L’art de bien vivre les transformations

Que l’on soit enfant, adolescent ou adulte, des événements de la vie nous obligent à changer. Que ce soit la maladie, les deuils, les séparations, les problèmes scolaires ou au travail, les handicaps ou autre perte, nous réagissons. Nous vivons alors des moments de déni, de colère et de tristesse qui peuvent avoir un côté destructeur et augmenter notre souffrance. Cela prend parfois beaucoup de temps avant d’accepter que ces étapes de vie nous rendent plus humains, à l’écoute de soi et des autres, nous préparent pour la suite qui peut être merveilleuse une fois la porte franchie.

Lorsque nous sommes dans un de ces moments critiques, consulter un thérapeute pour faciliter le passage est important pour éviter que la souffrance ne s’installe trop longtemps. Certaines personnes arrivent en thérapie en disant qu’elles veulent revenir comme avant, mais ce ne serait certainement ni souhaitable ni vraiment possible. D’autres arrivent désespérées en pensant qu’elles ne s’en sortiront pas, elles n’ont plus de joie de vivre ni le goût de continuer la route parce que la souffrance est trop grande ou parce que plus rien ne les intéresse. Certains vivaient pour l’autre qui n’est plus là ou se désespèrent de voir qu’un de leurs proches n’est pas dans la norme. Ils réagissent en s’accrochant à des attitudes malsaines, développent des dépendances dont il est encore plus difficile de se sortir par la suite.

La thérapie par l’art permet aux personnes de s’ouvrir sur leurs souffrances sans nécessairement passer par la parole, vivre les émotions dans un lieu sécuritaire et accepter les étapes difficiles en étant accompagnées. De plus, le processus vécu lors de la thérapie permet de développer de nouveaux intérêts et habitudes saines lorsqu’une pratique s’établit.

Pourquoi l’art direz-vous, car souvent on pense que l’art ne sert à rien! Au contraire, les images, les sons, l’écriture, le mouvement du corps et la danse sont des outils de centration sur soi. Les sensations qu’ils procurent lorsqu’on revient à la source sans jugement, servent d’exutoire aux tensions, apportent une liberté qui aide à se sentir bien et s’accepter tels que nous sommes. Par exemple, les couleurs, les textures et les formes qui sont observées ou créées dans le contexte d’une thérapie ramènent des souvenirs, des expériences désagréables et agréables, des émotions qui cherchent à s’exprimer et lorsqu’elles le sont, un espace est libéré pour que d’autres expériences prennent place. Il ne s’agit pas de performer, mais plutôt de se retrouver et de réapprendre à s’aimer.

Pour qu’une réelle transformation prenne place, il est nécessaire de prendre du temps pour regarder, écouter ce qui est ressenti, comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi, demeurer sensible à ce que nous sommes sans les jugements sociaux apportés par l’éducation. Être en contact avec soi n’est-il pas en fait de vivre sans les frontières imposées de l’extérieur. Pour ce faire, il est parfois essentiel de remettre en question les valeurs reçues pour choisir celles que l’on veut conserver et ainsi arriver à un état de bien-être optimal. Réapprendre à jouer comme un enfant avant qu’il se soit fait dire qu’il chante mal ou qu’il n’est pas bon en dessin ou qu’il ne sait pas danser. Retrouver le goût de jouer pour le simple plaisir de découvrir de nouvelles couleurs, des sons et des pas de danse qui donnent le goût d’être vivant, d’apprécier tout ce que la vie a de bon à offrir.

Lorsqu’on parle de transformation, on parle de croissance et d’une compréhension du monde qui amène un mieux-être. Une image me vient à l’esprit : celle de la chenille qui devient chrysalide et qui se transforme ensuite en papillon. Je vous invite à dessiner ces trois stades et à inventer pour vous la transformation qui se vit lors de ce processus.

Imaginer les sons à l’intérieur du cocon jusqu’au battement des ailes du papillon, la transformation du corps en inventant les mouvements, les sensations et les émotions associées à se promener sur une branche d’arbre sous la forme de la chenille, vivre ensuite des mouvementas restreints et faire les efforts pour sortir du cocon avant de vous retrouver en pleine liberté, les ailes déployées en plein soleil. N’est-ce pas là un exemple de transformation réussi que nous offre la nature dans toute sa splendeur?

Avant de consulter une thérapeute par les arts, je vous invite à vous informer sur sa formation, car ce n’est pas encore un titre réservé et certains s’y improvisent sans avoir reçu les connaissances essentielles qui permettent de bien connaître le cheminement thérapeutique des clients.

Découvrir ce qui donne une âme à sa maison

En pénétrant dans une maison (le terme maison englobe ici tout lieu de vie ou de travail), on peut parfois arriver à ressentir l’énergie qu’elle dégage. On peut même y ressentir la vie. Cette notion d’énergie vitale est importante quand on sait que la qualité de l’énergie qui circule dans une maison peut affecter notre bien-être en tant qu’habitant.

Cette notion d’énergie, appelée Feng Shui (mot qui signifie « vent et eau ») n’est d’ailleurs pas récente puisque les Chinois l’utilisait déjà il y a 2 500 ans dans les cimetières pour la disposition des tombes. Ce n’est que plus tard qu’il s’est étendu aux demeures des vivants, abordant la maison sous l’angle de l’énergie vitale.

