Coacher les transitions de vie

Certaines personnes ont une excellente capacité d’adaptation et, seules, elles réalisent assez facilement et rapidement les changements qu’elles ont choisi d’opérer dans leur vie. Elles se tirent aussi assez bien de leurs difficultés. Lorsqu’elles consultent un coach, c’est pour pour accélérer le processus et trouver un écho à leur réflexion et cherchent plutôt un témoin. En revanche, d’autres personnes se sentent davantage dépourvues et ont besoin de quelqu’un pour les aider à affronter la transition de vie dans laquelle elles se trouvent. Si tel est votre cas, vous pourriez vous « autocoacher » en suivant les étapes que je propose dans cet article.

Se sentir en sécurité
Un coach offre surtout un « havre de paix », une « bulle de sérénité » dans laquelle les personnes se sentent protégées lorsque l’orage gronde trop au-dehors. Déstabilisées, inquiètes, parfois dépassées par les événements, elles ont davantage besoin d’être écoutées, comprises, acceptées et même aimées que d’être dirigées, conseillées et parfois jugées ou critiquées. C’est pour cette raison que je recommande à mes clients d’éviter de solliciter l’avis de certaines personnes de leur entourage (mais pas toutes), au moment où ils doivent prendre des décisions importantes. Des éteignoirs ou d’autres qui ont intérêt à les voir rester dans leur ancienne vie et leurs anciennes habitudes pourraient les amener à douter d’eux-mêmes et du bien-fondé de leur projet. Dans cette bulle de sérénité, en compagnie de leur coach, ils feront mûrir leur projet de changement et en évalueront tous les risques et les avantages et confronteront aussi leurs résistances.

La première phase : la « fin »
Au cours de cette première phase du changement, l’idée est de préciser par écrit son intention de changer, à « ventiler » les émotions qui les envahissent, à bien évaluer la situation, à se fixer des objectifs précis et à établir un plan d’action. Il est bien de commencer par dresser un bilan de vie et tout particulièrement de vérifier quelle est notre identité profonde, notre vraie nature, cachée derrière ce que les autres connaissent de vous. Il est important de découvrir les forces insoupçonnées sur lesquelles s’appuyer dans le changement, sa personnalité (la vraie), ses valeurs, ses talents, ses compétences, ses passions et même… ses « démons ».

Il faut tenter aussi de débusquer les résistances qui risquent de bloquer dans l’action : croyances qui limitent, réticences, a priori, justifications, peurs, etc. (« Je n’y arriverai pas, c’est trop beau pour moi, je suis trop âgée, ils n’apprécient pas mon travail et mes efforts, il va me rejeter… »).

Une identité claire permet non seulement de faire des choix… éclairés et d’éviter de se cramponner à des rêves inatteignables, mais elle permet surtout de réduire le nombre d’erreurs de parcours, en plus d’inciter à aller au-delà de nos croyances de pouvoir faire et accomplir. Une identité claire rend aussi plus fort face aux aléas de la vie, plus sûr de soi, plus libre et plus authentique.

La deuxième phase : la transition, l’adaptation
Le changement doit s’appuyer sur un socle solide. Le travail s’effectue donc surtout sur les freins à l’action (mentionnés plus haut), ainsi que sur la réduction des tensions :  anxiété, angoisse, stress, remises en question, doutes, etc. C’est le moment aussi de consolider les aspects matériels et affectifs de la vie en transition afin de se sentir davantage en sécurité.

Puisque cette phase est exigeante et consomme beaucoup d’énergie, j’incite aussi à se maintenir en forme physique et, si elle en prend, à réduire sa consommation de certains médicaments, notamment les antidépresseurs et les somnifères. Si votre médecin est d’accord; bien entendu.

Il importe aussi d’éviter de précipiter les choses sur un coup de tête parce que vous n’en pouvez plus d’attendre, d’être seul sur votre radeau et de ne pas savoir comment votre vie sera à destination. Faire marche-arrière, démissionner, prendre une retraite anticipée, déménager dans un endroit qui ne convient pas, quitter l’autre et parfois aussi penser mettre fin à sa vie font partie de ces idées qui peuvent hanter.

La troisième phase : l’arrivée à destination
Vous voilà arrivés sur l’autre rive. C’est le moment de faire un bilan, de vérifier notamment si le changement s’est opéré de façon satisfaisante, si l’écart entre la situation de départ et la situation envisagée s’est comblé et s’il est nécessaire d’aller chercher des ressources supplémentaires pour mener totalement à bien le changement.

Êtes-vous installé solidement dans votre nouvelle vie?

Le féminin, un attribut essentiel de la nouvelle terre

L’humain, dans son essence, possède les attributs féminin et masculin et le but de notre vie est de les équilibrer et de faire en sorte que chacune et chacun soit capable de vivre en concordance avec les caractéristiques de la féminité et de la masculinité. Comme je le décris dans mon livre, nous sommes en train de vivre un grand changement. Des nouveaux humains prennent leur place et ils ont une vision évoluée de leur réalité. Probablement que vous en êtes.

Les dernières décennies ont bousculé toutes nos vieilles croyances et nos façons de vivre. C’est une étape essentielle au grand changement en cours qui exige la mise en place de la vraie égalité entre les femmes et les hommes. L’humain doit se dépasser et atteindre dans son cœur la compréhension profonde de l’importance de l’humain et du respect de la personne.

La femme au foyer qui ne vivait que pour sa famille, soumise à l’homme et sans droits légaux qui lui sont propres a, dans les sociétés développées, fait place à la femme active au foyer ou ailleurs, celle qui choisit, qui développe ses goûts et ses habiletés et qui cumule de plus en plus de rôles qu’elle accepte de remplir au meilleur de ses possibilités.

Nous vivons maintenant dans une société où les femmes en mouvement, ayant les mêmes droits que les hommes, prennent en main les responsabilités de support matériel et familial, sont conjointes, mères et travailleuses engagées, tout en essayant de comprendre comment être une femme dans cette société qui l’accapare et ne lui laisse pas grand temps pour elle. La femme, maintenant plus instruite et autonome financièrement, prend souvent la décision de la rupture amoureuse. Elle veut se respecter et être respectée. Cette décision bouscule autour d’elle et lui donne souvent de nouvelles responsabilités qui s’ajoutent aux premières. Le plus important pour elle, c’est de comprendre comment demeurer une femme tout en prenant en charge ses attributs masculins.

