Donner une place à l’enfant en nous…

Vous êtes-vous déjà surpris à observer quelqu’un en vous disant : « On dirait un enfant dans un corps d’adulte »? Habituellement, on fait ce commentaire quand la personne est en train de s’amuser sans retenue et d’avoir beaucoup de plaisir. Et lorsque ça vous arrive à vous, avez-vous l’impression d’un immense bien-être libérateur qui fait que vous vous sentez plus jeune et que vous avez le cœur léger? Moi oui!

Laisser sortir l’enfant en nous, c’est faire de la place au jeu, à la simplicité, au plaisir, à l’émerveillement. L’imagination doit être au rendez-vous! D’une simple caisse de carton, l’enfant qui joue crée un château et un monde magique!

Dans son livre best-seller « A Whole New Mind », l’auteur Daniel Pink affirme que l’avenir est maintenant à ceux et celles qui sont capables de jouer et d’être créatifs. Tout un chapitre est d’ailleurs consacré au jeu… et au rire!

Avez-vous remarqué à quel point les enfants ont une grande et magnifique capacité de rire? Remarquez le naturel avec lequel tout leur corps s’abandonne à un éclat de rire (que ce soit un petit ricanement retenu ou un gros fou rire). Le rire d’un enfant est très physique! Le cerveau qui juge nos actions une fois adulte n’a pas encore commencé son travail de censure et les rires des enfants fusent librement. Et fréquemment! Les enfants peuvent rire plusieurs centaines de fois par jour! Je ne connais pas beaucoup d’adultes qui soient capables de résister au son joyeux du rire d’un enfant!

À travers ma pratique du Yoga du rire, je vois des personnes qui retrouvent cet espace précieux où ils ne se jugent pas et où ils retrouvent ce plaisir simple de rire de bon cœur. La lumière brille dans leurs yeux et il se dégage une certaine paix de tout leur être. Je vois avec plaisir des petites filles ou des petits garçons qui s’amusent, qui respirent et qui partagent simplement un bon moment. Rire de bon cœur, c’est laisser de côté pour quelques instants l’adulte responsable et sérieux et faire de la place à l’enfant créatif qui est quelque part en chacun(e) de nous.

Vous ne le savez peut-être pas, mais en riant, un petit miracle régénérant s’opère partout dans notre corps! L’hémisphère droit de notre cerveau, siège de la créativité et de l’imagination, entre en action… Quel meilleur moyen de stimuler notre créativité que de le faire en riant? Qu’attendez-vous pour vous amuser? Riez!

Rire et paix

Écouter l’obscurité…l’écologie sociale

« Tout a ses merveilles, l’obscurité et le silence aussi »(1). Sylvie, à son ordinateur, glisse doucement quatre mots dans son recueil, « J’aimerais écouter pour voir »(2). Petite réflexion qui en dit long sur nos rapports à l’autre et au milieu dans lequel on vit. Où se situe ce rapport, quand machinalement ou par fausse pudeur, on évite le plus possible d’utiliser nos sens en public? Dans un tel environnement, rencontrer l’autre ou simplement entendre battre sa passion ou ses propres pulsions devient vite un défi de taille. En évitant de complexifier les enjeux, comment s’y prend-on au juste pour regarder avec les oreilles?

Éco.ute, éco.logie, écho.logie… Pendant que j’étais à réfléchir sur cette énigme, ma muse me souffle Helen Keller(3) à l’oreille. Cette femme a vécu 88 ans, privée des joies reliées à ses yeux et oreilles sans pour autant manquer d’esprit de « COMMUNICATION ». Comment s’y prendrait celle, qui dès sa petite enfance, était classée « idiote »? « Helen décrira plus tard cette période comme un « no world » (non-monde), un univers noir et silencieux dénué de toute communication humaine. »(4).En effet, sans nos sens, comment communiquer? Si de son univers sombre et caverneux, Helen a appris à « voir et entendre avec les doigts », pourquoi cela nous échappe-t-il si souvent? Comment pouvait-elle admettre que son amie ne voit « rien de particulier » lors d’une promenade dans les bois, alors qu’elle connaissait le moment précis de l’apparition des premiers bourgeons annonçant le printemps?

Elle nous place indubitablement devant les sévices que nos sens subissent au quotidien de notre « no world » artificiel. La noirceur fait chérir la vue et le silence nous apprend les joies sublimes du son, avançait-elle en affirmant que ce serait une bénédiction si tous les jeunes adultes étaient privés de voir et d’entendre pour trois jours. Ainsi, en reconnaissant la valeur de chaque sens, une véritable communication s’établirait.

