La Biodanza, pour être pleinement soi et vivant

« Je me suis intéressé à créer un système pour stimuler la joie de vivre, pour améliorer l’intégration entre l’esprit et le corps et pour renforcer le lien entre les personnes », Rolando Toro Araneda, créateur de la Biodanza.

Quand j’ai entendu ce nouveau mot, quelque chose en moi a vibré avec intensité, tel un urgent appel à vivre pleinement.

Des mois s’écoulent avant qu’enfin je participe à une soirée de cette mystérieuse Biodanza. J’ai immédia­tement la sensation de me retrouver chez moi, le genre de chez-moi que je cherche depuis longtemps. J’y suis accueillie avec une affection sincère par des gens que je ne connais pas. Il y a dans l’air un profond sentiment d’humanité ; chacun peut être simplement lui-même, en toute liberté. Puis, on se met à danser! Les musiques sont tellement belles que les participants ne peuvent pas s’empêcher de sourire face à une telle joie de vivre! J’ai l’impression de renaître…

Qu’est-ce que la Biodanza?
Son nom vient de Bios qui signifie vie, et de danza, qui signifie mouvement plein de sens. L’union de ces deux mots forme un mot au sens poétique de « danse de la vie ». aux autres approches de développement humain, la Biodanza ne s’intéresse pas à nos problèmes, à nos blessures ni à nos maladies. Au contraire, ce système révolutionnaire vient stimuler la partie saine et lumi­neuse de notre être et nous brancher intensément sur cette pulsion de vie qui nous est naturelle. Il améliore la santé et revitalise la joie de vivre, tout en réduisant stress et anxiété. La Biodanza nous permet de devenir pleinement ce que nous sommes tout en nous reliant de plus en plus intimement à la vie en enrichissant la qualité de nos relations et en nous montrant le chemin de la connexion à soi et à l’autre.

Rolando Toro Araneda a créé un système précis, une véritable pédagogie de l’art de vivre, fondé sur la vivencia. Ce concept et outil fondamental de la Biodanza désigne un état particulier de présence à soi, une sensation intense et émouvante d’être vivant dans l’instant. Au gré des vivencias, une alchimie s’opère, nous permettant de dissoudre nos conditionnements et de laisser de côté nos inhibitions mentales. Nous pouvons alors toucher au sacré de la vie.

Une séance de Biodanza est une joyeuse célébration de la vie! Elle se déroule comme un voyage au cœur de soi dans la sécurité d’un groupe, en suivant le fil d’une thématique. Le mental se tait avec révérence devant le plaisir de notre corps, lequel retrouve son mouvement naturel. Le professeur-facilitateur propose des dynamiques de mouvement sur musique que chacun réalise suivant son ressenti.

Par la danse, la musique et les situa­tions de rencontre dans le groupe, la Biodanza permet de stimuler cinq grandes potentialités humaines : vitalité, affectivité, créativité, sexualité et transcendance.

Grâce à ses effets psychologiques, bio­logiques et physiologiques, la Biodanza est reconnue pour avoir un effet puissant sur la santé, le bien-être et la communication.

Pratiquer la Biodanza, c’est prendre la chance de tomber amoureux de la vie! Venez vivre cette expérience accessible à tous! Nul besoin de savoir danser!

Au début des années 1960, le psychologue et anthropologue chilien Rolando Toro Araneda (1924-2010) travaillait dans un hôpital universitaire lorsqu’il a la formidable intuition de faire danser les patients souffrant de troubles psychiatriques. Il était loin de se douter que de cette simple expérience naîtrait la Biodanza, une pratique qui allait se répandre de par le monde et rendre les gens plus heureux de vivre.

Être heureux sexuellement influence-t-il le bonheur global du couple?

Les sexologues cliniciens s’entendent généralement sur le constat sui­vant :­ « Certains couples sont bien ensemble même si la sexualité leur pose des problèmes et d’autres se séparent même si leur sexualité est épanouie. »1 La sexualité constitue un élément fondateur du couple, mais elle n’en est pas la seule base. Il s’agit d’un facteur important et particulièrement précieux, car il est souvent exclusif. La vie sexuelle comporte bien sûr des hauts et des bas. Le plus important consiste à viser un bilan positif entre le plaisir relationnel partagé et les difficultés rencontrées dans la vie de couple.

La conception de ce qu’est une sexualité épanouissante demeure éminemment personnelle. D’où l’importance pour les partenaires de découvrir ensemble ce qui satisfait pleinement leurs besoins relationnels et sexuels. Voici quelques pistes de réflexion que je vous invite à considérer.

Cultiver la sensualité
L’amour ne se réduit pas à la sexualité. Le plaisir du contact physique sans caractère sexuel, comme s’embrasser et se câliner, contribue à l’épanouissement du couple par l’ouverture vers d’autres dimensions. On y apprend à communiquer avec son partenaire, même dans les moments où le sexe n’est pas possible ou souhaitable pour différentes raisons.