La féminité est inspiratrice, elle est créatrice d’amour inconditionnel, de liens affectueux, de bontés et d’intuition. La féminité est la créatrice de la vie, du lien amoureux, de la beauté. C’est le pôle d’attraction de la vie familiale, c’est l‘émotion.

La vie moderne provoque chez la femme le développement des attributs masculins. Le défi pour elle est de demeurer une femme bien campée dans ses attributs féminins et heureuse d’être une femme, malgré son rôle dans un travail autrefois réservé aux hommes et malgré ses responsabilités de mère devant souvent faire vivre la famille. Elle apprend, sans préparation, à jouer des rôles qui la campent dans des fonctions l’obligeant à penser et agir en homme. C’est cet équilibre qu’elle est en voie de développer.

L’évolution du rôle de la femme a bousculé les habitudes masculines. Tout changement bouscule.

L’homme a subi ces grands changements sans souvent comprendre ce qui lui arrivait. On l’a détrôné du rôle de pourvoyeur, de responsable du bien-être matériel de la famille sans pour autant l’éclairer sur sa place dans ce nouveau monde. C’est ainsi, qu’en une génération, l’homme s’est retrouvé en compagnie de femmes magnifiques qui ont leurs opinions et qui sont souvent le pilier financier de la famille.

L’homme a dû apprendre à vivre avec cette nouvelle réalité et laisser la femme être qui elle veut être à son côté. Il a aussi appris à partager la responsabilité du foyer. Il a commencé à s’occuper de ses enfants. Il a pris de plus en plus de responsabilité à la maison en partageant les tâches familiales. Il y eut de longs ajustements et des grincements de dents.

Devant la rupture amoureuse souvent décidée par la femme, l’homme fait face à ses émotions. Il découvre la souffrance émotionnelle. Il apprend à pleurer. C’est la fin de « Un homme ça ne pleure pas ». Il apprend à toucher son cœur, à comprendre l’amour dans son essence. Il se rapproche émotionnellement de ses enfants. Il s’en occupe quel que soit leur âge. Des pères acceptent même de demeurer au foyer et de s’occuper de la famille pendant que maman travaille.

Le masculin, c’est la logique, le mental, la force d’action. C’est le pilier sur lequel on s’appuie et avec qui on se sent en sécurité. C’est la virilité, la solidité brute. L’homme s’est campé durant des millénaires dans ces rôles. Il a décidé et construit sans se préoccuper de cette autre partie de lui, son féminin. Toute émotion fut niée. Les hommes ont bâti notre monde sur la base de l’ego et ce monde est en décomposition.

Comme je le décris dans mon livre VERS LA NOUVELLE TERRE, nous vivons tous un grand changement et l’équilibre du féminin et du masculin en chaque être humain est une étape essentielle à la venue de cette nouvelle énergie où l’égalité et la complémentarité sont des attributs essentiels pour vraiment changer notre façon de vivre sur notre belle planète.

La prise de conscience de ce que nous vivons tous est un bon pas dans la réalisation de notre objectif commun, celui de bâtir une société ayant les qualités du cœur comme fondations. L’humain en premier. Nous sommes tous conscients qu’il y a encore du travail à faire en chacun de nous, mais nous sommes sur la bonne voie.

Bonne route à toutes et à tous.

Être soi-même comme l’eau coule de source

Si l’on m’avait demandé, au début de mon cheminement intérieur, ce que je cherchais, je crois que j’aurais répondu : « Être moi-même ». Être moi-même, simplement être moi-même, s’est avéré un programme beaucoup plus vaste que ce que je pouvais imaginer au départ.

Apprendre à accepter mon corps, à l’habiter, à l’honorer.

Découvrir l’héritage familial qui a fait de moi ce que je suis, l’étoffe dont je suis tissée.

Connaître mes désirs inconscients, mes motivations profondes qui créent ma vie telle qu’elle est, pour le meilleur et pour le pire.

Connaître mes pensées secrètes, mes espoirs et mes désespoirs, mes attentes et mes déceptions, mes forces et mes faiblesses.

Faire la connaissance de mes alliés et de mes fidèles adversaires.

Reconnaître les élans de mon cœur… et ses replis stratégiques.

Aimer la nuit comme le jour, l’ombre comme la lumière.

Intégrer le oui infini du féminin et le non impétueux du masculin. Ne pas craindre de mettre les pieds dans la vase, mais résister à s’y complaire. Porter l’épée pour briser les chaînes qui nous tiennent prisonniers sans toutefois couper les têtes.

Accepter les forces opposées. Sans chercher la bataille, ne pas se défiler. Sans s’accrocher à la paix à tout prix, savoir la goûter quand elle s’installe.

Accueillir la mort et se laisser aller puis s’ouvrir au nouveau qui émerge.

Honorer Celui en qui tous les opposés s’unissent et ne font plus qu’un. Le laisser répondre à la question « Qui suis-je? » L’écouter dans le silence, lui offrir son cœur, sa vie et, tranquille, laisser Ses mains nous façonner, comme d’un minuscule pépin, Il fait le pommier qui embaume de ses fleurs et nourrit de ses fruits.

Être soi-même… Qui peut nous l’enseigner? Personne et, en même temps, les maîtres sont partout si l’on ouvre les yeux.

Être soi-même comme l’eau ruisselle et suit son cours en chantant. Comme le feu brille et brûle, comme la terre est accueillante, fertile et généreuse, comme le vent souffle et fait danser les branches.

Être soi-même comme la montagne est haute et fière.

Comme le pigeon roucoule et comme le chien aboie.

Être soi-même en se sachant unique et relié à tout ce qui vit. Plus petit que l’ombre d’un grain de sable et plus vaste que le ciel.

Être soi-même dans les petits gestes comme dans les grandes choses.

Être soi-même comme on respire, comme le cœur bat, sans y penser.