L’énergie vitale! Car il s’agit bien ici de vie! Ne serait-ce pas cette vie qui confère à la maison sa propre couleur, son ambiance, son essence, son âme!

Mais comment rendre une maison vivante?

Habiter une maison, c’est avant tout considérer son lieu de vie (ou de travail) comme un « être vivant » avec qui l’on va entamer une relation à plus ou moins longue échéance. Comme on ne rencontre pas quelqu’un par hasard, on n’habite pas une maison par hasard. Dans cette optique, il peut être intéressant de se demander pourquoi l’on vit dans tel type de maison plutôt qu’un autre et de considérer notre maison comme une image-miroir de nous-mêmes.

Le phénomène miroir part du principe qu’on ne peut être « touché » que par quelque chose qu’on porte en soi, et que toutes les personnes que nous rencontrons ~ et situations que nous vivons ~ ne sont pas le fruit du hasard.

Qu’elles soient agréables ou désagréables, elles nous reflètent, comme un miroir, les bonnes et les moins bonnes parties de nous-mêmes (pour en savoir plus sur le phénomène miroir, voir le livre de Pierre Lassalle « Astrologie et relations humaines » aux éd. de Mortagne).

En ce qui concerne la maison, c’est la même chose. Notre maison est porteuse de « qualités » et de « défauts » dont nous sommes également porteurs intérieurement.

Aussi, pour rendre une maison vivante, il faut que la relation habitant/maison soit vivante, c’est-à-dire qu’on accepte de s’ouvrir à l’image-miroir qu’elle nous renvoie de nous-mêmes.

Pour cela, on peut regarder comment l’énergie y circule. Est-elle trop rapide ou trop lente? Au niveau de la polarité, notre maison est-elle plutôt ouverte ou plutôt fermée? Une maison « ouverte » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à un niveau, grandes fenêtres, absence de clôture entourant le terrain, pas ou peu de séparation entre les pièces de vie, pas d’entrée, salon donnant directement sur la rue, etc. Une maison « fermée » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à plusieurs niveaux, petites fenêtres, clôture importante entourant la maison, présence d’une entrée, pièces de vie séparées les unes des autres, etc. Comment les pièces s’organisent-elles les unes par rapport aux autres? Y a-t-il une entrée? Est-elle petite et sombre ou grande et lumineuse? La cuisine est-elle plutôt à aire ouverte donnant sur le salon ou indépendante et fermée? Etc.

Ainsi, après avoir énuméré les « qualités » et « défauts » de notre maison, nous pourrons essayer de voir en quoi nous portons ces mêmes qualités et défauts. Dans notre exemple de maison « ouverte », cela pourra renvoyer en positif aux occupants des qualités d’ouverture et d’accueil. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser ou à se laisser envahir par les autres n’osant pas leur imposer certaines limites.

Dans le cas d’une maison « fermée », l’image positive du lieu pourra renvoyer aux occupants par exemple des qualités de concentration et une capacité à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

C’est en faisant cet effort de se découvrir grâce à l’image-miroir que nous renvoie notre maison qu’il se crée alors un lien privilégié avec elle. Connaissant nos points forts et nos points faibles, nous pourrons alors entamer en toute conscience des transformations dans notre maison en fonction de nos transformations intérieures. Ainsi, en décidant de transformer tel défaut ou de développer telle qualité, nous saurons comment transformer notre maison de façon harmonieuse puisque cette transformation fera écho à notre être intérieur.

Et c’est de cette conscience entre l’âme de la maison et l’individualité de l’habitant que naîtra une relation vivante et que notre maison deviendra vivante. Et de cette relation intime, naîtra l’harmonie.

Thierry Seurre

Thierry Seurre est technologue professionnel en architecture et consultant en Feng Shui à l’Occidentale.

Courriel : tseu@delasagesse.qc.ca

www.delasagesse.qc.ca/fengshui.htm Pour toute information, vous pouvez le joindre au 450 670-3573

« La petite »

Plus je vieillis… plus je réveille « la petite » avec moi le matin…

Vous savez celle qui habite à jamais avec nous… celle qui est déterminée à être heureuse… celle qui vit la joie même pendant les jours tristes.

On l’appelle maintenant notre enfant intérieur. En prenant de la maturité, en fonctionnant dans le monde adulte avec tout ce que cela comporte, il n’y a pas souvent de place pour « la petite ».

Par ce magnifique temps de grands changements, de belles transformations, on a plus que jamais besoin de rire, de jouer, de badiner avec la vie.

Ce qui veut dire qu’on peut être efficace et drôle, sérieux et innocent, responsable et léger.

« La petite » rappelle de toujours chercher le jeu, et d’être présente simplement. C’est une vraie source d’énergie dont nous avons besoin en vieillissant. N’est-ce pas!?

Grandir avec son enfant intérieur, quelle joie!

Dans les moments de noirceur, c’est ma petite qui vient à moi et me ramène à cet endroit à l’intérieur de moi où il fait toujours beau, où le monde est ce que je veux qu’il soit.

