Réaliser ses projets et ses rêves

Il y a plusieurs décennies, des chercheurs de l’Université Yale ont mené étude auprès de diplômés. Ils ont demandé qui avait des objectifs écrits et un plan pour le réaliser. La réponse était 3 %. Ils ont distribué le même questionnaire à ces mêmes diplômés 20 ans plus tard. Ils ont découvert que les 3 % qui avaient un plan écrit étaient plus heureux que les autres qui n’en avaient pas. Ce n’est pas ce qui est le plus marquant. Ils ont aussi découvert que les 3 % qui avaient des objectifs et un plan pour le réaliser étaient plus riches ensemble que tous les autres réunis.

Le pouvoir du désir
Je crois que tout le monde peut réaliser ses projets et ses rêves. L’être humain est un immense chantier de construction qui n’attend que d’être développé. Si on sait ce que l’on veut et qu’on l’écrit sur papier, cela fait une différence.

Tout d’abord, les objectifs et les plans donnent une vision positive de l’avenir. Ils rendent l’être humain optimiste et animent sa créativité.

Ensuite, les objectifs et les plans précisent nos pensées pour nous aider à profiter de la loi de l’attraction. Selon cette loi, nos pensées attirent ce que l’on veut dans la vie. Je connais plusieurs personnes qui ont concrétisé leurs rêves et qui ont témoigné de son efficacité. Il suffit de penser à l’acteur américain Jim Carey ou encore à Oprah Winfrey, qui savent exactement ce qu’ils veulent dans leur vie.

Enfin, les objectifs et les plans écrits assurent qu’on avance tous les jours. C’est très important, parce qu’en faisant du surplace, on régresse.

Réalisation d’un rêve
J’ai eu la chance de réaliser un rêve. Lorsque j’étais jeune, je voulais étudier en France. J’aimais la culture, l’architecture et le mode de vie français. J’ai atteint cet objectif quelques années plus tard lorsque j’ai fait un master en changements climatiques à l’Université d’Aix-Marseille.

Lorsque j’étais dans l’avion et que j’ai vu Marseille, j’ai senti qu’il s’agissait d’un nouveau départ dans ma vie. J’ai ressenti une effervescence inoubliable. Je souhaite que tout le monde vive au moins une fois cette sensation dans sa vie.

Commencer un rêve
Une question qui me vient souvent est celle-ci : par où commencer pour réaliser un rêve? La solution est de trouver des héros que vous admirez. C’est de faire exactement ce qu’ils font tout en gardant votre personnalité. La capacité de bien choisir ses modèles est peut-être l’étape la plus importante pour réussir.

Tout ce qu’il vous faut pour commencer, c’est d’étudier la vie des gens que vous admirez. Puis, vous allez trouver votre chemin par vous-même si vous avez un idéal.

Parlez-vous de cœur à cœur

J’ai toujours insisté pour approfondir les choses. Dans ma relation amoureuse, je ne suis jamais restée avec des non-dits. Je crois que certains couples seraient encore ensemble s’ils s’étaient exprimés leurs malaises à mesure qu’ils les vivaient sans accuser l’être aimé. Quand quelque chose me dérangeait, me blessait ou m’insatisfaisait, il fallait que je le dise, même si je craignais de créer un conflit; même si j’avais peur du rejet, du jugement, de la culpabilité ou de l’humiliation, de la souffrance et même si je savais que mon conjoint aurait préféré que je me taise et que j’oublie. Je continuais à investir dans la communication tant et aussi longtemps que je ne me sentais pas entièrement en harmonie avec moi-même et avec lui.

Être en harmonie, c’était m’assurer de la satisfaction de nos besoins réciproques, vérifier que nous avions été bien entendus tous les deux. Parfois, à cause de nos blessures et de nos défensives, le défi était de taille. Nous avons connu des impasses. Nous nous sommes fait aider. Je ne voulais rien laisser en suspens. Je ne voulais pas d’une relation tiède basée sur la tolérance et le refoulement. Je savais trop bien que la tolérance et le refoulement créent des distances ou provoquent des crises de nerfs quand le vase est trop plein. Avec le temps, j’ai appris à devenir plus responsable et, surtout, à m’excuser de mes torts ou de mes paroles blessantes, parce que trop défensives.

J’ai appris aussi que, si je ne m’occupais pas de mes malaises, je n’étais pas heureuse, parce que je nourrissais du ressentiment envers mon amoureux. J’ai compris qu’il fallait que je compose avec mes peurs pour mieux les dépasser, parce que les refoulements accumulés tuent l’amour.

