Thé et Qi, source d’énergie vitale

Depuis quelques années, nous entendons de plus en plus parler du Qi, l’énergie vitale, notamment grâce aux pratiques du Qi Gong et du Tai Chi qui gagnent en popularité en tant qu’exercices holistiques de grande valeur tant pour notre corps que pour notre esprit. Ces techniques se fondent sur une véritable science remontant à l’époque de la Chine ancienne, où un grand nombre de maîtres taoïstes cherchaient sans relâche la voie de la perfection. Ils nous apprennent que le Qi (aussi appelé traditionnellement prana en Inde), source de toute vie sur Terre et dans l’Univers, se trouve en chaque chose, en nous comme dans la nature, dans les aliments que nous ingérons et même dans les objets qui nous semblent inanimés ainsi que dans nos actes et dans nos pensées. Plus nous accumulons de Qi et le moins nous en perdons, meilleure sera notre santé globale, tant physique que psychique, pour mieux trouver l’équilibre parfait dans notre vie.

Ces sages taoïstes ont découvert que certains ingrédients contiennent une concentration élevée de Qi et sont particulièrement recommandés afin de parfaire l’équilibre énergétique pour vivre une vie longue et saine. Parmi ces aliments, il y a le thé, qu’ils qualifient de « boisson de l’immortalité ». Le théier aurait notamment la capacité d’accumuler le Qi de la nature avoisinant le jardin ou la plantation où il croît. Une fois cueillies, manipulées, puis séchées, ses feuilles conserveraient cette énergie bienfaisante. Une fois les feuilles infusées, leur liqueur nous transmettrait cette vitalité, en plus de faire circuler l’énergie que nous avions déjà. Boire du bon thé aurait donc la faculté de nous transmettre beaucoup de Qi.

Évidemment, ces sages de la Chine antique connurent le thé uniquement sous sa forme la plus pure, des feuilles provenant de théiers poussant à l’état sauvage, vivant en pleine symbiose avec la nature environnante. On est bien loin du thé industriel, cultivé dans de grandes planta­tions et parfumé aux arômes de caramel ou de citron! À notre époque où le thé est un produit santé qui a « le dos large », il sera important pour l’amateur qui s’intéresse à ses vertus de se tourner vers des thés plus artisanaux et qui ont été cultivés dans les conditions les plus naturelles possibles. Dans ce sens, ceux qui désirent bénéficier du Qi que le thé peut leur transmettre s’orienteront plus particulièrement vers des thés issus de théiers sauvages, de vieux théiers qui ont été cultivés écologiquement, sans l’usage de produits de synthèse. On dira même que plus les acteurs qui ont participé à sa production et à son commerce (producteurs, artisans, distributeurs, puis commerçants) étaient remplis de bonnes intentions (c’est-à-dire qu’ils étaient animés plus par leur passion et par leur esprit de partage­ que par le mercantilisme et par l’ambition), plus le thé aura de Qi! Toujours est-il que ce sont les vieux Pu’Er et autres thés issus de théiers sauvages ou semi-sauvages, dont certains thés verts, Oolong et noirs bien spéciaux, qui sont reconnus pour avoir la plus grande concen­tration de Qi.

Dans cet ordre d’idées, des amateurs s’adonnent à la pratique du Cha Dao, la voie du Thé. Ils dégustent le thé d’une manière introspective, en méditation, avec ou sans rituel particulier. En s’intériorisant, ils appré­cient les sensations subtiles que leur apporte le thé qu’ils dégustent. Le Qi peut alors être perçu comme une douce énergie vibrante, telle une brise vivifiante qui s’élève en soi et qui peut facilement être confondue avec la stimulation que procure la caféine, pourtant tout à fait différente en effets. Il en résulte plutôt un bien-être palpable, un réchauffement dans tout le corps, une clarté de l’esprit et un calme profond. Le Qi, on n’en a jamais trop!

Quatre bonnes raisons de consommer du miel

Le miel (non pasteurisé) est un aliment très ancien, consommé par plusieurs civilisations depuis des millénaires. C’est un aliment qui est prédigéré et, par le fait même, facilement assimilable par le corps. L’ayurveda ainsi que la médecine Siddha l’utilisent comme véhicule pour l’ingestion de plantes médicinales. Grâce au miel, ces plantes sont plus facilement absorbées par le corps et se répandent plus rapidement dans le système sanguin.

Aujourd’hui, je vous donne quatre bonnes raisons d’incorporer le miel dans votre régime alimentaire quotidien.

1. Augmente le taux de globules rouges et d’hémoglobine dans le sang
Les globules rouges transportent l’oxygène des poumons vers les organes. Une meilleure oxygénation des organes signifie une meilleure santé des organes. Le miel pourrait donc réduire l’état de fatigue d’une personne en baisse d’énergie, anémique ou légèrement dépressive.

