le célèbre auteur canadien Ron Garner et publié par la maison d’éditions Ariane. Le titre, « Révolution pour un monde sans maladie », est un titre audacieux qui porte à réfléchir. Il m’apparaît toutefois en lien direct avec l’actualité du moment face à notre cheminement collectif vers une santé optimale. Bien que ce livre puisse paraître un peu fantaisiste et utopique, la réalité des recherches sur la santé confirment que ces possibilités sont nettement devant nous et à notre portée en tant qu’êtres humains. Nous n’avons qu’à choisir ces chemins qui mèneront vers la pleine appropriation de notre santé globale. Bien que ce soit une route qui nécessite des engagements et des efforts de changement et de discipline personnels continus, surtout face à nos choix alimentaires, ce n’est pas dans les hôpitaux qu’on trouve des guides sur la façon de créer un monde sans maladie. C’est donc à nous de faire les bons choix, si nous voulons naviguer vers l’atteinte de cet objectif!

Plus que jamais dans l’histoire humaine connue, nous sommes les quelques générations qui bénéficient du plus de libertés et de choix face à ces libertés. Nous n’avons qu’à prendre un peu de recul pour observer le monde de possibilités qui s’offrent à nous. Et ici, je parle bien sûr surtout de tout ce qui touche de près les domaines du mieux-être et de la santé globale. Toutes les réponses sont là pour nous aider à choisir les parcours qui nous mènerons vers un mieux-être optimal. C’est réellement à nous de jouer!

De plus, vous découvrirez dans cette édition une grande richesse de pistes et de réflexions aidantes qui sont fournies par tous nos auteurs et qui, j’en suis persuadé, sauront contribuer à votre mieux-être, dans l’espoir que nous soyons sans cesse plus nombreux à emprunter cons­ciemment ce chemin composé de choix sains pour notre bien-être commun!

En vous souhaitant à tous plusieurs petites et grandes joies tout au long des prochains mois d’été!

Mots de la Rédactrice en chef et de l’Éditeur

MON DERNIER MOT…

C’est le cœur rempli d’émotions que je rédige mon dernier mot, puisque j’ai pris la décision de quitter mon poste de rédactrice en chef pour me consacrer davantage à l’écriture, ma première passion dans la vie. Mon projet pour l’année 2016 sera de rédiger la suite de mon roman Les désordres du cœur.

Être rédactrice en chef pour Cheminement, d’avril 2014 à décembre 2015, aura été pour moi un réel privilège tout autant qu’une aventure fabuleuse et exception­nelle. Mon passage à Cheminement est rempli de beaux souvenirs et de travail acharné. Avec l’aide d’une équipe fantastique, j’ai collaboré à la production de sept numéros.

Je veux saluer et remercier chaleureusement les membres du comité éditorial : Benoit Plante, Marie-Michelle Poulin, Emmanuelle Michaud et Maryse Allain. Leur arrivée est venue me délester de plusieurs tâches, enrichir la variété des sujets de nos articles et me faire découvrir quatre belles personnes. Aussi, Johanne Falardeau, réviseure, pour son rythme d’exécution rapide et son souci du travail bien fait; Carolle Bergeron, graphiste, pour son excellent travail et son esprit créatif. Carolle et moi avons formé une équipe efficace et dynamique, et je veux lui témoigner toute ma reconnaissance pour son inlassable et chaleureuse collaboration.

Un immense merci à Denis Manseau, éditeur, pour cette extraordinaire opportunité. Merci d’avoir cru en moi, merci d’avoir laissé ma créati­vité s’exprimer. Ensemble, nous avons passé de longues heures à développer de nouveaux projets et à unir nos forces pour accroître le rayonnement de la revue.

Pendant les vingt mois où j’ai été à la barre de Cheminement, je suis montée à bord d’un TGV et j’ai roulé. Si je me suis investie de tout mon être, j’ai aussi reçu beaucoup en retour. J’y ai côtoyé des gens fantastiques et rencontré de magnifiques personnes. J’en ressors enrichie, comblée, avec la fierté du travail accompli. Cheminement aura été pour moi une façon de contribuer à la communauté.

