Le mouvement et l’être

Que dire à un poisson nageant au fond de l’eau, s’il me dit qu’il a soif?

Il baigne dans l’eau, il la respire. Qu’est-ce qui permettrait au poisson de percevoir l’eau, de s’en désaltérer?

De même, que dire à un être humain nageant au fond d’une conscience en mouvement, s’il me dit qu’il a soif de Dieu, soif de l’être? Il baigne dans cette conscience mouvante et émouvante, elle l’anime de l’intérieur.

Qu’est-ce qui lui permettrait de percevoir cette conscience, de s’en imprégner?

La perception directe de l’être
Les humains possèdent d’innombrables idées sur Dieu et sur l’être. Ils ont des croyances, des religions, des textes spirituels anciens et nouveaux.

Qui, parmi vous qui me lisez en ce moment, a vécu, perçu, expérimenté en direct la réalité de l’être dans son corps? Qui peut reproduire cette expérience à volonté? Qui a éveillé sa matière sensible de façon à percevoir le mouvement et la présence de l’univers en soi? Qui a l’habitude d’utiliser son rapport cognitif à cette conscience en mouvement dans son propre corps pour se laisser instruire, se laisser transformer par cette intelligence aimante?

Sixième et septième sens
Nous ne possédons pas seulement cinq sens, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher. Nous en possédons deux de plus.

Le sixième sens est appelé proprioception. Le système nerveux proprioceptif nous informe constamment de notre posture et de nos mouvements, toutefois la majorité des informations sensorielles captées par les propriocepteurs restent inconscientes.

Le simple fait d’éveiller nos perceptions proprioceptives déjà nous met en contact avec nous-mêmes de façon exceptionnelle. La méthode Feldenkrais, la technique Alexander, l’antigymnastique, le yoga et bien d’autres approches corporelles basées sur l’intériorité en mouvement font un travail remarquable en ce sens.

Le septième sens, nous l’appelons le sensible
Selon Danis Bois, « L’expérience du sensible m’enseigne qu’il y a une matière première, qu’elle est mouvement, un mouvement agissant partant d’un point pour s’étendre progressivement à tous les espaces puis à tout l’univers. Le Big Bang donne naissance à la fois à l’espace, au temps et au cadre même de l’existence de l’univers; l’univers naît de lui-même, partout à la fois, dans le mouvement de sa propre expansion.

Et ce mouvement est le fondement premier sur lequel repose la loi du sensible. Je l’appelle mouvement substantiel. Pourquoi substantiel? Tout d’abord parce qu’il apparaît réellement à la perception comme une substance en mouvement. Et également parce que, lorsqu’il se détermine dans la matière de l’homme, il donne naissance à l’être, un être à part entière, qui existe par lui-même et en lui-même. »

Les étapes de la conquête de l’être
La première étape, c’est ma volonté d’aller vers l’être. Par les exercices du mouvement sensoriel et par la fasciathérapie, je travaille mon enrichissement perceptif jusqu’à ce que le mouvement me tombe dessus quand je m’y attends le moins. La nuit parfois, il me réveille de sa caresse somptueuse, apaisante, qui me fait encore mieux dormir après. Quand je parle avec un ami, il me caresse soudain le cœur. Quand je m’assois pour écrire, il me masse la tête, guide ma pensée et ma main. Si je suis tendue, il se glisse dans le muscle, dans l’os et parfois me malaxe, parfois me soulage. Je reconnais en moi cette double volonté, ma volonté de bouger, et la sienne qui me meut et m’émeut, me nettoie la matière, me guérit et me fait sentir aimée.

Deuxième étape : sans nier l’existence de cette double volonté, je réalise que ce n’est pas quelqu’un d’autre que moi. Le plus grand qui est moi. Je fais la différence quand c’est moi qui pousse dans ma vie et quand je suis animée de cette autre volonté, si sage, qui change mes relations, mon travail, ma vie. Ça prend du courage et de la confiance pour m’accorder totalement à elle.

Et puis le sensible, c’est tellement savoureux, c’est tout bleu, comme un goût de l’amour incarné.

GPS et chemin de vie

Émettez votre intention et laissez l’univers s’occuper des détails. Faites confiance au processus*.
Il y a quelques mois, j’ai acheté un GPS, ce petit ordinateur de bord qui nous amènent à bon port, ma voiture et moi. Finis les détours inutiles, les erreurs de parcours et le temps perdu. Je ne peux plus m’en passer, surtout, qu’à chaque voyage, il me rappelle le processus de coaching, le pouvoir de l’intention et mon propre pouvoir (mon GPS interne) dans l’atteinte de mes objectifs.

À partir de mon point d’origine, je n’ai qu’à préciser à mon GPS où j’ai l’intention d’aller. Je peux même programmer plusieurs destinations en même temps puisqu’il les garde en mémoire. Je n’ai pas à me préoccuper de l’entre-deux car des satellites, quelque part dans l’univers, se chargent de me diriger dans la bonne direction, de m’indiquer les principales étapes à franchir et, si nécessaire, les endroits où me reposer et me restaurer. Pour ma part, je n’ai qu’à me concentrer sur le moment présent tout en imaginant avec joie comment sera ma vie à destination.

L’univers a entendu votre intention et se met au travail pour amener dans votre vie les gens, les lieux et les événements qui concrétisent votre intention. Il existe un terme décrivant cette ouverture : la réceptivité*.

Pour m’accompagner et me faciliter la tâche, une petite voix, à travers le GPS, me prévient à l’avance où et quand tourner, quelle direction prendre et, parfois aussi, quel itinéraire alternatif privilégier pour éviter les accidents de parcours ou, mieux, faire de merveilleuses découvertes.

Je crois que si vous écoutez la voix de votre cœur, les portes s’ouvriront là où vous ne saviez même pas qu’il y avait des portes*.

Si je me trompe, si je m’embourbe sur le chemin ou si je désire simplement faire un détour, la petite voix s’empresse de me rappeler quel itinéraire j’ai choisi. Je suis toujours libre de la faire taire, mais nous pouvons aussi, ensemble, choisir de modifier mon parcours si celui que j’ai choisi ne me convient plus autant, si je souhaite aller moins vite ou explorer davantage d’autres possibilités avant de poursuivre ma route.