Comprendre le langage amoureux de son partenaire
Selon Gary Chapman2, il existe 5 principaux langages de l’amour, dont le toucher physique. Le toucher affectueux est un puissant moyen de communiquer à son partenaire qu’il est aimé et désiré. Il peut revêtir différentes formes, y compris les rapports sexuels. Pour certaines person­nes, le toucher représente le langage qu’elles comprennent le mieux et qui leur permet de s’épanouir sur les plans sexuel et émotionnel. Discuter ouvertement de l’art et de la manière dont chacun souhaite être touché et faire l’amour rendra leurs relations sexuelles encore plus bénéfiques et empêchera les non-dits de s’installer.

Apprivoiser les besoins d’intimité
L’intimité, et particulièrement l’intimité sexuelle, demande que chaque partenaire établisse des frontières entre soi et l’autre : des limites à la fois assez fermes pour ne pas se « perdre » dans l’autre ou se sentir envahi et assez souples pour permettre des rapprochements. Il s’agit d’un équilibre délicat entre le besoin de contrôle et le désir de connexion à l’autre.

Apprendre à relaxer et à jouer
Cet aspect est fondamental. La sexualité est un terrain de jeu et non d’enjeux! Les partenaires bien dans leur peau et dans leur tête n’ont rien à prouver et ne se comparent pas. Ils savent que le désir se nourrit de mystère et d’une certaine distance, le but de la sexualité n’étant pas l’orgasme à tout prix, mais le plaisir.

Gérer les conflits importants sans utiliser le sexe
Ce qu’on appelle communément « l’art de se réconcilier en faisant l’amour » (en anglais « make-up sex ») apaise certaines tensions physiques immédiates. La dispute crée une distance émotionnelle. Les partenaires peuvent alors ressentir un malaise qui les pousse à se rapprocher au moyen du sexe. Cependant, la sexualité ne règle pas les conflits de couple à long terme. Il appartient aux partenaires de trouver d’autres moyens de com­munication afin de gérer les situations conflictuelles.

Des partenaires qui cultivent une curiosité l’un envers l’autre, qui sont prêts à dialoguer librement et à explorer leurs besoins relationnels, pavent le chemin vers l’épanouissement de leur couple, là où la sexualité peut occuper une place de choix.

1 Dre Catherine Solano, médecin sexologue, dans Qui sont ces couples heureux? Surmonter les crises et les conflits du couple, Yvon Dallaire, 2006, Éditions Option Santé.
2 Gary Chapman, Les 5 langages de l’amour, 2008, Éditions Quotidien Malin.

Redevenir responsable de ses choix de vie et les assumer vraiment!

… l’humain est frugivore et doit obligatoirement inclure une forte proportion de fruits et légumes crus dans son alimentation…

J’ai 41 ans, je suis né en Catalogne, en France, où je vis. Il y a cinq ans, je me suis mis à faire des vidéos pour parler d’alimentation crue et du mode de vie propice à la régénération, et, petit à petit, cela a pris de l’ampleur.

J’ai connu l’alimentation vivante de force; j’étais mourant. J’avais une tuberculose très avancée, une hépatite C et une pancréatite aiguë. J’avais perdu la moitié de mon poids : je pesais à peine 30 kilos pour 1,75 m. Je ne pouvais plus marcher et j’ai enchaîné plusieurs arrêts cardiaques. Entre mes 27 ans et mes 33 ans, j’ai passé quasiment sept années d’agonie.

J’ai alors découvert « à mon plus grand étonnement » que tout ce que j’avais vécu jusque-là était simplement la conséquence de ma méconnaissance totale des lois biologiques de l’individu et que ce qui m’arrivait n’était pas un hasard, mais la conséquence normale de la violation de ces dites lois : sur les plans de l’alimentation (je mangeais n’importe quoi), du rythme de vie, de mon mode de vie dans sa glo­balité. Si l’on ne connaît pas les règles, on n’a pas la capacité de choisir vraiment de les respecter ou de ne pas les respecter et, dans ce cas, on se retrouve dépendant d’un pseudo-arbitraire.

Le rôle de l’alimentation vivante dans la santé est d’une logique totale!
Le corps a deux besoins fondamentaux : recevoir une alimentation appropriée et avoir l’énergie nerveuse afin de pouvoir l’utiliser. Le système glandulaire est ce qui permet au système nerveux de faire fonctionner les organes.

On parle souvent de l’alimentation comme facteur premier de notre état de santé (ou de mauvaise santé) actuel, mais, pour moi, le plus gros facteur de dysfonctionnement de l’être humain est le rythme de vie moderne, la surcharge du système nerveux, l’épuisement… Nous sommes si épuisés que nous avons besoin de stimulants et que nous nous jettons sur l’alcool, les cigarettes, la viande, le café… L’épuisement nerveux est pire encore que l’alimentation.

Plus je fais des recherches et plus il m’apparaît que le corps humain fonctionne selon une logique implacable. Il n’y a pas de hasard. Je suis persuadé que cela s’applique non seulement sur le plan physique, mais aussi sur un plan plus spirituel. Si tu te comportes de telle façon, tu auras automatiquement un retour négatif. Si tu te comportes autrement, le retour sera positif. Il y a des lois biologiques incontournables. Cela vaut pour l’alimentation, les relations aux autres… Le problème est que nous ne connaissons pas ces règles; donc, nous ne sommes pas à même de les respecter.

