La loi d’amour en expansion

Que l’on croie ou non en une loi, celle-ci joue quand même son rôle. Une loi, c’est une loi. Pensons à la loi de la gravité, qu’on la connaisse ou non, nous subissons l’attraction de la terre et sentons le poids de notre corps. Personne ne peut aller à l’encontre d’une loi cosmique ni même la changer. On ne peut que coopérer avec elle, s’en servir. Tout comme on peut se servir d’un poids pour faire un contrepoids. Donc, on se sert de la loi de la gravitation. C’est par un bon usage des lois cosmiques que l’homme peut développer et influencer son univers environnemental et il en est de même pour son univers interne. Toute lutte contre les lois métaphysiques reviendrait à lutter contre nous-même puisque nous faisons partie du cosmique.

Cherchons à comprendre les lois de la nature et utilisons-les pour obtenir le cheminement évolutif que nous désirons en tant que société. Nous vivons dans un univers où, rien ne se perd, tout se transforme. La plus petite de nos pensées est une onde qui voyage à l’infini. Pourquoi ne pas se servir de cette voyageuse? En imprimant au moyen de notre pensée une impulsion à cette dernière, nous pourrons employer d’une manière constructive la loi d’irradiation. Mais avant de se servir d’une loi, il est aidant de bien la connaître, car une loi ne peut être utilisée que dans la mesure où elle est parfaitement comprise. Par exemple, il nous serait impossible de résoudre un problème de physique s’il n’a pas dans un premier temps l’étude les lois qui s’y rapportent. Dans le domaine de la métaphysique, cela est encore plus vrai. Celui qui tente d’utiliser les lois sans les avoir pleinement comprises, joue à l’apprenti sorcier et risque de rencontrer le déséquilibre ainsi créé. La principale loi à connaître est la grande loi de l’AMOUR.

La loi de l’amour est favorable à l’homme puisqu’elle a contribué à lui donner la vie. Bien que cette loi soit impersonnelle, elle est juste. Impersonnelle parce qu’en tant que loi, elle est automatique et s’applique à tous. Elle est aveugle et ne peut donc faire l’objet d’aucune discrimination entre les individus qui en subissent les effets. Ainsi, la loi est la même pour tous et il n’y a aucun moyen de la contourner.

L’amour rayonne dans tout l’univers! Cela peut sembler curieux d’affirmer que notre monde est construit et repose sur l’amour. Je vous entends me dire : « Et les guerres, les haines et les luttes fratricides entre les hommes, peut-on les oublier si facilement? ». Bien que votre objection soit de taille, approfondissons le phénomène et penchons-nous sur la nature et les mobiles profonds de l’être humain.

Ça aussi, c’est une autre loi : « la pulsion unique » la source originelle d’amour. Toutes les relations humaines peuvent se résumer en une offre ou une demande d’amour. À l’image de la pulsion unique en expansion, nous souhaitons étendre notre « moi » ce qui parfois nous conduit à désirer fusionner avec l’autre, ne faire plus qu’un avec lui (pensons aux amours fusionnels). Lorsque l’autre ne partage pas ce désir de fusion, nous avons le début d’un conflit. Voilà qui explique l’origine des discordes qui engendrent les guerres…

L’amour provoque une élévation du niveau de conscience pouvant même conduire jusqu’à l’état de conscience cosmique, l’illumination. Nous avons l’impression de ne faire plus qu’un avec tout l’univers. L’amour fait partie de notre recherche d’harmonie : je t’aime parce que je suis en paix lorsque je suis avec toi. Je me sens accepté de toi, en toute sécurité, je cherche à m’identifier à différents aspects de toi et apaiser ainsi ma pulsion d’amour qui cherche à prendre de l’expansion et étendre mon « moi ».

En ce sens, la haine n’existe pas fondamentalement : c’est l’amour à l’envers! Je te déteste parce que ne me rassemblant pas, mon « moi » ne peut s’étendre jusqu’à toi.

Il en ressort, qu’aimer les autres passe nécessairement par l’amour de soi. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » a dit le Christ. Si une personne n’aime pas son « moi », elle n’aura aucun désir de l’étendre. L’amour sera pour elle un sentiment inconnu. Cet amour de soi n’a rien d’un sentiment égoïste. Il exige un grand travail sur soi-même afin d’accepter sa personnalité avec ses qualités et ses défauts.

En mettant en pratique cette grande loi « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Nous apprenons à évoluer dans l’amour de soi et de l’autre. N’ayons pas peur de prendre soin de nous et de nous accueillir dans ce que nous vivons, dans ce que nous sommes… Nous accueillons ainsi l’amour universel qui coule en chacun de nous.

Le courage de vivre sa passion

Être travailleur autonome et avoir son bureau à la maison nécessite parfois une bonne dose d’amour de soi ainsi que du courage. En effet, quand le beau-frère ou le voisin vient vous rendre visite et qu’il vous demande comment vous vous sentez depuis que vous ne travaillez plus, cela invite à la réflexion voire à prendre une longue respiration avant de commenter. Ici le test des trois passoires revêt tout son sens! Est-ce vrai? Est-ce aimable? Est-ce nécessaire? Évidemment, comme tout part de soi, une telle boutade peut être un test en lui-même pour savoir où on en est dans son cheminement. Se donne-t-on vraiment le droit?

Pour bien des gens, demeurer dans le confort de leur foyer et éviter les bouchons de circulation le matin, cela équivaut à se retirer et à être paresseux. Pourtant, c’est une qualité de vie qu’un individu peut s’autoriser. On ne devient pas travailleur autonome pour éviter des inconvénients, mais bien pour réaliser et actualiser son plein potentiel humain. Il suffit de se donner le droit de vivre le meilleur et de prendre les moyens pour y arriver.