Mon GPS interne, ce fil invisible qui m’attache à mes objectifs et à mon chemin de vie, en collaboration avec la petite voix, mon intuition, m’ouvrent alors un nouveau chemin. Confiante en eux, je n’ai pas peur de m’aventurer dans l’inconnu.

Paradoxalement, ce que nous désirons survient exactement au moment où nous cessons d’avoir peur*.

Une belle métaphore à utiliser en coaching, non? Et une histoire que je vous invite à poursuivre!

* Les citations proviennent de : Carol Adrienne. Votre mission de vie, Éd. du roseau, 1999.

Percer l’illusion

Percevoir l’être derrière l’ego ou la véritable quête de soi

L’estime de soi!…

Sujet si important et si vaste que juste tenter d’en faire l’éclaircissement demanderait bien de l’encre!

… Il faudrait à la base définir le soi.

Souvent l’image de soi fait référence surtout à l’ego. Il serait juste de dire… l’image de l’ego.

Le véritable soi ne s’atteint qu’au fil d’un long processus de nettoyage des conditionnements et des modèles véhiculés par la société dans laquelle nous nous sommes incarnés. Conditionnements propres à chacune des sociétés qui diffèrent d’un pays à l’autre. Société qui, de par ses ombres et ses lumières, dispense des éléments qui permettront des compréhensions. Autre pas dans mon évolution. Une vision éclairée et élargie développe notre capacité à identifier les modèles et critères projetés par la société dans laquelle je « baigne » et de toutes collectivités. Discernement qui incite à l’authentique quête de soi.

Quête de l’être profond que nous sommes, départi des conditionnements. Quête de l’être profond que nous sommes, départi de l’ego.

La plupart des conditionnements visent à entretenir l’ego. Venant des trois sphères où se déploie notre vie : société, famille et nous-même, ils ont une incidence certaine sur nos exigences, nos aspirations, nos déceptions et parfois même nos désarrois. Il faut apprendre les programmations de toute provenance et user d’un sain jugement à l’égard de leur influence sur notre « bien-être » ou notre « mal-être ».

Percer l’illusion en faisant le constat de l’éphémère. S’élever au-dessus et devenir conscient des structures changeantes au fil du temps avec les exigences qui y sont associées et des différentes cultures, avec leurs coutumes, qui enrichissent notre terre… c’est s’éveiller.

Et s’éveiller, c’est aussi s’éveiller à soi.

Il faut apprendre à se libérer des conditionnements qui distorsionnent notre vie, la réalité de notre être. Il y a ceux qui viennent de soi… Il faut en retracer les peurs, les souffrances, les blessures. Distinguer et ne conserver pour soi que ce qui nous appartient vraiment. Savoir garder, parmi ceux de la société du moment, ce qui est élevant pour l’âme, en récupérer les lumières. Se départir de ce qui n’est pas nous, pas propre à notre nature profonde.

Déterminer ce qui nous convient, faire des choix appropriés en respectant nos aspirations et nos limites, permet de garder ou de se réapproprier notre intégrité. Prendre conscience que nous en sommes les premiers responsables dans l’univers.

S’éveiller, c’est aussi reconnaître les mécanismes établis qui, la plupart du temps, n’ont aucun lien avec ce que je suis profondément. Dans les scénarios de vie, chaque disfonction, chaque disharmonie est une tentative de la vie de me ramener à moi, sans compromis. Capter les leçons permet de se dégager sans cesse de ses comportements malsains et de ses attitudes erronées et par le fait même, nous rapproche de notre propre identité.

Nous sommes uniques. Chaque histoire de vie est unique. Chacun arrive avec un bagage composé d’expériences, de choix, de blessures et de joie.

La résultante de tous les aspects de notre être qui nous personnifient est un cadeau continuellement offert à l’univers. Genre énergétique particulier qui dispense sa couleur et, de par le développement en valeur, rehausse l’ensemble de la qualité de vie dans l’univers.

Apprécier nos couleurs, notre personnalité distincte, en réaliser la vie, détermine l’ampleur du tremplin vers l’épanouissement.

Même avec l’ouverture et la volonté d’être constamment habité par la pensée que l’être véritable n’est pas matériel, il ne faut pas se leurrer et vouloir se targuer d’une fausse spiritualité en soutenant que l’apparence du corps n’affecte en rien l’aisance avec laquelle nous « l’habitons ».

Pour vivre une pleine liaison, l’image physique reflétée par le miroir doit correspondre à ce que je ressens que je suis, gardant ici la cohérence du genre. Quand le corps n’est pas en « accord » avec le ressenti de l’âme, il y a nécessairement disharmonie, dissonance, source de souffrance, de conflit émotionnel, de manque de confiance.

L’humain a fondamentalement besoin que l’image qu’il renvoie s’accorde avec son intérieur et sa véritable personnalité.

Sachant que nous sommes toujours le résultat de l’ensemble de nos expériences, de nos choix, si « l’image de soi » ne correspond pas à nos aspirations du moment, un questionnement éclairé s’impose. Après le long périple de mon existence, où en suis-je rendu? Savoir ce que je veux réellement être à l’avenir. Ce que je veux intégrer à mon genre et pour d’autres aspects, doucement ou carrément les abandonner afin que ma vie corresponde à ce que je suis réellement aujourd’hui. Où en suis-je maintenant en tant qu’âme et quel est l’accomplissement auquel j’aspire?

Pouvoir exprimer ce que nous sommes et pouvoir réaliser le potentiel que l’on porte sont les bases de l’estime et de la saine image de soi.

Être capable de surmonter les projections des autres, anciennes et nouvelles. En discerner ce qui peut-être m’appartenait, m’appartient encore aujourd’hui et supprimer toutes les étiquettes qui finalement sont, la plupart du temps, reliées à l’ego.

Percevoir l’être véritable derrière l’ego! Chacun doit y parvenir pour lui-même et pour autrui. Fruit d’un cheminement méticuleusement tramé par la vie, fruit de l’éveil de la conscience de soi, de l’autre et de toutes choses.

