L’ado en devenir

Donne-moi l’espace pour trouver ton cœur et le toucher, l’emmener au bord de la vie, lui faire sentir les rayons du soleil pour que tu puisses vouloir y rester et entamer ta vraie vie.

L’enfant se compose depuis sa naissance. Il se transforme et devient un être selon ce qu’il voit et ce qu’il entend. Sa mémoire enregistre tout sans qu’il sache ce qu’il fera de tout ce savoir. Il enregistre la joie, la tristesse, le courage et aussi le fait que la vie n’est pas si facile.

Quand il arrive à l’adolescence, sa tête est prête à exploser. Il doit trier et garder tout ce qui lui semble bon pour lui. Souvent, il croit qu’il n’y a pas assez de bon pour que la vie vaille la peine d’être vécue.

Alors il part à la recherche de son cœur aussi loin qu’il pourra aller, espérant trouver le meilleur, quelque chose qu’il n’a encore jamais vu et qui va rendre sa vie digne d’être vécue.

Un espace, un temps, un souffle, une lumière, une étoile, qui va le remplir de courage. Quand il aura trouvé cette chose merveilleuse, elle va lui donner l’élan de sa vie.

Pour pouvoir le trouver, il doit être libre, se détacher de tout ce qu’il a connu, écouter son cœur et partir au pays où son cœur l’envoie. Cela peut être tout près, comme au bout du monde, mais l’adolescent, se retrouvant soudain seul avec sa vie, va sentir qu’elle lui appartient et dès lors, la prendra en charge afin de l’accomplir.

Il choisira son chemin, ses compagnons et alors, on verra à chaque carrefour combien il aura grandi, se sera transformé.

De la sculpture grassement taillée, on distinguera peu à peu des traits plus fins, on verra de plus en plus son vrai visage et ce vers quoi il tendra.

Pour cela, l’espace, le temps, la liberté… C’est quand on est libre qu’on peut choisir et devenir.

Je te donne ton espace
Je te remets ta vie
Je t’envoie un baiser
Je t’attendrai
Mon cœur est rempli de ton espérance.

Oser se recréer pour se sentir vivant!

Quelle est la part de vie qui crie si fort en moi?
Pourquoi ne pas écouter cette voix intérieure qui m’appelle? Pourquoi ne pas suivre mon instinct basique? Mon intuition qui me chuchote au creux de l’oreille que ma vie n’est pas celle-ci, qu’une autre m’attend…

Je me souviens de ces moments privilégiés où j’ai été en contact avec cet élan de vie qui n’avait qu’une seule intention : me pousser hors de mes propres croyances limitantes, me permettre de passer de la SURvie (épuisante et étouffante) à la VIE.

Vivre enfin! Pour Soi et pour offrir le meilleur de Soi.

Pour se découvrir autrement, se révéler à soi et aux autres dans la simplicité, le naturel et l’harmonie.

Aujourd’hui, j’y crois. Oui ce passage existe. Oui il est possible pour chacun d’entre nous. Nous sommes nombreux dans cette quête universelle de sens. Redécouvrir le sens profond de nos vies pour nous ANIMER (lat. animus = âme).

J’aimerais vous partager une de ces expériences de vie qui la transforme à jamais.

Un cheminement personnel vers une autre vie.
Il m’a fallu une dizaine d’années pour réaliser que ma vie ne me ressemblait pas, que j’y jouais un rôle de figurante. Ce constat fut d’ailleurs fort douloureux mais de cette prise de conscience, j’ai su qu’un nouveau chemin allait se dessiner… Il vint à moi d’une façon très inattendue…

Alors que je vivais en France, dans un certain confort de vie matériel et professionnel, le signe de cette nouvelle voie apparut sous la forme d’un licenciement. Je perdis mon emploi.

Ce n’était malheureusement pas la première fois, je savais que je pouvais rebondir mais cette fois, ma petite voix m’interpella : Es-tu sûre de vouloir recommencer ici? N’y avait-il pas un rêve qui sommeille en toi? Ce changement n’est-il pas l’opportunité que tu attendais secrètement? À ce moment précis, je ne pouvais plus me mentir ou enfouir mes rêves au profit d’une forme de sécurité. Je me trouvais alors à la croisée des chemins, des questions existentielles m’habitaient, j’étais à la recherche d’un sens plus profond à donner à ma vie.

Malgré les peurs, les angoisses, les doutes, je sentais une force inexplicable, une aspiration profonde, une forte intuition à repenser ma vie autrement. À m’ouvrir à de nouveaux horizons… C’est à cette période, en ayant l’impression de prendre des décisions « folles », de « lâcher mon fou » que je me laissais guider vers ce qui me donnait de l’espoir, de l’énergie, de l’enthousiasme et je commençais mes démarches d’immigration pour le Québec…

En l’espace de 6 mois, je quittais mon emploi, mon appartement et j’obtenais un visa.

A 33 ans, je larguais les amarres et m’envolais littéralement vers d’autres cieux… Ce jour marqua la fin d’une époque de ma vie et un point de non-retour. Quelle expérience extraordinaire de libération, de lâcher-prise, de dépassement, de confiance profonde en Soi et en la Vie.

À partir de ce moment-là, j’ai vécu les instants les plus exaltants de mon existence. Je m’autorisais enfin à VIVRE. À Être moi-même. J’étais LIBRE.

