Les 5 Étapes Pour Réussir Sa Vie

« L’hiver, c’est la saison du recueillement de la terre, son temps de méditation, de préparation. » – Lionel Boisseau

L’hiver est à nos portes avec ses longues douceurs et multiples opportunités de festoyer. Souvent prise à la légère, cette période de l’année en est une excellente à l’introspection et à la préparation. Ces trois mois que l’on utilise pour s’encabaner sont propices à une quête intérieure afin d’élaborer une nouvelle approche pour le prochain printemps. Voici, en cinq étapes simples, le cheminement que j’entreprends à chaque hiver pour bien me préparer à la saison des semences et que je vous recommande.

Nettoyez
Avant d’entreprendre tout nouveau projet, ou même d’améliorer une situation qui perdure depuis longtemps, il est nécessaire de nettoyer : environnement, situation, relations, pensées, émotions. L’idée est de (re)partir sur une base claire et nette afin d’éviter beaucoup de dérapages.

Nettoyez en profondeur, pas seulement en surface. Posez-vous les vraies questions, celles auxquelles vous ne voulez habituellement pas répondre. Soyez honnête avec vous-même et le plus authentique possible. Croyez-moi, vous vous remercierez plus tard.

Nettoyez de l’intérieur vers l’extérieur. Rien ne changera, ni ne s’améliorera, tant que vous n’évoluerez pas.

Vous avez créé ce que vous voulez changer alors, la responsabilité de nettoyer vous revient!

Tonifiez
Suite au nettoyage, ce que vous décidez de conserver devrait être très positif. Maintenant, vous vous devez de le tonifier, de le ressusciter, de le stimuler afin d’en retirer le maximum.

Tonifiez vos pensées de façon à ce qu’elles soient impeccables (ou presque!).

Ressuscitez vos relations pour qu’elles vous nourrissent et vous supportent.

Stimulez votre environnement afin d’y retrouver de l’Amour, du calme et des vibrations positives.

Pour récolter du positif, il est primordial de se nourrir, de s’entourer et de cultiver le positif!

Préservez
Un temple équilibré se fera assurément attaquer. Avec un surplus de positif bien gonflé, l’attention des envieux est attirée et, par Amour incongru, ils tenteront de vous diminuer à une moindre version de vous-même. Doute? Rivalité? Jalousie? Qu’importe, montez vigoureusement la garde afin de préserver le positif si durement gagné!

Défendez vos idées, vos points de vue, vos opinions et vos positions.

Protégez vos émotions contre les tentatives externes de manipulation.

Offrez-vous l’audace du Bonheur de croire en vous avec courage et défiez celui qui voudra vous en départir.

Vous méritez amplement de jouir d’une Vie positive et réjouissante, profitez-en et protégez ce privilège à tout prix!

Retouchez
Personne n’est parfait alors, ne tentez pas de l’être. L’erreur est humaine et les opportunités d’apprendre pullulent au sein de nos moins bons coups. Acceptez vos faux pas et maladresses, retouchez votre comportement et continuez votre chemin.

Accordez-vous le droit à l’erreur et pardonnez-vous souvent.

Tirez rapidement la leçon des échecs, adaptez vos actions en conséquence et félicitez-vous de faire preuve d’ouverture et de bienveillance.

Rien ne sert de vous condamner à tout jamais pour une faute. Retouchez librement, retrouvez le cap et avancez !

Hydratez
Il est très important, pour le corps physique, d’être constamment hydraté afin de pouvoir faire preuve de flexibilité. Idem pour l’Esprit et l’Âme.

Nourrissez-les de nouvelles idées, de positivisme débordant, de relations enrichissantes, de couchers de soleil, etc.

Câlinez-les au point d’y retrouver votre flexibilité, bonté et tolérance d’enfant.

En cas de doute, faites preuve d’une telle souplesse, tel un ruisseau s’adaptant à son environnement en épousant les moindres courbes du relief terrestre, que l’idée même de crisper à vos anciens points de repère vous échappe tout simplement!

Bien sûr, ces cinq étapes ne demandent qu’à être répétées en abondance toute l’année durant mais, c’est pendant un hiver casanier que vous pourrez les pratiquer, les appliquer et les maîtriser.

Je vous souhaite donc un hiver blanc et préparatoire à un prochain printemps propice à la semence de vos plus grands moments. Prenez bien soin de vous!

Que ta volonté soit faite et te propulse à t’épanouir

La volonté est une puissante force motrice qui nous permet d’effectuer des changements notables dans notre vie en plus de nous inciter, à évoluer et à rendre notre vie meilleure. Notre cœur nous invite à sentir ce qui est favorable et défavorable pour nous, et notre conscience nous aide à choisir les actions justes à exercer pour être en accord avec nous-mêmes. C’est toutefois notre volonté qui nous pousse à nous organiser, à persé­vérer dans l’adversité, à agir avec détermination et constance dans le but d’atteindre nos objectifs et de réaliser nos rêves.

