Apprendre à jouer ou jouer à apprendre

Si on se fie aux experts d’il y a quarante ans, nous sommes à l’ère des loisirs! Nous vivons la semaine de travail de trois jours et nous avons tout le temps voulu pour nous consacrer aux passe-temps et à la vie douce. Vous vivez cela vous? Ah! Les prédictions d’experts, ça vaut ce que leur cerveau peut analyser avec les données scientifiques de l’époque. Rien à voir avec l’expertise des enfants pour qui le jeu est un mode de vie intégré depuis des millénaires. Selon les peuplades du Grand Nord canadien, ce qui est valable pour l’enfant l’est aussi pour l’adulte. En appliquant ce simple principe, il en découle que sans une dose de jeu créateur, l’adulte tout comme l’enfant se portent mal. On apprend mal, on vit mal, on aime mal et ce qui est plus triste, on cesse de créer. Dans une société où la peur et la paranoïa sont omniprésentes, on étouffe les pulsions créatrices libres au profit de la performance, la productivité et la fiscalité. Apprendre à intégrer le « jeu » dans toutes les facettes de sa vie que ce soit spirituel, physique, relationnel, professionnel, sportif ou aventurier ne peut qu’apporter des bénéfices appréciables autant personnels que sociaux Car selon la théorie du fonctionnement des essaims, la danse d’une seule abeille peut communiquer la location précise des ressources à la ruche entière. C’est dire que si chacun de nous garde sa créativité allumée par le jeu libre, les avantages sont vivement ressentis par tout l’entourage. De façon exponentielle, s’allumer, allume encore et encore autour de soi.

L’hyper communication amène un épuisement mental, émotionnel et physique. Ce rythme accéléré gruge la paix et la connexion spirituelle créatrice libre. La vie va vite. On ne prend plus temps de jouer simplement. Le pied enfoncé sur l’accélérateur, on ne regarde plus, on ne s’émerveille plus. L’enfant, qu’il soit grand ou petit, est perdu dans le flot des « bébelles » qui se démodent aussitôt sorties de leur boîte. Le jeu simple est pourtant omniprésent : jouer à faire la vaisselle, jouer à tondre la pelouse, jouer à être grand… En retrouvant la simplicité de jouer avec la boîte de carton de nos souvenirs d’enfance, il est possible de contrer les effets néfastes de la surexposition aux médias et à la technologie.

Jouer à être grand
Pour l’enfant, tout est jeu et pour lui, tout jeu est source d’apprentissage de la vie. Le plaisir domine. Faire bonne impression ne le préoccupe guère. Pas de comptes à rendre à personne. Explorer et essayer tout ce qui lui tombe sous la main est son mode de vie Son travail est de jouer, il ne porte pas de jugement, il est entièrement concentré sur l’expression d’une partie de lui-même. Quand on sait que vivre est apprendre l’amour, il en découle que l’élément jeu sans obligations, juste pour voir, rire et essayer, dégage la porte d’accès au créateur, à l’amour. L’enfant aime jouer, il aime la vie, il s’abandonne au maître de jeu dans le rire et la légèreté. Sans l’amour, pour lui, le jeu n’est plus. À quoi sert-il de jouer si l’orgueil domine ou que le plaisir est absent? L’essence même du jeu est divine et se vit dans l’instant présent. Mais comment entendre la voix de l’esprit si on est trop occupé à craindre l’échec?

L’âme créatrice se nourrit à la connexion avec le créateur. Être, c’est créer sa vie par ses choix et ses pensées. Observez et écoutez les enfants… Pour eux, apprendre est une série de jeux, sanctionnés ou non. L’enfant s’émerveille de tout. Le bouton sur votre nez est aussi intéressant que les couleurs brillantes de sa nouvelle boîte de crayons-feutres ou votre porte-clefs. La joie intense que lui procurent ses sens est un monde d’images vivantes. Il exprime toutes les facettes de lui-même dans son œuvre créatrice. Il joue à la vie intensément sans se soucier du temps qu’il fait ou même de son état de santé. Peu importe où il se retrouve, ce regard neuf et enjoué, sur les gestes et conventions que les adultes banalisent, l’attire. Il n’y a pas de tâches, juste des jeux. Partout, où il pose son regard, est prétexte à jouer. Jouer le rend heureux.