Pour bon nombre de gens, figurer sur la liste d’un employeur et recevoir son chèque de paye tous les deux jeudis fait partie du quotidien. Le sens à leur vie se résume à se payer une petite douceur le vendredi soir, un bon gueuleton le samedi soir et une semaine ou deux de vacances sous le soleil. Puis, ils repartent la roue pour cinquante semaines. Un sort qui peut convenir à bien des gens, oui, mais pas à tous! Et si la vie avait autre chose à offrir? L’uniformité ne fait pas partie de ce monde. D’autres se sont créé un beau rêve différent.

La vie a doté chacun d’une mission à accomplir selon ses talents. Et ce n’est certes pas tous qui sont destinés à évoluer dans un milieu de travail usinier ou commercial. Il existe aujourd’hui une infinité de choix de carrière toutes les plus utiles les unes que les autres. Il n’y a rien de mal à être employé(e) et à s’acquitter de ses tâches avec amour, entendons-nous. Mais développer une passion et tenter d’en vivre est des plus honorables également. Et pourquoi pas?…

Le problème de l’employé se pose surtout quand le patron décide de mettre la clé de l’usine dans la porte avec la dernière subvention gouvernementale en poche. Qu’arrive-t-il quand un individu qui a toujours vécu sous l’aile d’un paternel doit prendre sa vie en mains? L’âge dit-on, est un obstacle pour se repositionner? Mais est-ce une croyance ou une réalité?

Chantal, 52 ans, a perdu son travail il y a huit mois. À qui veut l’entendre, elle répète que nul ne veut embaucher une femme de son âge. Pourtant Marie, 53 ans, inscrite auprès des trois agences de placement de personnel doit refuser des suppléances parce qu’elle est très en demande et justement en raison de sa maturité, sa fiabilité et de son expérience. Chantal se refuse de se déplacer d’employeur en employeur pour gagner sa vie. Elle cherche la stabilité. Marie atteste qu’elle la vise aussi, mais qu’elle se donne le temps de magasiner avant afin de trouver l’endroit qui lui conviendra le mieux. Tout est dans l’attitude et la perception. Nous sommes créateurs de notre réalité, quand nos résultats ne donnent pas ce que nous souhaitons, il convient alors de changer quelque chose dans notre formule sinon nous atteindrons toujours les mêmes résultats.

Quitter la conscience sociale pour devenir travailleur autonome n’est pas toujours le chemin le plus facile. Si vous sortez des normes, il se trouvera toujours quelqu’un pour vous ramener dans le rang. Mais la passion et un rêve bien mijotés viendront à bout de la pire résistance. Nous sommes à l’heure des choix. Notre société a besoin de disposer de thérapeutes, de passionnés pour l’aider à passer cette transition dans un monde différent où le pouvoir ne s’applique plus de la même façon. Nous le sentons autour de nous, tout s’écroule. Les anciennes structures décisionnelles s’empêtrent et revêtent un nouveau visage.

Quoique l’on puisse dire ou croire, le travail sera toujours une valeur importante dans l’existence humaine, mais pour des motifs différents : parce qu’en tant qu’âme, nous aimons donner de nous-mêmes et dans la joie. Khalil Gibran a écrit : « Travailler avec amour est comme tisser un vêtement pour son bien-aimé avec le fil de son cœur ». Ce n’est nullement ce que nous faisons comme travail qui importe, c’est davantage comment nous le faisons qui importe, dans quelle énergie? Le fruit de notre labeur ne véhiculera pas la même charge énergétique.

Un regard vaut mille mots

J’ai eu la chance de rencontrer par un heureux hasard une dame de quatre-vingts ans voilà quelques semaines. Lors de notre rencontre, elle m’a mentionné sa grande solitude. Elle m’a raconté son parcours de vie, veuve depuis plusieurs années, elle a perdu son fils unique dans un accident d’auto il y a une dizaine d’années, une vie difficile, remplie de souvenirs plus ou moins agréables. Malgré tout, cette merveilleuse dame me sourit et son regard est empreint d’amour et de compassion pour l’être humain.

Après cette première rencontre, j’étais envahie par un sentiment de tristesse, je me suis rendu compte à quel point je donne peu à la société, côté bénévolat, je suis en forme physiquement, psychologiquement, du temps je peux en trouver pour aider les autres. Je suis en coaching de vie et je réalise que mes compétences peuvent aider tellement de gens, l’amour que je peux offrir est infini et j’ai moi aussi besoin de me sentir utile et aimer.

J’ai donc pris la décision d’aller visiter deux fois par semaine ma nouvelle amie Rose (la dame de quatre-vingts ans), qui vit dans un modeste immeuble pour personnes âgées. J’ai pris un premier rendez-vous avec Rose, sa réaction m’a touchée droit au cœur, c’était comme si elle venait de gagner une chose qu’elle rêvait d’avoir depuis fort longtemps.

Cette deuxième rencontre a complètement changé ma vie, ma perception de celle-ci et le sens profond que peut m’apporter le don de Soi. Ce que j’ai lu dans son regard, le sentiment de joie et de gratitude intense que j’ai ressenti, m’ont bouleversée. À ce moment précis, j’ai compris l’impact qu’on peut avoir sur la vie d’une autre personne et qu’une autre personne peut avoir sur nous, malgré le fait qu’on soit de purs étrangers. L’intention derrière chaque geste et pensée est la clef de la réussite, et ce, à tous les niveaux de notre vie, si elle est positive et sans attente, vous serez là ou vous devez être et tout coulera, comme l’eau d’une rivière.

De nos rencontres est née une amitié profonde et sincère. Rose m’apporte tellement de sagesse, d’amour et d’empathie dans ma vie et pour nos aînés, qui sont trop souvent seuls et désemparés. Deux dames qui vivent dans le même immeuble que Rose, ce sont jointes à nous, nous avons créé ensemble des activités que nous partageons chaque semaine, épicerie et pharmacie, lèche-vitrine au centre d’achat et une sortie au restaurant. Le plus important pour moi est cet appel journalier qui me permet de vérifier que tout va bien et surtout d’entendre la douce voix, de ma merveilleuse Rose, qui est mon rayon de soleil quotidien.

