Transition en amour? Le meilleur est toujours à venir!

Depuis 4 ans déjà, j’anime un atelier sur les relations amoureuses. Ces participants, bien légitimement, voudraient croiser leur chemin à nouveau avec un être aimé, mais si ça n’arrive pas aussi rapidement qu’ils le voudraient. Ils se demandent alors pourquoi? Force est de constater que bon nombre d’entre eux ont omis un détail important : effectuer le bilan relationnel pour assumer sainement son deuil. Oh! Bien sûr, ils m’assurent qu’ils n’entretiennent plus de liens physiques avec ces ex-partenaires, oui mais dans les mondes invisibles, ces mondes intérieurs, qu’en est-il? C’est comme si on gardait une ficelle noire liée de son poignet au poignet de l’autre.

Lorsque le bilan relationnel n’est pas réalisé, que l’on n’a pas pris le temps de comprendre ce que l’on avait à apprendre de cette relation, si on se jette la tête la première dans une nouvelle relation, on risque de s’attirer le même scénario, tant et aussi longtemps que l’on n’a pas saisi le message. Prendre son temps et s’observer! Faire son deuil ne signifie pas de finir de pleurer cette fin de relation (ou de s’en réjouir), mais bien de s’exprimer mutuellement pour fermer la boucle. Comment fait-on cela?

Il faut dire à l’autre qu’est-ce que j’ai trouvé difficile de vivre avec lui ou elle? Qu’est-ce que ça me faisait en dedans : étais-je triste, en colère, ai-je eu peur et de quoi? Exprimer les faits de manière neutre à un moment où vous vous sentez calme. Ce n’est guère le temps de tomber dans les émotions. Par exemple, « Quand tu insistais tous les dimanches pour aller visiter ta famille, je me sentais en colère ». Ajouter ensuite quels besoins en vous n’étaient pas satisfaits. « Je me sentais impuissant, prisonnier de tes décisions pour être aimé de toi. J’aurais eu besoin de me sentir respecté dans mes choix ». Traitez individuellement chaque fait concret survenu durant votre relation. Si l’autre veut vous entraîner vers d’autres faits simultanément, arrêtez tout de suite. Dites-lui que vous tenez à régler un cas à la fois et promettez que vous y reviendrez plus tard.

Récapitulons : on exprime les faits, l’émotion que cela a fait vivre, ses besoins et terminer par l’impact que chaque situation a eu sur vous, votre couple, votre relation avec le sexe opposé (selon l’orientation sexuelle) ou votre vie en général. « À partir de ce moment, j’ai commencé à me mésestimer et à croire que je ne méritais pas ton respect, ce qui a miné mon amour propre. De plus, cela m’a graduellement éloigné de toi. J’avais de moins en moins envie de te faire l’amour, de te cajoler, etc. J’ai commencé à généraliser, à en vouloir aux hommes, aux femmes de vouloir ainsi contrôler la vie de l’autre au nom de l’amour. Ça n’a pas été bon pour moi. Ma relation avec toi est devenue pénible et a alourdi ma vie ».

Restituer symboliquement cette violence qui a été déposée sur vous par un objet, image, etc. Cela permet à l’autre de vérifier visuellement ce qui s’est vraiment passé en vous. C’est ainsi que l’on s’aide à grandir. Évidemment, gardez les rouges pour la fin. Dites en terminant tout ce que vous avez apprécié chez cette personne et au cours de votre relation. Remerciez-la d’avoir été de passage dans votre vie. La reconnaissance et gratitude attire l’abondance, mais pas la critique. Si vous souffrez parce qu’on vous a quitté, sachez que le manque attire le manque. Personne ne risque de poindre dans votre vie. Appréciez au moins les bons moments que la vie vous a permis de vivre en sa compagnie. Voyez votre coupe (ou couple) à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide. Les résultats en seront meilleurs. Ne laissez plus votre pouvoir d’être heureux dans les mains d’une autre personne, c’est trop risqué!

Vous êtes alors prêt pour apprécier la compagnie d’un nouvel amour. Mais attention! La vie va souvent vous re-servir le même menu pour vérifier si vous avez bien compris la leçon. Aimez-vous assez pour refuser de vous embarquer dans le même train, laissez-le passer. Vous prendrez le suivant! Rappelez-vous que le meilleur est toujours à venir.

L’homme qui savait écouter

Je ne sais pas si vous avez déjà rencontré un homme qui sait écouter… Moi si! Je me souviens très bien de nos dernières rencontres. Quand je m’asseyais avec lui pour discuter, je voyais un visage souriant et détendu qui pour moi, démontrait sa joie d’être là, en ma compagnie. Tout au fil de notre rencontre, son regard était accueillant, sa voix était douce et posée et son corps dégageait le calme. Chacun de ses sens semblait m’offrir une pleine réceptivité sans que je ressente pour autant de conditions à remplir pour avoir le privilège d’une telle qualité de présence. Je me sentais véritablement accueilli tel que je suis. Et lorsque surgissait un moment de silence dans notre conversation, il contribuait à faire de ce silence un temps d’accueil rempli de sa présence rassurante.

