Célébrer le sacré de la vie

Ah! La voilà enfin la belle saison… celle où la nature se pare de toute sa beauté sous nos yeux d’humains émerveillés. Au cours d’une promenade, voilà que les couleurs nuancées d’une fleur nous vont droit au cœur. Mine de rien, quelque chose d’important se passe dans l’invisible : nous sommes touchés par la qualité sacrée de la vie. En effet, c’est bien le regard que nous portons sur les choses qui leur accorde leur dimension sacrée. Or, tout de la vie est sacré, sommes-nous en train de l’oublier?

À nous regarder vivre en société, il est facile de constater que celle-ci n’agit pas en cohérence avec les valeurs de la vie. Des forces très puissantes, une espèce de culture antivie nous éloignent progressivement de tout ce qui est vivant. De la surcon­sommation d’objets inanimés à l’intelligence artificielle, des produits alimentaires vides de nutriments à nos amitiés désincarnées en médias sociaux… tout contribue à créer un écart grandissant entre nous et ce qui est vivant. Déjà, en 1934, Albert Schweitzer, médecin, pasteur et théologien, sonnait l’alarme en rappelant l’urgence de retrouver « la révérence à la vie ». Déjà, il tentait d’éveiller les consciences à cette réalisation : tout de la vie a de la valeur, et nous sommes unis à tout le vivant. 

Le sacré de la vie ne se trouve pas uniquement dans les églises et dans les temples. Il est partout autour de nous et surtout dans la simplicité de notre quotidien d’humains. Un grand mensonge culturel a-t-il réussi à désacraliser la vie? Car ce n’est que lorsque la vie est privée de sa qualité sacrée qu’elle perd sa valeur intrinsèque et qu’elle peut alors être malmenée, exploitée, même détruite. Il n’existe aucune séparation entre le sacré et le profane, car, encore une fois, tout de la vie est sacré affirme aussi Rolando Toro, créateur de la Biodanza (danse de la vie).

C’est en nous offrant des moments­ de pleine présence à la beauté du vivant que peut renaître cette révérence. Un seul moment d’émer­veillement peut suffire à nous rame­ner à cette sensation émouvante de faire partie intégrante de cette vie vivante qui nous entoure et nous contient. Prendre le temps de contempler un ciel étoilé a le pouvoir de rétablir immédiatement la connexion au mystère de la vie et d’éveiller en nous un sentiment de profond respect. Alors nos gestes, nos paroles, nos choix existentiels peuvent sortir de l’inconscience et replacer notre nature d’humain au cœur de la Nature. En effet, mettre le respect de la vie au centre de nos valeurs et des motivations qui orga­nisent nos comportements est, dans notre société, révolte pure. C’est pourtant le seul antidote qui ait du sens. Ainsi, une nouvelle définition s’impose : est bien ce qui protège la vie et est mal ce qui l’anéantit. C’est simple et subversif. Notre quête humaine d’une existence cohérente et gratifiante dépendrait largement d’une relation intime avec la nature. C’est en offrant notre regard attentif et rempli de respect que l’expérience du sacré de la vie viendra d’emblée inspirer nos efforts conscients de sauvegarder et de chérir notre magnifique planète vivante. 

Et si cet été nous nous attardions­ davantage en silence dans la nature…et ouvrions nos sens à l’émerveille­ment? Si nous disions un grand oui à être ravi par la beauté ineffable de tout ce qui vit? Après tout, nous sommes les enfants de ce paradis terres­tre, et notre destin est lié à toute la vie de la planète. Si nous faisions chacun une place en soi pour laisser entrer les merveilles de l’Univers? C’est ainsi que notre humanité renoue en un instant son pacte intime avec la vie.

Le sommeil au secours du TDAH

Tout récemment au Québec, un groupe de 48 pédiatres et chercheurs ont osé se lever pour décrier la surmédication des enfants aux prises avec un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). En effet, selon La Presse, près de 14 % des jeunes Québécois de 10 à 12 ans consommeraient des médicaments psychostimulants, ce qui est nettement supérieur à la moyenne du reste du pays, laquelle serait d’environ 5 %. Auparavant, de nombreux spécialistes avaient dénoncé le nombre effarant de faux diagnostics en matière de TDAH. Comme le mentionnait le pédiatre Guy Falardeau sur les ondes de Radio-Canada : « Il y a des symptômes qu’on attribue au TDAH, mais il faut s’assurer que ce n’est pas dû à un autre trouble ». 

