Qui êtes-vous? Qui sommes-nous?

Les réponses possibles à cette question sont, bien entendu, multiples en fonction de notre point de vue.

Compte tenu de l’état actuel des connaissances dans le domaine de la santé, ma réponse à cette question est la suivante : chacun de nous est l’expression de la vie, cette force innée et intelligente, au travers de nos gènes et de notre environnement.

Arrêtez-vous un instant et réflé­chissez bien aux implications de cet énoncé.

Mes gènes sont-ils adéquats?
Est-il possible que les causes des diverses souffrances humaines, de maladies chroniques comme la fibromyalgie, le diabète, les maladies cardiovasculaires ou auto-immunes, l’arthrite rhumatoïde, le syndrome de fatigue chronique, la maladie d’Alzheimer et le cancer, par exemple, puissent être liées à des changements dans mon environnement?

Réalisons que cette force de vie, c’est notre docteur intérieur. C’est elle qui anime notre corps et qui en régularise toutes les fonctions. Elle sait déjà tout ce que les chercheurs découvriront demain. Elle seule sait guérir. Cette force étant innée, nous la possédons tous au même degré.

Les recherches sur le génome humain­ nous apprennent que seulement 5 % des maladies sont vraiment liées à des défauts génétiques et que tous les autres dysfonctionnements (95 %) sont des effets épigénétiques, c’est-à-dire des effets directs de l’environnement sur l’expression des gènes.

Même si nous avons certaines prédispositions génétiques à divers problèmes de santé, celles-ci peuvent rester silencieuses si notre environnement cellulaire est adéquat. Les gènes ne s’activent ni se désactivent d’eux-mêmes. Un déclencheur environnemental est nécessaire. Il importe donc de déterminer quels sont les facteurs environnementaux qui affectent votre santé, votre expression génétique, et ce, à chaque instant de votre vie.

Vous avez un environnement exté­rieur comprenant la qualité de l’air, de l’eau, des aliments que vous consommez. Votre niveau d’exposition à diverses toxines, microbes, métaux lourds, OGM, pesticides, herbicides, antibiotiques, hormones… l’état de votre biomécanique corporelle, l’effet cumulé des divers traumatismes, chutes, accidents au fil de votre vie. Votre environnement intérieur comprend chacune de vos pensées, émotions, croyances conscientes et inconscientes, votre perception du stress de votre vie courante.

Chacun de ces éléments a un effet direct sur l’expression de vos gènes, sur la facilité avec laquelle votre guérisseur intérieur saura maintenir ou rétablir l’équilibre.

Il faut comprendre que l’étiquette ou le diagnostic posé sur l’ensemble des symptômes d’une condition ne nous dit rien sur la ou les causes de cet état. Il y a toujours des causes à nos dysfonctionnements. Il est important de les identifier.

Mentionnons à titre d’exemple le cas de la Dre Terry Wahls qui, en dix mois seulement, est parvenue à sa grande surprise à renverser son état débilitant de sclérose en plaques avancée en changeant son environnement cellulaire à tous les niveaux. Saviez-vous que l’on recense statistiquement plus de cas de maladie de Parkinson chez les fermiers et chez les travailleurs affectés à l’entretien des terrains de golf? Leur capacité à éliminer les toxines environnementales ne suffit pas à la demande. Que dire des nombreux cas de cancer renversés, parmi les pires pronostics, répertoriés dans l’excellent livre de Kelly Turner, Ph. D., intitulé Rémission radicale : les 9 facteurs clés chez ceux qui s`en sortent. Sept facteurs sur neuf sont d’ordre mental, émotionnel et spirituel, les deux autres étant l’exercice et l’alimentation.

Chacun de nous est un continuum énergétique intelligent en cons­tante évolution et adaptation. C’est notre responsabilité individuelle d’améliorer quotidiennement notre environnement cellulaire et celui de notre planète. De nombreux choix s’offrent à nous. Nous ne sommes plus victimes de nos gènes. Soyons proactifs. La prévention, c’est maintenant. De nombreux professionnels de la santé sont à votre service pour vous guider dans cette optique. Afin d’approfondir ces concepts, je désire porter à votre attention l’excellent DVD paru récemment, intitulé HEAL Documentary : Change Your Mind. Change Your Body. Change Your Life. Une belle brochette d’experts dans le domaine, dont Bruce Lipton, Ph. D., Deepak Chopra M.D., Gregg Braden, Marianne Williamson, Dr Joe Dispenza et plusieurs autres.