En l’observant être lui-même, je pouvais sentir son authenticité et sa bienveillance à mon égard. Il s’intéressait à ce que je disais sans chercher à tout prix à me comprendre, car il disait que le désir de comprendre était souvent un piège menant vers une interprétation personnelle qui serait forcément décalée par rapport à ce que l’autre tente d’exprimer. Je crois qu’il maîtrisait bien ce principe fondamental de la communication voulant qu’en se décentrant de soi pour se centrer sur celui ou celle qu’on écoute, le sens véritable de la communication traverse naturellement, comme par magie, ce canal invisible qui relie deux personnes par le cœur. C’est peut-être ce que voulait dire Alfred de Musset par cette phrase : « Qu’importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu’on écoute les cœurs se répondre. »

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, je ne me suis pas rendu compte de l’ampleur des qualités de cet homme lors de nos toutes premières rencontres. J’étais dans l’illusion de croire que « nous » avions d’agréables discussions autour de nos passions communes. Bien qu’il y ait une part de vérité dans cette illusion, c’est au fil de mon propre cheminement que j’ai pris conscience de la grande qualité d’écoute de cet homme. C’est avec humilité que j’ai un jour dû constater que ces échanges entre nous avaient été polarisés en ma faveur, c’est-à-dire qu’ils avaient été une opportunité pour moi d’exprimer ce qui m’habitait en ces moments et que j’avais envie d’exprimer à quelqu’un de confiance. Un jour, je lui ai d’ailleurs demandé comment il en était arrivé à acquérir cette habileté enviable qui lui permettait d’offrir une telle qualité d’écoute. C’est à ce moment qu’il m’a confié avoir un jour fait le choix de se former à l’écoute et que cette capacité qu’il continue à cultiver encore aujourd’hui ne s’est pas manifestée spontanément chez lui, mais est venue s’installer par l’apprentissage et la pratique.

Devenir des hommes et des femmes qui savent écouter impliquera donc de choisir des chemins, parmi plusieurs possibles, qui nous permettront de développer nos capacités respectives à mieux communiquer. Il faudra aussi décider de cultiver en soi une attitude qui portera vers l’autre l’une des plus belles offrandes qui soient, celle d’une écoute proposée qui, lorsqu’elle est accueillie par l’autre, lui permettra de se dire, de se sentir entendu et même amplifié. Cela me rappelle cette parole de Jacques Salomé qui dit que le plus grand cadeau que l’on offre à quelqu’un en l’écoutant, c’est de lui permettre de s’entendre lui-même.

L’écoute est un acte d’amour!

Quand êtes-vous?

–  Samuel, cette trahison ne doit pas être facile pour toi. Comment fais-tu pour t’en sortir?

–  Ah! Ce n’est rien. Je dois faire l’épicerie, faire marcher le chien, aller à la banque, ensuite je dois aller chercher ma fille à l’école.

–  Tu évites ma question. Que fais-tu pour guérir, apprendre et grandir suite à cette tromperie?

–  Arrête! J’ai dit que ce n’était rien. Hier, j’ai cordé du bois, j’ai fait un bon feu pour réchauffer la maison, j’ai téléphoné à ma sœur…

–  Yoohoo! Samuel! Je suis ici! Maintenant!

–  Quoi?

–  Je te parle, je suis en face de toi, ici, maintenant. Et toi, tu me parles de plus tard et d’hier. Quand es-tu?

La douleur est inévitable et la souffrance est optionnelle
Chez certaines personnes, la douleur est tellement intense qu’elles fuient le moment présent en énumérant des tâches bénignes qu’elles ont faites ou qu’elles ont à faire. C’est une façon pour elles de ne pas entrer dans le cœur du problème, de ne pas y faire face. Elles croient qu’en l’évitant, elle disparaîtra, mais c’est bien le contraire qui se produit.

Il y a un dicton qui dit : « La douleur est inévitable et la souffrance est optionnelle ». Ces gens qui choisissent de ne pas faire face à leur douleur choisissent la souffrance plutôt que de vivre pleinement leur peine. Ce n’est qu’en allant profondément au cœur de la blessure qu’une personne peut l’éliminer. Ils ne réalisent pas que ce qu’ils choisissent de faire « maintenant » est ce qu’ils créent pour leur futur. Ce même « maintenant » est également la cause de tout leur passé. Assez intense comme idée quand on y pense. Donc, puisque c’est toujours « maintenant », il faut croire que « maintenant » est éternel.

Chaque « maintenant » est inestimable
Lorsque vous réalisez que « maintenant » ne reviendra plus jamais, vous comprenez à quel point ce moment est sacré. C’est à compter de cet instant que tout vous émerveille et vous remplit de gratitude : un arbre, un soleil levant, un enfant qui joue, une tombée de neige, etc. Et si vous saisissez l’immensité de « maintenant », vous comprenez que même une blessure, une critique, un échec ou une trahison peut vous éblouir et vous remplir de reconnaissance, car chaque « maintenant » a quelque chose d’inestimable à vous apprendre. Inutile de dire que ruminer sur ce qui « aurait pu » et « aurait dû » peut causer de sérieux problèmes de santé mentale.

Le moment actuel s’éloigne continuellement, ainsi, si vous tentez de vous y agripper en vous remémorant des moments ou en formant des idées à son sujet – vous n’êtes plus dans le présent. Pour ce faire, vous devez vous détendre, relaxer, et vous ouvrir à ce moment. Ne planifiez pas, ne vous inquiétez pas, ne vous perdez pas dans vos pensées. Il n’y a aucun effort à faire pour vivre le moment présent, vous y êtes déjà! Lâchez prise et soyez attentif à ce qui surgit en matière d’énergie, de perceptions, de pensées, de désirs, etc. Ayez confiance à ce processus, adoptez-le.

Ouvrez-vous aux possibilités qu’offre chaque « maintenant », car chaque « maintenant » a sa raison d’être, qu’il semble heureux ou douloureux. Même dans ce qui semble être le pire moment de votre vie, les récompenses qui suivent sont nombreuses si vous êtes ouverts à les recevoir.

Alors, vous voulez faire comme mon ami Samuel et être hier ou demain? Ou bien vous voulez vivre pleinement chaque « maintenant » et être réceptifs aux avantages qu’il offre : amour, amitié, bonheur, compassion, partage, abondance, etc.?

Personnellement, je ne voudrais pas être ailleurs que « maintenant »!