Or, la pression des systèmes scolaire et médical actuels, associée à une navrante déconnexion des facteurs de base de santé et à une baisse de tolérance face à la diversité comportementale, ont pu mener à des prescriptions précipitées, erronées, voire souvent inutiles. Conséquemment, certains enfants, qui n’étaient pas réellement aux prises avec un TDAH, ont été médicamentés sans raison, alors que d’autres, dont le trouble était bien réel, auraient peut-être pu s’en sortir sans médication ou n’avaient pas besoin d’une aussi forte dose.

La médecine conventionnelle a tellement misé sur les médicaments chimiques ces dernières années qu’elle en a oublié l’essentiel : le corps humain est avant tout gouverné par les facteurs naturels de santé. Il va sans dire que bien des facteurs naturels de santé de base sont malmenés ou délaissés de nos jours – sommeil insuffisant ou déficient, peu d’exposition au soleil ou à l’air pur, peu d’activité physi­que, mauvaise alimentation – au profit d’un monde cyberdépendant en constante croissance. Il est donc ironique qu’on en soit venu à considérer plus naturel d’opter spontanément pour une pilule plutôt que de chercher d’abord à mettre en œuvre les conditions gagnantes pour que le corps joue naturellement son rôle.

Heureusement, cette même méde­cine conventionnelle, dont l’approche demeure principalement basée sur la médication, s’ouvre progressivement à une médecine dite « intégrative », c’est à dire une médecine qui fasse le pont entre la médecine conventionnelle et les médecines naturelles pour le plus grand bénéfice des patients. C’est d’ailleurs ce que la naturopathie prône depuis toujours, puisque ces deux médecines, dont l’approche vise des objectifs différents, sont complémentaires, la médecine conventionnelle visant surtout à soulager des symptômes, la naturopathie servant plutôt à prévenir ou à soigner un mal ou une maladie à sa source.

Dans le cas du TDAH, la médication devrait être une option de dernier recours. Avant même d’y songer, il faut s’attarder au sommeil. En effet,­ si le TDAH peut engendrer des troubles de sommeil, un mauvais sommeil aura pour conséquence d’aggraver les symptômes du TDAH. Cercle vicieux duquel il faut se sortir en s’attaquant à la source du sommeil lui-même, en mettant tout en œuvre pour le consolider. Des études récentes ont démontré que le simple fait d’ajuster ses habitudes de sommeil et d’allonger ses nuits avait permis à plusieurs personnes aux prises avec un TDAH de contrôler leurs symptômes, de les voir s’atténuer de manière significative et, dans certains cas, de les voir complè­tement disparaître. Pour les person­nes souffrant déjà de problèmes d’insomnie découlant du TDAH, rien n’est perdu. Une rééducation du sommeil permettra à ces gens de retrouver un sommeil de qualité et, de ce fait, de mieux contrôler les symptômes du TDAH.

Avant d’envisager la médication, il vaut le coup de revenir à la base : aux facteurs naturels de santé, dont la qualité du sommeil est en tête de lice.

L’acceptation : le meilleur moyen d’atteindre le bonheur

Que signifie le mot bonheur pour vous? Selon le dictionnaire, il s’agit d’un état de complète satisfaction. Lorsqu’on parle d’état, on réfère à un état d’être. Le bonheur, ne pouvant venir de l’extérieur, dépend entièrement de votre état d’être intérieur et de votre capacité à reconnaître les petits bonheurs quotidiens. S’il est impossible d’être toujours heureux, il est, par contre, possible de vivre des douzaines de petits bonheurs chaque jour. Voilà qui aide à être heureux plus souvent et plus longtemps. 

Pour atteindre le bonheur, nous devons trouver le plus grand nombre de moyens possible, et ils doivent impérativement venir de l’intérieur, de notre être. Aujourd’hui, je vous parle du moyen par excellence : l’acceptation qui n’est qu’un autre mot pour l’amour. 

L’acceptation, l’amour sont des notions spirituelles, et c’est pour cette raison qu’elles nous apportent un bonheur intense.

Voyons ensemble ce que signifie accepter. Accepter, c’est constater, reconnaître, observer, donner le droit à une personne, à un fait, à une situation d’exister, même si nous sommes en désaccord ou ne comprenons pas. Dès qu’on porte un jugement, qu’on formule une critique ou qu’on avance une accusation, il y a un manque d’acceptation. Nous sommes décentrés; c’est notre ego qui prend le dessus selon ses croyances et valeurs. Pour accepter,­ nous devons être centrés, car l’acceptation vient du cœur.  

Le manque d’amour de soi, par conséquent des autres, est l’une des raisons pour lesquelles il est difficile de toucher au bonheur. Nous aimons les autres de la même manière que nous nous aimons. Voici un exemple : si je m’autorise à être paresseux parfois, je pourrai me sentir bien en présence de quelqu’un qui est paresseux. Voilà pourquoi il est si important de vivre entouré de gens : ceux-ci nous dévoilent sans cesse notre propre degré d’acceptation et d’amour de soi. Nos jugements envers les autres reflètent toujours l’opinion que nous avons de nous-mêmes. 

