L’argent

Connaissez-vous beaucoup de gens qui entretiennent un rapport sain avec l’argent? En fait bien peu sont vraiment à l’aise avec l’argent. Soucis, inquiétudes, stress, comptes en souffrance, dettes impayées, pirouettes pour économiser, liberté réduite due au budget… Même ceux qui en ont beaucoup craignent de le perdre. Comment peut-on en arriver à danser… avec l’argent?

L’argent est perçu très négativement. Les jugements abondent. Il est sale. Il cause bien des maux, des querelles… On assiste au dévoilement de fraudes. On aime peu le commerce ou la vente. On refuse d’en avoir beaucoup, surtout en spiritualité car nous sommes détachés des biens de la terre! Finie l’époque où la spiritualité est associée au dépouillement et à l’ascétisme, où l’argent est vu comme impure. La dualité spirituel/matériel a fait son temps. De plus, l’être que je suis n’est pas conditionné par l’argent que je possède ou que je gagne.

L’argent est neutre. Il est une manifestation de l’amour comme tout le reste d’ailleurs, un véhicule d’énergie qui souligne l’échange. L’usage que nous en faisons et l’esprit qui anime nos gestes lui donnent une couleur (une odeur). N’empêche qu’on en a encore besoin pour vivre!

Notre relation à l’argent nous montre notre rapport à la vie, notre confiance fondamentale ou notre peur du manque, état viscéral de survie qui nous sert de moteur la plupart du temps. Juste de prendre conscience de nos choix motivés par la survie est tout un défi, tout autant que décider de stopper cette roue. Quitter la survie pour commencer à vivre implique une mort, moment où la roue s’arrête avant de repartir dans l’autre direction. Tel est le vrai sens de lâcher prise.

Les échanges

L’argent permet les échanges de biens, de services, de connaissances. On peut échanger aussi par d’autres moyens. Dans le passé il y a eu le troc. La végétarienne que je suis n’est pas intéressée par le troc avec des poulets d’où l’avantage d’utiliser des unités. Aujourd’hui existent des réseaux d’échanges dont : JEU, SEL, BECS, RÉEL et plusieurs autres à travers le monde. Ces groupements mettent en commun les offres et les demandes de leurs membres au moyen d’un bulletin mensuel. Les transactions se comptabilisent en monnaie locale : Heures, Points, Faveurs, selon l’organisation. Ces réseaux valorisent les ressources, les talents, les disponibilités de chacun qui sont une richesse pour d’autres. L’énergie y circule aisément dans la mesure où on s’implique.

La manifestation

Nous avons tous fait l’expérience de désirer une chose et de la voir se manifester peu de temps après. Il y a quelques années, je me suis retrouvée sans auto ni argent pour m’en procurer une autre. Il me fallait une voiture et je sentais qu’en deux semaines la situation serait réglée. Croyez-le ou non, quinze jours plus tard j’avais l’argent et… les clés. L’expérience m’a permis de prendre conscience un peu plus du processus de manifestation, source réelle de l’abondance. Une intention profonde, hors de tout doute, un état d’abandon et de foi totale en la Source, une écoute intérieure attentive et une vigilance quant aux signes extérieurs ont fait partie de mon apprentissage. Suivre mon senti, le mental au repos, aura été ma clé.

La vision

En anthropologie, on observe que les chasseurs cueilleurs vivent selon des valeurs particulières : « « À chacun selon ses besoins et de chacun selon ses moyens ». Nous en sommes bien loin en tant que civilisation évoluée, plutôt préoccupés par nos intérêts personnels.

Ma vision de la nouvelle terre (ascensionnée) est la suivante : à l’instar des chasseurs cueilleurs, chacun a ce dont il a besoin et contribue selon ses moyens. De plus, je pense que si chacun d’entre nous est en contact avec son énergie, sa source d’abondance (hors de la survie), il pourra donner ses surplus sans compter sachant qu’il aura accès à tout ce dont il a besoin.

Imaginez un peu un immense entrepôt où chacun dépose ses surplus et prend ce qu’il lui faut!

Imaginez vivre sans comptabiliser, sans commercer, donner simplement et recevoir du même coup! Ce n’est plus « Payer au suivant » (titre de film), mais plutôt Donner au suivant, pas juste à la télé, mais aussi dans notre vie de tous les jours.

Il ne sera plus nécessaire d’utiliser des moyens d’échange, car chacun offrira ce qu’il est, ce qu’il a et recevra ce dont il a besoin. On peut déjà le vivre maintenant, à toute petite échelle, avec notre entourage. Pourquoi pas!

Décembre, mois des bilans financiers… Je vous souhaite de vibrer la joie dans votre relation avec l’argent comme à l’audition d’une pièce musicale ou lors d’une randonnée en nature.

Vibrer la joie, partout, toujours.

La posture yoga qui chemine

Bonjour chères lectrices, cher lecteurs,

Je vous présente une posture de yoga qui, ma foi, est « classique » : L’arbre. On la voit partout où il y a des illustrations de postures hatha yoga dans des livres, sur Internet et ailleurs. Peut-être que vous faites déjà du yoga ou que vous connaissez un(e) ami(e) qui pratique cet art millénaire et donc vous la reconnaîtrez tout de suite sur ce croquis.

La posture de l’arbre améliore la flexibilité des hanches, renforce les chevilles, raffermit et tonifie les muscles des pieds, du dos, du torse et, naturellement, améliore notre sens d’équilibre. Ainsi, cela nous amène à développer une meilleure concentration, tout en demeurant flexible. Essayez-la pour voir! C’est un exercice pratique pour vous garder présent dans l’instant et complètement alerte.