Namasté,
Carole Verdon, rédactrice en chef

TOUJOURS PLUS HAUT… TOUJOURS PLUS LOIN…

Merci, Carole Verdon, d’être qui tu es et d’avoir répondu à cet appel à joindre ce petit groupe d’auteurs que j’avais réunis pour m’aider à rafraîchir ma perspective des contenus de nos 5 rubriques. Depuis, tu auras toujours su faire plus que juste le nécessaire. Ton appétit insatiable et ton acharnement pour la minutie auront été d’une aide inestimable dans cette poursuite à diffuser des contenus de qualité dans chacune de nos 5 rubriques. Et, comme je te l’ai toujours dit, merci d’être et d’avoir été toute là tout au long de cette période!

Toute une évolution et tout un monde de possibilités demeurent devant nous. À partir de janvier prochain, vous pourrez naviguer sur un tout nouveau site Internet affichant encore plus d’articles, de chroniques et de vidéos qui s’ajouteront à chacune de nos éditions. Au cours des premiers mois de l’année, nous mettrons à jour notre bottin de services liés à la santé globale sur le Web afin que vous puissiez aisément identifier les intervenants parmi les plus actifs au cœur du mieux-être des gens en Outaouais. Un calendrier en ligne d’activités et d’événements sera également mis à votre disposition pour que vous ne manquiez aucune de ces sessions bienveillantes qui sont organisées.

À l’intérieur de ces pages, vous découvrirez un tout nouveau cahier spécial de trucs et conseils santé, Au fil des saisons. Il est introduit grâce à la collaboration d’une brochure de spécialistes de disciplines complémentaires qui nous tiendront au courant de l’actualité dans leurs domaines et nous offriront des conseils contribuant à un mode de vie sain et naturel au fil des saisons.

Je tiens à remercier les auteurs qui ont collaboré à cette édition sur le thème du sacré. Quelques-uns des articles ne pourront être lus que sur le Web, à cause du manque d’espace dans la revue. Je vous invite à lire ces textes qui seront placés tout prochainement sur cheminement.com : Être sage femme (Michèle Matte), Les plantes médicinales (Karine Sigouin), La foi (Jacques Gauthier), La zoothé­rapie (Francine Guiet), La photographie (Nathalie Lauzon) et Voyages initiatiques (Luc Labelle).

Tous les membres de notre équipe se joignent à moi pour vous souhaiter, à tous et à toutes, une heureuse continuité sur votre chemin de vie!

Merci d’être là!
Denis Manseau, éditeur

Qu’est-ce que la santé globale?

Qu’est-ce que la santé globale? C’est une approche globale de la personne, considérée dans différentes sphères de sa vie : physique, énergétique, mentale, émotionnelle, spirituelle, sociale et environnementale. La santé passe donc par toutes les sphères de notre vie et va au-delà de l’absence de maladies.

Notre société tend de plus en plus vers cette notion élargie de la santé.

Certains ont compris et intégré cette approche, d’autres continuent de la découvrir et de l’intégrer.

Bien au fait de cet engouement grandissant pour la santé globale et du besoin d’harmoniser davantage nos vies extérieures et intérieures, la revue Cheminement est née. Depuis 1997, Cheminement se consacre donc à la diffusion d’informations en santé globale dans une perspective de cheminement intérieur certes, mais aussi dans un but d’harmoniser les sphères de notre vie vers un bien-être et un équilibre de vie optimal.

En 2012, nous avons intégré cinq rubriques  :

  1. Orientation et choix de vie
  2. Créer un meilleur chez-soi
  3. Au-delà du soi
  4. Santé et forme physique
  5. Expression de soi et créativité

Ces rubriques regroupent des articles qui traitent de thèmes divers, en lien avec des sphères de notre vie.