L’estime de soi, la vraie, passe par la compréhension de ce qu’est le soi. Le soi, c’est le long cheminement vers l’autonomie spirituelle, vers l’autonomie de l’esprit dépouillé de tout conditionnement, de tout comportement erroné, Elle s’acquiert avec l’éveil quand l’être devient authentique avec soi, avec les autres.

Quand on est rendu à vivre l’estime de soi, c’est qu’il y a eu un grand ménage, un véritable travail en profondeur. Beaucoup de libérations ont fait leur œuvre libérant l’être, déployant l’esprit.

La véritable image de soi émerge quand l’être n’est plus omnibulé ou simplement influencé d’aucune façon par des critères extérieurs. Quand il a rejoint sa « lumière ».

On acquiert la véritable estime de soi quand on se connecte avec le soi, le vrai soi.

En se reconnectant avec l’univers, à l’éternité, à l’essence de vie que l’on porte, que l’on est, on retrouve l’étincelle de l’énergie divine que nous sommes finalement réellement, et par là même… notre véritable image de soi.

Choisir le bonheur

Le but de toute éducation et de nous apprendre à aimer la beauté. Platon, La République

Bonheur et environnement

Y a-t-il une relation entre bonheur et environnement, entre bonheur et écologie? Bien sûr que oui! Il y a du bonheur dans le fait de nous sentir en harmonie avec notre environnement et de sentir que nous participons à créer un environnement sain, beau et prometteur de vie. Qui de nous n’a jamais ressenti le bien-être que procure une marche dans la nature, l’appréciation d’un beau coucher de soleil ou la joie de respirer l’air pur de la montagne ou de la mer? Le contact avec la nature nous met en contact avec nous-mêmes, il nous aide à atteindre la paix intérieure et représente une source de joie.

Mais, il y a certaines conditions pour que cette relation humain/environnement soit harmonieuse. La première condition et d’être conscient de cette loi de l’écologie qui dit que « tout est dépendant, la séparation n’existe pas ». Le bonheur obéit aussi à cette loi. Nous sommes liés à ce qui nous entoure, nous réagissons à notre environnement et nous l’influençons, que cet environnement soit physique, psychologique, intellectuel ou spirituel. Pour arriver au bonheur, il faut accepter d’entrer en communication, je dirais même en communion avec notre environnement, avec la vie sur notre planète, avec tout ce qui nous entoure et tout ce qui se passe à chaque instant. Communion, c’est-à-dire ouverture, partage, sensibilité à l’environnement, à l’influence de l’environnement sur soi et à notre influence sur l’environnement.

Une de mes clientes atteinte d’un cancer du foie était venue me consulter pour apprendre à visualiser. Cette cliente, partie de rien, avait consacré presque toute l’énergie de sa vie à devenir multimillionnaire, ce qu’elle avait réussi. En visualisation, elle a fait des promenades dans la nature, elle s’est détendue, elle a appris à apprécier la vie. Elle a aussi appris à devenir attentive à ce qu’elle ressentait dans son corps et à utiliser l’énergie de la nature pour stimuler sa propre énergie. De ces séances de visualisation, elle ressortait calmée, énergisée, plus heureuse. Elle a survécu près de deux ans au lieu du trois mois annoncé par le médecin. Et peu avant sa mort, je lui demandais si elle croyait que sa thérapie avait valu la peine puisqu’elle allait mourir de toute façon. Elle m’a répondu : « Jamais le ciel ne m’a paru si bleu et les fleurs si belles. Je reviens de chez moi, en Gaspésie, et la mer m’a parlé comme jamais. J’ai enfin pu me sentir attachée à cet univers, j’ai pu l’apprécier. Non! Ces deux ans de sursis m’ont permis de reconnaître ce qui est vraiment important dans la vie. Le monde est beau et j’avais oublié de le remarquer ».

Cette cliente avait appris à ne plus vivre « dans » l’univers, mais à vivre « avec » l’univers et elle en avait retiré beaucoup de joie.

Un autre avantage est que plus cette communion est active et impliquée, plus elle nous apportera de bonheur. Admirer la beauté est une source de joie. Créer de la beauté est une source de joie encore plus importante, c’est un antidépresseur naturel. J’ai souvent observé combien moi-même, mes amies et des clients dépressifs ou malheureux tiraient du plaisir à produire une pièce d’artisanat, une peinture, un vitrail, un meuble, à redécorer ou créer de leur main un nouvel environnement. Les plaisirs de l’horticulture ou du jardinage sont connus de bien de gens et leur éloge n’est plus à faire. Toute interaction avec la vie, la nature, la beauté, l’environnement élève notre âme, la transporte et augmente notre capacité à nous sentir heureux, en paix, bien dans notre peau. Lorsque j’enseignais à l’université, je donnais un cours de créativité et l’un des travaux impliquait la création d’une œuvre d’art avec des matériaux cueillis dans la nature. J’étais toujours surprise et enchantée des résultats. Au début, les étudiants doutaient de leur talent : « Je ne connais rien à l’art. Je ne suis pas un artiste ». Puis ils s’attaquaient à la tâche et découvraient la joie que procure la création et l’interaction… Avec des matériaux tout simples, ils créaient de la beauté. Ils apprenaient à mieux observer et admirer la nature et certains gardent encore leur production avec fierté après de nombreuses années. Plonger les deux mains dans la terre, l’eau ou le sable nous aide à concrétiser et à rendre plus vivante notre relation à l’environnement.

Nous sommes affectés par la beauté et par la laideur. De la même façon que nous sommes calmés et régénérés par un bel environnement ou par un beau paysage, nous sommes déprimés par une maison sale et désordonnée, par un spectacle de laideur ou de destruction. Nous sommes mieux dans notre peau dans un environnement harmonieux et nous ressentons négativement les effets du bruit, de la pollution et d’un environnement dénaturé. Je m’efforce de faire de ma maison un lieu de beauté et un havre de paix et j’en suis bien récompensée quand les gens en entrant me disent : « Je me sens mieux, apaisé, plus calme tout simplement en mettant les pieds ici ». Un psychologue qui loue mon bureau à l’occasion m’a même affirmé : « J’ai l’impression de faire de meilleures interventions ici qu’aux autres endroits où je travaille. L’atmosphère de cette maison est tellement propice au calme et à la réflexion ». Nous interagissons avec la beauté et elle nous crée de la même façon que nous la créons.