2. Soutient le système immunitaire
Selon une étude menée en Égypte en 2006 par Aly M. Ezz El-Arab, et collab., le miel est riche en oligo­saccharides qui améliorent la prolifération dans l’intestin de probiotiques tels que les bifi­dobactéries et les lactobacilles.

3. Source naturelle d’énergie
Délaissez les stimulants comme le café, le thé et les boissons énergisantes chimiques (Redbull, etc.) et préparez-vous ceci : une tasse d’eau tiède ou légèrement chaude (quelques degrés de plus que la température du corps, mais jamais d’eau bouillante!) avec une cuillerée à thé de miel biologique.

Pour les sportifs d’endurance (course, natation, vélo, ski de fond, etc.), le miel est une source d’énergie facile à digérer pour le corps. Selon le laboratoire de recherche sur l’exercice et la nutrition sportive de l’Université de Memphis, le miel est aussi efficace que le glucose pour le remplacement des glucides durant les activités physiques d’endurance. Alors, oubliez les gels commerciaux et mettez des petits contenants de miel dans vos cuissards! (Et si ça coule? Eh bien, le miel aurait des propriétés bénéfiques pour la peau.)

4. Excellent avant les pratiques de yoga matinales
Traditionnellement, le yoga indien se pratique le matin, quand il fait plus frais, et à jeun. Parfois, il arrive que certaines personnes, notamment des occidentaux, qui débutent ces pratiques durant quelques heures ont de la difficulté à sortir du lit et à commencer des activités sans avoir déjeuné. Une solution utilisée dans les centres de yoga en Inde est de leur donner de l’eau chaude avec un peu de miel. Contrairement aux autres aliments ou boissons, le miel n’interfère pas avec les pratiques de yoga.

Je me sens généreux et vous donne une cinquième bonne raison :

5. Tout simplement parce que c’est délicieux!
Le saviez-vous?
Les abeilles voyagent l’équivalent de 195 000 km (cinq fois le tour de la Terre) pour produire 1 kg de miel. Merci de manger avec gratitude le fruit de leur labeur.

Mise en garde : Je désire vous mettre en garde contre le fait de donner du miel à un enfant de moins d’un an. En effet, il pourrait y avoir des risques rares de botulisme infantile dus au Clostridium botulinum dont les spores pourraient être présentes dans le miel. Après l’âge d’un an, notre flore intestinale se développe et est capable d’ingérer ces spores sans danger.

Alors, faites comme Winnie the Pooh et régalez-vous de miel!

L’exercice en nature et ses nombreux bienfaits

En janvier 1995, par un bel après-midi froid et ensoleillé, j’ai lacé mes souliers de course et débuté mon parcours habituel autour du lac Mud dans le village de Britannia. L’air frisquet de l’hiver, la vue des mésanges à tête noire sur le chemin, les défis qu’offrait le terrain, la souplesse de mon corps et mon état d’esprit extrê­mement affûté – tous ces éléments provoquèrent en moi des larmes de joie et de gratitude. Larmes de reconnaissance pour tous les cadeaux incroyables que je possède – l’avantage d’être en santé, le don du savoir et celui d’être totalement connectée au monde naturel. Je n’échange­rais pas ces pouvoirs pour tout l’or du monde.

C’est cet état de conscience que l’auteur renommé, Mihaly Csikszen­t­mihalyi, appelle le « FLOW ». Tous, nous expérimentons ce « flow » de temps à autre et nous en reconnaissons les caractéristiques : les gens se sentent vigoureux, alertes, effectuent leurs mouvements sans effort et sont remplis d’assurance, au sommet de leurs habiletés.

En fait, cet état plaisant de « flow » n’est pas le fruit du hasard, car on peut le gérer en se créant des défis – des défis ni trop simples ni trop difficiles par rapport à nos habiletés. Avec ces objectifs en tête, nous apprenons à programmer cette information dans notre conscience et, de ce fait, nous améliorons la qualité de nos vies.

Debout sur un rocher, pendant que je contem­plais le paysage, je pensais à l’apport essen­tiel des sports de plein air et de l’exercice pour une vie sans douleur et sans maladies – une vie agrémentée de ces expériences de « flow ». Comment remercier Mère Nature? Comment pourrais-je enseigner aux gens les bénéfices sur la santé de l’exercice aérobique en plein air comme le vélo, la course, l’esca­lade, le patinage en ligne, le ski de fond, le patinage de vitesse et la raquette? Le concept Natureobics™ est né.