Et vous savez quoi?

Le soir, nous nous endormons ensemble et proche.

Merci « la petite », je me remercie aussi de ne pas t’oublier!

Et vous??

Idées inspirées de la carte de Tarot Le soleil

L’envol du papillon : éloge de l’ermitage

Le papillon monarque nous impressionne par sa beauté. Aérien, il fréquente le soleil et les fleurs. Gracieux, léger, il est pourtant robuste et capable de hauts vols et de longs voyages. Ce papillon qui nous émerveille a pourtant été une chenille. Une chenille qui s’est enfermée dans un cocon de soi(e) pour accomplir cette extraordinaire transformation.

Nous, les humains, sommes aussi appelés à changer au cours de notre vie et nous avons besoin d’un environnement propice pour y parvenir. Un ermitage est un de ces lieux qui offre, tout comme le cocon, un endroit protégé, solitaire et silencieux, favorable au recueillement et à l’introspection. La chenille semble se replier sur elle-même et se cacher, isolée et solitaire. Elle est en fait à s’accomplir, à se reconstruire, à se métamorphoser, à se préparer à voler avec ses congénères. L’ermite fuit momentanément le bruit et la folie du quotidien, du monde et de la ville pour entendre sa parole intérieure, pour toucher le cœur de son être, se régénérer, et être capable de mieux aimer et entrer en relation avec les autres. La chenille a tout ce qu’il faut en elle-même, simplement, malgré la magie qu’elle opère. Notre inconscient et notre corps sont des guides sûrs pour nous indiquer nos ressources; ils nous révèlent les mystères de l’invisible qu’est notre monde intérieur.

Une chanson dit : « Tu trouveras la paix dans ton cœur, et pas ailleurs ». C’est vrai. Si ce que l’on cherche est d’être en harmonie, enraciné, heureux, connecté à soi, aux autres et à son environnement, il n’est pas nécessaire d’escalader la plus haute montagne ou de se perdre dans un désert où il y a des mirages. Se donner un temps sacré, se retirer dans le calme, loin des distractions, est une solution parfaite pour un nouveau souffle. C’est une vacance pour l’âme et le corps.

Contrairement à la chenille et au papillon, les changements pour nous sont plus nombreux et ils peuvent être de nature différente. Quand on décide d’un ermitage, on peut le faire pour diverses raisons. Se reposer, se détendre, afin d’en ressortir rafraîchi, rempli d’énergie. Réfléchir pour pouvoir poser un regard neuf sur sa vie. Traverser un épisode de détresse afin de toucher à l’espérance et à la joie. Panser ses plaies pour guérir d’un problème de santé physique ou psychique. Accepter de ressentir sa souffrance refoulée pour s’en libérer. Oser explorer des zones obscures pour y voir clair.

Il ne faut pas avoir peur de cette expérience qui ramène aux sources, à ses origines, seule manière de prendre contact avec soi, de se sentir cohérent, authentique. Retrouver ses racines signifie aller vers ce qui a un sens réel pour nous, une résonance, et cela doit nous ressembler. Il n’y a pas si longtemps, nos parents ou grands-parents connaissaient bien cette idée d’une retraite occasionnelle et plusieurs la pratiquaient. On allait faire son « examen de conscience », c’est-à-dire réfléchir et éclairer les recoins de son « âme ». Cet héritage, cette tradition de sagesse s’est presque perdue, alors qu’on se cherche éperdument. Si autrefois la retraite se faisait dans un contexte religieux, il existe aujourd’hui quelques rares ermitages laïcs qui ne font la promotion d’aucune spiritualité.

Qu’on ressente de l’insatisfaction face à sa vie, ou un désir de dépassement, ce ne sont souvent pas les quelques jours ou semaines de temps libre qui nous aident vraiment. Au moins une fois dans sa vie, il vaut la peine de s’accorder un temps précieux, de renoncer aux divertissements pour se retirer. Suivre son élan vital, se faire confiance, s’abandonner à son destin. Oser s’entendre, se ressentir, vibrer par tant d’intensité, pour que la chrysalide sorte de l’ombre et prenne son essor dans la lumière.

Et si la chenille avait refusé de s’enfermer dans son cocon?

Le mouvement intime de nos cellules

À notre époque, tout le monde s’accorde pour dire que la vie est mouvement. Au niveau cosmique, les galaxies ne sont pas stables, elles s’éloignent de nous comme de vieilles cousines avec lesquelles nous partageons le carbone de nos origines moléculaires. Dans notre corps, tout s’agite autour de quelques 100 000 réactions chimiques par seconde qui permettent de faire fonctionner nos organes, tout cela dans une synchronisation qui interroge les biologistes et émerveille les rêveurs. Même la mort est reconnue comme active avec la vie microbienne qui se développe dans le cadavre et fait de celui-ci un organisme en pleine mutation. Bref, rien n’échappe au mouvement, l’arrêt n’existe nulle part sauf dans l’éternité dit-on.

L’immobilité n’existe pas

Aussi, du fait de cette aptitude quasi universelle à bouger, on peut se demander pourquoi il est parfois si difficile de passer à l’action, si exigeant de tourner la page, si angoissant de quitter le connu pour aller explorer d’autres avenues. Et pourquoi tout d’un coup, un jour on fait le pas, on se lance et on agit.

