Les sensations corporelles et la géobiologie

Écoute ton corps

Ne vous est-il pas arrivé de vous sentir bien ou mal en entrant dans un lieu? Avez-vous une impression de lourdeur ou de légèreté dans une maison ou un endroit visité? Vous arrive-t-il d’avoir la sensation que vos jambes vibrent ou que tout votre corps réagit à un « je ne sais quoi »? Combien de messages notre corps nous fait parvenir et… nous sommes trop « smart » pour y porter attention?

Notre corps nous parle! En effet, Lise Bourbeau a raison quand elle nous dit « Écoute ton corps ». Souvent, nous nous trouvons dans un lieu qui ne nous convient pas, mais nous persistons à y demeurer pour toutes sortes de bonnes raisons.

Un client m’invite à vérifier les énergies d’un local qu’il veut louer. En entrant, nous ressentons une sensation bizarre… quelque chose que nous ne pouvons pas identifier.

Le local dans un édifice récent, nous donne une bonne impression visuelle, de par son architecture et son allure générale. Mais, il y a cette sensation… Qu’est-ce que c’est?

En faisant la lecture de la valeur énergétique du lieu, je constate que la vibration est de 3 000 angströms (unité de mesure énergétique reconnue internationalement). La vibration inférieure à 6 500 angströms dégénère l’être humain. Idéalement, un local commercial doit se situer entre 6 500 et 9 000 angströms. Juste par observation, nous nous rendons compte que l’édifice est tout juste à côté de grosses lignes à haute tension (Hydro-Québec).

D’ailleurs, le stationnement pour les utilisateurs des lieux se trouve directement sous les lignes à haute tension. Du côté gauche, une rue principale passe à environ un mètre de l’édifice, ne laissant même pas assez de place pour planter quelques fleurs, et une rue perpendiculaire se termine de l’autre côté.

Ces quelques observations nous démontrent que le site n’est pas un bon choix pour établir un commerce. Le client a besoin de se concentrer pour sa créativité et le « chi » est trop rapide sur deux côtés. L’énergie fuit de tous côtés. Le « chi » qui provient de la rue perpendiculaire percute la bâtisse et nuit considérablement à la quiétude du lieu. En effectuant une petite enquête sur les locataires précédents, nous apprenons que la plupart ont quitté les lieux après quelques mois d’occupation, pour des raisons de faillite ou de difficultés commerciales, d’accidents ou autres raisons toutes aussi étonnantes les unes que les autres. Le seul locataire qui a persisté est celui du sous-sol un peu mieux protégé du « chi » trop rapide… cette énergie contribuait même à animer l’espace sombre qu’il occupait. Si mon client avait loué ce local, je peux vous assurer qu’il ne serait plus en affaires actuellement. Son épouse a su écouter son antenne intérieure et faire les choix dictés par l’environnement.

Mon beau-frère, mineur de métier, s’est brusquement senti mal durant son travail sous la terre. Il s’est vite dirigé vers l’espace de repos et subitement, des tonnes de rocs sont tombées à l’endroit où il travaillait quelques instants plus tôt.

Quand on commence à raconter ce genre d’histoires, chacun y va de son expérience. Tout le monde a ressenti un jour ou l’autre la sensation d’être guidé… Et quand on n’écoute pas son intuition, on dit par la suite : « j’aurais donc dû suivre ma première idée… ».

Plusieurs personnes achètent une maison avec leur mental : la maison est belle, dans un beau quartier, de bonne construction, les amis vont en avoir plein les yeux, … c’est du tape-à-l’œil. En entrant dans la maison, madame a mentionné qu’elle se sentait bizarre. Mais on l’achète parce que le mental de monsieur a trouvé exactement ce qu’il veut. Quelque temps après, on se rend compte qu’on ne dort plus depuis le déménagement, les enfants deviennent malades, l’asthme apparaît, l’épouse n’a pas le goût de rester à la maison pendant la journée et les fins de semaine, on se trouve toutes sortes d’activités à l’extérieur. C’est un gros problème de géobiologie ou de Feng Shui, mais surtout, on n’a pas écouté son corps et on en subit les conséquences. Il est même possible que les propriétaires précédents aient eu des problèmes de santé! Cette maison sera difficile à revendre…

C’est toujours important de s’informer de l’histoire de la maison et des propriétaires précédents. Mais surtout, demeurez pour un moment dans la maison, les yeux fermés, et écoutez ce que votre corps vous renvoie comme sensation. Si c’est une sensation de confort, faites une offre d’achat, sinon, s’il y a le moindre irritant, cherchez ailleurs.

C’est la même chose en affaires, prenez le temps d’écouter ce que votre corps vous envoie comme message, vous ferez toujours de bonnes affaires…

Votre corps ne ment pas, écoutez-le! Il est votre meilleur géobiologue.

Vibrations infinies, source d’harmonie

L’infiniment petit qui nous compose, comme l’infiniment grand que nous composons, s’exprime selon une trame vibratoire basée sur l’harmonie.  Cette énergie harmonique infinie vibre en nous et autour de nous.  Depuis plusieurs millénaires, l’être humain a entrepris de nombreuses démarches spirituelles consistant à s’harmoniser avec elle.  L’infini a pu être nommé différemment selon les cultures et les époques.  Il a été exprimé du temps des Grecs par Démocrite (philosophe « atomiste » qui vécut à la même époque que Socrate, vers 460 – 370 avec JC), avant que la vision réductionniste d’Aristote soit imposée au monde occidental.

Le concept de l’infini a été repris un peu plus tard par Giordano Bruno qui parlait au 16e siècle de « pluralité des mondes » (L’infini, l’univers et les modes – 1584), ce qui lui a valu d’être brûlé vif par l’Inquisition.  Aujourd’hui, le concept d’infini de l’espace et du temps sans commencement ni fin représente de plus en plus un consensus, partagé par de nombreux scientifiques et chercheurs spirituels.

Nous partirons du principe que pour trouver en soi-même l’harmonie et la paix, il est nécessaire de se connecter avec l’harmonie de ces vibrations qui nous composent et des vibrations que nous composons.  Cela nous permet de nous sentir reliés avec tout, un des buts du bouddhisme.  Et, grâce à l’application de principes simples et de techniques élémentaires, il devient possible de vibrer et de capter cette harmonie qui est en nous, de se mettre au diapason de l’univers.

Nous sommes composés d’une symphonie cellulaire : Tout récemment, le Dr James Gimzewski (Université de Californie à Los Angeles) a publié ses travaux dans lesquels il montre comment, grâce à la nanotechnologie (science de l’infiniment petit) et un microscope à effet tunnel (Atomic Force Microscope) qu’il a construit lui-même, il est arrivé à écouter et amplifier le son de cellules vivantes.

Genèse d’une découverte : En 2001, le Dr James Gimzewski a appris que lorsqu’on prend une cellule cardiaque vivante et qu’on la place dans un milieu nutritif, la cellule continue de battre au même rythme que l’organe d’où elle provient.  Il s’est alors demandé si ce phénomène était unique ou s’il se reproduisait pour d’autres types de cellules.  Il s’est dit que si les cellules vibrent, elles produisent alors un son et que ce son, aussi ténu soit-il, devrait être détectable.  Il devenait évident pour lui qu’une cellule émettait des vibrations et que même si ces dernières n’étaient pas audibles, elles pourraient le devenir à l’aide d’un capteur très sensible.  Or le Dr Gimzewski est un expert en nanotechnologie.  Il décide alors de fabriquer son propre microscope et de fonder une nouvelle science qui aurait pour but d’étudier le son des cellules : la sonocytologie.

