Un travail en profondeur

La preuve n’est plus à faire à propos des répercussions de notre enfance sur notre vie d’adulte, sans oublier ce que nous avons ressenti à la naissance, durant notre vie intra-utérine, de même que l’influence héritée de nos ancêtres.

En lisant ceci, on peut possiblement se sentir découragé et se demander par où commencer.  Et même, se poser la question suivante : pouvons-nous vraiment nous en sortir?  D’abord, je crois qu’il est important de se rappeler que la perfection n’est pas de ce monde.  Ensuite, qu’il n’est pas nécessaire de tout guérir.  Et finalement, qu’à trop vouloir chercher, on risque de se perdre.  On peut tout de même envisager un certain travail sur soi.  Un des moyens est la psychothérapie.  Parmi ceux et celles qui ont déjà exploré le monde de la thérapie, certains diront qu’ils en ont retiré des bienfaits, et d’autres affirmeront que cela ne leur a pratiquement rien procuré.  Plusieurs facteurs sont à considérer si la thérapie n’a pas donné lieu à des améliorations dans la vie de la personne.  Évidemment, il y a la qualité du thérapeute, l’efficacité de l’approche, mais aussi le degré de motivation et d’engagement de celui ou celle qui consulte.  Ce dernier point n’est pas à négliger.  Se promener d’un thérapeute à l’autre, ou explorer quelques séances ici et là de différentes approches ne favorise pas nécessairement un travail en profondeur.

Les manuels ou les conseils d’un thérapeute qui nous expliquent « comment faire » peuvent nous aider à changer ce que nous faisons ou comment nous le faisons, mais pas ce que nous sommes.  Agir sur les comportements peut occasionner des résultats, mais habituellement, ils sont de courte durée.  Quant aux approches qui mettent l’accent principalement sur la compréhension intellectuelle, elles ne sont pas curatives parce qu’elles permettent rarement l’accès aux expériences et sentiments douloureux de notre vie.

Il en est de même pour une thérapie uniquement verbale – sans aucun accent mis sur les sensations et les sentiments – elle nous promène trop souvent dans un labyrinthe dont on a du mal à trouver l’issue.  Somme toute, c’est comme si plusieurs des approches thérapeutiques sont de nature plutôt palliative.  Ce qui expliquerait, en partie, pourquoi certaines personnes affirment n’avoir rien ou presque rien retiré de leur expérience en thérapie.  Si on compare l’individu à une plante, et que l’on souhaite obtenir de bons résultats, mieux vaut s’occuper des racines (travailler en profondeur), qu’arroser les feuilles (travailler en surface).

Avant de s’engager dans un processus thérapeutique en profondeur – qui est contraire à une thérapie à tonalité rééducative -, il est primordial de savoir que ce n’est pas une excursion touristique vers les souvenirs de son enfance.  Il faut être prêt à faire face à ses vérités cachées.  Nous ne pouvons pénétrer dans notre monde intérieur sans y rencontrer les blessures et la souffrance refoulées.  Et ce voyage, personne d’autre que soi ne peut le faire.

Lorsque nus commençons une thérapie, nous sommes souvent retranchés à l’intérieur d’une forteresse.  Inconsciemment, au fil des années, nous avons appris à ériger une structure d’attitudes, de comportements et de compensations.  Petit à petit, tout un système de défense s’est mis en place, laissant peu d’espace à toute spontanéité, souplesse, ouverture et joie de vivre.

La thérapie est un voyage d’autodécouverte et un processus de réconciliation avec soi-même.  La thérapie ne peut effacer le passé.  Elle va plutôt traiter le passé en fonction de ses effets sur le présent.  Elle vise à mettre à jour notre inconscient et à nous permettre de prendre conscience de notre façon d’être en relation avec les autres.  L’espace que fournit la thérapie est un lieu où l’on peut briser le silence, désamorcer ses mécanismes de défense et apprivoiser son monde intérieur.  Elle nous fournit l’opportunité de s’interroger sur soi – ce qui nous construit -, alors qu’accuser l’autre nous détruit.  La thérapie peut également nous aider à passer d’un mode émotionnel plus mature.  Autrement dit, être en mesure d’exprimer librement ses besoins, ses sentiments et ses émotions, plutôt que de les réprimer ou de les extérioriser d’une manière tordue ou bien explosive.  Un travail thérapeutique en profondeur réussi généralement à faire de nous des individus plus conscients, authentiques et transparents.

Dans un travail en profondeur – qui demande considérablement d’investigation de la part de la personne qui consulte – il ne s’agit pas d’analyser pour trouver des causes explicatives ou des responsables, mais bien de dénouer les éléments qui nous empêchent d’exister selon ce que nous sommes.  Accuser son père ou sa mère de ne pas nous avoir aimés autant que nous en sentions le besoin ne mène nulle part.  En revanche, on peut explorer en nous ce que cela a fait à notre cœur d’enfant.  De même, explorer l’origine de nos difficultés en cherchant à comprendre pourquoi n’est pas suffisant.  Mieux vaut sentir comment ces blessures du passé, accompagnées de leurs influences nuisibles, se manifestent, à notre insu, dans notre vie actuelle.  Et pour ce faire, il ne s’agit pas de dissoudre quelque chose qui s’est produit durant notre enfance, mais de dissoudre quelque chose qui se reproduit depuis l’enfance.