Choisir la performance au détriment du jeu ferme la porte à l’inspiration. Sans son ouverture aérante, la vie souffre et l’enfant-créateur meurt. Redonner valeur au jeu qui invente et crée des solutions sans effort, c’est se réapproprier un soi divin caché derrière des montagnes de conformismes et de responsabilités adultes. Les muses de la créativité aiment la vacuité. Jouer crée le vide qui permet de refaire le plein. Jouer est un verbe d’action. Aimer est un état. Jouer, c’est faire l’amour avec la vie.

Mon premier amour, mon ange

Voici une réalité que plusieurs d’entre vous vivent à tous les jours. Cette réalité est plus concrète que jamais. Je vais vous raconter une histoire vraie qui va sûrement éveiller en vous une belle vibration d’amour et de sérénité.

Un jour où tout allait de travers dans ma vie, je décide d’aller m’asseoir sur un banc dans un parc afin de pouvoir faire le vide dans mon esprit et dans ma vie. Penchée vers l’avant, la tête entre les mains, je cherchais à qui je pouvais me confier sans que cette personne me juge, me méprise et surtout ne me fasse aucun reproche et qui aura assez d’amour dans son cœur pur me prendre dans ses bras et me dire je t’aime.

À l’instant même, j’ai senti une main sur mon épaule, je relève la tête et près de moi, il y avait un homme d’environ 70 ans, il dégageait une énergie et une sérénité indescriptibles. Il me regardait dans les yeux et sans même poser de questions, j’étais prête à me confier sans hésitation.

Voilà que celui-ci me demande avec toute simplicité : Quel est le premier amour dans la vie d’un être humain à son arrivée sur terre? Je lui réponds que logiquement, en priorité, c’est la mère et ensuite le père. Il me répond : « bien sûr, vous avez raison. ». Je vais vous poser une autre question. « Lorsque vous avez atteint l’étape de l’ado, quel est le premier amour dans la vie d’un être humain? » Je lui réponds que logiquement, ce sont nos amis(es) et en particulier une préférence amoureuse souvent dans le secret. Il me répond « bien sûr, vous avez raison. ». Il rajoute que lorsque nous atteignons l’âge adulte notre premier amour, c’est la personne que l’on épouse. Je lui réponds que logiquement, il a parfaitement raison. Et ensuite arrivent ces merveilleux cadeaux du ciel que sont les enfants que l’on aime par-dessus tout avec beaucoup d’amour et de tendresse. Je lui réponds que, logiquement, il a parfaitement raison. Il me regardait toujours droit dans les yeux et me dit avec douceur et tendresse : « Et voilà qu’un jour, vous arrivez au demi-siècle de votre vie terrestre et vous réalisez que votre mère est décédée ainsi que votre père, vos amis(es) ados vous ne savez plus où ils sont, ainsi que votre premier amour secret et voilà que la femme ou l’homme que vous avez épousé vous a quitté. Pour finaliser le tout (logiquement), vos enfants sont partis faire leur évolution terrestre. Et vous voilà triste, seul, abandonné avec vos peines, vos souffrances, vous remords et rempli de culpabilité Vous cherchez un autre amour terrestre pour vous confier. ». Je lui réponds que (logiquement) il a parfaitement raison.

Il me regarde droit dans les yeux avec cette même intensité d’amour et de tendresse et me dit : « Je vais t’aider à le trouver cet ami. Et, à bien y penser, je sais que cet ami est ton premier amour, ton premier ami, ton premier confident, ta première union. Il a toujours été près de toi, il t’a toujours protégé, il t’a toujours soufflé à l’oreille Je suis là. Je serai toujours là pour t’accompagner sur ta route jusqu’à ton dernier souffle et te reconduire dans ta première maison, celle de ta famille céleste. ». Le sourire aux lèvres, il me dit : « Et bien voilà! (logiquement), je me présente. Je suis celui que tu attends et qui t’attend depuis longtemps. ». Il prit ma tête avec amour et douceur et l’appuya sur son épaule. Il m’entoura de ses bras et avec beaucoup de chaleur, il me dit : « Je suis ton ange gardien. Je t’aime. ».

Avec amour

Contrôle du stress et connaissance de soi

Qu’est-ce que c’est que ça? De quelle potion magique ou méthode abracadabrante va-t-il nous parler celui-là? Eh bien, d’aucune. De quoi va-t-il nous parler alors, me direz-vous. C’est simple. Du Gros Bon Sens.