Elle nous conseille d’écouter… Vivre comme si demain tout nous était retiré. Ce qui me ramène à Sylvie et sa réflexion, « J’aimerais écouter pour voir »(2). Par pur hasard, je me suis retrouvée chez elle, une inconnue parmi des étrangers, pour discuter et échanger sur « ses » réflexions réunies dans un petit livret. Les sujets abordés ce soir-là ne font généralement pas la une des soirées mondaines où l’on y parle beaucoup, mais écoute peu. Rien à voir avec la sincérité de notre hôtesse et la très grande simplicité avec laquelle elle nous communique son parcours en dents de scie. Un tracé personnel hors de l’enfer de la colère et de la dépendance en quelques mots choisis. De ses observations personnelles, elle nous livre des perles de sagesse. Ce n’est ni un journal ni un livre de recettes, mais bien une autoscopie à tâtons hors du « non-monde », comme celui d’Helen, qu’elle nous offre. Sa décision d’être à l’écoute d’elle-même et de « l’autre » la tire de la maladie vers un meilleur équilibre. L’écologie de l’Être dans son ensemble. Écouter est un geste révolutionnaire à la base de toute transformation. L’écoute de la faune et la flore nous fait découvrir son stress et sa souffrance en plus de sa très grande beauté. Nous sommes alertés, personne n’ignore le danger de poursuivre, sans coup de barre dans nos manières de faire. La survie n’est pas assurée. En ÉCOUTANT l’autre, nous mettons en marche une conscience planétaire équitable. Nous devons donc cultiver le respect et l’harmonie dans tous nos rapports avec la vie en utilisant une forme d’écoute en rapport étroit avec nos sens et notre environnement visible et invisible.

Pétrifiée à l’idée de faire face à des étrangers avec ses pensées intimes, l’« écoute » de Sylvie débute avec un petit cercle d’amis qui invitent des amis à leur tour. Tout comme Helen, du bout des doigts, elle sort de sa noirceur aliénante et de son silence creux et se met à écouter pour voir. Sait-elle combien subversive est son approche toute simple? Dans un coin de la pièce trône un grand bol rempli de papiers, ce sont les pages de son livre qu’elle a défaites et soigneusement pliées. Nous sommes assis en cercle… Tour à tour, on pige, on déplie, et on ÉCOUTE. L’espace est sacré. L’échange est pur. Et, « J’aimerais écouter pour voir » traverse le mur du son, au-delà du bruit.

1- Citations, Helen Keller 1880-1968

2- Citation, Sylvie Robert, À lire avec le temps, Réflexions

3- Helen Keller, née en Alabama, victime à 19 mois, d’une fièvre qui la laissa sourde, muette et aveugle.

4- Extrait de Wikipedia, Helen Keller

Enracinement

Que veut dire l’enracinement? Où est notre sol et de quoi sont faites nos racines?

Ce sont des questions à se poser pour pouvoir faire un enracinement profond et stable.

L’enracinement signifie stabilité, comment être stable dans un monde instable?

Premièrement, nous devons remettre les pendules à l’heure, notre véritable sol est spirituel, donc nos racines doivent faire partie du domaine éternel pour vraiment porter fruit. Il s’agit ici de racine de l’âme et leur origine est évidemment le Père et la Mère Cosmique, car nous savons bien que chaque graine provient d’une source de même essence.

Le problème de nos jours, c’est que dès notre jeune âge on nous enseigne à nous identifier à un numéro d’assurance sociale, à un numéro de classe, à une société, à une nation, on oublie que nous sommes des âmes spirituelles, remplies de conscience, de joie et d’éternité.

On perd la chose la plus précieuse, cette grande force cosmique, notre relation avec la Mère Divine, celle qui prend soin de ses enfants sans attendre rien en retour, la Mère Terre. On apprend à l’école qu’elle est une combinaison de produit chimique; on devrait plutôt nous enseigner à la respecter comme une Mère. Selon les anciennes traditions sacrées, la Terre porte un nom, peu importe la tradition, Gaia, Terra, Bhumi, Mata, ce nom est pour établir notre relation avec Elle, lui dire qu’on la remercie, qu’on l’aime.

Plus nous aimons la Terre Mère, plus nos racines peuvent prendre force et se développer. Cette union est notre véritable assurance. On prend des assurances impermanentes, pourquoi pas établir une assurance réelle, une qui ne coûte rien et qui rapporte énormément? Une bonne affaire n’est-ce pas?

Ce n’est pas un piège, c’est la vérité, si nous suivons les traces des Grands Saints, comme Saint Francis D’Assise, nous serions capables de retrouver la joie parfaite dans la simplicité.

Voici des suggestions pour nous aider à développer des racines profondes : allez marcher dans la forêt pieds nus, sentez les odeurs de la Mère, elle a un parfum inoubliable, allez prendre refuge dans ses bras aussi grands que la Terre, dite à votre Mère : « Je suis ton enfant et aujourd’hui je désire rétablir ma relation avec Toi, je désire me dévouer à ton service, pour le bien de tous les êtres vivants, de tous mes frères et sœurs, car nous avons tous la même Mère et le même Père ».

Un geste qui aide à enraciner cette affirmation est le « Varada Mudra » le mudra de l’exaucement, de l’enracinement et de l’accueil au nouveau.