Il est donc important d’accepter tous nos états d’être, autant les négatifs que les positifs, puisque chaque attitude a deux facettes. Si vous ne manifestez que l’aspect positif d’une attitude parce qu’on vous a appris que l’aspect opposé est mauvais, cela vous exigera du contrôle, lequel est l’opposé de l’acceptation. 

S’accepter est donc se permettre d’être vrai et menteur, rapide et lent, patient et impatient, etc. Toutefois, avant d’affirmer que vous acceptez véritablement un état d’être, assurez-vous de pouvoir l’accepter chez tout le monde, y compris vous-même. Ensuite, vérifiez si vous acceptez l’opposé de cet état d’être. Si la réponse est oui, vous savez alors que l’acceptation est totale. 

Voici un second exemple : une dame qui aime que son mari lui fasse des cadeaux. Pour savoir si elle accepte son mari véritablement, elle doit vérifier comment elle qualifie ce qu’il est. Selon elle, il est généreux. L’accepte-t-elle aussi quand il est généreux avec d’autres personnes et quand il est le contraire de généreux? Cela lui cause-t-il des émotions? Si c’est le cas, elle comprendra qu’elle n’accepte pas véritablement cet état d’être de son mari et qu’elle a le même manque d’acceptation envers elle-même et les autres. Elle se base sur la croyance de son ego : être géné­reux est bien, le contraire est mal.

Soyez attentif à ce que vous vivez et ressentez afin de découvrir quels aspects de votre personnalité vous n’acceptez pas. En travaillant sur ces aspects pour les accepter, je vous assure que vous ressentirez plus de bonheur.

Le mouvement qui libère

De nombreux sages croient que nous sommes des êtres spirituels venus vivre une expérience terrestre. Si tel est le cas, est-ce que cela ne démontre pas à quel point cette matière que mon âme habite est importante? Un esprit sain dans un corps sain : oui, j’approuve, mais le contraire également. Pourquoi ne pas chercher l’équilibre et l’harmonie entre la matière et l’immatériel? Mon cheminement m’a amenée à comprendre que pendant que la spiritualité cherche à s’incarner, la matière cherche à s’élever.

Dans les temps passés, l’Église donnait préséance à l’esprit. Le corps, relégué au second plan, devint par conséquent le serviteur de l’esprit. Les ascètes sont un exemple parfait de cette discipline sévère qu’ils se sont imposée. Ce fut à coup de mortifications, de vie rude et austère que leur corps fut maté.

Cette dualité entre l’esprit et le corps a engendré une séparation entre la science et la religion. Pendant que l’Église s’occupait de la santé de nos âmes en nous montrant le chemin de la rédemption, la science voulait comprendre cette machine corporelle d’un point de vue purement biologique.

À travers un regard holistique, nous savons maintenant que tous les aspects de notre être sont indissociables. Les enseignements venus d’anciennes traditions spirituelles démontrent que l’être humain a, autour de son corps physique, des corps appelés subtils. Pour les besoins de l’article, ceux qui nous intéressent sont les corps émotionnel et mental. 

Le corps émotionnel est le réceptacle de nos émotions. Il reflète notre façon de gérer celles-ci. Le corps mental contient nos pensées, nos croyances, nos réflexions. Ces corps subtils, connectés au corps physi­que, sont reliés entre eux par des circuits appelés « nadis ». Par conséquent, tout ce qui se passe dans un des corps affecte l’autre. À titre d’exemple, si nous ne liquidons pas nos émotions, celles-ci finissent par se cristalliser dans le corps physique. Il en va de même avec les pensées : certaines pensées lourdes et cons­tamment ressassées se cristallisent dans notre matière.

Comprenant la nécessité de poser un regard holistique sur l’humain, l’humanité a vu naître des approches pour retrouver une santé émotionnelle et mentale. Malgré toutes ces belles méthodes, il ne faut pas oublier que notre corps accuse les coups et les souffrances que nous avons vécus dans nos autres corps subtils. Malgré notre démarche pour guérir nos malaises émotifs et mentaux, il arrive souvent que nos cellules physiques portent encore en elles ces mémoires. À ce moment, on se doit de tendre l’oreille à notre corps et de laisser remonter ces souffrances, ces cristaux d’émotions et de pensées troubles.