Dans notre corps où les morts cellulaires arrivent sans cesse, des millions de cellules doivent se diviser à chaque seconde pour remplacer les cellules décédées. Avant de se couper en deux pour donner deux cellules filles identiques, la cellule se prépare dans une sorte de grossesse pour que la transmission génétique se fasse de manière équitable. Cette période de gestation appelée interphase est beaucoup plus longue que celle de la mitose à proprement dit. Est-ce que nous reproduisons ce schéma au niveau de notre vie, préférant de longs moments de doute, de crainte, de réflexion qui ressemblent à une maturation avant de faire le saut?

Nous fonctionnons comme nos cellules puisque nous sommes nos cellules et il est donc sage de prendre le temps avant de passer à l’acte. Le problème se pose quand l’indécision, la peur ou le manque de confiance aboutissent à l’immobilisme qui, nous l’avons vu, n’existe pas, même au fond de l’univers. À ce moment-là, au niveau moléculaire, un autre mouvement va se mettre en action pour nous sauver en quelque sorte de cette inertie suicidaire : il s’agit du saut quantique. Il va représenter dans l’infiniment petit, le changement radical qui n’a pu être fait dans le monde visible. En physique quantique, cette expression fait référence au fait qu’un électron qui tourne de plus en plus vite autour du noyau va, à un certain moment, faire un saut pour changer de niveau d’énergie et apparaître comme par magie à un autre endroit. Cela est possible parce qu’il reçoit une quantité d’énergie appelée quantum qui provient d’un surplus d’activité. C’est comme si une personne tournait en rond dans sa vie autour d’un travail qui, à l’instar du noyau, l’attire encore pour la sécurité, mais la frustre énormément, au point qu’elle va se mettre à surchauffer et à créer une quantité d’énergie suffisante pour lui faire faire le saut quantique. Lorsque ce mécanisme se fait inconsciemment, dans une sorte de pilotage automatique qui donne la sensation que nous sommes victimes de notre vie, ce changement vibratoire va se manifester par la maladie qui est un saut quantique décidé par le cerveau inconscient. Il faut se rappeler que le cerveau n’est pas intelligent, il est là pour être performant et préfère que cette personne frustrée qui risque de devenir trop stressée et donc de mourir, somatise dans une maladie qui lui permet de gagner du temps pour changer ce qui ne lui convient plus.

L’illusion du changement

Le plus souvent, ce qui nécessite une transformation n’est pas la vie extérieure. Changer de travail ou de conjoint est parfois une solution utile, parfois aussi un antidouleur dont l’effet sera bref. Voyager pour chercher dans l’exotisme un remède à l’insipide de notre vie, faire de l’entraînement cardio une nouvelle religion du cœur seront bien souvent des cataplasmes sur les jambes de bois de notre immobilisme. Tout au plus permettront-ils d’alléger le quanta de frustration qui évitera que l’électron à bout de nerfs ne libère son énergie dans une pathologie.

Ce qui permet à notre corps de réaliser cette transformation, c’est notre changement de vision à propos des événements que nous vivons car la science, celle dont le but est de nous rendre lucide, sait que toutes les expériences et phénomènes existants sont influencés par l’observateur. Nous avons donc une possibilité d’agir sur notre propre vie selon le regard que nous lui accordons. Bien sûr, nous savons que ce regard est faussé par toutes les croyances et programmes que nous exécutons comme des robots simplement parce que nous l’avons appris ainsi au détriment de notre vraie nature. Mais à l’heure où l’intelligence artificielle envahit nos demeures, comment pourrions-nous encore jouer les St-Thomas qui ont besoin de voir pour croire. Nous envoyons un message virtuel en un instant à l’autre bout du monde et nous ne nous croyons pas capables de passer à autre chose?

À une période de ma vie où je sentais un mouvement intérieur contradictoire avec ma réalité extérieure, j’ai eu de fortes tensions au niveau des trapèzes. Je pensais à la difficulté de changer et à ce fameux saut quantique nécessaire pour accéder à un autre niveau vibratoire donc à une réalité matérielle; je compris que j’étais tel un trapéziste accroché à sa barre, forçant sur mes muscles pour m’accrocher désespérément en attendant que la barre en face apparaisse pour que je puisse sauter. Je n’osais pas sauter parce que je ne voyais pas le nouveau trapèze alors que seul mon saut quantique l’aurait fait apparaître. Ce fut un déclic pour moi et je pris les décisions nécessaires pour créer cette nouvelle réalité. Mes trapèzes n’avaient plus besoin de s’accrocher. Je pouvais sauter et les douleurs disparurent. Je changeais d’orbite… et de bien belles opportunités apparurent.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous ne les faisons pas, c’est parce que nous ne les faisons pas qu’elles sont difficiles ». Sénèque sans le savoir parlait déjà de ce qui habite notre infiniment petit et qui permet à notre grandeur de s’exprimer dans l’action. « Il n’y a pas de mauvais choix » disait aussi mon professeur de médecine chinoise qui lui aussi percevait dans sa science millénaire la sagesse de l’action, tout en sachant que le résultat ne sera que le reflet du regard que je porterais sur cet acte. Car le résultat importe peu. Il n’est que la conséquence, mais non l’essence du mouvement.