La perspective transpersonnelle
L’étude des multiples états de conscience, incluant les états altérés, le yoga, les rêves et la contemplation. Selon cette théorie, nous croyons que la nature est l’ultime école pour expérimenter la connaissance de soi et devient l’endroit par excellence, dans nos existences folles et débalancées, où retrouver un sens de « plénitude » et de « sainteté ». Ici, les sons de la nature remplacent le rythme up tempo d’une classe typique d’aérobie. Le corps est en mouvement mais l’esprit est calme. J. Krishnamurti a écrit : « Être en communion avec vous-mêmes veut dire le parfait silence, alors l’esprit peut totalement être silencieusement en communion avec lui-même. Et à partir de là, l’action est entière. »

Gérer son stress
Nous connaissons tous les effets négatifs du stress sur notre système immunitaire. Les études nous démontrent à répétition les effets positifs de l’exercice aérobique, non seulement dans la réduction du stress, mais aussi dans le renforcement du système immunitaire contre la maladie.

Bien-être physique, émotionnel et spirituel
Les recherches démontrent que l’exercice vigoureux peut augmenter de cinq fois les niveaux d’endorphine créant un « high » naturel chez certains individus, un état ressemblant à de l’euphorie. Nous avons tous entendu parler du « high du coureur »,­ de l’épanouis­sement du nageur, du « bonheur du marcheur » et de la « félicité du cycliste ». Ne serait-ce pas extraordinaire de ressentir même une parcelle de tout ça?

En prenant en charge notre bien-être physique, émotionnel et spirituel, nous croirons en nos pouvoirs de créer une vie, celle dont nous avons tou­jours rêvé pour nous-mêmes. Il faut autant de cou­rage pour créer sa propre vie que de décider de prendre en charge sa propre santé.

De belles jambes grâce aux huiles essentielles

Les varices constituent un problème de santé très courant. Les huiles sont une belle solution pour autant qu’elles soient utilisées régulièrement. Les varices qui se manifestent sont surtout des veines superficielles (98 %). Elles affectent moins les veines profondes. Elles s’aggravent généralement de façon progressive.

Les veines ont pour fonction principale d’acheminer le sang des extrémités, pauvre en oxygène, vers le cœur et les poumons pour le purifier et l’oxygéner.

Lorsque les parois des veines perdent leur élasticité et leur tonus, les veines ont tendance à se dilater, ce qui provoque une stagnation du sang à cet endroit, de la même façon qu’un étang se forme dans un ruisseau ou une rivière.

Solutions aromatiques anti-varices et complémentaires
En tant qu’aromathérapeute, je préconise celle des huiles essentielles, qui sont très efficaces, selon moi, et qui réduisent rapidement des malaises particuliers sans pour autant perturber l’organisme tout entier.

Les huiles essentielles agissent localement et rapidement, puis­qu’on les applique directe­ment sur les varices et sur les foyers douloureux des jambes pour réduire les douleurs.

Les huiles sont choisies pour le traitement des problèmes de circulation et des symptômes qui y sont associés.

Comme les huiles essentielles pénètrent facilement dans les tissus en passant par les membranes cellulaires de la peau et des muqueuses, elles favorisent rapidement l’équilibre des fonctions circulatoires. Par contre, les huiles essentielles ne guérissent pas les anomalies, elles les minimisent. Bien entendu, il existe une multitude de mesures correctives qu’un naturopathe, un herboriste ou tout autre thérapeute compétent peut vous proposer. Les plantes, l’homéopathie ou certains aliments complètent à merveille les soins aromathérapeutiques.

Par conséquent, il est possible de réduire les varices au moyen d’huiles essentielles et d’ajouter à ce traitement d’autres approches afin de favoriser un résultat encore plus concluant.

Texte de l’encadré :

Varices
Cyprès toujours vert : ¼ c. à thé
Géranium bourbon : ½ c. à thé
Hélichryse italienne : ½ c. à thé
Menthe poivrée : ½ c. à thé
Patchouli : ¼ c. à thé
Lavandin super : ½ c. à thé
Huile végétale : 2 c. à soupe de calophylle inophyle

Application locale, trois fois par jour

Jambes lourdes
Cèdre de l’Atlas : ¼ c. à thé
Cyprès toujours vert : ½ c. à thé
Géranium bourbon : ¼ c. à thé
Menthe poivrée : ½ c. à thé
Huile végétale : 3 c. à soupe de calophylle inophyle

Appliquer en douceur sur les jambes deux ou trois fois par jour.

Œdème des chevilles
Cèdre de l’Atlas : ½ c. à thé
Cyprès toujours vert : ½ c. à thé
Patchouli : ½ c. à thé
Menthe poivrée : ¼ c. à thé
Huile végétale : 1 c. à soupe de calophylle inophyle

Appliquer le mélange sur la ou les chevilles à traiter.