À mon arrivée ici, je réalisais que TOUT était à reconstruire. Mais peu importe, je voyais cette tâche comme un jeu. J’avais enfin le pouvoir de créer une vie à mon image, teintée de mes valeurs et de mes aspirations…

J’ai entrepris ce chemin en me laissant guider par mon intuition, porter par mes émotions et mon ressenti.

Jamais je n’avais agi ainsi de ma vie… Quelle expérience troublante mais ô combien enrichissante!

Dans les mois qui ont suivi mon arrivée, je prenais des cours d’art, j’entrepris l’écriture de mon premier livre « Si j’osais! Comment développer notre liberté d’être » et tout ce dont j’avais besoin pour vivre était là. Je trouvais un emploi, je trouvais un logement par hasard et j’avais des revenus suffisants même s’ils étaient moindre qu’auparavant, ma vie était d’une toute autre qualité…

Bref, à partir de ce jour-là la Vie n’a cessé de me donner ce dont j’ai profondément besoin afin de me permettre de réaliser ce qui est vraiment essentiel pour moi. Elle me protège et me donne chaque jour les autorisations dont j’ai besoin pour réaliser mon chemin de vie et lui rester fidèle : j’ai écrit un livre, ce qui était un grand rêve, j’ai créé une conférence vivante « Être » (nouveau concept) ainsi qu’une troupe. Nous avons joué au Monument National à Montréal en septembre dernier et que nous rejouerons au printemps 2010, j’ai rencontré l’amour profond et je suis sur le point de mettre un enfant au monde…

Tous mes rêves ont été entendu. Et je sais qu’il peut en être autant pour chacun d’entre nous. Une forme d’équilibre se met progressivement en place entre les besoins matériels et les vraies aspirations qui trouvent leur place.

C’est d’ailleurs le message que je porte et que je communique dans mes formations, mes conférences et mon livre. Nous avons tous cet immense potentiel en nous. Notre Être est vivant. Il est temps de tendre l’oreille à notre petite voix et de nous laisser surprendre, émouvoir, toucher pour VIVRE intensément en toute conscience du privilège que la vie nous fait, de cette grâce qu’elle nous offre et de cette abondance dont elle est si généreuse. L’heure a sonné d’être à l’écoute de ce que vous portez profondément en vous.

Appréciez votre cheminement

« La qualité de notre Vie est directement proportionnelle à l’intensité de notre désir à constamment progresser. »

Avez-vous déjà remarqué que les objectifs que l’on veut tant atteindre sont souvent insatisfaisants? Que l’atteinte de ces destinations rêvées pâlie faiblement lorsqu’on la compare à l’appréciation du cheminement parcouru afin d’y parvenir?

Pourquoi avons-nous tendance à vouloir davantage dès l’obtention d’un désir, à allonger le tunnel de la Vie dès que l’on touche aux premiers rayonnements de la sortie?

Ces réflexes imagés représentent le besoin fondamental de l’être humain à progresser constamment. Rien n’est plus important pour développer le sentiment de bonheur tant recherché qu’un cheminement légèrement ardu et parsemé d’obstacles.

Encore faut-il l’apprécier!

Nous entendons souvent parler de la nécessité à « apprécier le moment présent» sous prétexte que c’est un cadeau que l’on développe à chaque instant. Nous ne pouvons changer le passé, ni prévenir le futur donc, aussi bien se concentrer sur l’élément temporel que nous pouvons contrôler. Que dis-je, où nous avons le plus grand pouvoir de décision.

Il est vrai, je l’accorde, que le présent, le moment que vous vivez dès maintenant et qui disparaîtra dans un simple clin d’œil, est l’instant qui importe le plus : tout s’y passe, se crée et se perd. Avant est Histoire et Après n’est qu’Opinion.

Cependant, j’aimerais attirer votre attention sur le fait que le présent doit être cultivé et bien utilisé pour être avantageux. C’est dans ce présent que l’on peut regretter amèrement quelques actions passées ou s’imaginer une conséquence désastreuse qui nous paralyse l’existence; deux possibilités qui ne génèrent que des émotions négatives. Le même instant devrait nous permettre, dans ces cas, de se pardonner ou de laisser l’éclair de génie qui transforme la situation nous traverser.

Bref, il serait avantageux d’utiliser le présent à nos fins au lieu d’y être malmené.

Mais, comment faire!?

On aurait davantage de plaisir à se rappeler que nous, en tant qu’être humain, sommes des « Êtres » justement, que notre principale caractéristique est d’être nous-mêmes. Une de nos plus grandes forces détermine notre présence sociale : le respect de notre identité. Malheureusement, il y a un mouvement de société qui nous tend vers l’Avoir et le Faire afin de justifier notre valeur. Avoir davantage et en Faire plus remplacent Partager et Contribuer. Il est primordial que l’on revienne à un niveau d’Être supérieur, que l’on se retrouve intérieurement pour nous permettre d’y consacrer les énergies nécessaires afin d’y cultiver le bonheur.

« La question se pose toujours », me direz-vous, « Comment faire? »

La solution consiste à générer un progrès constant.

La seule façon que l’on peut utiliser afin de maximiser le moment présent qui s’offre à nous est d’avancer d’un ou de plusieurs pas le long de notre cheminement, de s’ouvrir à de nouvelles possibilités, de finalement saisir les opportunités présentes.