Bonne saison estivale vivifiante à tous!

Références
Dawson Church, Le génie dans vos gènes
Bruce Lipton, La biologie des croyances
Kelly Turner, Rémission Radicale
Terry Wahls, The Wahls Protocol

Enfants + mélatonine = danger?

La mélatonine, vous connaissez? C’est l’hormone du sommeil. Une hormone que nous produisons tous naturellement. Parfois, cela peut être plus difficile – lors de décalages horaires, de changements de saison, de périodes de transition, de débalancements hormonaux, d’avancement en âge, etc. Dans ces cas, ou encore pour faire le sevrage graduel d’un somnifère chimique, on peut opter pour un supplément de mélatonine. Toutefois, comme pour les médicaments plus chimiques, ce supplément ne devrait être utilisé que sur une brève période – géné­ralement moins de trois mois. On remarque pourtant une démocratisation croissante de la prescription de suppléments de mélatonine sur de plus longues périodes et à une échelle de plus en plus large, même chez les enfants. Est-ce vraiment sans danger pour eux?

Quand on a levé l’interdiction de vente de la mélatonine au Canada, on a émis des mises en garde pour les femmes enceintes ou en âge de procréer et pour les enfants. Il n’existe encore à ce jour aucune preuve de son innocuité chez de petits êtres en pleine croissance. N’oublions pas que, bien qu’il s’agisse d’un supplément dit naturel, la mélatonine est une hormone. Or, le corps d’un enfant en pleine croissance fonctionne à plein régime. Il a donc habituellement tout ce qu’il faut pour produire ses hormones naturellement. Si celles-ci ne se sécrètent pas normalement, c’est davantage du côté des habitudes de vie (routine, exposition à la lumière, activité physique, alimentation, heures de lever et de coucher, nombre d’heures de sommeil, temps passé dehors, etc.) qu’il faut d’abord regarder. Même des enfants aux prises avec le TDA(H) arrivent à avoir un sommeil de très bonne qualité quand ces facteurs sont bien contrôlés. Dans la presque totalité des cas, s’il s’agit d’une option facile à court terme, la supplémentation en mélatonine n’est pas nécessaire chez l’enfant, et nous n’avons aucune garantie qu’elle ne lui sera pas nuisible.

Pour que la production hormonale soit normale et maximale chez un enfant, il lui faut des conditions favorables pour que son corps puisse bien faire son travail. Ces conditions, c’est avant tout aux parents de les créer et de les enseigner et, s’il y a garde partagée, il est important de maintenir une constance sur le plan du sommeil parce que, si la science ne sait pas encore si la substance elle-même peut être ou non nocive à l’enfant, nous avons la certitude que la mélatonine lui est nuisible sur un plan, celui d’apprendre natu­rellement à bien dormir.

En effet, l’apprentissage du sommeil doit se faire en bas âge, car bien que le besoin de sommeil soit inné, le savoir dormir, comme le savoir marcher, doit être acquis. Donner à un enfant un coup de pouce synthétique pour l’aider à dormir risque d’envoyer un message clair à son cerveau : « Je n’ai pas la capacité naturelle de dormir. Sans mon comprimé, c’est impossible. » À force de faire cette association, l’enfant (comme l’adulte) pourrait développer une insomnie persistante et une dépendance à son supplément. Il risque de perdre confiance en sa capacité naturelle de dormir. Ce conditionnement pourrait même se traduire, à l’adolescence, par une descente vers l’insomnie chronique.

Que faire si un enfant a un peu plus de mal que les autres à trouver le sommeil? Il faut d’abord lui fournir le cadre et les méthodes appropriés, lui apprendre l’importance, les fonctions et le plaisir du sommeil et lui enseigner à bien dormir naturellement. Pour cela, il faut déjà savoir, comme parent, quels sont les facteurs à considérer. Or, dans bien des cas, le parent doit lui-même réapprendre à dormir!

L’achat local dans tout son sens

Nous avons tous entendu parler de l’importance d’acheter localement notre nourriture. Qu’en est-il des autres produits destinés à la consommation tels que les produits corporels, thérapeutiques, netto­yants ainsi que les suppléments, les vêtements, etc.?