Pour tout travail thérapeutique en profondeur, un climat de confiance et de sécurité se doit d’être présent.  En effet, explorer notre monde souterrain peut nous conduire dans les ténèbres de nos plus lointains souvenirs et nous faire faire l’expérience de l’atroce terreur de la mort.  Cette impression que l’on va mourir est ressentie par l’enfant en nous qui, lorsque jeune, a dû refouler sa souffrance parce qu’elle était trop grande par rapport à ses forces d’alors.  Ressentir à nouveau cette souffrance lui rappelle qu’elle peut l’envahir totalement; c’est ce qui lui donne l’impression qu’il va mourir ou s’éclater en mille morceaux.  Mais l’adulte d’aujourd’hui – qui accompagne en thérapie le petit enfant en lui blessé – accompagné à son tour par un thérapeute en qui il a confiance, peut avoir accès à cette souffrance de jadis.  Si le rythme de la personne est respecté, rien n’émergera à la conscience avant que la personne ait les forces pour y faire face.  Respecter le rythme de la personne équivaut à travailler en douceur.  Mieux vaut séduire les mécanismes de défense que de les défoncer.  Ainsi, la personne se sent de plus en plus confiante, sécurisée et prête à lâcher, une à une, ses résistances.  De surcroît, à mesure que le travail se poursuit, la personne apprend de plus en plus à se confier et non à commenter sur ce qui l’habite.

Entreprendre un travail en profondeur est habituellement un travail à long terme.  L’évacuation de sa souffrance, restée longtemps muette, fait partie du processus, mais cela ne saurait suffire.  L’analyse de son vécu, avec son influence dans le quotidien, est également une composante essentielle du processus.

En somme, un travail en profondeur, s’il est bien réussi, produira chez la personne un état de mieux-être avec des répercussions bénéfiques, intégrées et durables dans tous les aspects de sa vie.  Cependant, n’oublions pas qu’un état de mieux-être n’est pas un but à atteindre, mais bien un état à bâtir et à habiter un peu plus chaque jour.

Aller au bout de ses rêves

Dès notre enfance le monde irréel est présent, à cet âge, nous vivons déjà dans le rêve, dans l’imaginaire. Pourquoi donc commencer si jeune à rêver; tout simplement car nous sommes déjà à ce moment sans le savoir, en route pour le grand apprentissage.

La vie est une grande école, chacun d’entre nous désirons connaître le sens réel de sa vie, en savoir un peu plus long sur sa mission personnelle. Les questionnements s’installent et nous dirigent vers différentes expériences afin de nous faire évoluer. Nous apprenons à nous connaître tout en établissant nos choix.

Beaucoup d’entre nous avons établi nos rêves déjà en très jeune âge, mais allons-nous tous les réaliser? C’est un parcours parfois sinueux car nous devons toujours garder notre rêve en tête malgré tous les obstacles du quotidien si nous voulons arriver au but.

L’importance d’avoir un ou des rêves, est à mon avis primordial pour vivre, cela nous met le vent dans les voiles, le rêve nous permet d’espérer dans les moments difficiles de la vie. Il nous donne le goût d’avancer et de se réaliser. Sans but la vie est comme une rivière sans issue.

Réaliser ses rêves est important pour réussir sa vie et non réussir dans la vie.

Un rêve réalisé donne une énorme sensation de liberté et de fierté, cela demande beaucoup de courage pour le concrétiser mais avec de la bonne volonté, en prenant soin de le chérir chaque jour, il est possible pour tous de l’atteindre. C’est mon souhait pour chacun d’entre nous.

Quelles techniques d’intériorisation choisir?

En ce début de millénaire, les approches traditionnelles vers une paix intérieure semblent dépassées ou du moins pas suffisamment appropriées aux réalités d’aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire qu’il est impossible d’atteindre la paix intérieure par le biais de ces moyens.

Afin d’y arriver, il est nécessaire de transcender les interdits et les incohérences de l’environnement surtout quand le livre valorise l’expérience.

Je suis coach de vie, mais j’ai occupé, de 1980 à 1988, les fonctions de ministre du culte et d’aumônier au sein d’une dénomination protestante. Avec le recul, je prends conscience que durant toutes ces années de ministère, j’ai incité mes paroissiens à se diviser entre le correct et le pas correct, le bien et le mal, le péché et la vertu. Je visais l’épanouissement de la vie. Étant pris dans un milieu ecclésiastique fermé, j’empêchais ainsi les gens (y compris moi-même) d’avoir accès à une véritable paix intérieure. Cette paix croulait sous un amas d’interdits, de méfiance face à la vie et même face aux autres. La paix intérieure véritable passe par l’unification de l’être. En fait, j’enfermais la vie dans un immobilisme rempli de craintes, d’anxiété et d’étouffement de la nature humaine. La paix intérieure était donc inaccessible sauf à certains moments de grâce qui n’étaient que de courte durée. Je travaillais contre la Vie plutôt que de favoriser son épanouissement.

Aujourd’hui, en tant que coach, je préfère utiliser les concepts appropriéet nonapproprié, permettant ainsi d’avancer vers une plus grande paix intérieure et une plénitude de l’être faite d’apprentissages (essais–erreurs) et d’expériences basées sur, comme le disaient si bien nos grands-parents, le gros bon sens.