Pensez-y quelques minutes…

À quel moment de votre Vie vous êtes-vous senti le plus épanoui? Est-ce parce que vous avez atteint un objectif élevé ou parce que vous avez parcouru une distance importante et surmonté des obstacles de taille?

C’est le cheminement qui compte. Ce sont les efforts que l’on investit dans l’atteinte de l’objectif qui nous rendent fier de nous et confiant de nos capacités. C’est la personne que l’on devient dans la réalisation de nos rêves qui nous procure ce sentiment de bonheur tant recherché.

L’Être dépassera n’importe quel Avoir et Faire en tout moment de la Vie.

L’appréciation du cheminement est essentielle pour nous permettre de reconnaître ce que l’on devient. C’est au travers des obstacles que l’on découvre nos forces et faiblesses. C’est le progrès, l’agrandissement de notre zone de confort, qui nous guide vers notre destination ultime.

Le véritable ennemi du bonheur est l’accumulation d’habitudes inconscientes. En fonctionnant tel un robot programmé, nous nous coupons du plaisir de choisir et, du même coup, de la satisfaction d’accomplir du nouveau. Nous laissons notre Vie passer sous silence sans comprendre que le bonheur s’y échappe en nous glissant entre les doigts.

De là, l’importance de « prendre sa Vie entre ses mains» et de se responsabiliser envers ses actions. Ainsi, nous sommes davantage conscients des bénéfices que nos décisions engendreront et nous posons les gestes adéquats afin de maximiser le moment présent. Ce petit instant qui nous appartient brièvement nous permet de repousser délibérément nos limites pour grandir et être davantage.

Il n’y a pas de moments ordinaires. Aucun d’entre eux n’est vide de sens. Profitez pleinement de celui-ci pour y découvrir votre propre personne dans toute sa splendeur.

EXERCICE

En quelques étapes, entamez le progrès nécessaire au sein d’une habitude inconsciente et « re »dévoilez une facette cachée de votre Vie.

  • Choisissez un domaine de votre Vie que vous voulez améliorer et déterminez-y une habitude néfaste que vous répétez inconsciemment. (exemple : « Ma Santé Physique = Aussitôt le souper terminé, je m’assoie devant la télé. »)
  • Déterminez comment cette habitude est 1) néfaste, 2) inconsciente. (exemple : « 1) Je perds une belle occasion pour bouger davantage. » « 2) C’est un réflexe ; aucune alternative me vient en tête ; il n’y a rien qui m’intéresse à regarder. »)
  • Constatez que cette habitude néfaste et inconsciente vous apporte une certaine satisfaction soit en vous assurant un confort, soit en vous procurant un moment de relaxation ou d’absence d’effort, ou autrement.
  • Demandez-vous si vous voulez garder cette menue satisfaction ou si vous préférez maximiser le potentiel de ce moment présent afin d’Être davantage pour vous et vos proches.
  • Élaborez deux actions que vous pouvez prendre dès maintenant afin de renverser la vapeur et de vous diriger vers de nouveaux objectifs plus satisfaisants.
  • Imaginez ce que vous allez ressentir lorsque ces deux actions seront accomplies. Imaginez ce que vous ressentiriez si vous ne les accomplissiez pas. Quelle situation vous semble plus attirante?
  • Maintenant que le choix est clair, prenez les actions nécessaires afin d’apprécier davantage cet instant… ainsi que votre Vie!

Ce texte entier se révèle en quelques mots : Appréciez votre cheminement. Personne ne peut changer le passé et vous ne pouvez pas prédire le futur. Le présent est TOUT ce que vous avez. Votre objectif devrait être de l’utiliser pleinement afin d’atteindre vos rêves récoltant le maximum de bonheur et de moments heureux qui vous coupent le souffle.

Tout comme ce texte : la version finale est très intéressante, bien sûr, sauf que le cheminement que j’ai dû accomplir, jumelé aux quelques prises de conscience qui ont fait surface, pour réussir à vous livrer ce message est tout simplement magnifique. Définitivement, je grandis avec vous.

Je vous souhaite un magnifique Temps des Fêtes. Prenez bien soin de Vous, Cher(ère) Ami(e)!

L’énergie des couleurs

Avez-vous déjà réalisé l’effet du vêtement que vous portez sur votre niveau d’énergie? Sûrement! Ou alors, vous en avez été inconscient. Il s’agit d’un phénomène tout à fait naturel puisque l’expression de soi passe nécessairement par ce que l’on a sur le dos.

Comment une couleur, un tissu, une coupe spécifique peut-elle nous énergiser? Simplement en suivant la nature de notre corps. Commençons d’abord par nos couleurs naturelles. Elles sont déterminées par le teint de notre peau, qui lui dépend de l’équilibre entre nos composantes pigmentaires qui sont : l’hémoglobine (qui confère un teint plus bleuté), la carotine (qui donne un teint plus jaunâtre) et la mélanine (qui fonce plus ou moins le teint). Notre teint peut alors être mis en valeur, soutenu, renforcé par des couleurs ayant la même luminosité ou la même intensité que notre peau.