Il y a une alimentation spécifique pour l’être humain comme pour toutes les espèces vivantes, et celle-ci est basée sur les fruits et légumes crus. Ce n’est pas un dogme ou une idéologie, c’est un fait biologique qui s’impose à nous. Comme la vache est herbivore et devient malade si on la nourrit avec des farines animales, l’humain est frugivore et doit obligatoirement inclure une forte proportion de fruits et légumes crus dans son alimentation, sous peine de dégénérer. L’alimentation frugivore, dite « alimentation vivante », n’est pas une mode ou un régime, c’est l’alimentation naturelle et spécifique de l’humain, qui lui assure de prospérer.

Régénère.org
Sur mon site regenere.org, j’ai rapi­dement inclus d’autres thèmes en plus de l’alimentation, car j’ai commencé à m’intéresser aux conditions qui font que l’être humain fonctionne correctement. Ce qui me plaît le plus à présent, c’est d’élargir le propos, de passer de la lucarne de l’alimentation au mode de vie dans son ensemble. Je me suis rendu compte que c’est tout notre mode de vie nous conduit à être malades physiquement, psychiquement, émotionnellement. Les vidéos totalisent plus de 14 millions de vue en cinq ans, et le mouvement ne cesse de grandir en France.

Plus tu es malade, plus tu vas bien!
Vous êtes-vous déjà demandé comment il se fait que, dans un environnement qui est de plus en plus toxique, nous ayons de moins en moins de réactions? Et d’ailleurs, vous remarquerez avec moi que nous avons de moins en moins de réactions, l’âge avançant… Quand on est enfant, on est « malade souvent » et quand on grandit, on est de moins en moins « malade ». Est-ce vraiment un bon signe?

Si on considère que la plupart de ce que l’on appelle maladies ne sont que des symptômes et que la plupart de ces symptômes ne sont en fait que des réactions de détoxification du corps qui tente de faire sortir des produits toxiques que nous lui avons imposés, alors il apparaît que le fait de faire des symptômes, ce que l’on appelle communément « être malade », est plus positif que de ne pas en faire. Quand on « fait des symptômes », donc quand on « est malade », cela veut dire simplement que l’on expulse les produits toxiques, les poisons que nous avons absorbés. Et c’est pour cela que je me permets d’avancer le paradoxe apparent suivant : « plus tu es malade, plus tu es en bonne santé ». Parce que être malade signifie donc expulser des produits toxiques dans un monde qui est de plus en plus toxique, dans un environnement qui est de plus en plus toxique, c’est bon signe!

Il n’est pas étonnant qu’avec l’âge nous fassions de moins en moins de symptômes, car notre système nerveux est de plus en plus épuisé. Nous devenons incapables de faire le moindre symptôme, incapables de faire la moindre fièvre. Et qu’est-ce qui apparaît? Ce ne sont plus des symptômes anodins, comme des crachats, de la toux, de la fièvre, des éruptions cutanées, mais des maladies internes de dégénérescence cellulaire beaucoup plus lourdes en termes de conséquences qui apparaissent d’un seul coup : cancer, maladies neurodégénératives, maladies auto-immunes, etc. Autant d’atteintes qui signalent sans détour que les produits toxiques non évacués ont fait une œuvre destructrice dans l’organisme.

Avancer dans la vie en étant conscient et responsable
Nous vivons dans un monde dans lequel il y a des lois à tous les niveaux. Ceci n’est pas le fruit du hasard, contrairement à ce qu’on nous laisse penser. Il y a des lois biologiques, comme il y a des lois spirituelles. Si nous ne connaissons pas ces lois, nous avons l’impression de vivre dans un monde de l’arbitraire dans lequel on tombe parfois malade, parfois non, comme une roulette russe.

Si l’on connaît les lois biologiques qui président au fonctionnement normal de l’être humain, si l’on sait que le corps humain est une formidable machine à « s’autonettoyer », si tant est qu’on lui laisse cette possi­bilité, alors, à ce moment-là, on se rend compte que ce monde n’est pas un monde de l’arbitraire, mais un monde rempli de sens, un monde dans lequel les lois biologiques peuvent être suivies pour notre plus grand profit, ou ne pas être suivies, mais auquel cas nous ferons un choix conscient.

Mon but, au travers des vidéos, est de faire en sorte que chacun puisse découvrir ces lois, les connaître et choisir en toute conscience s’il désire les respecter ou pas. Redevenir responsable de ses choix de vie et les assumer vraiment!

Le spa ionique détoxifiant : à quoi ça sert?

L’énergie de vie au service de notre santé et de notre vitalité!
Le bain ionisant reproduit artificiellement certains aspects bénéfiques naturels généralement obtenus en marchant dans la rosée du matin, à proximité d’une chute d’eau, en montagne ou au bord de la mer. Ce sentiment de légèreté, de bien-être et de paix provient de l’assimilation par la peau et par les poumons de milliards de molécules d’eau ionisée.