L’essence du mouvement, c’est l’intention profonde qui me fait avancer et qui crée la réalité en accord avec mon être profond. Alors, le geste initié par le cœur prend toute sa beauté.

La communication synergique

Nous vivons présentement à l’ère de la communication. Nous passons nos vies à communiquer : que ce soit au travail, à la maison avec notre conjoint ou notre famille, avec nos amis, nos voisins, bref nous n’arrêtons jamais d’entrer en contact avec les autres. Même que nous avons aujourd’hui des appareils mobiles qui nous suivent partout nous permettant de texter, d’envoyer des courriels et d’appeler qui nous voulons quand nous voulons.

Cependant, cette communication est-elle réellement efficace? Combien de fois vous est-il arrivé de discuter avec quelqu’un avec de réelles bonnes intentions et qu’en une fraction de seconde, la discussion vire à la dispute? Combien de fois avez-vous tenté de formuler quelque chose qui vous dérange pour qu’au final l’autre personne interprète mal vos propos?

Voir le monde tel que nous sommes

Si les communications ne sont pas toujours efficaces, c’est principalement attribuable à notre façon de percevoir la réalité. Dans le livre « Les 7 habitudes des gens hautement efficaces », Stephen Covey (décédé le 12 juillet 2012), expliquait que nous avons tous une façon très personnelle de percevoir la réalité. Alors que certaines personnes admettent voir le monde exactement tel qu’il est, l’auteur affirme qu’au contraire, nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, mais bien tel que nous sommes. « Lorsque je pense, objectivement, voir le monde tel qu’il est, ce conditionnement m’impose déjà des limites » car nous croyons que notre perception est juste et que celle des autres est fausse.

Seuls ceux qui ont l’humilité de reconnaître voir le monde tel qu’ils sont peuvent voir leur propre limite et ainsi développer leur curiosité d’aller vers l’autre et de développer le dialogue, afin de mieux comprendre leur perception du monde. Plus on cherche à comprendre les autres, plus on en apprend plus sur la vie. Ainsi, en parlant de nos différences, nous prenons conscience de ce qui nous était alors inconnu, mais aussi, nous reconnaissons l’autre en tant qu’individu.

Une fois que nous reconnaissons les limites de notre perception de la réalité et que nous cherchons à comprendre l’autre, nous pouvons alors développer la confiance et la coopération à travers le dialogue.

Imaginez être dans une situation de conflit. Lorsque vous croyez voir le monde tel qu’il est, votre perception de la réalité est plutôt limitée, vous ne cherchez pas nécessairement à comprendre l’autre, sa situation, ni ses motivations. Vous pouvez l’accuser injustement et envenimer la discussion jusqu’au point où il n’y a pas de solution. Selon le schéma ci-haut des Niveaux de la communication tiré de l’ouvrage de Covey, l’auteur situe ce genre de situation comme étant perdant/perdant. Le niveau de coopération et de confiance est assez bas.

Imaginez maintenant reconnaître les limites de votre perception et chercher à comprendre l’autre. Grâce à la coopération et à la confiance, vous apportez votre solution, l’autre apporte la sienne et en discutant, arrivez à un compromis où chacun perd un peu et gagne un peu. Personne n’est entièrement satisfait du compromis trouvé, mais tout le monde y gagne un peu.

La synergie

Lorsque deux ou plusieurs personnes cherchent une solution à une problématique et que ces personnes parlent avec courage et affrontent leur vérité, chacun se sent en mesure d’exprimer sa crainte. Ainsi, s’installe un niveau de compréhension mutuel inespéré. Parce que ce qu’il y a de plus personnel est ce qu’il y a de plus commun, plus vous êtes sincères sur vos sentiments et vos doutes, plus vos interlocuteurs seront touchés et interpelés par ce que vous exprimez. À ce moment, ils se trouvent suffisamment en sécurité pour s’ouvrir à leur tour et exprimer leurs craintes. De cette façon, chacun comprend l’autre à un niveau beaucoup plus profond, comprend ses craintes, ses attentes et ses espérances.

Grâce à ce niveau de compréhension supérieur, basé sur une réelle coopération et où la confiance est absolue, une communication synergique s’installe. La communication s’enchaîne alors comme une réaction en chaîne qui s’auto-entretient. Chacun échange son point de vue, certains parlent sans finir leur phrase et pourtant tout le monde comprend, les participants pensent à haute voix et sautent d’une idée à l’autre. Bref, les échanges deviennent plus sincères et plus profonds, tous apprécient les différences des autres et tous les participants prennent un réel plaisir à interagir.

Lorsque cette atmosphère est alors installée, la communication devient réellement ouverte, créative et est propice à laisser émerger des résultats extraordinaires. Lorsqu’ils se comprennent, les participants d’une telle discussion peuvent alors regarder pour une nouvelle option, une solution qui convienne à tous et qui soit meilleure que celles qui étaient proposées séparément. Cette étape, qui demande une réelle ouverture d’esprit, est la recherche d’une victoire commune ou tout le monde est gagnant. Cette nouvelle solution est bien plus qu’un compromis, elle est le résultat de leur synergie. Leur relation n’est plus une transaction, mais une transformation.