La beauté est aussi dans le regard de celui qui regarde. Nous savons tous que nous trouvons les gens et les événements plus beaux lorsque nous sommes heureux et ouverts au moment présent. Lorsque nous sommes en amour, nous trouvons tout le monde beau. C’est pourquoi il est important de choisir et d’embellir notre environnement, mais il est aussi important d’éduquer notre regard, de devenir sensible à la beauté. Léonard de Vinci donnait le conseil suivant aux aspirants peintres : « Regardez les murs rongés par l’humidité et les roches aux couleurs inégales. Vous y trouverez des montagnes, des rochers, des ruines, des vallées, des batailles, des gens, une infinité de choses et de paysages ». En d’autres mots, apprenez à regarder et vous trouverez la beauté dans tout ce que vous regardez, et cette beauté vous rendra heureux.

Les environnements trop froids et encadrés, trop éloignés de la nature, trop bruyants ou trop semblables les uns aux autres ne nous stimulent pas au niveau sensoriel, affectif et intellectuel. Notre cœur, notre esprit a besoin de beauté, d’harmonie, de silence, de contact et d’interaction avec la nature et avec la beauté. Nous ne sommes pas séparés de notre environnement, nous sommes intégrés à lui et affectés par lui. Notre bonheur dépend aussi de notre lien, de notre interaction avec un univers vivant, mouvant, stimulant dont nous pouvons percevoir l’harmonie et la beauté.

Et voici mes petits conseils pour vous aider à profiter de votre environnement et être plus heureux :

  1. Allez prendre des marches dans la nature et prenez le temps de regarder autour de vous, d’être présent à votre environnement, de le contempler.
  2. Faites de la beauté une valeur, prenez le temps de vous entourer de beauté et de remarquer la beauté autour de vous.
  3. Cultivez un jardin et plantez des fleurs ou allez regarder les jardins de l’univers.
  4. Mettez des plantes dans votre maison et prenez le temps de la décorer à votre goût. Votre environnement contribue à votre bonheur.
  5. Développez votre regard et apprenez à voir la beauté dans chaque objet, dans chaque paysage, dans chaque personne, de façon délibérée.
  6. Entrez en communion avec l’univers, avec les autres, de la façon la plus impliquée possible. Il y a plus de plaisir à faire pousser des fleurs qu’à les acheter chez le fleuriste.
  7. Soyez curieux : explorez des choses nouvelles, stimulantes et différentes. La beauté vient aussi de la diversité. Nous ne remarquons plus ce qui est trop habituel. Nous avons besoin de nouveauté. Il faut changer d’air de temps en temps.
  8. Ouvrez vos fenêtres au sens propre et au sens figuré. Laissez entrer de l’air dans votre maison et dans votre vie. Prenez le temps de respirer.
  9. Développez ou entretenez un passe-temps qui vous met en contact avec le plaisir de créer de la beauté autour de vous.
  10. Souvenez-vous que vous êtes interdépendant avec l’air, avec l’eau, avec la terre, autant qu’avec les animaux, les plantes et les personnes qui vous entourent et que prendre soin de tout cela, c’est prendre soin de vous-mêmes.

Le jardin intérieur

Nous vivons dans une société encore axée sur la production comme étant une garantie de richesse individuelle et collective. Ce modèle est promu par notre société capitaliste et par la plupart des pays de cette planète. L’accumulation de biens est une mesure de succès Le marketing s’ingénue à diversifier les produits pour que nous puissions continuer à consommer. Ce modèle est basé sur une utilisation de ressources souvent non renouvelables, et implique aussi des effets secondaires qui affectent le mieux-être des personnes et de leur environnement, la pollution étant un exemple connu de tous.

Nous continuons à voir des espèces animales et végétales disparaître, le climat se réchauffer (ou se modifier selon certains), mais comme citoyen et comme gouvernement, il nous est difficile de changer de cap pour diverses raisons. La psycho-écologie parle d’une brisure entre nous et l’environnement qui nous a en quelque sorte désensibilisés ou « dénaturalisés ». Nous sommes devenus un peu à l’image de nos produits transformés et aseptisés. Beaucoup d’entre nous ont perdu ce sens de connexion ou cette identité avec la nature qui nous permettrait de sentir le danger vers lequel nous dérivons. Nous concevons la nature comme étant extérieure à nous, et que sur elle nous avons tout pouvoir selon notre gré. Nous pensons saisir l’impact direct et indirect de toutes nos décisions touchant notre environnement.

Mais en fait nous sommes tous en quelque sorte égaux dans notre droit de vivre. Nous avons tant en commun. Notre langue commune est l’énergie qui nous habite et nous relie. Nous sommes apparemment distincts, mais en fait nous sommes interreliés. Nous sommes faits de molécules unies avec un certain niveau d’énergie. L’énergie circule dans le temps, la matière et l’espace. Un peu comme de sondes qui voyagent, cette énergie transporte informations ou images dans tout ce qui vit. En fait, à chaque instant, nous sommes en communication avec tout ce qui vit par des milliards de transmetteurs, d’antennes, racines, troncs, plumes en vol, parfums de vie, bruissements furtifs. Savons-nous écouter et communiquer ave ce monde que nous avons asservi?

Cette vision nous permet d’approcher différemment le monde dans lequel nous vivons. En retrouvant cette connexion avec la nature, nous pouvons contribuer à sa survie et à la nôtre. Nous pouvons, à notre façon, accueillir la nature, nous ouvrir à elle pour retrouver notre identité d’être vivant au sein de tout ce qui vit. La nature est généreuse et résiliente. Elle contribue non seulement à conserver plus propre l’air que nous respirons, une terre pour marcher et pour nous nourrir, mais elle nous donne également un bien-être, une énergie, un lien avec l’univers. Nous pouvons aussi voir la nature comme un mentor. L’observer et l’écouter nous apprend beaucoup sur notre environnement et notre comportement comme être humain « loca-terre ».