Lorsque la volonté est jointe à une intention sincère d’offrir le meilleur de soi, de se respecter personnellement et mutuellement ainsi que de donner un sens à sa vie, le pouvoir d’action s’intensifie, et la réalisation des objectifs conduit à l’épanouissement. Comme notre bonheur est proportionnel à notre capacité d’intervenir consciemment dans notre vie, d’être fier de soi, de se sentir utile et de répondre harmonieusement à nos multiples besoins, il est non seulement bon de savoir ce que l’on veut accomplir, mais extrêmement bénéfique de se connaître pour être heureux. 

Il est essentiel, au préalable, de distinguer ses besoins de ses désirs. Il faut savoir que les besoins appartiennent à l’individu, et lui seul est responsable de les satisfaire contrairement aux désirs qui impliquent une autre personne. Plus l’être est conscient que ses besoins lui appartiennent, plus il prendra la responsabilité d’y répondre en faisant les efforts nécessaires sans attendre quoi que ce soit de l’extérieur. D’ailleurs, si l’individu ne répond pas à ses besoins dans l’espoir que les événements de la vie finissent par lui fournir ce qu’il souhaite et blâme son entourage d’être responsable de son malheur, il est fort à parier qu’il sera insatisfait de sa vie.

Il importe de partir de la réalité et de voir de quelle manière nous pouvons combler nos besoins. Puis, d’entretenir des pensées positives, malgré les résistances justifiées ou non du mental perturbateur afin de visualiser la satisfaction de nos besoins. Ensuite, de faire des choix en accord avec soi-même qui vont stimuler le sentiment de bien-être au quotidien. Sans oublier d’être patient, de respecter son rythme, ses limites et celles des autres, de collaborer harmonieusement et d’être reconnaissant de l’aide reçue.

L’être humain est parfaitement imparfait. Ses talents lui permettent d’être utile à la société, et ses inex­périences l’obligent à demander de l’aide afin que tous nous
puissions collaborer à notre réalisation personnelle et collective. Donc, si une compétence est manquante, l’individu peut choisir de la développer ou chercher un collaborateur qui la possède afin de mener à bien ses desseins. En s’impliquant avec fierté dans la satisfaction de nos besoins, nous transmettons le meilleur de nous-même, nous propageons de la joie et du bonheur à notre entourage tout en nous réalisant personnellement et en nous épanouissant. 

À chaque fois que je vois une personne lever les yeux au ciel en disant : « Que ta volonté soit faite », j’aimerais lui répondre : « N’attendez pas après qui que ce soit d’autre que vous pour répondre à vos besoins. Il vous suffit de poser des gestes en accord avec vous-mêmes. » Soyez conscient de ce que vous avez à offrir et ayez la volonté de le transmettre en collaborant harmonieusement avec vos semblables afin que nous soyons une humanité de plus en plus unie et épanouie. Ce sont vos efforts vers votre bien-être qui vous combleront.

Le plaisir de vivre votre vie

La vie est belle est le titre d’un livre et d’un film, mais souvent la vie est loin d’être belle et peut être tout sauf un long fleuve tranquille. Pour la plupart d’entre nous, la vie nous met face à des défis dont on se passerait volontiers au premier abord.

Qui choisit de son plein gré la maladie, la faillite, un climat de travail malsain ou un voisin détestable comme source de croissance personnelle?

Mon article a pour but de vous présenter une vision qui soit propice à vous élever au-delà des faits douloureux ou énergétivores et à trouver du plaisir à vivre votre vie malgré les obstacles. 

Être heureux et dans la joie quand les événements répondent à de grands idéaux tels que l’amour, le succès financier, la reconnaissance sociale, c’est accessible et jouissif.

Mais comment éviter le ressentiment, le repli sur soi ou le sentiment d’injustice quand tout va de travers autour de soi? 

D’abord, je vous propose de prendre conscience de votre état de jugement intérieur face à la situation, de le suspendre pour un moment et de vous montrer ouvert d’esprit.

Puis, à l’aide de votre imagination, dans un espace de non-jugement, permettez-vous de croire pour quelques instants que la vie ne veut que votre bien. Pour quelques ins­tants, permettez-vous de croire que les situations actuelles sont là pour vous aider à mieux vous connaître, à vous dévoiler des talents que vous ne savez même pas posséder. Dans cet espace – source de sagesse intérieure – posez-vous la question :
« Si j’utilisais ces situations pour me transformer et faire de moi une meilleure personne? » 

Apprendre à suivre le courant, à voir l’obstacle comme un allié peut être contre intuitif ou, pour le moins, déstabilisant au début. Cependant­ plus la personne avance dans l’acceptation de ce qui est, plus elle est en mesure de dépasser les limites que son éducation lui a imposées ou les limites qu’elle s’est elle-même imposées.