Au final, la communication synergique catalyse, unifie et libère le potentiel de chacun. Les rapports de deux parties constituent en eux-mêmes une troisième partie plus puissante. L’ensemble devient alors plus important que la somme de ses parties et la combinaison des possibilités aboutit à un plus grand résultat. La synergie est un modèle tourné vers la collaboration, la coopération et l’entraide. Peut-être pourrait-elle créer un nouveau modèle pour les générations à venir…

Source : COVEY, Stephen. 7 habitudes des gens hautement efficaces. 1996. Éditions FIRST. 318 p.

L’année 2020 : virage et perspectives

ll est toujours délicat d’expliquer l’astrologie mondiale au grand public. On pourrait la comparer à l’univers musical composé de tonalités, de nuances, de silences et de changements de rythme. L’outil astrologique présente l’intérêt de prendre de la hauteur face aux contextes et de livrer une perspective. L’astrologie mondiale se dissocie du calendrier annuel que l’humain a établi. Les cycles astrologiques dépassent le cadre d’une année civile.

L’année 2020 coïncide avec la venue d’un cycle astrologique majeur, celui de Saturne Pluton dont la dernière conjonction en Capricorne remonte à l’année 1518.

Afin de mieux comprendre l’énergie que porte ce cycle, présentons la symbolique de Saturne et de Pluton. Saturne incarne le temps, ce temps qui fait son œuvre, apaise, restaure ou présente une vision différente des choses. Il permet de relativiser et de garder l’essentiel d’une situation passée telle que les leçons enseignées. Saturne Chronos évoque le temps nécessaire pour construire une situation et les étapes essentielles pour y parvenir. Dans les cartes de nativité, sur le plan psychologique, Saturne donne de l’information sur le rapport de l’être humain avec la discipline. L’astre appelle aux concessions et à adopter une sagesse.

Pluton fait référence aux situations anxiogènes, aux crises et propose un processus de transformation. Saturne et Pluton ont en commun un désir d’authenticité. Ensemble, ils demandent de clarifier des situations. Réunis dans le ciel mondial en janvier 2020, leur contact astrologique indique que le temps est venu de faire table rase de situations devenues obsolètes. Ils invitent le monde à ne plus se cacher derrière des évidences. Il s’agit d’une prise de conscience collective des réalités. La conjonction se déroule en Capricorne, l’un des 12 signes du Zodiaque, appartenant à l’élément Terre. Il existe quatre éléments, le Feu, la Terre, l’Air et l’Eau, répartis parmi les 12 signes du Zodiaque. L’élément Terre est en analogie avec les situations concrètes. Il symbolise une approche pragmatique.

La présence de Saturne en Capricorne propose une prise de conscience collective sur des questions sociétales urgentes à commencer par les nécessités de l’être humain pour vivre. Il est question d’un éveil collectif quant aux choses essentielles. La conjonction Saturne Pluton propose une véritable refonte des structures et de tout un mode de vie. Un monde nouveau s’éveille, avec de nouveaux codes sociaux, incluant le respect de la planète. La civilisation fait face à ses problématiques prioritaires, essentielles à sa survie. Cette sensibilisation, devenue plus grande à l’approche d’Uranus en Taureau en 2017 et depuis son entrée en mai 2018, contribue à installer ce nouveau monde.

La conjonction mondiale Saturne Pluton demande au monde de se débarrasser du superflu, de comportements égotiques et de retrouver l’essentiel. Elle annonce la liquidation d’une ère pour en substituer une nouvelle. Elle est l’emblème d’une restructuration du paysage administratif, adaptée à l’évolution en cours. Elle demande à retrouver des attitudes respectueuses où la discipline revient. Il y est question du retour de l’intégrité et de profondeur entre les êtres. Le monde se prépare à l’apprentissage de la tolérance face aux différences. Apprendre à accepter l’autre malgré ses différences. L’époque qui monte exhorte à changer les mentalités sur la planète et à adopter de nouveaux paradigmes.

On ne doit pas s’attendre à ce que cette conjonction ne fonctionne qu’en 2020. Elle prend naissance en 2020 et progressivement s’amorce une montée de nouvelles mentalités.

Les générations futures pourront comparer la société d’aujourd’hui, particulièrement la période de 2009 à 2016, avec celle à venir. Le cycle Saturne Pluton marquera l’histoire et le temps qui passe.

La planète a rendez-vous avec ce nouveau monde où la précocité des facultés intellectuelles et des hauts potentiels deviendra l’un des débats phares de la société.

Réaliser ses projets et ses rêves

Voudriez-vous vivre une transformation vers le bonheur? C’est possible. Je vais vous dire comment y arriver, mais d’abord, je vais vous dire de quelle façon j’ai vécu ma transformation personnelle.

Je crois en la théorie des petits pas, qui prône le fait de progresser chaque jour. J’ai travaillé sur moi en lisant, en suivant des formations et en écoutant des livres audios. Mes changements se sont manifesté lentement, mais sûrement. Peu à peu, j’ai gagné de la confiance en moi, du leadership et un sentiment d’enthousiasme qui est aujourd’hui démesuré. 