À tous les jours, je remercie la vie de m’offrir la chance d’être entourée de gens incroyables et d’être ouverte à de nouvelles expériences qui me comblent de bonheur.

Ce que je retiens de cette expérience et que j’aimerais partager avec vous, est la joie qu’apportent de petits gestes au quotidien et l’amour sincère qu’on partage avec des gens merveilleux, qui, sans ces instants magiques, quitteraient cette terre sans se sentir aimer et apprécier. Un regard vaut mille mots…

Sans passion, on se trahit!

Un enfant naît plein de vie… Un enfant bouge, rit, saute, parle fort. Il est plein de vivance! Vous êtes venu au monde plein de vie. Être vivant… C’est sentir, goûter, toucher, voir, entendre, c’est ressentir ses émotions, les vivre, et être conscient de cette vivance.

Un nouveau-né en santé vient au monde plein de vie et avec une vitalité qui le pousse à découvrir, à reproduire ce qu’il voit, à tomber et se relever moult fois. On ne naît sans doute pas avec la passion, mais si cette soif innée d’apprendre et d’essayer est encouragée, renforcée, si notre milieu nous accorde le droit d’essayer et de se tromper, il y a de fortes probabilités que nous fassions partie de ces gens dits passionnés. Il n’y a pas d’âge pour cela : j’ai rencontré des jeunes de 87 ans et des vieux de 22 ans.

Et vous,
Quand avez-vous perdu votre vivance?
À votre entrée à l’école?
À l’adolescence?
Comme jeune adulte?
En entrant sur le marché du travail?

Une recherche universitaire affirme que 8 travailleurs sur 10 n’occupent pas un poste qui leur correspond. Faites-vous partie de ces 80 %? En avez-vous assez de ne pas vous réaliser comme vous le souhaiteriez?

Cesser de rêver, c’est cesser d’espérer. Les gens ne réussissent pas autant qu’ils le souhaitent parce qu’ils ne sont pas assez passionnés, c’est-à-dire pas en contact avec ce qui les passionne.

Être passionné,
c’est d’abord d’être en contact
avec cette partie en soi
qui veut communier
à ce qui nous fascine.

Passion est synonyme d’enthousiasme, d’ardeur, de fougue. Rien qui soit tiède ou ennuyeux. Elle est l’expression d’un état intérieur d’une grande puissance; même les gens peu loquaces deviennent bavards lorsqu’ils vous entretiennent de leur sujet de passion.

De fait, la passion concerne toutes les choses qui vous emballent, les projets qui vous enthousiasment. C’est ce qui met un sourire sur votre visage juste à le mentionner. Et ce qui suffit à vous remettre en humeur lorsque ça ne va pas, simplement à y repenser!

Votre moi supérieur vous parle à travers vos sentiments, votre imagination, vos désirs et vos rêves. Il vous guide vers les choses qui vous procurent de la joie et vous fait rayonner en leur présence.

Et vous : ce que vous poursuivez présentement correspond-il vraiment à votre moi profond? Est-ce que ce que vous faites actuellement est ce qui vous passionne? Sinon, vous vous trahissez vous-même. Qu’est-ce qui vous fait réellement vibrer? …Et qui, du coup, recharge vos batteries?

Être passionné,
c’est se donner la permission
de répondre à ce besoin de vivance.

Votre estime personnelle sera la clé de voûte vous permettant de vivre en accord avec votre vraie nature. C’est votre perception concernant :
votre droit d’exister ;
le droit d’être vous-même ;
la croyance d’être unique et
digne de réussir.

Être passionné,
c’est d’aller au bout
de ses aspirations,
de les réaliser et surtout
d’en jouir pleinement.

Avoir des objectifs et agir pour les atteindre est LA voie de la santé psychique. Les buts servent de stimuli dans la vie, et ce peu importe l’âge que nous avons. Ils tendent à puiser au plus profond de nos ressources et à nous faire goûter et savourer l’essence de « notre » vie.

La différence entre « rêver » et « crever », c’est seulement la lettre « c »… Cela vous fait réaliser que si on ne rêve pas, on va fort probablement crever… d’ennui, de routine, de platitude ou de tout autre symptôme de même catégorie qui sclérose l’énergie vitale.

Être humain,
c’est vivre des hauts et des bas
et des pannes de désir,
c’est effectuer de longs détours
parfois
avant de se retrouver.

Vous vous êtes peut-être éloigné de votre nature profonde par la peur : la peur de perdre, de ne pas être aimé, etc., mais les peurs sont des indices importants pour retrouver votre chemin.

Justement, parce que la passion est cachée dans les symptômes, il vous faudra pénétrer à l’intérieur de votre labyrinthe intérieur et identifier les blocages, les frustrations qui bloquent le chemin afin de vous rendre au cœur de votre cœur, là où votre âme a laissé son empreinte.

Ces blocages vous ont coupé de votre vraie nature. Une fois ces monstres domptés, vous trouverez plus aisément votre chemin par le fil de vos passions.

Ainsi en accueillant vos blessures, en faisant la paix avec votre histoire, vous y découvrirez de superbes richesses. Et c’est ce parcours « en tant qu’humain » qui vous fera vivre « la véritable alchimie que chaque être doit réaliser pour devenir le roi et le maître de son propre destin ».

Mission et passions
Ce que nous voulons vraiment être ou réaliser fait partie de notre mission. Notre mission de vie est définitivement reliée à nos intérêts, à ce qui nous tient à cœur, à ce qui nous passionne et, ceci dit, elle n’est pas nécessairement liée à notre travail.