Selon la tradition, ce Mudra était souvent pratiqué par Buddha, pour rétablir sa force interne, l’union avec contrepartie Divine, la Déesse. Pour faire cet exercice, on se tient debout, on met les bras de chaque côté du corps avec les doigts pointés vers le sol. On recommande de répéter un chant qui nous aide à nous libérer de nos peurs et de finalement vivre une vie en harmonie avec notre véritable essence et avec Dieu, ce chant est le suivant : Om Hari Om.

Ce mantra nous libère du ciment que nous avons artificiellement mis entre nous et la Mère Divine et qui nous redonne accès à l’enracinement éternel.

Lorsque nous rétablissons cette union avec la Terre, nous sommes en mesure de reprendre notre véritable pouvoir et nul n’est en mesure de nous faire peur. Nous avons confiance de ne plus manquer de rien, car notre Mère ne nous abandonne jamais.

Ayez confiance en vous et surtout en qui vous êtes vraiment, nous sommes tous filles et fils de l’Absolu, et donc nous sommes tous éternels. Personne ne peut vous contrôler, vous êtes libre.

Lorsqu’on étudie le système des chakras, on comprend que si notre Muladara (Chakra de la racine) est suractivé, nous allons faire de la surconsommation donc de l’exploitation (usine, industrie de masse, consommation…) et si il est désactivé, au contraire, nous allons être complètement absent.

Le chemin du milieu est notre centre, notre balance interne. Trouvez ce point en vous et essayez de vous harmoniser avec la fréquence du juste milieu et du dévouement. Dédiez-vous à la cause suprême, soyez au service de la Source Divine. Semez de l’amour et vous allez récolter de la joie.

En collaboration avec Patrick Bernard

Je reçois ce que je m’offre

Plusieurs d’entre nous essaient encore de saisir le sens de la loi de l’attraction. On a beau mettre en pratique ce qui est écrit à ce sujet, ça ne semble pas fonctionner pour tout le monde. Je crois qu’on tente de le comprendre avec notre mental, qui nous fait croire que c’est compliqué quand, au contraire, c’est tellement simple.

Je marchais dans la forêt et lors de ces randonnées, j’ouvre toujours mon cœur pour recevoir un message des arbres. Les arbres ont une intelligence que je respecte grandement. Alors, le message que j’ai reçu fut celui-ci : « Je reçois ce que je m’offre ». Je me suis assise et j’ai regardé ce que j’avais vécu lors de ma dernière année. Tout ce que j’ai reçu, vécu, je l’avais créé. Une séparation, des périodes de lassitude, des périodes de grandes joies, couper les liens avec ma famille biologique. Je me suis mise à ressentir chaque expérience, et j’ai constaté qu’au moment où je vivais cette expérience, je croyais que la vie était sévère avec moi. Mais j’ai pu entrevoir que tout ce qui m’arrivait avait son origine en moi-même. Ce n’est pas la vie qui m’imposait ces changements.

J’ai pu voir la simplicité de la loi de l’attraction. Je me suis offert ces changements avec mes pensées et je les ai reçus dans chaque expérience. Je ne me sentais pas bien où j’étais. Mon Être a compris mon tourment et les pensées se sont envolées vers l’énergie qui flotte autour de moi pour me ramener l’expérience dont j’avais besoin, pour me donner à nouveau un bien-être qui est l’état naturel qui nous habite.

Nous sommes présentement dans la nouvelle énergie, ce qui signifie simplement être maître de soi, choisir pour soi, créer sa propre vie. Le doute déchire toute création que l’on veut expérimenter. L’énergie qui nous entoure est là pour nous servir. Elle est neutre et elle flotte sans idée préconçue, accessible pour tous. Quand on saisit le sens du lien qu’on a avec notre grand univers, on peut finalement s’offrir ce que l’on choisit et le recevoir. On est vraiment maître de toute situation. Ce qu’on attire, on l’a choisi avec nos pensées. Et avant tout, on doit se rappeler que « croire, c’est voir ».

Il faut cesser de chercher à comprendre avec notre mental. Chaque fois qu’on se dit « Je ne comprends pas », on se trouve au niveau du mental. Et à tout moment où tout devient compliqué, c’est le mental qui est au volant. On ne pourra jamais saisir son sens sans le ressenti. C’est la route intérieure. Ressentir est le chemin facile de la connaissance. Ressentir veut dire dépasser les émotions pour continuer à découvrir ce qui veut se révéler sous ces émotions qui parfois nous aveuglent sur notre route. Par exemple, disons que j’ai une lourdeur ou une pression au niveau du plexus solaire. Parfois, on peut choisir de fuir en s’occupant avec des tâches diverses. Mais si je m’assois et je respire continuellement, une émotion apparaîtra. Disons que c’est de la frustration. Si je persiste à respirer, là c’est une peur qui remonte. Je continue mes respirations pour me rendre à la source de la lourdeur. C’est vraiment à ce niveau sous les émotions que je trouve toutes les réponses, où je peux créer ce que je veux et que je connecte avec mon univers. C’est dans ce sanctuaire qui m’appartient que tout y est.

