Les joies du djembé 

J’ai tout de suite adoré taper sur une peau avec mes mains nues et m’amuser à jouer des séquences répétitives. Ça me rappelait un peu la jonglerie, mais vers le bas. Si le mot djembé ne vous dit rien, c’est parce que le djembé est communément  appelé tamtam. C’est un instrument de percussion africain composé d’un fût de bois en forme de calice sur lequel est montée une peau de chèvre tendue. J’ai commencé à en jouer par curiosité, mais mon intérêt a augmenté avec les années. Le djembé continue à me fasciner après 14 ans de pratique, et voici pourquoi.

Le djembé vient de l’Afrique de l’Ouest, région où la culture musicale est très riche. Les rythmes du djembé sont joués pour toutes les occasions :­ mariages, fêtes religieuses, moisson, etc.… Ils sont donc joués dans le but de réunir les gens, de célébrer et de danser. Je suis allée en Guinée (Afrique de l’Ouest) à plu­si­eurs reprises pour connaître cette culture fascinante et, à mon retour, je faisais partager mes découvertes. Au départ, j’enseignais pour transmettre ma passion, mais j’ai réalisé que le djembé était un moyen idéal pour se développer sur plusieurs plans tout en étant une expérience amusante, pleine de sensations.

L’apprentissage du djembé favorise la latéralisation. Les séquences rythmiques nécessitent de porter une attention égale aux deux mains. Les deux côtés exigent la même force et le même type de précision. Les deux hémisphères du cerveau sont sollicités également. Il est étonnant­ de voir combien de personnes n’ont d’attention que pour leur main dominante. C’est souvent le premier apprentissage qu’elles font : intégrer la main non dominante dans leur zone d’attention.

Apprendre des séquences rythmiques et jouer des polyrythmes demandent une attention différente. Les participants jouent ensemble tout en jouant des séquences différentes. Le rythme apparaît lorsque toutes les séquences sont jouées simulta­nément. Les participants doivent donc être à l’écoute des autres tout en jouant leur propre partie. C’est souvent un défi, mais ô combien récompensé lorsque bien exécuté!

La pratique du djembé est un bon moyen pour créer une énergie positive et réduire le stress. Dans un groupe de djembé, tous les participants sont valorisés, car l’accent est mis sur l’ensemble plutôt que sur la performance individuelle. Les séquences peuvent être simplifiées en fonction du niveau des participants pour leur permettre d’avoir du plaisir. Les participants se trouvent rapidement en situation de réussite, mais les défis et les objectifs sont sans fin. Les séquences rythmiques sont courtes et répétitives. On cherche à mieux les exécuter et à réussir les enchaînements entre les différen­tes parties. La motivation va en grandissant, car les deux sentiments (réussite et défi) se nourrissent mutuellement. Plus on joue vite et mieux on joue, plus on a un sentiment d’euphorie assez exceptionnel. On a du plaisir, on rit beaucoup, on se défoule et on se détend. Les gens me disent souvent : « Quand je suis arrivé, j’étais stressé de ma journée, mais maintenant je suis tout énergisé et de bonne humeur. J’ai bien fait de venir ».

Comme c’est une activité à la fois artistique et technique, plusieurs zones cérébrales sont stimulées à la fois. Beaucoup de connections se font. J’ai des étudiants âgés ou qui ont subi une commotion cérébrale et qui ont perdu des fonctions telles que la concentration, la mémoire et l’équilibre. La pratique du djembé les aide. Je travaille aussi avec des enfants dysphasiques et je visite des groupes de femmes victimes de violence sexuelle. Ai-je besoin  de dire que ça leur fait du bien?

En fait, toutes les clientèles en bénéficient. Jouer du djembé est une activité complète qui répond à plusieurs besoins physiques, psychologiques et sociaux. C’est une découverte formidable que je ne me lasse pas de faire partager! Ceux qui aiment le djembé en deviennent dépendants! Aurez-vous la fièvre du djembé, vous aussi?

Des fleurs comestibles… dans notre assiette 

Nous apprécions les fleurs et leurs couleurs qui enjolivent nos parterres et balcons. C’est toujours un plaisir pour les yeux. Maintenant, j’aimerais les amener plus près de vous, jusque dans votre assiette. Leurs coloris vont aguicher votre appétit, et leur goût, charmer vos papilles.

Depuis plusieurs années, je me passionne pour les fleurs comestibles. J’ai commencé en consacrant un petit coin de mon parterre à ces plantes, et ma sœur, alors sous-chef à une grande auberge, venait s’approvisionner dans mon jardin pour orner ses plats. De fil en aiguille, j’en suis venue à en faire le commerce. Je me suis d’abord départie de mes plantes non comestibles, que j’ai données à des amis et à ma municipalité par souci de récupération. Au fil du temps, de mes essais et de mes erreurs, j’ai bien réalisé que les fleurs ne sont pas toutes de bons produits pour la vente; certaines perdent leur couleur ou leur tendre texture trop vite pour les chefs. Aujourd’hui, je connais bien mes fleurs et j’aimerais vous présenter mes préférées.

Calendula (plante annuelle ou vivace)
On dit de cette plante qu’elle est sans souci, car elle pousse sans tracas. Elle arbore des jaunes et des orangés éclatants qui égayeront vos salades. Son parfum délicat, substitut du safran, aromatisera vos riz, beurres, soupes et biscuits.