Pourquoi consommer des produits locaux?

  • Pour la fraîcheur, le goût et la qualité des aliments/ingrédients.
  • Pour préserver l’environnement : réduire notre empreinte écologique en réduisant le transport (kilométrage alimentaire de 2 500 km en moyenne!). Une contribution significative à la réduction des produits pétroliers et des gaz à effet de serre.
  • Pour soutenir l’économie locale : permet de soutenir les agriculteurs et les producteurs locaux, d’assurer notre souveraineté alimentaire/médicinale et de faire rouler l’économie de nos communautés.
  • Pour faire des économies : bénéficier de prix avantageux et consommer des produits de saison au moment où ils sont au prix le plus bas parce qu’ils sont disponibles en abondance.
  • Pour préserver sa santé : certains végétaux peuvent perdre une partie de leurs vitamines au cours de leur transport ou de leur stockage.

Où faire attention?
Le terme « local » ne veut pas automatiquement dire que les aliments, les produits de santé ou corporels, etc. sont issus d’une agriculture diversifiée ou biologique. Ce terme est souvent employé pour décrire des produits qui ont uniquement été préparés ou transformés localement, en utilisant principalement des ingrédients importés. Peut-on dire qu’on contribue aux vraies valeurs de « l’achat local » lorsqu’on achète des produits simplement fabriqués, mais non cultivés, localement?

À mon avis, non! Pour que l’achat local ait une vraie répercussion économique et environnementale, il faut appliquer la définition pour ses vraies valeurs et prendre le temps de réfléchir à la provenance de nos achats et à la qualité des ingrédients que nous utilisons.

En plus de tous les avantages énumérés plus haut, en achetant des produits locaux faits avec des ingrédients locaux, vous :

  • Réduisez énormément la chaîne d’intermédiaires entre l’agriculteur et vous, ce qui vous donne accès à un produit extrêmement frais et vivant et, dans la majorité des cas, un produit d’une qualité incroyablement plus élevée. Au lieu d’aller dans les poches de tous les intermédiaires, ce qui laisse un faible pourcentage pour couvrir les frais de production, votre argent sert directement à payer pour le produit. Sans compter que des ingrédients « vides », comme de l’eau, des dérivés du pétrole ou encore des ingrédients chimiques tels que les parfums, se retrouvent beaucoup trop souvent dans la majorité des produits de santé dits naturels.

Le jeûne – Un hommage à la vie

Le jeûne revient à la mode par les temps qui courent. Que ce soit pour des raisons préventives, thérapeutiques ou spirituelles, cette pratique ancestrale de purification est revisitée et modernisée.

En naturopathie et en science ayurvédique, le jeûne intégral ou intermittent est salutaire et sécuritaire si les règles sont respectées. Il faut savoir que la clé qui maintient l’équilibre de la santé globale et qui restaure la régénération cellulaire repose sur la capacité de désintoxication du corps. Or, le jeûne sous toutes ses modalités enclenche les processus d’auto-guérison, d’auto-purification et d’auto-régulation. Le jeûne est un outil de revitalisation qui invite le corps ainsi que l’esprit à se libérer de leurs impuretés pour se régénérer.

La santé dépend non seulement du degré de toxicité cellulaire (Amas), mais aussi de la quantité et de la qualité de la force vitale (Prana) qui nous habite. Tout s’harmonise autour du rendement de cette force vitale qui, grâce au feu digestif (Agni), métabolise les nutriments, rétablit l’activité de la mitochondrie cellulaire et gouverne l’expression de notre bagage génétique. Nos pensées et nos émotions sont également libérées par Agni. Quand ce feu intérieur est sain, le lâcher-prise devient plus facile. Nous pouvons demeurer dans le courant du moment présent puisque l’énergie circule de façon plus fluide dans les circuits (Nadis) de notre structure bioénergétique.

Pendant le jeûne, nous préservons ce qu’on appelle en sanskrit Ojas, l’éclat lumineux de notre essence naturelle. Le corps s’affine et le mental s’apaise. Les idées deviennent plus claires et la mémoire plus active. L’esprit s’élève, l’imagination devient plus vive et l’humeur plus joyeuse. Nous nous tournons spontanément vers ce qui est vivant à l’intérieur de nous, vers ce qui est essentiel. Et, dans ce climat de retour à soi, le cœur s’ouvre, ce qui nous donne un sentiment de bienveillance, de confiance, d’allégresse et de bien-être.