En PNL, une des présuppositions de base est que toutes les ressources se retrouvent dans la personne. Par conséquent, celle-ci a donc la sagesse nécessaire pour vérifier ce qui est approprié du moins pour son écologie intérieure. Cependant, parmi toutes les techniques d’intériorisation offertes sur le marché, quelques pistes peuvent nous aider à choisir une approche correspondant mieux à nos besoins.

Premièrement, nous ne sommes pas des êtres désincarnés. Toute approche qui incite à rejeter le corps devrait être sérieusement mise en doute. Selon Stephen Gilligan, auteur de « Le courage d’aimer », il existe un point où la vie passe par le corps, par le centre, un point sensible et vulnérable. Quand nous ne sommes plus en contact avec ce centre de nous-mêmes, par où se manifeste le Soi, l’Esprit, la Vie ou Dieu, nous devenons piégés par le mental et par nos vieilles manières de penser et d’agir. Nous sommes donc coupés de nos ressources et de nos certitudes car nous ne sommes plus en contact avec cet endroit de notre corps qui nous permet d’être régénéré, plein de ressources et de confiance. Le corps est aussi l’outil idéal pour nous garder dans le moment présent. Il nous donne des signes par le biais de notre ressenti physique pour rester dans le « Je suis », là maintenant, et trouver ainsi notre voie vers notre paix intérieure et enfin vivre en authenticité.

Deuxièmement, tout enseignement de techniques venant à l’encontre de notre liberté de juger par nous-mêmes les informations présentées, devrait aussi être remis en question. Nous avons en nous toute la sagesse pour savoir si les voies enseignées, les vérités ou les demandes qui nous sont faites nous conviennent. Plusieurs vérités circulent en ce monde, mais il y en a une incontournable : celle que nous avons le pouvoir et la responsabilité de choisir et de vérifier par nous-mêmes ce qui nous convient. Trop souvent par manque de confiance en soi, des hommes et des femmes remettent à des gourous ou à des leaders leur pouvoir de vérifier les informations enseignées. Tout un chacun a le devoir de respecter son intuition, son intelligence et ses signaux corporels pour s’assurer que ce qui est présenté convienne vraiment à son écologie intérieure.

Troisièmement, l’encadrement ou l’environnement dans lequel se pratiquent ces techniques doit être également considéré. Toutes formes d’élitisme à outrance, de philosophies utilisant la culpabilité, la manipulation, l’intimidation, l’humiliation et le non-respect de la personne devraient être jugées comme inquiétantes. La technique ou les croyances qui l’accompagnent peuvent être excellentes, mais il est nécessaire que l’environnement de formation ou de croissance soit approprié.

Par ailleurs, une technique convenant à une personne peut très bien ne pas convenir à une autre. Nous sommes tous uniques et nous avons tous un paysage intérieur différent. Certaines personnes sont plus kinesthésiques, d’autres plus auditives ou d’autres plus visuelles; il y a donc des techniques pour chaque type de perception. Par exemple, le kinesthésique sera plus à l’aise avec une technique faisant appel au corps tandis que l’auditif choisira plutôt les approches utilisant la parole et enfin, le visuel se sentira mieux avec les formes de spiritualité qui font appel à des images et des symboles. Il faut donc se connaître et surtout ne pas culpabiliser si une technique nous semble moins accessible. Il se peut fort bien qu’une approche ne convienne nullement à notre type de perception ou à notre personnalité.

En conclusion, il importe d’être à l’écoute de soi et du Soi avant d’employer quelques techniques pour cultiver sa paix intérieure. Si vous en pratiquez une et que vous n’êtes toujours pas en paix, eh bien, il y a possiblement une évidence qui mérite d’être prise en considération. Nous sommes à l’heure des communications, alors au moindre doute, lisez, faites des recherches, posez des questions, consultez ceux qui ont déjà pratiqué ces approches. Si les réponses ne semblent pas vous satisfaire, soyez vigilants. Fiez-vous aux signes de votre corps, à votre intuition et respectez votre intelligence. Soyez ouvert à ce que la Vie vous présente pour cheminer vers une paix intérieure tout en restant responsable de vous-mêmes. De plus, votre sage intérieur, votre Soi, l’Esprit ou tout autre terme poétique, peut vous guider vers la meilleure approche. Cela ne diminue en rien votre responsabilité ainsi que votre pouvoir de vérifier et de choisir.

La phytothérapie et la santé, les deux inséparables

On sait que la phytothérapie c’est l’art de traiter les maladies par les plantes médicinales (phyto : plante et thérapie : soigner) donc c’est une médecine active.

Cependant, par rapport à la santé, il ne faut surtout pas oublier que la phytothérapie est une médecine préventive et c’est là tout le secret des plantes. Les plantes sont là pour nous nourrir, pour nous guérir et aussi pour nous maintenir en santé.

La santé n’est pas un état fini. Elle est à reconquérir sans cesse, à chaque seconde, jour après jour et toujours de façon très individuelle en rapport avec nos qualités génétiques et psychiques. Que ce soit sur le plan physique, émotionnel ou psychique, les plantes médicinales sont à notre disposition de façon préventive pour nous aider à préserver et à conserver ce merveilleux cadeau qu’est la santé.

Quand à cette période de l’année, on réalise l’abondance des plantes dans nos jardins, on ne peut que remercier cette terre de cette grande générosité et profiter de ces atouts que la nature nous donne pour restaurer notre santé.