Être soi-même comme l’enfant se laisse tomber dans les bras de sa mère, sûr d’être attrapé à temps.

Être soi-même comme l’arbre laisse tomber ses feuilles à l’automne et reverdit, tout neuf, au printemps.

Être soi-même comme on s’éveille d’un long hiver, comme on ouvre son cœur et ses mains, tremblant, vibrant, vivant.

Au fil de ma recherche, j’ai réalisé que cette invitation, c’est la vie qui nous la fait à tout moment. Elle n’attend de nous rien de plus, mais surtout rien de moins : Être soi-même unifié et libre.

Katia Daudelin

Directrice de l’Arc-en-ciel, centre de réalisation de soi

Coanimatrice de La Quête de liberté, un séminaire de 8 jours utilisant le pouvoir transformateur des rêves, des mythes et des archétypes. Tél. : 514 335-0948 www.larcenciel.org

Pourquoi écouter la musique?

Les cinq sens du corps humain peuvent fonctionner d’une façon autonome pour assurer notre survie. Notre cerveau nous permet de décupler leur efficacité lorsque nous les utilisons consciemment. Il y a un monde de différences entre les actions de voir et de regarder, d’entendre et d’écouter, de sentir et de toucher.

Nos yeux sont des capteurs de lumière qui nous permettent de reconnaître l’espace que nous occupons et de nous déplacer dans celui-ci. Nous pouvons avoir les yeux grand ouverts en pleine lumière et ne rien voir. Jusqu’au moment où notre cerveau donne à nos yeux l’ordre de regarder. Alors le phénomène de la focalisation se produit. Nous sélectionnons ce que nous voulons voir et nous concentrons notre esprit sur un objet précis. Cela nous permet de l’évaluer, d’en voir tous les détails, de le toucher, de le déplacer et dans certains cas d’être ému, s’Il s’agit d’une œuvre d’art, d’une fleur ou d’un paysage magnifique.

Comme pour la vue, le sens de l’ouïe est constamment en fonction. Il contribue lui aussi à l’identification du monde qui nous entoure. Au cours de notre développement, nous avons enregistré des stimuli sonores qui nous font réagir. La parole, les bruits et les sons constituent la matière véhiculée au cerveau par le sens de l’ouïe. Une grande partie de la gestion de ces données est effectuée d’une façon autonome, ce qui correspond à l’action d’entendre. Comme l’ouïe est le principal élément de notre système de communication avec l’extérieur, ce senseur auditif fabuleux sert à la gestion de l’identification des bruits, de la signification des sons et des communications verbales.

L’humain possède le privilège d’accéder à un niveau supérieur, c’est-à-dire celui de l’écoute. Cette capacité d’écoute est ce qui nous permet de pénétrer dans le signifiant des sens et d’engendrer un échange d’informations au niveau de notre cerveau. Entendre des gens qui parlent ne possède pas la même signification que d’écouter une conversation. Lorsque nous entendons un bruit quelconque pour la première fois, notre sens de l’ouïe transmet à notre cerveau toutes les informations pertinentes à ce bruit. Chaque fois que nous entendons ce bruit, notre cerveau n’emmagasine plus les informations relatives à ce dernier, ce qui fait que lorsque l’événement sonore se répète, nous en venons à ne plus l’entendre. Les personnes qui résident tout près des aéroports finissent par ignorer le bruit des avions.

Par contre, lorsque nous écoutons, il se produit un échange d’informations beaucoup pus complexes. En plus des données acoustiques du son lui-même, notre mémoire l’associe à d’autres sons, nous fait voir des images, ressentir des émotions et notre esprit sculpte une forme d’énergie qui nous remplit émotivement et cognitivement.

Lorsqu’un musicien compose une musique, il a dans sa tête cette forme d’énergie. Son travail consiste à reproduire avec des notes, des accords, des rythmes et parfois des mots, cette révélation reçue d’ailleurs. Il doit être pour se faire en état d’écoute. Après avoir travaillé plusieurs heures, le compositeur produit un objet immatériel, qui peut nous demander que trois minutes d’attention. N’oubliez pas que cet objet immatériel n’existera que si quelqu’un l’écoute. Souvent pour vivre, la musique a besoin d’interprètes, c’est-à-dire qu’en plus de l’énergie inhérente à l’inspiration, s’ajoute dans une pièce musicale l’énergie du compositeur, des interprètes et si nous prenons la peine de l’écouter, la nôtre.

Une pièce musicale est comme un chakra avec ses multiples pétales d’énergie. Imaginez ce chakra avec au centre une énergie blanche qui tourbillonne vers l’intérieur, c’est l’inspiration, autour des tourbillons multicolores du compositeur et des interprètes qui pivotent vers l’extérieur et nous font cadeau de cette énergie comme une fleur irradiante. Lorsque vous écoutez, vous acceptez ce cadeau et l’énergie de cette fleur de lumière pénètre en vous par votre cinquième chakra (chakra de la gorge) et se fusionne à votre énergie. C’et pour cela que parfois certaines pièces musicales nous bouleversent tant. L’intensité de ce que nous ressentons lorsque nous écoutons attentivement une pièce musicale est tellement grande que nous ne pouvons rien faire d’autre.

Gâtez-vous, prenez ici et là cinq minutes pour écouter la musique que vous entendez, vous la trouverez beaucoup plus belle. Si par hasard vous constatez qu’elle est vraiment ennuyante, cessez de polluer votre énergie avec cette musique qui ne vaut pas la peine d’être écoutée. En effet, si vous ne recevez pas d’énergie en écoutant de la musique, votre cinquième chakra en libérera pour compenser ce vide et vous risquez de perdre votre équilibre énergétique, source de votre bien-être et de votre bonheur.

De la nuit jaillit la lumière, du silence jaillit la musique.