Par ailleurs, la vie est beaucoup plus mystérieuse que de se rendre du point A au point B. Si, grâce à vos cinq sens, vous percevez le monde matériel dans lequel vous évoluez, c’est bien votre sixième sens, ou votre intuition, qui vous relie à un monde plus complexe, mais non moins réel. 

Lorsqu’une épreuve pénible survient dans votre vie, vous devez vous rappeler que votre force intérieure désire votre réussite. 

En vous connectant à cette force intérieure, vous vous faites confiance et vous faites confiance au processus. Vous souffrez moins. L’énergie qui entoure votre expérience change, et l’air devient un peu plus respira­ble. Vous avez de nouveau accès à votre équilibre. Vous arrivez mieux à nommer vos besoins, à vous poser les bonnes questions, à demander à votre entourage le soutien appro­prié. Votre attitude positive encou­rage les autres à vous offrir le meilleur d’eux-mêmes. Vous devenez source d’inspiration.

Finalement, en adoptant cette atti­tude proactive, vous créez un cercle vertueux. Vous créez une énergie propice à ce que les choses bougent positivement autour de vous. Aide-toi est le ciel t’aidera, dit le proverbe. Ce ciel est à l’intérieur de vous, et vous y avez accès en tout temps. Quand les défis vous paraissent insurmon­tables, que les épreuves vous semblent injustes ou que vous avez peur, prenez le temps de vous arrêter, de vous reconnecter et demandez à votre source intérieure de sagesse
de vous aider. 

Consacrer une vingtaine de minutes par jour à se recueillir permet de développer l’amour de soi. Et ressentir l’amour de soi revient à dire… que la vie est belle!

La confiance… ou la foi

La réalisation du Soi représente le but ultime du cheminement personnel. Toutefois, le décou­ragement peut menacer à ses heures si la croyance est que ce cheminement doit se dérouler dans la joie, la paix et la facilité à chaque instant. 

La facilité peut, de fait, se créer d’un instant à l’autre. Elle produira ces moments de joie et de paix qui facilitent le cheminement dans toutes situations parce qu’indéniablement même l’être éveillé qui cultive l’harmonie en toute chose traverse des périodes  difficiles. Inutile de se cacher la vérité. Lui aussi perdra des proches, sa conjointe ou son conjoint ou son emploi, son adolescent vivra des périodes difficiles, et
la liste pourrait être sans fin.

L’impression d’avoir perdu son chemin ou d’avoir cessé d’avancer est l’une des périodes difficiles du cheminement personnel. Et cela se produit pour tous. La période peut être très courte, mais aussi très longue, en temps terrestre, selon le degré de confiance que l’être aura en lui-même et en toute personne ou être subtil.

Comment avoir confiance que tout s’arrangera et que le chemin s’éclairera facilement et rapidement? C’est là que le jeu commence et, sans le jeu, comment s’amuser à avoir confiance en soi et en ses possibilités? Comment faire confiance à ceux à qui on avait accordé sa confiance? La confiance est aussi la foi, la foi que tout est possible et que l’être humain a le potentiel infini de créer les possibilités qui lui serviront à retrouver son chemin. 

Cette citation de Martin Luther King Jr. illustre bien jusqu’où la confiance doit aller : « La foi, c’est faire le premier pas même quand vous ne voyez pas tout l’escalier. » (traduction libre)

La foi, c’est croire aux intuitions et aux inspirations qui nous parviennent quand nous choisissons d’écouter, de voir et de ressentir les mouvements et vibrations qui nous entourent. C’est aussi ça le pouvoir de cocréer, car il ne faudrait pas croire que nous sommes seuls sur la route. Il y a ces êtres en qui nous avons accordé notre confiance, qu’ils soient humains ou non. On ne peut croire à moitié que ces êtres nous soutiendront. Avoir la foi et accorder sa confiance se fait de façon perma­nente et à temps plein.

Je sais bien que parfois on peut avoir l’impression que rien ne bouge, que l’aide ne vient pas. Et si ce n’était qu’une illusion? Si vous bougiez tout simplement autrement et que l’aide reçue se présente de façon différente de ce à quoi vous vous attendiez?