Le principe du bain aux ions négatifs est basé sur l’iontophorèse, une méthode curative approuvée en 1970 par la FDA (Food and Drug Administration) des États-Unis. Iontophorèse est le nom scientifique désignant un traitement utilisant un faible courant électrique pour stimuler le corps. Sur leur passage, les ions négatifs neutralisent les déchets toxiques stressants et acidifiants qui ont une charge positive (cations) en leur donnant un électron (principe antioxydant). Dès que l’organisme est en mesure d’éliminer plus facilement ses déchets métaboliques et d’absorber les nutriments essentiels, les bienfaits régénérateurs qui en découlent sont nombreux.

Effets bénéfiques du traitement aux ions négatifs :
Élimine l’acidité (effet antioxydant puissant) — Soulage la douleur (arth­rite, rhumatisme, fibromyalgie, dos, muscles) – Réduit le stress physique, mental et émotionnel — Améliore la qualité du sommeil et l’humeur – Améliore le bien-être général – Stimule le métabolisme – Réduit l’inflammation et la rétention d’eau – Renforce les défenses immunitaires – Fait diminuer l’asthme, les sinusi­tes et les allergies – Excellent pour les cas de diabète – Facilite la circulation sanguine – Stimule les réseaux énergétiques (méridiens) – Améliore les capacités cérébrales (mémoire) – Soulage les maux de tête – Améliore le processus de la digestion et de l’excrétion – Facilite le drainage du système lymphatique – Soulage les symptômes de la ménopause – Soulage le psoriasis, l’eczéma, le zona et l’urticaire – Améliore l’assimilation du précieux oxygène et de l’eau — Inactive certains champignons, parasites et levures.

Le spa ionique est recommandé pour tout déséquilibre de la santé et de la vitalité. Malgré sa simplicité et tous ses bienfaits, il ne convient pas à tous : certaines précautions et contre-indications s’appliquent.

Pourquoi l’eau change-t-elle de couleur?
Les résidus agglomérés et les couleurs observées sont en majeure partie (plus de 75 %) créés par le générateur d’ions négatifs, lesquels interagissent avec les minéraux natu­rels de l’eau et le sel de mer ajouté pour augmenter la conductivité électrique. Il y aurait un peu moins de 25 % de tous les déchets présents dans l’eau qui seraient d’origine organique. Effectivement, le but premier de cette technologie est de transférer de précieux ions négatifs à l’organisme, non pas de « purger » les toxines du corps par les pores de la peau. La couleur de l’eau n’a donc pas de signification précise et elle peut être variable.

À quelle fréquence doit-on recevoir des traitements?
Selon les besoins. Une pause de 2-3 journées complètes entre les séances est cependant recommandée pour donner au corps le temps de retrouver son équilibre énergétique.

On parle de cure de détoxification aux ions négatifs lorsqu’on suit la recommandation de faire une série d’environ 12 séances, à raison de 1 ou 2 séances par semaine. Très utilisée pour traiter des problèmes chroniques ou simplement à titre préventif et à des fins de préservation de la santé, cette cure permettra à l’organisme d’éliminer ses déchets métaboliques plus efficacement, amenant un nouvel équilibre. On suggère de répéter cette cure au besoin, quelques fois par année. Évidemment, une bonne hygiène de vie et une alimentation saine sont également recommandées pour optimiser les résultats et le bien-être général.

Référence : http://ecodetox.ca

Le rire

Qu’avaient en commun Norman Cousins, Patch Adams et le Dr Madan Kataria? Le rire

Mais qui sont ces hommes?
Se guérir d’une maladie dégénérative­ en riant fort et longtemps, ça semble farfelu? Norman Cousins, journaliste­ américain, l’a pourtant fait dans les années 60. Utilisant des enregis­tre­­ments, des films, des bandes dessinées et, bien sûr, des blagues, il a ri intensivement — pendant des semaines -– et s’est guéri d’une spondylarthrite ankylosante. Il­ a­ d’ailleurs publié un ouvrage qui est devenu un best-seller, « La volonté de guérir », dans lequel il décrivait sa guérison par le rire… et la vitamine C!­ Norman Cousins a certainement provoqué une surprise dans le monde médical, car des chercheurs du monde entier se sont ensuite intéressés à la question.

Patch Adams… La simple évocation de ce nom fait sourire les gens. Il nous rappelle ce touchant personnage, interprété par Robin Williams, qui faisait rire les patients de son hôpital — même gravement malades, même mourants. Patch leur rappe­­lait que la vie est remplie de belles choses. Oui, Hunter Doherty « Patch » Adams est un médecin à part des autres! Les valeurs de compassion et d’amour sont les piliers de son rêve. Chaque année, il organise des tournées au cours desquelles des clowns humanitaires apportent rire et humour dans la vie des gens. Ils répandent joie et rire parmi ceux qui traversent des moments difficiles afin de leur apporter du réconfort et de l’espoir… par le rire!

Un médecin de Mumbai, le Dr Madan­ Kataria, rêve de devenir riche et célèbre en publiant une revue médicale dans laquelle il fait paraître des articles sur diverses questions relatives à la santé. Constatant que ses patients qui rient semblent guérir plus rapidement, il a rédigé un article sur les bienfaits du rire. Les recherches scientifiques sont abondantes, tout comme les bienfaits documentés. Mais alors que les milieux scientifiques affirmaient que rire est excellent pour la santé, les statistiques étaient alarmantes : nous ne rions plus! L’idée lui vint de rassembler les gens pour pratiquer le rire comme un exercice!

