Changement de saison, êtes-vous prêts?

Il y a des choses irrémédiables dans la vie telles que l’hiver. On ne peut pas faire semblant qu’il ne fait pas froid, que la chaussée n’est pas glissante, qu’il n’y a pas de banc de neige devant l’entrée et j’en passe… Toutefois, nous avons appris à nous protéger, à affronter ces intempéries et à garder le sourire… car nous sommes prêts. En effet, les fenêtres sont calfeutrées, nous avons fait une bonne provision de bois, les pneus d’auto sont sécuritaires, nos vêtements sont chauds, et je dirais même plus, que nous narguons l’hiver car nous déployons les efforts nécessaires en investissant dans toutes sortes d’équipements pour s’amuser dehors malgré tout, et ce en tout confort.

Mais qu’en est-il de vous? Malgré que notre corps a une grande capacité d’adaptation, le supportons-nous ou en abusons-nous? Voici quelques recommandations de mises au point :

De la même façon qu’on change l’huile dans l’auto ou qu’on ramone la cheminée, il est avantageux de faire une cure de désintoxication qui servira d’abord à soulager un foie engorgé de tous nos excès (table, boisson, colère…), à supporter les reins qui font un travail merveilleux de filtration et à libérer les intestins pour permettre une meilleure assimilation des éléments nutritifs.

Tonifier notre système immunitaire et cela se fait de plusieurs façons :

  • Les bons choix alimentaires et les suppléments. En ce début de saison froide, la glande thyroïde joue un grand rôle dans notre corps, car elle fait office de thermostat. C’est elle qui règle notre métabolisme et elle est très sensible au moindre changement de température, donc nous avons intérêt à lui fournir les matériaux dont elle a besoin dont :
    des vitamines et des minéraux;
    les aliments qui contiennent de l’iode. C’est un bon temps pour découvrir les différents plats à base d’algues marines (il y a d’ailleurs de plus en plus de restaurants et de marché d’alimentation qui en propose), ou de s’offrir un enveloppement aux algues dans un centre de détente (excellente suggestion de cadeau pur Noël) ou simplement prendre des suppléments d’algues marines.
  • L’avoine et ses bienfaits. Le fameux gruau, préférable aux céréales froides, est le déjeuner le plus bénéfique pour supporter la glande thyroïde (c’est comme faire tourner le moteur de l’auto avant de partir). Cela nous rassasie et nous empêche de grignoter tout l’avant-midi, donc contribue au contrôle du poids et apporte un sentiment de satiété, notre corps n’étant plus en situation de stress (au secours, j’ai faim!). Il devient plus calme, collaborateur et performant… intéressant.
  • Les épices et les fines herbes sont aussi des nutriments très stratégiques pour notre santé. Le thym, l’origan, le piment de cayenne, la sauge ou le gingembre et j’en passe, rehaussent la saveur des plats tous ayant des vertus bénéfiques pour le système immunitaire.
  • Bien sûr, il y a tout l’arsenal de défense spécialisé important à connaître : vitamine C, capsule de yogourt, échinacée, hydraste du Canada, formule d’huile essentielle, eucalyptus, sapin, molène, lobélie. N’hésitez pas à recevoir des conseils professionnels appropriés à votre situation afin de nous assurer du succès dans votre démarche de santé.
  • Soyez à l’affût de vos pensées et émotions qui jouent un rôle primordial. On ne laisse pas entrer n’importe qui dans nos maisons, on s’informe des amis que nos enfants fréquentent. De la même façon, nous devons être vigilants pour ce qui entre dans notre esprit (les commentaires négatifs, les critiques, les messages de peurs qui nous font croire que nous sommes impuissants) ou ce qui sort de notre bouche, car nos oreilles entendent ce que l’on dit, eh oui.
  • Développez un sentiment de sécurité intérieure, une certitude authentique que nous sommes protégés, qu’il y a un sens à notre vie. Nous avons tous lu, entendu ou mieux encore, nous connaissons des gens qui, à la fin de leur vie ont témoigné de l’existence de Dieu et sont partis en paix ou ont été transformés dans des moments in extremis de leur vie. Pourquoi attendre, nous pouvons dès maintenant développer une relation intime de confiance, qui nous fortifie et nous protège.

Garde mon âme et délivre-moi! Que je ne sois pas confus ni déçu, car je cherche auprès de toi mon refuse. Psaume 25 : 20

Une flore intestinale… qu’est-ce que ça mange en hiver?