La communication synergique

Nous vivons présentement à l’ère de la communication. Nous passons nos vies à communiquer : que ce soit au travail, à la maison avec notre conjoint ou notre famille, avec nos amis, nos voisins, bref nous n’arrêtons jamais d’entrer en contact avec les autres. Même que nous avons aujourd’hui des appareils mobiles qui nous suivent partout nous permettant de texter, d’envoyer des courriels et d’appeler qui nous voulons quand nous voulons.

Cependant, cette communication est-elle réellement efficace? Combien de fois vous est-il arrivé de discuter avec quelqu’un avec de réelles bonnes intentions et qu’en une fraction de seconde, la discussion vire à la dispute? Combien de fois avez-vous tenté de formuler quelque chose qui vous dérange pour qu’au final l’autre personne interprète mal vos propos?

Voir le monde tel que nous sommes

Si les communications ne sont pas toujours efficaces, c’est principalement attribuable à notre façon de percevoir la réalité. Dans le livre « Les 7 habitudes des gens hautement efficaces », Stephen Covey (décédé le 12 juillet 2012), expliquait que nous avons tous une façon très personnelle de percevoir la réalité. Alors que certaines personnes admettent voir le monde exactement tel qu’il est, l’auteur affirme qu’au contraire, nous ne voyons pas le monde tel qu’il est, mais bien tel que nous sommes. « Lorsque je pense, objectivement, voir le monde tel qu’il est, ce conditionnement m’impose déjà des limites » car nous croyons que notre perception est juste et que celle des autres est fausse.

Seuls ceux qui ont l’humilité de reconnaître voir le monde tel qu’ils sont peuvent voir leur propre limite et ainsi développer leur curiosité d’aller vers l’autre et de développer le dialogue, afin de mieux comprendre leur perception du monde. Plus on cherche à comprendre les autres, plus on en apprend plus sur la vie. Ainsi, en parlant de nos différences, nous prenons conscience de ce qui nous était alors inconnu, mais aussi, nous reconnaissons l’autre en tant qu’individu.

Une fois que nous reconnaissons les limites de notre perception de la réalité et que nous cherchons à comprendre l’autre, nous pouvons alors développer la confiance et la coopération à travers le dialogue.

Imaginez être dans une situation de conflit. Lorsque vous croyez voir le monde tel qu’il est, votre perception de la réalité est plutôt limitée, vous ne cherchez pas nécessairement à comprendre l’autre, sa situation, ni ses motivations. Vous pouvez l’accuser injustement et envenimer la discussion jusqu’au point où il n’y a pas de solution. Selon le schéma ci-haut des Niveaux de la communication tiré de l’ouvrage de Covey, l’auteur situe ce genre de situation comme étant perdant/perdant. Le niveau de coopération et de confiance est assez bas.

Imaginez maintenant reconnaître les limites de votre perception et chercher à comprendre l’autre. Grâce à la coopération et à la confiance, vous apportez votre solution, l’autre apporte la sienne et en discutant, arrivez à un compromis où chacun perd un peu et gagne un peu. Personne n’est entièrement satisfait du compromis trouvé, mais tout le monde y gagne un peu.

La synergie

Lorsque deux ou plusieurs personnes cherchent une solution à une problématique et que ces personnes parlent avec courage et affrontent leur vérité, chacun se sent en mesure d’exprimer sa crainte. Ainsi, s’installe un niveau de compréhension mutuel inespéré. Parce que ce qu’il y a de plus personnel est ce qu’il y a de plus commun, plus vous êtes sincères sur vos sentiments et vos doutes, plus vos interlocuteurs seront touchés et interpelés par ce que vous exprimez. À ce moment, ils se trouvent suffisamment en sécurité pour s’ouvrir à leur tour et exprimer leurs craintes. De cette façon, chacun comprend l’autre à un niveau beaucoup plus profond, comprend ses craintes, ses attentes et ses espérances.

Grâce à ce niveau de compréhension supérieur, basé sur une réelle coopération et où la confiance est absolue, une communication synergique s’installe. La communication s’enchaîne alors comme une réaction en chaîne qui s’auto-entretient. Chacun échange son point de vue, certains parlent sans finir leur phrase et pourtant tout le monde comprend, les participants pensent à haute voix et sautent d’une idée à l’autre. Bref, les échanges deviennent plus sincères et plus profonds, tous apprécient les différences des autres et tous les participants prennent un réel plaisir à interagir.

Lorsque cette atmosphère est alors installée, la communication devient réellement ouverte, créative et est propice à laisser émerger des résultats extraordinaires. Lorsqu’ils se comprennent, les participants d’une telle discussion peuvent alors regarder pour une nouvelle option, une solution qui convienne à tous et qui soit meilleure que celles qui étaient proposées séparément. Cette étape, qui demande une réelle ouverture d’esprit, est la recherche d’une victoire commune ou tout le monde est gagnant. Cette nouvelle solution est bien plus qu’un compromis, elle est le résultat de leur synergie. Leur relation n’est plus une transaction, mais une transformation.

Au final, la communication synergique catalyse, unifie et libère le potentiel de chacun. Les rapports de deux parties constituent en eux-mêmes une troisième partie plus puissante. L’ensemble devient alors plus important que la somme de ses parties et la combinaison des possibilités aboutit à un plus grand résultat. La synergie est un modèle tourné vers la collaboration, la coopération et l’entraide. Peut-être pourrait-elle créer un nouveau modèle pour les générations à venir…

Source : COVEY, Stephen. 7 habitudes des gens hautement efficaces. 1996. Éditions FIRST. 318 p.