RECETTES AROMATIQUES
Pour soulager les varices, on retiendra particulièrement les huiles essentielles suivantes, en raison des propriétés indiquées :
Astringentes | Géranium bourbon | Cyprès toujours vert
Décongestionnants veineux | Cèdre d’Atlas | Cyprès toujours vert | Patchouli | Géranium bourbon
Réduit l’apparence bleutée des veines | Hélichryse italienne
Anti-inflammatoires | Lavandin super | Hélichryse italienne
Anti-douleurs | Menthe poivrée

Créer et s’inspirer de recettes printanières

Ma passion est d’inventer des recettes originales utilisant des ingré­dients que j’ai dans mon garde-manger, dans mes jardins et dans mes paniers BIO ou que j’ai cueillis dans la forêt ou achetés lors de mes visites au marché. J’aime la diversité et la nourriture savoureuse que je peux préparer avec des produits locaux tels que les herbes fraîches, les fleurs comestibles, les plantes sauvages, les fruits et légumes d’ici. Plusieurs recettes présentées dans mes sept livres de cuisine ont été inspirées par mes jardins florissants.

Le printemps est une saison d’abon­dance pour nous tous. L’eau d’érable qui est récoltée et le sirop d’érable sont riches en minéraux, électrolytes, phytohormones et polyphénols. Quel super cocktail de substances nutritives pour notre système immunitaire! C’est aussi le temps de l’année où faire des randonnées en forêt afin de trouver des crosses de fou­gère, riches en antioxydants, en oméga 3 et 6, en vitamine C et en minéraux. Les crosses de fougère, aussi appelées « têtes de violon », constituent un aliment santé de choix! Pensons « rhubarbe », plante qui pousse en abondance au mois de mai. Ses propriétés toniques, laxatives et antianémiques, ses antioxydants, sa teneur en vitamine C et ses fibres solubles font diminuer le cholestérol. Quel aliment bénéfique!

Les fraises sont parmi les premiers petits fruits à pousser dans nos champs. Avez-vous remarqué que tous ces aliments printaniers ont en commun une riche teneur en vitamine C? Ils sont pour la plupart diurétiques, riches en antioxydants et laxatifs. Le printemps est une saison qui nous appelle à nous purifier et à fortifier notre corps. Et voilà que, par pure magie, les premières récoltes dans notre région sont favorables au nettoyage et à la tonification de tout notre être.

Je m’inspire de nos produits locaux et des saveurs internationales; je les mélange, comme des notes pour écrire une chanson. Je m’inspire de ces ingrédients pour créer les mélan­ges à consommer aux prochaines étapes afin de connaître le succès. Je vous invite à essayer de nouvelles recettes, à vous inspirer de ce qui se trouve dans votre garde-manger et à choisir des aliments printaniers pour vous confectionner une soupe thaïe, un élixir à l’érable ou une salade aux têtes de violon.

Servez ces mets, garnis de violettes, de crocus ou de pensées miniatures, à vos convives.

VERSION TEXTE DE L’IMAGE CI-DESSUS :

Élixir à la fraise et à la rhubarbe
500 ml de rhubarbe
500 ml de fraises
12 cubes de glace
1 litre d’eau d’érable
125 ml (environ)
de sirop d’érable

Réduire en purée rhubarbe crue et fraises dans un mélangeur. Ajouter l’eau d’érable, le sirop d’érable et les glaçons. Servir frais dans une coupe à vin.

Soupe thaïe à la rhubarbe
1 litre rhubarbe
250 ml eau d’érable
250 ml lait de riz
5 ml pâte cari rouge
250 ml gruau, cuit
100 ml sirop d’érable
400 ml lait de coco
10 ml herbes salées
2 feuilles de lime kaffir

Faire cuire la rhubarbe dans l’eau d’érable durant 15 minutes. Ajouter le reste des ingrédients, sauf le kaffir, et passer le tout au mélangeur. Faire mijoter durant 20 minutes. Servir chaud ou froid.

Salade de têtes de violon
60 ml d’oignon rouge émincé
500 ml de pois mange-tout ou de haricots verts, cuits à la vapeur
250 ml de crosses de fougère, cuites deux fois
250 ml de pois chiches cuits
250 ml d’artichauts coupés en quatre
60 ml d’huile d’olive
2 citrons pressés
2 gousses d’ail hachées
5 ml de sel aux herbes
5 ml de poivre

Touiller les ingrédients dans un saladier.

Connaissez-vous…
Mes cours de cuisine végétarienne aux saisons? J’offre ces ateliers au centre Au Cœur du Saule. J’offre aussi des visites-conseil dans votre cuisine.

Attention!
Les têtes de violon peuvent être toxiques lorsqu’elles sont crues. Il faut les laver à grande eau et les faire bouillir deux fois durant trois minutes dans deux chaudrons.