Afin de favoriser une bonne digestion et de maintenir son côlon en santé, celui-ci a besoin d’un allié, c’est-à-dire sa flore microbienne ou sa flore intestinale dont il était pourvu dès la naissance. Ces micro-organismes qui peuplent notre système digestif, mènent une vie très intense. Ils peuvent être bénéfiques ou pernicieux dépendamment de l’état de son milieu. Sa population au niveau du tube digestif est de 100 000 milliards d’individus dont 400 espèces différentes. Proportionnellement, nous devrions avoir de 80 % à 85 % de bactéries amies vs 15 % à 20 % de bactéries putréfactives. Trop souvent malheureusement, ce pourcentage est inversé. La paroi interne du côlon étant un filtre très fragile, ne devrait laisser passer à travers sa muqueuse que les nutriments essentiels et faire obstacle aux toxines. C’est donc dans son déséquilibre qu’il transforme et laisse passer les microbes qui s’y trouvent. Il devient alors le siège de plusieurs maladies, du fait qu’il augmente considérablement la prolifération de bactéries pernicieuses qui sont propagées insidieusement dans tout notre organisme. C’est pourquoi son état est très précieux et comporte de graves répercussions sur la santé en général. Saine, la flore intestinale riche en immunoglobuline, neutralise les micro-organismes pathogènes (causant des maladies). La constipation ou la diarrhée sont des signes d’une flore intestinale dérangée à cause du phénomène d’absorption par les intestins des matières fécales.

Facteurs causant son déséquilibre
Le stress, la consommation de médicaments, la surconsommation de protéines, les aliments contaminés par des bactéries et des pesticides de toutes sortes, colorants, additifs, conservateurs alimentaires et toutes autres substances indésirables que l’on retrouve légalement dans les aliments de consommation, la pollution de l’air, et enfin l’hypochlorhydrie (excès d’acidité gastrique).

Bienfaits d’une flore saine
Facilite la digestion en permettant une utilisation maximale des aliments ingérés par leur dégradation finale pour être finalement assimilés par notre organisme et en produisant des enzymes digestifs.
Aide à maintenir un taux de cholestérol acceptable dans le sang.
Prévient les infections, en tapissant le tube digestif, elle obstrue les pores dans lesquels pourraient adhérer des micro-organismes pernicieux (effet de barrière).
Redonne au côlon son mouvement original (le péristaltisme) prévenant ainsi constipation, diarrhée, etc.
Contrecarre l’action des agents irritants grâce à ses propriétés antibiotiques et antibactériennes naturelles, prévenant irritations, inflammations, etc.
Contribue à rétablir un ph normal dans le système gastro-intestinal et les conduits urinaires.
Contrôle la croissance des micro-organismes responsables de la production de toxines dans le côlon et évite la putréfaction des aliments dans l’intestin (gaz, ballonnement, etc.).
Renforcit le système immunitaire; selon Kousmine, le milieu intestinal est un champ de bataille immunologique majeur de notre organisme. On peut dire que 70 % de notre système de défense se trouve au niveau du système digestif.

Comment peut-on reconstruire sa flore?
Plusieurs aliments ou suppléments particuliers ont des propriétés thérapeutiques qui ont été vérifiées.
Le réjuvelac; eau fermentée obtenue à partir du blé germé. Lors de cette fermentation, l’acide lactique produit détruit les bactéries nuisibles.
Le kéfir; champignon à bactéries. Le Dr Mokom a consacré sa vie à la recherche sur le kéfir. Il a guéri plusieurs maladies grâce à cette fermentation.
Le filia; ferment lactique, détruit les bactéries intestinales nuisibles et assure un environnement sain et favorable à l’assimilation, la production de vitamines et l’élimination des toxines.
Le jus d’herbe de blé (ou d’orge); obtenu à partir de jeunes feuilles de céréales cultivées, assure une régénération totale de la flore intestinale.
Les lactobacillus, acidophilus et bifidus ou probiotiques; (communément appelés capsule de yogourt) culture pure de bactéries nécessaire au fonctionnement intestinal et présentant de nombreuses vertus thérapeutiques.

L’irrigation colonique est une autre façon de prendre soin de sa santé intestinale. Par l’élimination des déchets parfois accumulés depuis des années, elle élimine microbes, toxines, mauvaises bactéries, champignons à levure, parasites et tout autre micro-organisme pouvant affecter votre organisme. Aussi, l’hygiéniste du côlon devrait procéder à un implant de bactéries lactiques après chaque irrigation pour s’assurer d’une saine reconstitution de la flore intestinale.