Cheminement…
Dans le mot cheminement, il y a le mot chemin : le chemin de l’éveil intérieur. Le cheminement, c’est vivre un processus fort et transformateur. Le cheminement, c’est autant vider sa vie du superflu que de la garnir par ce qui est nourrissant intérieurement. Le cheminement, c’est éveiller ce qui est endormi en nous. Le cheminement, c’est aussi l’écoute intérieure, la présence à soi, la pleine conscience et la connaissance de soi. Parce que l’humain est un être en devenir, nous sommes dans un mouvement de croissance continue. Voilà pourquoi le cheminement est une démarche de l’intérieur et un chemin sans fin.

Bon été!

Oui!

J’ai deux passions dans la vie : l’écriture et la santé. J’ai su que les deux allaient me servir, le jour où Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement. L’écriture, vous vous en doutez bien, dans le contexte d’une revue, et la santé, parce que cette revue est consacrée à la diffusion d’informations en santé globale. Après avoir terminé des études en naturopathie il y a plus de 20 ans, j’ai travaillé dans ce domaine pendant de nombreuses années.

Une passion, c’est avant tout une affaire de cœur, un élan. Elle est une force prodigieuse qui fait avancer les choses. Lorsque Denis Manseau m’a proposé d’être rédactrice en chef, j’ai répondu oui dans un élan du cœur, cet élan qui me caractérise quand je ressens que la passion sera le moteur de mes actions. Je crois en cette revue, j’y suis attachée en tant que lectrice et j’aime son « aura ».

En toute transparence, je vous dirais que dans les jours qui ont suivi mon OUI, j’ai eu des doutes et je me suis demandé si j’avais bien répondu à la question. En toute humilité, je ne pouvais pas m’approprier ce titre. Pourquoi? Je vous souffle la réponse à l’oreille. Quand j’ai dit OUI, j’étais dans l’être; quand j’avais des doutes, j’étais dans le paraître. Tout n’est pas clair, n’est-ce pas? Je poursuis. J’ai eu peur du jugement, peur qu’on doute de mes capacités, peur d’être ridiculisée, peur de ne pas être à la hauteur, puisque j’en étais à ma première expérience. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais jamais imaginé pouvoir vivre une si belle aventure. Encore aujourd’hui, c’est du bout des lèvres que je prononce rédactrice en chef, comme s’il fallait que plus grand que moi m’accorde le consentement d’être rédactrice en chef de la revue Cheminement.

Puis les jours ont passé, et je me suis mise à la tâche comme si j’avais toujours fait cela. Sérieuse, proactive, visionnaire et bien intentionnée, j’ai analysé, jeté mes idées sur la table, affiché mes couleurs, pris le taureau par les cornes, foncé dans l’arène, proposé du changement, défini mon rôle et cherché mon souffle, pour enfin sourire à ce OUI que j’avais prononcé, car j’ai compris que le jugement dont j’avais le plus peur, c’était le mien. J’ai alors décidé d’être avec moi plutôt que contre moi. La plus belle des rencontres, n’est-ce pas celle avec soi-même?

Il y 17 ans paraissait le premier numéro de la revue Cheminement; c’était sa naissance. Aujourd’hui, vous tenez entre vos mains le premier numéro de sa renaissance. Sa mission actuelle : Cheminement est une revue consacrée à la diffusion d’informations en santé globale, dont la mission est de sensibiliser, d’inspirer et de proposer des pistes de solution pour favoriser un équilibre de vie optimal.

Vous aimez la revue Cheminement? Parlez-en, prêtez-la, offrez-la! Pour ma part, j’en parle, je la prête, je l’offre et, quand on me demande « vous êtes la rédactrice en chef ? », je souris et réponds OUI!