Les couleurs possèdent aussi une fréquence, que nous percevons à l’œil nu : le spectre visible. La lumière voyage par longueur d’ondes qui correspondent à différents couleurs : notre teint possède donc sa propre fréquence qui, lorsque « harmonisée » avec les couleurs que nous portons, projette une onde sans distorsion, donc agréable à l’œil, sans stress. Nous sommes alors « sur la même longueur d’ondes » lorsque nous portons les couleurs faisant partie de nous-mêmes. C’est pourquoi certaines couleurs peuvent nous écraser, nous donner l’air malade tandis que d’autres nous rehaussent et nous procurent un bien-être total. Remarquez bien la pétillance de vos yeux, la texture plus lisse de votre peau, la blancheur de vos dents… tout est mis en œuvre pour faire ressortir la beauté et l’énergie de votre corps. Il est si simple de s’envelopper de la bonne fréquence. Alors… à vos couleurs, mesdames et messieurs!

Contrôle du stress et connaissance de soi

Qu’est-ce que c’est que ça? De quelle potion magique ou méthode abracadabrante va-t-il nous parler celui-là? Eh bien, d’aucune. De quoi va-t-il nous parler alors, me direz-vous. C’est simple. Du Gros Bon Sens.

En tout premier lieu, soyons honnêtes avec nous-mêmes, il n’y a pas de recette miracle pour traiter le stress. Il n’y en a pas de potion magique. Il n’y a pas de méthode infaillible et universelle fonctionnant pour tout le monde sans regard sur qui vous vous êtes. Alors, de quoi vais-je vous entretenir? Je vous l’ai dit Du Gros Bon Sens. De la simplicité qui crève nos yeux. Bon, ceci étant dit, trêve de blabla, abordons le sujet.

Pour bien contrôler une chose, il faut bien la connaître, n’est-ce pas? Par exemple, pour bien conduire une automobile, il suffit d’apprendre à la connaître. Si on a bien fait nos leçons, on ne cherche pas de midi à quatorze heures pour comprendre que si je tourne la clé, le moteur démarre. Est-ce possible que pour nous, le principe soit similaire? Voyons voir.

Partons du principe que l’être humain possède quatre personnas, quatre facettes, qui forment un tout, c’est-à-dire soi. Ces quatre personnas étant la facette personnelle, professionnelle, familiale et sociale.

Maintenant, admettons que nous avons fait le tour des quatre facettes de notre moi avec toute l’honnêteté dont il est nécessaire. De plus, si nous pouvons constater d’évidence les liens qui unissent et interagissent entre ces quatre facettes, nous est-il possible d’affirmer avoir les outils indispensables à la connaissance de soi et en faire d’emblée une réalité? J’en suis convaincu.

Suite à cette démarche de la connaissance de soi, qui, notons-le, n’est pas facile admettant le fait que l’on se doit de voir et d’accepter toutes ses qualités et ses petits défauts, peut-on affirmer que le fait de mieux et bien se connaître nous donne la possibilité de pointer les différentes sources de stress qui nous accablent et de les mieux comprendre. Et finalement, si c’est mieux comprendre, est-ce mieux contrôler? Il me semble que la réponse est évidente.

Je ne vous ai pas donné de pilule (une maladie, une pilule, ben voyons), pas de recette magique, de potion, ou de ce que vous voulez bien imaginer. Je vous ai simplement parlé de Gros Bon Sens. Je ne vous ai pas dit que j’ai pondu la méthode miracle, loin de moi cette idée. En fait, ce que je vous dis, c’est qu’il est possible de mieux gérer votre stress par une meilleure connaissance de soi. Une méthode qui peut s’avérer longue et difficile pour certains et pour d’autres, non. Une façon de faire sans pilule, sans médication. Un principe qui ne crée pas de béquille et qui ne masque pas la vérité.

Selon certains, l’être humain est le seul être vivant doté de conscience. Est-ce pour cela qu’on doit se compliquer la vie?

Vivre et laisser vivre

Est-ce que les marques déterminent votre valeur?
Trop souvent, on se laisse influencer. On laisse nos parents, nos collègues, la télévision, les magazines nous dicter comment nous devrions être et penser. Comment nous devrions vivre et s’habiller. Ce que nous devrions conduire et habiter. Une grande maison sur la Rive-Sud et un chalet dans le Nord, c’est bien. Mais encore faut-il avoir le goût d’y être. Que ça raisonne avec qui nous sommes. Et surtout, bien évaluer le ou les revenus à générer, simplement pour payer les intérêts du banquier.

En réalité, trop peu d’entre nous nous arrêtons pour nous demander ce qui nous rend vraiment heureux dans la vie. À quel moment, dans quelles circonstances et entouré de qui, sommes-nous à notre mieux. Je fais souvent remarquer aux amis qui se joignent à ma femme et moi pour souper, chez nous ou ailleurs, que même milliardaire, on ne pourrait apprécier plus la soirée que nous passons ensemble.

Ne vous trompez pas sur moi, je ne parle pas ici de simplicité volontaire, mais bien de priorités et de la découverte de qui on est.