Si chaque personne pouvait à sa façon recréer ce lien avec la nature, nous pourrions améliorer notre monde. Mais comment faire? Où commencer? Une porte d’entrée accessible à tous pour retrouver cette complicité est… un petit coin de jardin, un balcon, un toit de verdure. Ces espaces privilégiés sont un microcosme de la nature et nous offrent une possibilité d’entrer en communication avec la nature, de la recevoir, de la respecter, de vivre en harmonie avec elle. Ce qui y pousse n’est pas seulement un élément architectural, mais devient un élément identitaire, une source de vie, d’énergie et d’équilibre, ce lien avec l’univers, le tout. Développer une relation identitaire et établir un dialogue avec notre environnement demande que nous nous définissions d’abord comme individu ou communauté. En effet, comment interagir avec notre environnement si nous ne savons pas ce qui nous anime?

Regardons nos villes bétonnées et dénichons ces coins oubliés pour leur redonner vie! Cherchons des occasions de reprendre contact avec la nature en lui donnant place. Dans ces espaces que nous pourrions créer, nous réapprendrions à être en relation avec la nature. En créant et en donnant vie, nous nous redéfinissons et transformons tout en invitant l’énergie à vibrer dans nos milieux de vie et en nourrissant nos âmes et nos émotions.

Nous devons créer dans nos villes des lieux précieux pour dialoguer avec la nature. Des lieux qui seraient un peu comme un autel offert à la nature, qui nous parlent de la vie et de notre raison d’être, où peut s’opérer un dialogue dynamique, unique à chaque individu, différent à chaque instant.

Un jardin, un parc, un petit coin de bien-être vert sont des lieux de transformation où l’homme et la nature évoluent dans le temps. La créativité est au cœur de leur transformation, de leur dialogue. Ces lieux deviennent un reflet de cet échange par la composition de ce qui y vit, l’art (d’être) qui l’habite, les fusions spontanées de couleurs et de branches en mouvement, les souffles mélangés qui rythment la vie.

Ces lieux nous suivent dans notre vie, nous attendent, nous écoutent, nous consolent, nous accompagnent, nous détendent, nous mettent en communication avec une autre dimension qui nous entoure au quotidien. Nous ne sommes plus seuls.

Qu’attendons-nous pour renouer avec la nature? Qu’attendons-nous pour redéfinir au sein d’un environnement d’infinies connexions où tout ce qui vit est accueilli? C’et un changement profond, transformateur autant pour nous que pour notre environnement, dont les générations futures se souviendront. Il est encore temps…

Retrouver la conscience du vrai

Ressentir à travers les parois de sa propre maison l’ensemble de la vie; ressentir la continuité avec la nature. Pas de coupure avec la vibration vivante de toutes choses.

Telle devrait être chaque maison. S’y retrouver tout en étant avec le Tout.

Être chez soi, c’est être dans une ambiance qui nous permet d’entrer en soi. La nature est encore comme elle l’a toujours été, l’élément premier qui prédispose à la méditation, au recueillement.

Connexion première avec l’univers. Les matériaux tirés d’elle gardent ce flux vivant, cette connexion inaltérée.

Puisque ce qui respire est vivant, le bois est le matériau à privilégier; de par sa constitution, il préserve inaltéré l’échange énergétique.

Le « rempli » juste à le regarder aussi imprégnant que le feu de bois. Le bois est chaleureux… le bois réjouit.

Tables de vitre, armoire en mélamine, placoplâtre, recouvrement en vinyle et ciment, de par leur froideur, ne « rempliront » jamais l’âme de chaleur.

De par sa « nature » l’âme recherchera toujours la chaleur qui est en affinité avec son essence de vie. Chaleur du bois, chaleur du soleil, chaleur du feu, chaleur des échanges du cœur. L’humain a fondamentalement besoin de ce qui est « chaleureux ».

Une maison chaleureuse reflète l’âme des gens qui l’habitent.

Murs et meubles en bois, boiseries, céramiques aux couleurs chaudes, vitraux nobles, chandelier suspendu, âtre, chaise berçante au coin du feu, tous inspirent la sérénité.

Une maison dont toute la valeur revient à sa vibration harmonieuse avec la nature… un contact dont l’humain ne peut se passer… un contact des plus précieux.

Tout comme la couleur rose calme, apaise, chaque couleur émet une vibration particulière.

Conscient que nous sommes de leurs influences sur nous-même et notre environnement, puissions-nous apprendre à les utiliser tant pour des guérisons que pour notre évolution.

La vie déploie une infinité de couleurs qui égayent et réjouissent le cœur. Des fruits aux fleurs, des oiseaux aux animaux, leurs chatoiements aux mille facettes agrémentent notre vie sur terre.

Des diamants sur l’eau aux aurores boréales, couronnée par l’arc-en-ciel, la vie s’évertue à nous faire profiter de tout ce qu’elle dispense. Une invitation à célébrer toute beauté par son utilisation.

Que chacun y puise l’inspiration pour lui-même, l’inspiration pour sa maison.

Le véritable temple commence en nous-mêmes et par « irradiation » s’élargit à notre environnement.

Que chaque demeure devienne le temple de chacun… Une célébration de la vie!

La folie d’être soi

Par moments, nous crions que c’est de la folie, de la pure folie que de vivre ainsi différemment de tous les gens.

Ce cri dit que c’est de l’insouciance de croire que la foi pourvoit à l’abondance. C’est vrai, nous nous aventurons dans un univers dont les structures sont pour certains de la folie pure.

Ceux-là, habitués à penser qu’il faut travailler fort pour assurer le futur ne viendront que dans quelques années à ce nouveau mode de vie. Pour nous, c’est maintenant.

N’oublions pas, notre plan de vie est celui d’âmes pionnières. Notre cheminement spirituel nous a appris qu’en tant qu’enfant du Ciel, nous sommes imprégnés de la richesse de l’Amour. Bien qu’incarnée en terre étrangère, notre âme bénéficie de la même immersion qu’au Paradis.