J’ai vraiment compris cette phrase « Je reçois ce que je m’offre ». Je suis entièrement responsable de ma vie. Je regarde maintenant mon avenir dans mon présent. Qu’est-ce que je veux m’offrir ici maintenant et que je crois que je veux recevoir? Car je le décide, je le ressens et j’ai confiance que c’est en devenir. Donc, tous les matins, à la première lueur du jour, je décide ce que je veux m’offrir durant cette nouvelle journée qui s’annonce. Je le peux, je le permets, donc je reçois ce que je m’offre. Et pour cette année, en ouvrant mon cœur, en prenant de l’expansion intérieure, je ressens, en respirant profondément et je m’offre une vie remplie de cadeaux que je choisis personnellement. C’est facile et tellement simple.

Pour le plaisir … d’être

Il y a maintenant douze ans que j’ai choisi consciemment de devenir une travailleuse autonome, avec tout l’engagement que ce choix comporte. Dans son livre Père riche, père pauvre, Robert Kiyosaki, un millionnaire accompli, décrit le travailleur autonome comme celui qui vit la pire situation sur la planète pour gagner sa vie. Statistiquement parlant, je fais d’ailleurs partie du groupe le plus à risque quand il est question de burn out. Je le crois! Je travaille dix heures par jour, six jours par semaine au moins!

Mais qu’importe, quand on est passionné de ce que l’on fait! Comme le dicton populaire l’affirme : le coffre-fort ne suit pas le corbillard. J’aime bien l’argent et tout le plaisir qu’il procure. Il amène avec lui un certain pouvoir sur sa vie donc plus de liberté d’être. De ce fait, je me pose la question suivante au moins deux fois par mois : si j’étais millionnaire qu’est-ce que je changerais dans ma vie? Et au moins deux fois par mois, je suis obligée de vous avouer que je mènerais exactement la vie que je mène aujourd’hui. J’aime ma vie que j’ai construite et imaginée avec plaisir et façonnée à mon image.

Mais pourquoi attendre d’être millionnaire, à crouler sous les lingots d’or pour en profiter? Je ne suis pas la seule, j’en suis sûre. Chaque matin, alors que je lis la petite chronique virtuelle de Marie-Pier et son « Matin magique », je sais que cette jeune femme, elle aussi a rêvé sa vie. Je sais consacrer quand même un moment tous les jours pour m’amuser à ma façon. J’entends déjà les objections de plusieurs disant qu’aujourd’hui, pour se permettre le plaisir de se récréer, ça coûte des sous! Le prix d’admission, la gardienne, l’essence, la petite bouchée au resto, etc.

Je me sens tout à coup le goût de vous partager un plaisir impayable que je me permets de temps à autre. Il ne me coûte pas un sou et rapporte pourtant beaucoup. Je réunis quelques étrangers autour d’une table et ensemble, nous nous récréons dans la joie et les rires. Non, nous ne comptons pas encore nos gros billets, mais en attendant, après que j’aie accumulé des milliers de découpures de revues pour me constituer une autre sorte de banque, par pur goût de créativité, nous nous amusons à trouver un thème emballant et à nous fabriquer un collage au hasard à partir de cette idée.

La dernière fois, c’est mon amie Sonia qui a proposé le thème : Je me respecte et je prends ma place! Chacun fut ému de recevoir sa réponse par image, une réponse qui collait merveilleusement bien à sa réalité actuelle. Comme la vie travaille bien quand on lui donne toute la latitude dont elle a besoin pour nous combler de ses bénédictions. Il ne nous restait plus qu’à concrétiser les actions suggérées par ce collage. Cette activité nous permet de célébrer la vie sous une forme ludique et d’une simplicité enfantine. Nous, les adultes, avons tellement oublié ce que signifie ce mot! Demandons vite aux tout-petits! Ils vont nous enseigner. À moins que nous leur ayons déjà rempli un agenda trop garni de cours et de sorties.

J’adore aussi produire des dessins intuitifs en bonne compagnie à partir de simples gribouillis, ce qui les réconcilie passablement avec les arts visuels puisqu’il ne requiert aucun talent. Nous procédons aussi sur un thème magique comme : je reçois des indications concernant ma mission de vie ou encore je me découvre un nouveau talent. Et que sais-je? Nos seules limites sont celles que nous nous imposons. Les discussions s’animent et deviennent de plus en plus plaisantes. Tout le monde a hâte de montrer au groupe le résultat de ses découvertes sur soi. Nous faisons un brin de jasette avec notre inconscient qui en redemande. Nous exprimons qui nous sommes vraiment dans le grand dénuement. Nous sommes comme des gamins à la « récré », fiers de leur trouvaille. S’amuser est un besoin vital pour l’adulte que nous sommes, rappelons-nous le!

Le bonheur est dans la nature

L’été pour plusieurs est synonyme de complications, budget-vacances, déplacements de longue durée et fatigue, recherche de l’endroit idéal, victime du mauvais temps, les enfants, etc.