Grâce au jeûne, toutes les couches de notre être — physique, mentale, psychologique et spirituelle — se mobilisent pour se mettre au service de la Vie. Donner un sens plus profond à la pratique du jeûne, c’est lui redonner son plein pouvoir. Celui de nous reconnecter à notre pureté, la partie de nous qui veut connaître l’expansion et faire place à l’essence. C’est une offrande à la vie, un geste d’humilité face à ce qui est appelé à être abandonné et à ce qui veut renaître.

Huiles essentielles et soulagement de la douleur

Notre corps physique, ce temple sacré rempli de sensations et d’émotions, est notre messager. Il nous communique à chaque instant des messages remplis d’intensité — doux, agréables,  forts ou désagréables selon l’expérience vécue — nous invitant  à l’écouter. Si on néglige de l’écouter et d’en prendre soin, il finit par nous crier ses besoins d’amour, de repos, d’écoute et de respect de nos limites — par des douleurs et des maladies.

Les huiles essentielles peuvent constituer une façon naturelle et efficace d’en prendre soin et de soulager les douleurs qu’il exprime. En voici quelques-unes qui sauront vous soulager et vous réconforter.

Eucalyptus citronné (Eucalyptus citriodora) est antispasmodique, anti-inflammatoire et antalgique, efficace pour traiter l’arthrite, la tendinite, la sciatique, les rhumatismes et les douleurs musculaires.

Gaulthérie couchée (Gaultheria procumbens) est antalgique, antispasmodique et antirhuma­tismale, efficace pour traiter la tendinite, l’arthrite, les rhumatismes, l’arthrose, les crampes et les contractures musculaires.

Menthe poivrée (Mentha piperita) est anesthésique, analgésique et anti-inflammatoire, efficace pour traiter la névralgie, la sciatique, l’arthrite, les rhumatismes, la ten­dinite et les douleurs musculaires.

Lavande vraie (Lavandula angustifolia) est antispasmodique, antalgique et décontractante musculaire, efficace pour traiter les crampes, les spasmes, les douleurs musculaires et les rhumatismes.

Laurier noble (Laurus nobilis) est antalgique et antinévralgique, efficace pour traiter l’arthrite, les rhumatismes, la névralgie, les douleurs musculaires et la polyarthrite rhumatoïde.

Ces huiles essentielles peuvent être utilisées seules ou en synergie. Vous pouvez mélanger entre 50 et 75 gouttes d’huiles essentielles à 15 ml d’huile végétale (1 c. à table) et appliquer localement une petite quantité de ce mélange synergique 2 à 5 fois par jour, selon les besoins. Le choix d’huiles végétales peut aussi optimiser votre synergie – par exemple l’huile d’arnica ou de millepertuis, aux vertus anti-inflammatoires.

Certaines précautions d’emploi s’appliquent. En cas de doute, référez-vous à un aromathérapeute.

Choisissez en pleine conscience le bien-être et prenez soin de vous dans la douceur et la compassion!

Le microbiome — Nourrissez-vous bien vos bactéries?

Le microbiome, anciennement connu sous le nom de flore intestinale, est constitué des milliards de bactéries qui nous habitent et sans lesquelles nous ne pourrions survivre. Nous aurions en nous autant sinon plus de bactéries que de cellules, ce qui pourrait représenter jusqu’à 2,5 kg. Quand nous mangeons, elles mangent aussi. On parle de suppléments  et de probiotiques, mais on parle rarement de ce que nos chères « colocataires » aiment manger.

Les bactéries
Nous avons souvent considéré­ les bactéries comme étant « méchantes » et responsables de différentes maladies, d’où le besoin de les éliminer. Mais en les percevant ainsi, on se cause bien du tort. Nos microbes nous aident à digérer, à avoir de l’énergie, à produire des vitamines, à réguler notre appétit, à renforcer notre système immunitaire pour nous défendre contre les mauvaises bactéries. Les bactéries mangent comme n’importe quel autre organisme. Les bonnes bactéries vont utiliser nos déchets pour en faire des nutriments, tandis que les mauvaises mangent nos nutriments et en font des toxines.