Qui êtes-vous? Êtes-vous vraiment du type à apprécier une bouteille de vin à 1 000 $? Ou êtes-vous tout aussi heureux avec une bouteille de vin à 20 $ que vous découvrez avec votre douce moitié? Croyez-vous vraiment que votre voisin au feu rouge est 3 fois plus confortable que vous dans sa voiture de luxe? Parce que c’est probablement par 3 que vous devriez multiplier le prix de sa voiture en rapport à la vôtre…

Qu’y-a-t-il dans une marque soit dit en passant? Le besoin de dire au monde entier « regardez! J’ai réussi! ». Alors qu’en réalité, la marque du véhicule que quelqu’un conduit n’a rien à voir avec le fait qu’il ait réussi ou non. Eugène Tassé, un développeur immobilier de l’Outaouais, qui est plusieurs fois millionnaire m’a dit un jour : « Yannick, ça te fait quoi à toi que je conduise une Cadillac ou une Mercedes? ». J’ai répondu « Rien ». « Voilà! » a-t-il dit. « Alors que je conduise une Mercedes ou une Honda, ça ne change rien à ta vie! Donc, je conduis une voiture pour moi. Et je serais idiot n’est-ce pas, de m’endetter pour un tas de ferrailles non? »

Pensez-y! Est-ce que vous allez laisser une marque de voiture ou de vêtement, ou même un quartier, déterminer qui vous êtes ou ce que vous valez? Eh bien trop souvent, oui! Et si c’était la réalité, nous ne valons pas grand-chose en réalité. Puisque tout est emprunté!

Soyez plutôt fier de qui vous êtes et de ce que vous faites. Faites le bien, avec passion. Et portez attention à ce que vous dépenser. L’argent est relativement facile à gagner. C’est de ne pas le dépenser qui cause problème. Demandez-vous simplement, lorsque vous vous apprêtez à dépenser votre argent au restaurant ou sur des gadgets plus ou moins essentiels… « En ai-je vraiment besoin? » Et, « Est-ce que je veux cette chose vraiment ou plutôt pour le sentiment que je crois qu’elle m’apportera? »

Relisez bien cette phrase. Voulez-vous vraiment le chalet à 4 chambres? Ou voulez-vous le chalet parce que vous croyez qu’il vous apportera une sensation que seul un chalet avec 4 chambres vous apportera… Alors que vous êtes 2 et sans enfants! Voulez-vous vraiment une Porsche? Ou plutôt « ressentir » ce que vous « espérez » ressentir quand vous serez au volant? C’est à dire « important », privilégié, et quoi d’autre? Épargnez-vous des milliers de dollars en développant le réflexe de vous sentir important parce que vous avez de bonnes valeurs et contribuez à votre entourage et la société. « Soyez avant de faire et faites avant d’avoir » a dit Zig Ziglar.

Posez-vous la question : « Pourquoi est-ce que je veux ce que je veux?». Si vous avez des raisons qui vous suffisent et qui justifient la dépense, alors plongez! Tout en gardant l’équilibre, dans tout. Sinon, retenez-vous. Rappelez-vous que vous n’avez rien à gagner à impressionner la galerie. Vivez pour vous. Et laissez les autres… payer le banquier.

La nutrition et l’intelligence du corps

Le corps humain est un univers d’une grande beauté. Toutes les formes de nourritures qu’elles soient spirituelles, mentales, émotionnelles ou physiques participent à créer l’être humain que nous sommes. Avons-nous déjà réalisé que tout ce que nous mangeons, buvons, respirons devient notre matière première pour construire et régénérer chaque système, tissu, organe et cellule de notre corps? On comprend mieux l’expression « Je suis ce que je mange ». La nutrition est un processus alchimique qui nous permet d’être en équilibre pour ainsi déployer tout notre potentiel en tant qu’être humain.

Lorsque l’on naît, il existe en nous ce qu’on pourrait nommer une intelligence en rapport avec la nourriture. Dans son livre intitulé « Intelligence corporelle », l’auteur Edward Abramson mentionne à cet effet que le nourrisson est tout à fait capable de décider lui-même de la quantité de nourriture dont il a besoin. À cette période de la vie, le bébé est en contact très intime avec ses signaux de faim et de satiété. Lorsque nous grandissons en taille, nous perdons une forme de sagesse cellulaire. En effet, plusieurs influences externes (publicité, éducation, mode de vie, etc.) vont créer des programmations qui non seulement viennent influencer notre façon de se nourrir, mais voiler cette intelligence du corps. Il s’agit de redonner au corps le poste de commande car c’est dans la conscience du corps, à travers l’écoute des sensations corporelles, que nous pourrons reconnaître ce qui est juste en terme de nutrition.

La conscience du corps

Le geste quotidien de se nourrir est malheureusement trop souvent banalisé. Pourquoi ne pas lui donner l’importance qui lui revient et reprendre contact avec l’intelligence de notre corps? Comme les aliments vont bientôt entrer dans l’espace le plus intime de nous-mêmes, nos cellules, quoi de plus naturel que d’utiliser l’espace des repas comme moment privilégié pour entrer en relation avec cette nourriture et nos sensations corporelles. Pour retrouver l’intelligence du corps, il faut d’abord l’habiter pour mieux reconnaître ses messages. Sommes-nous présents à notre corps lorsque nous mangeons? Sommes-nous conscients des signaux qu’il nous envoie?

La soif

L’eau est notre première nourriture physique. À chaque jour, nous perdons environ deux litres d’eau (plus d’un litre d’eau par les urines et presque autant par la sueur, les selles et la respiration). Toutes ces pertes quotidiennes doivent donc être remplacées afin de maintenir l’équilibre de tous les processus vitaux de notre corps. Il ne faut pas attendre le signal de la soif pour boire car à ce moment le corps nous transmet qu’il est déjà en déshydratation. En buvant plus souvent entre les repas, il est intéressant d’observer comment la soif pouvait parfois être confondue avec des fausses faims.