Prends soin de ton corps, car c’est ton âme qui y habite!

La nature nourrit aussi bien la chair que l’âme et l’esprit. Respecte-la!

Avez-vous la « foie »? J’espère que oui, car tout passe par le foie, y compris les énergies négatives; il est le laboratoire de l’organisme. Après 24 heures sans mouvement digestif, constipation et mauvaises bactéries s’installent et on peut parler de mauvais métabolisme. Et voilà que votre microbiote fait des siennes… Situation encore pire si vous manquez d’AGE… AGE signifiant ici acide gras essentiel qui lubrifie tout ce beau mécanisme pour vous permettre de vieillir en santé.

Qu’est-ce qu’un sage?
C’est quelqu’un dont le gros intestin fonctionne bien!

La psychologie de l’intestin :
Les viscères sont tous les organes importants situés dans les cavités du corps humain. Dans le langage courant, on a tendance à considérer comme viscères uniquement les organes de la cavité abdominale, comme les intestins, le côlon, l’estomac, le pancréas, la rate, le foie. Mais il faut ajouter à cette liste les organes de la boîte crânienne (comme le cerveau) et ceux de la cage thoracique (poumons, cœur, trachée et oesophage), le tout dépendant du système nerveux.

Donc, voici la cause — puisqu’en naturopathie c’est la cause qui nous intéresse – de ce mauvais métabolisme. Les naturopathes forment en quelque sorte une section des enquêtes spéciales, car notre préoccupation première, c’est vous et la cause de votre mauvais état de santé. Le stress affecte votre santé. Il y a des enva­hisseurs qui attendent que vous leur donniez la clef pour s’activer. Les facteurs psychiques sabotent les fonctions digestives et entraînent des troubles du microbiote (votre flore microbienne).

Quelques semaines suffisent pour retrouver la vitalité, la ligne, la motivation et le désir, la résistance au stress et aux maladies.

Voici donc quelques conseils :
Réduisez fortement sucres et céréales (mêmes complètes) et vous perdrez vos kilos en trop. Vous serez aussi plus énergique et vous diminuerez l’inflammation et le risque de maladies.

Mangez suffisamment de protéi­nes et de bonnes graisses et vous stimu­lerez votre immunité.

Introduisez des activités ludiques dans votre quotidien et vous serez plus créatif et moins stressé, et vous garderez un cerveau fonctionnant à 100 %. Bougez!

CONSEIL PRATIQUE
La zonuline : Il existe maintenant une nouvelle méthode de dépistage de l’hyperperméabilité intestinale. Elle consiste à détecter la présence d’une protéine sécrétée par les entérocytes : la zonuline (biomarqueur de l’inflammation). L’orme rouge tapisse et hydrate les entérocytes de la muqueuse intestinale. C’est un allié précieux pour les tubes digestifs irrités et enflammés.

SAVIEZ-VOUS QUE…
La bactérie Helicobacter pylori est présente dans l’estomac de la moitié de l’humanité. La bactérie s’adapte à son hôte et se transforme avec lui. Notre microbiote intestinal peut peser jusqu’à deux kilos et il héberge environ 100 billions de bactéries. Un gramme d’excréments contient plus de bactéries qu’il n’y a d’être humains sur terre.

INSPIRATION
Tout comme un arbre dont les racines seraient malades, l’humain ne peut s’épanouir sans un système digestif sain. La population bactérienne qui se trouve dans l’intestin est comparable au terreau qui fournit aux racines habitat, protection, maintien et nourriture vitale.

LIVRE : Le syndrome entéropsychologique (GAPS), Dr Natasha Campbell-McBride, spécialiste en neurologie et en nutrition.

POUR EN CONNAÎTRE DAVANTAGE
L’épidémie mondiale d’obésité est souvent liée à une alimen­tation trop riche en sucre et en graisses, à un manque d’activité physique et à des facteurs génétiques. Un nouveau joueur s’impose : le microbiote intestinal.

https://www.youtube.com/watch?v=Mq-OsyxWT00

https://www.youtube.com/watch?v=Mq-OsyxWT00

IL L’A DIT…
« Nous ne sommes pas adaptés génétiquement aux aliments introduits dans notre nourriture au cours des dernières 10 000 années. » (Dr Michaël Rosenbaum) Livre de Jean Seignalet

Mon enfant est anxieux. Pouvez-vous m’aider?

Oui, l’homéopathie peut grandement aider les enfants aux prises avec ce problème. L’anxiété est, somme toute, de l’inquiétude causée par la crainte d’un danger réel ou appréhendé (irréel). Une des grandes inquiétudes de l’enfant, par exemple, est de se retrouver seul. Cette peur, il l’exprimera de plusieurs façons, par des cris, des pleurs, de la violence envers sa personne ou les autres, du repliement sur soi, etc., traduisant la sensation de panique qu’il ressent.