La plus grande découverte qu’a fait l’humanité
Tout progrès s’explique par la loi de l’exponentielle. C’est la plus grande découverte qu’a fait l’humanité (Albert Einstein). Au début, les progrès se font lentement, mais tout s’accélère grâce au temps. Les progrès de notre civilisation se sont faits de façon exponentielle. Avant, le progrès arrivait à pas de tortue, mais aujourd’hui, le progrès arrive à la vitesse grand V. 

La croissance du portefeuille bour­sier se fait de façon exponentielle.. C’est pourquoi les riches deviennent plus riches.

Je veux appliquer la loi de l’exponen­tielle à la croissance personnelle. Si vous investissez en vous, les progrès seront exponentiels après plusieurs années.

Vivre sa transformation
Le secret pour vivre une transformation de soi durable est de faire de la croissance personnelle. C’est de travailler plus fort sur soi qu’à son travail. 

Deux personnes pourraient avoir une vie identique, mais si l’une fait de la croissance personnelle, son interprétation sera tout autre. Cette personne sera plus positive, plus joyeuse et plus sereine face aux défis de la vie que l’autre personne qui n’a pas fait de croissance personnelle. 

Les gens surestiment la valeur de l’expérience et sous-estiment la valeur de la croissance personnelle. Des gens vont penser que leurs expériences de la vie leur donnent un avantage sur les plus jeunes. Sauf que s’ils ne font pas de croissance personnelle, comment feront-ils pour en tirer des leçons?

J’ai lu plus de 40 biographies, et le dénominateur commun est que les personnes dont il y est question ont fait de la croissance personnelle. Elles ont préféré faire ce qui est difficile pour avoir une vie facile que de faire ce qui est facile pour avoir une vie difficile. 

Agir
Bien qu’on travaille sur soi, il importe d’agir. Les expériences permettent de récolter ce que l’on a semé dans son esprit. Les expériences permettent d’aiguiser ses raisonnements qui mènent vers le bonheur. 

Tout se passe entre les deux oreilles. C’est pourquoi si vous voulez vous transformer, vous devez faire de votre éducation votre priorité dans la vie. On continue d’étudier après l’école, et ce, même quand on a 90 ans.

Guérir et grandir avec le champ quantique du cœur

Quand on découvre le champ quantique du cœur, on comprend que chacun peut avoir accès à sa puissance infinie de création, de guérison et de transformation. Se connecter au cœur quantique transcende la conscience de la dualité pour installer la santé, la paix et la joie dans notre réalité.

Comment le cœur est-il quantique?
En termes simplifiés, la science quantique est la science de l’infiniment petit et des infinies possibilités. C’est le monde subatomique, l’endroit où se trouvent les particules élémentaires jusqu’aux photons (ondes de lumière sans matière). Les scientifiques ont démontré que ces particules existent comme une infinité de possibilités. La particule (ou matière) se manifestera dans la réalité physique lorsqu’elle sera observée. Quand l’observateur pose son attention dans le champ quantique, toutes les possibilités des ondes dans l’espace et le temps se concrétisent dans un événement spécifique. C’est ce qu’on appelle une réalité quantique. Une autre observation pourrait créer une différente réalité quantique. Dans chaque cas, il y a un changement d’état spontané (un saut quantique).

Avec une connexion spécifique au cœur, nous pouvons amener ces propriétés quantiques à notre échelle de la réalité. C’est ainsi que les changements se feront par sauts quantiques et non par résonance vibratoire comme dans les soins énergétiques. C’est pourquoi ils sont pratiquement instantanés tout en respectant la capacité de la personne de pouvoir intégrer les changements.

En résumé, la réalité est le produit de la conscience, car le fait d’observer une onde la transforme en particule, donc en matière. On crée notre vie, on crée les changements sur lesquels on attire notre attention et le paradigme quantique nous permet d’accélérer ce processus.

Transcender la dualité à l’aide de la connexion quantique du cœur
La conscience de la dualité, notre réalité quotidienne, est la séparation entre le moi et le reste du monde. Elle est fondée sur la peur. On ne se rend pas compte que l’extérieur est un reflet de nous-mêmes. On a tendance à vivre dans le passé, en ruminant nos expériences douloureuses ou dans le futur en espérant une amélioration.

La pensée dualiste divise. On sépare les gens entre ceux qui pensent ou sont comme nous et les autres. Ce mode de pensée est contrôlé par notre ego (notre personnalité) qui essaie de se protéger et qui juge tout en fonction de ses croyances conscientes et inconscientes. On appréhende, on réagit, on se bat.

Sur le plan de la santé, la pensée dualiste excessive engendre une polarisation énergétique qui cause beaucoup de stress et nous rend malade.

La connexion au champ quantique du cœur initie un mouvement vers l’unité, une perspective élargie qui transcende la dualité et accepte la diversité. C’est un état d’être qui nous fait prendre conscience que tout est UN (comme l’a démontré la physique quantique) et qui nous fait vivre dans le présent. Cet état repose sur le ressenti du cœur et un savoir intérieur. Quand on l’atteint, c’est comme un moment de grâce, d’amour pur et de libération de nos schémas dualistes.