Quand j’aperçois dans nos champs la bardane, la verge d’or, le trèfle rouge et dans nos jardins, l’artichaut, l’ail, le thym et tellement plus encore, alors consommer ces plantes pour notre santé physique devient un bienfait énorme.

Quand j’admire dans nos jardins la camomille, la calendule, le millepertuis, ces plantes et plusieurs autres, aident à traverser les moments plus difficiles de notre vie sur le plan émotionnel.

Quand je cueille la mélisse, l’aubépine ou la verveine bleue pour n’en citer que quelques-unes, sur le plan psychique ces merveilleuses plantes peuvent nous être d’un grand secours.

Toutes ces plantes et des centaines d’autres nous accompagnent dans notre quête de la santé. Nous apprenons en phytothérapie que la plante est beaucoup plus que ce qu’elle représente physiquement. Nous apprenons avec la conscience qu’il s’agit là d’un être profondément vivant, incluant bien davantage que ce que notre regard physique peut déceler. On découvre toute la subtilité dans ce pouvoir curatif et ce bien-être que nous procure la plante par sa vitalité. Nous avons encore tellement à apprendre des plantes!

Alors prendre la plante en tisane, en élixir de fleurs, en concentré, en extrait, en teinture-mère, en décoction ou autres, devient un geste en soi guérisseur qui entretient la vie et la santé.

La nature est cette source de vie à laquelle nous pouvons nous abreuver afin de nous nettoyer, de nous restaurer et de grandir. C’est au contact de la nature et plus particulièrement des plantes que nous commençons à comprendre le fond de notre âme!

Notre habitat : un miroir de nous-mêmes

À une époque où la pollution qui nous environne met notre santé en danger (pollutions électriques et électromagnétiques, matériaux toxiques et polluants), il devient impératif de porter une attention toute particulière à notre environnement et notamment à notre maison dans laquelle nous passons le plus clair de notre temps (le terme maison englobe ici tout lieu dans lequel nous vivons ou travaillons).

Il est regrettable de constater aujourd’hui que la plupart des lieux où nous vivons et travaillons génèrent chez l’occupant plus de mal-être que de bien-être (stress, insomnie, maladie).

Souvent ces lieux ont été construit par souci économique, sans vraiment tenir compte de l’être humain. Or, l’architecture doit être pensée en considérant divers facteurs (environnement, économiques, sanitaires, etc.) au centre desquels l’être humain se situe. Privilégier l’un de ces secteurs, c’est entreprendre une démarche spécialisée et engendrer ainsi un déséquilibre : 

il ne suffit pas d’adopter des systèmes performants pour se chauffer et économiser de l’énergie! Encore faut-il que les matériaux utilisés ne nuisent pas à notre santé. Par exemple, un plancher chauffant à eau est plus bénéfique qu’un plancher chauffant électrique, car ce dernier génère une pollution électromagnétique qui peut provoquer un certain mal-être chez les habitants.

Il en est de même pour les matériaux de construction qui doivent être le plus naturels possible, car ils constituent notre « troisième peau » et ils participer au bon échange entre l’intérieur et l’extérieur (d’où l’intérêt du bioclimatisme qui favorise cet échange en préconisant notamment des matériaux sains et non toxiques). Cela ne fera qu’accroître notre bien-être.

Mais ce dernier n’est pas seulement une question d’aisance financière et de confort matériel. En effet, au-delà de l’aspect maison saine, il est important de considérer que notre bien-être est avant tout une question de vie et d’énergie.

Quand on s’intéresse au Feng shui, on s’aperçoit que son grand principe repose sur le fait que tout habitat est parcouru par des flux d’énergie. C’est cette énergie qui confère à la maison sa « personnalité » et qui influence notre propre énergie en tant qu’habitant. Mais l’inverse est également vrai : notre propre énergie peut influencer celle de la maison.

Pour comprendre cette interaction, il est intéressant de considérer notre maison comme un miroir de nous-même. En effet, s’ouvrir à l’image-miroir que nous renvoie notre maison peut nous aider à mieux comprendre comment y harmoniser l’énergie et la polarité.

Le phénomène miroir part du principe qu’on ne peut être « touché » que par quelque chose qu’on porte en soi, et que toutes les personnes que nous rencontrons – et situations que nous vivons – ne sont pas le fruit du hasard. Qu’elles soient agréables ou désagréables, elles nous reflètent, comme un miroir, les bonnes et les moins bonnes parties de nous-mêmes.

Ainsi, une personne qui nous émerveillera par une qualité, nous reflètera que cette même qualité est en train de se réveiller en nous et qu’il est temps de la cultiver. De même, une personne qui nous énervera au plus haut point nous montrera qu’il est urgent de transformer le défaut qu’elle nous reflète. (pour en savoir plus sur le phénomène miroir, voir le livre de Pierre Lassalle : Astrologie et relations humaines aux Éds De Mortagne)

En ce qui concerne la maison, c’est la même chose. Notre maison est porteuse de « qualités » et de « défauts » dont nous sommes également porteurs intérieurement.

Ainsi de par sa forme, ses volumes, la disposition des pièces les unes par rapport aux autres, elle nous révèle une partie de nous-même.