Votre « fil conducteur » demeurera ce qui vous passionne, tant dans le passé que dans le présent. C’est ce sentimentrépété depassion, à travers ce que vous avez été tout au long de votre vie, qui devient le dénominateur commun.

Vous êtes unique, spécial et original!
Vous êtes né avec des ailes!

Apprenez à les utiliser et envolez-vous!

L’alimentation vivante, un nouvel art de vivre en pleine santé

Lorsque j’ai commencé à me nourrir d’alimentation vivante, il y a plus de douze ans, ma famille me considérait comme une extraterrestre. J’avais décidé d’opter pour cette habitude alimentaire parce que c’était bon pour la santé. Tout le monde avait peur d’expérimenter mes plats et pour cause : cela manquait énormément de saveur et de couleurs! En effet, mon assiette ressemblait à une forêt. Je n’ai rien contre les aliments verts mais, lorsqu’on tombe dans l’excès, on perd l’équilibre et surtout on perd des amis. Heureusement, tout ceci est histoire du passé puisque cette alimentation, depuis ce temps, a grandement évolué et pour le mieux!

L’alimentation vivante dénombre plusieurs bienfaits et compte de plus en plus d’adeptes. Sa diversité et sa facilité ont contribué à sa popularité et rejoignent tous ceux qui ont à cœur leur santé et l’environnement. Regardons brièvement pourquoi cette alimentation gagne à être connue de tous.

Qu’est-ce que l’alimentation vivante?
Nous appelons « alimentation vivante » tous les aliments qui :

  • débutent leur processus de vie;
  • sont en train de pousser;
  • sont encore en vie malgré le fait qu’ils attendent d’être consommés;
  • contenant encore des enzymes (la vie).

Ces aliments vivants sont des fruits, légumes, graines germées et/ou trempées, noix trempées, herbes, céréales germées, légumineuses germées, jeunes pousses, huile issue d’une première pression à froid.

Une source incroyable d’énergie
L’alimentation vivante apporte de l’énergie à votre corps car elle découle du principe universel qui est : « La vie vient de la vie ». En effet, il n’y a qu’une cellule vivante qui puisse engendrer une autre cellule vivante. Aussi, étant pleine de vie, les aliments vivants ont la capacité de se prédigérer eux-mêmes car ils contiennent une foule d’enzymes actives. La résultante est que votre corps fait une économie d’énergie pour les digérer. Avec cette récupération d’énergie, votre système digestif a plus de vigueur pour assimiler les aliments et aussi pour éliminer les matières fécales. De plus, tous les aliments consommés crus ont une teneur élevée en fibres. Toutes ses composantes collaborent considérablement à garder notre corps en pleine santé.

Facile à cuisiner
L’alimentation vivante est donc un incontournable pour toute personne qui vit à plein régime et qui veut jouir de la vie. Le fait qu’il n’y ait aucune cuisson vous permet d’économiser énormément de temps. De plus, tout ce qui est nouveau et différent attire l’attention du reste de la famille. L’alimentation vivante se veut une cuisine créative et imaginative. Les enfants l’adorent car il est très simple de créer de la diversité et des chefs d’œuvre. Aussi, il est possible de nous procurer des aliments frais tout au long de l’année. De plus, elle a beaucoup de saveur donc, très goûteuse.

Gastronomique
Durant les vacances de Noël, ma fille et moi avons reçu la famille avec un souper d’alimentation vivante. Tout le monde sans exception en a redemandé, même que les enfants nous dérobaient notre spaghetti sauce Alfredo. Nous avons bien ri. Depuis quelques mois, notre réputation est faite! Maintenant, lorsque nous recevons des invités pour les repas, tous s’attendent à déguster cette magnifique gastronomie.

Gargantuesque
Voilà un point très intéressant dans une société qui a un grave problème avec l’embonpoint. Imaginez : fini les régimes et le calcul d’aliments, vous pouvez manger à votre faim! La privation est histoire du passé et tout ce que vous mangez est excellent pour la santé.

Écologique
Vous vous souciez de l’environnement? Se nourrir par l’alimentation vivante, c’est respecter les besoins de son corps physique et par le fait même de l’environnement. En effet, si chacun d’entre nous diminuait de seulement 10 % sa consommation de viande, il n’y aurait plus personne qui mourrait de faim sur la terre et cela aurait un impact aussi sur la pollution.

L’élevage de bétail monopolise une grande superficie de terre pour faire brouter les animaux. Nous pourrions faire une meilleure utilisation de ces terres en y cultivant des céréales pour nourrir tous ceux qui n’ont rien à manger. Plusieurs pays défrichent même leurs forêts afin de faire du pâturage pour le bétail. Pourtant, ces peuples avaient l’habitude de consommer des céréales comme nourriture de base. Maintenant, avec l’arrivée de ces animaux, ils ont complètement changé leur mode de vie pour intégrer la viande à leur alimentation au quotidien.

Nous pouvons très bien apprendre à vivre sans consommer de viande. La meilleure alternative pour notre santé et pour l’environnement est l’alimentation vivante.

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?

Allons donc! Une telle question est superflue pour les gens conscients que nous sommes! Ne savons-nous pas hors de tout doute que le bonheur vient de l’intérieur?

Mais qui peut se vanter d’être totalement heureux?

N’y a-t-il pas encore quelques zones sombres en nous, habitées par des croyances aux racines tenaces, par le souvenir d’expériences décevantes et blessantes?

Il faut bien se l’avouer : il y a encore quelqu’un là-dedans qui attend que la vie lui soit favorable, qui espère gagner à la loterie, autant celle de la vie que celle qui distribue des millions. On veut tellement s’améliorer, on fait tellement d’efforts pour être meilleurs que, secrètement, on se dit qu’un jour la vie nous récompensera par le bonheur, la chance, l’amour et l’abondance.