La faim

La sensation de faim est une réponse à une demande énergétique et biologique du corps (sensation de creux, d’inconfort ou de vide ressentie au niveau de l’estomac). Lorsque nous répondons à cette faim en mangeant, nous éprouvons une satisfaction et un bien-être au niveau corporel. Il est donc important d’apprendre à reconnaître les sensations corporelles de la faim afin d’éviter les situations d’urgence où pour combler une faim intense, une grande quantité d’aliments serait engloutie rapidement créant ainsi une surcharge pour le système digestif.

La satiété

La satiété est beaucoup plus subtile que la faim. Elle est ressentie lorsque l’on est rassasié après avoir mangé. Elle n’est pas associée à une évaluation mentale de ce qu’il faut manger ou encore moins à la sensation de distension gastrique ressentie lorsque l’on a trop mangé. Cela prend environ 15 à 20 minutes au cerveau pour qu’il puisse capter les messages envoyés par le corps l’informant qu’il a assez de nourriture. Il est plus facile de détecter le seuil de satiété lorsque l’on mange lentement en faisant des pauses tout au long du repas. Si nous sommes vraiment attentifs, nous pourrions même reconnaître le moment où les aliments nous procurent moins de satisfaction en bouche. Cette sensation nous informe que la satiété approche. Plusieurs déséquilibres pourraient être évités si on développait une plus grande complicité avec nos signaux de satiété.

La bouche : un véritable four alchimique

La mastication permet de bien broyer les aliments (l’estomac n’a pas de dents!!!…) pour les mélanger à la salive qui contient nos premières enzymes digestives. Plus les aliments sont mastiqués longuement, meilleure sera la digestion et l’assimilation des nutriments. C’est par les milliers de papilles gustatives que sont captées les propriétés plus subtiles des aliments telles que le goût. Il y a donc déjà dans la bouche une forme d’assimilation. En ralentissant le rythme des repas, on est plus disponible à savourer davantage les aliments intensifiant ainsi le plaisir de manger. En adoptant cette habitude, nous pourrions peut-être constater qu’il est possible de nous satisfaire d’une moins grande quantité de nourriture…

Les sensations des aliments

Nos sens sont des portes d’entrée qui nous mettent en relation avec notre corps et les aliments. Ils nous permettent de vivre des expériences et d’enregistrer des informations qui vont bien au-delà des données mémorisées par notre mental. En créant un environnement de calme et de détente lors des repas, il est plus facile d’être disponible pour accueillir les sensations que procurent les aliments. Nous pourrions choisir la nourriture la plus saine qui soit, mais si nous ne sommes présents ni aux aliments ni à notre corps, n’y aurait-il pas un écart qui pourrait diminuer les bienfaits que cette nourriture nous apporte?

La vue

Bien souvent le premier contact avec l’aliment s’établit par le regard. On mange des yeux un plat qui est préparé avec soin. La façon dont les aliments sont présentés stimule l’appétit. Nourrissons-nous des formes et de la couleur des aliments. En développant la sensibilité à la beauté de ces nuances, nous serons à même de constater que le règne végétal offre naturellement les plus belles couleurs. Recherchons les teintes qui nous stimulent et nous réjouissent.

Le goût et l’odorat

Une grande proportion des saveurs vient des parfums volatils des aliments qui sont captés dans la bouche à l’arrière de la région nasale. Pour augmenter la satisfaction, prenons le temps de respirer en mangeant pour mieux capter le goût des aliments et la subtilité de leurs parfums. Chaque bouchée mérite toute notre attention puisqu’elle contribue à devenir…nous!

Le plaisir des sens et le bien-être du corps

Manger sainement est l’équilibre et l’harmonie entre le plaisir des sens et le bien-être du corps. Pour retrouver l’autonomie alimentaire, il s’agit d’être à l’écoute des sensations corporelles afin de mieux reconnaître ce qui est juste pour nous, en quantité et en qualité. Que notre corps, tel un temple sacré, puisse nous guider vers la nourriture la plus juste afin que nous manifestions la santé optimale à chaque jour de notre vie. Comme le dit si bien un proverbe chinois : « Prends soin de ton corps si tu veux que ton âme aie envie de l’habiter »…

La folie d’être soi

Par moments, nous crions que c’est de la folie, de la pure folie que de vivre ainsi différemment de tous les gens.

Ce cri dit que c’est de l’insouciance de croire que la foi pourvoit à l’abondance. C’est vrai, nous nous aventurons dans un univers dont les structures sont pour certains de la folie pure.

Ceux-là, habitués à penser qu’il faut travailler fort pour assurer le futur ne viendront que dans quelques années à ce nouveau mode de vie. Pour nous, c’est maintenant.

N’oublions pas, notre plan de vie est celui d’âmes pionnières. Notre cheminement spirituel nous a appris qu’en tant qu’enfant du Ciel, nous sommes imprégnés de la richesse de l’Amour. Bien qu’incarnée en terre étrangère, notre âme bénéficie de la même immersion qu’au Paradis.

En fait, nous aspirons à la constance de ta foi en l’abondance, mais nous soupirons, car notre foi ne sait pas encore nous obéir.

Il est légitime que notre confiance se replie avant que se multiplient les preuves de la constance de la providence. Soyons assurés que notre nature est en mesure de supporter l’insécurité que l’attente engendre. Plusieurs fois déjà, la loi de la prospérité nous a offert de mémorables expériences de sa fiabilité. Fiables et assimilables, les lois de l’abondance sont constantes, c’est prouvé.