Selon moi, la meilleure façon de vous investir dans votre relation amoureuse consiste à ne jamais garder d’insatisfactions sur le cœur sous prétexte de maintenir la paix; de ne jamais laisser une blessure ouverte ou de ne jamais rester avec des problèmes non résolus en vous disant que le temps arrangera les choses ou en vous imaginant qu’en faisant l’amour tout s’effacera. J’ai vu des couples qui avaient une excellente vie sexuelle et qui ne sont plus ensemble aujourd’hui.

Votre conjoint doit être votre meilleur ami. Donc, vous investir, c’est lui parler de vos malaises et de vos besoins en choisissant le moment approprié et la manière responsable de vous exprimer. Parfois cela suppose que vous preniez un moment d’introspection avant de lui parler. Parfois, vous aurez besoin d’aide, mais il importe de ne pas abandonner et de ne pas vous abandonner. Surtout, ne vous contentez pas des miettes en amour pour éviter la chicane. Certes, cela vous demandera un effort. Vous devrez surmonter des peurs, mais, à long terme, vous verrez que l’effort en vaut la peine, croyez-moi.

La communication authentique n’est pas seulement souhaitable pour prendre soin de votre relation de couple. Elle s’avère essentielle. Elle est l’oxygène de la vie à deux. C’est donc dire que si vous n’arrivez pas à vous parler sans exploser ou vous fermer, apprenez à communiquer. Inscrivez en priorité, dans vos projets communs, des cours de communication, une thérapie de couple ou la lecture à deux d’un bon livre sur le sujet. Si vous êtes vraiment engagés dans votre relation amoureuse, ce qui est indispensable à sa réussite, prenez en soin.

– Ne refoulez pas vos malaises.

– Parlez-vous tous les deux de cœur à cœur sans accusation et sans reproche.

– Exprimez clairement vos besoins.

– Reconnaissez vos erreurs et excusez-vous quand vous avez blessé l’autre.

– Surtout ne vous contentez pas d’une relation tiède.

Trouver le sens de sa vie

Aimeriez-vous connaître le sens de votre vie? Je l’ai découvert en lisant plus de 500 livres traitant de développement personnel.

Quand votre vie a un sens, vous avez motivation d’avancer chaque jour. Vous persévérez dans la joie comme lorsque vous courez un marathon. L’excellence vous anime. Vous êtes heureux.

Depuis que j’ai trouvé le sens de ma vie, ma confiance en moi est bien meilleure. Je saisis les occasions, profite des bons moments et redonne aux gens autour de moi.

Le bonheur
Je crois que le secret du bonheur est le développement personnel. L’être humain est fait pour grandir, pour devenir une meilleure personne. Les enfants n’en sont-ils pas la preuve?

En effet, les enfants apprennent, et, comme eux, j’ai décidé de ne jamais cesser d’apprendre. Vous pouvez apprendre le bonheur, la joie, la productivité, le leadership, la cuisine, tout finalement parce que toute compétence s’apprend et s’améliore.

Être heureux demande de garder son cœur d’enfant et de rêver grand pour le bien de sa communauté. Pourquoi vivre une vie ordinaire quand nous sommes des êtres extraordinaires?

Trouver la clé pour ouvrir son monde intérieur
La meilleure façon de trouver le sens de sa vie est d’avoir un idéal, une belle et grande idée qui soit parfaite. L’idéal est comme un aimant qui tire vers le haut. Et puisque l’idéal est impossible à atteindre, vous progressez à l’infini. Un exemple d’idéal peut être la protection de la biodiversité par le biais de l’innovation. Les mots protection, biodiversité et innovation sont sans limite, alors ils vous permettent de cheminer inépuisablement.

Il est préférable de n’avoir qu’un seul idéal pour un maximum d’efficacité. Lorsque j’étais jeune, je voulais devenir vulgarisateur scientifique. Mon idole de jeunesse était Charles Tisseyre de l’émission Découverte à la télévision de Radio-Canada. J’ai donc fait mon baccalauréat bidis­ci­plinaire en communication et en sciences politiques à l’Université d’Ottawa. Puis, j’ai fait un master en changements climatiques à l’Université d’Aix-Marseille. À mon retour à Gatineau, je me suis retrou­vé devant un dilemme : j’avais à cœur l’environnement, le leadership, la bourse, la spiritualité et parler en public. J’avais trop d’idéaux. J’ai donc dû faire un choix : celui de devenir conférencier idéaliste. Je me suis rendu compte que je ne pouvais exceller dans deux domaines à la fois, les changements climatiques et les conférences. Depuis que je n’ai qu’un seul idéal, celui de faire du développement personnel vers le progrès et la prospérité, j’ai le vent dans les voiles.