Nourrir son microbiome
Notre microbiome a besoin d’être nourri, mais bien souvent on le prive de ses nutriments essentiels. Qu’est-ce que ça mange, des bonnes bactéries? Des FIBRES!!! Surtout celles de végétaux, dont les légumes et les fruits. C’est ce qu’on appelle les prébiotiques. Il s’agit de fibres non digestibles, connues également sous le nom d’oligosaccharides. Malheureusement, notre alimentation en contient souvent trop peu, ce qui aggrave les problèmes digestifs et l’inflammation, affaiblit notre système immunitaire, rend la perte de poids plus difficile et augmente le risque de maladies chroniques. Pour s’aider à avoir un microbiome bien diversifié, il faut avoir une alimentation très variée afin de fournir à nos bactéries leur nourriture préférée et faire plaisir au plus grand nombre possible de bonnes bactéries.

Nous savons tous que les probio­tiques sont importants, qu’ils proviennent d’aliments fermentés comme la choucroute, le kombucha, le kéfir ou d’un supplément, mais ce sont les prébiotiques qui vont les nourrir. En combinant les deux, vous obtiendrez de biens meilleurs résultats. Puisque ces fibres ne sont pas digérées, elles deviennent la source de nutriments pour nos bonnes bactéries. Chouchouter son microbiome, c’est prendre soin de sa santé.

Le sommeil… un grand bal hormonal

On associe souvent le printemps aux poussées d’hormones, mais qu’en est-il du sommeil? À la base d’une bonne immunité, du ralentissement du vieillissement, du bon fonctionnement du cerveau et du système cardiovasculaire, le sommeil est effectivement le fruit d’un grand bal hormonal.

Les mécanismes naturels qui engendrent le sommeil impliquent certes la mélatonine (hormone du sommeil), mais aussi plusieurs autres hormones : l’hormone de croissance, la prolactine, la TSH, l’hormone lutéinisante, l’œstrogène, la testostérone, l’ACTH, la sérotonine, l’angiotensine, l’aldostérone, l’insuline, le cortisol, etc. Un débalancement hormonal peut donc affecter le sommeil. D’ailleurs, bien des femmes se plaignent de troubles de sommeil à la ménopause. Pour contrer ceux-ci, plusieurs préconisent la prise de suppléments de mélatonine. Cependant, au même titre que la médication chimique, cette option ne devrait être qu’une « solution » temporaire accompagnant une stratégie visant à favoriser le rééquilibrage naturel du corps.

Étant donné que la sécrétion hormonale résulte de certains stimuli – lumière, obscurité, sons, émotions, nourriture, exercice, etc. –, on peut la favoriser ou la stopper pour contribuer à l’amélioration du sommeil. Pour obtenir l’effet escompté, on optera pour des actions et des expositions à certains stimuli à des moments précis. Par exemple, en sachant que la sécrétion de la mélatonine s’enclenche dans l’obscurité et atteint un pic entre 2 h et 4 h du matin, on peut planifier ses expositions à la lumière et à l’obscurité et son horaire de sommeil en conséquence. Il faut miser sur la tombée du jour pour laisser le corps libérer naturellement sa mélatonine, tout en ne tardant pas trop à aller se coucher, sans quoi, vers le milieu de la nuit, c’est le cortisol – hormone du stress et de l’éveil – qui prend le relais pour nous préparer au matin, rendant l’endormissement plus difficile. Le soir venu, on limitera l’exposition à la lumière artificielle et à la lumière bleue émise par les écrans (téléviseur, ordinateur, téléphone) pour ne pas inhiber la production de mélatonine. Si on ne respecte pas ces facteurs de base, on entrave soi-même son processus naturel de production de mélatonine. Prendre un supplément devient ainsi absurde…

Cela est d’autant plus vrai chez les enfants : en pleine croissance, ils ont une capacité de sécrétion hormonale maximale. À moins qu’ils ne soient atteints d’une condition particulière, ils ne devraient pas avoir besoin de supplémentation hormonale. Prescrire de la mélatonine à un enfant pourrait même lui être néfaste.