Et en 2004, il a réussi à détecter et amplifier le son de cellules vivantes qui ont des fréquences de 933 Hz et 1 773 Hz!  Ces fréquences correspondent approximativement à un LA ou LA dièse de la gamme actuelle du piano à différentes octaves.  Il a ainsi démontré ce qu’avaient pressenti avant lui Tesla et Lakhovski : la cellule vivante est un corps oscillant qui émet des vibrations.  Il a même pu enregistrer le son d’une cellule morte qui équivaut à un son de friture (« grichage ») facile à imiter avec un poste de radio ou de télévision mal réglé.  Il en a conclu que toutes les cellules vivantes (plantes, animaux ainsi que les cellules humaines) émettent des sons et que les vibrations émises sont différentes selon leur type et leur état de santé.  L’infiniment petit qui nous constitue est donc sonore et notre corps est constitué d’une symphonie cellulaire…

Nous composons une symphonie universelle : Au niveau de l’infiniment grand, déjà dans l’antiquité, Pythagore parlait de la musique des sphères et un peu plus tard au 17e siècle, l’astronome allemand Johannes Kepler a comparé le système solaire à un ensemble instrumental où chaque planète changeait de fréquence selon sa position autour du soleil…  De la même manière, des chercheurs de la NASA ont réussi à écouter le son du soleil, des anneaux de Saturne et de la terre.  D’ailleurs en 1905, Nikola Tesla, déclara que la terre était une cavité résonante, intuition confirmée en 1952 par le physicien allemand W. O. Schumann qui a démontré que la terre résonnait à des fréquences situées entre 6 et 50 Hz.  Et quand ces fréquences nous manquent, nous devenons plus sensibles au stress et sommes désorientés.  Les premiers astronautes montraient ces symptômes très accentués lors de leur redescente sur terre et pour pallier è ces malaises, les ingénieurs de la NASA ont installé depuis des générateurs d’ondes de Schumann dans leurs appareils et les symptômes ont disparu.  Certaines vibrations nous sont donc vitales.  De l’infiniment petit à l’infiniment grand, nous arrivons, grâce à la science, à prendre conscience de la musique universelle qui nous constitue et que nous constituons et dans certaines conditions, nous pouvons même l’écouter.

S’harmoniser avec la symphonie de l’infini : Quoi de plus beau ensuite que de s’harmoniser avec toutes ces vibrations et de pouvoir pratiquer les sons thérapeutiques à l’aide de sa voix, le plus bel instrument?  Nous pouvons par exemple renforcer la vibration de nos organes internes grâce aux sons taoïstes, faire résonner nos glandes endocrines grâce au chant des voyelles et en particulier notre hypophyse grâce au « son univers » Aôm.

Chanter l’univers : En effet, si vous chantez le son Aôm en plaçant une de vos mains au sommet de votre crâne, vous pourrez alors sentir vibrer soudainement toute votre tête.  Votre cerveau lui-même va entrer en vibration et sous l’action de ses mêmes vibrations, la glande pituitaire ou hypophyse, ainsi que l’hypothalamus, vont libérer des endorphines et des enképhalines.  Ces substances sont reconnues médicalement pour leur capacité à soulager le stress et la douleur et provoquer des états euphorisants.  Leur effet est en fait plus puissant que l’héroïne et la morphine, sans en avoir la toxicité.  D’autre sons interagissent aussi avec la matière et l’énergie qui nous constituent.  Certains d’entre eux ont un effet harmonisant et curatif.  Nous pouvons aussi combiner la pratique des sons avec la contemplation de mandalas par exemple, ou encore avec la visualisation et la prière.

Dans certaines conditions, les sons et les fréquences peuvent être même utilisés pour renforcer notre terrain et aider le corps à lutter de manière plus efficace pour nous libérer de la maladie.   Elle est alors dissoute soit par renforcement du système immunitaire ou par l’effet de la vibration sympathique qui « réduit le mal en poussières », appelée « biorésonance ».  Le même principe vaut lorsqu’une cantatrice fait briser un verre au seul son de sa voix, à condition qu’elle chante la même note que le son du verre évidemment!  Le verre se met alors à vibrer et si la vibration par son amplitude dépasse le seuil de résonance critique du verre, il se brise.  Ce domaine de recherche et d’application des sons et des vibrations pour la santé est un domaine d’avenir pour la médecine.  Ce sujet passionne l’équipe du Dr Gimzewski de l’UCLA.  Ce dernier envisage même de pouvoir diagnostiquer des maladies, simplement en écoutant le son émis par nos cellules qui émettent donc une musique différente selon leur vitalité…

Pratiquer la sonologie ou toucher par les sons : Dans l’enseignement de la sonologie, ou science des sons thérapeutiques, nous abordons différentes techniques d’harmonisation utilisant les sons et les vibrations.  Nous apprenons à nous laisser « toucher par les sons », à les ressentir et à découvrir leur structure mathématique appelée harmoniques.  D’ailleurs plusieurs techniques vocales dont le « chant de gorge » ont justement pour but d’amplifier les harmoniques naturelles de la voix et ainsi de découvrir les capacités acoustiques insoupçonnées de notre corps-instrument.  La pratique de ces techniques a pour but l’autoguérison et l’harmonisation par effet de biorésonance.

La voie des sons est un merveilleux chemin pour s’harmoniser avec l’infini, développer notre conscience et devenir une personne.

Choisir le bonheur

Plus doux que tous les sons est le son de ta voix Oh! toi que j’aime.

Les vibrations sonores nous entourent, nous enveloppent, nous affectent au plus profond de notre être. Le son guérit, apaise, stimule et nous ne pouvons échapper à son influence.  Nous pensons parfois qu’il est extérieur à nous, mais chacune de nos cellules est affectée et transformée par les sons et leur fréquence vibratoire. Par mimétisme, notre cerveau se met au diapason des fréquences qu’il enregistre et il vibre en conséquence.

Parmi tous les sons de l’univers, celui qui nous est sans doute le plus familier est celui de la parole humaine. Il nous accompagne de notre naissance à notre mort et nous est tellement nécessaire qu’en son absence, nous nous surprenons parfois à « parler tout seul » ou bien, nous allumons la télévision « pour avoir de la compagnie ».

Dans une recherche sur l’influence de la voix d’une mère enceinte sur son fœtus, on relatait les résultats suivants : lorsque la mère parlait à son futur enfant avec amour lui disant son désir de le voir naître, le cœur du fœtus s’accélérait, son énergie vitale augmentait. Lorsque la mère disait à son enfant qu’il n’arrivait pas au bon moment et qu’elle ne le désirait pas, le cœur du fœtus ralentissait et ses signes vitaux diminuaient. Les sons d’amour sèment la vie. Les sons de haine détruisent l’énergie vitale.

Je suis persuadée que cette influence des paroles d’amour continue durant toute notre vie. Des compliments, un mot gentil ou tendre, nous donnent de l’énergie et le goût de vivre grâce à la haute fréquence de leur vibration. Des propos délibérément méchants, des commentaires négatifs diminuent notre énergie vitale par la basse fréquence de leur vibration.

Les sons nous affectent, que nous soyons émetteur ou récepteur de ces sons.  Souvenez-vous que l’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit. Il est donc important de fleurir notre vie de sons doux et harmonieux, de mots de joie, d’amour et d’appréciation. Et souvenez-vous que vous êtes la personne que vous entendez le plus souvent.

Un vieux proverbe dit que la parole est d’argent, mais que le silence est d’or. Nous avons besoin de silence, pour entendre notre propre voix intérieure, et il est certain que le silence est précieux, mais parler nous est nécessaire aussi, vitalement nécessaire.

Si on regarde la racine du mot expression, on voit qu’il est fait de deux mots : ex qui veut dire fini, terminé et pression qui veut dire poids, pesée. S’exprimer, c’est laisser sortir la pression.  Le choix alternatif est la répression qui consiste à contenir à l’intérieur ce qui bouillonne en nous. Et la répression conduit directement à la dépression. Exprimer qui nous sommes est un besoin vital. La parole nous a été donnée pour exprimer, exprimer nos émotions, exprimer nos pensées, exprimer nos désirs, exprimer notre amour, siffler, chanter, pleurer, rire, crier et manifester l’entièreté de notre registre émotionnel. Tous ces sons manifestent qui nous sommes et participent à notre bonheur, à notre vitalité, à notre goût de vivre. Même les ermites parlent sans cesse à Dieu pour exprimer tout leur amour.