En effet, vivre dans des pièces de vie ouvertes les unes par rapport aux autres n’aura pas la même signification que si ces pièces sont séparées les unes des autres par des murs ou des éléments décoratifs. Dans le premier cas, cela renverra en positif aux occupants des qualités d’ouverture et d’accueil. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser et avoir des problèmes de concentration.

Dans le second cas, l’image positive du lieu renverra aux occupants des qualités de concentration et une capacité à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

Mais l’image-miroir ne s’arrête pas là puisqu’elle prend également en compte tous les « incidents » qui peuvent arriver dans une maison : coupure de courant, problèmes de ventilation, inondations, humidité, égouts bouchés, fissurations, etc. et qui sont reliés aux quatre éléments que sont le feu (qui représente le potentiel créateur dont chaque être humain dispose), l’air et l’eau (qui correspondent à la façon dont l’énergie circule en nous) et enfin la terre (qui symbolise la manifestation de l’énergie dans la matière).

Par exemple, un court-circuit symbolisera une colère refoulée ou un refus d’utiliser son énergie (feu); un problème de téléphone révèlera un problème de communication (air), un égout bouché pourra traduire une difficulté à laisser l’énergie circuler librement en soi (eau); la présence de fissures dans la structure pourra indiquer un refus de changer certaines choses en soi ou une difficulté à manifester un projet qui nous tient à cœur (terre); etc.

L’image-miroir prend également en compte la symbolique des pièces dans la maison : l’entrée, par exemple, représente le lien entre l’intérieur et l’extérieur et symbolise la façon dont nous gérons nos relations sociales. Vaste et lumineuse, elle reflètera pour ses habitants une qualité d’ouverture et d’accueil vis à vis des autres. Petite et sombre, elle pourra refléter un besoin de se protéger de l’extérieur.

Vivre dans un environnement sain et équilibré est devenu aujourd’hui une nécessité. Cette dernière est d’autant plus importante que notre environnement est aujourd’hui menacé. La qualité des matériaux participe à notre bien-être, mais il ne faudrait pas oublier que la base de ce « confort » passe avant tout par un équilibre entre notre habitat et nous-même qui ne peut se faire que dans la mesure où nous apprenons à découvrir les messages que nous renvoie notre lieu de vie. En prenant conscience de cette image-miroir, nous pourrons alors le transformer en un lieu épanouissant qui nous ressemble en profondeur.

Amadouez le stress

Le stress est une réaction physiologique qui permet au corps de s’adapter en situation menaçante. Pour Hans Selye, qui a consacré sa vie à la recherche sur le stress, cette réaction est unique, ou non spécifique, et vise l’adaptation à un problème, sans tenir compte de ce que peut être ce problème.

Les agents stressants (ou chocs), eux, sont très variés; ils vont des changements climatiques aux produits chimiques, en passant par les agressions physiques et les émotions. Notons que le pouvoir de l’agent stressant dépend parfois de l’interprétation que l’on en fait. Les défis considérés contrôlables ne sont pas nuisibles et s’avèrent même stimulants. Pa contre, une situation dans laquelle on se sent pris au piège peut causer un stress chronique qui mettra la santé en péril. Voici comment.

Lorsqu’un agent stressant affecte l’organisme, le cerveau l’analyse et produit une réponse qui sera transmise à l’hypothalamus. Cet organe, qui relie le cerveau au système glandulaire, met en branle le jeu hormonal, qui lui mettra le corps en alerte afin de répondre adéquatement à la sollicitation. Plusieurs changements physiologiques permettent alors à l’organisme de fuir ou de combattre le danger : accélération du rythme cardiaque, transpiration, dilatation des conduits bronchiques, réduction de la production d’urine, ralentissement des systèmes sexuel et digestif et augmentation du taux de sucre sanguin. Une fois l’organisme hors de danger, les taux hormonaux se rétablissent et tout rentre dans l’ordre. Vie et mort d’un stress aigu…

Par contre, si le choc se prolonge, se répète ou est trop intense, le stress chronique s’installe. Ce type de stress, entretenu par des chocs que l’individu ne peut ni fuir ni combattre, entraîne un déséquilibre glandulaire et des réactions adaptatives inadéquates. S’ensuivront la destruction de la résistance, puis la maladie.

Les premiers signes du stress
Lorsqu’insidieusement le stress commence à faire ses ravages, le corps envoie ses premiers signaux de détresse. Prenons le temps de l’écouter…

  • Diminution de la résistance à l’infection : vulnérabilité aux rhumes, grippes et autres infections;
  • Forte sécrétion d’hormones thyroïdiennes et stimulation du système nerveux sympathique : nervosité, tristesse, fatigue, dépression, insomnie et anxiété qui à leur tour peuvent causer de l’hypertension occasionnelle;
  • Réduction de la sécrétion d’endorphines : plus grande sensibilité à la douleur;
  • Réduction des hormones sexuelles : baisse de libido;
  • Désordres endocriniens : hypo et hyperglycémie;
  • Diminution de la mémoire, de la concentration et perte de motivation;
  • Contraction des organes digestifs : nausées, crampes d’estomac et diarrhée;
  • Mauvaise assimilation des nutriments : chute des cheveux.

La maladie s’installe…
Si les premiers signaux d’alarme n’ont pas été perçus comme tels, les problèmes chroniques s’installent faisant état du pouvoir destructeur du stress.