Le moment parfait
Il n’y a jamais eu un meilleur moment que maintenant dans l’histoire pour apprendre, trouver un sens à sa vie et aller au bout de ses rêves. Toute personne qui fréquente une bibliothèque municipale a accès à une mine d’information et peut parfaire son éducation. Il suffit d’avoir le désir d’explorer les possibilités inconnues de l’existence.

Vivre avec le goût du risque

Le calendrier 2018 s’effeuille, et une page blanche comme la neige s’étale à perte de vue, infinie de possibilités… Dans les cœurs, s’éveille le désir de s’améliorer. La tradition des résolutions de la nouvelle année commen­çant à perdre en popularité, n’y aurait-il pas une façon différente de faire les choses? Si nous profitions de cet élan de renouveau qui nous habite en ce temps fort de l’année pour oser vivre avec audace?

Nous, les humains, sommes des êtres d’habitude. Il y a des contextes où l’habitude est de service : comme celle de s’arrêter au feu rouge. Mais la plupart du temps, l’habituel manque de présence, de fraîcheur et de saveur. Lorsque l’année s’ouvre, toute neuve, nous ressentons un désir de changer nos habitudes et de nous réinventer. Dans ce désir, il y a celui de se réaliser pleinement, celui de se sentir enfin vivre.

Alors, qu’est-ce qui nous paralyse et nous empêche de sauter dans l’inconnu de la page blanche? C’est possiblement la peur de l’erreur ou pire, celle de l’échec. Or, n’y aurait-il pas là une croyance à démasquer afin de nous ré-approprier notre vie? En effet, notre éducation nous a appris qu’il y avait cela de souhaitable appelé le succès et cela qui est regrettable appelé l’échec.

Pourtant, si nos erreurs étaient soulignées en rouge dans nos cahiers d’écoliers, tous les apprentissages du quotidien de notre enfance nous donnaient plein droit à l’erreur : apprendre à marcher, à rouler à bicyclette, à nager… Alors, qu’est ce que cette histoire de succès et d’échecs? Avons-nous été conditionné à recevoir des applaudissements et des étoiles dans nos cahiers? Probablement, oui. Nous avons alors vécu de succès en succès en prenant de moins en moins de risque de nous tromper. L’habitude de la réussite a fini par s’habiller d’ennui…

Si nous cessions de séparer nos expériences en succès et en échecs? Si nous nous donnions la permission d’embrasser le processus de la vie? Si le vrai succès était en fait d’échouer? Bien sûr, en continuant à marcher à quatre pattes, nous ne risquions pas de tomber par terre. Mais nous nous sommes levés sur nos deux petites jambes et nous sommes tombés maintes et maintes fois avant de maîtriser la marche. La possibilité de croissance de l’être se situe immanquablement dans le risque de faire une erreur. Car grandir, c’est justement sortir de sa zone de confort. C’est sauter dans l’inconnu, dans quelque chose que nous ne connaissons pas. Ce faisant, nous allons échouer, c’est certain, et de nombreuses fois même. Explorer, se réinventer, c’est oser se fixer des objectifs complètement déraisonnables. La découverte, la créativité se situe toujours bien en dehors de la zone confortable de l’habituel, celle qui sait bien faire les choses.

Sur la page blanche de la nouvelle année, osons alors écrire un nouveau chapitre de notre vie, un chapitre surprenant de courage et de hardi­esse. Lorsque nous cessons de trop réfléchir et que nous nous branchons sur l’intuition du cœur, le courage arrive tout de suite au rendez-vous. Parfois, il est bon d’agir deux fois avant de penser, car la pensée sait trop bien ramener le passé et ne peut construire l’inconnu. C’est dans le cœur que se situe l’énergie du cou­rage nécessaire à sortir de notre zone de confort. La page blanche de 2019 nous regarde et se demande si nous avons envie d’oser enfin vivre avec le goût du risque…