Trouver votre sentier sacré à l’intérieur de vous

Ce n’est pas une tâche facile de prendre le temps requis pour nous connaître pleinement. Aller au-delà du mental et rechercher sa propre vérité requiert du courage et de la force, mais la récolte est toujours fructueuse. Aller à l’intérieur de soi signifie faire face à son propre soi pour y découvrir de vieux souvenirs qui ont pu nous faire souffrir ou pour affronter la douleur que nous avons laissé dormir à l’intérieur de nous, par peur de la ressentir à nouveau. Le processus que nous entreprenons nous amène à avoir une meilleure vision, à visualiser encore mieux qui nous sommes et enfin à nous faire comprendre ce qui est arrivé, sans focaliser sur les résultats. Tous, nous voulons les résultats, sans avoir à prendre le temps qu’il faut pour que cela s’accomplisse, mais c’est par le processus que nous croissons et que nous intégrons l’expérience. À partir du moment où nous disons « oui » à la vie, nous disons « oui » à chacune des parties de notre être. Puisque le fait de vivre une vie magnifique prend son origine à l’intérieur de nous, le chemin de la liberté vient donc d’un passé qui nous a fait sourire, d’un passé qui nous comble, nous donnant un futur que l’on crée en prenant la responsabilité de tout ce qui nous arrive et en sachant que nous sommes responsables de ce qui nous attend, créant ainsi ce que nous voulons.

Nous sommes si nombreux à être perdus, ne sachant pas ce que nous devrions faire, ni ce que nous devrions être. Vous pouvez trouver toutes vos réponses à l’intérieur de vous, en acceptant où vous êtes et en vivant pleinement ce qui se présente. Que ce soit d’anciennes émotions ou sentiments, acceptez où vous êtes, ce que vous ressentez et entendez, écoutez attentivement ce que votre corps et votre âme essaient de vous communiquer, cela vous amènera sur votre sentier sacré, sentier qui vous est personnel.

Donnez-vous la permission de pleurer, de crier, de vous sentir frustré. Il est sain d’avoir ces sentiments, de traverser ces émotions et de les laisser s’échapper de vous. En les acceptant, nous pouvons les laisser aller, faisant ainsi place à de nouvelles expériences et à l’amour. Vous ne pouvez vraiment vous aimer que lorsque vous acceptez toutes les parties de vous-même, qui vous êtes, qui vous avez été et qui vous deviendrez. Prenez conscience que toutes les expériences, toutes les personnes que vous rencontrez dans votre vie sont un cadeau qui vous est offert à vous, personnellement. Toutes ces personnes sont des anges vous faisant cadeau d’une leçon qui vous fera croître. Ce que vous décidez de faire de ces expériences bâtit vos lendemains. Affronter vos peurs est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire, car nous sommes tous des êtres aussi importants les uns que les autres et tous, sans exception, nous possédons la vérité en nous. La lumière nous traverse tous lorsque nous nettoyons de plus en plus nos âmes et que l’intelligence suprême nous habite, nous donnant les réponses que nous recherchons tant.

Vous n’êtes pas votre personnalité, vous n’êtes pas votre ego. Nous sommes d’essence divine et nous possédons le pouvoir divin et la connaissance divine et ceux-ci attendent d’être éveillés pour être utilisés pour nous-mêmes et pour l’humanité. Nous devenons un avec la conscience divine lorsque nous laissons aller notre ego. La première étape vers l’intégration de notre vrai soi (qui est pur amour) est d’en devenir conscient. Et rappelez-vous qu’une fois l’intégration faite, vous n’avez plus jamais à refaire ce processus. Cette expérience n’a plus jamais à être répétée. La confiance et la foi croissent alors comme une fleur s’épanouissant à l’intérieur de vous. Nous pouvons finalement marcher consciemment sur notre sentier sacré, avec amour et connaissance, sur ce merveilleux plan terrestre, ensemble… unis.

Bonheur et Sagesse

« Le devoir le plus sous-estimé est celui d’être heureux. En étant heureux, nous semons des avantages anonymes sur terre. » – Robert Louis Stevenson, écrivain écossais (1850-1894)

Nous sommes tous à la recherche du bonheur, de façon plus ou moins concrète et par tous les moyens possibles. Ceci est d’une importance telle que dans notre société « les pères fondateurs des États-Unis ont reconnu ce [désir de bonheur] indirectement lorsque le 4 juillet 1776, ils ont déclaré que la « recherche du bonheur » était un des droits indéniables ».

En effet, la recherche du bonheur est essentielle. Et pour que le bonheur demeure avec nous, il doit résider dans un état d’esprit fondamental. Et cet état peut être développé par l’entremise de la contemplation et la méditation.

Le plaisir et le bonheur : Une grande distinction!

Tout d’abord, il faut reconnaître une distinction entre le plaisir et le bonheur.

Le plaisir est de nature transitoire et contient en lui un sentiment inhérent d’insécurité; que l’on l’admette ou non, car quelque part en nous, on sait que les sentiments de plaisir et d’exaltation sont transitoires. Par exemple, nous planifions un voyage dans le Sud, l’achat d’une maison plus grande, d’une voiture plus luxueuse, d’obtenir une promotion au travail, et peut-être un jour d’avoir des enfants. Et pourtant le voyage dans le Sud ne dure pas très longtemps, la plus grande maison peut avoir des problèmes ou tout au moins devenir un fardeau (financier ou autre), notre voiture peut mal fonctionner et notre nouvel emploi peut ne pas être parfait. Bien sûr, un jour nos enfants vont partir de la maison et faire leur propre vie. Et tous ces objectifs génèrent un sentiment temporaire de satisfaction et de plaisir. Il sera évident, d’une façon ou d’une autre que nos désirs et projets ne peuvent pas nous procurer de bonheur complet.

Comment obtenir le bonheur véritable? Nous commençons par poser des questions. Nous cherchons à mieux nous comprendre. Nous questionnons notre réalité : ma réalité est-elle identique à celle de mes voisins? Qui est-ce qui possède la « vraie » réalité? Comment atteindre de la stabilité dans mon bonheur?

Ce questionnement nous mène au recul face à nos désirs et projets, nous reconnaissons que les formes, les désirs, les émotions, tout change. Par l’entremise de périodes de méditation cultivée, nous saisissons qu’il y a un endroit paisible en nous, une dimension de calme et de repos qui réside derrière pensées et idées. On peut la rejoindre en tout temps, car elle est toujours à notre disposition.