En ce qui concerne l’alimentation, on peut recommander plus de magnésium, de même que le contrôle de l’apport glycémique tout le long de la journée afin d’éviter les variations brutales de la sécrétion de l’insuline et, de ce fait, celles de l’énergie. Bien que la quantité de glucides nécessaire quotidiennement à chaque personne varie selon l’âge, le sexe, la taille, le poids et le niveau d’activité physique, il a été établi que les besoins généraux des adultes se situent entre 45 et 75 g par repas et entre 14 et 30 g par collation, au besoin. En utilisant une juste répartition des glucides, on parvient à maintenir une énergie constante pour vaquer à ses occupations le jour, de manière à préserver un niveau d’activité qui contrastera suffisamment avec le ralentissement de fin de journée, indiquant au corps qu’il est temps de se préparer au sommeil.

Pour bien dormir, il faut donc mettre toutes les chances de son côté : opter pour des exercices, des sons, des images/couleurs, des odeurs, des sensations, des boissons et des aliments favorisant la production d’hormones apaisantes. Il faut aussi marquer clairement le contraste entre le jour et la nuit en se mettant en action dès l’éveil, tout en restant dynamique toute la journée, pour finalement ralentir et « déconnecter » en soirée. Sans oublier, bien sûr, d’éviter les situations et pensées stressantes le soir pour ne pas activer la production du cortisol à l’heure du coucher!

Protéger la santé des enfants vulnérables

Le Rassemblement Électro-Sensibilité Québec (RESQ) salue le dépôt aujourd’hui par le député de la circonscription de Borduas, M. Simon Jolin-Barrette, d’une pétition de 1 100 signataires réclamant des accommodements permettant aux enfants et adolescents électrohypersensibles (EHS) du Québec de fréquenter l’école sans nuire à leur santé.

Le recours aux technologies câblées ainsi que l’interdiction des technologies sans fil sont des mesures déjà mises en place dans les écoles et garderies de certains pays, ou en voie de l’être (voir l’annexe). Par exemple, en France, depuis 2016, le Wi-Fi est interdit dans les garderies et encadré au primaire. À partir de septembre 2018, l’usage du cellulaire y sera  interdit au primaire et au secondaire. Aux États-Unis, le Maryland recommandait fin 2016 la réduction du Wi-Fi à l’école. De plus, le Département de la Santé publique de la Californie publiait avant les Fêtes des recommandations sur l’usage prudent du cellulaire, mentionnant que cette technologie pourrait poser un risque accru pour les enfants.

Le RESQ souligne que ces politiques ont été adoptées ailleurs dans le but d’accommoder les enfants et les jeunes EHS, mais aussi dans le but de protéger tous les enfants et les jeunes de l’exposition aux champs électromagnétiques dans les établissements pré-scolaires et scolaires. Elles contribueront à préserver la santé des générations  à venir. Le RESQ souhaite vivement que le gouvernement tienne compte des problèmes de santé vécus par les enfants et les jeunes d’âge scolaire affectés par les rayonnements électromagnétiques dans nos établissements d’enseignement. Nous faisons appel aux élus de l’Assemblée nationale afin que les droits fondamentaux à l’éducation et le droit de tous à un environnement sain soient respectés.

Pour plus d’information
Rapport du Groupe de travail, Gouvernement de l’Ontario, 2017 :
Le temps est au leadership : reconnaître et améliorer les soins pour les personnes atteintes d’encéphalomyélite myalgique/du syndrome de fatigue chronique, de fibromyalgie, et de manifestations d’intolérance au milieu/de sensibilité chimique multiple – Rapport de la première étape. Note : le rapport précise qu’« intolérance au milieu » renvoie aux champs électromagnétiques.

Le rayonnement électromagnétique de radiofréquences et la santé des Canadiens. Comité permanent de la Santé, Chambre des Communes, gouvernement du Canada, 2016

Quand l’environnement rend malade, UQAM, 2012

Directive de l’Association médicale autrichienne pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé et des maladies liées aux champs électromagnétiques (syndrome CEM), 2012

Sears, M. Le point de vue médical sur l’hypersensibilité environnementale,  Commission canadienne des droits de la personne, 2007

En France :
Loi Abeille, France, 2015 : LOI n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques (1)

2017 – le gouvernement français annonce que l’usage du téléphone cellulaire sera interdit dans les écoles primaires et les collèges à partir de la rentrée scolaire de 2018.

2015 – France : règlement interdi­sant­ le Wi-Fi en garderie, en limitant l’usage au primaire

Rapport, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (ANSES) sur les enfants, 2016 : Exposition des enfants aux radiofréquences : pour un usage modéré et encadré des technologies sans-fil

Jugement de tribunaux :
le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse reconnaît l’électrohypersensibilité comme étant un handicap, 2015

le Tribunal de Grande Instance de Grenoble interdit, le 20 septembre 2017, à la SA ENEDIS (qui gère l’électricité en France) d’installer un compteur intelligent chez un couple avec un enfant électrosensible.