Lorsque vous vous sentez stressé ou déprimé, chantez, chantez à pleins poumons et vous verrez que cette activité vous laissera bien mieux dans votre peau. Si vous chantez mal, souvenez-vous que « si seuls les meilleurs des oiseaux chantaient, les bois seraient bien silencieux ». Il y a de la place pour le chant de chaque oiseau dans la nature. Le vôtre aussi y a sa place!

Une autre source de bien-être est de pouvoir parler à cœur ouvert à quelqu’un qui nous écoute, ou, d’écouter sans jugement quelqu’un qui nous parle de ce qu’il est vraiment. Je me souviens d’un client dont l’épouse était morte depuis quelques mois. Il s’était montré courageux, n’avait pas pleuré, s’était mis à la tâche de prendre soin des enfants, de la maison, etc. Et, après tous ces efforts, il s’est retrouvé dans mon bureau en « burn-out ». Je lui ai simplement dit, avec compassion : « Comme vous devez être triste! ». Et il s’est mis à pleurer, pleurer, comme une fontaine. Lorsqu’il est parti, il m’a dit : « J’ai l’impression de peser trente livres de moins ». Cette composante de l’être humain, la tristesse, elle aussi, a besoin de s’exprimer, elle a besoin d’un son. Certaines cultures engagent des « pleureuses » lors des décès parce qu’elles reconnaissent l’importance d’exprimer verbalement toute la gamme des émotions.

Parler, rire, pleurer, crier. Que de tabous face à toutes ces activités sonores : « Il ne faut pas parler trop fort », « les hommes ne pleurent pas », « les enfants sont faits pour être vus et non entendus », « ça ne se fait pas de crier », « il ne faut pas déranger les autres ». Sans doute est-ce pour cela que la dépression est si répandue. Il faut vite oublier toutes ces interdictions. Vivre à plein, vivre heureux, c’est parler, chanter, rire, crier, pleurer. S’exprimer et non se réprimer. C’est s’entourer de sons joyeux, harmonieux, vivants. Les nôtres et ceux des autres. Le bonheur, c’est de participer à la musique de la vie. Le bonheur, c’est écouter l’harmonie dans l’univers et l’apprécier. Le bonheur, c’est de faire entendre sa voix de participant dans cette symphonie extraordinaire.

Petits conseils

  • Parlez pour vous dire ce que vous voyez de beau autour de vous.
  • Parlez pour dire aux gens ce que vous aimez d’eux.
  • Chantez quand vous êtes stressés. Chantez quand vous n’êtes pas stressés. Chantez quand vous êtes tristes. Chantez quand vous êtes heureux. En bref, chantez.
  • Riez. Riez du fond du cœur. Riez souvent. Riez beaucoup. Ne riez pas des gens, mais riez avec les gens.
  • Pleurez quand vous en avez besoin et n’ayez pas peur de pleurer fort.
  • Parlez fort quand vous en avez envie et que c’est approprié.
  • Faites du bruit, exprimez-vous, prenez votre place.
  • Partagez vos soucis avec des gens qui sont prêts à vous écouter et à vous comprendre.
  • Ne blâmez pas les autres ou les événements, ne répandez pas de commérages. Ces sons négatifs écorchent vos oreilles autant que celles des autres sans produire de résultats.
  • Répandez les mots d’amour, d’encouragement, de joie, d’espoir, c’est musique aux oreilles humaines, ça donne de l’énergie et c’est beaucoup plus efficace que de blâmer ou de critiquer.

Mourir vivant…

« Je suis né dans un monde qui commençait à ne plus vouloir entendre parler de la mort et qui est aujourd’hui parvenu à ses fins, sans comprendre qu’il s’est du coup condamné à ne plus entendre parler de la grâce. » Christian Bobin

La mort est effectivement bien morte dans notre société où mourir semble être un échec.  Il n’y a pas que la mort physique qui soit malmenée, car on enterre bien vite et mal ceux qui ne sont plus économiquement rentables, ceux qui vivent des séparations ou des mutations sans leur laisser le temps de comprendre que tout deuil est source de renaissance.

De là est née une nécessité actuelle de traverser ces morts psychologiques comme les phases naturelles du cycle de la vie.

Ce que veut le cosmos, il l’obtient par un rythme alternant, jour nuit, froid chaud, haut et bas, qui nous permet de nous adapter en permanence.  Ce que veut l’homme, il l’obtient en tension sur le fil de rasoir de sa vision linéaire.  Et par peur de la fin, l’homme a peur de mourir, de changer.

Dans les traditions ésotériques, la thyroïde est la glande des changements et de l’adaptation.  Elle permet de muter pour rester en équilibre et assume ainsi les deuils symboliques ou physiques ou les morts créés par un verbe qui tue.  Elle correspond au 5e chakra qui exprime nos croyances et on retrouve souvent un mental fort en réaction aux peurs de la mort ou des changements.

L’existence des cycles des saisons et de nos propres rythmes nous donne le souffle pour mourir régulièrement à nos schémas et programmations.  La lame numéro 13 du tarot de Marseille nous montre une faux coupant pieds et mains sortant du sol, comme pour nous débarrasser de nos manies et piétinements.  Mais si nous ignorons ces passages nécessaires, certains événements de notre vie vont revenir sans cesse, en criant de plus en plus fort et souvent en faisant de plus en plus mal pour que nous soyons attentifs à ce que l’invisible de nous-même veut nous dire.

Notre réalité extérieure est un reflet de notre monde intérieur, car ce que je suis résonne avec ce que je crée.  Dans ma partie non consciente vit toute une histoire dont le scénario est écrit à plusieurs mains, celle de la société où je vis qui rédige les croyances t les codes, celle de mes ancêtres qui racontent leurs secrets de famille, celle de mon âme qui cherche à exprimer son projet de vie.  Mes cellules connaissent toute cette histoire et pour la raconter, je peux lire le corps, décoder le sens grâce à la symbolique des traditions ésotériques et à la biologie.  Je peux découvrir l’événement traumatisant qui conditionne mes réactions futures, mais je dois aussi ressentir dans mon corps physique cette programmation pour être sûr de sa véracité et réellement la transformer.  Ceci afin d’éviter de complaire notre mental dans l’origine de notre souffrance.  Le ressenti n’est pas une émotion.  Le ressenti est une sensation qui jaillit lorsque la vibration du mot guérisseur, d’un symbole ou d’un toucher énergétique fait écho à la vibration de la cellule bloquée.  Ressentir nécessite de plonger en soi, de retrouver le centre duquel nous sommes coupés et qui crée la souffrance primordiale.  Le ressenti permet de mourir à ce qui est ancien et de vider l’espace intérieur, laisser plus de place pour que le souvenir de l’unité résonne en nous.  Mourir vivant pour devenir écho du TAO, écho du Ciel et de la Terre et mourir chaque jour en célébrant la vie.

À propos des rencontres magiques

Beaucoup s’interrogent : qu’est- ce qui fait qu’on est attiré par une personne plutôt que par une autre?  Est-ce d’ordre physique?  Hormonal?  Caractériel?  S’agit-il d’affinités secrètes, d’une reconnaissance mutuelle spontanée?

Je crois pour ma part, qu’une rencontre (qui se reconnaîtra comme amoureuse) est dans la combinaison de plusieurs facteurs (attirance physique, phéromones, perception spontanée d’une acceptation inconditionnelle, identification inconsciente à des images anciennes (de personnes bienveillantes) qui remontent à la surface).  C’est la réunion de plusieurs composantes conscientes et inconscientes qui va créer un appel, un mouvement ou un élan vers telle personne et non pas vers une autre.

Cela c’est une explication raisonnable, mais comment évaluer la part de miracle, de magie qui entoure une rencontre amoureuse?  Qu’est-ce qui fait qu’on va s’attirer mutuellement et comment expliquer que l’histoire se poursuive ou non ensuite? Je crois que l’attirance mutuelle entre deux êtres est d’ordre vibratoire.  Tout se passe comme si des vibrations subtiles circulaient de l’un vers l’autre, étaient reçues et s’accordaient.  Produisant ainsi une alchimie mystérieuse entre deux personnes, rapprochement et mélange qui vont les lier.  L’image la plus simple pour parler de ce phénomène serait l’image musicale : deux notes qui s’accordent et qui vont résonner comme du Mozart!