Le pardon…

Vous avez certainement compris que la vie n’est pas rose et que les souffrances ne peuvent être toutes évitées simplement puisqu’elles ont leur raison d’être dans votre vie… Aussi souffrante soient-elles dans le plan de votre vie, elles sont là pour vous…, pour vous aider à évoluer, à vous libérer, à vous aider à comprendre d’autres personnes, à vous retrouver, etc. Tous les êtres humains vivent des difficultés, des souffrances, des peines… Personne n’est à l’abri de cette dualité. Vous pouvez également choisir de vous rappeler qu’il y a de la joie, de l’amour, du pardon, de l’entraide, de la compassion, de la lumière au bout de votre chemin…

Lorsque le pardon est difficile à offrir et à s’offrir, rappelez-vous des moments de joie, de bonheur, d’amour, et, petit à petit, ces moments grandiront et graduellement, ils ouvriront votre cœur. Ceci vous offrira la possibilité de devenir plus que la souffrance, la peur, l’irritation, la colère, l’amertume accumulée, etc. Par la suite, avec le cœur rempli et ouvert par les beaux moments, vous pourrez pardonner. Vous aurez plus de lumière en vous qui permettra à la douleur de guérir. Le pardon peut se faire à différents niveaux, soit via :

  • le mental : l’analyse, la compréhension;
  • l’émotionnel : en s’ouvrant à ce qui vibre en nous et en accueillant ce que l’on porte en soi;
  • le physique : en acceptant notre corps tel qui l’est;
  • le spirituel : en accueillant notre chemin et ce qui se présente à nous.

Lorsque vous désirez aller voir ces différentes facettes pour mieux comprendre, car tel est votre plan de vie, allez-y! Rappelez-vous d’une chose… le présent! Le présent est tout ce qui compte, l’ici et maintenant. Lorsque vous revenez au présent, votre passé n’existe plus, seulement l’instant du maintenant. Votre passé perd son pouvoir sur vous, et vous vous libérez de lui. Votre présent est maintenant votre force. Vous êtes libre d’être complètement vous dans vos couleurs du moment.

Plus votre attention est portée sur une perception (peu importe ce qu’elle est), plus cette perception prendra de l’ampleur. Lorsque vous portez votre attention sur de l’irritation par exemple, et que vous vous ouvrez à elle, que vous en parlez, y pensez… plus vous la nourrissez et plus elle sera « vivante ». Elle est présente pour une raison, et c’est à vous d’en découvrir la raison. Fort possible qu’elle est là pour vous signaler que quelque chose doit changer ou une prise de conscience est sur le point de se faire. Si cette étape de découverte est difficile pour vous, prenez le temps d’écrire dans un cahier et écrivez ce que vous vivez, ressentez et laissez-vous aller librement dans l’écriture. Soyez honnête envers vous-même. Avec du temps, cette irritation pourra être libérée avec l’écriture et votre perception pourra évoluer. Tout deviendra plus clair, une compréhension pourra dès lors être possible et vous pourrez prendre les mesures nécessaires pour passer à l’action. Vous serez plus calme, puisque vous aurez exprimé à travers l’écriture, ce qui s’était accumulé avec le temps. Vous vous permettez d’être vous dans l’instant où vous l’écrivez. Vous vous permettez de vous accueillir, de faire face à votre intérieur. Vous vous offrez un cadeau de vous libérer, de vous aimer, de vous choisir, de reprendre contrôle sur votre vie, et sur ce que vous pouvez contrôler. Il y a une balance dans tout, et ce qui est difficile pour un humain, c’est de trouver sa propre balance. La balance est unique à chacun selon le plan de vie et c’est à vous de trouver votre balance. Vous avez choisi de vous réincarner ainsi que vos défis de vie, vos leçons de vie, etc. Maintenant, reprenez-vous, regardez-vous en face et revenez à l’intérieur de vous. Soyez comme l’arbre bien enraciné dans la tempête. Revenez en votre centre pour trouver la réponse et combler votre intérieur.

écrit intuitif de Cindy Alain-Loiselle, médium enseignante le 4 avril 2013

tel : 819-209-5088

www.coachmedium.ca

Exprimer nos émotions

L’émotion, qui se situe au cœur du fonctionnement relationnel­, forme le noyau du processus relationnel insatisfaisant. Si ses besoins sont généralement satisfaits, l’être humain vivra dans la joie et connaîtra la paix intérieure. Par contre, si l’un ou plusieurs de ses besoins fondamentaux ne trouvent pas de satisfaction, il ressentira des émotions désagréables telles que la peine, la colère, la jalousie ou la peur. Malheureusement, il est à la base de certaines croyances philo­sophiques ou religieuses de considérer l’émotion désagréable à vivre comme un monstre à fuir, à nier ou à réprimer dans toutes les circons­tances de la vie. 

L’émotion est un phénomène psychologique naturel qu’on ne choisit pas de vivre ou de ne pas vivre. Elle intervient spontanément et régulièrement dans nos relations avec notre entourage et avec notre environnement. 

Toute une gamme d’émotions agréables peut nous habiter quand on marche dans la nature, quand on observe un coucher de soleil ou une œuvre d’art, ou encore quand on se trouve en compagnie de quelqu’un qu’on aime. Mais l’émotion est bipolaire comme l’énergie humaine. Il y a chez l’humain deux pôles énergétiques qui se complètent et s’attirent. Détruire la polarité négative de l’énergie, c’est annihiler la positive. De même, écraser les émotions désagréables à vivre, c’est auto­matiquement diminuer l’intensité potentielle des émotions agréables. 

Quand je dénonce la répression de l’émotion, je n’entends pas par là qu’il faille se laisser submerger par elle, que nous devions la laisser nous envahir, nous dominer jusqu’à nous perdre. Il n’est pas plus sain de donner à l’émotion tout le pouvoir sur nos vies que de le donner à la raison. 