En tout premier lieu, soyons honnêtes avec nous-mêmes, il n’y a pas de recette miracle pour traiter le stress. Il n’y en a pas de potion magique. Il n’y a pas de méthode infaillible et universelle fonctionnant pour tout le monde sans regard sur qui vous vous êtes. Alors, de quoi vais-je vous entretenir? Je vous l’ai dit Du Gros Bon Sens. De la simplicité qui crève nos yeux. Bon, ceci étant dit, trêve de blabla, abordons le sujet.

Pour bien contrôler une chose, il faut bien la connaître, n’est-ce pas? Par exemple, pour bien conduire une automobile, il suffit d’apprendre à la connaître. Si on a bien fait nos leçons, on ne cherche pas de midi à quatorze heures pour comprendre que si je tourne la clé, le moteur démarre. Est-ce possible que pour nous, le principe soit similaire? Voyons voir.

Partons du principe que l’être humain possède quatre personnas, quatre facettes, qui forment un tout, c’est-à-dire soi. Ces quatre personnas étant la facette personnelle, professionnelle, familiale et sociale.

Maintenant, admettons que nous avons fait le tour des quatre facettes de notre moi avec toute l’honnêteté dont il est nécessaire. De plus, si nous pouvons constater d’évidence les liens qui unissent et interagissent entre ces quatre facettes, nous est-il possible d’affirmer avoir les outils indispensables à la connaissance de soi et en faire d’emblée une réalité? J’en suis convaincu.

Suite à cette démarche de la connaissance de soi, qui, notons-le, n’est pas facile admettant le fait que l’on se doit de voir et d’accepter toutes ses qualités et ses petits défauts, peut-on affirmer que le fait de mieux et bien se connaître nous donne la possibilité de pointer les différentes sources de stress qui nous accablent et de les mieux comprendre. Et finalement, si c’est mieux comprendre, est-ce mieux contrôler? Il me semble que la réponse est évidente.

Je ne vous ai pas donné de pilule (une maladie, une pilule, ben voyons), pas de recette magique, de potion, ou de ce que vous voulez bien imaginer. Je vous ai simplement parlé de Gros Bon Sens. Je ne vous ai pas dit que j’ai pondu la méthode miracle, loin de moi cette idée. En fait, ce que je vous dis, c’est qu’il est possible de mieux gérer votre stress par une meilleure connaissance de soi. Une méthode qui peut s’avérer longue et difficile pour certains et pour d’autres, non. Une façon de faire sans pilule, sans médication. Un principe qui ne crée pas de béquille et qui ne masque pas la vérité.

Selon certains, l’être humain est le seul être vivant doté de conscience. Est-ce pour cela qu’on doit se compliquer la vie?

Ensemencer mon jardin!

Abandonner, laisser aller un rêve, une fantaisie de l’imagination ou une illusion! Libérer, créer un espace, une place nouvelle afin que la vérité, la réalité puissent germer et produire de nouveaux amours. Des amours basés sur des valeurs solides telles la tendresse, l’amitié et la compassion. Arrêter de s’accrocher à ce qui aurait pu être et remercier pour ce qui est. Vivre avec l’espoir, la confiance en la vie qui sait mieux que nous ce dont nous avons besoin…

Ce qui a été sera à jamais vivant en mon intérieur.

Faire la paix avec hier, avancer vers l’inconnu avec un cœur nouveau, prêt à affronter d’autres défis, à aimer d’une manière plus détachée, plus profonde. Regarder en arrière pour apprendre, reconnaître la divinité ainsi que la nécessité du passé. Rêver d’amour aujourd’hui, refléter la bonté, la compréhension et partager la lumière par mon témoignage toujours vivant de mes expériences. Vivre dans le calme, la simplicité et l’acceptation du présent qui est un cadeau de mon créateur!

Donner une place à l’enfant en nous…

Vous êtes-vous déjà surpris à observer quelqu’un en vous disant : « On dirait un enfant dans un corps d’adulte »? Habituellement, on fait ce commentaire quand la personne est en train de s’amuser sans retenue et d’avoir beaucoup de plaisir. Et lorsque ça vous arrive à vous, avez-vous l’impression d’un immense bien-être libérateur qui fait que vous vous sentez plus jeune et que vous avez le cœur léger? Moi oui!

Laisser sortir l’enfant en nous, c’est faire de la place au jeu, à la simplicité, au plaisir, à l’émerveillement. L’imagination doit être au rendez-vous! D’une simple caisse de carton, l’enfant qui joue crée un château et un monde magique!