De réaliser cette partie fondamentale en nous, nous donne l’expérience du contentement et du bonheur. Il ne s’agit donc pas d’accumuler des biens, des relations, de l’argent, et même du succès. On réalise que le recul mène au bien-être. Et de ce niveau de conscience, l’aspect merveilleux de la vie devient prédominant. Les subtilités sont enfin perçues et appréciées. Comme mon beau-père me disait à Noël : « Depuis ma crise cardiaque, je perçois clairement à chaque matin à mon réveil que chaque journée est un don, un beau cadeau du ciel! ».

Il a dû apprendre cette leçon profonde de façon difficile. Mais à sa façon, il exprime maintenant une des plus anciennes vérités qui existe.

Le bonheur est tout simple : apprécier chaque instant précieux, chaque instant de conscience et d’éveil.

Et chaque instant possède ce potentiel d’être heureux.

Cette perspective peut être perçue et intégrée dans notre vie quotidienne par l’entremise d’une pratique régulière de la méditation, de pair avec un sentiment de valorisation profonde pour la sagesse. Grâce aux réflexions profondes, nous saisissons que le bonheur n’est pas très loin, qu’il n’est pas ailleurs, mais qu’il se trouve dans le moment présent, au cœur même de notre être. Lorsqu’on entame la pratique de la méditation, on découvre en nous des tas de choses. Il est bon de regarder objectivement en soi. De saisir nos tendances à la négativité, à nous abaisser, à broyer du noir. Puis on apprend doucement à prendre du recul, car on sait qu’en soit le bonheur existe. Pas dans vingt ans, ou plus tard. Mais maintenant! À regarder la luminosité d’un coucher de soleil, à déceler la douceur d’une brise, on apprend à goûter à la vie pleinement.

Cette reconnaissance se manifeste lorsque nous prenons le temps de ralentir, peut-être juste un peu, et de regarder en soi. Ces simples pas nous mèneront vers un calme bonheur qui sera toujours avec nous.

Le défi de la joie

Vivre sa joie… La joie, on en parle dans tous les magazines, car le culte du bonheur nous obsède. Nous avons tous notre petite idée sur ce qu’il faut faire pour être plus joyeux, plus heureux. Vivre le moment présent, se respecter, être créatif afin de colorer sa vie affective, sexuelle, culinaire et patati et patata.

Mais l’appliquer au quotidien, cela nous semble souvent irréalisable. Pour y arriver, il faut une certaine réflexion. Cela demande de s’arrêter, de se donner des outils et de passer à l’action afin de CRÉER SA VIE.

Oublié d’être au rendez-vous de la joie
Privés de la légèreté que la joie procure, nous alourdissons notre corps et notre esprit d’une peau de chagrin qui, à la longue, nous désespère et nous démotive. Brisée par la fatigue, notre créativité personnelle et professionnelle s’effrite.

Réactions au poids de la vie
Deux réactions possibles alors : nous sommes victimes des autres et des événements ou nous prenons notre vie en main de façon responsable.

Être victime comporte ses avantages, car cela nous permet de nous déculpabiliser de notre passivité. Mais cette voie amène également son lot d’épreuves : maux physiques de toutes sortes, malaises psychologiques, maladie, appauvrissement dans tous les aspects de notre vie qui, poussé à l’extrême, pourra mener à la mort.

Se prendre en main comporte ses avantages. Cette attitude donne un élan de vie extraordinaire qui nous permet de retrouver le plaisir, la conscience à la vie et de la force qui nous habite intérieurement.

Un nouveau regard
Puisque la « victimite » nous apporte plusieurs malaises, il importe de voir notre responsabilité dans tous nos choix de vie. Cela nous permettra du même coup de transformer nos peurs pour qu’elles soient un moteur au lieu d’un frein. Il faut apprendre à se servir de la peur et du plaisir pour élucider la dualité de notre perception. Ce sont des énergies puissantes qui nous servent à nous immobiliser ou à nous refocaliser vers une nouvelle approche de la réalité. Elles nous permettent de regarder la situation au lieu de nous maintenir dans une vision limitée de notre personnalité.

Le corps et la joie
Notre corps exprime le reflet exact de ce qui se trame au niveau de nos émotions et de nos pensées. Si nous tentons de refouler des émotions, ces systèmes se mettront en branle pour exprimer le trop-plein emmagasiné. Chaque situation vécue commande donc de faire le choix entre vivre et survivre. Ce qui fera la différence entre vivre et survivre, c’est justement l’option que nous choisirons : être victime ou être responsable. Voici quelques exemples :

Vivre et non survivre quand un de mes parents décède et que je ne prends pas le temps de ressentir ma peine.
Vivre et non survivre quand je perds un animal que j’aimais sincèrement.
Vivre et non survivre quand j’ai peur.
Vivre et non survivre quand je me sens coupable de dire ce que je pense.
Et bien d’autres…

Pourquoi suis-je ici?
Arrêtons de courir à gauche et à droite pour des plaisirs éphémères, mais cherchons plutôt des sphères qui nous stimulent et nous font résonner de tout notre être.

Oser aller vers les autres. Oser les connaître, les rencontrer. Oser dialoguer au lieu de monologuer. Oser voir une clé de votre mission à travers toutes les personnes qui croisent votre chemin.

Oser faire ce que personne n’a fait. Inventez, créez, risquez, il n’y a pas de danger. Le potentiel humain est illimité, il s’agit de sortir des sentiers battus. Tout est encore à imaginer, à concevoir, à inventer.

Faire ce que j’aime
Quelles sont nos possibilités? Théoriquement, elles sont infinies. Elles sont en même temps limitées par nos croyances et ballottées entre la tête et le cœur. Ce ne sont pas les bénéfices et les avantages de nos rêves que nous perdons de vue, mais bien ce qui nous fait vibrer à long terme; c’est-à-dire la joie, qui est le moteur de la motivation.

Plus nous sommes vrais, plus nous grandissons en force, en intérêts et en goûts, en possibilités. Recherchons la sensation de joie et de plaisir qui nous confirme que nous faisons la bonne chose. Le timing et les synchronicités se placeront et s’entremêleront pour entretenir notre nouvelle façon d’être.