Oui, bien sûr, un peu de tout cela se manifeste dans nos vies, mais jamais en proportion du travail que l’on fait sur soi. Parce qu’on est des êtres évolués, on sait qu’il est vain de verser dans le sentiment d’injustice, d’envie ou de révolte. Pourtant, au plus profond, existe encore une insatisfaction, un goût un peu amer de n’être pas comblés.

Faudrait-il en faire encore plus? Nous voilà épuisés juste à y penser!!!

Heureusement que le printemps arrive à la rescousse avec son énergie de renouveau et de ses symboles forts tels : ressusciter et sortir de sa coquille comme le poussin. Ainsi, le temps passé à l’intérieur du tombeau ou de la coquille, période ô combien indispensable au processus, pourrait symboliser notre ménage du printemps.

Dans tout bon ménage, on se départit de ce qui ne nous sert plus et on nettoie à fond ce qu’on veut conserver. C’est tout dire!

Au fond, ce qui nous empêche d’être heureux tout le tour, c’est d’abord le fait de croire que nous devons faire quelque chose de plus ou de différent. Je crois sincèrement que la plupart d’entre nous en avons assez fait et qu’il est grand temps de nous arrêter et de mettre l’accent sur ce qui nous stimule, nous rend créatifs et nous faire rire. Les mots renaissance, renouveau et résurrection nous invitent à un retour aux sources, c’est-à-dire à qui nous étions avant de commencer è tout faire pour essayer d’atteindre un état qui nous était dicté de l’extérieur.

Parce que nous faisons partie du grand tout, nous sommes déjà parfaits et chacune de nos caractéristiques, fut-elle jugée positive ou négative, a sa raison d’être dans le plan que l’âme a élaboré pour la présente incarnation.

Nous n’avons rien à corriger; nous avons plutôt à devenir conscients de toutes nos composantes et à les accueillir avec l’immense amour que nous portons.

En amenant, par exemple, à la conscience une fausse croyance du type : « je n’en fais pas assez ou ce serait trop beau », les cellules impliquées sont sollicitées et peuvent être transmutées.

Pour ce faire, il suffit de s’asseoir mentalement dans le fauteuil doré de notre dignité humaine et de notre divinité; puis d’inonder ces cellules de l’amour total dans lequel elles baignaient au moment où la source les a créées. Et comme tout nettoyage digne de ce nom nécessite les produits les plus puissants, n’hésitons pas à appeler à la rescousse l’énergie du Christ, de Marie, des Archanges et des Guides de lumière qui nous sont familiers. Pourquoi ne pas donner un congé pour l’éternité à tous les groupes de cellules concernées par les peurs et les restrictions de toutes sortes. À chaque limitation conscientisée, sa séance de transmutation.

C’est ainsi qu’avec le support de l’amour/accueil de soi, nous redevenons comme des enfants : confiants, insouciants du lendemain, spontanés, joyeux et heureux de vivre. L’enfant ne cherche pas à être quelqu’un. Il vit chaque moment, les joies et les peines, avec intensité. Il nage dans la plénitude et n’a jamais besoin de se demander ce qu’il devrait faire pour être heureux, car il fait spontanément et sans compromis ce que lui dicte son être.

Qui suis-je? De quoi ai-je besoin pour me sentir heureuse? Seule la personne qui pose la question peut trouver la réponse. Un geste posé à chaque jour pour se rapprocher de ce qui nous rend heureux peut faire toute la différence.

L’âme pousse de l’intérieur pour se réaliser à travers les diverses expériences qu’elle attire à nous. Le bonheur, c’est quand la personnalité cesse de résister et collabore à la mission que l’âme cherche sans relâche à accomplir.

Et si notre mission était directement liée à ce qu’on aime le plus et en même temps à ce qui nous fait le plus peur?

De la chenille au papillon…

La croissance de chacun de nous vers la plénitude que nous pouvons appeler la maturité suit une progression logique intégralement tissée avec l’éveil des centres énergétiques du corps.

Ce que je décris ici est une synthèse de l’étude de plusieurs types de médecine traditionnelle, de voies initiatiques et de paradigmes psychologiques, ainsi que le fruit de bientôt 40 ans de travail dans ce qu’on appelle la médicine globale ou complémentaire. Je vous dessine un portrait généralisé, bien sûr, de ce qui peut être vu beaucoup plus complexe, mais je ne pense pas que nous sommes si bien servis par une attitude qui voit le corps comme étant mystérieux, incompréhensible et incontrôlable. Baisser les bras et livrer nos corps entièrement entre les mains de techniciens « qui en savent bien plus que moi! », c’est nier notre legs, notre propre part dans la création de notre corps, et le grand honneur et la joie de notre avenir si proche, quand nous assumons notre vraie identité de maîtres, transformant le morceau de la planète qu’est notre corps et notre responsabilité en un état lumineux…

Les traumatismes et les expériences qu’on craint trop douloureuses à ressentir dans chaque période de la vie sont encaissés dans le corps à des endroits précis et prévisibles. On retire l’énergie de ces points; la circulation sanguine ralentit un peu; la lymphe enlève un peu moins de déchets cellulaires; l’alimentation nerveuse diminue… Les toxines commencent alors à s’accumuler…

Éventuellement, on commence à ressentir de l’inconfort, des douleurs physiques et quand le corps crie suffisamment fort, on va investiguer ce qui se passe! Et voici la vérité essentielle et si précieuse : chaque étape qui n’est pas solidement établie à l’âge « naturel » peut être retravaillée quand nous en sommes prêts et capables. Quand on choisit de tout simplement enlever la partie intransigeante, les toxines commencent à s’accumuler de nouveau. Si on choisit de prendre des médicaments pour supprimer les symptômes dérangeants, les toxines recommenceront à s’accumuler. Ce n’est qu’en retouchant ce qui est inscrit dans le corps qu’on le libère…

Les premiers dix ans de la vie sont consacrés au développement du premier chakra. On s’affirme dans son existence physique – son incarnation. J’existe! Le corps devient notre chez nous – non seulement un véhicule, mais aussi la carte routière de la vie que nous sommes venus assumer. Toutes les techniques populaires qui visent une guérison de l’enfant intérieur travaillent à refaire la fondation de cette première étape.