Même lorsque l’être a l’impression de ne plus cheminer et de ne plus savoir comment atteindre ses buts, il est sur la bonne route. Pour y croire, il faut avoir confiance. Pour avoir confiance, il faut développer cette faculté. Pour la développer, il faut expérimenter. Et ma façon d’expérimenter, c’est le jeu. Je me suis donc amusée à vérifier mes intuitions et inspirations. Cela permet de faire différencier une idée d’une intuition. Prenons un exemple simple où votre regard est attiré vers un lampion au moment de sortir d’une pièce alors qu’il y en a plusieurs qui sont allumés. Vous avez le réflexe de l’éteindre, mais vous ne le faites pas vous disant que vous serez de retour dans une vingtaine de minutes. Dix minutes plus tard, le détecteur de fumée se met à hurler. Vous retournez dans la pièce et vous voyez que le lampion a mis le feu au contenant plastifié. Il s’agissait d’une intuition, et il fallait éteindre ce lampion avant de sortir même si rien ne laissait croire qu’il allait mettre le feu. Les intuitions sont souvent aussi banales que celle-là.

Soyez créatifs et faites confiance à vos intuitions. Qui sait jusqu’où elles vous mèneront.

Les enfants et l’hypnose ou l’hypnose familiale

Les enfants sont particulièrement réceptifs à l’hypnose. Cela fait en sorte que le travail thérapeutique avec eux se fait habituellement très bien. S’ils sont prédisposés à l’hypnose thérapeutique, ils le sont tout autant à une autre forme d’hypnose que tous utilisent sans même en être conscients, soit l’hypnose familiale. 

Mais, qu’est-ce donc que l’hypnose familiale? Tout d’abord, définissons l’hypnose. Antoine Bioy nous rappelle que chacun a pu faire l’expérience d’un roman dont la
lecture consciencieuse permet de nous évader, ou celle d’une suspension hors du temps à force de contempler le mouvement des vagues, etc. En bref, chacun a pu faire l’expérience d’un état de conscience modifiée (différent donc de l’état de veille habituel). L’état hypnotique est précisément ce moment de cons­cience où les choses sont perçues autrement. Il surenchérit en disant que l’hypnose permet, par un jeu attentionnel impliquant l’imaginaire des personnes, de revisi­ter la réalité et la façon dont elles la perçoivent. Ainsi, l’hypnose est un état de conscience modifié, différent de l’état de veille et du sommeil.

Plusieurs études en psychologie font état de l’impossibilité, chez les enfants de moins de 7 ou 8 ans, de distinguer la réalité de l’imaginaire. Solène Bourque (2010) nous rappelle que l’enfant de 3 à 6 ans se construit un univers où se mêlent réalité et imaginaire, et où se côtoient des personnages de toutes sortes, créés à partir de ses expériences réelles, ses rêves et ses désirs. C’est l’âge de la « pensée magique » où une prome­nade au parc peut se transformer en expédition dans une jungle peuplée d’animaux terrifiants. 

L’enfant voue une grande admiration aux adultes qui l’entourent et il les perçoit souvent comme des héros. Il aimerait leur ressembler, veut les imiter et faire les mêmes activités qu’eux. Avec ses amis, il joue « au papa et à la maman ». Il joue « à la vraie vie » et on perçoit souvent une similitude entre ses attitudes de jeux, et celles de ses parents dans la réalité. L’enfant console, réconforte ou réprimande souvent ses poupées et toutous de la même façon que ses propres parents le font avec lui. En fait, l’enfant admire et modélise ses parents. Il cherche à reproduire ce que disent et font les adultes significatifs autour de lui, et principalement ses parents.

Nous comprenons aisément que l’enfant accepte ce que ses parents disent. Il en va de même pour les paroles que les enfants entendent sur eux-mêmes. Pour l’enfant, si c’est papa ou maman qui le dit, alors c’est vrai. Un enfant qui a un tempé­rament plus actif et qui entend sa mère raconter à une amie comment il est tannant accepte cette idée et cela vient, en quelque sorte, forger l’identité de l’enfant.

Berger (2000) et Adams (1996) stipulent que l’identité est un processus dynamique, car elle consiste à la fois en l’identité que l’individu se crée et en l’identité que les autres lui attribuent. La conscience de soi des jeunes enfants se structure petit à petit dans leurs relations avec les autres, mais aussi selon les réactions des personnes de leur entourage. Leur connaissance de soi se transforme ainsi peu à peu en sentiment d’identité à partir duquel ils vont se reconnaître et développer leur estime de soi.