Et si vous optiez pour la simplicité? Ne croyez surtout pas qu’elle est synonyme d’ennuis. Et si plutôt que de rechercher l’énergie dans l’extravagance, vous vous mettiez à l’écoute de la nature telle qu’elle se présente à vous, dans ses habits les plus sobres et bien souvent les plus beaux.

Je ne nie pas les bienfaits du dépaysement ni le bonheur de sentir les odeurs de la mer, de goûter son sel, de se laisser bercer au son des vagues, de découvrir des pays nouveaux ou de se prélasser dans une villa de rêves… Mais l’exotisme et les dépenses déraisonnables ne garantissent aucunement le plaisir d’être en vacances! Après l’été, la vie continue et peut-être souhaitez-vous qu’elle soit autre chose que des heures à calculer les cartes de crédit à payer, dans le stress et l’angoisse.

La simplicité n’empêche pas les folies, mais elle permet de vivre en paix sur une plus longue durée.

L’été et les vacances sont un moment idéal pour communier aux éléments de la nature, air-feu-terre-eau. Ce sont les éléments qui nous permettent de faire le plein d’énergie, de nous révéler à nous-mêmes. Ces éléments, nous les retrouvons aussi bien chez-soi qu’ailleurs, des fleurs sur le balcon, un petit potager de fines herbes, le chant d’un oiseau, les bienfaits d’une pluie chaude sur son corps, un peu de yoga dans le parc à côté, flâner en terrasse, rouler à bicyclette, inviter quelques amis en partageant le pain et le vin, visiter ceux et celles qu’on aime mais qu’on ne voit jamais. Apprendre à ne pas s’ennuyer avec soi-même, lire couché dans l’herbe, se rapprocher de l’eau en s’assoyant près d’une belle fontaine… Pour un rapprochement avec la terre, rien de mieux qu’une nuit à la belle étoile, sur son balcon, dans la cour ou en camping… pour profiter de l’air, gravir la colline devant laquelle vous passez chaque jour sans jamais vous y arrêter, pour éblouir les enfants, une glace à la vanille maison! Marcher pieds nus au bord de l’eau, laisser monter en vous l’énergie tellurique. Faites tous les vœux que vous voulez en observant les étoiles filantes, souriez aux canards dans l’étang et remerciez la Vie pour tant de générosité. N’enviez surtout pas le voisin, c’est une perte d’énergie considérable. Payez-vous un jour de silence, un jeûne, cueillez les petits fruits, vous les apprécierez d’autant plus en les dégustant avec du yogourt ou dans une tarte faite avec amour.

Tout cela vous apparaît peut-être trop simple? Libre à vous de compliquer les expériences!

La nature est là où vous êtes, elle vous propose ses merveilles, ouvrez les yeux, dessinez le soleil ou des mandalas, touchez les arbres, observez les pierres, dormez, respirez, laissez tomber pour un temps les tâches quotidiennes, devenez enfant, ruisseau, champs de blé ou fleur sauvage. Joyeux été!

Le don de la maturité

À travers chaque étape de la vie se retrouve une opportunité de découvrir un nouveau cadeau. Comme si une porte s’ouvrait graduellement pour nous révéler un horizon inattendu sur nous-mêmes qui, jusqu’à ce moment, nous était demeuré inaccessible. Notre esprit d’aventure et notre curiosité innée devraient saisir cette chance pour renouveler notre sentiment d’amour de soi à travers ces nouvelles opportunités de découvertes.

Cependant la société dans laquelle nous vivons rend souvent cette tâche difficile lorsque la majorité se laisse convaincre d’adopter une croyance qui glorifie ou dévalue certaines étapes de la vie par rapport à d’autres. De nos jours, l’idée de la maturité semble plutôt sombre, surtout lorsque nous sommes assaillis continuellement par des vendeurs de rêves qui s’acharnent à la comparer avec l’éclat de la jeunesse, persistant à garder l’emphase sur un mode de pensée axé sur le matérialisme et la consommation.

Mais la course incessante de paraître jeune à tout prix cache un malaise réel, surtout lorsque nous nous laissons influencer par les conjectures de l’établissement pharmaceutique et médical qui tente de nous convaincre que la maturité signifie nécessairement la maladie. Les réajustements graduels que nos corps subissent sont perçus comme des menaces qui doivent être camouflés à tout prix, alors que l’angoisse rattachée au vieillissement devient une obsession presque journalière. Avec une telle conviction qui oserait vouloir avouer avoir atteint l’âge de la maturité?

Nos croyances

Toute expérience de vie est basée sur la perception que nous formulons suite à l’ensemble de nos convictions. C’est le montage particulier de nos croyances formées à partir de notre conditionnement, nos tendances individuelles et nos formes de jugements qui façonnent la réalité que nous vivons à tous les jours. Si nous désirons transformer notre réalité, nous devons en premier lieu renouveler les idées qui sont ancrées depuis longtemps dans notre inconscient.