Dans son livre best-seller « A Whole New Mind », l’auteur Daniel Pink affirme que l’avenir est maintenant à ceux et celles qui sont capables de jouer et d’être créatifs. Tout un chapitre est d’ailleurs consacré au jeu… et au rire!

Avez-vous remarqué à quel point les enfants ont une grande et magnifique capacité de rire? Remarquez le naturel avec lequel tout leur corps s’abandonne à un éclat de rire (que ce soit un petit ricanement retenu ou un gros fou rire). Le rire d’un enfant est très physique! Le cerveau qui juge nos actions une fois adulte n’a pas encore commencé son travail de censure et les rires des enfants fusent librement. Et fréquemment! Les enfants peuvent rire plusieurs centaines de fois par jour! Je ne connais pas beaucoup d’adultes qui soient capables de résister au son joyeux du rire d’un enfant!

À travers ma pratique du Yoga du rire, je vois des personnes qui retrouvent cet espace précieux où ils ne se jugent pas et où ils retrouvent ce plaisir simple de rire de bon cœur. La lumière brille dans leurs yeux et il se dégage une certaine paix de tout leur être. Je vois avec plaisir des petites filles ou des petits garçons qui s’amusent, qui respirent et qui partagent simplement un bon moment. Rire de bon cœur, c’est laisser de côté pour quelques instants l’adulte responsable et sérieux et faire de la place à l’enfant créatif qui est quelque part en chacun(e) de nous.

Vous ne le savez peut-être pas, mais en riant, un petit miracle régénérant s’opère partout dans notre corps! L’hémisphère droit de notre cerveau, siège de la créativité et de l’imagination, entre en action… Quel meilleur moyen de stimuler notre créativité que de le faire en riant? Qu’attendez-vous pour vous amuser? Riez!

Rire et paix

Écouter l’obscurité…l’écologie sociale

« Tout a ses merveilles, l’obscurité et le silence aussi »(1). Sylvie, à son ordinateur, glisse doucement quatre mots dans son recueil, « J’aimerais écouter pour voir »(2). Petite réflexion qui en dit long sur nos rapports à l’autre et au milieu dans lequel on vit. Où se situe ce rapport, quand machinalement ou par fausse pudeur, on évite le plus possible d’utiliser nos sens en public? Dans un tel environnement, rencontrer l’autre ou simplement entendre battre sa passion ou ses propres pulsions devient vite un défi de taille. En évitant de complexifier les enjeux, comment s’y prend-on au juste pour regarder avec les oreilles?

Éco.ute, éco.logie, écho.logie… Pendant que j’étais à réfléchir sur cette énigme, ma muse me souffle Helen Keller(3) à l’oreille. Cette femme a vécu 88 ans, privée des joies reliées à ses yeux et oreilles sans pour autant manquer d’esprit de « COMMUNICATION ». Comment s’y prendrait celle, qui dès sa petite enfance, était classée « idiote »? « Helen décrira plus tard cette période comme un « no world » (non-monde), un univers noir et silencieux dénué de toute communication humaine. »(4).En effet, sans nos sens, comment communiquer? Si de son univers sombre et caverneux, Helen a appris à « voir et entendre avec les doigts », pourquoi cela nous échappe-t-il si souvent? Comment pouvait-elle admettre que son amie ne voit « rien de particulier » lors d’une promenade dans les bois, alors qu’elle connaissait le moment précis de l’apparition des premiers bourgeons annonçant le printemps?

Elle nous place indubitablement devant les sévices que nos sens subissent au quotidien de notre « no world » artificiel. La noirceur fait chérir la vue et le silence nous apprend les joies sublimes du son, avançait-elle en affirmant que ce serait une bénédiction si tous les jeunes adultes étaient privés de voir et d’entendre pour trois jours. Ainsi, en reconnaissant la valeur de chaque sens, une véritable communication s’établirait.