Étant l’hôte dès notre naissance d’une flore intestinale, il nous incombe la tâche tout au long de notre vie de la maintenir en équilibre pour toutes les raisons que je viens de vous énumérer. Votre santé dépend de la qualité et de la quantité de ces micro-organismes bénéfiques qui œuvrent sans cesse pour vous. De là, l’importance de votre alimentation… la flore intestinale est ce qu’elle mange…

La nature, source de vie et de santé

Voilà l’été qui s’achève et l’automne qui a hâte d’arriver. Ces deux saisons extraordinaires génèrent une grande abondance de couleurs et de saveurs. C’est le temps d’en profiter pour se constituer une réserve de vitamines et de minéraux facilement assimilables afin de renforcer notre système immunitaire avant la saison froide.

À chaque changement de saison, je fais une cure de 7 à 11 jours pour régénérer mon organisme et lui assurer une bonne mise en forme. Ma cure d’automne consiste en une alimentation composée de fruits et de légumes crus ou légèrement cuits, que je mange à volonté. J’ajoute quelques amandes, cinq ou six par jour et je me prépare de bons jus à l’extracteur. Les pensées positives font aussi partie intégrante d’une bonne assimilation et d’une meilleure santé. Elles contribuent par le fait même au bon succès de cette cure miraculeuse.

Notre généreuse mère la terre nous offre non seulement une abondance de fruits et légumes sains, mais aussi une multitude de remèdes naturels dont voici quelques exemples :

La carotte, crue, elle regorge d’enzymes et de vitamines. On peut aussi la consommer légèrement cuite ou bien la passer à l’extracteur. Excellente source de vitamines A, B, C et E, ses minéraux et alcalinisants favorisent la désintoxication et fournissent une aide précieuse pour la reconstitution de l’organisme. Ce légume-racine orangé aide à prévenir la constipation et il exerce une action bénéfique sur le foie et la vésicule biliaire. On lui attribue aussi des vertus préventives au niveau des cancers et protectrices, particulièrement au niveau du cœur. Enfin, parmi ses nombreux bienfaits, on compte aussi une réduction du taux de cholestérol.

Les courges : la citrouille et les autres courges orangées comme le butternut, la acorn, les courges spaghetti ainsi que les zucchinis et l’aubergine sont des aliments antiacides. Excellents pour les poumons (prévention du cancer), ces légumes favorisent aussi le bon fonctionnement des reins et de la vessie. Les courges ont aussi une action bénéfique sur les désordres inflammatoires et leurs graines sont dotées de vertus laxatives purgatives et peuvent concourir à éliminer des parasites.

D’autres légumes d’automne comme la pomme de terre, le chou et le navet possèdent des propriétés antiacides.

Sachons profiter de cette abondance pour varier nos menus. J’utilise beaucoup le poireau et l’oignon. Cru, ce dernier est excellent pour les poumons et le système respiratoire. Quand il est cuit, il devient un excellent tonique pour le cœur et le système circulatoire en favorisant la désintoxication et la régénération des artères.

On ne peut parler de l’automne sans mentionner la pomme, cette reine des fruits, qui compte, elle aussi, de nombreuses vertus salutaires. Parmi celles-ci, les plus reconnues sont sans doute l’élimination du mauvais cholestérol et l’augmentation du bon cholestérol. La pomme est aussi excellente pour le cœur et les intestins (contre la constipation) et on lui attribue même une action antivirale. Elle contribue à stabiliser le taux de sucre dans le sang et à neutraliser l’acidité gastrique. Elle exerce une action tonifiante sur le foie et la vésicule biliaire et elle peut aider à soulager l’arthrite.

Soyons reconnaissants envers la terre pour cette abondance et toute cette nourriture bienfaisante. Rendons-lui hommage pour une alimentation saine et équilibrée. Nous en récolterons santé, joie, bonheur et plaisir. C’est aussi ce que je vous souhaite,

Chaleureusement.

Solutions aux vaccins

Nous avons vu, dans le dossier Vaccins de l’édition précédente de Cheminement (janvier-février 2006), que la vaccination cause de nombreux problèmes à court, moyen et long terme. De plus, elle n’empêche pas la maladie qu’elle est supposée enrayer. Nous avons reçu de nos collaborateurs des articles superbes, vous offrant des solutions concrètes, afin que vous puissiez améliorer votre santé et celle de vos chers en toute sécurité.