En fait, nous aspirons à la constance de ta foi en l’abondance, mais nous soupirons, car notre foi ne sait pas encore nous obéir.

Il est légitime que notre confiance se replie avant que se multiplient les preuves de la constance de la providence. Soyons assurés que notre nature est en mesure de supporter l’insécurité que l’attente engendre. Plusieurs fois déjà, la loi de la prospérité nous a offert de mémorables expériences de sa fiabilité. Fiables et assimilables, les lois de l’abondance sont constantes, c’est prouvé.

Ne doutons pas, ne nous décourageons pas, ne baissons pas les bras.

Parlons plutôt du merveilleux et de la magie de Dieu. C’est par eux que le Ciel dispense son abondance à qui garde son cœur dans l’enfance. La féerie de l’esprit de l’enfant face à l’argent est d’une grande cohérence. Elle est synonyme de vérité, mais il suffit d’un peu de folie pour qu’elle soit activée.

À vrai dire, tout ce qui sert à faire sourire et à embellir est fait pour servir et obéir aux lois de la prospérité. Tout ce qui rafraîchit l’esprit et élargit l’imagination sert à l’augmentation de nos vibrations. L’imaginaire avec sa capacité de nous élever au-dessus de la dualité a pour mission de bâtir notre avenir.

Alors laissons le sérieux de côté et jouons un peu. Imaginons un petit farfadet bien rondelet tenant un coffret en chantant et en dansant sur les rayons d’or d’un arc dans le ciel.

« Bonjour joli farfadet de Dieu. Dis-moi, qu’as-tu de si précieux dans ton coffret? »

« Il contient tout l’argent de Dieu, j’en suis le gardien. »

« Gentil gardien, est-ce que tu veux partager avec moi ton bien si précieux? »

« Je le dois, car c’est le vœu de Dieu que ce bien soit celui de ceux qui se rendent jusqu’à moi. Tiens! Voilà le contenu de mon coffret. Entends le son que font mes pièces d’or, et sens le frisson qu’elles donnent dans ta couronne. »

Il est bien amusant d’inventer et de jouer à un jeu comme celui-là même s’il y a longtemps que nous ne sommes plus des enfants. Nous pouvons jouer autant que nous voulons, notre maturité n’est pas en danger pour autant et d’ici quelques temps l’abondance sera là. Un appel inspiré par le ciel, un contrat qui te revient de droit, un chèque que tu n’attendais pas, tout cela se produira selon la volonté de Dieu.

Beaucoup de Maîtres ascensionnés ont aussi inventé leur propre jeu avec l’argent de Dieu. Certains l’ont cueilli dans un arbre à vœux, d’autres, en fermant simplement les yeux. Et nous comment voulons-nous que la magie du merveilleux multiplie l’argent de Dieu dans notre vie?

Une musique de silence

Quelques jours s’étaient écoulés. J’avais amadoué ce nouvel univers où le ciel me saluait en plein matin de rosée, où les fleurs frémissaient de leurs pétales.

J’avais apprivoisé les oiseaux, tous ces yeux qui me regardaient et ces grands arbres où la vie bat à grands coups, qui vous prennent de vertige tant on ne peut les maîtriser.

Au bord de chaque nuit, assise dans l’immense cathédrale au ciel d’encre, je réussissais à cueillir des étoiles. Et personne ne pouvait lézarder cette harmonie au fond de ma tranquille vallée.

Mais un midi, j’avais engagé mes pas au bord de la rivière, là où le soleil n’invente que des pierreries d’or, lorsque soudain je parvins à entendre une musique de silence jouée sur des instruments dont les ondes marquent l’entrée du grand Temple. De nulle part, elle me jette cette vérité en plein visage :

Le temps n’a pas de temps sinon celui que l’on veut bien lui donner.

Et doucement, elle me parle de cet autre monde, celui du dedans où je pouvais puiser toujours toute énergie tout amour permettant de hisser bien haut le drapeau de l’espérance.

Elle m’invita ensuite à aller vers d’autres ailleurs, là où les gens ne connaissent ni l’eau, ni le soleil presque, là où jamais des cris d’oiseaux ne disent le lever du jour.

« Va, me dit-elle, il faut partir, même s’il te reste tant à apprendre du silence, du jour et de la nuit, du tout.
Tu seras l’eau, l’oiseau et le soleil qui manquent.
Va… ce n’est jamais derrière qu’est demain! »

Texte anonyme laissé dans un ermitage de Champboisé

Extrait de « Silence que dis-tu? » de Josée Latulippe et Gilbert Plouffe, 2000, Novalis

S’ouvrir à l’amour de soi, à la vie

Dieu est amour, Dieu est la vie, découvrir Dieu à travers nous, par nous et en nous.

S’ouvrir à l’amour de soi est le premier pas vers l’amour inconditionnel, l’amour universel. Pour apprendre à s’aimer, nous devons nous ouvrir à la connaissance de soi. Se connaître et offrir l’amour, quel grand et beau défi, c’est le sens de notre présence sur terre. Se connaître, c’est se rapprocher de Dieu, car nous sommes une part de Lui. Se connaître, c’est explorer mon univers matière et énergie. Qu’est-ce que j’ai déposé en mon corps? Qu’est-ce que j’ai vécu qui a engendré souffrances, limites…? Quels sont les sentiments qui m’habitent le plus? Trahison, rejet, abandon, humiliation, ne pas me sentir à la hauteur… Quelles sont les peurs que j’ai nourries et que je continue de nourrir? Comment me libérer de ces peurs? Tout ça, fait partie de vos mémoires cellulaires, mais en ces mémoires se trouvent aussi la sagesse, la vérité et la vie. Comment se fait-il que nous n’arrivions pas à sentir les mémoires divines ou à les entendre? Vous pouvez trouver réponses à tous ces questionnements, si vous choisissez le chemin de la conscience. Vous y trouverez vos mémoires permanentes, les mémoires d’éternité, en ces mémoires se trouvent la vérité de la vie.