Nous sommes tellement habitués de nous laisser influencer par nos dirigeants sociaux et religieux, les médias et les experts de tous genres qu’en tant qu’individus la majorité a presque perdu la capacité de penser pour soi. Tout ce qu’ils veulent, tout ce qu’ils font et tout ce qu’ils pensent vient d’une autorité en dehors d’eux-mêmes et ils sont convaincus que ceci représente la norme. La liberté individuelle de pensée est menacée et à moins que nous ne retrouvions notre pouvoir intérieur, la confusion sur qui nous sommes va continuer de nous aveugler; car c’est vraiment un manque de connaissance de soi qui est à la base de tout déséquilibre. Mais découvrir qui nous sommes et réclamer notre pouvoir individuel demande de prendre responsabilité pour soi-même, et l’idée de ne plus avoir quelqu’un d’autre à blâmer pour nos désillusions entraîne souvent une peur inconsciente.

Sommes-nous prêts à envisager une attitude plus positive face à l’étape de la maturité? Si oui, il est temps de renoncer aux fausses idées qui limitent notre croissance individuelle. Il est temps d’embrasser cette nouvelle liberté qui s’offre à nous et qui devrait être basée sur le respect, l’appréciation et l’acceptation de soi. Certaines coutumes anciennes célébraient déjà cette étape de la vie et savaient reconnaître la sagesse accumulée à travers une vie vécue.

Un acte de liberté

La maturité représente le temps idéal pour explorer la dualité de notre être plus à fond, accueillant d’un côté la nouvelle image que notre corps nous offre et d’un autre côté se réveillant à l’aspect spirituel que nous avons si souvent négligé. Il n’est jamais trop tard pour se réinventer et adopter de nouvelles croyances qui s’alignent plus étroitement avec qui nous sommes devenus. Renoncer à nos anciennes idées programmées qui ne cessent d’imposer leurs exigences sur nos joies est un acte de liberté qui signifie que les craintes, les tourments et les restrictions de notre jeunesse ne s’appliquent plus désormais. L’heure est à la gaieté, à la redécouverte de la grande simplicité de la vie, non au regret du passé. Les trésors que nous avons accumulés suite à nos choix de vie deviennent évidents à mesure que l’épanouissement de notre jardin de vie révèle les fruits mûrs de nos expériences, que l’on se doit de savourer au lieu de les laisser se dégrader dans le sol de nos nostalgies ou de nos préjugés.

Liens d’amour

Et notre âme va retourner chez soi un jour, rapportant avec elle des cadeaux, des récits d’aventures et des gâteries comme souvenirs de ce beau voyage qu’elle avait entrepris dans un corps humain. Les liens d’amour qu’elle aura formés lors de cette expérience de vie unique viendront ainsi ajouter une autre page dans son livre d’histoire de vie éternelle.

La maturité nous accorde finalement le temps et l’opportunité de s’éveiller au plus grand amour de notre vie, en formant un lien conscient avec notre âme, la source même de l’amour éternel qui anime notre existence éphémère.

Bonne maturité à tous et chacun.

Une leçon de vie pour le moins inattendue…

En 2006, je me décide, je demande un éventuel congé sabbatique à mon employeur, car je suis blasée de travailler, je n’y trouve plus aucun intérêt, à part l’aspect financier. Je débute donc, en mai 2008, mon congé sabbatique pour une période de deux années. Je me sens comblée de bonheur, je prends le temps de déguster de délicieux cafés, je me remets à faire de la peinture à numéros (!), je lis tous les livres qui m’interpellent. En un mot, je profite pleinement du temps libre qui m’est accordé, je m’amuse à faire toutes les activités que j’aime.

Six mois passent, et à ma grande surprise, l’ennui s’installe insidieusement et je ne sais plus trop que faire de mes journées. J’ai l’impression d’avoir fait le tour. Je tourne en rond dans la maison, je procrastine sur les travaux de peinture et de rénovation que je voulais effectuer lorsque je travaillais, mais que je reportais faute de temps…

Un matin, je me réveille avec la déprime peinte sur le visage. Comme je n’ai rien de mieux à faire, je sors à l’extérieur prendre du soleil en espérant que cela me remontera un peu le moral. J’ouvre la porte de l’enclos de Kina, notre labrador blonde, pour la faire courir un peu en lui lançant la balle. Pour une des premières fois, je réalise (nous avons cette chienne depuis 3 ans, mais ça c’est une toute autre histoire…) qu’elle est enthousiaste, qu’elle saute de joie, de bonheur. Elle attend intensément que je saisisse la balle pour lui lancer comme si c’était la première et dernière fois qu’elle allait l’attraper et me la ramener, pour finalement recommencer avec la même frénésie ce jeu répétitif et bien banal.