Les articles de Suzanne Couture et de Geneviève Laverdure vous parleront de la relation entre le physique et le psychologique. Avant de vous y arrêter, je vais ouvrir une parenthèse personnelle pour les parents qui voudraient avoir plus d’outils concrets avec leurs chérubins. Vous pourrez ensuite continuer avec l’excellent article de Martine Vaugien pour obtenir des trucs d’une naturopathe chevronnée, et savourer les recommandations ayurvédiques de Yogini.

Voici quelques trucs de base que j’ai essayés moi-même avec mes trois moineaux. Comme mes enfants n’étaient pas vaccinés, j’ai concentré beaucoup sur le système immunitaire.

  • alimentation naturelle et biologique;
  • germinations et aliments crus;
  • suppléments de qualité (Vit. C et E, multivitamines et minéraux, etc.);
  • teintures (échinacée, sapin, millepertuis, achillée, gaillet, …);
  • tisanes de plantes sauvages (consultez le livre d’Anny Schneider, Plantes sauvages médicinales);
  • Acupuncture (par un spécialiste qui utilisera les points immunostimulants);
  • réflexologie des mains, des pieds et des oreilles (j’utilise les « révélateurs » de Madeleine Turgeon, madelturgeon@sympatico.ca);
  • homéopathie (par un spécialiste qui offre des dosages adaptés au client);
  • élixirs floraux, minéraux et animaux (voici deux compagnies locales : www.essences.ca et www.elixirsterraflora.com);
  • minimiser les ondes nocives (TV, ordinateur, cellulaire, four micro-onde; lisez sur le Feng Shui et consulter le site www.essentia.com);
  • surveiller le site de la maison (lignes électriques, eaux souterraines; consultez un géobiologiste ou un radiesthésiste);
  • pierres et cristaux (pierres de sel, sélénite, quartz, géodes);
  • rires, jeux, sorties en plein air;
  • parler de son ressenti (La communication non violente de Rosenberg est super!);
  • repos, méditation, yoga, tai-chi, massage, sauna, voyages;
  • réaliser qu’on est divin et que toute maladie est un cadeau qu’on se créé.

Pour avoir d’autres idées, consultez les thérapeutes souvent disponibles dans les boutiques d’aliments naturels de votre région ou, encore mieux, prenez rendez-vous avec un des spécialistes qui s’annoncent dans notre revue. Si votre style de vie est bien éloigné de cette liste, prenez un item à la fois. Vivre en santé est possible, mais il implique un changement radical de la vie que mène un Québécois moyen.

Sur ces mots, je vous laisse goûter un peu aux mets de choix que nous ont concoctés nos auteurs. Bon appétit!

La ruée vers l’or Échinacée

Pourquoi prendre de l’échinacée? Une question qui mérite le détour assurément…

Commençons par un peu d’histoire avant tout chose.

Toutes les espèces d’échinacées sont originaires de l’Amérique du Nord. La plante s’est principalement répandue dans les grandes plaines américaines, sans se rendre au-delà des frontières canadiennes ou mexicaines.

Les Amérindiens vivant dans les grandes plaines à l’est des Rocheuses distinguaient les différentes espèces d’échinacées et soignaient une multitude de problèmes de santé, notamment les infections des voies respiratoires et les morsures de serpent. Des semences d’échinacée datant du XVIIe siècle ont d’ailleurs été découvertes dans des fouilles archéologiques menées sur des sites occupés par les Sioux Lakotas.

Par la suite, les pionniers arrivés d’Europe se sont également approprié l’échinacée pour les mêmes usages médicinaux que ceux utilisés par les Amérindiens. Et dès 1800, les médecins pratiquant la médecine contemporaine utilisaient l’échinacée dans leur pratique clinique.

Quelques décennies plus tard, les vertus de la plante sont tombées dans l’oubli en raison de l’arrivée dans le commerce des antibiotiques de synthèse. Toutefois en Allemagne, seul îlot de résistance, les médecins, qui ont découvert la plante vers 1920, continuèrent à l’utiliser.

C’est dans ce pays que les premières et les plus importantes études scientifiques sur l’échinacée ont été conduites. Cette plante est devenue tellement populaire que l’importation américaine ne put suivre la cadence et qu’il fut décidé de cultiver l’échinacée en Europe.