  • Réduction des réponses immunitaires : maladies auto-immunes, allergies et développement de cellules anormales (cancer);
  • Besoin chronique d’insuline : diabète;
  • Irritation chronique du système digestif : ulcères;
  • Taux de cholestérol systématiquement élevé : durcissement des artères et crises cardiaques;
  • Hypertension chronique et épaississement du sang : troubles cardio-vasculaires;
  • Forte sécrétion d’hormones pro-inflammatoires aux dépends des hormones anti-inflammatoires : arthrite rhumatoïde, asthme, colite ulcéreuse…

Quelques moyens simples et naturels pour affronter le stress

  • Consommer des aliments complets, non raffinés, exempts d’excitants et d’additifs. Les farines et céréales de grains entiers regorgent de vitamines B, essentielles à l’équilibre nerveux. Les huiles de première pression à froid améliorent la qualité des cellules nerveuses.
  • Prendre ses repas à heures régulières afin d’éviter les chutes de sucre sanguin. Un taux de sucre stable est indispensable à l’équilibre nerveux, le glucose étant, avec l’oxygène, le principal aliment des cellules nerveuses.
  • En période de stress, la prise de suppléments peut s’avérer essentielle. Un complexe de vitamines B ainsi que le magnésium permettent au système nerveux de mieux faire face au stress.
  • Les plantes adaptogènes, telles que l’astragale, les ginsengs, le suma, l’ashwaganda et le Rhodiola permettent une meilleure adaptation de l’organisme au stress. Elles aiguisent nos ressources physiques sans provoquer d’excitation, de nervosité excessive ou d’anxiété.
  • Avoir des heures de sommeil suffisantes (sept à huit) et régulières contribue à une meilleure résistance aux chocs. Le système glandulaire est conditionné par le rythme lumière/obscurité.
  • S’adonner régulièrement à une activité physique favorise l’élimination des hormones de stress et augmente l’oxygénation au cerveau.
  • Pratiquer la relaxation et la méditation contribue à l’appréciation du moment présent, ce qui réduit les sources de stress générées par notre tortionnaire intérieur, communément appelé mental…

Il ne faut jamais regretter

On a souvent tendance à se dire que l’on regrette telle ou telle chose que l’on a fait par le passé, mais on ne devrait jamais le faire. On a tous fait des « gaffes » et on en fera toujours. Moi, je dis TANT MIEUX! C’est en regardant nos « erreurs » que l’on apprend, et apprendre, c’est merveilleux!

Lorsque l’on regrette quelque chose, à mon avis, c’est que l’on n’a rien compris. On doit parfois chercher et essayer de comprendre ce que la « gaffe » ou « l’erreur » nous a apporté. Chaque acte que l’on pose a ses conséquences positives ou négatives. Ce qui résulte de ces actes a inévitablement une leçon à nous apprendre. Malheureusement lorsque l’on n’y voit que le négatif, en oubliant l’envers de la médaille, le positif, on passe à côté d’un important enseignement et on risque de revivre le même scénario plusieurs fois.

Voyons le positif de ce que l’on a vécu. « Je me suis peut-être mis les pieds dans les plats, mais au moins je sais que je ne referai jamais telle ou telle chose! » Et comme les Anglais disent, it’s a learned lesson (c’est une leçon bien apprise).

Quand on réussit à décortiquer n’importe quel événement et à comprendre que ça a servi à quelque chose de se « casser la figure » ou « d’avoir eu l’air fou », on devient fier de l’avoir fait et on oublie vite les regrets. Bien sûr, la plupart du temps, c’est avec le recul qu’on se rend compte de ce que cela nous apporte, et c’est normal, mais comme on dit souvent, « mieux vaut tard que jamais! ».

Remémorez-vous vos moments « gaffes », « erreurs » ou « ça n’a pas de sens comment j’ai eu l’air fou! ». Cela vous aidera à mieux analyser ces situations et vous finirez par en voir le positif. Ces moments-là, c’est ce que vous étiez AVANT, et non MAINTENANT.

Je termine en vous racontant l’anecdote qui m’a inspiré ce sujet. Quand ma mère était enceinte de moi, elle a fait un rêve où elle me voyait, à environ 4 ans. Nous regardions des photos toutes les deux et je lui ai demandé : « Maman, à quoi ça sert les photos? ». Elle m’a répondu « ça sert à se rappeler qui on était et ce qu’on a fait ».

Pour retrouver son pouvoir

La notion de miroir n’a plus besoin de présentation. Nous comprenons de mieux en mieux à quel point tout ce qui nous fait réagir a une résonance en nous-mêmes. Nous devenons de plus en plus habiles à détecter nos réactions de victime.

Chaque fois que nous tombons dans le panneau de croire que la vie ne nous donne pas assez, que nous attribuons notre malheur à quelque chose d’extérieur à nous, nous perdons une bonne partie de notre vitalité et nous ressentons une grande impuissance. Nous nous souvenons alors que nous avons laissé à quelqu’un d’autre notre pouvoir de créer. Ce pouvoir nous a été donné pour que nous puissions nous fabriquer une vie selon nos besoins et nos désirs.

Nous reprenons tout le pouvoir de créer notre vie selon nos besoins dès que nous acceptons que nous en sommes l’artisan, dans les moindres détails. Nous ne sommes jamais victimes des circonstances extérieures; c’est notre esprit rationnel qui nous maintient dans cette illusion.