Ensuite, la poursuite de l’histoire va dépendre non pas des sentiments (comme on le croit trop souvent), mais de la qualité des relations qui vont nourrir et embellir cet amour ou le blesser et le dévitaliser.

Qu’est-ce qui fait que parfois rien ne fonctionne dès le départ : l’un est attiré et pas l’autre?  Effectivement, l’émission des signaux dont j’ai parlé plus haut, est parfois asymétrique.  Plusieurs combinaisons sont possibles.  L’un émet, l’autre ne reçoit pas, reste fermé, n’est pas sur la même longueur d’onde vibratoire ou est déjà tourné vers quelqu’un d’autre.  Et puis, il arrive aussi que les deux notes de musique, ne s’accordent pas, et font un couac!  Et je n’ai jamais vu un couac se transformer en Mozart!

C’est notre rêve à tous de trouver des sentiments en réciprocité, de ne pas se piéger dans ce que j’appelle les pseudos amours, telles les amours de manque (on réclame à l’autre ce qu’on n’a pas eu dans l’enfance), les amours de peur (on exige de l’autre qu’il nous rassure sans arrêt, qu’il nous confirme que nous sommes le(la) seul(e) personne aimé(e).  Il y aussi les amours de consommation (on aime non la personne, mais l’amour qu’elle a pour nous!), les amours de besoin sont redoutables et frustrantes (on ne donne rien, on prend, on exige)…

Il peut arriver aussi que l’on tombe soudain amoureux d’un ami ou d’une connaissance côtoyée depuis longtemps, mais pour laquelle on n’avait jamais envisagé d’aller plus loin ou plus près comme amoureuse ou amoureux potentiel!

Dans l’amitié, la dimension sexuelle est absente.  C’est la révélation de cette dimension qui va transformer la relation.  Ceci dit, le désir ne se commande pas.  Il peut être présent, mais censuré ou occulté durant des années et soudain se révéler quand les défenses lâchent prise!  Certains s’interrogent sur le coup de foudre, qui serait la manifestation soudaine d’une attirance irrésistible, réciproque et sans réserve.  Attirance qui fait fondre toutes les inhibitions ou les préjugés et rend caducs les engagements antérieurs.  Il faut savoir quand même que dans le coup de foudre, il y a souvent plus de coups que de foudre (disait ma grand-mère!).

On nous dit aussi que les vacances sont propices aux rencontres amoureuses.  Les vacances sont favorables à toutes les rencontres et donc aussi aux rencontres amoureuses.  Peut-être parce que nous avons chaque jour 24 heures à notre entière disposition.  Heures qui ne sont pas parasitées par du travail, des contraintes, des injonctions ou des obligations.  Parce que les journées sont plus longues et qu’il y a en face de vous des personnes qui sont ouvertes, disponibles, réceptives (non parasitées par des choses à faire!  Et puis la nudité (bord de mer ou temps clément) ou une tenue plus légère semble autoriser une circulation plus libre des désirs!

Quoiqu’il en soit, les rencontres amoureuses peuvent naître à tout âge, dans les circonstances les plus étranges comme les plus banales.  Comme nous ne pouvons commander à nos sentiments, il nous faut accepter que l’amour puisse surgir à tout instant dans notre vie.

L’approche globale du corps!

Cheminer dans la vie de… Marie Lise Labonté

Entrevue réalisée pour la revue Cheminement par Manon Duguay

En 1976, âgée de 25 ans et souffrant depuis quatre ans d’arthrite rhumatoïde incurable très douloureuse, elle a épuisé toutes les avenues de la médecine traditionnelle sans trouver le chemin de la guérison.

MLL : J’ai fait un cheminement pour comprendre pourquoi j’avais cette maladie.  Je comprenais intellectuellement, mais mon corps continuait d’être de plus en plus malade.  Je n’avais rien changé à ma vie.  J’attendais que le ciel fasse quelque chose pour moi.  Je disais aux médecins « Prenez mon corps » et aux psychologues « Prenez ma tête ».  J’étais en chaise roulante.  Je souffrais.  Je m’isolais.  J’avais une vie réduite au maximum.  Je ne pouvais plus faire l’amour.  À cause de mes hanches, je ne pouvais plus ouvrir les jambes.  À 25 ans, c’est difficile.  Ça été l’élément déclencheur.

Je suis descendue dans une forme de tunnel noir.  J’ai lu le livre de Thérèse Bertherat (NDLF : sur l’anti-gymnastique), mais je ne faisais rien.  J’ai essayé quelques-uns des petits mouvements suggérés avec des balles de tennis.  La maladie était toujours là, mais c’était mieux que mes antidouleurs.  C’est comme ça que j’ai commencé.

Puis j’ai pris la décision d’aller travailler avec elle à Paris.  C’était mon étoile, mon phare, dans la noirceur que je vivais.  Je n’avais pas d’argent.  J’ai tout vendu et quelqu’un m’a prêté des sous.  J’ai réussi à partir.  C’était une question de vie ou de mort.

MD : Vous avez ensuite découvert d’autres techniques dont le rolfing.

MLL : Oui, le Mézière.  Je travaillais sur moi.  Je suivais des cours.  J’écrivais mon journal.  Je n’avais pas encore faire la synthèse.  J’étais dans mon processus de guérison et je découvrais tous les éléments, dont la mémoire du corps, au fur et à mesure.  C’était assez surprenant.  Je savais que j’écrirais un livre.  C’était trop fort.

MD : Est-ce à ce moment-là que vous avez compris le pouvoir de l’intérieur relié aux mouvements du corps?

MLL : Oui.  Tout à fait.  J’avais une base en anatomie.  Je faisais les liens, Reich, les cuirasses.  Je rencontrais d’autres praticiens.  Je posais des questions.  J’ai commencé à bâtir ma propre compréhension toujours à travers l’expérience de mon corps.  C’est toute une époque, quand j’y repense.  Au bout d’un an, je suis revenue au Québec; j’ai commencé à donner des cours.  J’avais reçu beaucoup, il fallait que je redonne.

Et je poursuivais mes recherches.  Je suis allée étudier à New York pour devenir psychothérapeute.  J’ai fait une formation Rebirth.  J’ai aussi étudié avec le docteur Simonton.

MD : La visualisation est venue par lui?

MLL : Oui, j’en faisais déjà.  Mais avec lui, j’ai compris intellectuellement la technique que je vivais naturellement.  Il fallait que je donne une base psychologique à ma guérison pour pouvoir transmettre mes connaissances.  C’est là que j’ai bâti ma méthode et commencé à écrire mon livre.

« Mouvements d’anti-gymnastique » est l’approche du corps que j’avais donnée à ma méthode.  On travaillait aussi les croyances, l’esprit et l’on touchait une dimension de l’âme pour retrouver sa nature profonde.  J’aurais voulu appeler la méthode « Approche globale du corps » parce que le corps était la base.

MD : Et on est au début des années 80.

MLL : Exactement.  Je me souviens que mon éditeur, Québec Amérique, à l’époque, n’appréciait guère les mots du genre « âme ».  À la fin de mon livre, je disais que je m’étais réconciliée avec mon âme.  Il n’aimait pas ça.  Il me disait « Es-tu certaine de vouloir écrire ça?  Comment peux-tu parler de ton âme ».

En 1980, j’ai ouvert mon premier centre à Montréal.  J’ai commencé à avoir une clientèle de gens très malades.  En 1982, j’ai commencé à former des gens.  Je donnais aussi des conférences.  De plus en plus, il y avait un impact.

MD : En 1986, vous avez eu une expérience d’éveil qui a transformé votre vie.  Quelle était cette expérience?