Elle nous conseille d’écouter… Vivre comme si demain tout nous était retiré. Ce qui me ramène à Sylvie et sa réflexion, « J’aimerais écouter pour voir »(2). Par pur hasard, je me suis retrouvée chez elle, une inconnue parmi des étrangers, pour discuter et échanger sur « ses » réflexions réunies dans un petit livret. Les sujets abordés ce soir-là ne font généralement pas la une des soirées mondaines où l’on y parle beaucoup, mais écoute peu. Rien à voir avec la sincérité de notre hôtesse et la très grande simplicité avec laquelle elle nous communique son parcours en dents de scie. Un tracé personnel hors de l’enfer de la colère et de la dépendance en quelques mots choisis. De ses observations personnelles, elle nous livre des perles de sagesse. Ce n’est ni un journal ni un livre de recettes, mais bien une autoscopie à tâtons hors du « non-monde », comme celui d’Helen, qu’elle nous offre. Sa décision d’être à l’écoute d’elle-même et de « l’autre » la tire de la maladie vers un meilleur équilibre. L’écologie de l’Être dans son ensemble. Écouter est un geste révolutionnaire à la base de toute transformation. L’écoute de la faune et la flore nous fait découvrir son stress et sa souffrance en plus de sa très grande beauté. Nous sommes alertés, personne n’ignore le danger de poursuivre, sans coup de barre dans nos manières de faire. La survie n’est pas assurée. En ÉCOUTANT l’autre, nous mettons en marche une conscience planétaire équitable. Nous devons donc cultiver le respect et l’harmonie dans tous nos rapports avec la vie en utilisant une forme d’écoute en rapport étroit avec nos sens et notre environnement visible et invisible.

Pétrifiée à l’idée de faire face à des étrangers avec ses pensées intimes, l’« écoute » de Sylvie débute avec un petit cercle d’amis qui invitent des amis à leur tour. Tout comme Helen, du bout des doigts, elle sort de sa noirceur aliénante et de son silence creux et se met à écouter pour voir. Sait-elle combien subversive est son approche toute simple? Dans un coin de la pièce trône un grand bol rempli de papiers, ce sont les pages de son livre qu’elle a défaites et soigneusement pliées. Nous sommes assis en cercle… Tour à tour, on pige, on déplie, et on ÉCOUTE. L’espace est sacré. L’échange est pur. Et, « J’aimerais écouter pour voir » traverse le mur du son, au-delà du bruit.

1- Citations, Helen Keller 1880-1968

2- Citation, Sylvie Robert, À lire avec le temps, Réflexions

3- Helen Keller, née en Alabama, victime à 19 mois, d’une fièvre qui la laissa sourde, muette et aveugle.

4- Extrait de Wikipedia, Helen Keller

Enracinement

Que veut dire l’enracinement? Où est notre sol et de quoi sont faites nos racines?

Ce sont des questions à se poser pour pouvoir faire un enracinement profond et stable.

L’enracinement signifie stabilité, comment être stable dans un monde instable?

Premièrement, nous devons remettre les pendules à l’heure, notre véritable sol est spirituel, donc nos racines doivent faire partie du domaine éternel pour vraiment porter fruit. Il s’agit ici de racine de l’âme et leur origine est évidemment le Père et la Mère Cosmique, car nous savons bien que chaque graine provient d’une source de même essence.

Le problème de nos jours, c’est que dès notre jeune âge on nous enseigne à nous identifier à un numéro d’assurance sociale, à un numéro de classe, à une société, à une nation, on oublie que nous sommes des âmes spirituelles, remplies de conscience, de joie et d’éternité.

On perd la chose la plus précieuse, cette grande force cosmique, notre relation avec la Mère Divine, celle qui prend soin de ses enfants sans attendre rien en retour, la Mère Terre. On apprend à l’école qu’elle est une combinaison de produit chimique; on devrait plutôt nous enseigner à la respecter comme une Mère. Selon les anciennes traditions sacrées, la Terre porte un nom, peu importe la tradition, Gaia, Terra, Bhumi, Mata, ce nom est pour établir notre relation avec Elle, lui dire qu’on la remercie, qu’on l’aime.

Plus nous aimons la Terre Mère, plus nos racines peuvent prendre force et se développer. Cette union est notre véritable assurance. On prend des assurances impermanentes, pourquoi pas établir une assurance réelle, une qui ne coûte rien et qui rapporte énormément? Une bonne affaire n’est-ce pas?

Ce n’est pas un piège, c’est la vérité, si nous suivons les traces des Grands Saints, comme Saint Francis D’Assise, nous serions capables de retrouver la joie parfaite dans la simplicité.

Voici des suggestions pour nous aider à développer des racines profondes : allez marcher dans la forêt pieds nus, sentez les odeurs de la Mère, elle a un parfum inoubliable, allez prendre refuge dans ses bras aussi grands que la Terre, dite à votre Mère : « Je suis ton enfant et aujourd’hui je désire rétablir ma relation avec Toi, je désire me dévouer à ton service, pour le bien de tous les êtres vivants, de tous mes frères et sœurs, car nous avons tous la même Mère et le même Père ».