On peut commencer cette posture en déposant le pied juste sur la cheville, puis le mollet et enfin aplatir la plante voutaire contre la cuisse. L’important, c’est de ne pas se servir du genou pour nous empêcher de glisser. Le genou contient surtout du cartilage et des ligaments qui sont plus fragiles.

Ce que je vous propose ici, c’est d’aller en profondeur dans cette posture de yoga afin de comprendre le lien réel qui existe entre le physique et l’attitude spirituelle. À prime abord, cette posture classique en est une d’équilibre. Jusque là, ça va, c’est comme évident! D’accord? Essayez-là pour voir, quelques instants. Intériorisez-vous en la pratiquant. Entrez en contact avec votre être profond et voyez quel effet cette posture crée dans votre corps. Votre respiration est-elle harmonieuse?

Voyons ce qu’il en est du côté spirituel de cette posture.

L’arbre est flexible, même s’il n’apparaît pas ainsi à vue d’œil. Dans la vie de tous les jours, l’êtes-vous? Pour nous qui sommes des bipèdes, ce n’est pas toujours évident de se tenir en équilibre sur une jambe. Spirituellement, cela peut nous faire prendre conscience de notre aspect de résilience. Vous voyez ou je veux en venir? Lorsque nous pratiquons cet asana, est-ce que nous sommes en mesure de garder un équilibre et de nous intérioriser? Si la réponse est non, c’est qu’intérieurement nous avons une difficulté personnelle à nous « tenir debout ». Maintenant, je vous invite, la prochaine fois que vous vous trouverez en pleine nature, de refaire l’arbre (Vrksasana) afin de vérifier si vous êtes en mesure de conserver cette posture plus longtemps, d’aller plus profondément sans être perturbé par les bruits environnants ou autre distraction extérieure.

Bon yoga.

Nous ne faisons que passer…

Notre vie est faite de rencontres. Mais les plus marquantes de notre vie d’homme ou de femme sont les rencontres d’amour. La perfection dans une relation d’amour n’existe pas. Il faut donc apprendre à renverser les moteurs, à renverser la vapeur. Aimer à partir de son centre, de son cœur. La rencontre est à l’intérieur de soi, pas à l’extérieur.

Là est tout le défi! Tous les enseignements ne servent à rien s’ils restent en l’air! La spiritualité n’a de sens que dans son expression au quotidien. En d’autres termes, comment être dans la conscience à tout moment et s’exprimer avec gentillesse, amour et compassion.

Dans la voie de la transformation, le quotidien est le meilleur test, loin des discours, des vœux pieux et des bonnes intentions. Transformer les poisons en miel, c’est cela l’alchimie. Lorsque le poison émerge, voilà le défi qui nous est donné pour éveiller la conscience. Et ce défi nous met directement en contact avec notre potentiel de l’éveiller pleinement. Pourquoi est-ce difficile? Parce que l’ego est toujours sur le chemin et que sa force malsaine pollue l’enseignement. C’est aussi à cause de cet ego que nous pouvons engendrer et engendrons de la souffrance.

Nous ne faisons que passer! Alors pourquoi ne pas décider, aujourd’hui, de redevenir libre d’aimer. Libre d’aimer sans limites, dans la totalité. C’est dans la légèreté et la totalité que le cœur s’éveille. Certes il s’agit d’un chemin peu fréquenté. Il demande juste de se promener dans la beauté, sans attentes et sans illusions. Mais les rencontres que l’on y fait sont sans communes mesures! Pendant la caresse, entre dans cette caresse comme dans une vie qui n’a pas de fin… Osho.

À voir le désœuvrement et la perte de repères sur la voie de l’amour de nombreux hommes et de nombreuses femmes, un constat sans équivoque : encore trop d’hypocrisie! Il y a un lourd bagage de frustration chez les hommes et les femmes. Bien souvent la sexualité dans notre société est axée sur la performance et non sur l’amour. Elle sert à évacuer la colère, la frustration, l’angoisse, l’anxiété. C’est à ce moment que la confusion s’installe entre sexe et sexualité. Et la peur d’aimer est apparaît!

En cette période de renaissance, une envie de vous rappeler les neuf portes de l’extase et surtout qu’aimer signifie, avant tout, un art de vivre. Au début de l’histoire, il convient d’accueillir le doute. C’est à ce moment qu’il faut choisir entre sécurité et inconnu. Ensuite, vient la confirmation du chemin, un signe vient confirmer ce que vous pressentiez. Apparaît ensuite l’écueil du destin, aller dans l’ombre et se relever. Intervient, alors, la mort de l’illusion, l’abandon de tout espoir. Il ne reste qu’à accepter. Cela amène à avancer les mains ouvertes dans l’espace du «  je ne sais pas ». Vous pourrez, alors, à ce moment déployer vos ailes pour, en toute liberté, aimer! Disparaître dans le vide et soudain vous éveiller. C’est alors que la rencontre du bien-aimé, devient possible; dans la même coupe, boire le même vin et partager l’ivresse. Se réjouir enfin dans l’union et s’agenouiller devant la beauté pour recevoir le cadeau!

Pour cela se souvenir que la vie humaine se résume en trois expériences culminantes : la naissance, l’orgasme, la mort. Ce n’est pas par hasard que toutes les expériences initiatiques s’apparentent à ces trois grands passages. Dans ces moments clefs, la force de la pulsion biologique nous oblige à lâcher prise. Dans ce lâcher-prise, à cause du bouleversement qu’il entraîne, notre conscience peut s’ouvrir et nous guider au-delà des limites corporelles et du mental. De ces trois expériences, seul l’orgasme a la possibilité de se répéter au cours d’une vie, ce sont donc des moments précieux! L’orgasme est un accès direct à la dimension énergétique de notre être, une porte vers la conscience. L’acte sexuel engendre la vie mais au-delà participe au mystère. L’union de l’homme et de la femme dans l‘amour crée une résonance entre le sexe et le cœur, dans cet instant sacré. Les partenaires ne font plus l’amour, mais l’amour se fait à travers eux. Ils sont, enfin, initiés au mystère de la vie.