Capucine (annuelle)
Elle pousse facilement et accompagne bien les plants de tomates. Vous pouvez tout utiliser : les fleurs et les feuilles, même les boutons et jeunes fruits qui, conservés dans le vinaigre, font office de câpres. Son goût est corsé et même très poivré; y aller avec parcimonie dans vos salades, beurres et mayonnaises. Amusez-vous à farcir des capucines pour en faire de jolis canapés ou à les confire.

Centaurée (annuelle ou vivace)
Elle est aussi appelée fleur de bleuet en raison de sa belle couleur bleu royal; on en trouve aussi aux nuances qui vont du blanc jusqu’au violet. Son goût n’est pas très prononcé; on peut utiliser les centaurées, entières ou en pétales détachés, dans les salades, les glaçons ou la pâte à gâteau. Déshydratez-les pour vous faire des tisanes.

Hémérocalle (vivace)Fleur d’un jour, elle s’épanouit le matin pour mourir le soir venu. Sa forme conique est idéale si vous voulez farcir la fleur. Vous sentirez sous la dent son croquant et le sucré de son réceptacle (base de la fleur). Dans les potages et les plats asiatiques, ajoutez le bouton cuit à l’étuvée ou frit. Attention, elles n’ont pas toutes un goût détectable; il faut les essayer.

Pensée (annuelle ou vivace)
Elle arbore une combinaison de couleurs très variée et a une saveur douce et sucrée si vous prenez le soin de retirer le pédoncule qui est assez amer. Cristallisée, elle décore à merveille les gâteaux. Utilisez des pensées dans les salades vertes ou de fruits, dans le beurre ou la crème, ou figez-les dans vos glaçons.

Rose(vivace)
Seuls les pétales sont comestibles, et ils dégagent un parfum irrésistible. Utilisez-les de la même façon que les pensées ou ajoutez des pétales séchés à vos tisanes ou à vos thés de kombucha.

En cette belle saison, je vous invite à planifier votre jardin floral dans le but d’agrémenter vos moments contemplatifs de même que votre menu. Mes six fleurs préférées font partie d’une longue liste qui vous surprendra. Si je peux me permettre, je recommande à ceux et celles qui ont une âme d’agriculteur urbain le site Web www.craquebitume.org. On y offre des formations ainsi que des trucs et conseils pour le jardinage et le compostage.

En partageant ma passion, j’espère avoir piqué votre curiosité au sujet des fleurs comestibles. Je vous invite à sortir vos pelles et vos chaudrons pour concocter une recette attrayante et unique en commençant par cette suggestion : Choisir une belle hémérocalle dont vous aurez enlevé les étamines. La farcir d’un fromage­ de chèvre aux fines herbes ou d’une mousse de saumon. Fermer l’extrémité avec une tige de ciboulette et faire revenir 4 ou 5 secondes seulement dans un peu d’huile. Vous découvrirez un goût légèrement parfumé et finirez la fleur sur une note agréablement sucrée.

Bon appétit!

L’approche socio-dynamique d’intégration par l’art (SDIA)

Quand l’art vient en aide aux personnes autistes
Vous connaissez l’approche socio-dynamique d’intégration par l’art­ (SDIA)? Il s’agit d’un mode d’intervention auprès des personnes autistes sur les plans de la communication, des interactions sociales ainsi que des activités et intérêts.

Tour d’horizon d’une approche élaborée par Mohamed Ghoul, intervenant psychosocial et résident de Rouyn-Noranda
Monsieur Ghoul a imaginé une approche qui repose sur les bases suivantes : promouvoir le développement de la créativité et les talents artistiques des personnes ayant des limitations et des besoins particuliers, tels que l’autisme. Et promouvoir l’intégration de ces artistes à la collectivité artistique québécoise en plus de reconnaître à sa juste valeur leur apport à la vie culturelle.

« Le développement des habiletés sociales, l’intégration de processus de résolution de conflits et les aider à découvrir leur réseau d’aide fait aussi partie de l’intervention, explique M. Ghoul. Il est aussi question d’aider l’individu à développer une meilleure estime de soi et à reconnaître son unicité. »

Il ajoute que l’estime de soi est défi­nie comme étant l’évaluation positive de soi-même. Celle-ci est basée sur la conscience de sa propre valeur et de son statut d’acteur social.

« De plus, c’est une chose d’avoir des qualités, des habiletés, des aptitudes et un savoir-faire, mais il s’agit avant tout de les connaître et d’en avoir conscience. » Il note que l’approche aide tout autant à gérer des situations de crise, de stress et d’anxiété qu’à faire diminuer les symptômes des troubles anxieux.

Objectifs spécifiques
Concrètement, la méthode SDIA permet d’aller encore plus loin :

• Intégrer les participants dans un milieu normalisant, tout en favorisant le développement à l’intérieur de ce milieu;
• Favoriser le développement au niveau de la communication, de la socialisation et de l’intégration, et ce, par un médium artistique qui joue le rôle d’outil de lien et de développement dans un contexte d’activités socioculturelles;
• Développer un sentiment d’appartenance en offrant un moyen alternatif de s’intégrer dans sa communauté;
• Développer de manière considé­rable l’estime de soi et la confiance­ en soi, et ce, par la réalisation d’œuvres artistiques créées par les participants;
• Donner à la clientèle cible une identité sociale au sein de sa communauté (musicien, créateur artistique, groupe de musique).