Rire. Pourquoi est-ce si important?
Rire est un réflexe vital. Nous devons rire chaque jour pour maintenir une bonne santé physique, mentale et émotionnelle. Rire est très certainement le moyen le plus rapide et le plus efficace de relâcher les tensions et de réduire le stress. Sachant que plus de 70 % des maladies — hypertension artérielle, maladies cardiovasculaires, anxiété, dépression, ulcères, insomnie, migraine et, même, cancer — ont un quelconque rapport avec le stress, il devient évident que nous avons avantage à rire plus souvent. La pratique du rire a des effets profonds et durables à la fois sur notre corps, sur nos émotions et sur notre esprit.

Que déclenche-t-il?
La plupart des systèmes du corps humain sont stimulés par l’action du rire. C’est un véritable jogging interne qui se produit lorsque nous rions fort et de bon cœur. Le rire entraîne la libération d’endorphines, hormones du bonheur et antidouleurs naturels qui créent un état d’esprit positif et qui dynamisent notre optimisme.

Le rire intentionnel
Nous n’avons pas toujours l’occasion de rire de quelque chose de drôle, d’où l’importance de rire intentionnellement. Le corps ne fait pas la différence entre un rire naturel ou un rire artificiel, s’il est énergique. Nous en retirons les mêmes bienfaits physiologiques. L’action entraînant l’émotion, nous ressentons aussi des bienfaits psychologiques.

N’attendez pas. Passez à l’action et riez! Faites-en l’expérience : mettez-vous simplement à rire. D’abord doucement, puis en augmentant l’intensité. Au bout de quelques secondes, vous rirez de bon cœur! Riez, c’est bon pour vous!

La respiration consciente — se libérer dans la simplicité

« Je ne peux plus faire mon travail. Je dois partir en voyage et je panique rien qu’à l’idée de devoir prendre l’avion » me dit Y.D. « Tu as besoin de tout contrôler, dis-je. Viens, nous allons te faire respirer dans tes émotions ».

Respirer? On fait ça tous les jours! Vraiment? Comment respirez-vous? Nous sommes souvent très peu conscients de notre comportement respiratoire. Pourtant, notre passé et des traumatismes que nous avions stockés au plus profond de notre ADN pour ne plus en ressentir les dissonances dans notre vie quotidienne se manifestent par notre respiration. Prenez dix secondes, pendant que vous lisez ces lignes, pour diriger votre attention vers l’intérieur de votre corps. Rien qu’en prenant conscience de votre respiration, vous pouvez observer qu’elle change de rythme. Donc oui, vous respirez tous les jours, mais le faites-vous librement? Sinon, qu’est-ce qui bloque votre souffle? C’est ce que nous traiterons lors d’une séance.

Leonard Orr a développé la techni­que de respiration consciente en Californie dans les années 70. Plutôt expérimentale à ses débuts, celle-ci a ensuite été perfectionnée et combinée à d’autres approches. Dans les années 90 survint une malencontreuse chasse aux sorcières. Au lieu de faire le ménage, les corporations de médecins et de psychologues se sont acharnées à faire table rase de cette pratique que je qualifie encore aujourd’hui de « miracu­leuse ». Si bien qu’il n’y a presque plus d’instructeurs pour transmettre et encadrer la pratique. Il est donc souhaitable que votre recherche d’un praticien en respiration consciente vous amène à en choisir un qui a reçu une formation de thérapeute.

Il n’en demeure pas moins que, lorsque bien pratiquée, la technique de respiration consciente est une ressource étonnante pour traiter de nombreux problèmes : asthme, stress, fibromyalgie, insomnie, phobies, peines d’amour ou deuils non résolus et, bien sûr, anxiété et crises de panique souvent liées à une obligation d’exceller, d’exceller sur le plan tant personnel que professionnel. Tant de choses peuvent être stabilisées lorsque nous prenons la peine de respirer en toute conscience dans notre corps!

Être conscient de notre corps, voilà un exploit, dans notre monde de plus en plus déséquilibré et violent. Pourtant, notre corps est doté d’un code d’intégrité naturel. Dès que nous écoutons notre souffle, nous ne pouvons pas passer à côté. Mais il arrive que nous soyons si préoccupés par les exigences extérieures que nous ne parvenons plus à donner priorité à notre intérieur. C’est alors que nous avons besoin d’un guide, d’où la nécessité de consulter un praticien en respiration consciente les premières fois, pour favoriser un lâcher-prise profond. Son rôle est de vous donner le courage de prioriser l’être plutôt que le paraître et de vous enseigner la discipline et la technique qui vous permettront de devenir de plus en plus autonome dans la gestion de vos émotions enfouies.

J’ai amené YD à reconnecter avec son corps par diverses variations du souffle, puis à prendre conscience de l’immense charge émotive qu’il retenait dans sa poitrine. Il a éclaté en sanglots. En haletant, il a fait passer une grosse dose de peurs, de doutes et de souffrances d’âme. À son retour de voyage, il m’a dit : « J’ai dormi comme un bébé dans l’avion! ». Il a ajouté : « Comment une personne qui a tout pour réussir peut-elle être à ce point confinée? ». Alors, je lui ai cité une petite phrase très sage de mon instructeur : « Tant que tu résistes, le mal persiste. Si tu l’embrasses, il s’efface ».