Un geste qui aide à enraciner cette affirmation est le « Varada Mudra » le mudra de l’exaucement, de l’enracinement et de l’accueil au nouveau.

Selon la tradition, ce Mudra était souvent pratiqué par Buddha, pour rétablir sa force interne, l’union avec contrepartie Divine, la Déesse. Pour faire cet exercice, on se tient debout, on met les bras de chaque côté du corps avec les doigts pointés vers le sol. On recommande de répéter un chant qui nous aide à nous libérer de nos peurs et de finalement vivre une vie en harmonie avec notre véritable essence et avec Dieu, ce chant est le suivant : Om Hari Om.

Ce mantra nous libère du ciment que nous avons artificiellement mis entre nous et la Mère Divine et qui nous redonne accès à l’enracinement éternel.

Lorsque nous rétablissons cette union avec la Terre, nous sommes en mesure de reprendre notre véritable pouvoir et nul n’est en mesure de nous faire peur. Nous avons confiance de ne plus manquer de rien, car notre Mère ne nous abandonne jamais.

Ayez confiance en vous et surtout en qui vous êtes vraiment, nous sommes tous filles et fils de l’Absolu, et donc nous sommes tous éternels. Personne ne peut vous contrôler, vous êtes libre.

Lorsqu’on étudie le système des chakras, on comprend que si notre Muladara (Chakra de la racine) est suractivé, nous allons faire de la surconsommation donc de l’exploitation (usine, industrie de masse, consommation…) et si il est désactivé, au contraire, nous allons être complètement absent.

Le chemin du milieu est notre centre, notre balance interne. Trouvez ce point en vous et essayez de vous harmoniser avec la fréquence du juste milieu et du dévouement. Dédiez-vous à la cause suprême, soyez au service de la Source Divine. Semez de l’amour et vous allez récolter de la joie.

En collaboration avec Patrick Bernard

Je reçois ce que je m’offre

Plusieurs d’entre nous essaient encore de saisir le sens de la loi de l’attraction. On a beau mettre en pratique ce qui est écrit à ce sujet, ça ne semble pas fonctionner pour tout le monde. Je crois qu’on tente de le comprendre avec notre mental, qui nous fait croire que c’est compliqué quand, au contraire, c’est tellement simple.

Je marchais dans la forêt et lors de ces randonnées, j’ouvre toujours mon cœur pour recevoir un message des arbres. Les arbres ont une intelligence que je respecte grandement. Alors, le message que j’ai reçu fut celui-ci : « Je reçois ce que je m’offre ». Je me suis assise et j’ai regardé ce que j’avais vécu lors de ma dernière année. Tout ce que j’ai reçu, vécu, je l’avais créé. Une séparation, des périodes de lassitude, des périodes de grandes joies, couper les liens avec ma famille biologique. Je me suis mise à ressentir chaque expérience, et j’ai constaté qu’au moment où je vivais cette expérience, je croyais que la vie était sévère avec moi. Mais j’ai pu entrevoir que tout ce qui m’arrivait avait son origine en moi-même. Ce n’est pas la vie qui m’imposait ces changements.

J’ai pu voir la simplicité de la loi de l’attraction. Je me suis offert ces changements avec mes pensées et je les ai reçus dans chaque expérience. Je ne me sentais pas bien où j’étais. Mon Être a compris mon tourment et les pensées se sont envolées vers l’énergie qui flotte autour de moi pour me ramener l’expérience dont j’avais besoin, pour me donner à nouveau un bien-être qui est l’état naturel qui nous habite.

Nous sommes présentement dans la nouvelle énergie, ce qui signifie simplement être maître de soi, choisir pour soi, créer sa propre vie. Le doute déchire toute création que l’on veut expérimenter. L’énergie qui nous entoure est là pour nous servir. Elle est neutre et elle flotte sans idée préconçue, accessible pour tous. Quand on saisit le sens du lien qu’on a avec notre grand univers, on peut finalement s’offrir ce que l’on choisit et le recevoir. On est vraiment maître de toute situation. Ce qu’on attire, on l’a choisi avec nos pensées. Et avant tout, on doit se rappeler que « croire, c’est voir ».