Je fais une distinction claire entre libérer sans discernement les émotions refoulées et être en mesure de les gérer et de les exprimer de façon responsable dans l’ici et maintenant­ de la relation. Il ne s’agit pas de refouler l’émotion présente, mais de l’accueillir, de l’identifier et de choisir de l’exprimer ou de ne pas l’exprimer sans toutefois verser dans la fuite défensive du vécu par peur du conflit, par peur de perdre ou de blesser. L’émotion vécue dans la situation présente a avantage à être exprimée, particulièrement dans les relations avec les personnes importantes dans nos vies : amis, amoureux, parents. Mais cela suppose que l’on soit dans un climat relationnel de confiance, en mesure d’être à l’écoute de son vécu et qu’on ne l’étouffe pas. 

Mais pourquoi étouffe-t-on certaines émotions, sinon parce qu’elles nous font peur et honte? 

En plus de souffrir psychiquement ou physiquement des émotions qui font mal, l’être humain doit ajouter à sa douleur la honte et la culpabilité qui l’empêchent de se manifester. En apprenant à réprimer les émotions dites « honteuses », il apprend, par
le fait même, à se laisser dominer par des principes et des croyances qui lui enlèvent sa liberté d’être. 

Lorsque l’émotion est écoutée, acceptée, exprimée, elle ne fait jamais de ravages. C’est pourquoi, au lieu d’apprendre aux gens à nier leurs émotions, je favorise l’écoute, l’acceptation, la reconnaissance et surtout l’expression responsable du vécu émotionnel dans l’ici et maintenant de la relation. Il est en effet facile d’exprimer l’émotion vécue dans une situation passée alors qu’on ne la ressent plus. Le plus difficile est d’être à l’écoute de l’émotion présente et de l’exprimer sans vergogne. En réalité, ce n’est pas l’émotion qui est menaçante, mais le fait qu’elle soit refoulée et exprimée de façon irresponsable et défensive. Celui qui attaque parce qu’il a été touché provoque chez l’autre l’attitude défensive, et celui qui se défend provoque l’attaque. Au lieu d’exprimer le vécu émotionnel qui entretient la relation et la communication, l’attaque et la défense ne servent qu’à couper, du moins temporairement, les liens relationnels et, à long terme, à détruire ce qu’au fond on veut construire. 

L’émotion n’est pas un monstre, encore moins une maladie honteuse à cacher. Elle est un phénomène naturel qui ne fait du tort que lorsqu’elle n’est pas entendue et respectée. La nier ou la provoquer, c’est ne pas suivre son processus naturel qui n’est jamais violent et jamais menaçant lorsqu’elle est écoutée et reconnue dans l’ici et maintenant de la relation et de la situation.

Être bien avec soi pour être bien avec les autres

Dans les défis rencontrés dans notre société, ce qui pose problème, c’est souvent la relation avec l’autre.

Comment se sentir en harmonie dans sa relation avec les autres alors que leurs propos ou leur histoire nous perturbent?

Récemment, j’ai eu le privilège d’assister à un webinaire animé par Robert Dilts, figure de proue de la programmation neuro-linguistique (PNL), qui portait sur le coaching
génératif (PNL de la troisième génération).

La PNL de base est orientée vers le futur, les solutions et les actions à entreprendre. Avec le coaching génératif, on considère de multiples formes d’intelligence : le corps, les sens, les aspects cognitifs (connaissances, langage, système de croyan­ces) et l’environnement (familial, culturel, médias sociaux, technologies). Toutes ces formes d’intelligence s’additionnent pour former des filtres, et c’est à travers eux que
nos histoires se construisent. 

Un autre élément important du coaching génératif, c’est la philo­sophie de l’aïkido. Sachez que l’aïkido est un art martial japonais qui consiste à accueillir l’obstacle en utilisant l’énergie de l’adversaire pour réduire à néant son agression plutôt que de la combattre. 

Comment le coaching génératif peut-il aider une personne à se sentir bien à l’intérieur lorsqu’elle fait face à une agression extérieure?

Pour répondre à cette question, je vous propose un exemple : Imaginez Marie, une employée en poste depuis quelques mois au gouvernement. Un matin, à son arrivée au bureau, son patron demande à la rencontrer. Il est impatient et sous pression. Le dossier qu’il remet à Marie semble hors de sa charge de travail et, de plus, l’échéancier est peu réaliste.

On imagine très bien les pensées et les tensions qui pourraient se produire dans le corps de Marie : crispation, regard inquiet, peut-être un sentiment de colère ou une peur de ne pas être capable de répondre aux attentes, ce qui, progressivement, pourrait conduire à une baisse d’estime personnelle. 

Dans ce cas de figure, Marie vit un blocage neuromusculaire : elle est paralysée, son flux d’énergie est bloqué. La situation s’est déroulée tellement vite qu’elle n’a rien vu venir, et tout son être a réagi instinctivement. Noyée dans ses émotions, Marie n’est pas du tout consciente que ses propres filtres cautionnent en quelque sorte la demande qu’elle vient de recevoir. 

Aidons Marie à l’aide d’un coaching génératif

La première chose à proposer à Marie, c’est d’accueillir l’obstacle, de prendre conscience de son malaise, de reconnaître les tensions, de les situer dans son corps et de les nommer. Elle doit porter attention à ce qui se passe en elle et autour d’elle. Elle peut y parvenir en se concentrant sur sa respiration. 

L’étape suivante est celle de se poser précisément la question suivante : « Quelle est l’intention positive de me sentir ainsi? » Dans notre exemple, la réponse pourrait être :
« me protéger ». 

Le fait de reconnaître l’existence de son mal-être, d’en prendre soin, d’avoir de l’empathie pour elle-même va permettre à Marie de se détendre. 

C’est ce mouvement de recul qui permet à Marie de s’observer et de retrouver ses moyens. Régénérée et pleine d’assurance, Marie va être en mesure de réfléchir aux objectifs et de décider d’un plan d’action.

Conclusion : S’observer est un acte nécessaire, car l’essentiel nous arrive de notre monde intérieur. 