MLL : Ça s’est passé au moment où je donnais une conférence sur l’autoguérison.  Maintenant, je pourrais dire que j’ai eu comme une descente de la grâce, une énergie qui m’a frappée.  J’avais l’impression que mon cerveau s’ouvrait comme une noix de coco et j’entendais à l’intérieur de moi une voix qui voulait dire autre chose sur la guérison que ce que je disais.  Et je savais que cette voix disait vrai.  C’était un effort surhumain de me refermer et poursuivre ma conférence.  Après, je sentais que je n’étais plus seule.  Qu’il y avait quelque chose de beaucoup plus vaste qui m’habitait.  Ça n’a pas été facile à vivre.

La période de recherche pour comprendre ce qui se passait a duré deux ans.  J’ai cessé de donner des conférences.  Mes nuits étaient habitées.  J’y recevais des informations sur la formation que je donne maintenant au niveau de la visualisation et j’écrivais le matin.  J’ai compris que je vivais un phénomène incroyable.

MD : Vous avez intégré les mondes parallèles de la psychologie, avec votre méthode et celui du chanelling.  Qu’avez-vous appris sur l’intégration de ces énergies contradictoires?

MLL : C’est difficile de vivre comme ça sans vivre l’inflation.  L’inflation, c’est de se prendre pour l’entité.  Plusieurs perdent le fil, car la personnalité s’approprie la réalité.  En 2000, je suis retournée à mon travail de psychothérapeute, un peu abandonné pour me consacrer à l’enseignement de la guérison spirituelle angélique.  J’ai senti le besoin de faire moins de channeling.  Mon corps et mon cœur commençaient à être fatigués.  J’avais besoin de reprendre mon œuvre au niveau de la méthode de libération de cuirasses, de la MLC®.

MD : Les livres que vous avez écrits depuis l’an 2000 ont un ton différent, moins psy et plus émotions.  Avez-vous été influencée par la canalisation des anges dans vos nouveaux écrits, tel votre dernier livre « Parlez-moi d’amour vrai »?

MLL : Oui.  Certainement.  Je suis habitée et l’énergie passe quand même à travers mes vibrations, mes cellules, mon inconscient.  J’ai été inspirée dans mon œuvre, à partir de cette expérience.  Je perçois une plus grande union intérieure entre les univers très vastes d’amour inconditionnel que j’ai côtoyés jusqu’à l’intégration avec le point de vue psychologique et dans toute mon approche.

MD : Vous aviez la chance d’avoir des outils de psychothérapie et un esprit rationnel pour synthétiser le tout.

MLL : Un esprit analytique aussi.  Ce qui m’a beaucoup aidé, c’est toute la vision de Carl Jung qui, lui, a été profondément inspiré par ‘âme, la vie, et qui a amené un aspect spirituel à la psychologie freudienne, il a ouvert une porte.  Il a fait sa thèse de doctorat sur la médiumnité.  La dimension du moi, du soi, m’inspirait.  J’ai relié tout ça à travers moi, pas seulement intellectuellement.

MD : Vous avez dit : « Ma voie de guérison, c’est le chemin d’une vie, l’histoire d’une vocation ».  Pouvez-vous élaborer là-dessus?

MLL : À partir du moment où je me suis autoguérie, j’ai su que ma vie serait de partager cette expérience avec les autres.  J’ai fait des choix, par exemple de ne pas avoir d’enfant.  C’est mon inspiration de vie, de pouvoir partager ce chemin de connaissances profondes, de son intériorité, d’une union profonde avec soi-même, et de partager l’amour.  C’est le but de ma vie.

MD : Est-ce qu’on a le choix d’accepter ou non un tel choix de vie?

MLL : J’aurais pu refuser, mais je ne crois pas que j’aurais été heureuse.  Je serais peut-être retombée malade.  Si on ne suit pas le chemin de son âme, ça commence à aller mal, enfin, c’est ma perception.  Dans mon travail avec les gens, je leur dis : « Retrouvez vraiment le chemin qui vous appartient, pas celui que la famille a demandé, que la société demande ».  Suivre sa voix, réunir en soi : âme, corps et esprit.  En soi.  Pas parce qu’on vous le demande, mais parce que c’est qui vous êtes vraiment.

Ça m’amène à répondre à votre question sur le shopping de thérapie.  Dans tout travail, il y a une implication.  Plusieurs préfèrent surfer, sans jamais s’impliquer profondément.  L’engagement avec soi-même est important, c’est-à-dire choisir de découvrir ce qui nous habite plutôt que d’être porté vers l’autre, vers l’extérieur.  Même si quelqu’un est dans la souffrance, il y a aussi un chemin de facilité.  Ça a l’air un peu terrible à dire.

MD : Se laisser aller vers la maladie?

MLL : Ou se laisser aller à rester enfermé dans son ressentiment, dans sa colère, de ne pas aller plu loin, de se maintenir dans des prisons, dans des attachements.  C’est ce qu’on connaît.  C’est une forme de sécurité.  Le reste, c’est l’inconnu.  Les gens ont peur de se découvrir dans le meilleur d’eux-mêmes.  J’utilise ici le terme de notre ami Guy Corneau.  Dans la partie intacte de soi.  C’est une explication de se consacrer à son monde intérieur.

MD : Vous avez parlé de la vision du développement spirituel de l’être par le corps.  Comment êtes-vous arrivée à cette conclusion?

MLL : Depuis le début de mon processus d’autoguérison, j’ai compris que le corps est important, qu’il est le reflet de notre inconscient.  Il est vraiment le temple de notre âme.  J’avais fait ce lien profond entre le corps, l’âme et l’esprit.  C’est-à-dire que notre corps et l’énergie de vie qui nous habite sont spirituels, et que si nous ne retrouvons pas cette dimension profonde de notre être dans l’action de notre quotidien, c’est comme vivre une forme d’errance.  Les valeurs matérielles extérieures personnelles, professionnelles, peuvent être très attirantes pour un temps, mais ensuite on se demande quel est le sens de notre vie.

MD : Vous parlez d’un ancrage intérieur.  Quels sont les outils pour arriver à ancrer?

MLL : C’est d’être à l’écoute, et pas seulement de ses désirs, ça c’est en surface.  Il s’agit d’aller au-delà de nos conditionnements.  Quand ça ne va pas dans notre vie, il faut arrêter d’accuser les autres, d’accuser la vie.  Il s’agit de devenir responsable en soi de ce qui ne va pas.  Se demander ce qu’il y a derrière cette insatisfaction à vivre.

MD : Est-ce se demander ce que l’on veut vraiment?

MLL : Oui, à l’intérieur.  Qui habite ma maison?  Mes voisins, mes parents, mes enfants?  Ou est-ce moi qui habite ma maison?

MD : Comment choisir la bonne nourriture quand il y a 300 différents trucs offerts?

MLL : Il s’agit d’écouter la voix intérieure.  Notre instinct est toujours là.  On a nié qui on est, même notre réflexe de survie, on ne sait plus qui on est.  On n’est plus habitué d’écouter la réponse en soi.  Pour entendre, il faut se détendre, aller vers l’hémisphère droit du cerveau.  Et être patient, les gens veulent des trucs miraculeux, instantanés.  Ça c’est impossible, même les miracles s’intègrent.

MD : Il y a des décisions qui viennent naturellement comme se dire : « Non ce n’est pas ce que je veux dans la vie ».  Est-ce la peur de l’inconnu qui fait résister au changement?

MLL : C’est sûr.  C’est la peur de changer.  Ça a l’air simple, mais ce ne l’est pas.  Permettre aux résultats de venir, laisser la guérison se manifester sans idées préconçues.  C’est ça apprendre à vivre, l’excitation face à l’inconnu.  Faire confiance au moment présent.  Une seconde après l’autre.

MD : Parlons-nous d’amener le paradis sur terre?

MLL :  Oui, C’est-à-dire le paradis.  De se permettre de vivre le paradis.

MD : Êtes-vous au paradis?

MLL : Oui.  Je peux dire que je suis au paradis.  C’est-à-dire, si je n’ai pas mon paradis, je le sens immédiatement.  Alors, là je me dis qu’est-ce qu’il y a entre moi et le paradis?  Parce que le paradis peut être vécu à chaque seconde.

Merci!