Le cercle de la vie
Il arrive un temps dans notre vie où nous décidons de briser la boucle des obligations, de l’indifférence, de la pression, de la monotonie, de l’inconfort et de la frustration. La transformation de notre dialogue intérieur, de nos croyances et de nos limites sera mise à dure épreuve. Ce sera un voyage plein d’embûches, mais si gratifiant! Nous pouvons aller vers la boucle motivation – enthousiasme – passion.

À l’éveil de la surprise
Sommes-nous prêts à ouvrir les mains pour accueillir les surprises? Pour ouvrir les bras, nous avons à composer avec la douleur et l’adversité dans certaines situations. Nous réalisons que nos émotions sont la surprise du moment présent. Les sentiments de joie, d’expansion, de compréhension se manifestent abandonnant l’inutile quand nous plongeons au plus profond de l’émotion. Un nouvel essor nous transporte vers des visions claires et des nouvelles idées luxuriantes.

Un chemin rempli d’espoir
Pourtant, dans notre vie de tous les jours, il est possible de retrouver et surtout à maintenir la joie véritable, celle qui est source de bonheur et de plénitude. Grâce à des moyens à la portée de tous, nous pouvons relever le défi de la joie au quotidien et ainsi exprimer l’essence de notre être véritable. Nous avons identifié 21 moyens qui nous permettent de maintenir au quotidien la joie.

Contacter nos forces intérieures

Savez-vous que vous avez le pouvoir intérieur de vous reconnecter sur les forces qui vous habitent, mais que vous avez peut-être négligées? Pourquoi focaliser votre attention sur vos manques ou faiblesses et renier vos forces innées? Comment pouvez-vous désirer développer vos potentialités si vous ne reconnaissez pas ce que vous avez déjà en vous? Savez-vous que les forces intérieures qui vous sont fournies à la naissance sont toujours accessibles pour guider vos pas dans l’existence? Alors comment se fait-il que dans des périodes plus difficiles, vous n’utilisiez pas les solutions que vous avez déjà mises en place dans d’autres secteurs de votre vie? Malheureusement, la généralisation des apprentissages à tous les contextes de votre vie ne se fait pas automatiquement. Votre inconscient encode en vous toutes les expériences que vous avez vécues qu’elles soient agréables, désagréables ou carrément horribles. Cependant, par mesure de protection, il est fréquent que vous gardiez en vous, soit en les refoulant ou ailleurs, toutes sortes d’émotions ou d’encodages d’expériences. Ceci limite parfois votre capacité à gérer les situations de votre vie.

Avez-vous de temps en temps un sentiment d’impuissance pour atteindre vos objectifs de vie alors qu’en fait vous avez déjà réalisé beaucoup de choses et surmonté plein d’épreuves? Comment cela est-il possible? Vous avez en vous un bassin incroyable d’expériences, de compétences et de savoir-faire qui vous ont déjà servi à vous sortir du pétrin ou qui ont été utiles pour développer de nouvelles façons de faire. Que sont devenues toutes ces forces développées au fil du temps? La force physique peut changer avec les années, mais elle peut aussi se muscler. En ce qui concerne vos stratégies gagnantes, solutionnement de défis et apprentissages de vie, ils demeurent à votre disposition comme ce livre laissé dans votre bibliothèque. La recette s’y trouve encore. Il suffit juste de sortir le livre des tablettes et de le feuilleter pour que son contenu vous revienne rapidement en mémoire. C’est comme la bicyclette, même si vous n’en faites pas pendant des années cela revient vite…. Mais pour cela, il faut l’utiliser!

En fait, vous n’en aviez peut-être pas conscience, mais vous pouvez vous inspirer des épisodes positifs et enrichissants de votre vie pour transformer votre langage intérieur et affecter positivement vos comportements. Aimeriez-vous remonter le temps et revivre ces épisodes heureux de votre enfance comme par exemple, ce sentiment de fierté quand vous aviez de bonnes notes à l’école, ou quand vous avez relevé des défis incroyables au début de votre carrière? Ce capital de confiance qui vous rendait si fort dans l’adversité, qu’est-il devenu? Si l’on vous apprenait que vous êtes propriétaire d’une mine d’or, seriez-vous intéressé à obtenir les titres de propriété et la carte routière pour vous y rendre? Eh bien, ces forces intérieures que vous recelez depuis si longtemps, il serait temps de les réactiver et de les mettre à profit pour accéder au mieux-être! Puis ensuite, il n’en tiendra rien qu’à vous de décider ce que vous en ferez…

Votre être intérieur a gardé en vous et noté depuis votre naissance tous les bons coups et apprentissages constructifs que vous avez faits. Et cela tout naturellement et sans que vous lui demandiez! C’est comme cela que l’on navigue dans notre vie sans tout recommencer à chaque fois. Cela s’appelle l’expérience! Mais pour toutes sortes de raisons, le lien direct avec ce bagage ne vous est pas toujours accessible. Mais il serait temps de laisser émerger l’énergie créatrice et régénératrice qui est en vous. Qu’en dites-vous?

Afin de retrouver les pages de votre livre sur lesquelles se trouvent des ressources aidantes, il est essentiel dans un premier temps de vous diriger vers votre bibliothèque intérieure. Celle-ci est accessible via le contact avec votre inconscient. Alors que vous suiviez une session d’hypnose en individuel ou que vous écoutiez une induction hypnotique sur disque, il ne tient qu’à vous de créer des moments de lectures adaptés à vos besoins.

Que se passerait-il si tout d’un coup vous recontactiez une situation similaire à celle que vous vivez aujourd’hui et qui vous cause problème, mais que vous en ressortiez grandi d’expertise. Savez-vous à quel point toute expérience de vie est nécessaire et utile. Prenez par exemple le moment où vous avez appris à marcher. Qu’avez-vous appris d’autres sans nécessairement en avoir pris conscience à l’époque? Que l’on tombe et que l’on s’en sort… Que l’on tombe et se relève… Qu’on continue à avancer et que l’on marche… Et quoi encore? Vous comprenez mieux maintenant tout ce qui est encodé dans chaque expérience de votre vie. Un conflit à l’école avec un ami et vous avez appris à gérer la communication, à mieux contrôler vos émotions, à discuter, à vous respecter et toutes sortes d’autres choses tellement utiles.