La seconde décennie de vie est caractérisée par un travail sur le deuxième chakra : on apprend à manipuler la matière pour la survie du corps physique. Une carrière est planifiée. On ancre la sécurité pour être capable de prendre la responsabilité de sa propre vie. La sexualité et la créativité, deux manifestations de cette énergie du ventre, dominent la vie durant cette étape, ainsi que souvent une autre – l’attirance vers tout ce qui est idéaux et spiritualité…

De 20 ans à 30 ans, nous explorons les rôles que nous avons appris : l’enfant, le conjoint, le parent, le patron ou l’employé…, ce sont les relations avec les autres personnes qui sont en jeu – ce que nous avons appris à être. Le troisième chakra, lieu de contrôle et de pouvoir, est travaillé.

À la fin de la vingtaine (le retour de Saturne astrologiquement), nous avons accumulé suffisamment de vie – de la matière crue – pour être capable de faire une analyse des « patterns » de la vie que nous avons créés. Typiquement, la vie nous offre une grande ouverture à la transformation dans cette période en nous bouleversant d’une façon relativement extrême : la perte d’un emploi, la séparation d’avec un bien-aimé, la maladie… ce sont toutes des occasions de réflexion et de métamorphose. Nous sommes capables à cette époque d’observer les rôles appris et par le fait même, nous devenons « désidentifiés » de ces rôles…, si nous le voulons bien!

Dans la trentaine, nous commençons à réfléchir sur notre chemin individuel. Qu’est-ce que je suis venu faire? C’est quoi ma mission…? Ceci correspond au quatrième chakra – le cœur. On dit qu’à 33 ans, Jésus a assumé la mission de son incarnation…

Le cinquième chakra est celui de l’expression de soi, qui devient la question dominante de la quarantaine. La crise de la quarantaine a remplacé la crise de la cinquantaine d’autrefois, les deux reliées au réveil de l’individu, au fait qu’il a vécu sa vie en fonction des autres et à la rébellion et le refus de continuer ainsi…

À cinquante ans, la tradition autochtone nous considère adultes. Nous avons recréé les modèles et les rôles parentaux, consciemment ou inconsciemment, et nous en avons tiré nos propres conclusions. Nous avons acquis tout ce qu’il nous faut pour exercer notre libre arbitre et devenir nous-mêmes – pour la réalisation de Soi (en termes spirituels) ou l’individuation (en termes psychologiques).

Et ici, avec le sixième chakra, nous sommes rendus au 3e œil et au 3e cœur; nous avons la capacité de nous transformer, de gens qui imitent et répliquent aveuglement les traditions, les mœurs et les croyances des ancêtres, en des êtres prêts à assumer leurs propres vérités, qui ne bougent pas devant aucune situation ni individu…

Le septième chakra et sa maîtrise nous deviennent accessibles après soixante ans ou après avoir bien établi les autres centres (le temps, de nos jours, devient une chose assez malléable). La couronne ouvre, les pieds touchent consciemment la planète – la Vie coule librement en nous. Le cœur devient le calice – le Saint Graal – où se passe l’alchimie de l’union entre la Terre et les Cieux. Nous devenons des piliers de lumière, ancrant une nouvelle réalité planétaire.

L’ouverture des autres centres énergétiques du corps suit – j’ai lu quelqu’un qui nommait jusqu’à 144 centres énergétiques de l’être angélique humain! – mais ce que je considère notre plus grand défi repose sur la maîtrise des centres incarnés en chair et os. Ce n’est que depuis les dernières générations que nous sommes plus capables d’entretenir l’idée que ça pourrait être désirable de ne pas répliquer la tradition – ancienne source de sécurité et d’honneur.

Cette métamorphose est celle de la chenille en papillon. Nous ne sommes plus esclaves de la densité de la matière et nous volons, amenant toute l’histoire de notre belle planète avec nous….

Amen….

Vivez la vie à laquelle vous êtes vraiment destinés!

Je n’oublierai jamais le jour où je me suis décidée à changer ma vie. J’étais fatiguée d’être constamment malheureuse et de sentir que mon existence ne comptait pas. Je me souviens combien j’étais confuse, effrayée et si solitaire. À cette époque, j’étais en convalescence à la suite d’un accident et j’étais alitée jour après jour en me demandant ce qui s’était vraiment passé pour en arriver là.

Je me demandais pourquoi ma vie était devenue une source de frustrations. Plus le temps passait et plus cette question m’obsédait et je tentais de répondre à de simples mais profondes interrogations existentielles : « Suis-je heureuse, suis-je véritablement heureuse ou suis-je simplement en train d’effectuer un passage à vide au travers des années de mon existence? ». Puis, je me suis demandé : « Si j’étais morte dans cet accident d’automobile, est-ce que j’aurais pu honnêtement me dire que j’ai vécu l’existence à laquelle j’étais vraiment destinée? », Instantanément, j’ai pris conscience de la réponse. À ce moment précis où mes yeux étaient pleins de larmes, j’ai décidé de changer ma vie et je me suis promis que plus jamais je ne me contenterais de moins que ce que je pourrais devenir en acceptant de vivre pleinement. J’ai choisi de croire que nous sommes tous des gens ordinaires qui possèdent des chances et des opportunités égales dans la vie. La différence entre les gens réside dans le fait que certaines personnes ont décidé de quitter leurs zones habituelles de confort pour réclamer à juste titre la vie pour laquelle elles sont nées alors que d’autres abdiquent, paralysées par la peur de franchir une nouvelle étape. J’ai réalisé que le pouvoir de changer notre existence réside au plus profond de nous-même.