Il faut cesser de chercher à comprendre avec notre mental. Chaque fois qu’on se dit « Je ne comprends pas », on se trouve au niveau du mental. Et à tout moment où tout devient compliqué, c’est le mental qui est au volant. On ne pourra jamais saisir son sens sans le ressenti. C’est la route intérieure. Ressentir est le chemin facile de la connaissance. Ressentir veut dire dépasser les émotions pour continuer à découvrir ce qui veut se révéler sous ces émotions qui parfois nous aveuglent sur notre route. Par exemple, disons que j’ai une lourdeur ou une pression au niveau du plexus solaire. Parfois, on peut choisir de fuir en s’occupant avec des tâches diverses. Mais si je m’assois et je respire continuellement, une émotion apparaîtra. Disons que c’est de la frustration. Si je persiste à respirer, là c’est une peur qui remonte. Je continue mes respirations pour me rendre à la source de la lourdeur. C’est vraiment à ce niveau sous les émotions que je trouve toutes les réponses, où je peux créer ce que je veux et que je connecte avec mon univers. C’est dans ce sanctuaire qui m’appartient que tout y est.

J’ai vraiment compris cette phrase « Je reçois ce que je m’offre ». Je suis entièrement responsable de ma vie. Je regarde maintenant mon avenir dans mon présent. Qu’est-ce que je veux m’offrir ici maintenant et que je crois que je veux recevoir? Car je le décide, je le ressens et j’ai confiance que c’est en devenir. Donc, tous les matins, à la première lueur du jour, je décide ce que je veux m’offrir durant cette nouvelle journée qui s’annonce. Je le peux, je le permets, donc je reçois ce que je m’offre. Et pour cette année, en ouvrant mon cœur, en prenant de l’expansion intérieure, je ressens, en respirant profondément et je m’offre une vie remplie de cadeaux que je choisis personnellement. C’est facile et tellement simple.

Pour le plaisir … d’être

Il y a maintenant douze ans que j’ai choisi consciemment de devenir une travailleuse autonome, avec tout l’engagement que ce choix comporte. Dans son livre Père riche, père pauvre, Robert Kiyosaki, un millionnaire accompli, décrit le travailleur autonome comme celui qui vit la pire situation sur la planète pour gagner sa vie. Statistiquement parlant, je fais d’ailleurs partie du groupe le plus à risque quand il est question de burn out. Je le crois! Je travaille dix heures par jour, six jours par semaine au moins!

Mais qu’importe, quand on est passionné de ce que l’on fait! Comme le dicton populaire l’affirme : le coffre-fort ne suit pas le corbillard. J’aime bien l’argent et tout le plaisir qu’il procure. Il amène avec lui un certain pouvoir sur sa vie donc plus de liberté d’être. De ce fait, je me pose la question suivante au moins deux fois par mois : si j’étais millionnaire qu’est-ce que je changerais dans ma vie? Et au moins deux fois par mois, je suis obligée de vous avouer que je mènerais exactement la vie que je mène aujourd’hui. J’aime ma vie que j’ai construite et imaginée avec plaisir et façonnée à mon image.

Mais pourquoi attendre d’être millionnaire, à crouler sous les lingots d’or pour en profiter? Je ne suis pas la seule, j’en suis sûre. Chaque matin, alors que je lis la petite chronique virtuelle de Marie-Pier et son « Matin magique », je sais que cette jeune femme, elle aussi a rêvé sa vie. Je sais consacrer quand même un moment tous les jours pour m’amuser à ma façon. J’entends déjà les objections de plusieurs disant qu’aujourd’hui, pour se permettre le plaisir de se récréer, ça coûte des sous! Le prix d’admission, la gardienne, l’essence, la petite bouchée au resto, etc.

Je me sens tout à coup le goût de vous partager un plaisir impayable que je me permets de temps à autre. Il ne me coûte pas un sou et rapporte pourtant beaucoup. Je réunis quelques étrangers autour d’une table et ensemble, nous nous récréons dans la joie et les rires. Non, nous ne comptons pas encore nos gros billets, mais en attendant, après que j’aie accumulé des milliers de découpures de revues pour me constituer une autre sorte de banque, par pur goût de créativité, nous nous amusons à trouver un thème emballant et à nous fabriquer un collage au hasard à partir de cette idée.