C’est ainsi que ce que disent les parents à propos de leur enfant contribue à construire l’identité même de ce dernier. L’enfant qui entend sa mère ou son père dire qu’il est tannant accepte cette idée. Imaginez maintenant le scénario suivant : le père raconte à un ami le comportement de l’enfant en disant qu’il est tannant et termine son discours en disant à l’enfant : « C’est vrai, n’est-ce pas que tu es tannant! ». Non seulement l’enfant entend qu’il est tannant, mais en plus, il doit le corroborer. Alors, cette perception du parent se transforme en réalité pour l’enfant. Lorsque je parle « d’hypnose familiale », je parle de ce phénomène suggestif envers une personne réceptive en raison de son état de conscience modifié. Il est très important de distinguer le comportement de l’identité de l’enfant. Dire à un enfant que le geste posé est inadéquat est très différent de lui dire que « lui » est inadéquat. L’incidence sur la construction de son identité et de son estime de soi est également très différente.

Le piège de la rationalisation de nos émotions

La rationalisation est un méca­nisme défensif qui consiste à faire appel inconsciemment à la raison pour résoudre des problèmes d’ordre émotif ou affectif. Autrement dit, nous rationalisons parce que nous avons peur de l’émotion qui surgit et que nous n’acceptons pas de la laisser vivre. C’est un des mécanismes de défense les plus utilisés dans les relations humaines. En effet, il bloque le processus relationnel parce qu’il décroche l’individu de son vécu et de lui-même.

Comment se manifeste la rationalisation? Nous utilisons inconsciemment ce procédé défensif lorsque nous contenons nos émotions pour entrer dans la justification, la généralisation, l’explication, l’intellectualisation, la morale. Il y a, dans certaines manifestations de la rationalisation, une tendance à exercer un pouvoir sur l’autre; en effet, celui qui généralise et inter­prète se présente très souvent comme le détenteur de la vérité. La rationalisation exprime aussi un certain manque de confiance en soi. L’émotion étant le cœur du processus relationnel, il est évident qu’exprimer ses émotions, par le fait même, manifester son essence et sa différence, ce qui suppose une capacité à s’aimer assez pour être à l’écoute de soi et à se reconnaître suffisamment pour se manifester tel que l’on est dans sa subjectivité profonde. 

L’intervention de la raison a, bien sûr, sa place dans toute démarche d’organisation, de structure, de pla­nification, de conscientisation sans lesquelles notre vie serait chaotique, désordonnée, déréglée. Toutefois, dans le monde des émotions, qui ne relève pas du domaine de la raison, elle n’est utile que pour nous aider à comprendre notre structure relationnelle, et surtout pour nous permettre de comprendre notre vécu émotif dans l’ici et maintenant de la relation. Dans ce dernier cas, la raison travaille en harmonie avec l’émotion plutôt que de se couper d’elle par la rationalisation. En tant qu’intervention défensive, la rationalisation a pour effet de fausser la réalité, de déplacer la cause des problèmes et de couper, du moins pour un certain temps, les liens de la relation. 

Un autre danger de la rationalisation est qu’elle peut nous conduire dans des systèmes qui nous servent de croyances. Parfois, à force de justifications et d’explications, nous nous servons à nous-mêmes et aux autres des arguments rationnels que nous finissons par croire et par prendre pour des vérités absolues. Certaines personnes, dans le but de fuir l’émotion qui les fait souffrir, finissent par se faire croire à elles-mêmes, par exemple, qu’elles ne sont pas émotives, qu’elles n’ont pas besoin d’amour ou qu’elles n’ont peur de rien, ou même qu’elles ne sont pas du tout défensives. Cette attitude les rend rigides, fausses et impersonnelles et rend impossible toute relation authentique.

Pour échapper à la souffrance, l’humain utilise plusieurs moyens de rationalisation. Lorsqu’ils inter­viennent de façon inconsciente, c’est-à-dire en tant que mécanismes de défense, les moyens de rationalisation ont un effet positif temporaire parce qu’ils favorisent la servitude plutôt que la libération. C’est le cas de toutes les techniques qui ont pour objectif la maîtrise des émotions. Ces techniques de rationalisation ont le même effet sur la relation que la plupart des médicaments chimiques sur le corps. Elles anesthésient la douleur pour un temps, mais n’en travaillent pas la cause. Les techniques de maîtrise du vécu émotif et de pensée positive, de même que certaines pratiques de nature spirituelle, ne sont d’un secours inestimable que si elles ne sont pas utilisées en tant que systèmes défensifs de rationalisation de la souffrance, mais comme moyen de création. Autrement, elles coupent l’individu de lui-même et lui enlèvent la possibilité de mieux se connaître et de découvrir la puissance libératrice et créatrice de son monde émotif. 

Les exemples de rationalisation sont nombreux. Chaque fois qu’on géné­ralise, qu’on moralise, qu’on interprète les autres, qu’on se justifie ou qu’on sent le besoin de s’expliquer dans une situation porteuse de conflit, on perd contact avec le vécu et, conséquemment, avec l’autre. La rati­onalisation, bien que personne n’y échappe, mérite d’être conscien­tisée afin d’assurer des relations vraies, saines, intenses et longues. Les difficultés relationnelles naissent en grande partie d’attitudes défensives qui coupent la communication.