Manon Duguay

Les capsules de Marie Lise Labonté – en réponse à « Qu’est-ce qui nourrit… »

Le corps

Pour moi, vivre en harmonie avec son corps, c’est de devenir ami avec son corps, de ne pas le mettre à côté de soi, mais de l’habiter.  Pour ça, il faut donner du bien-être à son corps, le corps adore le bien-être.  C’est de suivre la piste du bien-être dans son corps.

Je pense à donner une détente à son corps.  On dit que c’est une bonne machine, mais le corps a une intelligence à lui, il est autonome, il a une intelligence cellulaire, une intelligence divine qui l’habite, une intelligence vitale et c’est de permettre à ces intelligences de nous guider.  De se mettre sous son corps et pas au-dessus.  Pour moi, c’est ça vivre en harmonie avec son corps, et l’habiter.

L’âme

On pourrait demander à quelqu’un qu’est-ce qui vous inspire?  Est-ce que l’écoute d’une musique X vous inspire?  Est-ce le contact avec la nature?  Chaque personne pourrait répondre à cette question.  Moi, ce qui m’inspire, c’est quand je regarde telle couleur ou que je fais telle chose.  Suivre le chemin de son inspiration.  Je ne parle pas de respiration.  Qu’est-ce qui m’élève?  Pour certains, c’est de marcher dehors, ça c’est la nourriture de l’âme.  C’est très personnel, ça.  De suivre, d’écouter notre inspiration.  De se donner un temps, s’il y a lieu chaque jour, ou si c’est trop exigeant, par semaine.  D’avoir vécu un temps d’inspiration.  Là, on s’assure de nourrir son âme.

L’esprit

Notre mental est beaucoup envahi par différentes pensées parasites, qui font que si on tente de fixer notre attention sur quelque chose, on est tout de suite interpellé par toutes sortes de pensées.  Donc, pour moi, je dirais que nourrir son mental, c’est de lui donner de bonnes images.  Par exemple, un outil que j’utilise et que j’ai beaucoup utilisé auprès de gens malades, c’est « Relaxation endroit de rêve », c’est une visualisation où je me nourris d’images positives.  Ça ne veut pas dire que j’essaie de mettre le bouchon sur des images qui seraient plus négatives, mais d’amener, de se permettre, de se nourrir d’images positives, d’images de bien-être.  Ça calme, nourrit le mental, et permet d’ouvrir un dialogue avec son monde intérieur, plutôt que d’essayer de faire taire le mental, mais amener des images de relaxation.  Remplacer, sans nier.  Calmer le mental par des images.  Il y en a pour qui c’est de s’imaginer sur le bord de la mer, d’autres en montagne.  Ça ne veut pas dire qu’on va se déplacer sur le bord de la mer, mais juste de nourrir son mental.  De se permettre de rêver.

Le cœur

Ma réponse est simple, c’est de se permettre d’aimer.  Souvent notre cœur, on le met sur la glace, on a été blessé par telle relation, blessé par un ami, un ennemi, notre patron.  On ferme notre cœur.  Pendant tout ce temps-là, on le met sur la glace.  Notre cœur a besoin d’aimer, notre corps aussi a besoin d’aimer.  Pour moi, c’est de pratiquer consciemment l’amour, d’ouvrir son cœur, de prendre le risque.  Choisir consciemment.  L’enlever de la glace, le sortir du frigo ou du congélateur.  De lui permettre de se réchauffer, et il y a juste l’amour qui réchauffe.

Quels sont les outils pour réchauffer le cœur? C’est, quotidiennement, en se levant le matin, se poser la question : Est-ce que mon cœur est ouvert?  Est-ce que je commence ma journée enfermée?  Évidemment, ça demande de lâcher prise que d’ouvrir son cœur.  Lâcher pise sur le ressentiment, la haine, la colère, la victimisation, et c’est un outil que j’ai hâte de pratiquer.  Ça ne veut pas dire que le cœur est ouvert 24 heures sur 24.  On l’ouvre, on le referme, on le « réouvre ».  Il y a tellement de raisons pour fermer son cœur.  C’et sans fin.  On est aussi bien de l’ouvrir.

La vivance, une qualité d’être au monde

Je pense avoir inventé ce mot dans les années soixante-dix, dans un poème amoureux où je tentais de dire combien l’amour me semblait être le ferment d’une vivance capable d’amplifier la vie. Mais peut-être ce mot, avait-il été déjà découvert avant, quoi qu’il en soi, je l’ai souvent utilisé car je trouvais qu’il convenait bien à l’expression de plusieurs de mes thèmes autour des vibrations que secrète (ou non) la vie en l’intérieur de nous à l’occasion de certains évènements, moments privilégiés ou émotions fortes.

La vivance est une qualité d’être qui nous habite et dynamise le potentiel de vie qui est en chacun. Elle relève d’une dimension vibratoire qui crée une alchimie particulièrement active entre nos pensées, les ressources de notre créativité, les élans de notre imaginaire et les accords possibles avec la réalité qui nous entoure.

La vivance nous permet d’être plus présent au présent et aussi, c’est une de ses qualités, de gagner sur le malheur, de combattre le mal de vivre ou de se laisser aller dans l’errance infinie de la victimisation. Elle confirme et nourrit notre confiance non seulement en nous-mêmes, mais aussi dans les autres et même en l’avenir.

Surtout l’avenir que je ressens depuis quelque temps non fiable, si incertain qu’il n’est pas certain qu’il puisse accueillir la vie de mes petits-enfants. Un avenir violenté par ce que nous faisons, imposons aujourd’hui à la planète et à nos semblables. Violences visibles et moins visibles liées aux tromperies, aux mensonges de certains hommes politiques, aux malversations à l’échelle planétaire de certains individus protégés par leur anonymat, au surgissement de crises financières et économiques déclenchées par l’aveuglement (ou l’habileté) de ceux qui peuvent jouer avec l’argent, les économies du plus grand nombre.

Je crois qu’en période de crise, il faut prendre garde d’éviter un repliement sur soi, un enfermement dans la bulle de ses intérêts personnels, une fixation autour d’une vision paranoïaque concernant nos gouvernants et aussi nos semblables, même si chaque jour apporte la preuve de leur nocivité, de leurs prédations dans beaucoup de domaines. Je crois qu’il faudra éviter de rester dans des comportements d’autoprotection liés à la survie en oubliant la solidarité, l’engagement dans des actions de lutte et de confrontation. Je crois qu’il nous appartient de rester un témoin de la Vie. C’est peut-être cela le sens de notre passage sur terre, le maintien, l’épanouissement de la Vie sous toute ses formes, même si aujourd’hui nous sommes à l’origine de beaucoup de violences à son égard. Au-delà d’un travail sur soi, pour maintenir au plus haut notre potentiel de vie, il nous faudra militer, s’associer, se concerter pour faire un contrepoids au développement de la souffrance, au grandissement de l’injustice, à l’expansion de la misère et surtout de la faim et de la non-éducation de millions d’enfants.

Au final, s’appuyer sur sa vivance pour s’engager auprès des plus démunis.

Swara : L’art d’être centré et de vivre le moment présent

La science de swara ou la respiration

Les philosophies orientales accordent une grande importance à la respiration. En étant conscient de notre respiration, nous devenons plus présents à chaque moment. L’observation, le contrôle et la manipulation de la respiration est appelée swara. Afin d’équilibrer notre respiration, les textes védiques recommandent que nous commencions par examiner son débit. Le courant sympathique froid de l’inspiration, appelé ida, a une charge négative et est situé du côté gauche de notre colonne vertébrale. Le courant sympathique chaud de l’expiration, appelé pingla, a une charge positive et se trouve du côté droit de la colonne vertébrale. Lorsque ces courants sont équilibrés, nous pénétrons dans la zone parasympathique neutre, située au centre de notre colonne vertébrale, appelée sushumna. Nos pensées deviennent alors plus claires et objectives. En étant plus sereins, nous sommes moins susceptibles d’éprouver des sentiments négatifs d’agitation, de colère ou de peur.