L’acceptation et le lâcher-prise

Accepter, c’est accueillir tout ce qui est, c’est recevoir ce qui nous arrive, le prendre volontiers, l’embrasser au lieu de s’y opposer. « Accepter, c’est regarder avec tendresse, c’est arrêter la lutte », nous dit Yves Alexandre Thalmann. Accepter, c’est cesser de se battre contre soi-même, arrêter la guerre en soi et autour de soi. Accepter, c’est choisir la paix, c’est transformer l’énergie contenue dans la souffrance en une force intérieure qui nourrit­ la confiance en soi et en la vie; c’est se laisser couler dans le sens de cette énergie comme le font ceux qui pratiquent certains arts marti­aux. Au lieu de s’avouer vaincus ou d’affronter l’ennemi et de le combattre, ils reçoivent le coup, se laissent aller dans son sens pour le neutra­liser. Comme ils suivent la direction de l’énergie et qu’ils ne luttent pas contre elle, ils font peu d’efforts. Ils ne gaspillent pas leur force vitale parce que, par leur geste d’accueil, ils laissent l’énergie circuler normalement, ce qui ne perturbe pas leur harmonie intérieure. Ainsi, ils n’appréhendent pas l’obstacle comme un ennemi, mais comme un allié. Ils ne sont pas passifs. Au contraire, ils agissent avec les difficultés et non contre elles. Ils restent actifs sans combattre et sans capituler, c’est à dire sans résister et sans se résigner. Ils pratiquent l’art de l’acceptation créatrice, l’art de « dire oui » à la vie.

Accepter, c’est en effet dire oui à la vie. « Lorsque vous dites oui à la vie telle qu’elle est, nous dit Eckhart­ Tolle, vous éprouvez un sentiment d’ampleur imprégné d’une paix profonde, (…) ni le bonheur ni le malheur ne vont jusqu’à cette profondeur. Ce sont des vaguelettes à la surface de votre être. La paix sous-jacente demeure imperturbable en vous, quelle que soit la nature de la condition extérieure. » Disons donc oui à ce que la vie nous offre et arrêtons de vouloir tout contrôler par peur de perdre ou par peur de souffrir, sachant que le contrôle est une forme de résistance épuisante qui réduit l’énergie vitale. Paradoxa­lement, plus nous contrôlons, moins nous avons de pouvoir sur nos vies parce que, comme le dit si bien Melody Beattie, contrôler, c’est se fermer à l’inconnu que la vie nous réserve. C’est précisément cette peur de l’inconnu qui nous empêche de changer, de créer notre vie, de devenir créateurs du monde et de connaître les bienfaits de la véritable liberté. Parce qu’elle nous enlise dans la routine et nous maintient dans un état de tristesse et d’ennui, cette peur affecte notre qualité de vie.

Melody Beattie affirme : « Plus vous acceptez de perdre le contrôle, plus vous aurez de pouvoir ». Et le meilleur moyen de lâcher ce contrôle, porteur de tensions, et d’acquérir davantage de pouvoir, est d’accepter ce qui est. Cependant, le pouvoir obtenu par l’acceptation ne résulte pas d’une emprise sur les autres ni sur le monde extérieur. C’est un pouvoir intérieur qui nait d’une capacité à faire confiance à la sagesse profonde, donc d’une capacité  à lâcher prise.

Existe-t-il un lien entre le lâcher-prise et l’acceptation? Que signifie lâcher prise sinon renoncer au contrôle et à la lutte pour finalement accepter ce qui est? Lâcher prise, en réalité, c’est accepter tout et, particulièrement nos limites physiques, psychiques et mentales pour nous abandonner à nos forces intérieures; c’est savoir déléguer à nos ressources spirituelles ce qui dépasse nos capacités rationnelles; c’est en fait se livrer en toute confiance à la présence divine en nous. Lâcher prise, c’est rendre possible l’impossible, mais par d’autres moyens que les moyens habituels.

« Combien de personnes l’ont vécu lorsque, arrivées au bout de la lutte, elles ont tout lâché? Quasi miraculeusement, les situations se sont débloquées, des opportunités sont apparues », nous dit Michel Odoul. C’est donc dire que solliciter nos ressources spirituelles par l’accep­tation et le lâcher-prise pour ensuite utiliser celles de notre volonté pour passer à l’action, c’est emprunter la voie royale qui mène au bien-être intérieur.

Peser ses mots pour éviter les mots qui pèsent

La programmation neurolinguistique a mis en lumière l’incidence des mots sur soi et sur les autres. Je vous propose de prendre conscience des mots que vous répétez mentalement ou à voix haute et d’en remplacer quelques-uns par des expressions qui vous redonnent votre pouvoir.

Je n’ai pas le temps : Mes journées ont toutes 24 heures. Les vôtres aussi. Celles des directeurs d’entreprises, des itinérants et des étudiants aussi. Dans certaines circonstances, le temps peut nous sembler s’éterniser ou être insuffisant, mais le temps est objectif. Mieux vaut s’organiser autrement, trouver des activités (incluant un emploi) qui nous font vibrer et désengorger l’horaire que de se sentir victime du temps.