Victime = impuissance

Responsable = pouvoir

Les miroirs au cadre doré
Bien que le miroir aux reflets sombres soit un outil indispensable à notre croissance, l’équilibre serait impossible à atteindre sans sa contrepartie positive.

L’ego est pour ainsi dire une usine à fabriquer des résistances et il est intéressant de constater que nous résistons au bonheur autant qu’au malheur, à la beauté comme à la laideur. Il n’y a qu’à observer l’inconfort dans lequel nous plonge un compliment ou un geste de reconnaissance.

Mais que se passerait-il si nous admettions toute la beauté et la grandeur que nous portons? Qu’attendons-nous en effet pour commencer à nourrir les plus belles parties de nous? Si nous attendons que cela vienne des autres, sachons qu’ils font déjà leur part. Comment? Par les reflets positifs qu’ils nous renvoient chaque jour, la plupart du temps sans même s’en rendre compte. À l’instar du miroir négatif, le reflet flatteur se laisse entrevoir uniquement lorsqu’on est prêt à le regarder en face. Le miroir aura beau répéter des dizaines de fois « tu es belle », ce sera peine perdue si l’on n’est pas ouverte à y croire.

Lorsqu’on regarde une personne et qu’on ressent de l’admiration pour ce qu’elle fait, ce qu’elle dégage ou pour son apparence physique, on a devant soi un miroir positif, c’est-à-dire un reflet d’une partie de soi.

Dans bien des cas, comme pour le reflet négatif, on n’est pas conscient de posséder la caractéristique que l’on admire chez l’autre. Il se peut que l’on manifeste une qualité d’une manière très différente, ce qui peut avoir pour effet de dissimuler le reflet.

Nous admirons aussi parfois quelqu’un pour une caractéristique que nous croyons être à l’opposé de ce que nous sommes. L’âme est alors en résonance avec un de ses potentiels. C’est comme si elle nous poussait du coude en nous disant : « Regarde comme tu seras épanoui lorsque tu vas te reconnaître! ».

Nous pouvons apprendre beaucoup sur nos qualités et nos talents cachés en portant attention à la beauté que nous observons chez les autres.

Une façon très simple de jouer au miroir positif est de dresser la liste de toutes les personnes que l’on a admirées (autant au passé qu’au présent) en notant les raisons pour lesquelles on les admire.

Puis on dresse une seconde liste décrivant les qualités que l’on se reconnaît.

On compare ensuite le contenu des deux listes pour identifier celles dont on a déjà pris conscience et celles qui sont à développer.

Les personnes avec qui la relation est agréable et facile nous renvoient des aspects de nous-mêmes auxquels nous ne résistons pas. C’est pourquoi nous nous sentons tellement en harmonie. Ces relations sont de véritables cadeaux de la vie et nous pouvons en accroître le bénéfice en reconnaissant consciemment que nous portons en nous leurs plus belles qualités.

Trois façons de développer le reflet positif
Lorsqu’on devient conscient qu’un aspect de soi est à peaufiner, la façon la plus accessible est de regarder vivre les gens autour de soi qui manifestent (souvent sans le savoir) les qualités et attitudes que l’on souhaite acquérir. L’enfant en nous, toujours vivant, a conservé sa faculté d’apprendre par imitation. Ainsi, quand nous observons nos proches sous l’angle de leurs plus belles qualités, nous aiguisons notre regard du côté des reflets positifs, ce qui développe en nous la capacité de reconnaître nos propres qualités.

Une seconde option est d’identifier chez soi une attitude à transformer et de pratiquer délibérément l’attitude contraire. Peu à peu la nouvelle programmation s’enracine et on peut en venir à modifier des réflexes négatifs bien ancrés.

Une personne qui ne s’attarderait qu’aux attitudes positives de son entourage ne recevrait en retour que le meilleur des gens à qui elle s’adresse. On récolte toujours ce que l’on a semé.

Une troisième possibilité consiste à identifier ses propres qualités et attitudes positives. Par exemple, dresser une liste des qualités que l’on se reconnaît, même si on ne les manifeste pas à 100 %. Puis on ajoute à cette liste les qualités que nos proches nous reconnaissent. On s’engage ensuite à lire ou même à dire à haute voix ces qualités, au moins une fois par jour pour une période donnée.

Les témoignages confirment que le miroir positif ne tarde pas à distribuer ses reflets et les compliments arrivent de l’extérieur, souvent de la part des mêmes personnes qui n’en faisaient pas auparavant. Le principe est simple :

Le monde extérieur nous renvoie l’image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne pouvons attendre des autres qu’ils nous apprécient tant que nous sommes incapables de nous estimer.

D’ailleurs notre logique inconsciente est incapable de gober qu’une personne puisse nous trouver extraordinaire alors que l’on se trouve moche et quelconque en se regardant dans le miroir…

Cultivons consciemment nos aspects positifs afin qu’ils acquièrent de la vigueur.