Le fait d’observer vos pensées avec compassion et tendresse, de vous écouter pleinement est le meilleur chemin pour discipliner votre esprit et devenir une bonne compagne pour vous-même. En étant une bonne compagne pour vous-même, il vous sera plus facile d’être bien avec les autres.

Devenons des cocréateurs de… notre journée!

Bien des gens qui se disent esclaves de leur supposé destin, subissent leur vie dans une passivité dont ils se targuent même parfois. Pour eux, attendre et ne rien faire est signe de grande spiritualité. Pourtant, leur passion est éteinte puisqu’ils n’ont rien à créer. Nous sommes nés pour créer, non pour être dominés, ni par un dieu, ni par un humain. L’attente passive est dénuée de passion. La création est donc le but de notre incarnation sur cette terre. Si, par exemple, on se demande le matin ce que la vie va nous apporter dans la journée, réalisez-vous qu’on est encore dans l’attente? On est dans l’expectative que quelque chose d’extérieur nous arrive et fasse les choses à notre place – la pensée magique. Cette façon de penser n’est pas mauvaise en soi, à condition que nous ne restions pas inactifs. En restant ainsi trop longtemps sur le mode « attente », on prend le risque de passer à côté de quelque chose d’important si on n’est pas suffisamment alerte. En effet, on a beau croire et clamer à qui veut nous entendre que l’on mérite tous les cadeaux de la vie, encore faut-il avoir l’intuition, la sagesse et la capacité de les reconnaître quand ils passent pour pouvoir les accueillir à bras grands ouverts.

Mais, il existe aussi une autre alternative très intéressante : créer sa journée. Cela se fait au petit matin, lorsqu’on n’est pas totalement réveillé, à l’instant où l’Esprit réintègre le corps après une nuit de sommeil. C’est un ingénieux réflexe à développer qui porte bien des fruits lorsque vraiment intégré. Avez-vous remarqué que lorsque vous sortez du sommeil, il y a un espace-temps très subtil entre le moment où vous êtes encore dans le monde du rêve, et celui où vous devenez conscient? Dans ce court laps de temps, on ouvre habituellement un œil et, pendant un instant, scrutant sa chambre, on se cherche des repères, on se demande où on est, comme si on venait d’atterrir sur le sol d’un pays étranger après un long voyage.

En fait, c’est vraisemblablement ce qui se passe… C’est donc à cet instant précis qu’il faut réagir promptement et créer la journée à venir, la bâtir exactement comme on veut qu’elle soit. Il faut, par contre, agir rapidement avant que le mental ne se mette de la partie et fasse des siennes pour tout bousiller. Ce qu’on a à faire alors, c’est de prévoir (pré-voir) avec le plus de précision possible tout ce qu’on désire qu’il nous arrive. Je ne parle pas ici de souhaiter, ni d’espérer, mais de mettre en place clairement dans notre tête des évènements, des gens ou des situations qui, durant la journée, sauront nous procurer plaisir et satisfaction. Pour vous aider dans votre démarche, voici quelques exemples de phrases que l’on peut utiliser. Faites-le évidemment dans vos propres mots, car il ne s’agit surtout pas de prendre une feuille et d’en faire la lecture. Il serait déjà trop tard de toute façon. Ce n’est pas non plus de la visualisation dont je vous parle, mais de l’utilisation consciente de la force des mots, de la puissance de SES propres mots, et ceci, dans son expression la plus simple.

Remettons le tableau en place : aussitôt qu’on sort de notre léthargie nocturne, alors que la vie consciente entre en nous, on laisse les yeux fermés, on sourit – ça aide à ouvrir son cœur – et on se dit par exemple : « Aujourd’hui, je vais rencontrer des personnes très intéressantes. Aujourd’hui, je vais relever de magnifiques défis qui m’apporteront une satisfaction incroyable. Aujourd’hui, je vais constamment baigner dans la félicité. Aujourd’hui, je serai rempli d’une impérative majesté, etc. ».

En voici d’autres dans lesquelles vous pouvez puiser votre inspiration : « Je vibre et je déborde de délice, de joie, de contentement, de volupté, de bien-être, de bonheur, de délectation, de plaisir, de ravissement, d’extase, d’admiration, de contemplation, d’émerveillement, de béatitude, de jouissance, d’enchantement, d’aise, d’euphorie, d’allégresse, de liesse, de jubilation, etc. » Il suffit de laisser les mots vous imprégner de façon répétée, d’y mettre toute votre conscience et, par le fait même, de les animer d’énergie pour qu’ils se matérialisent et prennent vie. Après seulement quelques tentatives, vous verrez déjà des petits miracles apparaître dans vos journées. Et, le soir, avant de vous endormir, prenez le temps de vous remercier vous-mêmes de vous être permis de créer tout ça. Ainsi, le lendemain matin, vous serez plus apte à reprendre là où vous avez laissé la veille.

Dans la routine de notre quotidien, nous devenons vite programmés et prévisibles dans nos attitudes, habitués que nous sommes à tout anticiper, à revivre les mêmes événements, à orchestrer les mêmes scénarios dans nos journées. Hélas! la répétition que nous créons finit par nous ennuyer et nous nous demandons pourquoi! Nous projetons inconsciemment dans notre vie de tous les jours notre passé rempli de sécurité – parce que nous le connaissons, et cela, qu’il ait été joyeux ou souffrant. Nous vivons alors passivement et nous nous embourbons sans nous en rendre trop compte dans une conception achevée de nous-mêmes. Nous sommes ainsi conditionnés mentalement à être ce que nous sommes depuis toujours, jour après jour, selon nos expériences acquises et ce qu’on accepte comme étant la réalité, car c’est tout ce que l’on connaît.