Votre enfant veut jouer avec vous? Vous voudriez dormir plus longtemps? Votre patron vous donne une tâche à accomplir? Avant de répondre, remplacez mentalement « Je n’ai pas le temps » par « Je choisis d’investir mon temps (ou mon énergie) ailleurs » ou « Ce n’est pas ma priorité pour l’instant ». Ce changement amènera une perspective différente. Peut être déciderez-vous que jouer avec votre enfant est plus important que de regarder les nouvelles (vous pourriez les regarder quand votre enfant dormira). Peut-être déciderez-vous de diviser le temps autrement (si vous êtes en train de préparer le souper, vous pourriez transformer une partie de la préparation en jeu). Chose certaine, vous vous sentirez moins étouffé par le temps.

Je n’ai pas le choix : On a (presque) toujours le choix. Vous ne pouvez pas quitter votre emploi à cause des factures à payer? Plusieurs autres options s’offrent à vous (changer d’emploi, modifier vos tâches ou votre horaire, retourner aux études, revisiter votre budget, etc.) Mais même en conservant le même emploi, vous faites un choix. Vous choisissez votre ordre de priorités à ce moment de votre vie.

La décision pourrait changer dans six mois ou quand les circonstances et votre vision de la vie évolueront. En vous disant « Je choisis de garder mon emploi » plutôt que « Je n’ai pas le choix », vous focaliserez sur les avantages de votre emploi (sécurité financière, équipe, salaire, tâches, stabilité, proximité, flexibilité, etc.) Vous comprendrez vos motivations et vous vous sentirez plus libre (de rester ou de partir).

Il faut et son petit frère je dois, conjugués à tous les temps : Je suis proliberté, donc tout ce qui touche à l’obligation me fait friser les oreilles. Bien sûr, il faut s’attacher en voiture. Mais c’est aussi un choix (qui entraîne des conséquences, qu’elles soient positives ou négatives). L’enfant qui ne s’attache pas dans son siège d’auto devra patienter longtemps puisque ses parents ne démarreront pas la voiture tant qu’il ne respectera pas la règle. L’adulte qui ne s’attache pas risque de recevoir une contravention ou d’être blessé. Évidemment, nos choix peuvent aussi se répercuter sur les autres, et il faudra d’autant plus en répondre.

« Je dois absolument faire mon lavage aujourd’hui parce que ma belle-mère vient souper »… Non. C’est bien vu, c’est une marque de respect, c’est une bonne pratique de garder sa maison propre, mais ce n’est pas une obligation. Pourquoi ne pas utiliser « Je choisis de faire mon lavage aujourd’hui parce que j’aime que ma belle-mère se sente bien chez moi » ou « Je fais mon lavage » (encore plus actif comme expression) plutôt que « Je dois » qui enlève la notion de plaisir et de liberté? On choisit de faire le lavage, ou pas. On choisit le moment et la façon de le faire, comme on choisit les raisons de le faire. Idéalement, on choisit de faire des choses pour soi. Même quand on les fait pour d’autres parce que cela nous fait plaisir, on le fait aussi pour soi.

Je vous souhaite de prendre conscience du pouvoir des mots que vous dites ou auxquels vous pensez… pas parce qu’il le faut. Seulement parce que c’est un choix qui amène une paix.

Devenir leader de sa carrière

Pour moi, le leadership n’est rien d’autre qu’une mission que l’on se donne et qui tient compte de nos convictions profondes. L’article qui suit est donc une occasion de vous raconter ma façon d’exercer du leadership dans la gestion de ma carrière plutôt que de vous fournir une liste de 12 astuces pour le faire, comme j’en ai l’habitude.

Pour le présent article seulement, j’écrirai au « je » et vous dévoilerai une partie de mon histoire avec mon cœur parce que l’ambition d’être leader ne vient d’aucun autre espace. C’est avec cette voix que je vous parlerai de la manière dont j’ai fait preuve de leadership dans ma carrière.

Tout a commencé en 2003. J’étais à la croisée des chemins et insatisfaite. Je me sentais prisonnière d’un emploi à la fonction publique fédérale dont la sécurité m’étouffait comme une prison dorée. J’étais incapable de concevoir ce que je pouvais faire d’autre de ma vie. J’ai alors suivi un cours pour découvrir ma mission de vie. Ce fut un long cheminement où j’ai fait le point sur ma carrière et le bilan de qui j’étais à ce moment précis de ma vie. J’ai précisé qui j’étais et j’ai démystifié ce que j’aimais. J’y ai aussi découvert ma mission de vie : ensoleiller la vie des gens et les aider à prendre conscience de leur potentiel intérieur.