Mais comment l’écouter? La première chose à se rappeler est que le corps a été conçu pour permettre à l’être humain de se mouvoir. C’est donc par le mouvement cons­cient que nous pouvons l’aider à libérer ces cristaux. Le mouvement cons­cient commence par la volonté d’exprimer, par notre corps, une émotion. Tendre l’oreille à l’émotion, la laisser remonter et permettre au corps d’effectuer le mouvement désiré devient alors thérapeutique. Certains utiliseront une musique pour exprimer la danse de leurs émotions. Cette expression cons­ciente du mouvement libérateur remet en circulation la vie au cœur de chacune de nos cellules. 

N’oublions pas : notre être spirituel est venu ici prendre chair et a donc besoin de notre corps pour sentir la vie qui vient du Divin. Nous sommes venus exprimer la lumière de vie, et notre corps a été conçu pour nous faire vivre cette expérience. Notre chair peut vibrer jusqu’à l’extase, joie pure et profonde de notre âme.

Alors, tendrez-vous l’oreille à la danse de vos émotions?

Nous sommes les enfants de la Nature

L’être humain est constitué par des éléments de la Nature, et se voir séparé ou différent de la Nature est le résultat d’une ignorance qu’entretient notre éducation.

La Nature est composée de quatre­ éléments qui constituent le vivant­ dans le domaine physique et maté­riel : la terre, pour ce qui est solide ; l’eau, pour les liquides ; l’air, pour ce qui est gazeux ; et le feu, pour ce qui produit de la chaleur.

Nous retrouvons ces quatre éléments et leurs contreparties éthériques ou énergies du vivant dans la constitution de l’être humain.

En effet, l’élément terre ou le solide constitue notre squelette, nos muscles et notre peau… Ainsi, par ana­logie, les rochers et les montagnes de la Nature se retrouvent dans notre colonne vertébrale, par exemple.

L’élément eau est représenté par les liquides de notre corps. Les vaisseaux sanguins sont nos fleuves intérieurs.

L’élément air est ce qui emplit nos poumons. Ainsi, des « vents » entrent et sortent de nos poumons régulièrement. 

Enfin, l’élément feu se retrouve dans la chaleur qui imprègne notre sang, par exemple.

À l’origine, nous sommes des esprits immatériels. Mais lorsque nous choisissons de descendre nous incarner sur la Terre, nous avons besoin d’un véhicule approprié pour nous y mouvoir, y travailler, créer et aimer. C’est la Nature qui nous fournit ce véhicule ou ce corps en le constituant de ses éléments.

La première prise de conscience à faire est donc celle-ci : nous faisons partie de la Nature, car notre corps est constitué de ses éléments. Grâce à notre corps physique, nous sommes les enfants de la Nature.

Considérer l’être humain d’un côté et la Nature de l’autre est le résultat d’une pensée schizophrénique (penser le bien mais agir n’importe comment, ce qui crée une division intérieure), c’est-à-dire « malade » et dangereuse, car destructrice. 

La deuxième prise de conscience à faire est la suivante : c’est notre mode de vie matérialiste, utilitariste et individualiste qui nous sépare de la Nature et qui nous fait croire qu’elle existe uniquement pour satisfaire nos désirs égoïstes.

Nous devons transformer notre mode de vie afin qu’il respecte la Nature et qu’il permette l’expression de notre gratitude envers elle.

En apprenant à collaborer avec elle, même à un petit niveau accessible à tous, il devient possible de ne plus détruire la Nature et de vivre intelligemment avec Elle.

Ainsi, nous choisissons la vie et le futur, plutôt que la mortet la destruction.

La troisième prise de conscience à faire est celle-ci : puisque nous nous sommes coupés de la Nature en raison de notre mode de vie, nous devons nous reconnecter à Elle.

L’humain est un être de milieu : il se trouve naturellement placé entre la Terre et le Ciel.

Imaginez un être humain debout : sa tête, la partie la plus élevée de son corps, est « proche » du ciel, tandis que ses pieds sont « plantés » dans le sol. Ses mains sont là pour œuvrer sur la Terre au nom du Ciel.

Idéalement, l’être humain doit être relié au Ciel, ce qu’il n’est plus de nos jours, et il doit être connecté à la Terre. Malheureu­sement, si l’être humain n’est plus relié au Ciel et, qu’en plus, il est totalement déconnecté de la Terre… alors, il arrive ce que nous constatons aujourd’hui.

Heureusement, des solutions spirituelles existent (par exemple, grâce à l’écosophie et à la naturosophie), et il n’en tient qu’à nous de les mettre en œuvre pour collaborer avec la Nature et créer une nouvelle Terre.

Les enfants et l’hypnose ou l’hypnose familiale

Les enfants sont particulièrement réceptifs à l’hypnose. Cela fait en sorte que le travail thérapeutique avec eux se fait habituellement très bien. S’ils sont prédisposés à l’hypnose thérapeutique, ils le sont tout autant à une autre forme d’hypnose que tous utilisent sans même en être conscients, soit l’hypnose familiale. 