Former des intervenants
L’approche SDIA fournit aux intervenants l’opportunité de prendre des risques. Cette approche est basée sur la capacité de tout être humain à créer avec la possibilité d’observer, de comprendre, d’étudier et d’apprendre.

« Il est ici question que l’intervenant se considère comme un élément faisant partie d’un tout qui l’en­toure, avance M. Ghoul. Tous les individus sont influencés, et surtout influençables, selon les modes de com­munication et les sens qui sont en alerte. »

L’approche SDIA repose sur le concept de l’intégration personnelle et sociale dans une perspective socio-dynamique de l’intervention. L’intégration personnelle et sociale de tout individu à sa communauté est essentielle à son développement selon sa propre évolution.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec considère que l’intégration sociale est une priorité pour les personnes présentant des incapacités ou des déficits. L’intégration sociale est une opération par laquelle un individu ou un groupe d’individus s’incorpore à une collectivité, à un milieu.

De plus, le Ministère a bonifié sa politique de soutien De l’intégration sociale à la participation sociale (2001) en spécifiant que la participation sociale implique un échange réciproque entre l’individu et la collectivité; elle met en cause, d’une part, la responsabilité collective de permettre à tous de participer activement à la vie en société et, d’autre part, la responsabilité individuelle d’agir en citoyen responsable.

Enfin, une approche comme la SDIA mérite d’être connue davantage. Qu’une personne autiste soit au cœur d’une telle démarche artistique nous permet d’apprécier la beauté de l’esprit autistique.

Pour en savoir plus
Visionnez les résultats d’une recherche sur cette approche menée par le professeur André Gagnon, de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Le film l’Autiste au Tambour d’Yves Langlois : une odyssée improbable de quatre artistes autistes Québécois en tournée à Paris. Visionnez le film sur le site web ICI.tou.tv http://ici.tou.tv/l-autiste-au-tambour

Des ateliers sont donnés à Montréal, Rouyn-Noranda, Sainte-Thérèse et Gatineau. Pour de plus amples renseignements, écrivez à l’adresse mohamedghoul@hotmail.com

Dessiner pour se transformer : Le désir de créer

Le besoin de créer est un besoin fondamental de la personne. Que ce soit par les arts (peinture, écriture, musique, etc.), le travail ou même la cuisine, l’humain a le constant besoin de créer et de s’exprimer. Ce besoin existe depuis l’aube de l’humanité. Il suffit de penser à nos lointains ancêtres du Neandertal et leurs dessins sur les murs des grottes préhistoriques pour nous en convaincre.
(Clément Boily, Extrait du texte Le besoin de créer)

« Je ne suis même pas capable de faire une ligne droite! » Voilà une phrase que j’entends très souvent de la part de personnes ayant le profond désir de s’adonner à une activité artis­tique mais n’osant jamais. Ce seul commentaire dénote un préjugé très courant envers la création artistique. Il présuppose d’abord qu’il devrait être facile de faire ainsi une ligne droite. Ce qui est évidemment faux. Personne, même les plus grands artistes, ne peuvent faire une vraie ligne droite, à moins d’utiliser une règle.

En réalité, ce commentaire est rarement la vraie raison qui empêche les gens de pratiquer quelque chose qu’ils désirent. Il exprime en fait l’attitude avec laquelle la personne aborde le dessin ou la peinture. Cette expression signifie en fait « je ne veux pas dessiner si je ne peux pas obtenir le résultat que je veux ». L’attention est totalement portée sur le résultat et non sur le plaisir tout simple de dessiner. On veut que le résultat ait une utilité, qu’il y ait une raison au moins esthétique. On laisse ainsi dans l’ombre toute la partie « plaisir de faire », le processus même de création.

Pour illustrer ce point, pensez à une autre activité que vous pratiquez régulièrement pour le plaisir. Par exemple, vous aimez peut-être le jogging ou la natation ou toute autre activité similaire. Pensez à ce qui vous fait plaisir dans la pratique de cette activité. Comment conciliez-vous, par exemple, le fait d’aimer faire du jogging alors que vous êtes incapable de faire le marathon de New York? La raison en est très simple, vous mettez peu d’emphase sur le résultat et beaucoup plus sur le plaisir de « simplement courir ». Vous n’essayez pas de vous comparer à Bruni Surin. Vous vous comparez à vous-même. Vous portez attention à l’effet bénéfique que l’activité a sur vous et non à un résultat extérieur.

Si vous abordez la création artistique­ avec le même esprit, en mettant de l’importance sur le processus (le plaisir de créer) et non sur le résultat, vous verrez une profonde différence. Une certaine détente dans la cré­a­­tion­ va s’installer pour faire place au plaisir simple de créer. Et le meilleur résultat sera à l’intérieur de vous: vous aurez permis l’expression « sacrée et libre » de votre créativité.