Que diriez-vous de demander à votre être intérieur de communiquer avec vous afin de vous rendre conscient de ces compétences développées? Puis de les réactiver afin de les utiliser volontairement. Pour chaque difficulté ou défi de votre vie, il y a une panoplie de ressources intérieures qui n’attendent que d’être utilisées. Alors que faites-vous? Allez-vous les chercher? Elles ont disponibles en ce moment et n’attendent que vous.

Pour écouter gratuitement un extrait du cd qu’Isabelle David a produit et qui s’adresse aux personnes qui souhaitent contacter leurs forces intérieures, allez sur notre site Web à la page suivante et cliquez sur «écoutez l’extrait» : http://www.idcominter.com/librairie/contacter_forces_interieures.html

Isabelle David, Maître Enseignant Certifié en PNL. Elle est auteur des livres : 2000 ans sur le chemin de la Lumière, Être au cœur de la PNL et de Des mots et des phrases qui transforment et de CD et de DVD de développement personnel et spirituel.

Vous pouvez obtenir de l’information sur les prochaines formations en contactant Mme David et son équipe aux coordonnées suivantes :

IDCom International inc.

Téléphone : (514) 815-5457/(450) 224-5398

Télécopie : (450) 224-8128 

Courriel : idcom@cgocable.ca/idcom@idcominter.com Web : http://www.idcominter.com

Ma naissance, mon premier changement… Mes références de changements encodées!

En intervention psychique, nous croyons davantage à l’évolution qu’au changement radical. À l’image de la tomate qui rougit du centre vers sa surface, le véritable changement est la conséquence d’un mouvement venant de l’intérieur vers l’extérieur. Nous sommes la résultante de notre maturation et de notre évolution. Certes, il y a ces tomates qui ont subi une transformation forcée; bien que rouges en dehors, elles sont vertes en dedans et sans saveur tels ces changements imposés par notre environnement, notre santé, notre médecin, notre patron ou notre conjoint. Après un certain temps, ils avortent ou minent notre volonté et notre énergie.

Nous avons à l’intérieur de nous des références de changements encodées dans notre psyché. Notre première référence au changement est notre naissance. Tout comme la gestation précède celle-ci, un travail intérieur doit précéder tout véritable changement. Nous avons passé du milieu intérieur vers l’extérieur; de l’oxygène liquide à l’oxygène de l’air, de la circulation sanguine de notre mère à la mise en fonction de notre propre circulation sanguine. Cette première expérience de vie est notre référence de base encodée pour tout grand changement. Elle peut être aidante ou nuisible.

Voyons différentes naissances et leurs influences sur le changement. Le prématuré se lancera prématurément dans presque toutes les circonstances de sa vie puisque les événements s’offriront à lui prématurément. L’époque des mères et des fœtus chloroformés font que plusieurs personnes ne seront pas tout à fait conscientes des changements tant qu’elles ne seront pas devant les faits accomplis. Que dire des cordons ombilicaux autour du cou sinon qu’ils seront la cause du manque d’air lors de changements importants. Ceux qui frôlent la mort à la naissance risquent de tout perdre à chaque grand changement tandis que ceux qui sont nés sans assistance n’auront personne autour d’eux pour les aider. Les fœtus en gestation dans la matrice d’une mère anxieuse ou triste devront porter continuellement en sourdine ces états d’âme.

Que dire de cet ingénieur contractuel qui n’a jamais d’argent à la fin de l’année, et ce, malgré son salaire honorable, sinon qu’il subit encore l’encodage du temps où il était nourrisson avec une bouteille de Coca Cola à suce comme biberon. Parlons de cette femme ayant un mari et trois grands gars, mais se retrouvant toujours seule dans les grandes circonstances de sa vie sinon qu’ils sont les séquelles de sa naissance d’une mère ayant accouché seule. Et la liste est longue… En résumé, notre disposition aux changements est sous l’influence de ce que nous avons encodé de la gestation, le changement est en lien avec la naissance et l’après changement « la renaissance » suit les patterns de nos trois premiers mois de vie.

Un intervenant psychique, comme son nom l’indique, intervient dans la psyché de la personne là où sont les mémoires encodées, les patterns, les complexes, la culpabilité, l’enfant intérieur, les liens au karma, les reliquats de vies antérieures, l’inconscient familial, de race, de région, de pays, de l’espèce, du genre… Il sera le pont entre votre psyché et vous. Rappelez-vous que le conscient auquel vous vous identifiez n’est que 10 % de la psyché individuelle. L’intervention psychique est basée sur le principe qu’il existe à l’intérieur de votre psyché différents niveaux d’inconscience voilant la source et la réponse à vos problèmes, vos malaises, vos manques et maladies. La psyché étant l’univers de l’âme, il n’est pas surprenant d’y rencontrer le langage de cette dernière, à savoir le langage symbolique. Grâce à l’utilisation de ce même mode d’expression, la nuit par le rêve, il est fréquent que la psyché tente d’informer le conscient, d’évacuer des tensions, de compenser des désirs, de faire des bilans.

À défaut de consulter un intervenant psychique, faites de vos rêves le pont entre votre conscient et votre psyché. Le soir en vous couchant, demandez à votre psyché d’introduire dans votre monde onirique des symboles représentant ce qui nuit ou fait entrave au changement désiré en lien avec votre naissance. Au réveil, vous pourrez les transformer. Vous serez ainsi tel un jardinier qui désherbe le jardin psychique de symboles nuisibles. D’autres nuits, vous demandez à votre psyché des symboles nouveaux aidant à corriger les séquelles de votre naissance encodées dans votre psyché. Vous ensemencerez ainsi votre psyché de nouveaux symboles réparateurs. La détente est à la psyché ce que le soleil est à la plante. La manière de prendre soin de ses jeunes pousses psychiques est, lors de relaxations profondes, de visualiser, sentir et ressentir ces nouveaux symboles. Progressivement, vous serez témoin de changement s’opérant dans votre quotidien.