Mais, qu’est-ce donc que l’hypnose familiale? Tout d’abord, définissons l’hypnose. Antoine Bioy nous rappelle que chacun a pu faire l’expérience d’un roman dont la
lecture consciencieuse permet de nous évader, ou celle d’une suspension hors du temps à force de contempler le mouvement des vagues, etc. En bref, chacun a pu faire l’expérience d’un état de conscience modifiée (différent donc de l’état de veille habituel). L’état hypnotique est précisément ce moment de cons­cience où les choses sont perçues autrement. Il surenchérit en disant que l’hypnose permet, par un jeu attentionnel impliquant l’imaginaire des personnes, de revisi­ter la réalité et la façon dont elles la perçoivent. Ainsi, l’hypnose est un état de conscience modifié, différent de l’état de veille et du sommeil.

Plusieurs études en psychologie font état de l’impossibilité, chez les enfants de moins de 7 ou 8 ans, de distinguer la réalité de l’imaginaire. Solène Bourque (2010) nous rappelle que l’enfant de 3 à 6 ans se construit un univers où se mêlent réalité et imaginaire, et où se côtoient des personnages de toutes sortes, créés à partir de ses expériences réelles, ses rêves et ses désirs. C’est l’âge de la « pensée magique » où une prome­nade au parc peut se transformer en expédition dans une jungle peuplée d’animaux terrifiants. 

L’enfant voue une grande admiration aux adultes qui l’entourent et il les perçoit souvent comme des héros. Il aimerait leur ressembler, veut les imiter et faire les mêmes activités qu’eux. Avec ses amis, il joue « au papa et à la maman ». Il joue « à la vraie vie » et on perçoit souvent une similitude entre ses attitudes de jeux, et celles de ses parents dans la réalité. L’enfant console, réconforte ou réprimande souvent ses poupées et toutous de la même façon que ses propres parents le font avec lui. En fait, l’enfant admire et modélise ses parents. Il cherche à reproduire ce que disent et font les adultes significatifs autour de lui, et principalement ses parents.

Nous comprenons aisément que l’enfant accepte ce que ses parents disent. Il en va de même pour les paroles que les enfants entendent sur eux-mêmes. Pour l’enfant, si c’est papa ou maman qui le dit, alors c’est vrai. Un enfant qui a un tempé­rament plus actif et qui entend sa mère raconter à une amie comment il est tannant accepte cette idée et cela vient, en quelque sorte, forger l’identité de l’enfant.

Berger (2000) et Adams (1996) stipulent que l’identité est un processus dynamique, car elle consiste à la fois en l’identité que l’individu se crée et en l’identité que les autres lui attribuent. La conscience de soi des jeunes enfants se structure petit à petit dans leurs relations avec les autres, mais aussi selon les réactions des personnes de leur entourage. Leur connaissance de soi se transforme ainsi peu à peu en sentiment d’identité à partir duquel ils vont se reconnaître et développer leur estime de soi.

C’est ainsi que ce que disent les parents à propos de leur enfant contribue à construire l’identité même de ce dernier. L’enfant qui entend sa mère ou son père dire qu’il est tannant accepte cette idée. Imaginez maintenant le scénario suivant : le père raconte à un ami le comportement de l’enfant en disant qu’il est tannant et termine son discours en disant à l’enfant : « C’est vrai, n’est-ce pas que tu es tannant! ». Non seulement l’enfant entend qu’il est tannant, mais en plus, il doit le corroborer. Alors, cette perception du parent se transforme en réalité pour l’enfant. Lorsque je parle « d’hypnose familiale », je parle de ce phénomène suggestif envers une personne réceptive en raison de son état de conscience modifié. Il est très important de distinguer le comportement de l’identité de l’enfant. Dire à un enfant que le geste posé est inadéquat est très différent de lui dire que « lui » est inadéquat. L’incidence sur la construction de son identité et de son estime de soi est également très différente.

Le piège de la rationalisation de nos émotions

La rationalisation est un méca­nisme défensif qui consiste à faire appel inconsciemment à la raison pour résoudre des problèmes d’ordre émotif ou affectif. Autrement dit, nous rationalisons parce que nous avons peur de l’émotion qui surgit et que nous n’acceptons pas de la laisser vivre. C’est un des mécanismes de défense les plus utilisés dans les relations humaines. En effet, il bloque le processus relationnel parce qu’il décroche l’individu de son vécu et de lui-même.