Les arbres, les essences et les enfants

Que désirent les parents pour leurs enfants?

Nous avons d’abord demandé à Linda, mère de 3 enfants âgés entre 9 et 13 ans. « Je veux que mes enfants soient en santé et heureux. Je veux qu’ils dorment bien et qu’ils soient équilibrés. Je veux qu’ils apprennent bien à l’école et qu’ils soient bien préparés pour leur avenir. »

Par la suite, nous avons parlé avec Anthony, père de 2 enfants. Il dit que son rôle premier est d’assurer la sécurité de ses enfants. « Mais à un niveau plus spirituel? » lui ai-je demandé.

Après hésitation, il répondit comme suit : « Je ne veux pas que mes enfants manquent l’opportunité de vivre l’expérience directe avec la nature. J’aimerais qu’ils connaissent ce sentiment magique d’être un avec la nature et la vie. ».

Le commentaire d’Anthony nous amène au thème clé de notre article qui se veut le début d’une série où nous aurons la chance de discuter de thèmes reliés à notre propre essence et du lien avec les arbres. Parfois submergés dans un environnement hautement développé en technologie, comment arrivons-nous à maintenir notre relation avec la nature? Quel rôle les arbres peuvent-ils jouer dans notre vie et celle de nos enfants?

Prenez un instant pour vous rappeler d’un moment où vous avez observé des enfants grimpant dans un arbre et s’amusant à se pendre aux branches. Imaginez les sentiments que ces enfants vivaient à cet instant. Il est facile de sentir le lien naturel des enfants avec la nature et les arbres. Les rires, l’énergie et la magie du moment. Comment ils s’élancent vers eux, tout comme un vieil ami que l’on retrouve après plusieurs années.

Pouvez-vous maintenant vous rappeler d’un moment où vous avez vécu ces instants magiques, soit lors d’une visite chez grand-mère, au chalet ou simplement auprès d’un arbre près de chez-vous? Quels sont vos souvenirs? Aimeriez-vous en faire l’expérience maintenant comme adulte?

Notre travail central demeure autour de cette question de lien intérieur avec les arbres : nous fabriquons des essences d’arbres dites « vibrationnelles » pour finalement enregistrer la résonance ou l’empreinte énergétique de l’arbre pour que chacun puisse en profiter. Notre projet est une prolongation du merveilleux travail du Dr Edward Bach avec ses fleurs de Bach. En plus de notre travail avec les essences, je suis photographe d’arbres, et Céline accompagne les gens qui désirent travailler au niveau de la conscience et de leur cheminement intérieur, soit par la méditation.

Au tout début, soit en 1998, nous étions déjà inspirés de développer une essence d’arbres pour les enfants. À cette époque, Céline travaillait comme jardinière à l’école Waldorf. Le philosophe autrichien, Rudolf Steiner a créé la première école Waldorf en 1919 à Stuttgart en Allemagne. Son approche holistique permet l’apprentissage au travers du développement naturel de l’enfant.

« Mon expérience auprès des enfants fut extraordinaire. Les parents étaient attentifs aux besoins des enfants et les enfants avaient la chance de bénéficier d’un environnement très nourrissant. Toutefois, il arrivait que les enfants ressentent de la peine, de l’angoisse ou de la peur sans raisons apparentes. S’ennuyaient-ils de leur mère, étaient-ils parfois fatigués, ou venaient-ils de perdre quelqu’un ou quelque chose? Toutes les raisons étaient valables.

Nous avons donc décidé de fabriquer une essence pour ces besoins. Une potion qui allait délivrer les petits de leur désarroi. Nous l’avons surnommée « Potion souriante et réconfortante pour les enfants ».

J’ai demandé aux enfants de dessiner leurs arbres favoris. Daniel, de son côté allait ressortir les arbres qui, selon lui, convenaient possiblement aux besoins énergétiques des enfants. Une fois l’exercice terminé, nous avons comparé nos résultats et avec joie, nous constations que les enfants avaient dessiné les arbres choisis par Daniel. Je vois encore le sapin de Noël, le pommier et le saule, et Daniel se permit d’ajouter un arbre favori, le noyer cendré.

Avec la permission des parents, j’utilisais cette essence avec mes enfants. Je vois encore la bouteille rangée dans une jolie boîte rouge et dorée. L’essence s’avérait utile pour soutenir les enfants lorsque ceux-ci vivaient des périodes plus difficiles. Elle apportait le réconfort et l’assurance dans le cœur des enfants. »

La fabrication des essences et comment nous pouvons retenir la mémoire des arbres est un processus assez mystérieux. Nous pourrons discuter des différents points de vue lors d’articles à venir. Ce qui nous intéresse pour l’instant, c’est de constater comment les enfants sont particulièrement sensibles aux vibrations nourrissantes et bienfaisantes des arbres. Peut-être parce qu’ils n’ont pas à confronter les doutes du mental qui empêchent parfois l’expérience directe dans la conscience de s’épanouir en eux, facilement et naturellement.

Grâce à la potion souriante et réconfortante pour l’enfant, préparée avec leurs arbres favoris, les fondations et les racines sont nourries. Dans cette essence, nous retrouvons les arbres suivants :

Le saule pleureur nous envoie le message que « tout ira bien ». Un arbre souvent relié à l’élément de l’eau, sa forme exprime les qualités de fluidité et de flexibilité et ses branches semblent s’étendre afin de mieux nous prendre dans ses bras et nous étreindre chaleureusement.