La mort, une étape de vie

La mort est une réalité que chacun de nous aura à vivre un jour. Nous désirons tous avoir la mort la plus douce et la plus rapide possible, sans souffrance. Mais savons-nous vraiment ce dont nous avons besoin pour vivre cette transition en harmo­nie et sans crainte?

1-D’abord, réglez immédiatement ce qui vous tracasse.
Vous avez eu un malentendu avec un membre de votre famille ou un évènement ne s’est pas produit comme vous l’auriez espéré et vous ressentez de la colère à ce sujet? Discutez de vos sentiments et émotions avec les gens que vous aimez. Ne gardez pas ce poids à l’intérieur de vous. Les gens croient que, lors de leur décès, toute cette charge s’effacera, mais c’est une erreur. Le bagage de la personne part avec elle lors de son décès et, si celui-ci est lourd pour cette dernière, il peut l’empêcher de grandir et de continuer son chemin. Ne remettez rien à plus tard, faites-le maintenant.

2-Quel serait pour vous le plus beau paysage qui soit?
Le lieu de détente par excellence? Prenez le temps de le visualiser entièrement. Sentez le souffle du vent sur votre peau, entendez les oiseaux chanter, l’eau ruis­seler derrière vous. Ressentez-le comme si vous y étiez. Dites-vous maintenant que c’est en ce lieu que vous irez lors de votre décès. Cela peut vous sembler bizarre mainte­nant, mais un grand nombre d’âmes restent au niveau de la terre et revivent continuellement les mêmes évènements entourant leur décès sans se douter qu’elles ont bel et bien quitté cette vie. Imaginez la frayeur vous enveloppant lorsque, sans savoir pourquoi, vous remarquez que plus personne ne vous entend et ne réagit à votre présence. Certains décès surviennent de façon rapide et même tragique. De cette façon, vous saurez. Faites-vous ce cadeau, à vous et à vos proches.

3-Parlez de la mort sans crainte.
Quelle est votre réaction lorsqu’un de vos proches est malade et que vous savez qu’il quittera cette vie? Même suite à ses demandes, parler de la mort demeure un sujet tabou. Nous préférons nier la perspective du décès de la personne que nous aimons en tentant par tous les moyens de l’encourager, plutôt que d’en parler ouvertement avec elle. Contrairement à la croyance, le fait de parler de la mort ne décourage pas la personne, au contraire. Cela lui donne la confiance nécessaire pour réussir cette transition avec foi et bien-être.

4-Soyez ouverts
Permettez à la personne de partir sereinement. Beaucoup d’âmes refusent de partir pour un proche. Jamais je ne vous conseillerais de couper complètement tout contact avec une personne que vous aimez; je vous conseillerais simplement d’accepter que le temps pour elle est maintenant venu de continuer son chemin vers une autre dimension. L’empêcher de le faire ne ferait que retarder son cheminement et le vôtre. Par contre, les émotions­ à ce moment sont tout à fait normales et saines; ne les retenez surtout pas à l’intérieur de vous. Ne vous gênez pas pour rechercher toute l’aide nécessaire pour traverser cette épreuve. Vous en valez la peine.

5-Vous vous demandez de quelle façon vous réagirez lors de votre décès?
La réaction lors du décès est très souvent la même. Le décès étant, lui-même, une nouvelle étape majeure de votre vie actuelle.

Maintenant que vous savez, faites-vous, ainsi qu’à vos proches, ce merveilleux cadeau qu’est l’acceptation. De cette façon, vous profiterez sainement de chacune des précieu­ses minutes qui vous sont offertes chaque jour avec notre GRANDE mère la terre.

La lithothérapie : le doux murmure des pierres

L’origine des pierres semi-précieuses
Les pierres semi-précieuses sont des cristaux. Tout comme les cristaux, ou flocons de neige, les pierres semi-précieuses se forment suivant une configuration précise et particulière, propre à chaque type de pierre. Les règles mystérieuses qui régissent la formation des cristaux ainsi que d’une multitude d’éléments de la nature relèvent de ce que plusieurs appellent la « géométrie sacrée ». Cette géométrie sacrée, inhérente à la Création, se manifeste dans la symétrie des ailes d’un papillon ou encore dans la forme hexagonale des alvéoles d’une ruche, dans la symétrie des feuilles d’arbres, du corps animal ou du corps humain, pour ne citer que quelques exemples.

Les pierres semi-précieuses sont une des nombreuses manifestations des règles de la géométrie sacrée. Issues des matériaux et des forces qui ont créé et modelé notre planète  — la formidable pression des couches terrestres et des plaques tectoniques, les minerais, le feu, l’air, l’eau, le choc des corps célestes qui s’y sont écrasés, le champ magnétique de notre Soleil — elles sont, comme le dit Judy Hall dans son ouvrage La Bible des cristaux, « l’ADN de la Terre ».