Comment se manifeste la rationalisation? Nous utilisons inconsciemment ce procédé défensif lorsque nous contenons nos émotions pour entrer dans la justification, la généralisation, l’explication, l’intellectualisation, la morale. Il y a, dans certaines manifestations de la rationalisation, une tendance à exercer un pouvoir sur l’autre; en effet, celui qui généralise et inter­prète se présente très souvent comme le détenteur de la vérité. La rationalisation exprime aussi un certain manque de confiance en soi. L’émotion étant le cœur du processus relationnel, il est évident qu’exprimer ses émotions, par le fait même, manifester son essence et sa différence, ce qui suppose une capacité à s’aimer assez pour être à l’écoute de soi et à se reconnaître suffisamment pour se manifester tel que l’on est dans sa subjectivité profonde. 

L’intervention de la raison a, bien sûr, sa place dans toute démarche d’organisation, de structure, de pla­nification, de conscientisation sans lesquelles notre vie serait chaotique, désordonnée, déréglée. Toutefois, dans le monde des émotions, qui ne relève pas du domaine de la raison, elle n’est utile que pour nous aider à comprendre notre structure relationnelle, et surtout pour nous permettre de comprendre notre vécu émotif dans l’ici et maintenant de la relation. Dans ce dernier cas, la raison travaille en harmonie avec l’émotion plutôt que de se couper d’elle par la rationalisation. En tant qu’intervention défensive, la rationalisation a pour effet de fausser la réalité, de déplacer la cause des problèmes et de couper, du moins pour un certain temps, les liens de la relation. 

Un autre danger de la rationalisation est qu’elle peut nous conduire dans des systèmes qui nous servent de croyances. Parfois, à force de justifications et d’explications, nous nous servons à nous-mêmes et aux autres des arguments rationnels que nous finissons par croire et par prendre pour des vérités absolues. Certaines personnes, dans le but de fuir l’émotion qui les fait souffrir, finissent par se faire croire à elles-mêmes, par exemple, qu’elles ne sont pas émotives, qu’elles n’ont pas besoin d’amour ou qu’elles n’ont peur de rien, ou même qu’elles ne sont pas du tout défensives. Cette attitude les rend rigides, fausses et impersonnelles et rend impossible toute relation authentique.

Pour échapper à la souffrance, l’humain utilise plusieurs moyens de rationalisation. Lorsqu’ils inter­viennent de façon inconsciente, c’est-à-dire en tant que mécanismes de défense, les moyens de rationalisation ont un effet positif temporaire parce qu’ils favorisent la servitude plutôt que la libération. C’est le cas de toutes les techniques qui ont pour objectif la maîtrise des émotions. Ces techniques de rationalisation ont le même effet sur la relation que la plupart des médicaments chimiques sur le corps. Elles anesthésient la douleur pour un temps, mais n’en travaillent pas la cause. Les techniques de maîtrise du vécu émotif et de pensée positive, de même que certaines pratiques de nature spirituelle, ne sont d’un secours inestimable que si elles ne sont pas utilisées en tant que systèmes défensifs de rationalisation de la souffrance, mais comme moyen de création. Autrement, elles coupent l’individu de lui-même et lui enlèvent la possibilité de mieux se connaître et de découvrir la puissance libératrice et créatrice de son monde émotif. 

Les exemples de rationalisation sont nombreux. Chaque fois qu’on géné­ralise, qu’on moralise, qu’on interprète les autres, qu’on se justifie ou qu’on sent le besoin de s’expliquer dans une situation porteuse de conflit, on perd contact avec le vécu et, conséquemment, avec l’autre. La rati­onalisation, bien que personne n’y échappe, mérite d’être conscien­tisée afin d’assurer des relations vraies, saines, intenses et longues. Les difficultés relationnelles naissent en grande partie d’attitudes défensives qui coupent la communication.

Réaliser ses projets et ses rêves

Voudriez-vous vivre une transformation vers le bonheur? C’est possible. Je vais vous dire comment y arriver, mais d’abord, je vais vous dire de quelle façon j’ai vécu ma transformation personnelle.

Je crois en la théorie des petits pas, qui prône le fait de progresser chaque jour. J’ai travaillé sur moi en lisant, en suivant des formations et en écoutant des livres audios. Mes changements se sont manifesté lentement, mais sûrement. Peu à peu, j’ai gagné de la confiance en moi, du leadership et un sentiment d’enthousiasme qui est aujourd’hui démesuré. 

La plus grande découverte qu’a fait l’humanité
Tout progrès s’explique par la loi de l’exponentielle. C’est la plus grande découverte qu’a fait l’humanité (Albert Einstein). Au début, les progrès se font lentement, mais tout s’accélère grâce au temps. Les progrès de notre civilisation se sont faits de façon exponentielle. Avant, le progrès arrivait à pas de tortue, mais aujourd’hui, le progrès arrive à la vitesse grand V. 