Cette mission de vie me représentait vraiment bien. Je la trouvais inspirante. Elle me faisait vibrer. J’y pensais chaque jour. Mais malgré cette mission remplie de possibilités, je continuais de ressentir un vide intérieur. Chaque fois que je m’arrêtais pour y penser, je devenais inquiète. Je craignais pour mon futur. Je n’avais aucune idée du COMMENT j’allais réaliser cette mission.

C’est à ce moment que j’ai reçu le mandat d’un organisme communautaire pour développer son plan stratégique. Mon rôle consistait à animer un groupe d’une trentaine d’employés pour qu’ils fixent les objectifs de l’organisme pour les cinq prochaines années. J’ai reçu 1 000 $ pour la journée. Plus de 25 personnes se sont mobilisées, cette journée là, pour y arriver. Le nombre de ressources investies dans le développement du plan stratégique m’a impressionnée.

J’ai alors pris conscience que les organisations investissaient temps et argent dans la planification stratégique de leurs activités, mais que ce n’était pas le cas pour moi ni pour la majorité des travailleurs et employés. C’est à ce moment que j’ai choisi d’ajouter une phase d’exploration à la réflexion que j’avais commencée. Une phase qui m’amenait à explorer le marché du travail et mes besoins de professionnelle. En changeant la question « qu’est ce que je veux FAIRE? » par « qu’est ce que je veux ÊTRE? », tout est devenu clair. Une vision s’est présentée à moi, et je n’avais plus qu’à tracer le chemin pour la concrétiser.

Ce jour-là, j’ai choisi d’ÊTRE ma meilleure alliée en commençant par ensoleiller ma vie avant celle des autres. De cette manière, j’allais DEVENIR une ressource inépuisable que les gens consulteraient pour obtenir l’aide nécessaire à l’atteinte de leurs objectifs.

Cette première expérience a donné naissance au programme de Planification de carrière. De ce programme, deux autres types de programmes ont découlé. J’ai aussi développé deux programmes distincts pour la recherche d’emploi et trois programmes de coaching. Je rédige régulièrement une chronique dans mon journal de quartier L’Écho de Cantley et la revue Cheminement. Cet article est le 65e que j’écris, et j’ai plus de 1 000 abonnés à mes infolettres.

Pour moi, être leader de ma carrière, c’est honorer qui JE SUIS dans les choix que je fais tous les jours, y compris ceux liés à ma carrière.

Comment traverser le temps des Fêtes sans blâmer le père Noël? Petit manuel de survie!

Décembre, le mois des premiers vrais flocons. Ceux qui, virevoltant sous l’air de Vive le vent, égayent notre cœur d’enfant. C’est aussi le mois de la frénésie du temps des Fêtes, où l’achat de cadeaux, le party de bureau et la tournée des repas familiaux se multiplient, nous laissant parfois à plat.

Qui dit temps des Fêtes dit aussi enfilade de réunions avec la famille élargie et la belle-famille, où autant de rapprochements en un court laps de temps — dans l’amour et le partage — peut aussi faire ressurgir de vieilles tensions ou frictions dans nos relations.

Que faire alors face à la tentation de grimper dans les rideaux de tante Yvette?

Un premier pas consiste à revenir dans nos bottines ou dans nos talons hauts. Autrement dit, revenir en relation avec soi pour mieux saisir ce que révèlent nos réactions vives. Voici quelques étapes pour mieux y parvenir :

— Prendre le temps de s’installer dans un endroit propice au recueillement afin de visualiser cette situation ou cette relation qui nous fait tant souffrir ou sortir de nos gonds. Porter une attention aux sensations que provoque dans notre corps la simple idée de penser à cette relation. Peut être ressentirez-vous des tensions aux épaules et dans le cou, ou encore un point dans le ventre, ou un nœud dans la gorge.

— Prenez ensuite un moment pour voir quels sentiments ou émotions le fait de penser à cette relation fait ressurgir. Y a-t-il de la peine, de la tristesse, de la colère, de la culpabilité, un sentiment de non-importance, d’infériorité, d’injustice, de l’envie ou encore des peurs d’exister et de vous affirmer, etc.?