Voilà un cheminement psychique, en lien avec la puissance du monde symbolique. Vous corrigerez ainsi des patterns nuisibles encodés lors de votre premier changement, votre naissance, et contribuerez à votre véritable évolution intérieure. Devenez le témoin des manifestations de votre évolution spirituelle dans votre quotidien. Que les symboles de la nuit éclairent vos changements!

Le ménage du printemps

L’écriture est un mode d’expression, parmi d’autres arts comme la musique, la danse, le théâtre et la peinture.

Personnellement, j’ai eu recours, et utilise encore parfois, l’écriture comme outil de thérapie, bien que d’autres techniques m’apparaissent aussi très bénéfiques. Dans mon cas, l’activité physique a d’ailleurs souvent exercé un effet thérapeutique. Une judicieuse combinaison de ces deux activités produit d’excellents résultats, selon ce que j’ai pu observer. Pour ma part, j’essaie de transférer le souffle et la discipline, développés dans l’entraînement de triathlon, à l’écriture de mes romans.

Peu importe ce qu’on couche sur le papier, peu importe l’histoire qu’on raconte, l’acte d’écrire comporte en lui-même, dès sa genèse, un effort de structuration des idées, des thèmes et des faits qu’on désire aborder. C’est un peu comme si nous faisions un ménage du printemps, dans toutes nos idées, qu’en pensez-vous?

J’ai eu l’occasion, à maintes reprises, de le faire, avant même que ce soit en vue d’écrire des romans! Le but poursuivi? Parvenir à mettre en mots mes pensées douloureuses. Voici quelques exemples.

Il y a vingt ans, j’échouais certains cours à l’université, entre autres en raison de difficultés rencontrées avec l’un de mes professeurs. J’aurais aussi bien pu décrocher au secondaire pour des raisons semblables et, avec le recul, je pense que je peux comprendre les jeunes qui le font! Parfois, la motivation pour l’apprentissage se développe à l’aide de liens émotifs qui se tissent entre l’enseignant et ses élèves. Il arrive parfois que ces derniers parviennent à se débrouiller seuls, galvanisés par leur propre curiosité et leur envie d’apprendre. Moi, j’étais simplement trop « sensible », je crois, par rapport à l’ensemble des élèves, et certaines émotions négatives me perturbaient dans mon cheminement académique. J’avais donc consulté un psychologue à ce sujet.

Ce spécialiste m’avait demandé d’identifier certaines situations où je me sentais « comme une merde », à cause de ce professeur. Par exemple, quand je voyais, au tableau, la note (D) qu’il m’avait attribuée : je ressentais de la colère, de la peur, voire un désir de représailles…

J’ai donc dû revenir chez moi et, dans la soirée ou quelques jours plus tard, faire un exercice d’introspection, et de mise en ordre de ces situations, des pensées et sensations s’y trouvant associées. Je jouais un peu au détective avec moi-même. Le critère guidant cet exercice? L’authenticité. Faire l’effort d’identifier la nuance, le caractère unique de ma situation. M’accorder le droit de laisser surgir des sentiments sans me juger ni redouter le jugement des autres. Par la suite, le psychologue m’avait suggéré de reprendre ce genre d’exercice quotidiennement, de repérer des situations où je me sentais ainsi, et de chercher à comprendre pourquoi.

Je devais donc me discipliner à écrire tous les jours, suivant une forme d’engagement, afin de valider ou de préciser ce que j’avais tout d’abord exprimé oralement au psychologue. Je faisais aussi l’inverse : reformuler verbalement ce que j’avais écrit quelques jours plus tôt. À bien y penser, il me semble que ce genre d’aller-retour révélateur se produit aussi en SLAM poésie, une pratique artistique que j’affectionne, et qui constitue à mon avis une thérapie mixte : orale et écrite.

Un tel va-et-vient m’a souvent aidé à découvrir l’origine de sentiments négatifs, et à envisager des solutions aux problèmes qui les généraient.

L’aventure de structuration de mon premier roman

Pour les futurs auteurs qui lisent cette chronique, cette section peut s’avérer utile. Tous connaissent le fameux syndrome de la page blanche, devenu presque un cliché dans les films mettant en vedette des romanciers. Ce mythe suggère que le roman s’écrit sans réaliser aucune structure préalable, spontanément, au gré d’une inspiration aléatoire.

La réalité s’avéra pourtant bien différente pour moi. La première mouture de mon roman a plutôt été bâtie en puisant aux multiples journaux personnels accumulés depuis une vingtaine d’années. Elle représentait une matière brute, un livre qui n’aurait pas nécessairement pu séduire une maison d’édition sous cette forme-là.

N’arrivant pas à terminer mon roman, je me suis contraint à soumettre mes 250 pages au regard aiguisé d’une spécialiste qui aide les auteurs à écrire. Si la première partie de la thérapie – la catharsis – avait eu lieu lors de mon premier jet, la deuxième – la confrontation avec le réel – s’amorçait. Soumis au scalpel d’une spécialiste en écriture, mon texte a été amputé, opéré à cœur ouvert. J’ai dû piler sur mon orgueil, mettre mon ego de côté.

Apprendre qu’on n’a pas le contrôle sur ce qui peut plaire ou non aux autres, apprendre à faire confiance à quelqu’un, se faire rappeler qu’on n’est pas parfait… ça ressemble à une thérapie, non? Pourquoi me soumettre à cette nouvelle épreuve?

Je voulais publier à tout prix! Il me fallait donc prendre les moyens nécessaires pour y parvenir. Oui, il existe sûrement des génies qui créent des chefs-d’œuvre sans l’aide de spécialistes. Mais je ne suis pas de ceux-là. Je connais mes limites. Tiens, j’allais oublier un autre des bénéfices de la thérapie : identifier ces fameuses limites, si personnelles à chacun! Après tout, qui n’a pas de limites? Par ailleurs, nos limites font partie de nous, nous n’avons pas le choix.

J’espère vous avoir donné un avant-goût des bénéfices de l’écriture en tant qu’outil de débroussaillage psychologique; bon ménage du printemps!