À travers les divers écrits recensés à l’époque sur l’utilisation de l’échinacée, il a été remarqué à quel point elle était utilisée pour un grand nombre de problèmes, probablement plus que toute autre plante. Elle était à vrai dire considérée comme un remède universel.

De nos jours, l’échinacée est principalement utilisée pour les propriétés médicinales suivantes :

Propriétés primaires

Immunostimulant, antitumoral

Propriétés secondaires

Anesthésiant, antifongique, anti-inflammatoire, antimicrobien léger, antiputréfactif, antivenimeux, bactériostatique, bifidogène, cicatrisant, détoxiquant, régénérant des tissus conjonctifs, tonique lymphatique

L’échinacée contient de multiples composants dont en voici les principaux :

•  Polysaccharides : fibre

•  Polysaccharides immunostimulants : inuline, échinacine B

•  Vitamines : acide ascorbique (C), bêta-carotène (A), niacine (B3), riboflavine (B2), thiamine (B1)

•  Minéraux : calcium (Ca), magnésium (Mg), phosphore (P), potassium (K), sodium (Na)

•  Oligo-éléments : chrome (Cr), cobalt (Co), fer (Fe), manganèse (Mn), sélénium (Se), zinc (Zn), silicium (Si)

•  Flavonoïdes : lutéoline, quercétol, rutine

•  Huiles essentielles : bornéol, caryophyllène, germacrène, humulène

•  Acides organiques : cichorique, férulique, cafféique, chlorogénique

•  Acides gras : palmitique

•  Acides aminés

•  Alcaloïde : tussilagine

Grâce à ses composants, l’échinacée agit de manière synergique en créant des réactions en chaîne dans tout le corps. À titre d’exemple, elle peut donc être indiquée en cas :

•  d’infections bactériennes, en stimulant le travail du système immunitaire

•  d’infections virales, en inhibant la reproduction des virus

•  de prévention des cancers, en empêchant, entre autres, le développement des tumeurs malignes

•  d’infections du système respiratoire (amygdalite, laryngite, otite, sinusite, bronchite, pneumonie, etc.), surtout si elle est prise dès les premiers symptômes

•  d’infections du système urinaire, inflammation pelvienne, infection utérine, prostatite, candida albicans

•  de problèmes d’abcès, acné, furoncles, herpès (génital, buccal), zona, mycoses, eczéma et urticaire allergiques, impétigo, morsures et piqûres, plaies suppurantes et enflammées, surtout en usage interne pour soutenir et stimuler le système immunitaire

•  de problèmes liés au système digestif (appendicite, ulcères intestinaux, etc.)

Il ne faut également pas négliger l’effet préventif de cette plante, qui peut être prise, notamment en cas d’épidémie dans les écoles, garderies, famille, milieu de travail.

Si vous avez à subir une intervention chirurgicale, il serait bon d’en prendre pendant la semaine, voire le mois avant l’intervention, ainsi qu’une semaine après, ceci afin de minimiser le risque d’infection.

De même que pour éviter l’éventuel effet secondaire (infections au Candida) lors de la prise d’antibiotiques.

Malgré toutes ces vertus, il est important de noter que prendre l’échinacée sur de longues périodes peut mener à l’épuisement du système immunitaire, du fait qu’il s’agit d’une plante très stimulante. On veillera donc à l’utiliser pendant quelques jours ou semaines puis d’arrêter un certain temps pour ensuite recommencer au besoin, afin de ne pas créer d’effet de tolérance.

Maintenant que le détour a été pris, voici pour le plaisir une information plus terre à terre concernant la meilleure façon de déterminer s’il s’agit d’échinacée : son goût est âcre, cela picote sur les muqueuses et engourdit la bouche!

L’intestin perméable. L’intestin comme une passoire?

Que faire avec un intestin perméable?

Saviez-vous que la plupart de nos problèmes de santé commencent dans notre intestin? L’intestin perméable est une condition en progression constante au sein de la population; elle touche des milliards de personnes dans le monde. En plus des problèmes digestifs, plusieurs conditions de santé y seraient associées comme les allergies saisonnières, les migraines, la fatigue, les problèmes de thyroïde, les douleurs articulaires et les maladies auto-immunes.

