L’équinoxe du printemps

Le printemps est de nouveau parmi nous, et l’un des premiers mots qu’il évoque est l’espoir. Les derniers vestiges de l’hiver disparaissent, et nous nous trouvons face au renouveau. Nos sens reviennent à la vie grâce aux sons et aux spectacles de la nature. Tout s’active autour de nous : le pépiement des oiseaux qui reviennent faire leur nid, les bourgeons qui éclosent soudain sur les arbres, tandis que le lit des rivières s’efforce de contenir les torrents exubérants créés par la fonte des neiges. Même le vent dans les branches ne semble plus aussi glacial et la douce chaleur du soleil emplit nos narines du parfum subtil de la terre en dégel.

L’équinoxe du printemps est la jonction entre le sérénité et l’inertie de l’hiver, et le renouveau éclatant du printemps.

Pareilles aux saisons, nos vies passent par les cycles de la naissance, de la mort et de la régénération. Le printemps fournit toutefois à chacun de nous l’esprit du renouveau annuel nous permettant de faire peau neuve et de voir la vie comme un nouveau-né pour qui chaque nouvelle expérience est une merveille ou un prodige. Nous faisons partie de la nature; pourtant, dans notre précipitation quotidienne qui atteint souvent une vitesse fulgurante, il nous arrive d’oublier d’apprécier les choses simples, mais essentielles de la vie.

Selon certaines cultures ancestrales, nous existons sous la forme de la trinité du corps, de l’intellect et de l’âme. Nous ne pouvons pas nous limiter à un seul de ces aspects et devons reconnaître que nous sommes une combinaison des trois.

Par exemple, en voulant à tout prix réussir dans la vie, nous pourrions rechercher le confort physique et la stimulation mentale, au point de négliger notre développement spirituel. Et puis, il y a ceux qui, dans leur quête spirituelle, adoptent une interprétation et une vision étroites de l’esprit, considérant le corps comme un mal nécessaire. C’est dans l’intégration et l’équilibre des trois aspects que nous trouvons l’harmonie. Le corps est notre véhicule. Il nous transporte dans la vie, nous permettant de percevoir notre environnement à l’aide de nos sens physiques. Le printemps nous rappelle simplement notre héritage physique et, puisqu’il représente le tiers de notre trinité, nous devrions honorer notre corps et en prendre bien soin.

La terre est notre mère au niveau des éléments et elle assure notre subsistance et nous réconforte. Elle nous fournit la stabilité physique : une base solide sur laquelle nous nous tenons. Dans la tradition orientale, on dit que la planète Terre contient les Panch Tattwas, ou les cinq sens de la terre (odorat), de l’eau (goût), du feu (vue), de l’air (toucher) et de l’éther (ouïe) qui constituent notre corps physique. Lorsque ces éléments sont en harmonie, nous sommes conscients de nos racines : une fondation solide sur laquelle nous pouvons bâtir en vue de satisfaire nos rêves et ambitions, tout en ne faisant qu’un avec notre nature profonde et intuitive.

Le printemps est donc associé à tout ce qui est naturel et spontané. Il nous aide à nous débarrasser des vieux modes de pensée en nous gratifiant d’un sentiment d’espoir pour toutes les choses nouvelles que nous pouvons créer.

Le printemps nous rappelle l’Éden, à mesure que nos sens reviennent à la vie. Nous avons alors le sentiment que nous pouvons repartir à zéro et que l’espoir du printemps est éternel. Avec un peu d’effort et en réactivant l’insouciance de l’enfance qu’évoque le printemps, nous pouvons produire des miracles, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Maintenant que le printemps est là, faites confiance à votre imagination : tout est possible. Si la nature change, vous le pouvez aussi. Après tout, c’est bien naturel!

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