S’éveiller à la passion de vivre et mordre dans la vie consiste à se rendre compte que nous ne sommes PAS un produit de notre réalité ancienne, mais une présence qui produit SA propre réalité. Quoiqu’en disent certains intellectuels, notre mental ne demeure au fond qu’un instrument primaire de survie. Comme une machine, il est sollicité à chaque instant à négocier avec la réalité extérieure pour répondre le plus efficacement possible à nos différents besoins du moment. Inlassablement, il déroule un programme « sûr », sans variation, pour ne rien perturber. Le mental a horreur de l’imprévu…

Mais personne n’est obligée de se présenter pareil à elle-même jour après jour, sinon c’est l’engourdissement, le sommeil ou pire, la mort – intérieure ou même physique – qui la guettent. Le passionné est un explorateur de voies nouvelles qui, pour cela, se garde en constant mouvement. Il sait que sa nature véritable consiste à avancer, à pas de géant ou à tâtons, peu importe, au cœur d’un univers inconnu aussi fascinant qu’imprévisible. Ne pas créer sa réalité, c’est répéter inlassablement la même réalité donnée, car ce n’est que notre attitude qui précède la teneur de toute décision. La fantaisie, l’impulsivité d’action, la folie douce, l’émerveillement sont les différents moyens mis à notre disposition pour nous surprendre nous-mêmes, pour attirer vers nous les gens et les évènements susceptibles de nous épanouir davantage, et cela, sur une base prolongée. Ce n’est que notre attitude qui engendrera toute occurrence dans notre réalité, qui s’optimisera dans notre subconscient pour rendre la réalité plus adéquate à ce que l’on est et à ce à quoi on aspire – dans le positif comme dans le négatif, il va sans dire. En d’autres termes, nous rendons ainsi conscient… notre subconscient!

Une dernière chose avant de clore le sujet. Les qualificatifs utilisés dans nos affirmations matinales sont très importants, car ils servent à fournir l’énergie affective nécessaire à la réalisation de nos vœux. Plus on ressentira profondément l’effet de nos demandes, plus celles-ci auront de chance de se manifester. La Source est toujours prête à donner. Nous seuls faisons la mesure!

C’est « M.O.I. » qui compte

En tant que facilitatrice, on me demande d’animer des rencontres d’équipes pour faire de la planification stratégique. Un plan stratégique permet à une organisation de confirmer sa raison d’être, d’établir une orientation future (sa vision), et de déterminer les valeurs qui sous-tendent les relations d’affaires avec les clients externes et entre les employés à l’interne.

Pour développer un plan stratégique efficace et compréhensif, il faut suspendre les activités pour un jour ou deux. Ce temps d’arrêt nous permet de réfléchir et prendre du recul pour évaluer ce qui fonctionne bien et fonctionne moins bien afin de rajuster le tir.

On pourrait dire qu’un plan stratégique est comme une carte routière pour une organisation. Chaque année, on révise notre plan stratégique pour s’assurer qu’on est sur la bonne voie. C’est une occasion de célébrer nos succès et d’apprendre de nos échecs.

Plus j’y pense, plus je suis convaincue que prendre le temps d’élaborer un plan stratégique pour soi pourrait être un excellent outil pour donner un sens et une direction à sa vie. Je vous propose une approche que j’ai appelée (avec un petit clin d’œil) le « M.O.I. ».

L’approche M.O.I. va beaucoup plus loin que les résolutions éphémères du Jour de l’an et les souhaits teintés de regrets que l’on fait autour de notre anniversaire de naissance du genre « J’aurais donc dû faire ceci ou cela quand j’en ai eu la chance » ou encore du type « Cette année, je me promets de finalement apprendre l’espagnol (de cuisiner, de danser la salsa, de tenir mon chéquier à jour, etc.) ».

Je vous invite donc à élaborer votre propre plan stratégique M.O.I. en trois étapes :

  1. M pour mission de vie

Une mission de vie définit qui vous êtes et pourquoi vous êtes ici. Votre mission sert de boussole pour vous orienter dans la vie.

Vous avez trouvé votre raison d’être si :

• Vous avez hâte de vous mettre au boulot tous les jours

• Vous vous sentez énergisé (la plupart du temps)

• Vous êtes fier quand vous décrivez ce que vous faites (au travail ou dans vos loisirs)

• Vous croyez que votre contribution est appréciée et valorisée

• Vous vous sentez optimiste quant à votre avenir

Quoi? : Si vous aviez à choisir trois mots d’action pour décrire ce qui vous anime et ce qui vous rend enthousiaste quels seraient-ils? Pour moi, les mots enseigner, inspirer et motiver décrivent bien ce qui donne un sens à ma vie.

Pourquoi? : Quelles sont les raisons qui vous incitent à faire ce que vous faites? Ce que les gens me disent le plus souvent, c’est qu’ils veulent faire une différence. Chacun d’entre nous souhaite avoir un impact positif sur le monde.

Quelle sorte de différence voulez-vous faire? : Quel legs voulez-vous laisser à votre famille, vos amis, vos collègues et votre communauté?

Ce qui donne un sens à ma vie, c’est d’aider les gens à cheminer dans leur épanouissement personnel afin de réaliser leur plein potentiel. Je me donne comme mission de rehausser l’estime de soi de chaque personne qui se trouve sur ma route.

  • O pour orientation future

Après avoir défini votre raison d’être, donnez-vous la permission d’imaginer votre avenir dans toutes ses possibilités resplendissantes. Si vous mettiez en valeur toutes vos belles qualités et vos talents uniques, qu’est-ce qui devient réalisable alors? Allez-y, rêvez en couleurs. Donnez-vous une destination future à la hauteur de votre plein potentiel.

Vous allez rire, mais une partie naïve de moi (celle qui croit encore au Père Noël!) voudrait être la Oprah Winfrey de ma communauté, de mon coin de pays peut-être. Je veux être celle qui invite les gens à raconter leur histoire, à se révéler aux autres (et à eux-mêmes) et ainsi célébrer la nature humaine : sa force, sa résilience et sa compassion. Nous avons tous une histoire à raconter. Notre histoire peut être source d’inspiration et de motivation pour d’autres. En apprenant quelque chose, on a quelque chose à enseigner. En enseignant quelque chose, on apprend aussi des apprenants.