On a alors accès au champ infini de possibilités, on peut soigner et guérir des maux physiques, émotionnels et spirituels. On peut attirer nos aspirations profondes et créer notre vie.

Le champ quantique du cœur, une source infinie de transformation

Au-delà de la dualité, il y a l’unité, là où l’humain et le divin sont réunis. C’est un état préalable au monde énergétique.

Sa source est dans le cœur, siège de la sagesse intérieure. Il faut se connecter au champ quantique du cœur, qui permet d’accéder à l’état d’unité derrière tout, à la source, à l’état d’amour inconditionnel. Il entraîne la guérison là où se portent notre attention et notre intention. L’amour pur a un pouvoir infini de guérison.

L’expression des 4 éléments au cœur de soi

Tout autour de nous, le vivant de la nature nous enchante par sa capacité infinie de créer au moyen des quatre éléments. Contemplons un instant la terre avec ses espèces d’arbres, de plantes, de fleurs, de fruits… l’eau avec ses différents ruisseaux, lacs, mers, pluies… le feu avec ses flammes de soleils, de bougies, de feux de joie, de volcans… et l’air avec ses nuances de brises, de vents, d’ouragans, de souffles… Or, tout cet environnement qui nous entoure se trouve également en nous parce que nous sommes aussi composés de terre, d’eau, de feu et d’air. Chaque personne possède en elle-même des caractéristiques des quatre éléments en proportions diverses et selon une sorte d’alchimie combinatoire complexe qui lui est unique. Il y a en chacun de nous un élément qui s’exprime avec davantage de force, ce qui fait de nous des personnes dites de terre, d’eau, de feu ou d’air.

Il est intéressant d’aborder le mystère que nous sommes à nous-mêmes dans cette perspective et de voir quels sont les éléments qui s’expriment aisément dans notre vie et lesquels demeurent timides ou inhibés. On dit que les difficultés de la condition humaine sont souvent la conséquence d’un déséquilibre significatif de l’expression d’un des quatre éléments. La bonne nouvelle est que nous sommes des êtres en perpétuelle transformation et qu’il est toujours possible d’inviter un des éléments à prendre plus de place dans notre existence. Cette mosaïque­ du caractère fascine depuis longtemps de nombreux penseurs, dont les célèbres Carl Gustav Jung et Gaston Bachelard.

Les gens du type terre savent entrer de plein pied dans la dimension physique de l’existence. On les reconnaît à leur capacité efficace de réalisation. Trop de « terre » dans le caractère rend toutefois la personne sérieuse, rigide, sèche, pragmatique, matérialiste, prise par le travail et par le côté pratique des choses. Inversement, le manque de terre a pour effet de déconnecter la personne de la réalité. Celle-ci se trouve rapidement déracinée. Elle a de la difficulté avec les structures et les règles et elle peut aussi ignorer des besoins de base nécessaires à son bien-être, comme bien se nourrir, se reposer, se soigner.

Les gens du type eau se reconnaissent à leur capacité impressionnante de naviguer dans les situations con­flictuelles et d’apporter des solutions aux difficultés. Ces personnes sont très proches de leurs émotions, car l’eau se meut aisément et son langage est celui de la profondeur et de la subjectivité. Trop d’eau rend la personne très sensible; celle-ci absorbe tout autour d’elle et est encline à la mélancolie. Le manque d’eau s’exprime par un peu d’empathie, de sensibilité et de compassion ainsi que par la peur de ressentir.

Les personnes « de feu » sont remplies d’enthousiasme et vivent avec intensité. On admire leur capacité à s’engager et à entrer rapidement en intimité avec ce qui est. Passionnées et vibrantes, elles attirent. Un excès de feu rend colérique et impulsif, alors qu’une carence de feu s’exprime par le pessimisme accompagné de la peur de la rivalité et de l’autorité.

Les gens du type air savent prendre de la perspective, raisonner et même rêver. Un trop-plein d’air rend le système nerveux fragile et sujet à l’épuisement. La personne devient peu expressive en ce qui concerne la vie affective et a de la difficulté avec l’intimité. Le manque d’air crée de la méfiance et une difficulté de coopération.

Profitons de l’été pour renouveler notre pacte avec l’élément qui n’ose pas s’exprimer dans notre vie, dans notre personnalité. Accordons-lui notre attention afin qu’il vienne enrichir notre existence de ses qualités. Terre, apprends- moi le service et l’art de m’incarner dans l’ici et maintenant ainsi que la capacité de concrétiser. Eau, apprends-moi à m’aimer et l’art de la fluidité afin de faire de chaque obstacle une oppor­tunité. Feu, apprends-moi l’art de vivre intensément et à aimer passionnément afin que je m’engage à fond dans mes relations. Air, apprends-moi l’art de la fraternité et celui de m’alléger et de déployer mes ailes dans le ciel de mon existence!

Ainsi, en retrouvant davantage d’équilibre en moi entre les quatre éléments, ma vie peut trouver des chemins d’expression plus faciles, plus riches et plus vivants!