Il y a l’amour et il y a les peurs. Que choisissez-vous? Les peurs sont illusoires et en même temps réelles, car nous y avons cru, nous les avons nourries, et maintenant elles font partie de nous. Pour déprogrammer ces peurs, nous devons commencer à passer à l’action. Lorsque nous passons à l’action, nous nous apercevons qu’elles perdent du pouvoir, à chaque fois que je fais un pas. Exemple : j’ai peur d’aller marcher seul, et bien je vais marcher seul, c’est aussi simple que ça. Par contre, si nous n’y arrivons pas de cette façon, là vous devez avoir l’humilité de reconnaître d’aller chercher de l’aide pour vous en libérer, si vous désirez vivre une vie plus libre de vous-mêmes.

Il est temps de libérer vos corps, il y a toute une énergie montante d’amour à la terre et si nous nous connectons à cette énergie d’amour, elle nous soutient à l’épuration de nos peurs. L’initiation à l’amour universel propulse l’être qui le choisit, à débuter un processus d’autoguérison. L’amour guérit en mettant en éveil tout ce qui n’est point amour en soi, pour en prendre conscience, et voir comment nous avons créé cet acte de non-amour pour ne plus le répéter, et de là débute notre chemin vers l’amour de soi. Acceptez de voir, tout ce que vous avez créé en votre univers, en votre corps, par vos pensées, paroles et actions. Tout au long de notre vie, nous avons posé, des actes d’amour et des actes de non-amour. Nous nous sommes nourris plus souvent des actes de non-amour, en se jugeant soi-même, se sentant coupable, et ce sont ces mouvements de jugement qui nous ont emprisonnés, ce n’est pas l’action en soi, mais comment nous avons perçu l’action. Mais comment pouvons-nous nous en sortir de ce sentiment de culpabilité? Ça devient une prison insupportable. Nous pouvons nous en sortir, si nous choisissons la voie de l’amour, qui nous donne le courage de nous responsabiliser devant une action posée, soit dans la vengeance, l’envie, la jalousie, la peur… au lieu de nous culpabiliser. Nous commençons par admettre que cette action n’était point juste, à voir pourquoi nous l’avons posée de cette façon, voir la cause en nous et nous transformer… C’est la guérison vers un mieux-être qui débute… Seul, nous-mêmes avons le pouvoir de nous transformer, personne d’autre, et personne n’est responsable de notre malheur, tristesse, colère.

Alors commencez à découvrir votre histoire de vie, en débutant un cheminement. Prenez le temps de vous connaître, de connaître votre corps et d’y découvrir toute la sagesse qu’il porte. Il porte la vérité, et dans la vérité, vous trouverez votre liberté. Nous sommes issus et conçus par Dieu, et Dieu s’exprime à travers le corps, le corps qu’Il nous a confié. Osez traverser tout ce qui vous empêche d’entendre votre sagesse, osez libérer votre corps, là où se trouve toutes les réponses de votre vie, toute la splendeur de la vie.

Photo 101 : Penser, c’est créer!

Je vous disais peut-être que mon rêve d’enfance est d’écrire un livre, je le chéris, mais je n’en fais pas mon obsession. Puis, avec le projet photo Défi 365 (une photo par jour pendant un an), la visibilité de mon travail a augmenté. Un nombre grandissant de gens suit mes photos et mes écrits diffusés en ligne et ce quotidiennement. Puis un jour, une amie a accepté d’être réviseure de mon premier livre-photo. « Wow! » Et tout dernièrement, une graphiste qui m’était inconnue et qui suivait mon Blog m’a proposé ses services de mise en page. « Double wow! » Que me réserve la suite? Quoi faire maintenant? Eh bien, j’ai décidé de me concentrer sur mes passions pour terminer mon projet tel que prévu le 31 décembre 2011 et d’accepter toute cette aide et belle énergie qui se manifestent dans ma vie! Ça semble presque trop facile. « Ce livre-là va voir le jour! J’y crois. Je le sens. Je le sais. » Ce que je vis est la manifestation que tout rêve peut devenir réalité? Visualiser et chérir mon projet lui donnera naissance. J’obtiens ce que je veux par la pensée. Donc lorsque je Pense, je Crée! Ah?

J’entends déjà les sceptiques qui disent que c’est de la pensée magique et que je fabule. Je comprends. Je comprends, car j’étais moi aussi sceptique et que je suis encore abasourdie quand des petits miracles m’arrivent. Alors, ça va, mais admettons que pour le temps de cet article, dans le présent, je propose de se laisser porter par ce concept du pouvoir de la pensée et qu’on s’entende pour y croire. C’est bon? Continuons.

Je n’invente rien ici. Les Sigmund Freud, Eckhart Tolle, Deepak Chopra, Mike Dooley et autres leaders de croissance personnelle de ce monde vous diront tous que vivre sa vie de rêve est possible. Selon leurs dires, c’est le pouvoir fabuleux de la pensée et de l’inconscient qui forgent nos rêves, nos aspirations et notre vie de tous les jours. Vraiment? Vous vous opposerez peut-être. Notre vie suit nos pensées. Par exemple, « Qu’arrivera-t-il si je pense inconsciemment que je ne mérite pas d’être heureux? » Bon point. D’où l’importance d’être d’abord conscient de ses propres pensées, de ses voix intérieures ou de ses croyances qui sont souvent tellement profondes et ancrées qu’elles ont une emprise plus grande que nous voulons le croire. Ensuite vient le choix de nourrir ou pas ses pensées qui traversent notre esprit.

« Mais comment ça marche? » Les gens me demandent souvent de donner des exemples, des trucs. Bon, c’est comme la fois où je disais à tout le monde que je partais en voyage! Les gens me demandaient « Tu pars quand? Tu pars où? Avec qui? » Je répondais : « Ça s’en vient! Je ne connais pas les détails, mais je pars en voyage! » J’étais convaincue. J’avais même commencé à mettre de côté des petites camisoles et des « gougounes » pour mes valises. Et un soir, en terminant le travail, le téléphone a sonné : « Madame Lauzon, nous aurions besoin d’une photographe à Cuba dans 1 semaine. Notre photographe nous a laissé tomber à la dernière minute. Nous avons vu votre travail et espérons grandement que vous soyez disponible. » À quelques jours d’avis, je partais pour Cuba, seule avec mon équipement. J’ai rencontré un couple heureux et des invités joyeux dans un manoir luxueux près d’une mer de cristal bleue. L’abondance venait de frapper à ma porte! Toc toc.