— Observez ensuite de quelle façon vous avez tendance à vous comporter en relation avec cette personne. Est-ce en vous isolant, en refoulant votre vécu et en ruminant? Est-ce plutôt en éclatant, en vous emportant et en blâmant l’autre? Est-ce en vous jugeant, en vous culpabilisant, en vous justifiant ou encore en vous autopunissant? Vous arrive-t-il aussi de banaliser votre vécu, en cherchant par exemple à comprendre l’autre et en vous perdant dans toutes sortes de pensées et de scénarios qui tournent en boucle?

— Il se peut fort bien que tout ce qui monte à la surface, lorsque vous prenez le temps de vous arrêter à votre vécu, vous soit insupportable et désagréable. C’est d’ailleurs ce qui vous amène à être défensif malgré vous dans cette relation. Accueillir ces émotions désagréables et créer un espace d’amour et de douceur en vous constituent deux étapes clés pour espérer retrouver un chemin relationnel plus satisfaisant. En redevenant ainsi sensible à vous-même, vous serez alors déjà moins en mode survie.

— Prenez ensuite un temps, dans cet espace d’écoute, pour prêter l’oreille aux besoins que vous aimeriez combler en relation avec cette personne. Il peut s’agir du besoin d’être entendu, considéré, reconnu, ou encore un besoin de goûter à de la légèreté, à de la liberté, ou encore un besoin d’aimer et de vous sentir aimé, etc. Parfois, il peut aussi s’agir du besoin de poser une limite ou de prendre une saine distance.

— Il vous reste maintenant à puiser dans vos ressources et à laisser votre créativité émerger afin de prendre soin de vous et de vos besoins en relation avec cette personne.

Sur ce, je vous souhaite de la douceur envers vous-même à l’occasion du temps des Fêtes et je vous offre cette citation que j’aime bien de Colette Portelance, auteure du livre Relation d’aide et amour de soi : « L’état intérieur de plénitude est un état que l’on atteint de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps quand on prend la longue et cahoteuse route qui mène au cœur de soi. »

L’amour de soi sans condition, comment y parvenir?

« Je m’aime, un peu, beaucoup, à la folie… pas du tout! »

Peut-être vous arrive-t-il d’effeuiller la marguerite en tournant la ritournelle vers vous? Peut-être aussi avez-vous tendance à utiliser les mentions « J’aime » sur vos comptes Facebook et Instagram comme baromètres de votre degré d’amabilité?

Dans les deux cas, il est fort probable que l’amour que vous vous accordez en soit un qui fluctue au rythme des pétales ou au gré des circonstances extérieures, voire virtuelles.

Comment alors transformer cet amour volatile en un amour stable et durable? Il ne s’agit pas d’une incitation au narcissisme, mais plutôt d’une invitation à vous rendre moins tributaire du regard des autres et plus autonome sur le plan affectif. Cela revient à apprendre à être en relation avec vous, d’abord, pour ensuite entrer véritablement en relation avec les autres. Vous aimer pour aimer mieux.

S’il existe maintes façons d’améliorer son estime de soi et sa confiance en soi, certaines étapes s’avèrent utiles pour arriver à mieux vous aimer.

La prise de conscience
Pour parvenir à l’amour de soi, il faut d’abord apprendre à se connaître dans son intégralité; avec ses côtés sombres et lumineux. Prendre ainsi conscience de ses forces, aussi bien que de ses difficultés. C’est aussi reconnaître les zones sensibles ou les blessures que l’on porte et le vécu souvent souffrant de colère, d’envie, de culpabilité ou de peurs qu’elles éveillent dans nos relations.

C’est aussi prendre conscience et observer les réactions souvent automatiques avec lesquelles nous nous défendons, telles que la bouderie, l’évitement, le blâme, le commérage, etc., et qui contribuent à entretenir nos insatisfactions en relation et à perdre le pouvoir sur soi.

Accueillir et accepter ses imperfections
La seconde étape du processus est l’accueil et l’acceptation de qui l’on est dans notre entièreté. C’est à partir de la réconciliation avec soi de ces deux parties – nos forces et nos difficultés – que s’exprime notre unicité porteuse de créativité.

Cela peut demander d’accueillir la honte que l’on ressent face à notre côté ombragé ou encore faire le deuil d’un idéal de perfection de soi, que l’on a pu s’exiger pour mériter l’amour d’autrui.

« Née d’une expérience de vie douloureuse, la peur de l’humiliation et du jugement entraîne la tendance au perfectionnisme, à la recherche de performance et au besoin de prouver. Elle amène la personne habitée par cette peur à croire qu’il faut être parfait pour être aimée », explique Colette Portelance, auteure du livre La communication authentique.