L’intestin constitue la plus grande barrière de défense entre le corps et le monde extérieur. Il joue un rôle important dans l’absorption des nutriments, et il doit également évacuer les virus, bactéries, parasites et toxines à l’extérieur. Lorsque l’intégrité de la barrière intestinale est compromise, de petits trous se forment dans l’intestin, et son contenu peut alors se retrouver dans la circulation sanguine ou le système lymphatique. Ce qui passe par ces petits trous n’est pas nécessairement de la nourriture, mais des pathogènes, des protéines mal digérées, de bonnes bactéries ou des déchets toxiques qui devraient normalement être excrétés. Voilà la raison pour laquelle on dit que l’intestin est « perméable ». 

Quels sont les symptômes d’un intestin perméable?

Même si certaines personnes ne ressentent pas ou peu de symptômes digestifs, les principaux symptômes de l’intestin perméable sont les intolérances alimentaires. Dans pareil cas, des particules d’aliments moins bien digérées réussissent à passer la barrière intestinale causant ainsi une réaction du système immunitaire. Si cette situation n’est pas réglée, elle pourra dégénérer et causer plusieurs problèmes de santé, notamment l’arthrite, l’eczéma ou les migraines.

Cinq étapes pour rétablir la santé de l’intestin (dans cet ordre)

Retirer : les aliments irritants, les pathogènes et autres facteurs qui endommagent l’intestin (stress, manque de sommeil, anti-inflam­matoires, antibiotiques).

Remplacer : ce qui manque pour supporter la digestion comme des enzymes digestives, du cidre de pommes ou des plantes amères.

Inoculer à nouveau : pour refaire la flore intestinale avec des aliments riches en probiotiques comme la choucroute, le kimchi, le kéfir ou le yogourt de coco.

Rééquilibrer : votre style de vie (gestion du stress, activité physique), limiter l’exposition aux toxines.

Réparer : avec des suppléments appropriés et certains aliments comme le bouillon d’os.

Voici le texte des encadrés :

conseil pratique

Pour aider l’intestin, on peut apporter certains changements à l’alimentation, par exemple, augmenter la consommation de légumes à au moins six tasses par jour. Pourquoi cette quantité? Parce que les légumes contiennent des fibres qui nourrissent les bonnes bactéries et fournissent les micronutriments nécessaires à la santé intestinale. L’ajout de bons gras (huile d’olive, poissons et noix) aident à réduire l’inflammation. 

ce qui m’inspire

La médecine fonctionnelle vous connaissez? Il s’agit d’une approche complémentaire individualisée qui s’intéresse aux causes des problèmes de santé et pas uniquement aux symptômes. Elle est basée sur la science et encourage le partenariat entre la personne et le thérapeute pour promouvoir un état de santé optimal.

saviez-vous que

Certains aliments sont susceptibles de fragiliser l’intestin et de le rendre
perméable? Il s’agit du gluten, des produits laitiers, du maïs, des huiles végétales raffinées, du sucre et des organismes génétiquement modifiés. Ces aliments sont inflammatoires et peuvent nuire au rétablissement de la fonction intestinale. 

Il l’a dit…« Le médecin du futur, c’est le patient. » – Sachin Patel, spécialiste de la médecine fonctionnelle

Pour en connaître davantage Pour en connaître davantage sur la santé intestinale et le rôle que joue l’alimentation, je vous invite à lire Digestive Health with Real Foods d’Aglaée Jacob, diététiste-nutritionniste, M.Sc.  

Auto-immunité : quand le corps s’en prend à lui-même

Notre système immunitaire travaille sans relâche toute notre vie pour nous défendre contre les agresseurs qui pourraient nuire à notre santé. Que se passe-t-il lorsqu’il décide de s’attaquer à nous-même? C’est précisément ce qui arrive dans le développement des maladies auto-immunes. Notre système immunitaire détruit nos propres tissus comme ceux de l’intestin pour la maladie cœliaque ou ceux des articulations dans les cas d’arthrite. 

L’incidence des maladies auto-immunes a considérablement augmenté au cours des 30 dernières années affectant plus de 23 millions d’Américains. Comment est-ce possible? Même si notre génétique pourrait être à l’origine du tiers des risques de développer une maladie auto-immune, les deux tiers restants­ seraient attribuables à notre environnement, à notre alimentation et à notre mode de vie. Cela signifie que nos choix alimentaires et notre mode de vie influencent le déve­loppement de ce type de maladies. Ainsi, selon nos choix alimentaires et nos choix de vie, nous avons le pouvoir d’inverser la réponse de notre système immunitaire,

Le lien avec l’intestin
Saviez-vous que plus de 70 % de notre système immunitaire se retrouve dans notre intestin? Les aliments fournissent les nutriments nécessaires au système immunitaire afin qu’il puisse être efficace. Cependant, ces mêmes aliments, notamment le sucre et les aliments ultra-transformés, peuvent aussi être une source d’inflammation. Quant au gluten et aux produits laitiers, ils peuvent rendre l’intestin perméable, c’est-à-dire que l’intestin fuit comme s’il avait des trous. Lorsque l’intestin est fragilisé, il laisse passer des indésirables dans le sang, met le système immunitaire sur ses gardes et contribue au développement des maladies auto-immunes.