La dernière fois, c’est mon amie Sonia qui a proposé le thème : Je me respecte et je prends ma place! Chacun fut ému de recevoir sa réponse par image, une réponse qui collait merveilleusement bien à sa réalité actuelle. Comme la vie travaille bien quand on lui donne toute la latitude dont elle a besoin pour nous combler de ses bénédictions. Il ne nous restait plus qu’à concrétiser les actions suggérées par ce collage. Cette activité nous permet de célébrer la vie sous une forme ludique et d’une simplicité enfantine. Nous, les adultes, avons tellement oublié ce que signifie ce mot! Demandons vite aux tout-petits! Ils vont nous enseigner. À moins que nous leur ayons déjà rempli un agenda trop garni de cours et de sorties.

J’adore aussi produire des dessins intuitifs en bonne compagnie à partir de simples gribouillis, ce qui les réconcilie passablement avec les arts visuels puisqu’il ne requiert aucun talent. Nous procédons aussi sur un thème magique comme : je reçois des indications concernant ma mission de vie ou encore je me découvre un nouveau talent. Et que sais-je? Nos seules limites sont celles que nous nous imposons. Les discussions s’animent et deviennent de plus en plus plaisantes. Tout le monde a hâte de montrer au groupe le résultat de ses découvertes sur soi. Nous faisons un brin de jasette avec notre inconscient qui en redemande. Nous exprimons qui nous sommes vraiment dans le grand dénuement. Nous sommes comme des gamins à la « récré », fiers de leur trouvaille. S’amuser est un besoin vital pour l’adulte que nous sommes, rappelons-nous le!

Le bonheur est dans la nature

L’été pour plusieurs est synonyme de complications, budget-vacances, déplacements de longue durée et fatigue, recherche de l’endroit idéal, victime du mauvais temps, les enfants, etc.

Et si vous optiez pour la simplicité? Ne croyez surtout pas qu’elle est synonyme d’ennuis. Et si plutôt que de rechercher l’énergie dans l’extravagance, vous vous mettiez à l’écoute de la nature telle qu’elle se présente à vous, dans ses habits les plus sobres et bien souvent les plus beaux.

Je ne nie pas les bienfaits du dépaysement ni le bonheur de sentir les odeurs de la mer, de goûter son sel, de se laisser bercer au son des vagues, de découvrir des pays nouveaux ou de se prélasser dans une villa de rêves… Mais l’exotisme et les dépenses déraisonnables ne garantissent aucunement le plaisir d’être en vacances! Après l’été, la vie continue et peut-être souhaitez-vous qu’elle soit autre chose que des heures à calculer les cartes de crédit à payer, dans le stress et l’angoisse.

La simplicité n’empêche pas les folies, mais elle permet de vivre en paix sur une plus longue durée.

L’été et les vacances sont un moment idéal pour communier aux éléments de la nature, air-feu-terre-eau. Ce sont les éléments qui nous permettent de faire le plein d’énergie, de nous révéler à nous-mêmes. Ces éléments, nous les retrouvons aussi bien chez-soi qu’ailleurs, des fleurs sur le balcon, un petit potager de fines herbes, le chant d’un oiseau, les bienfaits d’une pluie chaude sur son corps, un peu de yoga dans le parc à côté, flâner en terrasse, rouler à bicyclette, inviter quelques amis en partageant le pain et le vin, visiter ceux et celles qu’on aime mais qu’on ne voit jamais. Apprendre à ne pas s’ennuyer avec soi-même, lire couché dans l’herbe, se rapprocher de l’eau en s’assoyant près d’une belle fontaine… Pour un rapprochement avec la terre, rien de mieux qu’une nuit à la belle étoile, sur son balcon, dans la cour ou en camping… pour profiter de l’air, gravir la colline devant laquelle vous passez chaque jour sans jamais vous y arrêter, pour éblouir les enfants, une glace à la vanille maison! Marcher pieds nus au bord de l’eau, laisser monter en vous l’énergie tellurique. Faites tous les vœux que vous voulez en observant les étoiles filantes, souriez aux canards dans l’étang et remerciez la Vie pour tant de générosité. N’enviez surtout pas le voisin, c’est une perte d’énergie considérable. Payez-vous un jour de silence, un jeûne, cueillez les petits fruits, vous les apprécierez d’autant plus en les dégustant avec du yogourt ou dans une tarte faite avec amour.

Tout cela vous apparaît peut-être trop simple? Libre à vous de compliquer les expériences!

La nature est là où vous êtes, elle vous propose ses merveilles, ouvrez les yeux, dessinez le soleil ou des mandalas, touchez les arbres, observez les pierres, dormez, respirez, laissez tomber pour un temps les tâches quotidiennes, devenez enfant, ruisseau, champs de blé ou fleur sauvage. Joyeux été!