Intriguée par ce comportement débordant d’entrain et de gaieté, je décide de lui faire passer quelques tests. Je lui sors sa laisse et je constate le même enthousiasme, la même joie de vivre, même si à tous les jours nous parcourons, plus souvent qu’autrement, le même trajet dans notre quartier. Par la suite, je dépose sa laisse et j’entre dans la maison pour y prendre un aliment que je tiens dans la paume de ma main. Je lui fais sentir sans lui donner pour observer sa réaction. Curiosité, enthousiasme, impatience de goûter à ce nouvel aliment. Je suis surprise, pour moi, ce n’est qu’une banale petite carotte…

Bon là, je me dis qu’il y a quelque chose qui ne fonctionne pas chez moi. D’accord, il n’y a rien à s’enthousiasmer à courir après une balle, à marcher en laisse ou à manger un quelconque légume… Mais peut-être que je passe à côté de l’essentiel de la vie, soit la simplicité et la joie du moment présent, qu’un animal est capable d’accueillir pleinement.

Cette chienne ne correspond pas aux critères de beauté avec sa bosse sur la tête, son grand nez et ses grandes oreilles, ses dents qui jaunissent avec l’âge… Mais elle s’en fiche, elle ne veut que participer à la vie, alors que j’attends d’atteindre la perfection physique que je me suis promise d’avoir un jour avant d’être bien et heureuse… Utopie de ma part.

C’est vrai, j’admets qu’elle n’a pas d’ego, ni la conscience d’être qui elle est…, mais elle est, à ce niveau, beaucoup plus libre que moi.

Depuis cette journée particulière, dès que je sens cette sensation de déprime revenir, je retourne voir ce maître paisible et heureux dans sa niche et je lui laisse m’apprendre les leçons de base de la vie pour accéder finalement au bonheur d’être tout simplement.

Conclusion de cette histoire : Lorsque le disciple est prêt, le maître arrive… parfois sous une forme inattendue et poilue, soit sous la forme d’un chien!

Créer en famille, créer sa famille, en toute simplicité

La réussite d’une rencontre créative en famille nécessite la réunion de plusieurs conditions, comme pour tout acte de création. L’une d’elles consiste bien sûr à se réserver un lieu adéquat (séjour, chambre, sous-sol, etc.) et une plage de temps suffisante pour ne pas étouffer dans l’œuf une activité qui a besoin de prendre son envol. Il s’agit également de se faire plaisir et de miser sur la confiance, en soi et dans nos proches. L’importance de cette démarche familiale réside bien moins dans l’objectif à atteindre, que dans l’écoute de notre processus créatif, un pas après l’autre et en toute simplicité avec ceux que l’on aime. Enfin, les encouragements, l’esprit du jeu et la spontanéité sont de fidèles alliés pour éviter le sabotage de l’autocritique et des jugements de valeur sur autrui. Très nombreux sont ceux qui dénigrent leur propre potentiel créateur. J’ai fait partie, moi-même, de ceux dont le verdict est en général sans appel, aussi tranchant que la lame du bourreau : « Moi, je ne suis vraiment pas doué en dessin! » ou « Je ne sais pas écrire ». Il est étonnant de constater à quel point l’autocritique – et l’autocensure qui peut en découler – sont des modes de pensée pour lesquels tant de gens développent presque du talent. Une sorte de conditionnement dès le plus jeune âge a relégué la création à une pratique secondaire, voire tout simplement inutile, et réservée à une élite d’intouchables. Pourtant, faire du beau m’apparaît totalement accessoire, tandis que risquer d’être vrai, au diapason de soi-même, constitue le défi majeur de la vitalité.

C’est en devenant père que j’ai expérimenté des jeux créatifs au sein de la famille, afin de tisser des liens plus subtils entre parents et enfants, mais aussi à l’intérieur du couple. Cela a confirmé une fois de plus que la créativité, cet élan vital qui caractérise l’être humain, coexiste autant chez l’enfant que chez le parent adulte. Dans un univers où le travail et le temps prennent beaucoup de place, la créativité rapproche et consolide. Depuis que notre enfant, le plus grand, est en âge de nous accompagner dans nos créations, nous nous retrouvons régulièrement pour du dessin, des collages, de la peinture et des créations originales autour de la table de la cuisine. Ces moments exceptionnels font aujourd’hui partie de notre quotidien. Pour réaliser des cadeaux, bien sûr, mais surtout sans objectif particulier, pour passer un moment de détente et de plaisir, ensemble. L’avantage est aussi de reléguer aux oubliettes pour quelques heures l’omnipotence des écrans de télévision, de jeux et de téléphonie, capables d’aspirer toute une famille dans son gouffre de passivité et d’individualisme.