Heureusement, le retrait des aliments inflammatoires de l’alimentation et l’ajout de vrais aliments soutiennent notre santé et aident à réduire l’inflammation ce qui contribue à inverser l’auto-immunité. Une alimentation riche en nutriments, comme l’alimentation paléolithique, nourrit notre corps et l’aide à rétablir le système immunitaire. Cette alimentation aide aussi à rétablir la santé de l’intestin et à régulariser le système hormonal.

En résumé, afin de soutenir le corps pour calmer un système immunitaire en feu, il faut :

  1. Rétablir la santé de la barrière intestinale (pour aider la digestion, éliminer les intolérances alimentaires);
  2. Contrôler le taux de sucre pour limiter l’inflammation;
  3. Réduire le stress physique et émotionnel.

L’ère de la nouvelle conscience révolutionne la qualité de notre rapport à la vie

Les recherches scientifiques en épigénétique soutiennent que plus nous choisissons d’être conscients dans nos pensées, nos choix et nos actions, plus nos cellules se comportent pour le bien de l’ensemble en communion avec la vie.

Par conséquent, nos cellules pensent et répondent elles aussi avec conscience en régulant l’expression du génome, et les nouveaux paradigmes de conscience sont gardés en mémoire dans le patrimoine génétique.

Bref, nos cellules sont le reflet de l’expression de l’intelligence cosmique au cours de milliards d’années, en tant que biologie.

En effet, nous savons maintenant que nos habitudes et nos attitudes de vie activent ou désactivent quotidiennement nos gènes, et que ces expressions s’impriment en se propageant comme une onde jusqu’au noyau de nos cellules affectant tout, incluant notre système immunitaire, notre cerveau et notre système hormonal.

Néanmoins, la clé de voûte de l’épigénétique réside dans la mito­chondrie cellulaire. C’est grâce à la bioénergétique mitochondriale que la cellule s’adapte à son environnement. En dirigeant la force vitale et la biogenèse, la sagesse mitochondriale détermine la destinée de l’être dans son ensemble.

D’après le neurologue Dr David Perlmutter et l’anthropologue médical Alberto Villoldo, la mitochondrie représente le berceau du féminin universel, le point d’entrée dans la dimension cachée de la vie.

On sait depuis longtemps que les mitochondries sont au cœur de notre métabolisme puisqu’elles gouvernent la respiration cellulaire (pulsion primordiale) et la fonction génératrice d’ATP (énergie).

Mais, on ne fait que commencer à apprécier comment les dysfonctions mitochondriales peuvent être à l’origine d’un vaste répertoire de pathologies affectant à peu près tous les systèmes de notre organisme. Actuellement les chercheurs explorent ce lien avec les maladies comme le lupus, le cancer, l’Alzheimer et le Parkinson.

Enfin, la mitochondrie orchestre le mécanisme de régulation des gènes et contrôle la qualité des télomères (extrémités des chromosomes qui protègent l’ADN) en produisant fidèlement un bon niveau de méthylation au cours des divisions cellulaires. Et, c’est justement ce processus méthylé qui favorise le terrain biochimique de préservation de la vie et qui définit la manière avec laquelle une cellule va utiliser ou non nos gènes.

Les « ites » de l’hiver

Durant la période froide, plusieurs infections bactériennes et virales sont courantes : bronchite, sinusite, otite, laryngite, amygdalite, rhume, grippe…

Avec ses huiles essentielles antibactériennes, antivirales et stimulantes pour le système immunitaire, l’aromathérapie a déjà fait ses preuves. Et elle nous offre une grande variété de possibilités pour prévenir et traiter ces infections.

Parmi toutes les possibilités, en voici quelques-unes qui sauront vous accompagner tout au long de l’hiver :

Eucalyptus radié (eucalyptus radiata) : Sans danger pour toute la famille, cette huile essentielle stimule le système immunitaire et est antivirale, antibactérienne, expectorante, en plus d’aider à calmer la toux.

