L’intimité avec soi-même, chemin de libération

L’être humain est un mystère qui, en quelque part, devient perceptible. Si je sais m’observer, m’écouter et m’entendre…, « tout se passe à l’intérieur ».

L’être est un tout, c’est-à-dire que le fonctionnement des différents systèmes n’est pas séparé les uns les autres. Nous avons tous remarqué par exemple que notre vie émotive influence notre physique, soit le sommeil, la digestion, le niveau d’énergie ou encore que lorsque nous sommes dans une période de travail intellectuel intense, nous oublions de manger ou l’inverse. De là, commence la quête de l’équilibre ainsi que l’application du vieux dicton : « Un esprit sain dans un corps sain. ».

Si j’approfondis mon observation, j’ai découvert un autre principe. Bien sûr, ça n’a rien de scientifique, mais mon expérience personnelle et mon expérience professionnelle m’ont permis de conclure que la vie affective fonctionne de façon analogue à la vie digestive. Je m’explique…

Ma mère disait souvent : « pour vivre, il faut manger. »… et j’ajoute : « il faut bien manger. » et voici comment ça se passe : ingestion – digestion – assimilation – évacuation. Ceci constitue un système et chacune des fonctions est effectuée par un organe spécifique. Quelle merveille!

Maintenant, au niveau des affects (ressenti, émotions, sentiments), c’est le même principe. À chaque instant, au niveau de mon ressenti, je dois ingérer des notions, des situations qui déclenchent des émotions, lesquelles se transforment (digestion) sous forme de réactions diverses appelées traits de caractère et dont les marques s’accumulent à l’intérieur de moi. Et c’est là qu’arrive l’importance de l’intimité.

Si je suis intime avec moi, je vais prendre du temps avec moi pour assimiler tout ce branle-bas à l’intérieur de moi. Assimiler veut dire que je dois séparer ce qui est bon pour me nourrir et évacuer les déchets. Commencez-vous à comprendre?

Hé oui! Ça veut dire que si je n’exprime jamais les ressentiments, les colères, la rage, il n’y aura jamais de place pour ingérer le beau, le bien et le bon de la vie. Si vous avez déjà été constipé, vous comprendrez sûrement ce que je veux dire…

La similitude va encore plus loin… Si j’évacue continuellement en diarrhée, il y a un problème; je dois donc trouver des moyens dans ma façon de m’alimenter pour changer ceci. Donc, si je sors mes ressentiments en criant et en frappant tout le temps, c’est également un problème. Et le remède à ceci est beaucoup moins complexe que les problèmes digestifs…

C’est le pardon.

Le pardon, ce n’est pas pour l’autre. C’est pour me libérer, pour me faire du bien. Le pardon va me permettre d’évacuer de la bonne façon, d’exprimer à un autre être humain ce qui m’empoisonne sans nécessairement agresser la personne concernée… Ce n’est pas dangereux, et ça s’apprend!

N’oubliez pas : s’il n’y a pas de pardon, il n’y a pas d’avenir.

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