Le temps du thé, une fenêtre sur l’instant présent

Le thé est une boisson différente des autres infusions. Les feuilles du théier sont riches en huiles aromatiques, tanins, caféine et en autres éléments bienfaiteurs pour notre santé globale, mais il n’est pas seulement question de ces éléments dans les différentes traditions où le thé porte une dimension plus spirituelle. Pourquoi cette boisson a-t-elle accompagné l’homme depuis plus de 5 000 ans dans ses prières et ses réflexions, ses rituels, ses moments de force et de faiblesse? De sa liqueur aromatique émane quelque chose de sacré, quelque chose d’apaisant qui nous dispose au calme et à l’éveil tout à la fois. Dans toute la simplicité d’une tasse de thé se cache plus qu’on ne le croit.

Le simple fait de préparer et déguster le thé consciemment nous permet de nous centrer, d’avoir une vision claire, de nous retrouver tel que nous sommes ici et maintenant, de nous enraciner dans le présent. Ses principes stimulants dont la caféine sont balancés par ses composants protecteurs et apaisants tels que la L-théanine et le Gaba, tout ceci sans parler du Chi que contiennent ces feuilles et que l’on peut également ressentir dans de bons crus. Si on écoute bien, si on ressent plus qu’on ne pense, on percevra dans notre corps une sensation de verticalité et de quiétude après avoir dégusté quelques tasses de thé. Cette boisson, en plus d’avoir des arômes et saveurs agréables, devient alors un outil de présence.

Le moment de prendre le thé est un moment d’arrêt important dans le quotidien de plusieurs nations. Pour les amateurs, il est même vital d’en boire, il fait partie de ces moments précieux dont on ne peut se passer. Il peut être un moment de repos ou de ressourcement, d’introspection ou de partage, de silence ou de discussions. Sa liqueur colorée et parfumée prend alors le rôle d’ancrage lorsque consommée en solitaire et de facilitateur social lorsque consommée en groupe.

Parfois ritualisé, l’événement que nous appelons “cérémonie du thé” ou “temps du thé” est alors bien plus qu’un cérémonial autour d’une boisson. Il est l’expression de l’art de préparer et déguster le thé dans son aspect le plus précieux, le plus noble. Si les anciens sages taoïstes disait du thé qu’il était l’élixir de l’immortalité, c’est parce qu’il aurait la capacité de nous mettre en contact avec la nature, notre Nature véritable. Alors, le thé et celui qui le déguste ne deviennent qu’Un, dans toute la simplicité de l’Être plutôt que de l’agir. La notion taoïste du Wu Wei, du non-agir, prend alors tout son sens, à chaque gorgée.

Pour savourer pleinement l’expérience du thé, il faut commencer par le préparer avec toute notre attention. Commencez d’abord par ressentir la chaleur de l’eau qui frémit près de vous. Écoutez et regardez la beauté de la vapeur d’eau qui frise dans l’espace. En prenant les feuilles dans la paume de votre main ou à l’aide d’une cuillère, appréciez-en les odeurs, la forme et la couleur. Dans la théière chaude, elles dégageront un parfum fugace. Ne vous pressez en rien. Attendez avant de verser l’eau et humez ces arômes uniques. C’est un moment qu’on oublie trop souvent de savourer. Ensuite, vous pouvez verser l’eau doucement afin de faire tournoyer les feuilles dans la théière. Admirez leur danse au fur et à mesure que le vaisseau se remplit. C’est entre autres cette danse qui, comme par magie, inspire les feuilles à exhumer leur parfum dans l’eau. En posant délicatement le couvercle, souhaitez aux feuilles de thé de s’exprimer comme elles le désirent. Pendant leur infusion, prenez le temps de respirer, d’attendre sans attendre, d’être tout simplement. Écoutez bien, le thé vous parlera lorsqu’il sera prêt. Sans attente, sans empressement, versez le thé afin d’en apprécier toutes les saveurs et arômes.

Puis, lentement, savourez votre infusion. Buvez votre thé ou encore mieux… laissez-vous boire par lui.

Sur le chemin…

C’est en avançant que tout se précise.