Réaliser ses projets et ses rêves

Voudriez-vous vivre une transformation vers le bonheur? C’est possible. Je vais vous dire comment y arriver, mais d’abord, je vais vous dire de quelle façon j’ai vécu ma transformation personnelle.

Je crois en la théorie des petits pas, qui prône le fait de progresser chaque jour. J’ai travaillé sur moi en lisant, en suivant des formations et en écoutant des livres audios. Mes changements se sont manifesté lentement, mais sûrement. Peu à peu, j’ai gagné de la confiance en moi, du leadership et un sentiment d’enthousiasme qui est aujourd’hui démesuré. 

La plus grande découverte qu’a fait l’humanité
Tout progrès s’explique par la loi de l’exponentielle. C’est la plus grande découverte qu’a fait l’humanité (Albert Einstein). Au début, les progrès se font lentement, mais tout s’accélère grâce au temps. Les progrès de notre civilisation se sont faits de façon exponentielle. Avant, le progrès arrivait à pas de tortue, mais aujourd’hui, le progrès arrive à la vitesse grand V. 

La croissance du portefeuille bour­sier se fait de façon exponentielle.. C’est pourquoi les riches deviennent plus riches.

Je veux appliquer la loi de l’exponen­tielle à la croissance personnelle. Si vous investissez en vous, les progrès seront exponentiels après plusieurs années.

Vivre sa transformation
Le secret pour vivre une transformation de soi durable est de faire de la croissance personnelle. C’est de travailler plus fort sur soi qu’à son travail. 

Deux personnes pourraient avoir une vie identique, mais si l’une fait de la croissance personnelle, son interprétation sera tout autre. Cette personne sera plus positive, plus joyeuse et plus sereine face aux défis de la vie que l’autre personne qui n’a pas fait de croissance personnelle. 

Les gens surestiment la valeur de l’expérience et sous-estiment la valeur de la croissance personnelle. Des gens vont penser que leurs expériences de la vie leur donnent un avantage sur les plus jeunes. Sauf que s’ils ne font pas de croissance personnelle, comment feront-ils pour en tirer des leçons?

J’ai lu plus de 40 biographies, et le dénominateur commun est que les personnes dont il y est question ont fait de la croissance personnelle. Elles ont préféré faire ce qui est difficile pour avoir une vie facile que de faire ce qui est facile pour avoir une vie difficile. 

Agir
Bien qu’on travaille sur soi, il importe d’agir. Les expériences permettent de récolter ce que l’on a semé dans son esprit. Les expériences permettent d’aiguiser ses raisonnements qui mènent vers le bonheur. 

Tout se passe entre les deux oreilles. C’est pourquoi si vous voulez vous transformer, vous devez faire de votre éducation votre priorité dans la vie. On continue d’étudier après l’école, et ce, même quand on a 90 ans.

Apprendre à se connaître au-delà des différences que l’on porte

Tous les êtres humains sont différents. Même des jumeaux identiques le sont. Pourtant, l’acceptation de l’individualité de chacun demeure complexe dans une société où ne pas entrer dans un moule est encore mal perçu.

Il en est ainsi pour bon nombre d’adultes qui vivent avec un défi d’attention (TDAH) et envers qui j’ai une profonde empathie, ayant la même différence qu’eux.

L’acceptation de qui ils sont dans leur vérité profonde, dans un monde où ils se sentent souvent rejetés ou abandonnés, pèse parfois très lourd.

Mais si, au contraire, cette différence était une occasion incroyable de découvrir qui ils sont, au-delà des difficultés qu’ils rencontrent?

Rien n’est brisé ni dysfonctionnel
Pendant longtemps, j’ai cru que quelque chose n’allait pas chez moi. Le sentiment d’être différente était toujours présent et me laissait dans l’incompréhension la plus totale.

Au plus profond de mon cœur, je voulais être acceptée telle que j’étais, mais je me suis fait prendre au piège en essayant de changer.

Le chemin a été périlleux parce que ce faisant, je m’éloignais peu à peu de mon essence et je dilapidais mon pouvoir sans même en avoir conscience.

L’acceptation commence par soi. La compréhension aussi. Tant et aussi longtemps que le regard que l’on porte sur soi est le même, celui des autres ne changera pas.

Il en va de même avec le défi d’attention.

« Avant même d’espérer ou de vouloir que les autres vous perçoivent autrement, c’est d’abord VOTRE perception de vous-même qui doit changer »
Le regard que vous portez sur vous commence avec les mots que vous utilisez pour parler de vous. Est-ce que ce sont des mots bienveillants ou dénigrants?