Pourquoi utiliser des pierres semi-précieuses?
Les pierres semi-précieuses et les cristaux en général ont souvent touché la psyché humaine au fil des siècles et des millénaires. On a reconnu intuitivement la majesté et le mystère de leur origine. On leur a ainsi souvent conféré un statut privilégié dans les sociétés. Elles ont été l’apanage des plus puissants et des plus craints : régents, shamans, sorcières.

Aujourd’hui encore, on peut être sensible à ce qu’elles inspirent et à ce qu’elles génèrent en nous et autour de nous. On fait appel à leur beauté pour des raisons esthétiques, mais on s’en entoure aussi en raison des émotions qu’elles éveillent en nous : bonheur, bien-être, sérénité, congruence. Ces émotions, elles-mêmes sources d’énergie, peuvent être thérapeutiques et nous mener à un plus grand bien-être. C’est ce à quoi s’intéresse la lithothérapie.

Comment choisir une pierre semi-précieuse ou un cristal?
Il existe plusieurs façons. Un répertoire de cristaux peut nous aider à en choisir un dont les propriétés correspondent à l’objectif que nous souhaitons atteindre. On peut aussi choisir un cristal en fonction de notre signe du zodiaque. La méthode que je préfère consiste à choisir au hasard une pierre qui m’interpelle. Judy Hall recommande de manipuler les cristaux jusqu’à ce que l’un d’eux provoque des picotements dans les doigts. La taille ou la beauté n’est pas synonyme de puissance. Même les plus petits cristaux peuvent être très efficaces.

Un cristal souvent utilisé : le quartz
Le quartz prend souvent la forme de longs cristaux pointus, transparents ou laiteux. Il peut aussi être coloré. Les quartz roses ou fumés, par exem­ple, sont aussi très populaires.

Judy Hall explique que, « de par sa forme cristalline particulière de spirale hélicoïdale, le quartz est l’amplificateur curatif et énergétique le plus puissant de la planète ». On lui attribue des propriétés énergétiques importantes lorsqu’il est, par exemple, combiné à des aiguilles d’acupuncture ou encore lorsqu’on le tient dans la main; le champ biomagnétique de l’individu s’en trouverait doublé. L’énergie des cristaux de quartz, grâce à la piézoélectricité, active le mouvement de nos montres et de certains ordinateurs.

Il existe beaucoup d’énergies autour de nous, bien que ces énergies soient­ imperceptibles à l’œil nu. Nous pou­vons les capter et les transformer. Après tout, l’arbre transforme bien l’eau, le sol et les rayons du soleil en écorce, tronc, branches et feuillage.

1 HALL, Judy, La Bible des cristaux, volume 1, 16e édition, Guy Trédaniel Éditeur, 2012, p. 14.

Vivre dans une mini-maison, un choix novateur!

Vivre dans un espace plus petit mais tout aussi fonctionnel, de plus en plus de Canadiens y songent. Le mouvement « Tiny House » a pris son essor aux États-Unis en 2008, lors de la crise économique. Au Canada, le mouvement gagne en popularité depuis les cinq dernières années, princi­palement dans l’Ouest canadien. Au Québec, les municipalités vont maintenant devoir réviser leurs lois afin de permettre davantage la construction de mini-habitations. Un des aspects soulevés auprès de la ville de Gatineau est l’acceptation de la mini-maison à titre de deuxi­ème unité d’habitation sur un lot où se trouve déjà une maison. Le projet est présentement à l’étude.

Une mini-maison comporte tout ce dont vous pourriez avoir besoin dans une maison, sans les espaces perdus. La superficie habitable varie entre 150 et 650 pieds carrés. Les mini-maisons peuvent être construites sur roues ou sur fondation. Comme leur superficie correspond à environ un dixième de celle d’une maison traditionnelle, la maximisation des espaces est privilégiée. Il n’est donc pas rare d’y trouver des articles ayant plus d’une fonction. Par exemple, l’escalier est souvent bonifié par l’ajout d’un espace de rangement sous l’escalier. Il en va de même pour les fauteuils, le lit et même le sous-plancher. Lors de la conception d’une mini-maison, l’attention portée aux détails du plan est primordiale. Il faut tirer avantage de chaque centi­mètre pour ainsi être en mesure de vivre adéquatement et confortablement dans sa nouvelle maison.

La décision de vivre dans une mini-maison est souvent liée au choix d’un nouveau style de vie. Pour vivre dans plus petit, il faut établir des priorités dans ses biens matériels et ses habitudes de vie. Entre autres, il faut être prêt à vivre davantage à l’extérieur. Bien que ces maisons soient­ de petite superficie, les options écolo­giques sont illimitées. De plus, il est possible d’équiper la mini-maison de panneaux solaires. Les coûts de chauffage s’en trouveront considérablement réduits. Dans le même esprit écologique, un système de récupération des eaux grises et noires peut être incorporé dans la construction. Il en va de même pour les eaux de pluie.

Vous souhaitez visiter une micro-maison?
Une entreprise de l’Outaouais, Lumbec Inc., a construit son tout premier prototype à l’hiver 2015. Le modèle actuel de Lumbec est construit sur roues. Sa superficie habitable est de 225 pieds carrés, répartie sur 16 pieds de longueur et 8,6 pieds de largeur. Contrairement aux roulottes, la micro-maison Lumbec est complètement isolée et est donc habitable à l’année. Il est également important de noter que chaque micro-habitation Lumbec, tant sur roues que sur fondation, est construite sur mesure.