En découvrant nos convictions profondes, en demeurant fidèles à nos valeurs, et en prenant conscience de nos forces, nos pouvons atteindre tous les buts que nous désirons atteindre. Ce qui compte vraiment, ce n’est pas la situation dans laquelle vous vous retrouvez maintenant, mais comment vous allez décider de vivre le restant de votre vie à partir d’aujourd’hui.

Consciente du cheminement que j’ai parcouru depuis tout ce temps, je sais que nous devons prendre certains risques même si nous en sommes effrayés. C’est normal d’avoir des craintes, mais ne laissons pas nos peurs prendre le contrôle de notre existence et nous stopper face au type de vie que nous désirons vivre.

Une des raisons pour laquelle peu d’entre nous réussissent à atteindre ce qu’ils désirent vraiment dans la vie réside dans le fait qu’ils ne focalisent pas sur les résultats à atteindre. Il faut nous concentrer sur l’objet de nos désirs et non sur notre frayeur. Il nous faut visualiser nos rêves, établir nos buts à atteindre et demeurer concentrés sur ces buts afin de réussir à franchir de nouvelles étapes. C’est seulement en appliquant ces principes que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé dans la vie.

Aujourd’hui, j’ai le privilège de pouvoir partager mon vécu avec les autres et de les encourager à franchir le portail des rêves qui se situent à la limite de leur imagination. Je vous lance le défi de suivre votre cœur et d’enfin vivre la vie que vous avez toujours souhaité vivre. La vie est un voyage et ce voyage ne s’arrête jamais, elle est en constante évolution, c’est un processus de croissance. Si vous décidez d’avancer, souvenez-vous de vivre chaque moment pleinement et d’enfin apprécier votre voyage!

L’aménagement intérieur, actualisation d’un cheminement

Très jeune j’étais fascinée par les différents intérieurs des gens et surprise de constater combien chacune des résidences que je visitais ressemblait à ses occupants.

Je ne suis plus étonnée maintenant de constater que la décision d’un changement dans une résidence coïncide avec quelque étape de transformation dans la vie des personnes :

  • Retour d’un long voyage à l’étranger pour le travail;
  • Changement de carrière;
  • Démarrage d’une entreprise à domicile;
  • Fin de carrière et début de retraite;
  • Déménagement;
  • Cohabitation avec un nouveau conjoint;
  • Partage d’une nouvelle maison;
  • Naissance d’un bébé;
  • Adoption d’un enfant;
  • Rétablissement suite à une rupture ou un deuil;
  • Bilan de santé : maladie grave ou chronique.

Ces événements marquent un début, un renouveau après un passage.

Si mes vêtements et les couleurs que je porte parlent de qui je suis et de comment je me sens, que dire du lieu où j’habite?

Au-delà de mes vêtements, je m’extensionne un peu plus encore d’une coquille dont je m’entoure : appartement, condo, maison jardin, unifamiliale ou à revenus, chalet, etc…

Mon intérieur me ressemble-t-il? Est-il vraiment mon prolongement? Est-ce que je m’y reconnais? Y suis-je confortable pour mes activités et mon style de vie?

À certains moments de notre vie, changer les couleurs, modifier l’espace, déplacer le mobilier, créer une nouvelle atmosphère peut devenir un besoin. La rénovation intérieure correspond à une étape importante dans ma vie que je suis en train de rénover. L’aménagement intérieur est en relation avec mon cheminement intérieur.

Lorsque je me sens prête à effectuer un changement dans une de mes pièces, je concrétise dans la dimension physique une guérison, une transformation ou un renouveau intérieur qui s’est déjà manifesté sur un plan subtil. Le changement peut être majeur comme déplacer des murs, transformer une cuisine ou ajouter une pièce et aussi mineur que déplacer des objets et les repositionner autrement ou simplement acheter de nouveaux tableaux plus représentatifs de mes aspirations, des objets qui me parlent ou encore des plantes pour apporter plus de vie.

Tout ça parle d’une transformation, d’un mouvement intérieur.

Je transpose à l’extérieur, dans mon environnement immédiat, ce que je suis à l’intérieur, ce que je vis! J’incorpore dans la matière ma transformation, mes émotions, mon vécu.

Je matérialise des formes, des couleurs, des espaces qui reflètent mon changement intérieur.

Je m’amuse à observer dans quelle partie de ma maison je suis tentée d’apporter des changements.

À chacun des étages et à chacune des pièces de la maison s’attache une signification symbolique. Sans doute pourrais-je y juxtaposer des correspondances à ma vie personnelle.

Les étages

Le sous-sol et le grenier
Les objets que j’y entasse font partie de mon passé. Que représentent-ils? Réveillent-ils une mémoire heureuse ou est-il temps de les laisser aller?

Le rez-de-chaussée
Lieu d’ébauche des projets qui se réaliseront dans les faits.

L’étage supérieur
Lieu de conceptualisation des projets.

L’escalier
L’ascension, lieu de passage à un état de plus grande conscience, il est bon de placer un cristal au-dessus de la première marche pour aider l’énergie à se projeter vers le haut et l’aider à circuler.

Les pièces importantes

L’entrée
Lieu d’accueil, lieu d’ouverture. Suis-je prêt à recevoir l’abondance de la vie? J’affirme que mes portes intérieures sont ouvertes pour accueillir des expériences heureuses et des relations saines avec moi d’abord puis avec ma famille, mes amis et mon entourage.

La cuisine
Lieu de transformation, lieu d’alchimie. La nourriture symbolise la santé. Une bonne santé donne une belle qualité de vie. Garder notre cuisine propre et en ordre, faire fonctionner régulièrement le four et chacun des ronds de la cuisinière aide à maintenir la circulation de l’énergie vitale qui nourrit notre santé intérieure et notre prospérité.