Lavande aspic (lavandula latifolia cineolifera) : Douce pour toute la famille et idéale pour les enfants, elle stimule le système immunitaire, est antivirale, antibactérienne et expectorante. Son action antalgique analgésique calme les douleurs liées aux otites et aux sinusites.

Origan compact (origanum compactum) : Antibactérien et antiviral puissant, immunostimulant et considéré comme un antibiotique naturel, on l’utilise souvent en prévention, mais il est vraiment puissant en traitement aigu des affections des voies respiratoires. On doit prendre certaines précautions lorsqu’on utilise ce guerrier.

Ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) : Utile en diffusion et en application locale, cette huile est aussi utilisée en interne en synergie avec du miel. Elle est antibactérienne, antivirale, expectorante, immunostimulante et elle aide à prévenir et à traiter toutes les ites.

Pruche (tsuga canadensis) : Essence du Québec, chouchou de plusieurs. Elle est antibactérienne, antiseptique, expectorante, oxygénante, antitussive. Elle est très utile en diffusion pour désinfecter l’air et traiter les infections des voies respiratoires.

Menthe poivrée (mentha piperita) : Très utile pour soulager les douleurs et l’inflammation en cas de sinusite, d’otite, de fièvre et de mal de gorge. Elle est expectorante, antivirale et antibactérienne. Elle vous aidera à avoir un second souffle grâce à sa fraîcheur.

Que vous utilisiez ces essences aromatiques en application locale sur la peau (diluées dans une huile végétale), en interne (pures sur la langue ou diluées dans du miel ou de l’huile végétale) ou en diffusion atmosphérique, il est important de s’informer des précautions d’emploi pour chacune d’elles. Certaines peuvent avoir des contre-indications. En cas de doute, demander conseil à un aromathérapeute.

Cet hiver, prenez plaisir à respirer librement en transformant l’air que vous respirez en air sain et aromatisé. En choisissant des essences qui vous inspirent, elles sauront toucher votre cœur à chaque inspiration.

Le microbiome — Nourrissez-vous bien vos bactéries?

Le microbiome, anciennement connu sous le nom de flore intestinale, est constitué des milliards de bactéries qui nous habitent et sans lesquelles nous ne pourrions survivre. Nous aurions en nous autant sinon plus de bactéries que de cellules, ce qui pourrait représenter jusqu’à 2,5 kg. Quand nous mangeons, elles mangent aussi. On parle de suppléments  et de probiotiques, mais on parle rarement de ce que nos chères « colocataires » aiment manger.

Les bactéries
Nous avons souvent considéré­ les bactéries comme étant « méchantes » et responsables de différentes maladies, d’où le besoin de les éliminer. Mais en les percevant ainsi, on se cause bien du tort. Nos microbes nous aident à digérer, à avoir de l’énergie, à produire des vitamines, à réguler notre appétit, à renforcer notre système immunitaire pour nous défendre contre les mauvaises bactéries. Les bactéries mangent comme n’importe quel autre organisme. Les bonnes bactéries vont utiliser nos déchets pour en faire des nutriments, tandis que les mauvaises mangent nos nutriments et en font des toxines.

Nourrir son microbiome
Notre microbiome a besoin d’être nourri, mais bien souvent on le prive de ses nutriments essentiels. Qu’est-ce que ça mange, des bonnes bactéries? Des FIBRES!!! Surtout celles de végétaux, dont les légumes et les fruits. C’est ce qu’on appelle les prébiotiques. Il s’agit de fibres non digestibles, connues également sous le nom d’oligosaccharides. Malheureusement, notre alimentation en contient souvent trop peu, ce qui aggrave les problèmes digestifs et l’inflammation, affaiblit notre système immunitaire, rend la perte de poids plus difficile et augmente le risque de maladies chroniques. Pour s’aider à avoir un microbiome bien diversifié, il faut avoir une alimentation très variée afin de fournir à nos bactéries leur nourriture préférée et faire plaisir au plus grand nombre possible de bonnes bactéries.

Nous savons tous que les probio­tiques sont importants, qu’ils proviennent d’aliments fermentés comme la choucroute, le kombucha, le kéfir ou d’un supplément, mais ce sont les prébiotiques qui vont les nourrir. En combinant les deux, vous obtiendrez de biens meilleurs résultats. Puisque ces fibres ne sont pas digérées, elles deviennent la source de nutriments pour nos bonnes bactéries. Chouchouter son microbiome, c’est prendre soin de sa santé.