La douce et invitante présence du noyer cendré nous offre un sentiment de sécurité. Celui-ci nous invite aussi à l’imagination et permet à l’histoire de notre vie de s’épanouir tout doucement.

L’épinette bleue à son tour nous rappelle que nous sommes intimement liés à la source vitale de la vie. Cet arbre nous aide à guérir les blessures au niveau de la séparation, le choc d’être séparé de la mère, ce qui est parfois la source de la peur de l’abandon. L’épinette supporte l’enfant qui a parfois peur d’aller de l’avant, et de quitter le bercail (lorsque l’enfant débute l’école par exemple).

Finalement, le pommetier royal, avec ses exquises fleurs rouges royales, viendra compléter notre potion souriante et réconfortante pour l’enfant. Il exprime sensiblement la finesse, la délicatesse, la nature majestueuse, soit tout ce qui exprime la royauté de l’enfant et l’enfant en nous.

Avec la collaboration de Céline Cloutier

La souveraineté de l’être, une question sociale au diapason de toute l’humanité

C’est à une révolution que nous sommes appelés, car le réel changement vient de l’intérieur tant pour les êtres que pour les collectivités.

Pour moi, oser être soi au travail rejoint oser être soi dans ma communauté, dans ma société, et dans mon humanité, puisque mon travail c’est d’écrire pour une plus grande réalisation de tous, tout particulièrement dans l’espace québécois, pour finalement en arriver à une véritable réalisation collective du Québec proprement dit.

En effet, j’écris pour que les signes d’identité qui servent à nous démarquer aujourd’hui, soit d’être des francophones adhérant ouvertement à une spiritualité laïque qui a rompu avec la religion traditionnelle, ne nous définissent plus, comme longtemps ce fut le cas tout au long des années qui ont succédé à la Conquête et précédé la Révolution tranquille, comme négativité. Époque où les signes identitaires – qui étaient alors d’être des Canadiens français et des Catholiques – nous définissaient comme une différence et non comme une dynamique, pour reprendre les mots de Miron. Une différence, toutefois, qui loin de nous élever comme humains, nous entraînait alors dans un processus de dévalorisation et de confusion par rapport à l’autre.

En effet, qui n’a pas entendu ces clichés désobligeants utilisés pour nous qualifier : petit Canadien français… peuple conquis… peur de s’affirmer… de s’exprimer… né pour un petit pain, expressions auxquelles nous adhérions pratiquement nous-mêmes à force de les entendre. Et comme on sait que ce sont par les pensées et les paroles que s’installent en nos gènes, en nos cellules, une façon de se concevoir soi-même, que c’est le système de pensée auquel je vais adhérer qui va réellement me déterminer, nous nous sommes retrouvés comme peuple en bien faible estimation de nous-mêmes, puisque ce qui est vrai pour l’individu, l’est aussi pour la collectivité dont il fait partie.

Notre posture n’était donc pas des plus enviables. Et cela a duré longtemps, suffisamment longtemps pour que la transmission se fasse d’une génération à une autre jusqu’à aujourd’hui.

Bien sûr, il y a eu plusieurs moments de reconnaissance depuis une quarantaine d’années qui ont contribué à changer la donne par rapport à notre identité, mais ce qui est inscrit est inscrit et agit donc toujours insidieusement dans nos espaces souterrains.

Or, dans le contexte de grandes transformations que vit le monde actuellement, un renversement de cette situation s’impose. En effet, nous, les Québécois, avons, de par notre culture vivante et dynamique qui apporte une contribution originale de plus en plus reconnue au patrimoine de l’humanité, un rôle primordial à jouer. Il y a donc lieu de travailler à rendre raison à neuf de la pertinence de l’option véritablement souveraine, en nos êtres d’abord, de façon donc individuelle, puis ensuite de façon collective.

Mais pour rendre raison à neuf de cette option, il nous faudra accepter d’aborder la question sous un angle totalement différent de celui que nous avions l’habitude de le faire. Et il faudra surtout accepter d’assumer cet angle, car c’est là où nous sommes rendus, comme individu et comme collectivité. Oui, reconnaître que ce qui nous définit, c’est d’abord et avant tout la connaissance des énergies subtiles qui nous entourent et nous nourrissent selon le degré d’ouverture que chacun y consent. Énergies qui ne cherchent qu’à relier l’humain à son aspect divin.

Et reconnaître également que pour assumer ces énergies subtiles, l’être se doit d’être complet dans les deux principes qui le composent, soit le féminin et le masculin. Or, nous savons tous que le principe féminin a, partout dans le monde, et ce tant chez l’homme que chez la femme, été mis de côté au profit du masculin depuis fort longtemps, ce qui a entraîné l’humanité dans des énergies lourdes très éloignées de toute subtilité.

Mais voilà que la femme qu’est le Québec surgit de ses profondeurs pour en appeler à une redéfinition de ce que nous sommes. Pour appeler les êtres à se rebrancher à la réalité concrète qui se passe, là, immédiatement, entre les uns et les autres, au lieu de s’en remettre à un système nous éloignant toujours plus de soi-même d’abord, et des autres, à la toute fin.

C’est à une révolution que nous sommes appelés, ni plus ni moins. Une révolution qui montrera que la souveraineté, tant individuelle que collective, est une question sociale au diapason de toute l’humanité.

La nouvelle ère bouleverse toutes les données établies, car elle sollicite le pouvoir des sens en chacun de nous afin d’amener l’essence dans les sens, et cette essence… c’est l’amour. Ce n’est qu’en ayant le sentiment d’avoir enfin accompli ce pourquoi nous sommes sur cette terre, en tant que Québécois, que nous trouverons la paix de l’esprit qui libère. C’est la raison pour laquelle, moi, en tant qu’écrivaine, je n’hésite pas, à l’instar d’un grand écrivain comme Kerouac, à rapprocher d’une semence mystique les racines québécoises.