Ce cerveau qui est le mien, avec sa manière unique de fonctionner, rend mon quotidien intéressant, drôle et parfois frustrant.

Je l’apprécie et le considère comme une force, un cadeau, parce que sans lui, je serais dépourvue de compréhension et d’empathie qui fait que je comprends vraiment ce que vous vivez. Parce que mon quotidien a déjà ressemblé au vôtre.

Une force sous-estimée
Il s’agit du titre de mon livre qui vient de paraître et aussi ce que je crois au plus profond de mon être.

J’ai souvent été la première à sous-estimer tout le positif qu’un cerveau atypique qui fonctionne de façon linéaire apporte.

Il est vrai que nous vivons dans un monde d’extrêmes et de paradoxes. D’un côté, nous excellons dans certaines choses et devons fournir un effort herculéen dans d’autres.

La force sous-estimée, c’est le côté lumineux de cette différence, et apprendre à me découvrir au-delà des difficultés a fait une énorme différence.

Les souffrances emprisonnées dans le cœur ne peuvent être libérées s’il est verrouillé, barricadé. La guérison des blessures, qu’il s’agisse de l’abandon, du rejet ou autre devient donc impossible. La transformation aussi.

Depuis que je suis de plus en plus alignée avec qui je suis, les incidences négatives du défi d’attention, qu’il s’agisse d’impulsivité, d’attention, de procrastination et d’hyperactivité, se sont estompées.

Les multiples facettes de la force sous-estimée du défi d’attention sont :

–           Être doté d’un sens logique hors du commun;

–           Penser en dehors des dogmes et paradigmes;

–           Trouver des solutions ingénieuses;

–           Développer des façons de faire originales;

–           Refuser de se conformer pour que les choses changent;

–           Faire preuve d’une profonde sensibilité;

–           Ressentir les autres et les évènements intensément;

–           Une capacité intellectuelle très développée;

–           Une facilité déconcertante à connecter avec les autres;

–           Une créativité inépuisable;

–           Une productivité qui peut en impressionner plus d’un;

–           Une authenticité sans reproche.

La complicité du corps et de l’esprit

En programmation neuro-linguistique, nous partons de l’idée que le corps et l’esprit (les pensées, les émotions) s’influencent l’un l’autre et forment un tout.

Mais qu’est-ce que cela signifie dans les faits? Doit-on se sentir coupable lorsque l’on manque de vitalité, qu’on attrape un rhume ou si l’on fait l’expérience de la maladie?

Face aux défis de la vie quotidienne, garder une bonne santé mentale et physique peut paraître un défi.

Une chose à la fois. Commençons par le corps qui influence l’esprit.

Comment nourrissez-vous votre corps? Que buvez-vous, en quelle quantité? Respectez-vous vos heures de sommeil? Prenez-vous régulièrement un bol d’air frais et une dose de soleil? Faites-vous bouger votre corps? Et qu’en est-il de votre sexualité?

Vous le savez déjà : un manque ou un excès pour l’une de ces questions influence votre état d’esprit. Vos idées se font moins claires, vous manquez de motivation, vous êtes facilement irritable, votre créativité est au plus bas, votre moral baisse, etc.

Le plus magnifique des projets est de garder votre corps plein de vitalité au quotidien. Un défi autant qu’une responsabilité!

Poursuivons avec l’esprit qui influence le corps.

Ce qui se passe entre vos deux oreilles ne passe pas inaperçu dans votre corps. Le flot de vos pensées influence votre flux d’énergie. Autrement dit, vos émotions s’expriment à travers votre corps. Vous avez sûrement déjà eu des sueurs froides, le cœur qui bat la chamade ou le ventre qui se noue.

Mais contrairement à ce que bien des gens croient, les émotions elles-mêmes ne sont ni positives ni négatives. C’est l’intensité que l’on donne à une émotion qui la transforme en sentiment.

Prenons, par exemple, la colère. Quelqu’un a, selon vous, dépassé les bornes. Vous sentez la moutarde vous monter au nez.

Scénario 1 : Vous êtes attentif à vous-même et vous avez l’humour nécessaire pour remettre gentiment la personne à sa place? Vous en riez ensemble? Bravo!

Ou peut-être avez-vous été pris de court et n’aviez pas les moyens de bien réagir. Mais vous y réfléchissez à tête reposée, vous relativisez la situation et vous vous promettez de corriger la situation à la prochaine occasion. Vous poursuivez votre journée le cœur léger et le corps plein de vitalité.

Dans ces deux façons de répondre, la colère est loin d’être négative, car elle a joué son vrai rôle : connaître vos limites et les exprimer.