  • I pour intention

L’intention, c’est une façon puissante de canaliser son énergie. Créez une intention ferme de réaliser votre vision. Répétez-vous que tout est possible quand on y croit avec tout son être. Cherchez consciemment les occasions de faire un pas de plus vers l’actualisation de vos rêves.

Soyez alerte. Des portes vont s’ouvrir le long de votre chemin. D’abord, il faut reconnaître la porte qui se présente à vous, puis avoir le courage d’y entrer avec conviction.

C’est M.O.I. qui compte. Mettez-vous bien au centre de votre vie. Ce n’est pas d’être égoïste. Au contraire, si vous réalisez votre plein potentiel, plusieurs en bénéficieront et vous aurez fait une différence autour de vous.

Votre maison a-t-elle besoin de perdre du poids?

Des questions à se poser
Tous vos espaces de rangement sont pleins? Des piles de paperasse non classées vous surveillent du coin de l’œil? Vous ne vous souvenez plus du motif sur vos comptoirs de cuisine tellement ils sont couverts? Vous avez des magazines qui datent du mariage de Lady Di? Au fond du garde-robe siègent des vieux T-shirts qui datent de votre graduation du secondaire et vous avez 40 ans?

Phénomène qui se répand
Pour la plupart d’entre nous, cette manie d’accumuler est relativement modérée. Ce qui n’est pas le cas pour les personnes aux prises avec cette compulsion qu’on nomme plus communément « hoarders » (terme américain). Ce phénomène est tel qu’il fait l’objet d’émissions de télévision aux États-Unis. Les images qu’elles contiennent nous permettent de voir l’intimité des personnes aux prises avec un problème sévère d’accumulation. Tant bien que mal les caméramans tentent de se faufiler et d’escalader les montagnes d’objets que les gens ont accumulé durant des années. Beaucoup d’entre nous regardons avec pitié et incompréhension ce triste spectacle sans trop nous demander ce qui se passe dans notre propre maison.

Quand cela devient compulsif
Quand vous assistez chez vous-même ou quelqu’un d’autre l’acquisition excessive de biens qui ne sont pas nécessaires et dont l’accumulation peut entraîner des problèmes sanitaires, de sécurité et de fonctionnement au quotidien, il devient pertinent de se poser certaines questions et éventuellement de consulter. Mais est-il nécessaire d’aller jusque-là pour ressentir un malaise face aux choses qui nous envahissent de plus en plus dans notre foyer, notre sac à main, notre garage?

Qui moi?
Nous avons tous plus ou moins des zones d’accumulation dans notre vie. Tantôt pour des raisons sentimentales, par peur du manque, d’autres fois pour des raisons utilitaires, nous nous accrochons de façon démesurée à un volume grandissant de choses dont il nous est difficile de nous départir. Nous remettons à demain des piles de petites et grosses choses au sujet desquelles nous devons prendre des décisions et surtout en fonction desquelles nous devons agir.

En se comparant à quelqu’un aux prises avec un désordre compulsif d’accumulation tel que présenté à la télévision, il nous est facile de nous dissocier de ces comportements extrêmes voire même spectaculaires. Sans pour autant avoir un désordre compulsif, nous oublions rapidement les 78 rouleaux de papiers de toilette qui reposent dans notre armoire ou bien notre quatorzième paire de gougounes, les outils, rouges à lèvres, gadgets dont nous aurions parfaitement pu nous passer.

Calmer le consommateur en nous
Mais pour cesser l’accumulation, regardons aussi chaque geste qui nous amène à ramener quoi que ce soit chez nous. Il est souvent difficile pour le commun des mortels de maîtriser tous les désirs irrationnels qui l’habitent tant notre environnement social s’évertue à nous pousser à consommer toujours plus et le plus vite possible. Pourtant nous sommes les seuls à pouvoir mettre un stop à l’accumulation excessive dans notre vie. D’autant plus que sous ce comportement se cache souvent quelque chose de plus profond au plan humain.

Les bénéfices de lâcher prise sur l’accumulation :

Gain d’énergie : nous le savons au fond de nous que nous devons le faire et en le remettant continuellement à plus tard nous grugeons nos réserves d’énergie.

Aller de l’avant : il est difficile de laisser entrer de nouvelles choses, situations, relations, opportunités dans notre vie quand elle est déjà pleine à craquer.

Faire circuler l’abondance : dites-vous bien que vos vieilleries sont les trésors de quelqu’un d’autre.

Légèreté et beauté : visuellement et physiquement nous nous sentons et respirons mieux dans un espace libre.

Gain de temps : ne plus être obligé de chercher, de fouiller, de déplacer les nombreuses choses qui encombrent notre quotidien.

Par où commencer?

• Prenez conscience que vous avez accumulé dans une ou plusieurs sphères de votre vie. Choisissez avec soin tout le nouveau qui entre.

• Commencez par un petit « dossier » et, armé de votre nouvelle confiance, allez graduellement vers plus grand. Je vous suggère de ne pas commencer par un garage tellement plein qu’il n’a jamais vu la couleur de votre voiture.

• Demandez de l’aide. Vous avez peut-être une amie, un frère qui pourrait vous aider à vous sentir moins seul devant une tâche qui peut sembler insurmontable.

• Donnez-vous un objectif de temps et d’action réaliste divisé en plusieurs petites tâches.

• Consultez si vous vivez des angoisses et insécurités profondes à l’idée de vous libérer d’une accumulation exagérée qui entrave votre fonctionnement.

Que pourriez-vous sortir dès maintenant de votre aire de vie pour vous rendre plus léger et vous permettre de faire entrer du nouveau?