Les mini-habitations offrent diverses possibilités d’usage. On peut choisir la mini-maison à titre de résidence principale, de mini-chalet, de bureau de travail, de commerce ou encore comme deuxième unité d’habitation. Vous songez à vivre dans une mini-habitation? La transition vers ce nouveau mode de vie laissera plus d’argent dans vos poches, vous donnera plus de temps pour les loisirs et réduira votre empreinte écologique. Au final, vous saurez revenir à l’es­sen­tiel et trouver un calme spirituel. Vivre dans une mini-maison est un choix novateur!

  Les arguments en faveur de la mini-maison
– Minimise l’étalement urbain
– Bâtie sur roues ou sur fondation
– 95 % de matériaux locaux
– 4 saisons
– Abordable
– Transportable
– Construite sur mesure
– Écologique
– Conforme au Code   de construction du Québec
– S’harmonise avec la nature
– Possibilité d’être 100 % autonome

Tout sur… la récupération de l’eau de pluie

Le Québec semble posséder d’inépuisables ressources hydriques. Pourtant, l’eau est une ressource précieuse dont la valeur ne cesse d’augmenter. Récupérer les eaux de pluie devient alors un geste à la fois écologique et économique. Lisez et lancez-vous!

Une pratique aussi ancienne que le monde
La pratique de recueillir l’eau de pluie ne date pas d’hier : on peut remonter jusqu’à trois millénaires avant J-C pour trouver des systèmes de récupération des eaux pluviales à des fins de consommation par l’humain. Aujourd’hui, on la collecte abondamment dans plusieurs parties du monde, même dans les gratte-ciels à Hong Kong!

La collecte de l’eau de pluie peut avoir pour simple but d’arroser son jardin et laver sa voiture… ou être l’unique source d’eau pour la maison­née toute entière! Entre ces deux extrêmes, il y a toute une gamme de systèmes permettant de répondre à vos besoins sans vous ruiner, et en toute bonne conscience.

Pourquoi récupérer l’eau de pluie?
Au Québec, la récupération de l’eau de pluie est une démarche éco-citoyenne dans la grande majorité des cas. Faute de facture pour l’utilisation de l’eau potable du réseau municipal sur la base de sa consommation, il faut beaucoup de motivation et de vision écologique pour entreprendre cet exercice complexe. Par ailleurs, l’approvisionnement en eau potable n’est pas (encore) une source d’inquiétude dans la Belle Province. Pourquoi alors se donner la peine de récupérer votre eau de pluie? Tout simplement parce que l’eau de qualité est bel et bien une ressource épuisable! Nos eaux sales sont traitées, ce qui consomme de l’énergie : plus on consomme, plus on doit traiter et on paye ce traitement sans le savoir, à même nos impôts.

Quel est le portrait de l’utilisation de l’eau dans une résidence typique au Québec?
Chaque Québécois consomme plus de 400 litres d’eau chaque jour[3], sans compter les entreprises; ce fait nous classe parmi les plus grands consommateurs d’eau au monde (juste après les États-Unis).

Nous utilisons de l’eau potable pour de nombreux usages pour lesquels elle n’est pas nécessaire. En effet, moins de 1 % de l’eau domestique traitée sert à la consommation. Par contre, en été, le jardinage compte pour approximativement 30 % de la consommation d’eau. (…)

Gaspillage d’eau : les autres peut-être… mais pas moi!
La perception qu’on a de notre consommation d’eau diffère grandement de la réalité. Si on vous demandait votre consommation journalière, diriez-vous que vous consommez davantage que la moyenne québécoise ou que votre consommation est en deçà? Nous ne pouvons pas tous consommer moins que la moyenne! Voyons voir : vous arrosez votre jardin et votre belle pelouse trois fois par semaine au cours de l’été? Vous lavez votre voiture une fois par semaine?

Un boyau d’arrosage standard de ¾ de pouce permet l’écoulement de 1 440 litres par heure. Arroser son jardin pendant 2 heures nécessite donc près de 2 900 litres, soit 8 700 litres par semaine ou 113 000 litres au cours de 13 semaines que dure l’été. Pour la voiture, ce serait environ 6 000 litres. Ce serait donc 119 000 litres par été, en supposant que vous n’arrosez pas au printemps ou en automne et que vous ne lavez votre voiture que sous un beau soleil d’été.

En revanche, le Québécois moyen consomme 400 litres par année, dont 30 % pour les utilisations extérieures, soit 44 000 litres. Vous consommez donc 2,7 fois plus que la moyenne, malgré votre assurance du contraire!

Note : Pour lire l’article dans son intégra­lité, rendez-vous sur le site de Écohabitation (www.ecohabitation.com) et inscrivez le titre de l’article dans la case “recherche par mots clés”.

Par Denis Boyer (Écohabitation) avec Manuel Desrochers et la collaboration d’Emmanuel Cosgrove et Emmanuelle Walter (Écohabitation)