Scénario 2 : Pour éviter un conflit, vous ne réagissez pas et faites comme si tout était normal alors que dans les faits, vous êtes furieux. Ou encore, vous avez essayé d’exprimer votre mécontentement, mais la personne n’a rien voulu entendre. La journée passe, vous ruminez des pensées négatives, et votre colère s’intensifie et se transforme en rancune. Vous passez la journée sans entrain, vous manquez d’énergie pour accomplir vos tâches et vous vous couchez fatigué.

Dans ce scénario 2, la rancune puise une énergie considérable dans le corps et l’épuise. À la longue, une accumulation de sentiments négatifs finit par ronger le corps et le rendre malade.

La bonne nouvelle, c’est qu’à tout moment, vous pouvez transformer vos pensées et changer vos perceptions.

Quand vous vous sentez irrité ou triste face à une situation ou à une relation, prenez le temps de vous poser, de vous déposer à l’intérieur de vous. Prenez de profondes respirations jusqu’à retrouver un équilibre corps esprit. Dans cet état paisible, posez-vous la question : quelle serait une meilleure façon de réagir pour moi?

Ou encore faites une activité physique intense. Partagez ce qui vous arrive avec un ami de confiance ou parlez à une personne ressource.

En bref, en surveillant vos pensées et en faisant de votre corps un allié, vous vous donnez les moyens de vous garder en bonne santé.

Profitez pleinement de 2019!

La tendance des dernières années n’est plus d’associer la nouvelle année à des résolutions, mais plutôt à la notion de nouvelles possibilités. Mais qu’en est-il dans la réalité? Même si je trouve l’idée stimulante, après les premières semaines de janvier, bien souvent, la routine reprend son cours, et l’idée semble avoir été rangée en même temps que les décorations de Noël (comme la notion de résolution). Dans cet article, je vous présente donc de petites actions que je mène au quotidien afin de rester à l’affût des possibilités qu’offre la vie. J’espère qu’elles vous inspireront à mettre en place des mesures pour profiter pleinement de la nouvelle année, vous aussi.

– Je dis « oui » à tout ce qui m’attire, même si cela m’effraie. Par exemple, j’ai choisi de donner une conférence sur le bonheur au travail même si elle n’est encore pas conçue.

– Je me lance des défis comme monter les marches deux à deux, manger des champignons (même si je n’en raffole pas) et terminer une tâche dans un délai serré.

– Je refuse d’être en mode « pilote automatique ». J’observe mon quotidien et, lorsque je prends conscience que je fais les choses de façon automatique, je cherche une nouvelle façon de faire ou encore je modifie l’activité pour la rendre plus stimulante.

– Chaque jour, je m’efforce de faire au moins deux choses que je n’aime pas faire juste pour me discipliner. Cela peut prendre la forme de tâches domestiques que je préférerais reporter à un autre jour ou encore faire un appel difficile à un fournisseur.

– Je m’intéresse à de nouveaux sujets comme la structure algébrique qui force mon cerveau à penser différemment. Je lis des articles et des livres qui me permettent d’approfondir mon domaine d’expertise.

– Je cherche des façons d’améliorer ce que je fais déjà bien en demandant l’avis des autres, en faisant des recherches ou en suivant des formations spécifiques. Par exemple, je me suis inscrite à des formations hebdomadaires pour améliorer mes compétences de coach.

– Je me force à découvrir au moins une nouvelle chanson ou un nouveau film chaque semaine.

– Au début de chaque journée, je lis une programmation qui précise les capacités et les qualités que je veux développer. Ainsi, lorsque les occasions se présentent au cours de la journée, je les accueille comme des cadeaux précieux.

– Je prends note de toutes les idées qui défilent dans ma tête et les mets en pratique dans les 48 heures. Par exemple, j’ai réalisé que lorsque je commande un smoothie au resto du coin, on me le sert dans un verre en plastique, ce qui est néfaste pour la planète. J’ai donc pensé à glisser une tasse réutilisable dans mon sac. Désormais, je l’utilise chaque fois que je commande une boisson.

Quelle incidence ces nouvelles possibilités ont pour moi? Eh bien, chaque jour, j’ai le sentiment de profiter pleinement de la vie. Je m’émerveille devant les plus petites choses et je m’ouvre au changement avec paix et réceptivité. Lorsque j’adopte cette attitude, je réalise que je mets de côté les peurs de mon égo et que je me libère des croyances dont je me suis nourrie au fil du temps. Ces nouvelles possibilités me ramènent à mes aspirations de jeunesse où la foi et l’assurance d’un monde meilleur régnaient sur ma vie. À vous d’essayer maintenant pour constater l’incidence que ces nouvelles possibilités ont sur vous.