S’assumer et se responsabiliser
Enfin, de ce processus menant à une meilleure connaissance et à l’acceptation de soi émanent souvent des besoins. Ironiquement, il arrive souvent que la négation de nos besoins et les jugements que l’on porte sur eux sont à l’origine de nos réactions défensives. On s’attend à ce que les autres les devinent pour ne pas avoir à montrer notre vulnérabilité.

Or, assumer pleinement qui l’on est, avec ses forces, avec ses difficultés ou avec ses limites, et prendre la responsabilité de ses besoins, qu’ils soient ou non comblés par l’autre, c’est déjà une grande preuve d’amour, d’importance et de respect que l’on se témoigne.

Il peut aussi être utile, à travers ce processus de découverte de soi, de s’entourer de personnes bienveillantes ou de chercher une aide professionnelle qui saura favoriser ce travail de prise de conscience, d’accueil, d’acceptation et de responsabilisation.

Autrement, la prochaine fois que vous apercevrez une marguerite, posez un geste d’amour en vous l’offrant!

Trois signaux d’alarme à surveiller pour demeurer constants dans vos choix de vie

Voilà maintenant plus de 15 ans que j’offre des services de coaching en gestion de carrière à des professionnels, et personne n’a jamais abordé la question comme je l’aborde aujourd’hui. Si vous apprenez à reconnaître ces signaux, vous serez davantage en mesure de mettre en place les stratégies que vous choisi­rez, par exemple rédiger votre plan de carrière, effectuer un retour aux études, poursuivre une recherche d’emploi ou développer une nouvelle compétence. En mettant en lumière ces trois « excuses », vous éliminerez de votre vie les fantômes qui vous empêchent de devenir la personne que vous rêvez d’être et pourrez enfin sortir de votre zone de confort et honorer les choix de vie que vous avez faits.

C’est la faute de…
Qu’est-ce qui vous empêche vraiment­ de changer d’emploi? Est-ce parce que le marché de l’emploi n’est pas bon? Le processus de sélection est trop compliqué? Il y a du favoritisme? Voilà le genre d’excuses que votre cerveau va vous envoyer pour justifier que vous demeuriez dans le même poste ou que vous restiez sans emploi.­

Plutôt que de croire à ces sornettes, regardez plutôt le marché objective­ment : des emplois, il y en a! Sortez de cette position de victime et reprenez votre pouvoir en allant chercher un soutien professionnel pour obtenir les bonnes informations et vous assurer de réussir.

Émotions négatives
Pour certains, l’ennui, la déprime, la fatigue généreront une baisse de motivation. Pour d’autres, la frustration et l’irritabilité feront oublier toutes bonnes intentions. Prenons par exemple le fait de ne pas recevoir de réponses en recherche d’emploi. Pour certains, il s’agit d’une forme de rejet ou d’abandon de la part des organismes, et cela les démotive complètement. Pour d’autres, il s’agit d’un manque de respect de la part des organismes, et cela leur fait vivre une grande frustration. Même chose lorsque vient le moment de rédiger son plan de carrière. Certains aiment avoir de la clarté dans leur vie et planifier, mais le fait de ne pas trouver de réponses rapidement dans la phase d’introspection leur fait vivre des émotions qui les rebutent et leur font mettre le projet en veilleuse.

Plutôt que de nourrir ces émotions, je vous encourage à vous préparer à l’avance et à maintenir votre niveau de motivation en définissant bien les raisons pour lesquelles vous souhaitez effectuer un changement.

Événements spéciaux
« J’attends la réponse de l’entrevue faite il y a deux semaines. » Voilà le genre d’excuse qu’une personne peut se donner pour mettre de côté son objectif de trouver un emploi. Une personne qui cherche à dévelop­per une compétence pourrait, quant à elle, se dire qu’elle commencera après l’organisation du congrès. En fait, toutes les excuses visant à repousser la mise en action dans l’immédiat entrent dans cette catégorie.

Pour remédier aux excuses, je vous suggère le slogan que la compagnie Nike a lancé en 1988 et qui perdure au travers des années : « Just do it! ». Passez à l’action dès maintenant et ne réfléchissez plus. Cette réflexion a déjà été faite, et vous avez fait le choix de passer à l’action; alors, faites-le, un point c’est tout!

Si vous entreprenez un coaching pour atteindre un objectif, vous devez être conscient que votre cerveau inventera une multitude d’excuses pour vous laisser dans vos vieilles habitu­des et inventera des justifications pour retomber dans vos anciens comportements. Apprenez à reconnaître ces signaux afin de maintenir le cap sur vos ambitions et persévérer, peu importe les aléas de la vie.