La croissance du portefeuille bour­sier se fait de façon exponentielle.. C’est pourquoi les riches deviennent plus riches.

Je veux appliquer la loi de l’exponen­tielle à la croissance personnelle. Si vous investissez en vous, les progrès seront exponentiels après plusieurs années.

Vivre sa transformation
Le secret pour vivre une transformation de soi durable est de faire de la croissance personnelle. C’est de travailler plus fort sur soi qu’à son travail. 

Deux personnes pourraient avoir une vie identique, mais si l’une fait de la croissance personnelle, son interprétation sera tout autre. Cette personne sera plus positive, plus joyeuse et plus sereine face aux défis de la vie que l’autre personne qui n’a pas fait de croissance personnelle. 

Les gens surestiment la valeur de l’expérience et sous-estiment la valeur de la croissance personnelle. Des gens vont penser que leurs expériences de la vie leur donnent un avantage sur les plus jeunes. Sauf que s’ils ne font pas de croissance personnelle, comment feront-ils pour en tirer des leçons?

J’ai lu plus de 40 biographies, et le dénominateur commun est que les personnes dont il y est question ont fait de la croissance personnelle. Elles ont préféré faire ce qui est difficile pour avoir une vie facile que de faire ce qui est facile pour avoir une vie difficile. 

Agir
Bien qu’on travaille sur soi, il importe d’agir. Les expériences permettent de récolter ce que l’on a semé dans son esprit. Les expériences permettent d’aiguiser ses raisonnements qui mènent vers le bonheur. 

Tout se passe entre les deux oreilles. C’est pourquoi si vous voulez vous transformer, vous devez faire de votre éducation votre priorité dans la vie. On continue d’étudier après l’école, et ce, même quand on a 90 ans.

Guérir et grandir avec le champ quantique du cœur

Quand on découvre le champ quantique du cœur, on comprend que chacun peut avoir accès à sa puissance infinie de création, de guérison et de transformation. Se connecter au cœur quantique transcende la conscience de la dualité pour installer la santé, la paix et la joie dans notre réalité.

Comment le cœur est-il quantique?
En termes simplifiés, la science quantique est la science de l’infiniment petit et des infinies possibilités. C’est le monde subatomique, l’endroit où se trouvent les particules élémentaires jusqu’aux photons (ondes de lumière sans matière). Les scientifiques ont démontré que ces particules existent comme une infinité de possibilités. La particule (ou matière) se manifestera dans la réalité physique lorsqu’elle sera observée. Quand l’observateur pose son attention dans le champ quantique, toutes les possibilités des ondes dans l’espace et le temps se concrétisent dans un événement spécifique. C’est ce qu’on appelle une réalité quantique. Une autre observation pourrait créer une différente réalité quantique. Dans chaque cas, il y a un changement d’état spontané (un saut quantique).

Avec une connexion spécifique au cœur, nous pouvons amener ces propriétés quantiques à notre échelle de la réalité. C’est ainsi que les changements se feront par sauts quantiques et non par résonance vibratoire comme dans les soins énergétiques. C’est pourquoi ils sont pratiquement instantanés tout en respectant la capacité de la personne de pouvoir intégrer les changements.

En résumé, la réalité est le produit de la conscience, car le fait d’observer une onde la transforme en particule, donc en matière. On crée notre vie, on crée les changements sur lesquels on attire notre attention et le paradigme quantique nous permet d’accélérer ce processus.

Transcender la dualité à l’aide de la connexion quantique du cœur
La conscience de la dualité, notre réalité quotidienne, est la séparation entre le moi et le reste du monde. Elle est fondée sur la peur. On ne se rend pas compte que l’extérieur est un reflet de nous-mêmes. On a tendance à vivre dans le passé, en ruminant nos expériences douloureuses ou dans le futur en espérant une amélioration.

La pensée dualiste divise. On sépare les gens entre ceux qui pensent ou sont comme nous et les autres. Ce mode de pensée est contrôlé par notre ego (notre personnalité) qui essaie de se protéger et qui juge tout en fonction de ses croyances conscientes et inconscientes. On appréhende, on réagit, on se bat.

Sur le plan de la santé, la pensée dualiste excessive engendre une polarisation énergétique qui cause beaucoup de stress et nous rend malade.

La connexion au champ quantique du cœur initie un mouvement vers l’unité, une perspective élargie qui transcende la dualité et accepte la diversité. C’est un état d’être qui nous fait prendre conscience que tout est UN (comme l’a démontré la physique quantique) et qui nous fait vivre dans le présent. Cet état repose sur le ressenti du cœur et un savoir intérieur. Quand on l’atteint, c’est comme un moment de grâce, d’amour pur et de libération de nos schémas dualistes.