Ne doutons pas, ne nous décourageons pas, ne baissons pas les bras.

Parlons plutôt du merveilleux et de la magie de Dieu. C’est par eux que le Ciel dispense son abondance à qui garde son cœur dans l’enfance. La féerie de l’esprit de l’enfant face à l’argent est d’une grande cohérence. Elle est synonyme de vérité, mais il suffit d’un peu de folie pour qu’elle soit activée.

À vrai dire, tout ce qui sert à faire sourire et à embellir est fait pour servir et obéir aux lois de la prospérité. Tout ce qui rafraîchit l’esprit et élargit l’imagination sert à l’augmentation de nos vibrations. L’imaginaire avec sa capacité de nous élever au-dessus de la dualité a pour mission de bâtir notre avenir.

Alors laissons le sérieux de côté et jouons un peu. Imaginons un petit farfadet bien rondelet tenant un coffret en chantant et en dansant sur les rayons d’or d’un arc dans le ciel.

« Bonjour joli farfadet de Dieu. Dis-moi, qu’as-tu de si précieux dans ton coffret? »

« Il contient tout l’argent de Dieu, j’en suis le gardien. »

« Gentil gardien, est-ce que tu veux partager avec moi ton bien si précieux? »

« Je le dois, car c’est le vœu de Dieu que ce bien soit celui de ceux qui se rendent jusqu’à moi. Tiens! Voilà le contenu de mon coffret. Entends le son que font mes pièces d’or, et sens le frisson qu’elles donnent dans ta couronne. »

Il est bien amusant d’inventer et de jouer à un jeu comme celui-là même s’il y a longtemps que nous ne sommes plus des enfants. Nous pouvons jouer autant que nous voulons, notre maturité n’est pas en danger pour autant et d’ici quelques temps l’abondance sera là. Un appel inspiré par le ciel, un contrat qui te revient de droit, un chèque que tu n’attendais pas, tout cela se produira selon la volonté de Dieu.

Beaucoup de Maîtres ascensionnés ont aussi inventé leur propre jeu avec l’argent de Dieu. Certains l’ont cueilli dans un arbre à vœux, d’autres, en fermant simplement les yeux. Et nous comment voulons-nous que la magie du merveilleux multiplie l’argent de Dieu dans notre vie?

Dix chiffres, une forêt et un voyage vers soi

Vivre est une aventure au parcours incertain vers une destination inconnue. Le chemin de nos vies se trace au fur et à mesure que nous mettons un pas devant l’autre. Ce voyage peut être source de terreur ou de joie.

En ce début d’année 2008, où ses chiffres s’additionnent pour nous donner le chiffre UN, je vous propose de voyager ensemble et de faire 10 pas en forêt, la forêt de nos vies, la forêt de qui nous sommes au fond de nous, unique et en harmonie avec soi-même et autrui.

Installez-vous confortablement, assis, couché ou debout, dans un lieu calme et serein. Joignez les mains sur le ventre et laissez aller votre imagination. Imaginez une forêt, la forêt de vos rêves où vous pouvez être qui vous êtes réellement au plus profond de votre être, en toute sécurité. Rien ne peut troubler votre bien-être. Voyez, sentez, touchez, entendez, humez, créez le sol, le sous-sol et le ciel de votre forêt. Respirez.

Un, souriez-vous. Souriez à chaque partie de votre être physique, mental, émotif, historique. Laissez ce sourire emporter avec lui, alors qu’il traverse votre corps de la tête aux pieds, tout ce dont vous ne voulez plus.

Deux, laissez vos pieds fondre dans le sol de votre forêt, chaque expiration vous ancrant de plus en plus dans votre vie.

Trois, comme un arbre dans le bois de votre forêt, laissez vos racines plonger dans l’humus de votre terre, votre tronc pousser grand et fort et s’élever vers le ciel de vos aspirations.

Quatre, sentez un grand feu brûler dans votre ventre, au cœur de vous-mêmes, et vous nourrir de son énergie bienfaisante.

Cinq, venant de vos profondeurs dans votre ventre, cette énergie sort de vos doigts et de vos orteils et va enrichir le monde autour de vous. Et plus vous vous exprimez ainsi, plus vous recevez de l’énergie en retour, qui va nourrir votre être dans votre ventre.

Six, vous sentant baigner dans une eau lourde qui vous tient en place sans effort de votre part, vous êtes en communion avec le reste de l’univers et le reste de l’univers avec vous. L’un et l’autre se créant simultanément.

Sept, imaginez-vous au septième ciel, suspendu par des ficelles comme une marionnette à cordes, où vos valeurs les plus grandes dans votre vie — tout ce qui compte vraiment pour vous — vous animent et guident votre conduite.

Huit, à chaque inspiration, les pores de votre peau s’ouvrent et vous absorbez l’énergie de la vie; à chaque expiration, vos pores se referment et cette belle énergie s’en va en vous se lover dans chacune de vos cellules et les régénère. Chaque moment est une vie neuve.

Neuf, inspirez encore. Comme un trou noir, vous vous refermez sur vous-mêmes et ne laissez rien sortir. Expirez. Comme la plus brillante des étoiles vous scintillez de tous vos feux, illuminant le monde, l’univers de votre richesse.