Ce commentaire du début exprime aussi autre chose. Il cache la per­ception que la personne a d’elle-même : elle considère qu’elle n’a pas de talent artistique. Pour elle, le fait de ne pas savoir faire une ligne droite illustre bien son manque de talent. Voilà ici un autre préjugé important concernant la création artistique. On confond toujours créativité et habileté. Le fait d’être plus ou moins habile en dessin ne veut pas dire qu’on n’a pas de créativité. Et qui plus est, c’est souvent l’opposé. J’ai souvent constaté qu’avoir de la facilité à dessiner vient limiter la créativité en ce sens qu’on a tendance à simplement « reproduire » ce que l’on voit. Il sera très difficile d’aller au- delà et de laisser exprimer sa créativité plus librement. C’est cette libération de la forme, que les premiers artistes de l’art moderne ont eu le courage d’entreprendre. Et de la même façon, ça nous demande un certain courage pour oser créer en ne se souciant pas de l’exactitude des formes dessinées.

J’ai illustré ici quelques exemples de blocages qui peuvent inhiber vos élans de création. Il y en a bien d’autres. En voici quelques-uns dont certains trouveront sûrement un écho en vous :

Les croyances erronées 

  • pour dessiner il faut avoir du « talent »,
  • quand je dessine, je dois nécessairement produire quelque chose de « beau »,
  • ce n’est pas utile,
  • je n’ai pas le temps, c’est une perte de temps,
  • je n’ai aucune créativité.

Les attentes

  • je veux que le résultat soit certaine façon, je suis déçu si ce n’est pas le cas,
  • j’ai peur de ne pas « réussir » ce que je veux entreprendre,
  • je voudrais faire comme les artistes professionnels, je me compare.

Les critiques et les jugements

  • je ne suis pas bon,
  • ce que je fais n’est pas beau,
  • je suis incapable de faire ceci ou cela,
  • etc.

Chacune de ces affirmations (ou négations) mériterait d’être scrutée et approfondie pour en découvrir les peurs cachées, les croyances incon­­s­cientes, les jugements sous- jacents, etc. Dites-vous simplement que derrière toute « excuse » justifiant votre non action envers votre désir de création, se cachent des raisons plus profondes et souvent incons­cientes qui elles briment votre liberté d’expression.

Vous constaterez ici que, juste l’idée de s’adonner au dessin ou à la peinture déclenche déjà des réactions, des jugements, des peurs. Imaginez maintenant ce que le fait de passer à l’action pourrait alors provoquer.

C’est justement là le miracle de l’expression par les arts : une transformation personnelle. Une fois passée la peur du départ, l’activité de création devient un merveilleux instrument d’expression, de découverte et de transformation de soi.

Rentrer en soi pour mieux se dire…

Je me suis joint à un groupe de parole et de soutien du Réseau Hommes Québec (RHQ) pour la première fois il y a maintenant sept ans. Je traversais alors une période difficile de ma vie et je me sentais complètement égaré et confus. J’étais victime de crises­ d’angoisse affolantes et j’étais habité d’un sentiment d’urgence constant. Mes efforts pour reprendre ma vie en main m’ont amené à faire plusieurs lectures et à demander de l’aide. Ma psychologue m’avait suggéré la lecture du livre Père manquant fils manqué, écrit par Guy Corneau, psychanalyste et cofonda­teur du RHQ. Cette lecture a été bouleversante pour moi. À la lecture des deux phrases suivantes dans les dernières pages du livre : « La tâche des nouveaux hommes est de briser les générations de silence masculin. C’est peut-être l’acte le plus véritablement révolutionnaire que nous puissions accomplir », j’ai été inspiré d’un élan de changement qui ne s’est pas encore essoufflé à ce jour.

Malgré cet élan intérieur et la certitude de vouloir collaborer à briser le silence des hommes, j’ai vite compris­ que la tâche n’était pas simple. Loin d’être magique, ou même une simple question de volonté, il s’agit d’une démar­che d’apprentissage qui demande­ des efforts très importants. Briser le silence des hommes, c’est d’abord briser mon propre silence, sortir de mon isolement émotionnel, avoir le courage d’écouter mon ressenti et d’en parler. J’ai rapidement identifié une grande difficulté à communiquer ce que je ressentais. D’abord, tout simplement parce que je n’arrivais pas à ressentir. À la question toute simple « Comment te sens-tu? », je n’arrivais pas à répondre. Soit je ne ressentais rien, soit je n’avais aucune idée ce que représentaient mes sensations. Lorsque j’arrivais à ressentir, j’avais une grande difficulté à nommer, soit par manque de vocabu­laire, soit par peur d’être jugé, pire ridiculisé. J’avais la croyance que la peur, la peine, la colère, le besoin de reconnaissance, le besoin­ de l’autre étaient des caprices d’enfants. Une fois adulte, je devais être au-dessus de tout ça, d’autant plus que j’étais un homme.

Essentiellement, j’ai compris, à force d’écoute et d’analyse de moi-même, que j’étais paralysé par la honte. Cette honte m’amenait à m’isoler, me cacher, m’éloigner de moi-même sur le plan émotionnel. J’avais honte d’avoir besoin des autres, j’avais honte de me sentir vulnérable, j’avais honte de ne pas être à la hauteur et j’avais honte d’avoir peur. Ça été très difficile pour moi de m’avouer vulnérable alors que­ cela me plongeait dans un sentiment de honte, un sentiment que j’ai toujours cherché à éviter à tout prix. J’étais pris dans la spirale de la honte et de l’isolement.