Voilà ce à quoi nous sommes en réalité appelés, à reconnaître nos racines.

Tout est étroitement lié

« Vous ne voyez pas le monde tel qu’il est. Vous le voyez tel que vous êtes. » Talmud

La plupart des gens, la plupart du temps s’imaginent que la spiritualité se trouve dans « l’au-delà ». Mais il n’en est rien. C’est en nous. Tout est étroitement lié.

Il ne s’agit pas de se déconnecter de sa vie, mais plutôt de se reconnecter avec soi!

Il y a de ça quelques années, entièrement rompue, j’envisageais le suicide comme l’ultime solution. Une petite voix intérieure me répétait sans cesse mon diagnostic : « j’ai mal à l’âme ».

N’ayant aucune autre solution pour ce genre de mal, mon médecin me proposait des antidépresseurs afin de faire taire cette voix. Je me disais que de couper le son du système d’alarme n’éteindrait pas les braises qui me grugeaient de l’intérieur.

Je ne souhaitais pas « geler mes malaises » ni les « stabiliser »; je voulais plutôt les guérir.

Ou mourir.

J’avais un grand nombre de bonnes raisons de ne pas vouloir me diriger vers les démarches conventionnelles de psychanalyse ou de psychothérapie. De plus, je ne connaissais personne pouvant m’affirmer que ces démarches les avaient véritablement aidés.

Je ne pouvais aucunement envisager une démarche longue et laborieuse afin de pouvoir aller mieux. Je n’en avais pas les ressources énergétiques pour le faire.

J’ai fait une sorte de prière affirmant à la vie et à mon âme que j’étais prête à rebondir, à sortir de l’impasse.

Je sais aujourd’hui que nous avons tous ce libre arbitre de choisir ce que nous souhaitons vivre.

À la suite de ma demande, « par hasard » (comme si le hasard existait), on m’a proposé la pratique de méthodes énergétiques et méditatives afin de trouver la guérison.

Je me suis accrochée à ces méthodes excessivement efficaces comme on s’accroche à une bouée de sauvetage. J’avais alors besoin de me reconstruire et de respirer dans tous les sens du terme. J’ai combiné ma démarche avec quelques consultations en hypnose clinique. J’en ressentais les bienfaits instantanément. Chaque fois que je sortais de ma consultation, on me disait : « Tu as l’air bien aujourd’hui! ». Cela me redonnait de l’espoir.

Aujourd’hui, j’affirme avec plaisir que je me sens 15 années plus jeune qu’il y a quinze ans!

Lorsque le corps va bien, le cœur est content et la tête est légère. Un peu comme si je roulais dorénavant avec une bicyclette dont la chaîne est bien engrangée dans les rouages. Un sentiment de plaisir et de liberté me permet de bouger avec un effort moindre dans la vie. Cela devient une belle expérience, car elle se combine avec la conviction de faire partie intégrante de ce grand mouvement énergétique qu’est la vie.

La vie n’est qu’une succession de causes et d’effets. Un mouvement continu rempli de surprises.

Les méthodes efficaces de méditations et de pratiques énergétiques permettent la sécrétion de sérotonine naturelle sans les effets secondaires liés à la médication.

Je suis maintenant dans la satisfaction de vivre tout simplement. Plus proche de la nature; dans l’instant et non plus dans les scénarios imaginaires remplis d’horreurs et d’injustices. Toute ma philosophie de vie a changé. Je suis même capable de remercier ceux qui m’ont permis de vivre des difficultés pour m’aider à grandir.

Aucun maître véritable ne vous dira de ne pas écouter le corps, de le malmener, de ne pas le respecter.

Notre corps est le premier endroit dans lequel nous habitons. Il est donc prioritaire.

Il est aussi l’expression matérielle de nos pensées et de nos émotions.

L’au-delà est en nous.

Les réponses à la guérison s’y trouvent.

C’est ce que démontrent certains scientifiques tel que Mario Beauregard, auteur du livre « Du cerveau à Dieu ».

Lorsque le corps va mal, il est tendu, la tête est pleine d’énergie d’agitation, tout nous semble ardu.

Lorsque le corps va bien, il est détendu et le cœur est dans une énergie d’action. C’est plus facile.

J’ai marché longtemps, les poings serrés dans les poches, martelant de mes pieds le macadam comme s’il était responsable de mes difficultés.

Avec mes pratiques énergétiques, ma démarche s’est adoucie parce que je me suis mise à me détendre. J’ai ouvert les mains, me suis amusée à les faire bouger dans l’air libre. J’ai aussi détendu mon dos, mon cou et mes épaules aidée par des mains professionnelles. J’ai levé la tête, et j’ai vu une lumière magnifique inonder la ruelle que je croisais depuis des années sans la voir.

Mais où étais-je donc avant pour ne pas voir toute la subtilité et la beauté de cette lumière?

Le reste de l’expérience peut alors devenir délice.

C’est parfois la montée du Kundalini qui confirme que tout va bien.

Qui sommes-nous vraiment?

Depuis le début des temps, la question que l’être humain s’est posée le plus souvent est : Qui suis-je? En général, nous répondons à cette question en parlant de notre sexe, de notre titre au travail, de nos qualités et/ou de nos défauts. Lorsqu’une autre personne nous pose cette question, nous restons soit figé ou nous répondons quelque chose de vague et en général nous sommes mal à l’aise, car nous ne savons pas à quelle partie de notre personnalité nous allons faire référence.