Cette initiative créative est aussi venue bousculer des traditions ancrées depuis des générations, comme Noël et les fêtes d’anniversaire. La croissance de nos enfants a coïncidé avec une surabondance de cadeaux souvent inutiles et dispendieux. Cette tendance ne cesse de s’accroître, avec à chaque fois la torture quasi-obligatoire, pour nous autant que pour les autres, de « faire plaisir » et de trouver une bébelle à chacun. En particulier, cette tradition de fêter on ne sait plus trop quoi – le changement d’année, la naissance d’un messie ou l’arrivée du gros barbu par la cheminée – me pèse de plus en plus péniblement. La question s’est posée et se pose encore avec acuité : comment sortir de la spirale infernale du cadeau obligé? Cela n’a pas été facile et ce n’est pas encore gagné, nous avons pourtant introduit l’idée d’offrir « autre chose » à nos proches. Quelque chose de plus humain, dans lequel nous investissons temps, passion et bonne humeur. Nous risquons une attitude différente, démontrant à chaque fois qu’il est possible de s’amuser, et de grandir aussi, dans une activité de créativité familiale. La dernière fois, nous avons ainsi disposé de vieilles chutes de contreplaqué, de colle et de restants de peinture, auxquels se sont rajoutés roches, bois flotté et morceaux de verre dépolis ramassés sur la grève de Tadoussac. Cet assemblage magique a permis la fabrication de cadres à photo très originaux. Dans ces moments-là, plus besoin de parler, car ce sont les mains qui se mettent à raconter, les pinceaux qui chuchotent et les sourires qui créent la connivence. Notre œuvre collective est surprenante, inattendue et n’apparaîtra sûrement pas dans une galerie d’art. Pourtant, elle a été remise par mon fils à ses grands-parents, et je sais que ce présent « fait maison » représente bien plus qu’un cadeau ordinaire. Imparfait, croche, mais unique.

Communauté, simplicité et non-violence

Dans cette chronique, nous vous présentons différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Je viens de recevoir une lettre d’une communauté amie super inspirante, et cela me donne envie de vous la faire connaître. Il s’agit des randonnées à bicyclette des super-héros du Sanctuaire Stillwater, qui fait partie de l’Alliance des possibilités (traduction libre de Stillwater Sanctuary/Possibility Alliance Superhero Bike Rides).

Mission et vision
Mission simple et concise : « to uplift life ». En français, on dirait quelque chose comme « soutenir la vie, l’aider à s’épanouir ».

Cinq principes guident le développement :
1. Simplicité, toujours plus de simplicité;
2. Service et aide;
3. Engagement social et activisme non-violent;
4. Transformation personnelle et travail sur soi (la communauté est décrite comme « intoxication-free », c’est-à-dire libre de sources d’intoxication);
5. Joie, plaisir, folie, gratitude et célébration.

La simplicité en trois actes

1. Communauté n’utilisant aucun produit pétrolier
Les membres du Sanctuaire ne consomment que des produits locaux (rayon de 100 miles), ils fabriquent leurs vêtements, n’ont pas d’électricité et ne consomment pas de combustibles fossiles. Les résidents se promènent à vélo, utilisent des chariots ou autres tirés par des chevaux et voyagent par train. Ils ont un four solaire et un poêle à bois, mais pas de frigo, et leur alimentation est principalement crue, dans toute la mesure du possible. De plus, ils sont très « low-tech ». Leur recours à des moyens technologiques est très limité. Ils dorment sur des lits de paille et aiguisent leurs outils à la main, leurs malaxeurs sont manuels, ils fabriquent leur propre peinture à base de lait, ils s’éclairent aux bougies et n’ont pas d’accès Internet. Ils sont friands de musique, même s’ils ne disposent d’aucun système de son : alors, ils jouent eux-mêmes les instruments et ils chantent!

2. Économie du don
La communauté du Sanctuaire s’inspire d’une communauté établie en France et appelée l’Arche, projet basé notamment sur les valeurs gandhiennes de non-violence et sur des principes radicaux de simplicité : chaque année, toutes ses ressources sont distribuées. Comme cette communauté, le fonctionnement du Sanctuaire repose sur des dons. C’est ainsi qu’elle a obtenu la terre et la plupart des choses qu’elle possède.

3. Permaculture
Les membres du Sanctuaire possèdent 110 acres de terre qui sont exploités selon les principes de la permaculture :
• une portion est réservée aux bâtiments, à l’agriculture, à l’étang et à la vie quotidienne;
• la deuxième est une forêt exploitée pour ses ressources en bois et en nourriture;
• la troisième est un secteur protégé.

Mon impression
Lors de ma courte visite, en 2008, la communauté naissante m’a éblouie par les valeurs qu’elle défendait, par les principes mis en application jour après jour, par le courage et la force des gens qui mettaient sur pied, au prix de beaucoup d’énergie et avec peu de ressources, un projet si ambitieux et si merveilleux. Malgré leurs positions radicales face à la consommation de produits pétroliers, à l’économie, à l’orientation de l’agriculture, ces personnes étaient lumineuses, heureuses, pleines d’amour, de sourires et de chansons à partager!

Cette communauté compte aujourd’hui sept adultes et deux enfants qui vivent grâce à un budget annuel de 9 000 $. Elle reçoit chaque année près de 1 500 visiteurs qui assistent à des ateliers, à des formations ou à des évènements qui sont tous gratuits (même la formation en permaculture!), et tous ces visiteurs sont logés et nourris. Vingt pour cent des dons recueillis sont dirigés vers des personnes et des organismes dans le besoin.

Cette communauté, située dans le Nord du Missouri, déménagera dans le Maine, afin de mieux déployer son activisme.