C’est au sein d’un groupe du RHQ que j’ai trouvé un milieu favorable pour m’apprivoiser, et cela, à mon rythme. J’ai trouvé essentiel d’être accueilli sans conseil ni jugement lorsque je me dévoilais. Aujourd’hui, je suis généralement beaucoup plus en paix intérieurement. Lorsque ce n’est pas le cas, j’ai le courage de m’arrêter et de tourner le regard vers l’intérieur afin de bien sentir et comprendre ce qui se passe. J’ai développé des relations beaucoup plus authentiques, autant en amour qu’en amitié, je m’affirme plus et je suis en paix avec l’homme que je suis.

Un groupe du RHQ[1], c’est un laboratoire, un espace d’expérimentation, avec des règles qui favorisent l’inti­mité et la confiance, de même que la confidentialité, le respect et l’égalité. Le RHQ ce n’est pas de la thérapie, car les groupes ne sont pas dirigés par un intervenant. Toutefois, on dit­ souvent que la participation à un groupe a un effet thérapeutique. C’est une démarche qui demande de l’engagement et du courage, donc une certaine dose d’effort et de discipline. Croyez-moi, les bénéfices sont énormes! Je suis comptable professionnel agréé et je suis convaincu que le meilleur investissement qu’on puisse faire, c’est d’investir en soi!

1Pour obtenir des informations et/ou adhérer à un groupe en Outaouais
Ligne sans frais: 1-877-908-4545

Courriel : rhq.outaouais@gmail.com

Le pouvoir de guérison du son

À huit ans, victime d’un traumatisme psychologique, j’ai pris refuge dans la forêt derrière ma maison natale. C’est dans cette vaste cathédrale verte que j’ai réussi à guérir ma blessure émotionnelle et à développer un grand amour pour la nature, l’activité physique et la contemplation. C’est là qu’est née ma passion pour le pouvoir guérisseur de la nature.

Bien qu’étant la fille d’un médecin et d’une infirmière, la guérison naturelle des maladies physiques autant que psychiques m’a toujours fascinée, et je voulais vraiment en connaître davantage au sujet de la connexion corps-esprit. C’est donc après de nombreuses observations dans mon propre petit laboratoire de la « vie » que j’ai choisi de poursuivre des études en loisirs thérapeutiques pour en apprendre plus sur le potentiel humain.

Tout vibre dans l’Univers. Pour reprendre la phrase d’Albert Einstein : « Tout est énergie » ou « tout est vibration ». Tout ce qui bouge vibre, de la plus petite molécule jusqu’à l’Univers. D’ailleurs, chaque être humain possède un niveau vibratoire. Je compte parmi ceux et celles qui croient que notre niveau vibratoire peut être élevé par la pratique de certaines activités : rire, sourire, chanter, bouger, faire ce qui nous passionne, prononcer des affirmations positives, s’aimer, respi­rer consciemment et profondément, méditer, manger sainement, contempler, entrer en contact avec mère Nature, prononcer le son OM, se rendre dans un haut lieu énergétique… la liste est longue. J’aimerais ajouter à cette liste l’écoute active des bols chantants de cristal.

La rencontre d’un être très spécial qui a changé ma vie
En 2007, je me trouvais sur le campus de l’Université Saint-Paul à terminer une maîtrise en psychologie du sport. Sur un des babillards, j’ai aperçu une affiche annonçant un concert de bols chantants de cristal et gongs donné par un dénommé David Hickey. La photo montrait le musicien assis sur le plancher, entouré de ses instruments. Je me suis alors revue à l’âge de huit ans, dans ma forêt, entourée de mes cèdres, bouleaux et conifères. J’ai ressenti une affinité immédiate pour cet homme et j’ai compris à ce moment précis que je devais assister à son concert. L’émotion que j’ai ressentie pendant ce concert « méditatif » dépasse les mots. Les sons que David réussissait à créer avec ses bols se sont transformés en un véhicule dans lequel je me suis sentie transportée vers un monde cosmique. Entendre la musique de cristal est une expérience unique qui se vit dans chacune de nos cellules et à tous les niveaux de notre Être. Ceci m’a été confirmé en lisant ce qui suit sur le site d’Énergie harmonique : « Lorsqu’un bol vibre, le son se fait énergie et élève les vibrations d’une pièce, d’un lieu, d’une personne. Les sonorités d’un bol chantant correspondent aux ondes ALPHA générées par le cerveau en état méditatif. »

Par la suite, j’ai fait une recherche active pour connaître les effets thérapeutiques des bols chantants de cristal. J’ai découvert, entre autres, qu’ils agissent comme des portails vers une autre dimension. Il est fortement recommandé de ne pas faire l’écoute des bols de cristal en conduisant sa voiture.

C’est en faisant vibrer le bol de cristal grâce au frottement d’un archet spécial sur son pourtour que le bol entier entre en résonance, chante et émet une vibration qui se transmet à toute l’eau du corps. Nous sommes constitués à 70 % d’eau. Quand on sait que le son voyage quatre fois plus vite dans l’eau que dans l’air, pas étonnant que les études scientifiques démontrent que les sons peuvent produire des changements dans les systèmes immunitaire, endocrinien, nerveux et autres. Alain Boudet, docteur en sciences physiques, thérapeute psycho-corporel et enseignant en éducation vocale, explique que « l’oreille n’est pas le passage obligé pour transmettre le son jusqu’au cerveau; la peau et les os en sont également des voies efficaces ». On peut également lire, sur le site d’Espace Zénitude, que « les vibrations générées par les vaisseaux de Cristal de Quartz activent nos cellules et touchent notre ADN ».