Cette édition printanière vous introduit à notre vision éditoriale pour 2014. Vous découvrirez 11 articles qui sont placés sous 11 des 15 nouvelles chroniques que nous avons mises en place. Ces chroniques colorent l’univers des 5 sections qui organisent les contenus de Cheminement dans la revue et sur le web. Vous connaissez sans doute mieux aujourd’hui ces 5 sections qui ont été introduites à la fin de 2012; Orientation et choix de vie, Créer le meilleur chez-soi, etc.

Chacune des sections vous introduira à trois nouvelles chroniques. Elles présenteront les sujets variés qui selon Cheminement, contribuent le mieux à la santé globale et à l’équilibre de vie.

Cette richesse d’information est offerte grâce à la participation des nombreux auteurs qui ont répondu à notre invitation. Nous tenons à les remercier chaleureusement. Un formidable réseau de collaborateurs en Outaouais et ailleurs s’active en ce moment! L’avenir est très prometteur, le contenu nous propulsera vers le meilleur!

Actuellement, un nouveau comité éditorial est mis sur pied pour choisir les auteurs et les écrits que nous publierons en accord avec la mission du Cheminement et la vision du contenu. D’autres comités sont aussi en formation pour participer à l’élargissement de cette diffusion des informations bienveillantes de Cheminement. Le tout se déroule dans une ambiance de plaisir et de service. Bienvenue à quiconque souhaiterait y participer.

J’aimerais vous rappeler que si vous appréciez les résultats de tous nos efforts, je vous invite à encourager fortement nos annonceurs. Ce sont eux qui rendent possible l’impression et la diffusion de cette richesse d’information pour notre bien-être.

Pour ma part, mes souhaits sont que nous poursuivrons à perpétuer davantage la mission de Cheminement qui demeure toujours en tout premier lieu, mon éternel projet de cœur.

Bonne lecture et bonne découverte!

Et comme on se dit toujours ici entre-nous :
On continue…

Collaboration et partenariats vers le meilleur

La collaboration et les partenariats entre nous m’apparaissent essentiels si nous voulons évoluer harmonieusement vers une conscience plus élevée tout en rendant la santé globale encore plus accessible.

Mon vécu en tant qu’entrepreneur me donne conscience que nous sommes à une époque de transition dans nos rapports avec les autres où de nouvelles façons doivent être établies entre nous si nous voulons créer le meilleur pour nous-mêmes et pour nos communautés. Selon moi, les nouvelles pistes qui façonneront le meilleur de ce qui est à venir pour l’avenir de la planète prendront forme lorsque des êtres de cœur motivés par les mêmes objectifs d’intervention s’uniront pour créer et façonner des ponts nouveaux vers une société où peut-être devrons-nous explorer des nouvelles façons plus équilibrées de vivre ensemble le bien-être et l’épanouissement individuel dans nos communautés.

Je témoigne actuellement cette magie évolutive dans ma collaboration et mes partenariats avec l’autre. Une collaboration fondée sur une réciprocité réceptive qui veut permettre à ce qui n’est pas d’être perçu pour s’introduire tout doucement où l’idée, la vision, le mot, exprimé est bien au-delà d’une intelligence personnelle et individuelle. Cet état de conscience et de bénédiction qui fait place au génie d’une magie qui se manifeste au-delà des individus impliqués dans ce moment d’accueil. Nous devenons témoins de l’expression d’une vie nouvelle.

Cette clé m’apparaît essentielle surtout lorsque les individus impliqués sont activement liés par une aspiration commune à servir le bien collectif en collaboration avec les principes d’intégrité parmi les plus élevés comme fondement. Ces visions inspirées si nécessaire en ces moments de grande fragilité planétaire. En demeurant bien centré dans notre principe en action, notre rencontre avec l’autre peut introduire une créativité qui est bien au-delà de notre perception limitative individuelle. Et plus nous reproduirons consciemment ces moments, plus nous comprendrons notre petitesse tout en réalisant la grandeur du privilège que nous avons de coexister ici et maintenant.