Cependant, en grandissant, si cette anxiété n’est pas résolue, des comportements d’évitement devant des situations telles que le rejet, l’abandon et la trahison se manifesteront tout au long de son développement, soit de l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Que ce soit à l’âge adulte ou durant l’enfance, on retrouvera la même sensibilité, la même anxiété qu’il faudra soigner!

La santé, comme la maladie, se manifeste au travers du corps et de l’esprit de chaque personne, et c’est pour cette raison qu’il est important de prendre en considération l’état physique, certes, mais aussi l’état psychologique et mental dans lequel l’enfant se retrouve durant les périodes d’anxiété. L’homéopathie sera pour ces enfants une médecine de choix. Cette approche conviendra aussi aux parents qui veulent une guérison profonde et durable pour leurs enfants, et ce, sans effets secondaires ni toxiques.

L’homéopathie, par son similimum, permettra à l’enfant de retrouver son équilibre physique et psychologique, de rehausser son énergie vitale et de stimuler ses défenses naturelles pour ainsi favoriser sa guérison.

« Sachons que les troubles anxieux affectent environ 12 % des Canadiens et Canadiennes […] Ensemble, les troubles anxieux sont les plus courants de tous les troubles mentaux ». (Agence de la santé publique du Canada)

Le remède homéopathique peut être utilisé sans contre-indication au traitement médical.

Aidons nos enfants à vivre sainement, librement, et ce, dès leur plus jeune âge afin qu’ils puissent faire face aux difficultés de la vie sans trop de heurts et se sentir en sécurité à la maison comme à l’école.

Bonne guérison!

COURS 101
Pendant une douleur aiguë, le remède est administré aux 10 à 20 minutes, selon la gravité et l’intensité de la condition. Un remède bien choisi peut agir rapidement, dans les minutes, voire les secondes, qui suivent. S’il y a amélioration nette dès les premières doses, ne pas répéter la prise, répéter seulement au retour de la douleur.

SAVIEZ-VOUS QUE…
L’homéopathie avait pignon sur rue à Montréal il y a plus de cent ans? En 1894, un groupe de médecins homéopathes décident de mettre sur pied leur propre hôpital. Situé sur l’avenue McGill, le Montréal Homoeopathic Hospital disposait de 50 lits vers 1908. En 1952, l’hôpital changea définitivement sa vocation et fut rebaptisé Queen Elizabeth Hospital.

CITATION
« L’homéopathie […] guérit un plus grand pourcentage de cas comparée à n’importe quelle autre méthode de traitement et elle est sans l’ombre d’un doute, plus sûre et plus économique et la plus complète des sciences médicales. » Mahatma Gandhi

POUR EN CONNAÎTRE
Vidéo du Dr Fisher. Recherches récentes sur les hautes dilutions.

https://www.youtube.com/watch?v=-rEtiOQOdlE&feature=player_detailpage

UN PEU D’HISTOIRE…
L’homéopathie a été fondée et élaborée par un médecin, Samuel Hahnemann, à la fin du XVIIIe siècle. Toute sa vie sera axée sur la recherche fondée sur la loi de la similitude, sur l’individualisation du malade, sur la notion de globalité et sur la connaissance et la préparation appropriée du remède.

Le pouvoir thérapeutique de l’animal sur l’humain

La zoothérapie
Madame S., atteinte de la maladie d’Alzheimer, ne sait plus ce qu’est un lapin; elle ne se souvient plus comment le flatter. Mais quand je pose l’animal sur son cœur, elle fredonne et le berce. Elle a sans doute déjà pris soin de sa famille. Grâce à ma formation et à mon expérience, j’ai su l’amener au-delà de sa maladie et de ce qu’elle n’est plus… pour qu’elle puisse communiquer à un niveau cœur à cœur, avec son être réel, son énergie.

Autiste, le petit bonhomme, G., n’établit pas de liens avec les animaux. Pourtant, il développe la capacité d’entrer en relation avec mon chien Bilou. Il se déplace avec lui et, lorsqu’il est assis près de lui, ses mains se promènent joyeusement sur la douce fourrure – un timi­de sourire! Il ne sait pas que c’est un chien, ne comprend pas ce que nous faisons, ne parle pas. Il est heureux d’être lui-même, tout simplement!

L’objectif ultime de toutes nos interventions en zoothérapie est d’améliorer la qualité de vie de nos clients tout en tenant compte de leurs limites, de leurs capacités et de leurs préférences. La réalité de la personne change avec la présence bienfaisante d’un animal.