On a alors accès au champ infini de possibilités, on peut soigner et guérir des maux physiques, émotionnels et spirituels. On peut attirer nos aspirations profondes et créer notre vie.

Le champ quantique du cœur, une source infinie de transformation

Au-delà de la dualité, il y a l’unité, là où l’humain et le divin sont réunis. C’est un état préalable au monde énergétique.

Sa source est dans le cœur, siège de la sagesse intérieure. Il faut se connecter au champ quantique du cœur, qui permet d’accéder à l’état d’unité derrière tout, à la source, à l’état d’amour inconditionnel. Il entraîne la guérison là où se portent notre attention et notre intention. L’amour pur a un pouvoir infini de guérison.

Se connaître à travers l’alimentation

Votre alimentation peut vous aider à devenir conscient de l’amour que vous vous portez. C’est un moyen parmi d’autres d’apprendre à vous connaître davantage. En effet, la façon dont vous répondez aux besoins de votre corps physique reflète votre degré d’amour de soi, car elle indique la manière dont vous nourrissez également vos corps émotionnel et mental.

Une minorité de personnes ne mangent que lorsqu’elles ont faim et donnent à leur corps ce dont il a besoin. La majorité mange pour une ou plusieurs des raisons suivantes.

MANGER PAR HABITUDE.
Par exemple, manger à la même heure ou la même chose régulièrement. Ce comportement signifie que vous vous fondez sur ce que vous avez appris au lieu de vérifier quels sont vos besoins réels.

MANGER PAR PRINCIPE.
Par exemple, boire du thé vert pour ses bienfaits (et non par plaisir) ou manger les restants pour ne pas gaspiller. Agir ainsi signifie que vous vous laissez influencer par le bien, le mal, les apparences ou l’opinion des autres.

MANGER PAR GOURMANDISE.
Par exemple, vous ne pouvez résister lorsqu’on vous offre quelque chose d’appétissant. Ceci indique que vous vous laissez influencer par les autres, que vous écoutez leurs besoins avant les vôtres.

MANGER PAR ÉMOTION.
Par exemple, à la suite d’une discussion ou d’un désaccord avec quelqu’un, vous avez une envie soudaine de manger. Si ceci vous concerne, c’est qu’au lieu d’exprimer vos émotions, vous les refoulez ou les niez par peur de souffrir.

MANGER PAR PARESSE.
Par exemple, manger des aliments préparés vous paraît plus simple que de cuisiner ce dont vous avez réellement besoin. Si vous vous reconnaissez, c’est que vous manquez d’estime de vous-même, que vous ne croyez pas en votre valeur personnelle. Vous ne prenez donc pas le temps de répondre à vos réels besoins.

MANGER PAR RÉCOMPENSE.
Par exemple, vous mangez quelque chose que vous aimez après une dure journée de travail. Puisque vous vous êtes efforcé de dépasser vos limites, vous ressentez le besoin de vous récompenser. Quand vous agissez ainsi, c’est que vous avez été trop exigeant envers vous-même; votre perfectionnisme a pris le dessus.

Ces quelques exemples démontrent six façons de manger parmi d’autres.

Il est très important de vous souvenir que toutes ces significations devraient servir à vous connaître davantage et non à vous critiquer.

Au moyen d’une rétrospective quotidienne, vous pourrez observer quelles sont vos façons de manger, dans le but de vous accepter et non pas de vous changer. La rétrospective sert à vous montrer l’influence des croyances et des peurs que vous entretenez depuis votre enfance.

En vous donnant le droit d’être ainsi, vous verrez que graduellement, il y aura une transformation dans vos façons de manger.

Quand vous observez que vous mangez par faim, vous pouvez en conclure que dans d’autres domaines de votre vie vous êtes aussi à l’écoute de vos besoins, c’est-à-dire que vous avez la sagesse de vous poser des questions avant d’agir, de parler ou de prendre une décision. Si vous mangez par faim la moitié du temps, cela indique qu’en général, vous écoutez vos vrais besoins la moitié du temps. Le reste du temps, vous agissez par émotion, par habitude, par paresse, etc.

Chaque jour, dites merci à l’Univers d’avoir la chance de vous connaître par le biais de votre alimentation, même si vous n’êtes pas d’accord avec ce que vous avez mangé ou bu. Cette attitude est préférable pour votre corps et votre âme que vos accusations habituelles. Plus vous vous donnerez de l’amour, plus vous serez énergisé. Cette nourriture spirituelle est aussi importante que toute nourriture physique.