Aux États-Unis :
Maryland, États-Unis, 2016 :
Wi-Fi Radiation in Schools in Maryland Final Report, Maryland Children’s, Environmental Health and Protection Advisory Council

En Californie, le département de santé publique publie des lignes directrices sur l’usage prudent du cellulaire, et s’inquiète des effets possibles sur la santé des enfants (2017).

Ottawa Montréal, 240 km à pied

La marche est une activité qui compte un nombre toujours croissant d’adeptes dans la région et ailleurs. Le Chemin des Outaouais organise une marche qui a comme point de départ Ottawa pour se terminer à Montréal. Le concept du projet s’est inspiré du modèle qu’on retrouve sur le chemin de Compostelle. Les gens qui entreprennent cette marche pèlerine le font pour diverses raisons.

Pour certains, c’est un pèlerinage religieux ancré dans sa foi chrétienne.

Pour d’autres, c’est une marche qui s’inscrit dans une démarche spirituelle plus large.

Ou encore il s’agit d’un défi physi­que, une approche reliée à la santé.

Peut-être aussi qu’il s’agit d’une forme de tourisme caractérisé par sa simplicité et la rencontre de l’autre.

Depuis 2005, à chaque année, quelques 150 pèlerins entreprennent ce chemin qui longe la rivière des Outaouais sur la rive ontarienne, puis à bord d’un traversier rejoignent la rive québécoise de Cumberland à Masson, pour faire l’inverse de Montebello à Lefebvre et finir avec une dernière traversée de Hudson à Oka.

À chaque jour, du 15 mai au 18 juin, un groupe de 6 personnes s’engage sur le chemin des Outaouais. Le point de départ se fait à la cathédrale d’Ottawa pour finir à l’Oratoire St-Joseph à Montréal. La plupart du temps on se retrouve dans un groupe d’inconnus qu’on découvrira au cours du trajet. Il arrive aussi qu’un groupe de deux à six personnes qui se connaissent s’inscrivent profitant ainsi de cette expérience unique pour vivre ensemble une aventure hors du commun. Certaines préfèrent la marche solitaire, d’autres aiment discuter en marchant ou encore tantôt l’un, tantôt l’autre. Certaines se mettent en marche tôt le matin, d’autres préfèrent prendre leur temps. Le rythme de marche, ainsi que le besoin de prendre des pauses varie selon chacune. Ce qui importe surtout c’est de respecter son propre rythme. Chacune est appelé à le vivre à sa façon avec des objectifs, des motivations et un style qui lui appartient. Qu’il s’agisse d’un pèlerinage pour l’une ou d’une marche pour l’autre, le chemin est une démarche unique pour la personne qui le vit.

Le périple se fait en 12 étapes se terminant à chaque jour dans un logement empreint de simplicité et surtout accessible par son coût minime.

Souvent les marcheurs cuisinent un repas en groupe, sortent au resto ou se contentent de menu victuailles qu’ils ont apporté dans leur sac à dos. Il arrive aussi qu’un repas soit offert par les hôtes du gite.

Souvent des candidats intéressés hésitent à s’inscrire, convaincus qu’ils n’arriveraient pas à marcher une vingtaine de kilomètres à chaque jour. Pour permettre une mise en forme, des bénévoles du Chemin des Outaouais organisent des marches préparatoires. En plus de se mettre en forme, on y rencontre des gens sympathiques qui vous partageront leur vécu lors de multiples marches en divers endroits dans le monde.  Souvent, c’est  le Chemin des Outaouais leur a donné le goût d’en entreprendre d’autres.