En Orient, la colonne vertébrale est appelée « l’autel de Dieu ». C’est là où se trouvent les centres énergétiques, ou chakras. Les chakras, que l’on visualise comme des roues d’énergie, sont situés le long de la colonne vertébrale, de sa base jusqu’au bulbe rachidien. Chaque chakra est associé à une vibration, à une couleur, à un son, à un organe du corps et à une émotion. Les chakras sont activés par les courants ida et pingla de la même façon qu’un vortex se crée dans une tornade lorsque les courants chaud et froid se rencontrent.

Le lien entre la respiration et la pensée

Une respiration calme et contrôlée favorise une pensée claire et sereine. Lorsque nous pensons clairement, nous sommes plus susceptibles de percevoir les choses avec objectivité et d’agir en conséquence. En continuant d’agir comme il se doit, nous prenons une bonne habitude. Les habitudes que nous prenons forment notre caractère, qui lui s’exprime dans notre comportement. Un comportement approprié accroît notre magnétisme; ainsi, nous pouvons attirer des circonstances bénéfiques dans notre vie. Nous pouvons également mieux réagir dans les situations difficiles. Lorsque nous étudions les lignes et les signes de la main dans le hast jyotish, la science ancestrale indienne des lignes de la main, en réalité nous observons la respiration — est-elle calme, rapide, profonde ou superficielle — et son effet sur notre façon de penser.

Un autre moyen efficace d’observer nos pensées consiste à en être conscient pendant la journée. Nous devons essayer de toujours faire preuve de discernement et d’éviter la subjectivité. Nous devons porter la même attention à notre respiration pour nous assurer qu’elle est calme et profonde. Ainsi, nous pourrons faire les choix appropriés quant à nos pensées et à nos comportements quotidiens. Méditer matin et soir est également un excellent moyen de cultiver une respiration équilibrée et une perception objective.

La respiration, la pensée et le hast jyotish

Il est difficile de dissocier la respiration, nos pensées et nos actions, les courants ida et pingla, et les chakras, car leur interrelation est unique à chaque personne. L’étude et la mise en pratique du hast jyotish visent à déterminer les déséquilibres et à les corriger. Chercher à atteindre un état d’harmonie, connu en Inde sous le nom de prakriti, est l’un des préceptes fondamentaux de la spiritualité orientale.

Notre personnalité est formée de forces opposées qui devraient idéalement se compléter. On trouve en chacun divers degrés de raison et de sentiments, de sensibilité et de force, d’altruisme et d’égoïsme. En utilisant adéquatement nos forces opposées complémentaires, nous pouvons atteindre un état d’harmonie et d’illumination, et réaliser notre plein potentiel. Par exemple, répondre aux besoins des autres pourrait nous aider à définir nos propres besoins, car nous pourrions en retirer une satisfaction qui dépasse notre préoccupation à l’égard de notre propre confort et de notre sécurité. Inversement, l’agitation surgit lorsque nous n’arrivons pas à équilibrer de façon harmonieuse ces différents aspects de nous-mêmes. Le conflit intérieur qui en résulte influe invariablement sur nos vies et sur nos relations personnelles.

L’étude des empreintes de nos mains nous donne de nombreux indices quant à l’harmonie ou aux conflits intérieurs que nous vivons. Lorsque nous changeons notre façon de penser et nos réactions aux événements de la vie, des changements correspondants apparaissent dans nos mains. Il faut avoir appris à se comprendre soi-même pour découvrir ce qui nous fait répéter sans cesse les mêmes comportements qui nous empêchent d’atteindre notre but. Lorsque nous élaborons des stratégies pour penser plus positivement et que nous sommes capables de voir la vie d’une perspective plus objective, notre mode de vie change, ainsi que notre comportement. Ces changements se reflètent dans nos mains. L’étude des anciens principes du hast jyotish a donc une application pratique tout au long de notre voyage vers la découverte de nous-mêmes.

Que nourrissez-vous : La fin du monde ou la naissance d’un nouveau monde?

Oui, nous vivons des temps de turbulence, c’est évident! Nos vies, nos manières de penser, nos attitudes, nos croyances, tout y passe. Partout où se porte notre regard, nous voyons des gens aux prises avec des difficultés matérielles, émotionnelles ou mentales. Mais justement… Comment est-il ce regard? Car c’est lui qui crée le sentiment que nous éprouvons et qui revient ensuite, comme une boucle, teinter à nouveau notre vision des choses. Un cercle vicieux, qui se nourrit de lui-même, qui se confirme, se valide d’avoir porté ce regard…C’est bien là toute la définition de ce qu’est un cercle vicieux, ou vertueux!

Le sentiment qu’on porte en soi, qui teinte le regard sur la vie, crée ensuite notre réalité, puisque, par magnétisme, on attire à soi les mêmes vibrations qu’on émet, souvent bien inconsciemment.

Comment est mon regard sur le chaos qui règne en ces temps dans pratiquement tous les aspects de la Vie sur cette planète et sur ce que nous sommes en train de traverser?

Est-ce que je ne vois que guerres et catastrophes? Est-ce que je vis dans l’inquiétude, la peur, la préoccupation, l’urgence de faire quelque chose sans même savoir quoi? Est-ce que je me sens impuissant devant l’ampleur de ce qui m’apparaît comme un désastre?

Ou est-ce que je vois le désir de l’humanité à vouloir sortir enfin des prisons qu’elle s’est créées? Est-ce que je perçois le chaos comme une étape normale de déstructuration des conditions rigides d’existence, de cette matrice inhumaine qui prévaut depuis si longtemps? Est-ce que je me réjouis de ce vent de liberté qui souffle sur les pays dirigés par des dictateurs? Est-ce que je ressens de l’optimisme à voir les gens parler de plus en plus de ce qui les fait vibrer et de vouloir vivre ce qu’ils portent dans leur cœur? Est-ce que je célèbre mes pas et ceux des autres pour nous affranchir des croyances limitatives et gagner peu à peu notre liberté, tant intérieure qu’extérieure?

Deux regards, deux réalités… Que choisissez-vous?

De ce choix si important dépendra non seulement notre vie, mais aussi ce que collectivement nous nous donnerons à vivre. Car, étant tous reliés ensemble, le choix personnel participe au choix collectif. Et ce choix collectif manifestera une réalité planétaire.

Vous connaissez les égrégores? Ces amas d’énergie qui gravitent tout autour de la planète? Il y en a de toutes sortes : des égrégores d’amour, de bienveillance, de compassion, ainsi que beaucoup d’autres moins lumineux, des égrégores de peur, de domination, de tristesse, etc…

En ce moment, il en est un qui s’amplifie à mesure que la fin de 2012 approche. C’est l’égrégore de peur de la fin du monde! Et pourquoi s’amplifie-t-il? Parce que lorsqu’un être vibre dans une émotion, celle-ci ouvre un chemin vers la même vibration, créant un circuit énergétique qui alimente les deux pôles. Vous ressentez la peur? Vous vous branchez automatiquement sur cet égrégore qui fait en sorte que votre peur augmentera de manière démesurée. Vous devenez ainsi contrôlé par cette émotion intense de peur générée par tous ceux qui la nourrissent.

Parallèlement à ce mouvement de peur qui court sur la planète entière, un autre mouvement, nourri d’amour et de conscience par les êtres humains qui croient en l’avènement d’un nouveau monde et, comprenant que l’ancien doit s’effriter, crée un égrégore de paix, de sérénité et de certitude que nous allons manifester ensemble le monde auquel nous rêvons.

Sachant que nous créons nos vies, individuellement et collectivement, et que chacun de nous est aussi important que l’ensemble, que choisissez-vous de nourrir : la fin du monde ou la naissance d’un nouveau monde?

Mouvement du cœur – Personne n’est seul dans ce présent voyage sur terre

Pour Marie-Claire Séguin – Auteure, compositeur, québécoise – Femme-Médecine au Cœur de la Terre

Et pourtant c’était une journée comme les autres! Invitée par un ami qui chantait dans la chorale en première partie du spectacle de Marie-Claire Séguin, je suis sorti de ma tanière où je repose mon âme entre mes nombreux voyages, là où l’enseignement des ancêtres se transmet par la voix du Cœur.