Nous avons beaucoup de difficultés à accepter et à comprendre les expériences difficiles que nous vivons, car nous ne connaissons pas notre vraie identité. Nous nous identifions à des éléments qui ne sont pas notre vrai moi. Rebazar Tarz, un grand maître spirituel disait à un chercheur : « Le corps physique n’est qu’une expression de toi-même investie d’une forme. ». Ce qu’il voulait dire, c’est que le corps physique et notre personnalité (le petit moi ou ego) ne sont pas ce que nous sommes vraiment. Notre vrai moi est l’âme, cette étincelle divine, venue dans les mondes inférieurs pour faire l’expérience de ce qu’elle est vraiment, c’est-à-dire : amour pur. Étant donné que Dieu est amour pur, moi l’âme, je suis faite à l’image de Dieu et j’existe parce que Dieu m’aime. Voilà ma vraie identité et c’est la raison pour laquelle je dois apprendre à m’aimer et à accepter les faiblesses ou défauts de la personnalité que j’ai choisie dans cette vie.

Lorsque nous prenons conscience de notre vraie identité, il est beaucoup plus facile de comprendre le pourquoi des expériences que nous vivons. Cette connaissance nous amène à réaliser que la vie (Esprit Saint) est branchée sur les besoins de l’âme que je suis et non sur les désirs de l’ego ou du mental. Souvenez-vous de la phrase que Jésus a dite : « Demandez et vous recevrez. »; il n’a pas dit : « Demandez et vous recevrez ce que vous avez demandé. ». Jésus voulait nous faire comprendre que ce seraient les demandes de l’âme divine qui seraient exaucées.

Si vous vivez une expérience difficile et que vous ne comprenez pas la ou les raisons, essayez cet exercice spirituel qu’on appelle le chant du HU (se prononce « hiou »), lequel est un chant d’amour à Dieu. Lorsque nous chantons cet ancien nom sacré de Dieu, avec notre cœur, à voix basse ou en silence, nous établissons un contact direct entre l’âme et l’Esprit Saint. Cela nous permet en même temps d’ouvrir notre conscience et de nous élever au-dessus de l’expérience pour mieux en saisir le pourquoi.

Assis ou étendu, détendez-vous, les mains en positions ouvertes, portez votre attention à votre œil spirituel situé en arrière du front, entre les sourcils, sans forcer et commencez à chanter à voix basse ou intérieurement le son HU (hiou, …ou, …ou, etc.), simplement sur l’expiration, pendant cinq à vingt minutes. Vous pouvez aussi vous servir de ce son dans des moments de stress ou de peur, en les chantant quelques fois silencieusement à l’intérieur de vous.

Pour terminer, voici un petit secret : lorsqu’on vit une expérience difficile et que l’on réussit à comprendre le pourquoi et à apprendre la leçon qui s’y rattache, ce genre d’expérience ne reviendra pas dans votre vie, car on n’en a plus besoin.

Établir des priorités

« Au cœur de chaque être humain existe le désir de s’améliorer et de se perfectionner… Vous recherchez naturellement votre être originel. Jusqu’à maintenant, vous avez été enfant, jeune ou vieillard, un individu soit pauvre, riche, soucieux ou heureux. Aujourd’hui, libérez-vous du concept que vous êtes ceci ou cela, et retournez à votre source. Mon message est que vous devez méditer. Grâce à cette pratique, votre conscience s’émancipera. » Swami Shyam

La méditation est complémentaire à notre vie quotidienne, elle l’enchérit des merveilleux éléments de calme, de satisfaction et de détachement. Une pratique régulière nous ouvre de nouveaux horizons, car l’esprit clair et reposé nous procure l’énergie nécessaire pour entreprendre ce qui nous tient à cœur.

Si l’on faisait un recensement pour voir si la majorité des gens croyaient que d’établir une liste de priorités serait essentiel à son bien-être et à son évolution, on verrait fort probablement qu’ils y croient. Il deviendrait aussi sans doute évident que d’obtenir une force intérieure, un état général d’équilibre, de bien-être et de compassion devrait se trouver tout en haut de cette liste. Surtout si ces gens réalisaient qu’il est en fait facile d’obtenir ces états de conscience et qu’il en est bien sûr très avantageux pour eux-mêmes, ainsi que pour tous ceux qui les entourent.

Établir une liste de priorités nous permettrait d’éviter toute forme d’atermoiement et ceci nous permettrait d’utiliser le temps qui nous est alloué plus adéquatement pour parvenir à un état de satisfaction, un objectif digne d’attention.

Ne pas se prendre en mains tandis que nous le pouvons peut avoir de sérieuses conséquences. Voici donc pourquoi il faudrait considérer le temps passé au développement de l’équilibre et de la force intérieure une priorité. Une fois cet équilibre acquis, ce développement demeurera avec nous, qu’importe où nous allions.

L’expérience directe me permet d’affirmer que le yoga et la méditation sont des alternatives de choix. Tout d’abord, il est important de saisir que cette science, lorsqu’enseignée par un instructeur qualifié, est une science de vivre qui s’adresse à tous les êtres humains, de toutes les races et religions.

Il y a des milliers d’années, les sages virent que la tendance du mental était de courir après les choses et les idées, tentant ainsi de combler ses espoirs. Divers cheminements spirituels furent fondés sur une réalisation similaire : dans le calme repose la paix, l’ultime santé et la force intérieure, tel que mentionné dans le psaume 26 : « Sois calme et sache que je suis Dieu. » (« Be still and know that I am God. »).

En fait, nous avons peu d’alternatives pour gérer notre existence. J’en décèle deux :

  1. On peut courir continuellement, éviter de réfléchir et espérer pour le mieux. Cependant, il y a la possibilité d’en venir à devoir prendre des remèdes et à accepter leurs effets secondaires ainsi que leur potentiel de dépendance.
  2. On peut prendre le temps d’arrêter, de respirer, ainsi que de vivre une existence fondée sur la force intérieure, sur la connaissance du mécanisme de la conscience humaine. On met ainsi les chances de note côté, dans le but de vivre une vie plus saine et paisible.