La zoothérapie… jusqu’à moi
Depuis les années 1970, des hôpitaux, CHSLD, résidences-services et établissements psychiatriques d’Amérique du Nord, notamment des États-Unis, font appel à la zoothérapie pour atténuer les sentiments d’isolement et de stress chez leurs patients. Ce fut une découverte pour moi en 2009, alors que je me trouvais en transition professionnelle.

Jusque-là, je m’étais consacrée à la mise sur pied et à la coordination de Leucan Outaouais, pour œuvrer auprès des familles dont l’enfant a un cancer. Désirant passer à autre chose, ma recherche à partir des mots animaux et relation d’aide m’a amenée à zoothérapie, ce que j’appelle aujourd’hui le bien-être par les animaux.

Ce que le Dr B. Levinson, pédopsychiatre, a découvert dans les années 1950, je le vis tous les jours auprès de ma clientèle : un intérêt naturel de l’humain envers l’animal.

Les bienfaits de la zoothérapie
Ce que beaucoup de gens qualifient­ de flattage de toutous va bien au-delà du bien-être spontané qu’apporte la présence d’un animal; la vision de la zoothérapie a évolué depuis les années 1970 – je parle ici de l’amélioration ou du maintien au niveau psychologique, émotif, physique, cognitif et social.

Un récent article publié dans le magazine Science & Vie fait état d’une recherche qui a été faite pour démontrer les bienfaits de la zoothérapie auprès des enfants ayant un cancer. Il conclut à une baisse du taux de cortisol, du stress, du rythme cardiaque et du niveau d’anxiété des participants.

Les percées de la zoothérapie
Nous voyons maintenant des appli­cations pour des problématiques comme le TDA/H, l’anxiété, les troubles langagiers, les troubles d’apprentissage, la dynamique familiale, la fin de vie, le deuil.

Quand faire appel à un intervenant en zoothérapie?
Si vous aimeriez profiter d’un accompagnement pour passer au travers d’une réalité quotidienne ou d’un défi spécifique, consultez un spécia­liste. Pour travailler sur des objectifs spécifiques, il utilisera la présence de l’animal pour faire ressortir la motivation et le bonheur spontané nécessaires pour améliorer votre qualité de vie. Faites appel au bien-être par les animaux!

Les plantes médicinales, pas de simples plantes!

On appelle « simples » les plantes utilisées depuis l’antiquité pour leurs vertus médicinales.

Avez-vous déjà visité un jardin de plantes médicinales? Avez-vous déjà ressenti le lien sacré avec les plantes? Avez-vous déjà senti une profonde connexion avec ce que la Terre nous offre?

Pour ma part, à l’adolescence, durant mes cours d’économie, j’observais et rêvais devant un livre de plantes médicinales. Je voulais les connaître, les comprendre, me lier avec elles, ces belles fleurs soignantes. J’ai retranscrit ce livre de la bibliothèque, à la main en entier! J’en détiens encore la copie, seize ans plus tard! Je ne me doutais pas à ce moment qu’un univers sacré m’ouvrait ses portes.

Les plantes médicinales, un art ancestral
Les plantes soignent, ont toujours soigné et soigneront toujours. C’est comme si la nature avait la capacité de s’équilibrer au point où elle détient les remèdes pour les maux des hommes. Dans la plante, il y a du palpable : les molécules, les composantes, etc. Mais il y a aussi la magie; un être vivant qui en aide un autre par sa force et sa vitalité crées par les éléments (eau, terre, air, feu) et la vie!

D’hier à aujourd’hui, le sacré des plantes à l’honneur
Elles nous ont accompagnés depuis le début de notre histoire. L’homme de Neandertal a utilisé la centaurée (probablement pour panser ses plaies). Lors des pestes de Marseille, le vinaigre d’ail protégea la population. Durant la colonisation de l’Amérique, l’achillée millefeuille fut utilisée par les nouveaux arrivants­ pour faire baisser leur fièvre (les Amérindiens leur avaient transmis leurs connaissances). Les souffrances de certaines allumettières de Hull atteintes de nécrose maxillaire furent calmées en 1929 par le pavot somniferum.

Ce transfert de connaissances sert à notre survie, à notre autonomie, à notre bien-être! Merci à nos ancêtres! Si nous avons réussi à les utiliser jusqu’à aujourd’hui, malgré les oppositions rencontrées à diffé­rentes époques, c’est grâce à toutes les personnes qui ont transmis, souvent oralement, ce savoir : toutes ces mères, toutes ces sorcières et tous ces enseignants, ces malades, ces chamans et ces bons vivants de ce monde (pour n’en nommer que quelques-unes).