Dès les premières mesures de Incantation à la VIE, la salle tout entière s’est élevée à la Vibration Amour, Prière d’amour à la Terre, prière d’amour à l’Homme, prière d’Unité Universelle, un souffle vivifiant, une caresse pour l’âme esseulée.

Le Cœur se donne à rompre les murs du silence. Soudain le ciel vibrait en nous tous. Une offrande sans nom, une offrande passionnément vivante contenant la Lumière dans son élan d’avancer dans le temps. Une pureté du cœur dans un vortex de compassion infini.

Ce soir, j’ai respiré profondément m’unissant en prière avec cette merveilleuse « Femme-Médecine » qui guérit par le son tous ceux qui n’ont plus de nom, plus de son pour créer leur vie. Sa voix vibrait pour tous ceux qui croient par défaut à tout ce qui les effraie. Elle a fait résonner les Tambours Sacrés pour les frères et sœurs qui se sont éloignés de l’Arbre Sacré, ceux qui ont perdu depuis quelques descendances le chemin de la Vie. Pour nous tous, elle a fêté la Terre-Mère déclenchant encore et encore le réveil et la salutation au soleil levant.

Étrange comme le Son de l’Amour peut raccorder les cœurs au battement de la Mère Terre, au rythme de l’Univers. Une magie céleste rassemblant les êtres autour du feu de la Terre, la Matrice Amour, celle qui nous a donné le souffle de Vie.

Nathalie Boileau et Jean François Martel forment une synergie parfaite dans cette prestation guidée par la sagesse ancestrale. L’union fait la force dans ce trio voyageant dans l’espace intime et infiniment grand de ces Mille Traversées. Dans cette trinité de voix et de sons habitée par la présence tangible des dieux tutélaires et cosmiques, l’espace-temps s’est ouvert nous libérant des marées noires. Un envol digne du condor, celui qui jamais ne tue pour se nourrir attendant patiemment qu’un animal s’éteigne pour le transmuter. Je m’envole sans jamais te laisser derrière, tel est le rythme dans lequel ces musiciens nous invitent pour continuer le voyage traversant l’oubli.

Marie-Claire chante « La Nuit est belle ».

Ce soir, je sens la vie me traverse

Je vois des ponts entre tous ces mondes

De l’arbre, de l’Astre à ma vie

Des ponts, des ponts à l’infini…

Ces paroles nées des nations lovées dans son cœur n’ont aucune frontière, car elles sont des voyageuses éternelles libérant l’illusion, ces rêves sombres qui causent tant de souffrances.

Oui, ce soir la nuit est belle, Marie-Claire a ouvert le sentier oublié. Elle nous a décidé à marcher les yeux et le cœur ouverts sur la terre qui depuis des millénaires nous a portés.

Oui, elle a tout essayé comme tous les chercheurs de paix et d’amour. Son cul-de-sac, elle l’a bien traversé. Elle a fait sauter les résistances et libéré son être, avançant unifiée dans le Temps. Des traces immortelles sur le seul chemin de la Vie, celui de l’Amour. Un son à entendre, à boire, à devenir. En route pour la Vie sur Terre! Voilà son Présent.

Dans « Le ciel est bas », j’ai cru entendre mes propres prières, il y a de ça quelques lunes. Pas un son, pas un mot dans cette prière à la Vie ne m’était étranger, tout était UN. Un fluide de solidarité remplissait mon âme et mon esprit inondait mon être du « Clair Esprit », celui qui nous rassemble sur le chemin. Mon cœur déborde de gratitude pour cette fusion d’amour effaçant les larmes de solitude et de doutes qui trop souvent aveuglaient ma lumière sur le sentier sacré. Je ne suis pas seule, nous ne sommes pas seuls, tu n’es pas seule Marie-Claire Séguin, ta lumière touche les cœurs et l’esprit. Le Temps du grand rassemblement est Ici et Maintenant pour toutes les nations, tous les êtres humains, « homme-dieu » selon le langage des ancêtres.

L’Ami qui m’accompagne, Jean-Yves Simard, est auteur-compositeur. Sa générosité m’a portée jusqu’ici dans cette salle de concert. Silencieusement, il déverse des larmes de grâce tant son âme est nourrie d’espoir. Nos yeux se croisent dans la transparence des diamants qui jaillissent des profondeurs de nos âmes. Troublés de se sentir si vivant, les fréquences d’amour sont si intenses que le corps a du mal à s’ajuster provoquant frissons d’extase. Quelle expansion! Les ancêtres assis aux premières loges dans l’espace-temps chantaient en chœur à travers celle qui se donnait sans compter. Face à tout ce qui EST, dévoilant dans la nuit sa nudité lumineuse, elle nous a réappris à prier le Grand Esprit.

La Terre dans nos cœurs pleurait, sa souffrance était nôtre, cette souffrance en phase terminale qui implore le miracle de la Vie. Transgressant toutes les lois des hommes, Marie-Claire Séguin s’est fait UN avec la Mère pour implorer notre Amour, pour celle que nous avons oubliée.

Dans ce texte révélateur « Qu’est-ce qu’on mange Maman » on entend :  Comment se fait-il qu’on n’ait ni le temps de réfléchir ni le temps de voir venir. Une question vitale qui dépasse le sens de l’impuissance. Nous Québécois, dont les ancêtres se levaient avec fierté dès l’aube pour remplir nos corps de bonnes nourritures, avons-nous oublié?

Ce soir, nous étions nombreux à nous unir au son des Tambours Sacrés, seul langage audible au cœur de l’homme. Avançant un pas de plus vers la libération, la spirale de noirceur a ralenti en cette nuit de concert. NOUS avons tous progressé sur le sentier de l’UNITÉ.

Ce concert n’a ni fin ni commencement. Il voyage dans le Temps labourant, semant dans le champ de conscience du cœur des hommes la lumière éternelle de la Vie. Ce concert vit en moi nourrissant ma vision de solidarité et de fraternité universelle.

Il y a le Show-business et il y a l’Artiste, le créateur, l’observateur de sa vie, celui qui cherche et qui ose franchir les interdits sans compter les dividendes de Mamon, ce dieu honoré par les cartels financiers.

Marie-Claire Séguin ne calcule pas, elle crée sa vie, transmet ses œuvres sans compter. Elle avance sachant que chaque pas contribue à faire grandir la Lumière. Elle est l’artiste de sa vie. Affranchie de l’illusion de la personnalité, sa présence impersonnelle relie tous ceux et celles qui entrent dans la danse de la vie. Elle est la Femme, la mère, l’amante, la déesse, la chaman et embrasse le Tout en NOUS.

Ce soir, une Sœur de Cœur a brillé dans le Cercle de Lumière qui rassemble tous ceux et celles qui depuis des années œuvrent pour la Mère Terre au service de la Vie. Ce soir, Marie-Claire Séguin a nourri de son Amour ceux qui entendent et ceux qui dorment. Cette soirée perdure depuis plus de 40 années, aimons-la encore plus fort pour qu’elle puisse enlever son manteau et dévoiler sa grandeur aux peuples de la Terre, car sa Lumière est la Nôtre.

En signant son CD « Mille Traversées », Marie-Claire répond à mon ami qui me présente : « Nous nous inspirons tous les uns des autres ».

Des paroles d’une grande Sagesse, une signature dans mon cœur.

Personne n’est seul dans ce présent voyage sur Terre.

Allons-nous mourir avec ELLE ou Vivre en ELLE?

Quel est votre rêve?

Levons-nous et marchons le cœur et les yeux ouverts sur TERRE.

Pour ceux qui entendent, pour ceux qui lisent ce message, créons des évènements pour rassembler les frères et sœurs de toutes les nations. Nous avons suffisamment dormi au cœur de nos illusions matérielles. Il est Temps de prendre la route et de marcher ensemble sur le sentier sacré de la Terre. Invitons Marie-Claire Séguin à continuer son concert d’amour et d’humanité.

Mégouish sœur de cœur

Haho! Luma, Femme Médecine de la lignée des Sioux Lakota