La musique des bols est une forme de la Médecine dite vibratoire, car les chants vibratoires du cristal des bols étendent leur action dans nos différents corps, rééquilibrent et rechargent les énergies des chakras.

Partez à la découverte des effets guérisseurs des bols de cristal soit à travers des écrits, un atelier, une visite à la mine de cristal, à Sherbrooke, soit la simple écoute d’un disque compact ou en participant à un concert. Bonne découverte et bonne guérison!

« Les sons envoûtants des bols […] réveillent en nous les émotions d’anciennes mémoires qui touchent l’essence même de notre Être. [C’est] une reconnexion avec la Source même de notre création. [Les sons] se ressentent et se vivent, s’intègrent au plus profond de nous, nous permettant ainsi de nous immerger dans un véritable océan de son de Lumière, et de nous connecter aux fréquences élevées qui sont propres à chacun d’entre eux. » (Univers Harmonie)

La caresse : la clé du succès amoureux

Bien qu’essentiel à l’épanouissement de l’être humain, le toucher demeure souvent perçu comme étant associé à la sexualité ou plutôt à la relation­ sexuelle. Je constate souvent la problématique de couples qui ont une difficulté à dissocier le toucher de la sexualité. En se touchant, on suppose qu’une relation sexuelle s’ensuivra. On se prive donc des bénéfices de la caresse si on n’a pas envie de faire l’amour.

Le toucher s’avère très stimulant sur le plan affectif. Avant même la naissance, c’est la première capacité sensorielle du fœtus. Après la naissance, le toucher assure non seulement la sécurité physique de bébé, mais il développe le sentiment de sécurité affective et, surtout, l’attachement. En clinique, les gens qui souffrent de problèmes d’intimité amoureuse ont souvent été privés d’affection dans leur enfance. Aussi, puisque les caresses renforcent l’estime de soi chez les enfants, ceux qui ont été peu cajolés souffrent davantage d’immaturité affective, causant ainsi des difficultés conjugales et sexuelles.

Chaque être humain a des besoins affectifs fondamentaux : se sentir désiré, écouté, compris, considéré, reconnu, soutenu, etc. Si le toucher est si important en bas âge, c’est qu’il assure l’assouvissement de ces besoins. Il permet fondamen­talement de se sentir aimé et sécurisé. Une fois adulte, ces mêmes besoins sont tout aussi présents et nécessitent d’être comblés. Cela dit, si, dans un couple, les individus ne se touchent plus, ils peuvent ne plus se sentir aimés.

L’expression « faire l’amour » suppose l’harmonie de deux corps qui s’offrent une connexion tant charnelle­ qu’émotionnelle. Le tou­cher est directement lié à ces deux dimensions. Il fait d’abord appel au plaisir physique en ce qui concerne la peau, l’organe des sens. Le toucher permet également une expérience émotionnelle qui se vit au travers de l’érotisme.

Maintenant, que s’est-il passé au sein du couple en difficulté qui ne se touche plus? Premièrement, il peut exister une mauvaise gestion émotion­nelle engendrée par des exigences élevées. On appelle cette pression interne anxiété de performance. Il s’agit du stress ressenti à la suite d’un sentiment de culpabilité. Ce qui amène la personne à fuir l’intimité pour ne pas avoir à gérer cette angoisse. Aussi, l’accumulation de stress quotidien, s’il n’est pas évacué sainement, empêche la personne d’être disponible émotionnellement pour l’autre et, donc, de le toucher avec une intention d’amour.

Deuxièmement, la passion qu’on retrouvait au début de la relation conjugale peut avoir fait place à autre chose. La sensualité, la tendresse et les caresses ont été mises de côté, par manque de temps. Être pré­occupé par les tâches ménagères, le travail ou les enfants, c’est « anti-érotique ». J’entends les gens souffrir d’un mode de vie effréné, qui entraîne une baisse de libido, mais également une perte de motivation à aller vers l’autre par la tendresse.

Enfin, si une mauvaise « hygiène émotionnelle » s’avère la cause principale de la disparition des caresses, la solution sera de prendre une « douche émotionnelle » quotidienne. À chacun sa façon d’éliminer les tensions de la journée, comme faire de l’exercice, prendre un bain ou méditer. D’ailleurs, il faut noter que le toucher fait partie de cette solution, car la caresse produit de la dopamine favorisant la bonne humeur. La dopamine atténue également la dépression, diminuant même le stress et l’anxiété. Une fois détendue, la personne devient ainsi réceptive à la rencontre sensuelle et sexuelle.

Quant au manque de temps, la solution pourrait être de réserver de « l’espace-temps » au quotidien pour permettre au couple de se retrouver. Nul besoin d’avoir un bloc de trois heures devant soi, une caresse prend une minute. Il se peut également que, si le toucher a disparu, c’est parce que l’amour s’est tout simplement éteint. Il peut donc être recommandé de consulter un professionnel tel qu’un(e) sexologue pour accompa­gner le couple dans la compréhension et la gestion de cette situation.