Dix, comme un tourbillon, laissez se combiner un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf et même dix, dans l’ordre et le désordre, comme cela vient, sans vous attacher à aucun. Le laissant venir à sa guise et le laissant aller de même. Comme nos vies viennent et vont depuis toujours et pour toujours, dans une danse sans fin.

Notre voyage va bientôt se terminer. Retracez vos dans la forêt de vos rêves, dans le lieu où vous pouvez être qui vous êtes. Dix, neuf, huit, sept, six, cinq, quatre, trois, deux, un. Ouvrez les yeux. Reprenez contact avec le monde de tous les jours. Mais dites-vous aussi que cette forêt est là pour vous quand vous voulez bien y aller. Elle peut même ne jamais vous quitter — où vous, vous n’avez pas à en sortir. C’est à vous de choisir. Bonne année 2008 et 9 et 10!

Mal dans son corps, bien dans sa tête?

La détérioration qui s’est produite au niveau de notre alimentation n’affecte pas seulement notre santé physique, mais aussi notre santé psychologique. Si l’on regarde de plus près la subtile chimie du cerveau, on réalise bien vite que les neurotransmetteurs sont de plus en plus perturbés. « Qu’est-ce qu’un neurotransmetteur? », me direz-vous.

Un neurotransmetteur est un médiateur chimique qui assure la transmission d’information aussi bien au niveau du cerveau que dans le corps en entier. Les plus connus sont la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. C’est précisément sur la sérotonine qu’agissent les antidépresseurs utilisés couramment comme le Prozac, le Paxil, l’Effexor, etc.

Rôle de la sérotonine :
■ Régulation de l’humeur
■ Contrôle de la satiété
■ Contrôle de l’irritabilité
■ Contrôle de l’impatience
■ Contrôle de la vulnérabilité au stress.

L’alimentation raffinée, la présence de pesticides dans les aliments et le fastfood affectent-ils la qualité du travail effectué par les neurotransmetteurs dans le cerveau? La science ne peut pas encore répondre de façon précise à cette question. Lorsque les neurotransmetteurs ne sont plus aptes à livrer leurs messages adéquatement – ou pire encore, s’ils transmettent des informations inexactes – il peut en résulter de nombreux dysfonctionnements. Par exemple, en consultation, je rencontre de plus en plus de gens qui sont « sympathicotoniques », c’est-à-dire des gens qui sont en perpétuel mouvement, dormant peu et étant toujours en état de tension ou de stress. Il en résulte de l’hypertension, une prédisposition aux maladies cardiovasculaires, de l’anxiété et des troubles du sommeil. Ces personnes ont un taux d’hormone du stress élevé dans le sang (cortisol plasmatique).

Un cercle vicieux s’installe peu à peu : les neurotransmetteurs ne fonctionnant plus normalement, la personne a de plus en plus de difficulté à prendre des décisions, elle mange moins bien et elle peut même en venir à une perte du sens de sa vie… Arrive un temps où il se produit un « court-circuit » dans le cerveau et tout saute! C’est l’épuisement, souvent appelé « burnout », un état qui flirte dangereusement avec la dépression.

Pour ma part, j’ai toujours cru qu’il existait un lien entre le dérèglement des neurotransmetteurs et le sens de la vie. Si notre « computer central » est décentré et que nos systèmes nerveux et hormonal sont déséquilibrés, il y a de fortes chances pour que nous soyons décentrés physiquement et que nous perdions le contrôle de notre existence. Et si nous mangeons de plus en plus mal, la chimie du cerveau ne peut faire autrement que de réagir devant la détérioration de la qualité des aliments.

Reprendre le volant de notre existence
Si nous reprenons le concept de santé globale – qui veut que la santé soit la résultante de plusieurs facteurs – nous devons développer le réflexe de compenser la diminution de la qualité des aliments en posant des gestes concrets dans les autres domaines de notre existence.

Prenons l’exemple d’une personne qui se sent totalement décentrée après avoir vécu une période de stress intense et durant laquelle elle a consommé du fastfood. Comment pourrait-elle retrouver son équilibre en portant une attention plus particulière aux six facettes du concept de santé globale? Voici ce que je lui conseillerais :

Alimentation : devenir consciente du déséquilibre et amorcer la correction en privilégiant une alimentation vivante.
Mouvement : marcher quotidiennement 30 minutes en pleine nature et en profiter pour respirer consciemment et contacter le moment présent.
Stress : identifier les stresseurs de sa vie et apporter des modifications là où cela est possible pour les diminuer.
Spiritualité : ajouter la méditation et le silence à son hygiène de vie ou pratiquer régulièrement l’exercice 6-3-6.

Cette petite progression de conscience pourrait la remettre sur son chemin de vie.

Exercice pour induire un état de relaxation : La respiration 6-3-6

■ S’asseoir.
■ La tête doit être bien centrée.
■ Faire le calme.
■ Inspirer en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Maintenir et compter 1-2-3.
■ Expirer lentement en comptant 1-2-3-4-5-6.
■ Répéter trois fois.

En apprenant ainsi à jouer avec les différentes composantes de notre vie, nous réalisons peu à peu que lorsque viennent des périodes plus difficiles, nous réussissons à les traverser avec plus de facilité. Il faut toujours mettre les six indicateurs de la santé en interaction et en complémentarité les uns avec les autres.

C’est ce que j’appelle guérir sa vie!