Ne cherchons-nous pas à vivre libre de malaises physique et mental?

Carl Jung l’affirme clairement : la réflexion est essentielle, elle nous éveille, nous permet de réaliser l’univers de notre propre conscience et son potentiel. Je le cite : « Votre état de conscience ne deviendra clair que lorsque vous regarderez dans votre cœur et dans votre esprit. Ceux qui regardent vers l’extérieur d’eux, rêvent. Ceux qui regardent en eux, sont éveillés. ».

À cette fin, la méditation est une des plus anciennes techniques connues. Elle est fondée sur trois étapes fondamentales, une science qui demeure toujours efficace, même de nos jours : respirer, réfléchir et méditer avec une profondeur. Une pratique régulière produira les résultats remarquables d’une vie comblée de bonheur et de satisfaction.

Il est important de prendre le temps d’explorer notre vie et son potentiel. Seulement quinze minutes par jour nous le démontreront. S’y adonner une heure par jour aura des résultats encore plus profonds. S’accorder une journée ou même une fin de semaine de retraite aura un impact revitalisant, profond et durable sur notre existence entière. Expérimenter une période prolongée de méditation nous permet de faire encore plus sérieux, pour équilibrer notre être entier.

En méditation, le mental et les émotions sont séparés de la source de notre être, de l’observateur pur en nous, ou bien de ce que les écritures nomment la vie sous son aspect le plus pur et absolu. Être en contact avec le cœur de notre être éveille stabilité et force.

Si on a la chance d’être déjà en santé, méditer nous donnera la force nécessaire pour maintenir notre santé et bien-être.

Je n’ai plus de doute car ceux que j’ai connus qui ont appliqué ces préceptes dans leur vie ont obtenu des transformations positives remarquables. Un arbre dont les racines ne pénètrent pas profondément dans le sol peut avoir l’air glorieux, donner l’impression d’être en parfaite santé, mais si une tempête s’élevait, il ne la supporterait pas, il craquerait. Par contre, un arbre dont les racines sont enfouies profondément dans un sol de conscience et de stabilité supporterait la tempête avec grâce et flexibilité. Il parvient à faire face aux intempéries aisément. Adopter la pratique de la méditation nous permet de renforcer nos propres racines spirituelles pour obtenir une vie comblée d’aise, de bonheur et de sagesse. On le mérite bien!

Vivre ma vie comme une aventure!

Vous êtes-vous déjà posé ce genre de questions :
– Qui suis-je?
– D’où je viens?
– Quel est le sens de ma vie?
– Qu’est-ce que je fais ici?
– Pourquoi toute cette souffrance?

Moi oui!

Depuis 20 ans, je cherche des réponses à ces questions. J’ai commencé par explorer la naturopathie, l’énergie, la spiritualité, l’écologie, et finalement, le journal créatif. D’ateliers en formations, de découvertes en compréhension, de réponses qui m’amenaient à d’autres questions, toute cette recherche est devenue ma passion. Et cette passion m’a transformée, je dirais même qu’elle m’a métamorphosée.

Aujourd’hui, je me sens vivante, en paix. La vie m’émerveille à chaque instant. Mon chemin est devenu une aventure fabuleuse et je me surprends souvent à sourire en pensant à Indiana Jones et en me comparant à lui. Maintenant, je m’amuse avec tous ces instants, grands ou petits qui font ma vie.

Ne croyez pas que j’ai décidé de ne mettre que des lunettes roses!

Ne croyez pas non plus, qu’il ne m’arrive plus rien de désagréable!

Mais ma façon d’aborder ces événements a changé. Ma vision des choses a changé et ces passages difficiles sont devenus des occasions d’apprentissage dont je surveille la venue. Une image me vient à l’esprit quand j’y pense. Je me vois me frotter les deux mains l’une contre l’autre en me disant : « Ha, ha! Je t’attends la vie, quel défi à dépasser vas-tu m’apporter cette fois-ci? ».

Comme Indiana Jones, quand cela m’arrive, je cherche des solutions, j’explore les façons de traverser ce passage difficile du mieux que je peux. Je ne m’attarde pas à blâmer qui que ce soit, même pas moi-même. Je me dis : « Bon! C’est arrivé, qu’est-ce que je fais avec ça? Comment puis-je m’organiser pour aller de l’avant et faire au mieux pour toutes les personnes concernées et pour moi-même? Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette situation? ».

C’est dans ces moments-là que mon journal m’est bien utile. Si je suis en colère ou frustrée, j’écris, je dessine, je découpe ou j’arrache, je brûle aussi parfois. Si je suis triste, je pleure un peu, j’écris ma peine et puis je cherche mes solutions. J’essaie de comprendre et enfin, j’agis et j’avance, je vais vers la suite de cette merveilleuse aventure qu’est la vie.

Finalement, pour moi, la vie est devenue un jeu grandeur nature, un jeu de chaque instant. Le plaisir, le bonheur et l’amour sont devenus mes compagnons de route. Ce qui est merveilleux, c’est qu’en exprimant qui je suis à travers mes comportements et mes paroles, en osant dire ce qui se passe en moi, ce que je vis et comment je le vis, mes proches changent aussi, et c’est parfois tout aussi surprenant pour eux que pour moi. Point besoin de les convaincre ni de les changer! Cela se fait tout seul! Quand quelque chose ne va pas, je pose mon regard à l’intérieur de moi-même, je change ma vision de la situation, puis mon comportement et les choses changent autour de moi! C’est aussi simple que ça.