L’artiste peintre et le toucher…

Étant une artiste en arts visuels, je croyais que le sens le plus important pour moi était la vue! Devant la feuille blanche, pour cet article, je me suis mise à réfléchir et à me questionner. Et si je perdais la vue, est-ce que je continuerais à peindre? Et bien, je crois que oui, car en réfléchissant à mon processus créatif et au plaisir que j’ai à peindre, je me suis aperçu que le toucher occupait une très grande place.

Lorsque je veux savoir si ma peinture est assez sèche pour pouvoir ajouter une autre couleur sans que celle-ci ne se mélange aux autres ou, au contraire, lorsque je veux m’assurer que la peinture est encore assez humide pour réussir mes dégradés, alors qu’est-ce que je fais? Je touche! Le toucher, très souvent, me donne des informations pratiques et m’aide à faire des choix appropriés pour réussir les effets voulus, mais bien sûr, sans la vue, le résultat ne serait pas le même. Et quand je choisis un support, quel est mon premier réflexe? Et bien, c’est encore de toucher! Je frotte la surface de la toile pour voir si la texture du canevas me convient, je tâtonne les papiers pour voir s’ils sont de la bonne épaisseur, assez lisses ou trop rugueux… De plus, lorsque je peins, le toucher fait partie de mon processus créatif, de ma façon de peindre; la preuve, c’est qu’il n’y a pas une seule fois que j’ai terminé un tableau les mains propres. On pourrait penser que c’est par maladresse, mais non, c’est plus fort que moi, je finis toujours par me mettre les mains dans la peinture.

Depuis que je suis toute petite, j’aime me salir les mains, j’aime le contact direct avec la matière. J’aime faire glisser mes doigts dans la peinture, lisser celle-ci, l’étendre, l’estomper… Je trouve cela fascinant de voir les mélanges de couleurs se créer sur la toile; c’est comme si j’avais des mains de magicienne! Et aussi, le fait de ne pas être toujours obligée d’utiliser un outil pour peindre me donne une grande sen­sation de liberté et je me sens plus créative. Voici d’autres petits gestes, impliquant le toucher, que je fais tout spontanément lorsque je peins : j’égratigne, je gratte la peinture encore humide avec mes ongles afin de créer des textures, des lignes, laisser des traces et faire apparaître les couleurs qui se cachent en dessous. J’aime voir la surface qui se transforme sous mes doigts. Et puis, même lorsque je travaille avec du papier, j’utilise aussi le toucher, car j’aime le déchirer, le froisser, ensuite le coller et le lisser sur la toile directement avec mes mains. Cela vous semblera peut-être étrange, mais c’est comme si j’avais la sensation d’être plus habile et en contrôle lorsque je touche directement la matière. Alors, moi qui ai toujours pensé que j’étais plutôt du « type visuel », je viens de réaliser que je suis probablement plus kinesthésique que je ne le pensais. Finalement, cette petite réflexion au sujet du toucher m’a donné l’idée d’élaborer un nouvel atelier en peinture pour les adultes : « Peindre avec les mains ». Après tout, qui a dit que la peinture « aux doigts » était réservée aux enfants?

Et, bien sûr, il y a un autre aspect du toucher qui est important lorsqu’on est artiste, car bien souvent le but de créer est de tenter d’entrer en contact avec les autres, de toucher leur imaginaire et leur sensibilité. C’est un peu la même chose lorsque je donne mes ateliers; je tente de toucher le cœur de mes participants en leur transmettant ma passion pour la peinture. J’ose espérer que j’y arrive quelquefois…

Je ne crois pas que je pourrais peindre sans le toucher. J’ai réalisé que ce sens est aussi important pour moi que la vue. Je termine sur cette parole de sagesse de Confucius, qui me « touche » profondément : « Faites les gestes, et les sentiments entreront dans le cœur. »

L’été, ses désirs et ses petits plaisirs

Tout le monde croyait que l’Été avait perdu la tête, car soudainement, sans aucun avertissement, il était devenu sans réserve et sans pudeur. C’est la faute du Printemps. C’est lui qui s’était montré le bout du nez trop tard. Les gens en avaient assez de ce froid interminable. Ce n’est pas étonnant qu’une fois que la chaleur est arrivée, la majorité d’entre eux se soient empressés d’enlever quelques épaisseurs pour exposer un peu de peau.

L’été a fait perdre la décence à plusieurs aussi. Il y a ceux qui enjambent leur cheval de métal et se laissent chatouiller par la vibration du moteur et ceux qui préfèrent les randonnées en vélos ou en patins à roues alignées, qui accueillent la fraîcheur et se laissent envahir par les odeurs de la nature en pleine reproduction. Les voisins et les amis, comme bien d’autres, se réjouissent à l’idée de mettre les doigts dans la terre pour préparer le jardin et les plates-bandes dans le but de recevoir des semences. Non, rien ni personne n’était à l’abri de la sensualité du printemps. Si le printemps était humain, il serait le Miley Cyrus des saisons : provocateur, instigateur, stimulant, renversant, bref, un sex-symbol! Choquant? Non, pas vraiment.

L’arrivée de l’été a réveillé les parties qui étaient engourdies par le gel de tous les êtres vivants : les plantes, les animaux et les humains. Les garçons ont mis leurs jeux vidéo de côté pour accorder une très grande importance à la musculation parce qu’ils savent que, si leurs bras sont durs comme le roc et que leur ventre a l’air d’une tablette Caramilk, ils se feront remarquer par les filles à la plage. Les filles se sont mises à des régimes et à des programmes d’entraînement afin de bien paraître en maillot devant les garçons.