Notre réalité extérieure ne sera toujours qu’une illusion si elle n’est pas le reflet fidèle de notre univers intérieur…

Tout est passage…

En écrivant ceci, « Tout est passage… », je n’invente rien. De grands sages et des plus petits ont médité sur ce thème ainsi que des auteurs contemporains importants tels que Marie-Madeleine Davy, Christiane Singer, Jacqueline Kelen, Jean-Yves Leloup et tant d’autres. Certains livres des plus accessibles font aussi du passage un thème récurrent, si nous voulons bien ouvrir les yeux, pratiquer le langage du cœur, et lire l’essentiel, qui n’est pas toujours invisible, n’en déplaise à Monsieur de Saint-Exupéry. Pensez par exemple aux nuages qui viennent et qui disparaissent, aux ciels du soir, illuminés par un soleil qui s’endort lentement, aux autos qui sillonnent les autoroutes, aux joies et aux peines éprouvées, à la jeunesse, et j’en passe…

Le jour où nous saisissons dans nos réalités quotidiennes l’éphémère de nos angoisses, des plaisirs, de nos réussites et de nos échecs, la vie se transforme radicalement et j’ose dire, pour le meilleur. C’est d’une plate évidence diront certains, d’autres rétorqueront qu’il est inutile de s’arrêter à de telles réflexions. Et pourtant le malheur souvent surgit de cette impossibilité à accepter la vie comme elle se présente, dans ses habits du dimanche ou tout en guenilles. L’idée de toute-puissance et d’infaillibilité est tenace chez l’homme, le désir de demeurer en haut de l’échelle reste indomptable et de là ces déceptions, ce sentiment d’avoir raté quelque chose ou de vivre dans le remords. Faut-il donc dans ces circonstances cesser de désirer, de lutter, d’espérer ou de jouir de nos bons coups? Bien au contraire dirais-je. Il s’agit plutôt de tendre vers l’harmonie des contraires, de chercher l’équilibre, d’éviter en autant que faire se peut la culpabilité, de cesser de se réjouir du malheur des autres et de comprendre un jour que la vie ne se limite aucunement aux réussites matérielles, au pouvoir, en contrôlant ou en ayant l’illusion de contrôler l’incontrôlable. Réussir à accepter par le lâcher prise, avec courage et détermination, qu’il y a plus grand que nous, procure non pas un sentiment de liberté mais une liberté réelle. Demander à ceux et celles qui ont expérimenté ce chemin, insistez, car en général ces gens sont discrets et plutôt silencieux!

Et ce qui m’apparaît encore plus important, faites-en vous-mêmes l’expérience.

Voyez comme nous sommes loin de la soumission et de cette tendance généralisée à se prendre pour des victimes. Nous parlons ici d’autonomie, de cheminement, de joie profonde et d’un bonheur certain.

Nous pourrons ainsi accueillir et profiter délicieusement de l’automne qui vient, nous pourrons mieux apprécier les rencontres, profiter du moment présent et saisir d’un air heureux que tout est passagesauf l’éternité!

Les bienfaits du ressourcement

Se ressourcer, c’est revenir à ses racines, à sa source pour retrouver la voie de son cœur et de son pur esprit. Les conditions de vie actuelles sur terre maintiennent l’illusion et conditionnent l’être humain à maintenir un état de survie et d’obligation de toutes sortes. Ce manque de liberté et de spontanéité naturelle diminue la vitalité, la créativité et la joie. Les résultats nous les connaissons tous : stress, dépression, burnout, maladie dégénérescente, vieillesse et mort. Ces états déséquilibrés sont devenus normaux dans la conscience humaine, et tous s’attendent tôt ou tard à les subir. Cette impuissance garde prisonnier la vérité profonde de l’être.

Il est évident que ces états d’être sont une caricature du plan divin. Personnellement, j’affirme que ces états sont le reflet de la non-reconnaissance de la source de vie, de ses racines profondes. J’ai ressenti et compris la vérité profonde de la source en observant la perfection de la nature. J’ai reconnu l’intelligence et la vivacité de la nature et j’ai reconnu qu’elle reflète sans l’ombre d’un doute la perfection de l’Esprit qui l’a imaginé et manifesté. La terre et sa créativité, sa beauté, sa richesse, sa jeunesse éternelle démontrent clairement l’essence de la vie infinie. Sans parler de son interrelation avec les astres qui l’entourent et le cosmos tout entier.

Je me suis donc reliée à elle consciemment, j’ai réalisé qu’elle communique directement avec l’être dans sa dimension subtile. La beauté de la nature est vibratoire et interagit à travers les sensations. Si nous prenons le temps de ressentir ces vibrations, nous réaliserons qu’elles se transforment en image et même en pensée. C’est une véritable communion qui s’actualise lorsque l’être devient de plus en plus présent à lui-même et présent à la nature qui l’environne.

C’est pourquoi aujourd’hui je vis dans un environnement naturel. Cette relation intime avec la nature m’a appris à communier avec le monde animal, minéral, l’air et l’eau. Tout est intelligent, vivant et relationnel. Aujourd’hui, les baleines font partie de mon environnement et elles participent à l’équilibre des principes masculins et féminins. En d’autres mots, elles participent à l’unité parfaite et à l’harmonie naturelle de l’être. J’ai reconnu la perfection de toutes les espèces et l’interrelation entre tous reflétant parfaitement l’amour et l’intelligence divine, notre source. Cet Esprit divin communie avec chacun de nous par l’intermédiaire de l’Âme qui nous inspire par la voie de nos intuitions et de nos rêves les plus chers.

Je vous suggère fortement de vous ressourcer régulièrement au cœur de la nature avec l’intention de communier directement à la source manifeste en vous et tout autour de vous.

Bon ressourcement!