Alors oui! J’ai confiance en ma capacité de construire un monde nouveau en moi et autour de moi. Je sais par expérience qu’en changeant ma perspective, les choses se modifient autour de moi, qu’en établissant la paix en moi, elle s’étend autour de moi. Quand j’y pense, cela me remplit d’émotion et de gratitude et je ne peux que m’émerveiller devant la beauté de la vie et cette force qui m’habite. Pourtant, je me sens parfois bien petite devant l’immensité de la tâche à accomplir, car je réalise que ça ne s’arrêtera jamais, qu’il y a toujours à nettoyer, à transformer. Heureusement, le mieux-être qui m’habite maintenant me pousse à continuer, car je sais que cela en vaut vraiment la peine.

Mais encore! Comment maintenir cet équilibre entre mon être matériel et mon être spirituel, entre mon corps et mon esprit? « Fastoche! », dirait ma petite-fille!! Vivre l’instant présent! C’est ma phrase fétiche en ce moment. Mon mantra est « respire et sois présente ». Pas si facile que ça en a l’air puisque mon mental veut toujours aller ailleurs. Pourtant, je sais que c’est la solution pour faire grandir le Divin dans mon corps physique.

Être observatrice de ma vie à chaque instant.

Profiter du moment présent et de chaque leçon qu’il m’apporte.

Être ici et pas ailleurs, car c’est ici que Je suis, c’est ici que la vie se joue, c’est ici que l’aventure commence… ou continue, c’est ici que je me sens bien, heureuse et en paix.

Le thérapeute, le client et le corps éthérique

La médecine douce ou alternative, dans toutes ses formes et techniques, répond à la demande incessante de l’âme à une collaboration plus étroite de la personnalité afin de travailler à son autoguérison.

Ainsi, le thérapeute fait partie d’un groupe particulier de personnes reliées par l’interaction de la pensée, qui se sentent responsables ou qui sont naturellement attirées par une forme de médecine rejoignant l’intégralité de l’individu et fonctionnant sur tous ses niveaux de conscience, du physique au spirituel.

Les qualités du thérapeute, guérisseur de corps et d’âmes, sont l’empathie, la compassion, son pouvoir de communication et sa capacité de travailler en connexion avec les différents fluides énergétiques, mais surtout, le divin désir de s’unir à tous ses frères et sœurs d’âme, par l’énergie de l’amour inconditionnel. Le thérapeute développe ses capacités de contact avec sa propre âme, afin de pouvoir s’unir à l’âme de la personne en besoin d’aide, et d’agir en tant qu’âme.

Lorsque le client se présente à vous, à priori, il cherche la guérison d’une maladie ou d’un malaise, ou tout au plus, à améliorer sa santé. Mais l’âme qui vient à vous est en quête d’une guérison tant physique, qu’émotionnelle et spirituelle. Par conséquent, le client a besoin avant tout de compassion et d’amour.

Ainsi, le thérapeute a la capacité et le pouvoir de modifier quelque particule d’énergie que ce soit et peut intervenir de façon à soulager la personne à tous les niveaux d’être. Cependant, il ne lui appartient pas de changer le cours d’évolution d’une âme et ne doit pas forcer la guérison d’une personne qui n’est pas prête à la recevoir.

Le corps éthérique n’est qu’énergie
Il est composé de myriades de fils de force ou minces courants d’énergie, maintenus en relation avec les corps affectif et mental et avec l’âme par leur effet de coordination. Les courants d’énergie ont un effet sur le corps physique et le mettent en activité d’une façon ou de l’autre, selon la nature et le pouvoir du type d’énergie qui domine le corps éthérique à tel moment particulier. C’est donc par le corps éthérique que circule l’énergie émanant de quelque mental. En maintenant notre mental dans la lumière, nous sommes capables d’agir en interaction avec les énergies dirigées par la pensée. Il est maintenant aisé de comprendre comment les personnes, qui fonctionnent sur un même niveau de vibration et par les mêmes centres (chakras) énergétiques peuvent être reliées par la pensée, qui elle, est maintenue dans l’énergie éthérique par un fluide télépathique interreliant.

Ainsi, comme nous l’avons tous appris, il n’y a qu’un seul corps et qu’un seul esprit. Nous sommes tous une extension, ou expression du Divin. Nous sommes tous connectés ensemble, par des liens perçus par la vision spirituelle. Ce qui affecte un, affecte l’ensemble du monde et les individus y faisant partie. Ce que nous faisons à nous-mêmes, nous le faisons aux autres. Ce que nous faisons aux autres, nous le faisons à nous-mêmes.

Il n’y a pas une partie du corps physique ou un organe qui n’ait pas sa correspondance dans le corps éthérique.

Le thérapeute conscient dans le corps éthérique
Nous devons garder à l’esprit que le corps éthérique est un fin réseau de nadis qui communique intimement avec le système nerveux du corps physique et est le médium de transfert pour de nombreux types d’énergie.

Ce réseau énergétique, sous-jacent aux nerfs et véritable organe de réponse, transmet par le cerveau les informations au mental ou, à travers le cerveau et le mental, informe l’âme. Le système de nadis est utilisé consciemment par le thérapeute qui visualise le travail effectué sur la personne, par exemple en réflexologie intégrale par l’intermédiaire des points réflexes et des zones de contact.

Ce bref exposé n’est que la pointe de l’iceberg concernant le corps éthérique et l’intervention du thérapeute dans son travail de guérison soit des corps physique, émotionnel, mental et spirituel de la personne en besoin d’aide.

Nul besoin de s’alarmer devant l’apparente complexité du fonctionnement énergétique du corps, nous avons toujours travaillé avec ces principes, voir la mère qui frotte le bobo de son enfant, automatiquement le principe de guérison est enclenché.

Donnez-vous le temps et vous deviendrez de plus en plus sensible et conscient de l’interaction dans l’énergie entre vous et le client.