Quelle que soit la raison qui vous a incité à entreprendre le chemin, il est fréquent d’y trouver autre chose. La rencontre et les échanges avec nos compagnes et compagnons de voyage nous amène parfois à considérer nos certitudes avec un regard neuf. Ces douze journées viennent avec des inconvénients à affronter dont; porter tout ce dont on aura besoin sur son dos, les intempéries, la fatigue, dormir sur un matelas à même le plancher dans une salle commune, parfois des douleurs et inconforts, parfois lutter contre l’envie d’abandonner. Pourtant, la camaraderie et l’entraide qui naît sur le chemin portera la très grande majorité des marcheurs à destination. Au final, le chemin vous aura apporté beaucoup plus que ce que vous aviez au départ espéré y trouver. Arrivé à destination, vous aurez bâti de nouvelles amitiés, aurez découvert que vous étiez plus fort que vous ne le croyiez, saurez si vous entreprendrez d’autres marches et que peut-être, à votre insu, le chemin sera devenu méditation ou prière.

Les inscriptions pour ce pèlerinage se feront à compter du 15 janvier 2018 à partir du site : www.chemindesoutaouais.ca

La fonte, médecine chinoise et huiles essentielles

L’arrivée du printemps réveille en nous cette envie de temps chaud qui s’annonce lentement mais sûrement. L’air est plus humide et, par temps humide, le corps peut avoir certaines réactions. Voici donc quelques solutions naturelles pour les soulager :

Allergies : Mélanger 2 gouttes de Lavande, de Citron et de Menthe Poivrée à une cuillère à table d’huile de coco fractionnée et appliquer une petite quantité aux sinus et sous les pieds durant la saison des allergies.

Sensibilité dans les articulations :
Mélanger 2 gouttes de Menthe poivrée, d’Eucalyptus, de Romarin et 2 gouttes de Citronnelle dans 1 cuillère à thé d’huile de coco fractionnée et masser la zone sensible. Répéter quelques fois dans la journée. Cette solution est également efficace pour les spasmes et les crampes musculaires. Ne pas oublier d’appliquer de la glace pendant 10 minutes dans les cas d’inflammation, que ce soit après un entraînement, à la fin de la journée ou au besoin.

Asthme : Il est recommandé d’utiliser les huiles suivantes en diffusion afin de prévenir les difficultés respiratoires. Ajouter 2 gouttes de chacune de ces huiles dans un diffuseur à vapeur : Eucalyptus, Menthe poivrée, Thym, Sapin de Douglas et Origan. On peut mélanger 1 goutte de ces huiles dans 1 cuillère à thé d’huile de coco fractionnée afin de l’appliquer directement sur la peau, sur la poitrine et dans le dos.

Cure du foie : À une tasse d’eau chaude, ajouter le jus d’un demi citron ou 2 gouttes d’huile essentielle de Citron, 1 pincée de poivre de Cayenne ou 2 gouttes d’huile essentielle de Cannelle pour les estomacs sensibles, 1 cuillère à table d’huile d’olive et 1 cuillère à table de miel. Boire tous les soirs avant le coucher, pendant cinq jours. Éviter la consommation d’alcool et de produits riches en matières grasses pendant ce temps.

Le Foie joue un rôle de filtre d’une grande importance dans le corps. Il emmagasine les toxines afin d’éviter qu’elles se déversent dans le sang. De là l’importance de lui donner un coup de pouce en le nettoyant­ avec cette cure naturelle, aux saisons. Grandement efficace pour prévenir certains malaises notamment les allergies, les maux de tête et les brûlements d’estomac. Il est même recommandé de calmer le foie lorsque l’impatience et les frustrations font surface plus souvent qu’à l’habitude.

Le Poumon, quant à lui, est l’organe de filtration de l’air, très sollicité par temps humide. Ainsi, on le renforce en évitant de consommer des aliments Yin trop rapidement, c’est à dire les aliments crus et froids.

Continuer à faire cuire les aliments pendant la fonte, surtout les céréales, les légumes et les protéines végétales, que l’on agrémentera d’épices réconfortantes comme le curcuma, la cannelle, la cardamome, le poivre, le fenouil, la citronnelle, l’anis étoilé et le piment afin de chasser l’humidité excessive du Poumon qui préfère un environnement sec.

Je suis thérapeute en Shiatsu, une médecine douce qui prend sa source dans les fondements de la médecine chinoise. Suivant le cycle des saisons et des cinq éléments, le Shiatsu se démarque par sa capacité à répondre rapidement aux malaises que le corps peut vivre en donnant un massage par acupression semblable à l’acupuncture. Les conseils relatifs au mode de vie font partie de mon mandat de thérapeute. De cette manière, je cible les besoins particuliers de chacun et leur donne l’occasion de développer des outils utiles au maintien de leur santé.