Dans le jargon de la croissance personnelle, plusieurs appellent les situations comme celles-ci des « manifestations ». Nul besoin que ce soit aussi imposant qu’un voyage, car finalement toute la vie n’est formée que de manifestations de l’esprit. Tout est « commandé » par la pensée, en tout temps. J’appelle souvent la vie mon « jeu vidéo », dont je suis le héros. JE décide. C’est moi qui pense et qui influence ce qui se passe dans mes épisodes de « jeu vidéo », puis c’est encore moi qui déciderai quelle attitude je prendrai face aux situations données. Je ne parle pas de volonté, mais bien de pensées profondes qui iront dicter les actions de manière consciente ou inconsciente.

Vous voulez des trucs concrets à essayer pour vous manifester la vie rêvée? Selon mon expérience, il faut d’abord établir la liste de ce que vous désirez vraiment dans la vie. C’est une étape très importante. Essayez d’abord un petit but anodin pour tester le processus de la manifestation, par exemple « J’aimerais voir une plume d’oiseau » ou encore « J’aimerais trouver de l’argent. » Ressentez ce vœu dans votre corps, comme si vous l’aviez déjà dans vos mains, devant vos yeux. Ne pensez pas au « comment l’obtenir » ni au « quand ». Souriez simplement, ouvrez l’esprit et visualisez l’objet en question

Deuxième étape : Laissez aller le vœu en question. En d’autres mots, oubliez-le du mieux que vous pouvez. Selon les bouddhistes, ce serait la notion (simplifiée) du non-attachement qui renvoie au fait de ne pas s’accrocher aux choses, aux gens ou aux événements. Il faut les laisser aller.

Puis, comme troisième et dernière étape, soyez conscient, sereinement, des signes qui sont liés de près ou de loin à la réalisation de votre vœu. Par exemple, si vous entrez une phase de manifestation d’argent et que vous trouvez un sou noir par terre, ramassez-le! La « magie » commence déjà à s’opérer. Gratitude! Votre vœu se réalise à petite échelle! Pour l’Univers, un petit sou noir ou un million de dollars, c’est la même chose. Le chemin est tracé. Votre demande a été entendue. Remerciez et demandez même de renforcer les manifestations.

« Vos pensées sont des aimants puissants et attrayants qui s’attirent les uns les autres. Les pensées s’attirent entre elles, et vous attirez les pensées auxquelles vous prêtez attention. Ceux qui parlent le plus de prospérité en jouissent, et ceux qui parlent le plus de maladie ou pauvreté en souffrent. » – Esther et Jerry Hicks

Comment avoir confiance que le vœu se réalisera? Il suffit de s’ancrer dans la certitude de la réussite. Par exemple : « Je SAIS que j’aurai toujours de l’argent. » ou encore « Je SAIS que je réussirai ce cours. » Affirmer avec fermeté. Ressentez-le. Vous « SAVEZ » que ceci ou cela arrivera, donc ça ne sert à rien de s’y accrocher ou de s’inquiéter, ça arrivera. Avec de la certitude, de la persévérance et surtout du non-attachement, votre croisière, votre conjoint parfait, votre maison aux plafonds très hauts, etc., seront bientôt dans vos vies! Si vous avez un moment de déprime, accrochez-vous aux petits signes et dites-vous que ça s’en vient. Dans cette optique, la femme qui désire être enceinte remerciera chaque « bedon » qu’elle croisera dans la rue, car il s’agit d’un signe que l’Univers a entendu son souhait que bientôt elle aussi sera enceinte.

Pensez que maintenant, à cet instant, vous êtes en train de créer… En train de créer votre propre avenir. – Sara Paddison

Et si nous allions au-delà de se manifester des trucs « extraordinaires » et que nous revenions à la vie de tous les jours? Apparemment, on se manifesterait 100 % de ce qui nous arrive? Vous savez, le nouvel emploi, l’accident, l’augmentation de salaire, la maladie, le cercle d’amis qui change, le nouvel animal de compagnie, etc., tout! Notre âme saurait ce que nous avons à vivre pour apprendre, pour cheminer, pour avancer, pour grandir. Je ne vous dis pas que tous ces événements sont « l’fun », mais nous les accueillons dans notre vie, pour une raison, sans toujours nécessairement le savoir consciemment.

La vie nous envoie des épreuves que nous pouvons surmonter de toute façon, non? Alors, chaque matin, je me demande : « Qu’est-ce qui se passera aujourd’hui dans mon « jeu vidéo »? Un nouveau prince à rencontrer? Une montagne à gravir? Une chute dans un ravin? » En optant pour cette façon de voir la vie, elle devient subitement plus excitante. Prenez un instant pour faire le bilan de votre vie. La trouvez-vous excitante? Attirez-vous des gens gentils et aidants ou, à l’opposé, des menteurs et des manipulateurs? Quelles pourraient être vos pensées profondes si tel était le cas? Me suivez-vous? Le hasard n’existe pas. Vous êtes le créateur à tout instant.

La vie nous envoie des situations qui sont nécessaires à notre développement : des situations que nous pouvons surmonter, des mots que nous pouvons entendre, des images que nous sommes prêts à voir ou encore des émotions que nous sommes prêts à accueillir. Pour garder notre plein pouvoir et faire face à tout ce qui se présente dans notre vie, il est nécessaire de mettre notre rôle de victime aux oubliettes ainsi que notre tendance à blâmer ceux qui nous entourent pour nos petits malheurs. À la base, nous sommes penseurs et créateurs. NOUS créons seuls notre propre monde.

Nos pensées deviennent des choses, des situations, des cadeaux! Nous avons le pouvoir de choisir nos pensées avec attention et de formuler nos demandes à la vie en toute conscience.

Alors sur ce, j’ai entendu dire que vous partiez en voyage bientôt? Que vous vous prépariez à vivre la plus belle année de votre vie? Wow!

Pensez-y…