Les plantes médicinales : se relier au sacré
Aujourd’hui, il y a tant de stimuli, de technologie, d’invention, de nouveauté renouvelée et éphémère. Lorsque je m’énergise au contact du règne des plantes médicinales, lorsque j’approfondis mon lien avec elles, je me connecte au passé, au présent, au futur, et cela est très ressourçant pour moi, car c’est à mon avis une des vraies choses de la vie. Cela me lie au sacré; nous en avons tellement besoin de nos jours pour nous sentir connectés à notre vérité. Je ne peux m’empêcher de considérer ces plantes comme des entités, des alliées qui ont même une personnalité : douce et réconfortante camomille, fort et rigoureux romarin.

Au quotidien, les infusions de plantes ont de nombreuses propriétés thérapeutiques, tout en apportant bien-être, réconfort et santé. Tomber sous leur charme, c’est se connecter à elles, les remercier et comprendre qu’elles nous aident à créer un équilibre.

Utilisé par les hommes depuis toujours, l’univers des plantes médicinales est un univers fantastique, et je vous invite à le découvrir. Nous avons hérité d’un savoir riche et ancestral. Utilisons-le!

Pour nous, il est important que les connaissances ancestrales de l’herboristerie et des médecines traditionnelles se rendent jusqu’aux générations futures. C’est grâce à elles que l’humanité a pu, en grande partie, traverser le temps et que nous sommes ici aujourd’hui.
Natacha Imbeault, directrice de l’Herbothèque

Faire ses propres tisanes fraîches, rien de plus simple!

Avec le printemps qui approche à grands pas, nombreux sont ceux qui ont commencé à planifier leur jardin potager et à acheter des semences, s’ils n’ont pas déjà démarré leurs semis à la maison. On pense géné­ralement aux légumes et aux fleurs, parfois à certaines plantes condimentaires, mais qu’en est-il des plantes médicinales? Souvent oubliées à notre époque, ces plantes furent pourtant pendant des siècles parmi les plus importantes du potager, plantes salvatrices côtoyant plantes nourricières, main dans la main pour la plus grande santé de l’homme.

Pendant la belle saison, n’aimeriez-vous pas avoir la chance de simplement parcourir vos plates-bandes afin d’y cueillir quelques feuilles ou fleurs fraîches et d’en faire immédia­tement une bonne tisane pleine de vitalité, à la fraîcheur inégalée, bio et plus que locale? Loin d’être un projet irréaliste, et peut-être même en incluant quelques plantes que vous avez déjà dans votre jardin, il est facile de planifier d’inclure dans votre aménagement quelques plantes médicinales, tant pratiques que délicieuses, que vous pourrez dégus­ter en infusion tout l’été durant.

Qu’elles soient regroupées (dans une même plate-bande, une roue de médecine ou une autre section bien à elles) ou mélangées aux autres plantes du jardin (les plantes médi­cinales font d’ailleurs très bon compagnonnage avec les légumes et les fruits du potager et sont de merveilleuses plantes « bouche-trou » pour compléter un rang ou mettre dans un coin oublié…), elles doivent être faciles d’accès pour leur récolte au fil de la saison. Souvent une ou deux plantes de chaque variété est suffi­sante pour la consommation courante d’une maisonnée, à moins qu’il ne s’agisse d’une plante qu’on ne se lasse pas de boire au quotidien! De plus, ces plantes seront faciles à cultiver, sans besoins particuliers, mis à part un bon sol et un peu d’amour. On pourra souvent trouver au centre-jardin des petits plants prêts pour la plantation ou encore, pour ceux qui veulent bien se donner la peine de faire leur propre semis, un grand choix de graines chez les semenciers spécialisés (pour de bonnes référen­ces n’hésitez pas à me contacter).

Voici quelques exemples de plantes dont l’infusion sera agréable et que je vous conseille particulièrement de garder à portée de main en les cultivant chez vous :

Simplement pour le plaisir et la détente : basilic thaï, verveine citronnée, lavande, menthe douce, stevia

Pour une meilleure digestion : fenouil, hysope à l’anis, mélisse, menthe poivrée, gingembre

Pour maman et bébé : camomille, cataire, bourrache

Pour bien dormir : camomille, scutellaire, lavande

Comme petit coup de pouce au système immunitaire : thym, romarin, sureau, tulsi

En cas de coupure, de brûlure, de piqûre d’insecte : plantain, calendule

Pour contrer les vagues de chaleur de la ménopause : sauge

Pour réduire les migraines : grande camomille

Sans oublier ces grandes alliées de tous les jours, mais en prenant soin de les garder loin du potager pour ne pas s’y piquer les doigts (et se faire envahir) : ortie et framboisier (feuilles)…

En espérant vous avoir donné l’envie et la motivation de tenir votre petit lot de plantes médicinales à la maison et, surtout, de faire vos propres tisanes maison. Aussi délicieuses et bienfaisantes que soient ces cadeaux de la nature, les voir pousser en les cultivant soi-même permet de les apprécier encore plus!