La salle à manger
Lieu de partage et de convivialité où je nourris mon corps, mon cœur et mon esprit. Il est vital de vivre des expériences qui nourrissent mon âme chaque jour. Quand je prends plaisir à l’expérience nourrissante de partager un repas dans un endroit plaisant et serein, je deviens plus conscient de la qualité de l’énergie vitale de ma nourriture.

Le salon ou séjour
Symbole de mon moi social et public. C’est l’endroit pour montrer qui je suis et ce que j’aime. Est-ce que je suis aussi bienveillant et amical pour moi que pour mes amis? Est-ce que je m’honore avec amour et respect comme je le fais avec mes invités? Quand j’affirme que je m’aime inconditionnellement comme je suis maintenant, je renforce mon habileté à m’aimer et à aimer les autres.

La chambre à coucher
Oasis d’intimité et de régénération. Le premier endroit où j’ouvre les yeux le matin et le dernier où je les ferme le soir. Je mérite une chambre confortable et sensuelle pour me sentir magnifiquement bien chaque matin et chaque nuit.

La salle de bain
Lieu d’évacuation et de purification de mon corps.

Mon travail intérieur consiste ici à l’écoulement et au nettoyage des forces de ma vie. Suis-je drainé de quelque façon émotionnellement, mentalement, spirituellement? Je nourris mon énergie vitale et ne laisse personne me dévitaliser.

Le bureau à domicile
Lieu de mon pouvoir personnel, mon empire personnel d’où je conduis mon succès vers l’extérieur. Si j’ai un travail public, mon bureau devrait se situer à l’avant de la maison, près de la porte d’entrée. Pour un travail plus contemplatif ou méditatif, mon bureau devrait se situer à l’arrière de la maison, un endroit plus calme. Est-ce que je crois en moi? Est-ce que j’entretiens la vision du succès? Ai-je clairement défini mes buts? Je médite sur la façon d’aligner mes buts personnels et mes buts professionnels.

L’ordre et l’harmonie dans nos pièces reflètent l’ordre et l’harmonie de notre intérieur.

J’observe autour de moi dans ma maison si ce que je conserve fait partie de ce que je vis intérieurement.

C’est un privilège de pouvoir transposer, dans la réalité physique, la représentation de changements intérieurs. N’est-ce pas une pleine participation au projet de création et au maintien de la vie en nous et autour de nous?

Destination soi-même

« Punition divine ou fatalité sociologique, la solitude, quand elle est imposée, devient une terrible épreuve. […] Mais quand elle est désirée, la solitude perd son aspect funeste et prend une étrange douceur. Elle libère du désordre des passions et favorise tout à la fois le retour sur soi, l’expérience méditative, la quête du bonheur et de la plénitude ». Jean-Louis Hue

Depuis plusieurs années déjà existe ce concept de tourisme spirituel ou de ressourcement psychique. Qu’il s’agisse de marcher les lieux de pèlerinage, de vivre une quête de vision dans un désert, de faire une retraite, c’est un besoin profond de trouver des réponses aux questions ou problèmes qui nous tenaillent, d’être meilleur, plus heureux et bien orienté dans la vie qui s’exprime ainsi et cherche une voie pour s’accomplir. Les éléments qu’on retrouve toujours présents dans ces situations sont la solitude et sa sœur jumelle le silence. Ils peuvent être plus ou moins prononcés selon l’expérience choisie.

Dans un ermitage, un lieu paisible où on s’isole sans parler, la solitude et le silence sont à leur maximum. Imaginez qu’il n’y a ni téléviseur ni ordinateur; vous n’avez pas le téléphone pour impulsivement communiquer avec quelqu’un; il n’y a pas de tâches à accomplir qui ne vous accaparent ni de loisirs pour vous distraire; personne ne vous sollicite pour quoi que ce soit. Le temps et l’espace semblent se mettre à votre entière disposition. Que se passe-t-il? C’est comme si peu à peu, on se déplie, on se déploie. On s’impose peu à peu à soi-même, on se découvre comme une terre largement inconnue. On s’entend penser, on se ressent corps et émotions. Beauté et laideur, petitesse et grandeur, on peut toucher à sa propre vérité. Passé, présent et avenir. Sentiment d’unicité et de présence au monde.

Récemment une femme me dit : « J’ai voyagé beaucoup dans ma vie, j’ai vu les endroits les plus splendides et réputés du monde et pourtant c’est pendant mon ermitage de quelques jours, pas loin de chez moi, que j’ai connu les moments les plus intenses, les plus captivants ». Je lui ai alors fait remarquer qu’elle se faisait un grand compliment puisqu’elle venait de passer ce temps en sa propre compagnie et que c’était donc une façon de reconnaître l’intérêt qu’elle représentait à ses propres yeux! Elle était étonnée de mon commentaire et ravie d’en prendre la mesure. Épatée de s’apprivoiser à elle-même et d’en voir les bienfaits. Apprendre à se fréquenter et s’aimer soi-même c’est se disposer à mieux communiquer avec les autres et les aimer. Le bien qu’on se fait ainsi à soi, on le rend ensuite à toute la société par la qualité d’être qu’on développe.

Il y a deux grandes formes de ressourcement, de régénération. L’une consiste à se mettre en présence de nouveautés qui viennent de l’extérieur de soi. L’autre, celle que nous venons d’explorer, consiste à s’exposer aux inédits qui habitent notre intérieur. La première est bien connue et très pratiquée. La deuxième est encore trop méconnue quand on songe aux bénéfices irremplaçables qu’elle procure. Tourisme extrême que le voyage intérieur? Mais non, osez au moins pour une fois, vous en êtes capable!