Pourquoi ne pas tirer leçon des adolescents et se donner la permission d’oser, d’aller un peu plus loin, de devenir voyeur et exhibitionniste? Et si on se donnait le droit de s’amuser, de lâcher prise sur « ce que le monde va dire »? Et si nous étions libres d’exprimer notre créativité au travers de tous nos sens? Et si un univers de fantasmes pouvait devenir réalité d’un simple accord? Est-ce que ça ouvrirait un monde de possibilités? Il y a tellement de nuances aux probabilités de s’accorder le droit d’être totalement déraisonnable. Juste le fait d’y penser est excitant!

Malheureusement, nous associons trop souvent plaisir avec souffrance. Nous accordons trop d’importance à cette peur primaire qui nous hypnotise et qui crée des barrières entre nous et le bonheur. Pourquoi voulons-nous tant éviter les extravagances qu’offre la vie? La créativité, ça passe par la sensualité. Alors, jetez vos vieilles pantoufles dans le poêle à bois! Il est temps de retrouver votre spontanéité de jeunesse et de savourer pleinement chaque instant! Sortez vos froufrous et vos flaflas. Il est temps d’évoquer des sensations intenses, remplies de désirs et de romance. C’est le moment parfait pour s’extérioriser, se faire voir et s’offrir des petits plaisirs!

C’est l’été! Aimez-vous!

Fusionnez vos corps physiques avec vos corps émotionnels et spirituels. Faites l’amour avec l’amour. Mettez vos vieilles croyances de perversité derrière vous et permettez-vous de développer le plaisir de vos sens, d’apprendre à vous fusionner l’un dans l’autre et de vivre des sensations intenses et amoureuses. Permettez-vous de jouir d’une sensualité extravagante.

L’Été est loin d’avoir perdu la tête. Il s’est tout simplement laissé aller. Il veut que vous fassiez comme lui. Laissez tomber les « qu’est-ce que les gens vont dire? » et écoutez votre cœur. Réalisez vos plus profonds désirs et gâtez-vous.

Non, l’Été n’a certainement pas perdu la tête; bien au contraire, il a retrouvé toute sa tête et son chapeau aussi… ce sont ses petites culottes qu’il a perdues.

Mon corps, ta maison!

Mon corps, ta maison! C’est dans mon ventre que je t’ai tricoté, lentement, une maille à la fois. Tu prends vie, tu grandis et on s’apprivoise doucement. C’est incroyable de penser que je construis un petit être, ici, en moi, et que bientôt tu existeras, bien réel, dans mes bras. En attendant notre rencontre, nous apprenons à nous connaître dans ces mondes parallèles.

C’est avec ces pensées que j’ai voulu immortaliser ta maison, mon corps, temporaire. Cet abri de convenance qui n’existera qu’un instant. Une œuvre en soi, signe de vie, signe d’amour, signe d’héritage. Quelques semaines avant ta naissance, j’ai moulé mon ventre. Regarde, c’est toi qui es là! Colles-y ton oreille, tu entendras peut-être ton cœur battre! Comme ma grand-mère a porté ma mère et comme ma mère m’a portée. Une poupée russe infinie, source de vie. Inspirant, n’est-ce pas?

Inspira Production, c’est le prolongement de cette passion pour l’Individu, la Communication et les Arts. Depuis près de 25 ans, je fais de l’art avec toutes sortes de matériaux et j’explore la créativité sous tous ses angles. Réalisation vidéo, décors en trois dimensions, œuvres publi­citaires, ateliers de création, papier mâché, peinture sur toiles, plâtre, etc. L’art, pour moi, c’est comme de l’oxygène!

Chaque moulage est une belle rencontre avec une maman en devenir. Elle entre dans mon atelier, un peu gênée de se mettre nue, mais ça ne dure qu’une fraction de seconde. Parfois le papa participe. On discute de grossesse, de couple, des noms potentiels, d’éducation, des joies et des peurs d’être parent, ou de sommeil! L’application du plâtre prend une vingtaine de minutes et c’est toujours un bon moment que nous passons à échanger. Après quelques jours de séchage, je me sens privilégiée de me retrouver seule à peindre le moule. Je pense à ce petit être humain caché dans ce moule, à sa famille, et puis je laisse aller ma créativité. C’est toujours un instant magique!

Inspira Production vous permet de laisser votre trace dans le temps. C’est l’empreinte d’un moment unique, la maternité! C’est un cadeau que vous laisserez à votre enfant sous forme d’une œuvre d’art symbolique et personnelle. Que ce soit un moule uni ou avec un dessin représentant des valeurs, des symboles ou des passions, il vous représente.

L’an dernier, j’organisais une exposition de moules en plâtre à l’occasion de la fête des Mères. C’est à ce moment que nous avons appris que ma mère souffrait d’un cancer incurable. Six mois plus tard, elle nous quittait. Dure réalité de la vie! Mais elle m’aura donné en héritage l’amour, la détermination, le courage, l’empathie, mais surtout un ardent désir de croquer dans la vie et de savourer l’instant présent!

mon corps, ta maison